Jean-Marc Daniel est-il devenu keynésien ?

Quesnaysien oui, keynésien bien évidemment que non (il le dit lui-même). Démonstration dans cet ouvrage, où il entend défendre une écologie libérale.

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Jean-Marc Daniel est-il devenu keynésien ?

Publié le 18 novembre 2022
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Jean-Marc Daniel qualifie de « pagano-gauchistes » tous ces mouvements qui se disent écologistes et sont en réalité « sans nuances », ne faisant que promouvoir un vieil anti-capitalisme qu’ils tentent de recycler, les idées marxistes du XXe siècle ayant perdu de leur superbe à la suite de la chute de l’URSS.

Selon nombre d’entre eux, au capitalisme devrait être substitué une « société frugale et égalitaire reposant sur de multiples contraintes et sur la restriction des libertés et des possibilités de production ». Par exemple Naomi Klein, chantre depuis longtemps de l’obsession anti-capitaliste s’étant désormais emparée des thèmes de l’écologie radicale, recommande ainsi de mettre tout en œuvre pour revenir au niveau de consommation et donc de revenu des années 1970 (ce qui à titre d’illustration correspondrait à une division par deux du pouvoir d’achat dans le cas des Français, les « riches » devant, il va de soi, être davantage mis à contribution que les autres). On imagine sans peine l’impact économique, sociétal et humain catastrophique que cela engendrerait

Refusant d’entrer dans le jeu des visions catastrophistes qu’ils s’évertuent sans cesse à mettre en avant de manière virulente, et de l’écologie de type punitive qu’ils promeuvent, Jean-Marc Daniel privilégie quant à lui l’appel à la raison et à la connaissance pour tenter de montrer qu’il est possible d’adopter une analyse beaucoup plus sereine et constructive sur l’écologie plutôt que de chercher en vain et sans réelle vision à « changer le système ».

 

Retour aux sources

Tout étudiant ayant reçu un enseignement en histoire de la pensée économique (HPE) a entendu parler des physiocrates, ce courant de pensée très délimité dans l’espace (la France, à quelques exceptions près) et dans le temps (de la fin des années 1750 à 1776 et le renvoi de Anne Robert Jacques Turgot, ainsi que la parution de La Richesse des nations d’Adam Smith), dont les précurseurs sont Pierre le Pesant de Boisguillebert et Richard Cantillon.

Le terme physiocratie a été inventé par Dupont de Nemours. Il résulte de la fusion de deux mots grecs : physis (la nature) et kratos (la puissance). Cette école de pensée très structurée (contrairement au mercantilisme dont elle vient contredire assez radicalement les principes) avait pour chef de file François Quesnay, qui reprend notamment la notion de droit naturel de John Locke, à laquelle il ajoute celle « d’ordre naturel » (« ordre voulu par Dieu, intangible et connaissable »).

Il reprend aussi à Boisguillebert l’approche en termes de circuit, ainsi que l’anticolbertisme et l’idée de primauté de l’agriculture. Il est persuadé que la prospérité du royaume repose sur celle de l’agriculture. Il faut donc éviter de l’écraser par l’impôt et ôter les barrières administratives à l’échange.

Il est obsédé, en particulier, par le problème du « bon prix » du grain. Les prix insuffisants empêchent les cultivateurs de pouvoir investir dans l’amélioration des cultures.

Mais c’est surtout la conception du Tableau économique (1758) qui va susciter l’intérêt des économistes. Cette représentation du circuit macroéconomique inspirera notamment Karl Marx au XIXe siècle et est considérée comme l’origine des systèmes de comptabilité nationale développés après la Seconde Guerre mondiale.

On y trouve en particulier une notion décisive dans l’HPE qui va déboucher sur la notion classique de capital : celle des « avances » (capital fixe et capital circulant des classiques qui correspondent aux moyens de production durables et aux consommations intermédiaires).

