Pourquoi l’Europe a-t-elle tant négligé le nucléaire ?

L’Union européenne a négligé le nucléaire depuis plus de 20 ans par pure bêtise entretenue par les anathèmes récurrents contre l’énergie nucléaire pour satisfaire de puissants intérêts financiers subventionnés.

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Pourquoi l’Europe a-t-elle tant négligé le nucléaire ?

Publié le 7 juin 2022
- A +

La réponse est simple : par bêtise et par dogmatisme. L’Union européenne, notamment l’Allemagne qui défend son industrie, veut écarter le nucléaire par dogmatisme politique vert antinucléaire en s’ingéniant à effrayer les citoyens.

Ses « élites » utilisent les grands médias pour distiller régulièrement une peur irraisonnée parmi la population, d’autant plus facilement que le sujet est compliqué.

Que l’Allemagne assume ses choix, mais qu’elle veuille les imposer à tous les autres devient insupportable.

De plus, certains producteurs d’électricité (gaz, éolien, photovoltaïque, et même charbon) s’acharnent à écraser le nucléaire, ce concurrent redoutable, afin de préserver leurs intérêts financiers au détriment de l’intérêt général. Pourtant, le nucléaire constitue une ressource décarbonée durable (quasiment infinie à l’échelle humaine) de production d’électricité et de chaleur utilisée pour le chauffage en Chine.

Mais l’Europe regarde naïvement ailleurs vers les fausses solutions des sources d’énergies diffuses, aléatoires et intermittentes du vent et du soleil incapables de répondre à ses besoins en temps réel sans d’immenses stockages ruineux, techniquement irréalisables, et inexistants.

 

Une prise de conscience ?

Le gouvernement français louvoie encore et toujours. Cependant, malgré son célèbre « en même temps », il semble enfin comprendre que vouloir remplacer les combustibles fossiles carbonés (gaz, pétrole, charbon) par de l’électricité décarbonée implique de développer un programme important et de long terme d’électricité d’origine nucléaire non tributaire de l’ensoleillement et des vents.

Le traitement des déchets nucléaires est déjà résolu techniquement et il est pérenne.

Les militants d’une sortie du nucléaire en Europe font fausse route en agitant les épouvantails de la dangerosité et des déchets nucléaires « dont on ne saurait pas quoi faire ». Ils doivent se rendre à l’évidence : seule l’électricité d’origine nucléaire permettra d’alimenter l’Europe en énergie, notamment en électricité, de manière sûre en réduisant les émissions de gaz à effet de serre.

Tous les experts s’accordent pour stocker à grande profondeur des déchets nucléaires de Haute et Moyenne Activité à Vie Longue (HA-MAVL) dans des couches géologiques stables et anhydres depuis des millions d’années (l’enquête d’utilité publique a rendu ses conclusions positives depuis 2 ans).

Pourtant, le décret d’utilité publique n’a toujours pas été publié.

Or, l’Agence Nationale pour la gestion des Déchets RAdioactifs (ANDRA) ne pourra demander le décret d’autorisation de création de ce stockage (dossier demandant au moins 3 ans d’instruction) à l’Autorité de Sureté Nucléaire (ASN) qu’après la publication de ce décret.

 

Tergiversations politiques

Pourquoi la puissance publique tergiverse-t-elle autant ?

Il faut espérer que cette « non-décision » n’est pas liée aux élucubrations de l’Autorité environnementale qui remet en cause les appréciations de la Commission nationale d’experts sur ce sujet depuis plus de 10 ans.

Aujourd’hui tous les pays ont fait le choix du stockage géologique afin que ces déchets particuliers ne soient plus à surveiller par les générations futures.

 

L’Europe et la France

L’Union européenne a donc négligé le nucléaire depuis plus de 20 ans par pure bêtise entretenue par les anathèmes récurrents contre l’énergie nucléaire pour satisfaire de puissants intérêts financiers abreuvés par de monstrueuses subventions publiques.

Elle commence à s’en mordre les doigts en s’apercevant tardivement de sa dépendance grandissante au gaz (russe et américain) et au charbon (allemand et américain) pour produire son électricité malgré ses grandiloquentes déclarations pour lutter contre le réchauffement climatique.

Elle a cru sottement (ou elle a voulu faire croire…) qu’en ne mettant pas tous « ses œufs dans le même panier », elle améliorerait la situation, ce qui est faux : il ne sert à rien d’ajouter des œufs pourris (éoliens et photovoltaïques) dans d’autres paniers ou, pire encore, de retirer des œufs sains (nucléaires) pour les remplacer par des œufs pourris.

Dans quelques années, lorsque la situation se sera encore davantage dégradée, l’Europe dira benoitement « Comment avons-nous pu en arriver là ? ».

