5 démentis sur l’utilité des éoliennes en mer ou sur terre

Voici cinq arguments faux sur les éoliennes en mer ou sur terre.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 1
Centrale nucléaire Vogtle USA-Blatant World(CC BY 2.0)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

5 démentis sur l’utilité des éoliennes en mer ou sur terre

Publié le 3 mars 2022
- A +

Par Michel Gay et Bernard Durand.

Le vent est plus régulier en mer qu’à terre 

C’est faux !

La figure parlante ci-dessous compare les variations de la puissance électrique fournie en une année (en pourcentage de la puissance nominale totale avec un pas de temps de 30 minutes) par l’ensemble des parcs éoliens en mer du Nord et à l’ouest de la mer Baltique (zone DK1) du Danemark, en haut, avec celles, en bas, de l’ensemble des éoliennes terrestres françaises.

Les lignes rouges représentent la puissance effective moyenne (facteur de charge) sur l’année.

Pour le Danemark, données  https://www.energidataservice.dk/ ). Courtoisie Hubert Flocard. 

Pour la France, données RTE. Courtoisie JP Hulot.

Au Danemark les fluctuations rapides de 100 % à 0 % (interruption de production) sont probablement dues à des bourrasques de vents trop forts qui obligent à arrêter soudainement les éoliennes.

En France l’amplitude pour les éoliennes à terre fluctue de 1 % à 80 % seulement.

Les variations de puissance par unité de temps (appelés « gradients de puissance ») sont plus élevées en mer qu’à terre, et la fréquence de ces variations l’est aussi.

En revanche, le facteur de charge annuel de la production éolienne (la quantité d’électricité produite au regard de celle qui aurait pu l’être si elles avaient fonctionné toute l’année à leur puissance maximale) est plus élevé pour les éoliennes en mer danoises (43 %) que pour les éoliennes terrestres françaises (26,5 %).

Mais ce n’est pas la faiblesse du facteur de charge qui handicape le plus l’électricité éolienne : c’est la rapidité, l’importance et le caractère aléatoire des fluctuations de sa production. Ces caractéristiques rendent cette électricité inutilisable et donc inutile, sans l’assistance de centrales électriques pilotables (gaz, fuel, charbon, nucléaire, hydraulique…) dont elle est inséparable.

À cet égard, l’éolien en mer (où le vent est moins régulier qu’à terre) est donc plus problématique que l’éolien à terre, contrairement à ce qu’affirment les promoteurs de l’éolien et les médias.

Rappel : ce facteur de charge varie de 70 % à 80 % pour les réacteurs nucléaires en France.

 

Avec des parcs éoliens en mer à Oléron, nous produirons toute l’électricité consommée en Nouvelle-Aquitaine

C’est faux ! 

En 2019, dernière année sans covid, la consommation électrique de la Nouvelle-Aquitaine était d’environ 40 TWh pour 6 millions d’habitants. Le maître d’ouvrage affirme qu’un parc éolien de 1 GW à Oléron produirait 3,5 TWh d’électricité par an. Pour produire 40 TWh, il faudrait donc installer environ 11,4 GW d’éoliennes en mer.

En réalité, en cherchant bien, il s’agirait seulement de l’électricité… domestique consommée par les habitants de Nouvelle-Aquitaine…

Or ces derniers consomment environ trois fois plus d’électricité que leur consommation domestique, en incluant l‘électricité nécessaire à la production de leurs biens, et celle nécessaire au fonctionnement des services qu’ils utilisent (éducation, administration, police, magasins, bureaux, transports…).

Ces habitants n’ont de toutes façons pas besoin de cette électricité supplémentaire puisque la Nouvelle-Aquitaine en produit plus qu’elle n’en consomme. Elle exporte déjà ce surplus vers les autres régions françaises !

De plus, du fait de la variabilité aléatoire de leur production en France et même en Europe mais aussi de leur incapacité à participer au réglage à 50 hertz de la fréquence du courant, ces parcs seraient incapables de maintenir dans des limites de ±1 % l’équilibre entre production et consommation et la fréquence du courant, deux conditions nécessaires à la stabilité du réseau électrique.

En l’absence d’énormes stockages d’électricité, l’électricité éolienne ainsi produite serait donc parfaitement inutilisable sans une association avec des centrales pilotables (pour assurer la coïncidence entre production et consommation, et pour maintenir la fréquence du réseau).