 

Une opposition aux thèses des mercantilistes

Si tout le monde recherche l’excédent commercial, suivant les principes des économistes mercantilistes, dominants depuis le XVIe siècle, le système se bloque ou dégénère en affrontement (le XVIIe siècle est un siècle de guerre). Cela pouvait encore à peu près fonctionner tant que l’Espagne assumait les déficits liés à son pillage des réserves d’or et d’argent américaines, mais plus après.

Le message des mercantilistes à l’égard de l’inflation engendrée par l’afflux de métaux précieux est ambigu : elle favoriserait les vendeurs dont les prix montent (ce qui n’est finalement pas avéré puisqu’on assiste plutôt à des transferts de revenus) et effacerait les dettes des États (les taux d’intérêt vont en réalité monter et non baisser comme attendu, l’inflation ayant conduit les prêteurs à protéger leur rendement), mais en revanche elle rend manifestement le pays moins compétitif et réduit ses débouchés à l’exportation.

L’inflation conduit donc, in fine, à un amenuisement de l’excédent commercial qui oblige soit à baisser les prix à l’export en faisant pression sur les salaires du secteur exportateur (d’où des révoltes), soit à réduire encore les importations par des augmentations de droits de douane ou un contingentement renforcé (ce qui pénalise le bien-être de la population qui, par ailleurs, souffre toujours de disettes en France et ne voit pas son niveau de vie s’améliorer, y compris en Espagne).

L’acteur central de l’économie est en réalité l’État et non l’entrepreneur. Le système est construit pour et par des fonctionnaires, au service du « despote éclairé », qui modernise l’économie au nom de la raison (Cromwell, Colbert).

En définitive, à la fin du XVIIe siècle, la recherche de métaux précieux apparaît clairement comme une illusion.

En outre, les guerres quasi permanentes qui secouent l’Europe conduisent à un endettement récurrent des États qui, par commodité, prennent l’habitude d’organiser les banqueroutes pour annuler tout ou partie de leur dette. Ce qui, forcément, entraîne réticence de la part des prêteurs et conduit donc à des hausses de taux d’intérêt pour tenter de les amadouer. Et à plus long terme conduit à abandonner ces pratiques de la banqueroute devenues inefficaces.

 

L’actualité des thèses des physiocrates

C’est dans ce contexte que la doctrine des physiocrates émerge, avançant l’idée que l’économie est régie par des mécanismes naturels qui ne doivent pas être faussés par ces interventionnismes excessifs.

La balance commerciale cesse alors d’être privilégiée, pour étudier en priorité les interdépendances au sein de l’économie nationale (analyses du circuit macroéconomique).

Le parallèle avec aujourd’hui est très intéressant. Après nous avoir présenté de manière vivante et passionnante quelques-uns des personnages éminents, souvent oubliés, de ce mouvement physiocrate, Jean-Marc Daniel montre une fois de plus en quoi la connaissance de l’histoire des idées économiques est utile.

Pourquoi insister sur les limites et les impasses du mercantilisme ? Parce que notre époque, qui semble étrangement, nous l’avons dit, avoir de plus en plus les yeux de Chimène pour Colbert, est devenue subrepticement chrysohédoniste. En effet, les politiques monétaires débridées qui ont servi à financer les déficits budgétaires ont reposé sur l’idée qu’augmenter la quantité de monnaie en circulation revenait à augmenter la richesse. « L’argent magique » créé sans limites a remplacé l’or dans les fantasmes politiques d’aujourd’hui, comme si une partie des dirigeants avait du mal à admettre que c’est par le travail et non par la monnaie que l’on devient riche.