Indépendamment de ses voisins européens, et pour accroître son autonomie énergétique qui ne reposera jamais sur le vent et le soleil, la France devrait s’engager résolument dans :

– un grand programme nucléaire visant à satisfaire en 2050 au moins 80 % de sa consommation d’électricité appelée à augmenter significativement pour se substituer aux énergies fossiles.

– le développement d’un nouveau prototype de réacteur surgénérateur pour utiliser plus intelligemment le plutonium, et surtout les 500 000 tonnes d’uranium appauvri dont la France disposera sur son sol en 2050 pour l’alimenter en électricité et en chaleur pendant plus de 7000 années.

L’énergie nucléaire de fission de l’uranium et/ou du thorium représente l’avenir de la France, de l’Europe et du monde. Dans 50 ans, ou dans les siècles à venir, nos descendants se demanderont comment cette génération a pu autant tergiverser sur ce sujet, croire en des chimères, perdre son talent, et se ruiner dans l’impasse des énergies diffuses et aléatoires du vent et du soleil.

 

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  • Avatar
    jacques lemiere
    7 juin 2022 at 7 h 36 min

    Désolé de radoter mais, si, dans une démocratie, les politiques se mêlent d’un truc, le critère déterminant est la popularité …

    C’est assez lassant d’entendre les ingénieurs vouloir d’une part que les politiques décident, mais, EN MEME temps que les politiques écoutent les ingénieurs..

    Monsieur gay, comme les idéologues, vous voulez faire le bonheur électrique des antinucléaires..

    Rne centrale nucléaire à la française c’est s’engager pour plusieurs décennies.. le risque capitalistique est justement politique.. et accessoirement gazeux… je ne crois pas aux « politiques climatiques »..

    rien n’empêchera un antinucléaire président de mettre au point mort un vaste plan électronucléaire décidé par un président pronucleaire…

    imaginez donc de tenter de convaincre l’investisseur moyen de financer la construction..quand une signature peut vous ruiner sans avoir à donner de justification…

    ce qui m’étonne est que ça vous étonne… pour un politique ce qui compte est la popularité..
    et on ne veut pas voir le problème lié au financement public de la science qui a étendu la volonté de popularité aux gens supposés rationnels. qui désormais se taisent quand ils ne participent pas au bourrage de mou..

    ce qui m’etonne aussi c’est votre persistance à voir les renouvelables comme le concurrent à considerer..
    non, c’est toujours charbon et gaz… que vous considériez le climat soit un problème ou pas..

    et il ya quelque chose de malhonnête à présenter l’electronucléaire français comme une réussite autre que technique…
    le nucleaire en france a spolié des gens a forcé des opposants à le financer…
    il fut de nature collectiviste!!!!

    ne me faites pas dire que je veux fermer les centrales!!!! je ne suis pas antinucléaire..

    je dis..il serait temps de mettre en place des conditions saines pour produire de l’électrcité..

    ce qu’il faut faire est ouvrir les yeux aux gens,…

    par exemple un gouvernent qui consulte une agence qu’il a créé pour promouvoir une politique ..ça pose problème…

    la recherche public pose AUSSI un problème… eh oui!!!

    nier que l’elctricité est un marché est un problème…

    avoir une politique climatique..est à l’echelle d’un pays comme la france est juste une posture « morale »… qui repose sur une conviction dont on peut légitimement douter..

    avoir accorder des statuts d’utilité publique à des associations de protection de l’environnement est un idiotie.

    commencez de votre coté donc à reconnaitre qu’une personne a le DROIT le plus strict de refuser de payer pour faire des centrales nuc!!!! comme il a le droit de refuser d’acheter de l ‘huile de palme, ou des ogm ou autre..et tirez en les conséquences…

    arrêtez de vouloir faire le bonheur des autres contre leur gré!!!

    -1
    • Avatar
      jacques lemiere
      7 juin 2022 at 7 h 44 min

      un médecin ou un prof de math n’ont pas plus qu’un ingénieur à vouloir imposer quoique ce soit aux gens… ils doivent RESISTER à la volonté politique de leur donner une rente de situation.

      ou alors..ils seront jetés avec l’eau du bain politiques.. ils deviennent des tyranneaux…

    • Illisible, incompréhensible. Pourriez-vous reformuler en français ?