Les parcs d’éoliennes en mer ou à terre n’alimentent strictement personne par eux-mêmes car ils ne répondent pas aux besoins d’électricité des consommateurs.

Les parcs éoliens ne se substituent donc pas aux centrales pilotables, mais s’y ajoutent inutilement et très coûteusement.

 

Ces parcs éoliens sont indispensables pour faire face à l’urgence climatique 

C’est faux !

Faire face à l’urgence climatique, c’est entre autres diminuer les émissions de gaz à effet de serre (GES) de nos centrales électriques.

Ces émissions (en CO2eq/kWh) sont en France de l’ordre de 1000 grammes pour les centrales à charbon et de 500 g pour le gaz (pour l’ensemble de leur cycle de vie : extraction des matières premières, fabrication des matériaux, construction, fonctionnement, démantèlement, stockage des déchets).

Elles sont de 40 à 50 g pour le solaire photovoltaïque, de 10 à 15 g pour l’éolien, de 5 à 10 g pour les centrales hydroélectriques et de seulement… 6 g pour le nucléaire, moitié moins que l’éolien.

Parce que notre électricité est produite essentiellement avec des centrales nucléaires et hydroélectriques, et très peu avec du charbon et du gaz, ces émissions sont actuellement les plus faibles de tous les pays du G20.

Accroître le nombre des éoliennes en France, à terre comme en mer, n’aura donc aucun intérêt pour le climat. Bien au contraire. Supprimer en même temps des centrales nucléaires nécessitera de les remplacer par des centrales à charbon et à gaz pour compenser l’intermittence de l’éolien. Cette substitution augmentera fortement les émissions de GES de notre électricité pour les amener au niveau de celles de l’Allemagne.

 

Ces parcs éoliens produiraient une électricité très bon marché 

C’est faux !

Le tarif du récent appel d’offres conclu pour le futur parc éolien en mer de Dunkerque (44 €/MWh) ou celui ciblé pour les parcs projetés à Oléron (60€/MWh) ne sont pas des… coûts de production. Ce sont des leurres.

Si le prix de vente de l’électricité sur le marché est inférieur à ce tarif, l’État s’engage par contrat à verser la différence entre ce tarif et le prix de vente de l’électricité produite.

Ainsi le producteur reçoit une subvention pour ne jamais gagner moins que ce tarif. Étrangement, ce dernier n’inclut pas le coût du raccordement des parcs au réseau électrique national qui est financé par RTE, et payé… par les consommateurs !

L’éolien, en mer comme à terre, fait peser sur le système électrique national des coûts qui entraînent automatiquement une augmentation du prix de l’électricité pour les ménages par rapport à une production issue uniquement de centrales pilotables.

En effet, les éoliennes s’ajoutent aux centrales pilotables (voir démenti n°2). Il y a donc double investissement pour une même production d’électricité. Le coût de production des centrales pilotables augmente parce que les frais fixes demeurent (salaires, maintenance, emprunts…) alors qu’elles vendent moins d’électricité (elles doivent s’effacer pour faire place à l’électricité intermittente). Ces centrales doivent donc de plus en plus être subventionnées pour pouvoir vendre leur électricité.

Ainsi, la centrale à gaz de Landivisiau en Bretagne qui vient d’entrer en fonctionnement recevra une subvention de 40 millions d’euros par an pendant 20 ans.

Le développement de l’éolien (et celui du solaire photovoltaïque) exige la création de lignes électriques nouvelles pour évacuer l’électricité produite, ainsi qu’un renforcement des anciennes qui doivent supporter la puissance électrique maximale délivrable par grand vent. De ces modifications du réseau électrique résulte un coûteux surinvestissement évalué récemment pour la France par le Président de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) à environ 100 milliards d’euros dans les quinze ans à venir. Ces surcoûts sont financés par l’augmentation des taxes d’acheminement sur les factures d’électricité qui représentent déjà environ un tiers de nos factures d’électricité.

Par ailleurs, pour encourager le développement de l’éolien, ainsi que celui du solaire photovoltaïque, la Commission Européenne a accordé de généreuses subventions à leurs producteurs, via des tarifs de rachat de l’électricité produite garantis sur 15 à 20 ans. Cette décision est en totale contradiction avec son credo de concurrence libre et non faussée qu’elle continue cependant d’appliquer aux autres sources d’électricité.