Mais revenons aux mercantilistes. Ils soutenaient en outre que l’abondance de monnaie allait se traduire par une baisse des taux d’intérêt favorable à l’investissement et capable d’alléger la charge d’intérêt des États. Or c’est l’inverse qui s’est produit, l’inflation ayant conduit les prêteurs à protéger le rendement de leurs placements en faisant monter ces derniers. Là encore, notre époque décidément tristement chrysohédoniste a cru trouver son salut dans des taux d’intérêt faibles, voire négatifs, et n’en a pas tiré les bénéfices attendus sous forme du renforcement de l’investissement…

 

Écologie et droit de propriété

Le problème des écologistes aujourd’hui c’est qu’ils contestent le droit de propriété qui était justement ardemment défendu, entre autres, par les physiocrates comme faisant partie des droits naturels et comme étant une condition essentielle du développement de la richesse dont nous devons tous bénéficier. Non plus comme auparavant au nom de la lutte des classes mais désormais de la dégradation de la nature. Sauf que, comme le remarque Jean-Marc Daniel (et comme nous sommes nombreux à le remarquer également), le bilan des pays socialistes du XXe siècle qui avaient remplacé la propriété privée par celle collective a été véritablement catastrophique (assèchement de la mer d’Aral, Tchernobyl, etc.).

L’explication est assez évidente :

En fait, la défense du droit de propriété comme moyen de préservation de l’environnement tient au simple fait que nul n’a intérêt à abîmer ce qu’il détient alors que tout individu peut vite se convaincre qu’il n’a aucun risque à vivre aux crochets de la collectivité, que celle-ci soit nationale, municipale ou coopérative.

Bienfaits de la concurrence, libre circulation des marchandises, libre-échange, économie de l’offre et de création de débouchés, sont les autres conditions essentielles définies par les physiocrates pour assurer la croissance des richesses et donc le bien-être de tous. Il s’agit aussi de pratiquer une fiscalité modérée (portant essentiellement sur la propriété foncière, les fameux « rentiers » auxquels Jean-Marc Daniel fait souvent référence), d’éviter l’endettement public (limiter le niveau de dépenses à celui des recettes) et de contrôler la masse monétaire pour ne pas engendrer l’inflation (l’outil monétaire ne favorisant pas la croissance).

 

Turgot le réformateur

Anne Robert Jacques Turgot, qui est l’un des très rares ministres libéraux que la France ait connu au cours de son histoire, va s’inspirer de l’idée des physiocrates affirmant que la croissance économique de l’époque repose sur l’agriculture. Raison pour laquelle il va œuvrer pour la libéralisation du prix du blé.

Il a été introduit à la Cour et parmi les cercles économiques dominés par les physiocrates par Vincent de Gournay, qui est et restera son véritable inspirateur, celui à qui beaucoup attribuent la célèbre formule « Laissez faire, laissez passer ». Il correspond par ailleurs avec de nombreux philosophes, dont David Hume, qui lui présente son ami Adam Smith. Nommé contrôleur des Finances par Louis XVI en 1774, il entend désendetter la France et contrôler les dépenses.

Comme chez Jean-Baptiste Say un peu plus tard, l’épargne joue un rôle fondamental pour Turgot. C’est aussi pourquoi il convient d’éviter ce que l’on appelle aujourd’hui l’effet d’éviction (aspiration par l’État de l’épargne privée à travers ses besoins de financement).

Ses réformes sont d’une ampleur inédite, sachant qu’il n’est resté aux finances du pays que deux ans : notamment libéralisation du commerce des grains, ouverture des marchés, suppression de la corvée et des jurandes, réduction des dépenses pour diminuer le déficit budgétaire (et non augmentation des recettes ou annulations de dettes ! Une vraie rupture), création d’une caisse d’escompte privée et indépendante sur le modèle de la Banque d’Angleterre pour aider à résoudre le problème de la dette.

Ce sont une fois de plus de mauvaises récoltes et des émeutes de la faim qui auront raison de son action. Le roi cède à la pression très vive de ceux qui ont intérêt à réclamer sa tête (ce qui vaudra à Louis XVI de perdre la sienne quelques années plus tard, événement terrible contre lequel Turgot l’avait mis en garde, faisant le parallèle avec ce qui s’était passé en Angleterre près d’un siècle auparavant).