    • Cher M. Lemière
      Vous avez parfaitement le droit de vouloir vous passer d’électricité nucléaire. Commencez donc par résilier votre abonnement à EDF ou un autre fournisseur qui se sert chez EDF.
      Puis équipez vous au choix de panneaux solaires ou d’éoliennes, mettez les si possible dans votre jardin ou sur votre toit (ce ne serait pas honnête de les mettre chez vos voisins), avec quelques batteries pour avoir un peu de lumière la nuit.
      Mais vous aurez quelques soucis l’hiver (sans soleil) ou en période anticyclonique (sans vent). Et pas question de faire tourner votre machine à laver ou vous chauffer à l’électricité, même avec une pompe à chaleur : votre installation ne tiendrait pas.
      Après tout nos lointains ancêtres vivaient sans nucléaire ni même sans éoliennes et solaire. Mais leur espérance de vie était de 30 ans au plus.
      Cordialement

  • Avatar
    jacques lemiere
    7 juin 2022 at 7 h 48 min

    j’ajoute que l’electroncuelaire français a le même problème que tout collectivisme…

    ik spolie pour être construit et on ne sait pas en sortir sans donner l’impresson à tout le monde d’avoir eté spolié!!!!

    -8
  • Dans 50 ans ce sera Idiocratie, et l’UERSS aura été refondée en grand régime fédéral wokiste et collectiviste.

    La conclusion de ce genre d’article est toujours la même :
    Fallait réfléchir et ne pas voter socialiste (qu’il soit, rose, vert ou rouge).

    Ce pays est foutu
    Ce continent est foutu
    L’occident dégénéré est foutu

  •  » de puissants intérêts financiers abreuvés par de monstrueuses subventions publiques. »
    Tout est dit.
    Copinage et connivence
    Sont les mamelles de la France.

  • Pour reprendre la métaphore culinaire, il y eu longtemps l’espoir qu’on pouvait régler le problème en se serrant la ceinture. Remember : la meilleure énergie est celle qu’on ne consomme pas.
    C’est fini. On fait désormais feu de tout bois. En matière énergétique, la décroissance n’est plus au menu.
    Que l’auteur se rassure : on ne se passera plus du nucléaire.
    Qu’il se désole : ce sera fromage et dessert.

  • L’UE est cornaquée par les écolos et tous les mouvements minoritaires dont quasiment personne ne veut.
    Merci Ursula et Emmanuel!

  • Depuis des années, Michel Gay nous alerte avec compétence et ténacité sur les conséquences désastreuses des aberrations escrologistes, ramassis d’âneries que certains osent nommer « politique énergétique ».
    Des dirigeants de rencontre minables, indignes de diriger notre pays, comme M. Macron et son encore plus minable prédécesseur portent une responsabilité écrasante puisque, au pouvoir, ils ont pris et continuent à prendre des décisions erronées comme les ruineuses subventions (on parle de dizaines de milliards d’euros) aux énergies intermittentes au prix de revient non compétitif, qui ravagent nos paysages urbains et ruraux et accroissent la dépendance aux énergies fossiles importées et polluant l’atmosphère. Le tristement célèbre « en même temps » est la marque d’un petit politicien de bas étage prêt à toutes les infamies pour se faire élire : qu’on se souvienne, dans un autre domaine de son affirmation aussi stupide que fausse « le colonialisme, crime contre l’Humanité » proférée début 2017 – indécence supplémentaire, en Algérie dont le régime pratique depuis 60 ans la falsification, voire le négationnisme, en ce qui concerne l’Histoire de ce pays – afin de grappiller des voix dans les cités.
    Lors de toute élection, il faut voter et non s’abstenir. Qu’on le veuille ou non, l’abstention revient à choisir la politique du pire ou, en tout cas, de la désertion qui a permis à des fous furieux escrologistes d’emporter les mairies de Bordeaux et de Lyon et de bien d’autres localités et d’y multiplier les décisions stupides et ruineuses. Il faut donc voter afin d’éliminer ces gens-là, incompétents dangereux et traîtres à notre Patrie, quitte à donner sans joie (c’est très souvent mon cas) son suffrage à des gens que l’on estime guère mais qui sont moins nocifs. Il faut assumer ses responsabilités de citoyen et faire le nécessaire pour éliminer – démocratiquement, bien sûr – les insanités escrologistes de la vie politique française.
    Merci encore une fois, Monsieur Gay : petit à petit, un nombre croissant de Français commence à comprendre ou, au moins, à « sentir » que les « idées » escrologistes sont une impasse catastrophique. Je veux croire que la nuit finira… et vous y aurez contribué.
    Et delenda est escrologia !

    10
    • « comme M. Macron et son encore plus minable prédécesseur portent une responsabilité écrasante puisque, »
      Je ne suis pas sur que votre classement soit dans le bon ordre!