La différence entre prix imposé et prix de marché est récupérée sous forme de taxes diverses sur la facture des ménages (en particulier la Contribution au Service Public de l’Electricité (CSPE)). Il n’est donc pas étonnant que les prix de l’électricité aient considérablement augmenté pour les Français.

La figure ci-dessous montre la progression des prix de vente de l’électricité aux ménages (en centimes d’euro par kWh) de 2000 à 2017 en Allemagne et en France.

L’augmentation en France de 2007 à 2017 a été de 50 %.

Remarquer la forte augmentation à partir de 2007, date du Grenelle de l’environnement misant fortement sur le développement de l’éolien et du solaire photovoltaïque.

Depuis 2017, la CSPE n’a pas été supprimée. Mais dorénavant, les subventions sont aussi prélevées sur un compte du budget de l’État alimenté par des taxes sur les carburants (et autres produits énergétiques) incluses dans la Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) à hauteur d’environ 7 milliards d’euros… par an.

Actuellement, le développement de l’éolien et du solaire coûte au total de l’ordre de 20 milliards d’euros par an aux Français. Cette somme doublera dans dix ans si les projets actuels du gouvernement se concrétisent.

En Allemagne, le prix de l’électricité pour les ménages a augmenté pour les mêmes raisons de 100 % entre 2000 et 2014. Après 2014, les coûts supplémentaires de l’éolien et du solaire n’ont plus été répercutés sur les factures d’électricité mais sur le budget de l’État, comme en France après 2017.

Non, la baisse des coûts de production de l’éolien en mer parfois invoquée ne fera pas baisser les charges qui pèsent sur les ménages !

 

Ces parcs éoliens serviront à supprimer des centrales à charbon et des réacteurs nucléaires 

C’est faux !

Produire de l’électricité éolienne et photovoltaïque permet certes de diminuer la production des centrales pilotables qui les assistent (charbon, gaz, et nucléaire en particulier), mais sans pour autant permettre de les fermer.

Et il y a des conséquences néfastes importantes.

Parmi celles-ci : augmentation du coût de production de ces centrales, diminution de leur rendement énergétique et usure accélérée.

Leur changement incessant de régime pour faire face aux variations brutales et à l’intermittence entraîne une augmentation du prix de l’électricité pour les ménages qui s’ajoute à celles déjà provoquées par le développement de l’éolien et du solaire photovoltaïque.

Lors des périodes froides pendant lesquelles le vent ne souffle pas suffisamment, la puissance totale des centrales pilotables disponibles doit être au moins égale à la pointe de consommation pour faire face aux défaillances de l’éolien, et du solaire la nuit.

Et il faut y ajouter une importante marge de sécurité pour compenser les indisponibilités imprévues d’une partie des centrales pilotables.

C’est ce que montre l’évolution des puissances installées des centrales électriques pilotables en France (à droite) et en Allemagne (à gauche) de 2005 à 2020 dans le graphique ci-dessous.

 

Les couleurs uniformes, dont la somme est quasiment stable, correspondent aux centrales pilotables. Les couleurs en dégradé à l’éolien et aux panneaux voltaïques (données BMWE, courtoisie JP Riou).

En Allemagne, malgré le fort développement de l’éolien et du solaire photovoltaïque allant jusqu’à égaler la puissance installée en centrales pilotables, la puissance de ces dernières (115 GW environ) est restée la même !

La diminution de la puissance du nucléaire à partir de 2011, puis celle du charbon et du lignite après 2015, a été compensée par une augmentation de celles des centrales à gaz et à biomasse.

En France, l’augmentation de la puissance en éolien et solaire photovoltaïque s’est accompagnée d’une diminution de la puissance pilotable en charbon, fuel, puis nucléaire avec la fermeture des 1,8 GW de Fessenheim, à partir de 2012.

Elle a été compensée partiellement par une augmentation de la puissance totale  en centrales à gaz. Au bilan, il y a eu diminution d’environ 10 GW (de 118 à 108 GW), mais au détriment de la sécurité de l’approvisionnement…

En Allemagne, qui se chauffe principalement au fuel et au gaz, la pointe de consommation d’électricité en hiver peut atteindre 90 GW. Ce pays dispose encore d’une marge de sécurité d’environ 25 GW pour faire face aux arrêts inopinés de centrales pilotables.

En France, qui se chauffe davantage à l’électricité, cette pointe de consommation peut atteindre 100 GW (102 GW en Février 2012). Notre pays n’a donc pratiquement plus de marge de sécurité et compte sur d’autres pays moins négligents qu’elle pour lui fournir de l’électricité en cas d’aléas (comme en ce moment avec l’indisponibilité passagère de réacteurs nucléaires).