 

Le retour du malthusianisme

Les physiocrates ont été oubliés de l’Histoire (raison pour laquelle Jean-Marc Daniel tente de les réhabiliter en leur rendant hommage), même si David Ricardo (sa grande référence) notamment a repris l’héritage de Turgot et Jean-Baptiste Say.

Mais s’il y en a un qui n’a pas été oublié, c’est Thomas Robert Malthus. À son époque, il est vrai que l’on sortait de nombreux siècles parsemés de disettes et de famines. Ce qui permet de mieux comprendre ses craintes même s’il nous apparaît clairement a posteriori qu’il s’était trompé (excuse que l’on peut plus difficilement accorder aujourd’hui à ceux qui développent des thèses qualifiées de malthusiennes, visant à réduire la population).

Or, ce que nous montre Jean-Marc Daniel à travers des pages passionnantes est que ce sont les énergies fossiles qui ont permis à l’humanité de sortir du « piège nutritionnel » et de la destruction des forêts, assurant le développement et l’enrichissement de tous. L’occasion une nouvelle fois de nous présenter de manière vivante l’évolution de la pensée économique, de Malthus (et son héritage) à Stanley Jevons, l’un des premiers marginalistes, qui sera aussi l’un des premiers à s’interroger sur la pérennité de la solution représentée par le charbon, jusqu’aux idées reçues accumulées aujourd’hui et reprises en chœur par certains jusqu’à la déraison.

 

Enjeux contemporains

Pour des raisons de longueur, j’irai vite sur les idées que développe ensuite Jean-Marc Daniel au sujet de l’écologie aujourd’hui et auxquelles sont consacrées les 80 dernières pages. Je renvoie pour l’essentiel à la lecture de l’ouvrage.

Fruits de l’héritage des plus de 200 années de croissance qui font suite à la croissance nulle des nombreux siècles précédents et de l’héritage intellectuel issu des réflexions depuis les physiocrates, ce sont les considérations au sujet de l’écologie auxquelles il s’intéresse. Mettant en exergue à la fois les problématiques actuelles, les raisonnements biaisés ou excessifs qui y sont liés, les mécanismes en jeu et les théories économiques fondamentales les abordant (dont les apports d’Arthur Pigou en termes d’externalité, auxquels il est sensible). La thèse essentielle du livre étant de montrer que les libéraux ne se désintéressent aucunement de la question de l’écologie, même si leurs analyses ne sont pas celles actuellement dominantes. L’idée centrale étant que croissance économique et préoccupation écologique ne sont nullement incompatibles.

Ainsi, à rebours des thèses malthusiennes répandues à foison, il invite chacun à s’intéresser aux travaux des démographes sérieux, à se méfier des effets d’annonce et comportements de passager clandestin, à veiller à rester crédible dans ses propositions. Là encore, il se réfère aux travaux des économistes, à l’instar de ceux du prix Nobel d’économie William Nordhaus, peu en phase avec les discours du GIEC et bête noire des pagano-gauchistes, qui montre le potentiel énorme que représente le nucléaire en termes de croissance et de contraintes énergétiques et rappelle toutes les infirmations passées des prédictions pessimistes en matière d’écologie. Sans oublier le prix Nobel Théodore Schultz, de l’école de Chicago, à qui il rend un hommage appuyé et qu’il considère comme le dernier grand économiste à avoir réhabilité les principes des physiocrates, insistant sur l’importance de réduire le rôle des États dans l’activité agricole pour rétablir celui des prix et des mécanismes de marché.

 

Revenir aux fondements de l’économie

Tirant les enseignements de tout ce que nous a apporté l’histoire des idées économiques, et en particulier l’héritage des physiocrates, c’est donc à l’abandon de tout interventionnisme étatique en matière d’agriculture que Jean-Marc Daniel appelle, au respect de la propriété privée et de la concurrence, qui doivent permettre de favoriser l’investissement, le progrès technique et les gains de productivité, qui permettent à la fois d’améliorer les rendements et d’accéder à des formes d’énergie moins polluantes, tout en s’attachant au sens des responsabilités des entrepreneurs et à restaurer le rôle de l’épargne dans l’économie.