      • @Hervé2
        Dans les « concours de laideur », il y a une part de subjectivité dans la décision d’accorder la palme… et vous me concéderez que chacun des deux candidats a de bons arguments à faire valoir pour remporter ce « prix de l’infamie » :
        – les amateurs de produits simples et « authentiques » auront un faible pour le précédent président qui réussissait régulièrement à incarner la nullité pure : il y aurait de quoi concevoir une oeuvre d’ « Histoire-fiction » dont le personnage principal serait un radical-cassoulet des années 1930 qui aurait été congelé vivant pendant quatre-vingt ans avant de réapparaître – hélas, en pleine forme physique – à l’identique en 2012, ayant gardé son « coup de fourchette » et, s’agissant des affaires de l’État, sa nullité crasse puisque sa compétence maximale lui vaudrait en réalité un poste de 6ème adjoint municipal chargé de présider banquets et bals-musette ;
        – les amateurs d’insectes sournois et venimeux peuvent préférer le locataire actuel de l’Élysée.
        Reconnaissez que le choix est difficile entre, par exemple, celui qui a décidé de gaspiller des milliards en promettant en 2012 de fermer Fessenheim pour récolter les voix des escrologistes et celui qui a tenu cette promesse électorale en 2020, toujours pour récolter des voix escrologistes, cette fois aux élections de 2022 …

        • Ayant utilisé la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim à des fins électorales, ces milliards gaspillés apparaissent-ils dans les comptes de campagne de Hollande et Macron ?

  • Certains intervenants évoquent l’éternelle question de l’expertise.
    Je préfère l’avis d’un médecin sur une question médicale, l’avis d’un ingénieur sur une question énergétique. L’idéal serait que les citoyens pour se décider soient tous éclairés à un haut niveau et dans tous les domaines. Malheureusement ce n’est pas le cas et même de moins en moins si l’on en juge par le déclin général du niveau d’étude de nos jeunes compatriotes. On doit donc s’en remettre à des experts. Ceux-ci doivent être compétents. Mais pour être compétents ils doivent souvent provenir du domaine sur lequel ils émettent un avis. Dans ce cas certains s’estiment légitimes pour douter de leur « indépendance ». Cette difficulté se rencontre parfois aussi dans le domaine du nucléaire. Chacun doit donc essayer de placer le curseur le plus honnêtement possible dans la confiance qu’il accorde à l’avis de l’expert.
    Pour ma part je préfère écouter l’avis d’un ex-membre du milieu concerné qui bénéficie d’une expérience que d’autres n’ont pas. Pour éviter le piège de l’indépendance il est convenu de mettre en place des procédures et autres guides d’analyse. C’est typiquement le cas des autorités de sûreté nucléaire civile et défense qui s’appuient, en interne sur des équipes intégrées constituées de jeunes fonctionnaires diplômés a priori neutres et d’ex-exploitants expérimentés et compétents, et en externe sur un expert séparé, l’IRSN, avec qui les relations suivent des procédures précises. Au total le système français encadrant les activités nucléaires n’est pas si mal fait, et même parfois copié. Les réflexions du genre « non merci » sont inacceptables alors qu’il est possible, pour se faire une opinion, de s’appuyer, non sur des youtubeurs aussi multiples qu’incompétents, mais sur un système d’information et d’expertise sérieux. En d’autres termes, prendre des décisions avec comme seul critère d’être populaire est contraire à l’intérêt général et donc anti-démocratique contrairement aux apparences et à la triste courte vue de certains de nos politiciens. Bien plus, si chacun prenait « le droit » de refuser une décision collective on ne vivrait plus dans une société organisée et démocratique mais en pleine anarchie…
    Pour en revenir à l’article, l’argumentation développée paraît étoffée et légitime et il semble bien discourtois de faire un mauvais procès à son auteur, quelles que soient les petites nuances qu’il est possible d’apporter sur quelques points.

    • @Franck : je suis tout à fait d’accord avec les principes que vous énoncez clairement ; on est souvent tellement désireux de donner son avis ou de citer une opinion que l’on partage qu’on en oublie l’essentiel, à savoir suivre une méthode logique qui soit la plus fiable possible. Merci, par conséquent.

    • Aller à l’encontre de l’intérêt général n’est malheureusement pas antidémocratique : on ne peut empêcher une entité de ne pas faire ce qui est bon pour elle. Le pouvoir donner au peuple n’a pas nécessairement à aboutir à des décisions qui vont « dans l’intérêt général » qui est de plus une notion collectiviste.

      C’est bien la limite des libertés individuelles exposés par monsieur lemiere : si chacun n’en fait qu’à sa tête, et refuse en particulier de payer pour ci ou ça, onnpasse nécessairement à côté de l’optimum global. Mais vu que le monde est multicritere, il n’y a pas de définition unique de cet optimum, on a de la Pareto-optimalité. Du coup il fait un processus pour se mettre d’accord sur la pondération des critères

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union européenne
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