Cette politique de diminution de sa marge de sécurité est périlleuse.

L’Allemagne prévoit de remplacer ses centrales à charbon par des centrales à gaz (provenant essentiellement de Russie) pour faire baisser les émissions de CO2 élevées liées à sa production d’électricité

Les parcs éoliens ne permettront donc pas de fermer des réacteurs nucléaires mais ils seront mal utilisés et de manière chaotique, augmentant ainsi les risques techniques.

En France, consommer moins d’électricité en hiver signifie se chauffer davantage au fuel et au gaz (comme en Allemagne !), et donc augmenter nos émissions de CO2 et de polluants atmosphériques.

Même en contraignant les Français à diminuer leur consommation d’électricité, cette dernière augmentera globalement car ses usages vont se développer (mobilité électrique, pompes à chaleur…).

 

Violente révolte en vue ?

Ces cinq démentis montrent l’inutilité des éoliennes et également du solaire photovoltaïque. L’argent englouti dans ces développements gigantesques est non seulement ruineux, il est aussi nuisible à l’écologie et à la planète. Ce gaspillage monstrueux d’argent public serait mieux utilisé dans la santé, la sécurité, la défense, la justice, l’éducation, le logement, les transports…

Quand les citoyens français mesureront l’importance de cette gabegie, et à quel point ils sont considérés comme des « sans dents » qui devront payer de gré ou de force ces décisions insensées, cela conduira inévitablement à une violente révolte contre cette « élite » aveugle et sourde qui décide n’importe quoi à l’ombre des cabinets ministériels.

Voir les commentaires (17)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (17)
  • Cette fois-ci, j’ai abandonné ma lecture très tôt, à « l’éolien en mer (où le vent est moins régulier qu’à terre) est donc plus problématique que l’éolien à terre ».
    Car c’est juste énorme. ?
    Le productible est en mer est à la fois plus élevé et plus constant.
    Même Sputnik ne voudrait pas d’un article pareil.

    -8
  • bonjour,
    comme d’habitude je ne comprends rien, mais quand je vois le prix des énergies fossiles flamber, je me demande à qui servent les éoliennes déjà installées ? hum, ça ne compense rien ? Le gaz est-il complémentaire aux moulins à vent que l’on a abandonné il y a environ une centaine d’années ? bonnes réflexions.

    • Toute centrale électrique pilotable existante est complémentaire aux ENR (hydraulique, nucléaire, fossile…). Si nous n’avions que de l’éolien, nous serions en effet dans la panade. Ce n’est pas le cas. Et avec 10 % d’ENR dans notre mix, c’est parfaitement gérable. Pour info, l’Allemagne est à plus de 30 %.
      L’accroissement des centrales au gaz n’a pas pour but de soutenir le développement de l’éolien. Le gaz remplace les autres énergies fossiles dans la production électrique, parce qu’il diminue les GES (et la pollution). C’est particulièrement vrai en Allemagne où il a succédé au charbon – non, on n’utilise pas plus de charbon depuis l’éolien.
      C’est plus anedoctique en France, les ordres de grandeur ne sont pas les mêmes, mais tout aussi vrai.

      -2
  • Il manque un argument important au démenti que l’électricité éolienne est bon marché.
    Si effectivement l’éolien en mer, dans les cas les plus favorables, parviennent à proposer des prix de vente « pied d’éolienne » très bas (44 €/MWh à Dunkerque), le coût des raccordements par câbles sous-marins au réseau terrestre qui sont très élevés (20 €/MWh en moyenne) sont pris en charge par la collectivité et financés par la taxe TURPE présente sur nos factures. Cela change considérablement le résultat final
    !!! Et c’est une distorsion supplémentaire dans la concurrence entre les différentes technologies de production, alors que celle-ci devrait être « loyale » pour que les consommateurs payent leur électricité le meilleur marché possible.

  • Pour une fois je n’ai rien à redire à un article de M Gray !
    J’ai toujours été intéressé par les technologies éoliennes (voire solaires) mais aujourd’hui elles ne sont pas adaptées à la production électrique d’un pays comme la France, notamment faute de capacité de stockage d’énergie économiquement viable.
    Le coût de l’éolien ‘immédiat’ va surement encore baisser et passer en dessous du coût d’autres technologies, mais si on rajoute le coût de stockage on arrive toujours à des coût beaucoup plus élevés.