Et non en stigmatisant l’économie de marché et la mondialisation, en faisant appel au protectionnisme, ou en se lançant sans cesse dans des plans de relance keynésiens grossiers et gigantesques ne faisant que traduire une certain « désarroi » et une « paresse intellectuelle ».

[…] les physiocrates ont eu pour premier mérite de rompre avec les illusions chrysohédonistes que le keynésiannisme démagogique actuel fait revivre.

[…] Mais il faut aller au-delà, rendre à la physiocratie la reconnaissance que l’oubli historique lui a dénié. Cela signifie qu’il ne faut pas ignorer les problèmes environnementaux mais lutter contre leur utilisation pour justifier un renforcement de l’État. Ces problèmes trouveront une réelle solution grâce à la concurrence, et certainement pas grâce à un interventionnisme étatique désordonné et fallacieux car financé à crédit.

 

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  • désolé ..mais après avoir averti longtemps que l’écolgisme ets une tyrannie totalitaire en puissance, il faut en démonter le vocabulaire..
     » l’écologie c’est important » encore… si vous voulez mais ça signifie quoi… la nature? l’environnement naturel, un environnement vivable..

    Avoir un environnement vivable est déjà une exigence et un besoin de la très très vaste partie de l’humanité;.
    Poser cela comme un but idéologique c’est comme dire que l’agriculture à pour MISSION de nourrir l’humanité…et qu’lle doit être en conséquence « contrôlée »..

    il n’y a quasiment plus de « nature » en France, tous les paysages sont empreints de l’action humaine,
    est ce un environnement invivable ? pas vraiment… sans faune sauvage ? pas vraiment?

    Il y a bel et bien une « grande question de nature scientifique  » est ce que le développement humain finira rendre la vie impossible sur terre pour les humains.. la réponse est sans doute oui.. mais je n’ai jamais vu de demonstration, le rca climatique n’en fait pas partie par exemple de questionnement.
    La seconde est politique et morale est ce que ça justifierait une dictature totalitaire mondiale et la fin de pratiquement toutes les libertés individuelles?
    SI oui quelle serait le rationnel pour décider qui doit payer pour le bénéfice de qui…

    arrêtez de servir la soupe à l’ecologisme..

  • Très bel article de synthèse. La production de J-M. Daniel est décidément étonnante et porte beau les couleurs de l’économie libérale dans les grands médias, ce qui n’est pas une mince affaire. Merci d’avoir, dans votre texte, fait référence à l’un de mes articles dédiés à l’écologie libérale. J’en profite pour mentionner mes deux contributions récentes sur le climat, dans le Journal des Libertés https://journaldeslibertes.fr/article/reflexions-dun-promeneur-climatique-a-la-recherche-de-la-raison-perdue/#.Y3c7MuzMJQI et https://journaldeslibertes.fr/article/reflexions-dun-promeneur-climatique-a-la-recherche-de-la-raison-perdue-suite/#.Y3c7uOzMJN0. Le Journal des Libertés a d’ailleurs, cette année, commis de nombreux articles sur l’écologie libérale.

  • Quand un économiste inclut l’écologie dans ses analyses, il est forcément keynésien… L’écologie n’a rien à faire dans l’économie, car est un problème technologique…
    C’est justement à cause de ce genre de prise en compte qu’on se retrouve avec des offres d’état à 1€ pour l’isolation (une arnaque), des chèques cadeaux pour des trotinettes électriques (qui permet de dire après que ce mode de transport « cartonne » !) et des baisses d’impôt sur des investissements « verts » (qui provoque un beau manque à gagner et de beaux abus de certaines entreprises).
    Non, l’écologie ne devrait pas être « aidée »…

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