  • Les éoliennes sont indispensables pour hacher les missiles en rase-motte avant qu’ils n’atteignent leur cible.

  • La comparaison au début d’article est un peu biaisée tout de même : il faut oser comparer l’offshore de 2 zones au Danemark (soumises aux mêmes vents) avec l’ensemble de l’éolien français et les nombreux vents différents selon les régions qui permettent justement de se compenser les uns les autres.

    • Il n’y a qu’une faible complémentarité des vents entre les zones climatiques en France. La production d’électricité éolienne totale varie presque autant que celle de chaque région. De plus il faudrait avoir un réseau électrique surpuissant si le courant venait le matin de l’Atlantique, à midi de la Manche et le soir de la Méditerranée. Y avez-vous pensé ?

  • Ce qui est excessif est insignifiant .
    Les éoliennes et le photovoltaïque ne seront jamais la solution miracle à nos problèmes de fourniture d’électricité ,mais ils peuvent trouver une justification dans un »mix » énergétique .
    Ce qui me dérange avec ces « anti tout  » c’est qu’ils ne voudraient pas voir une centrale nucléaire se construire à proximité de leur pavillon ,mais ne voient aucun inconvénient à ce qu »elle soit construite loin de chez eux .Les Anglais ont un acronyme pour décrire ce type de comportement :NIMBY (NOT IN MY BACkYARD ou PAS DANS MON ARRIÈRE COURS ) .
    Quant à l’article ,chaque chapitre est contestable ,entre autre ,l’auteur évoque le prix « subventionné » des énergies renouvelables sans fournir de points de comparaison avec le nucléaire et le cout de son démantèlement .
    La vérité qui énerve nos « anti tout » c’est que le cout du kilowatt/heure éolien ou photovoltaïque et nucléaire sont maintenant à parité .
    Reste deux arguments :l’intermittence et l’aspect visuel des énergies renouvelables. Pour le premier argument ,sa pertinence s’amenuisera avec les progrès du stockage .Pour le second , déniant à quiconque le droit de m’imposer sa conception du bon gout , je déclare trouver un intérêt esthétique aux éoliennes !

  • Cette histoire est une histoire de fous, de quelque côté qu’on la regarde. Jamais on n’avait vu un système technique ne présentant rigoureusement (même en cherchant bien) AUCUN avantage susciter autant d’engouement et bénéficier d’autant d' »investissements ». Tout paraît incroyable là-dedans. Il y a de quoi décourager les meilleures volontés, et les plus optimistes des optimistes. Et on continue, encore et encore. Jusqu’à la Chute Finale.

  • En fait les éoliennes me font irrésistiblement penser à l’affaire Lyssenko, dans les années 50 en URSS. Même cause: l’idéologie, ce qui signifie: non prise en compte du réel, et mêmes résultats catastrophiques. Dommage qu’il n’y ait personne pour incarner ces fichues machines, on aurait au moins pu taper dessus. Sandrine Rousseau ferait bien l’affaire, tiens.

  • Avatar
    jacques lemiere
    12 mars 2022 at 8 h 36 min

    je suis plutôt d’acord ici…

    mais on va le répéter…

    que ceux qui croient à l’éolien le fasse avec leur argent…

    et qu’en regard on laisse se développer une filière nucleaire en attirant des capitaux privés..

    il faut lever le seul risque « réel »
    la capacité des politiques à interdire telle ou telle filière ou à tuer la concurrence par des subventions..

    et on a le droit le plus strict de ne pas accepter des accords internationaux sur un objectif d’emissions de fossiles..

    sinon c’est accepter que les politiques puissent condamner à la délocalisation toutes les filières qui en émettent.. au gré de négociations aux contours inconnus…

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Dominique Greneche.

L’énergie nucléaire civile a toujours fait l’objet de nombreuses controverses à tous les niveaux et parmi tous les acteurs de notre société, y compris dans la population elle-même. Ces débats parfois très vifs, pour ne pas dire convulsifs, s’intensifient aujourd’hui en France à l’occasion de la campagne présidentielle. Mais de tout temps, les antinucléaires intégristes n’ont pas hésité à proférer des arguments trompeurs pour prêcher leur évangile et mystifier le peuple qui peut se laisser berner facilement faute... Poursuivre la lecture

Ci-dessous les diagrammes de production de l’Allemagne (Institut Fraunhofer, Energy charts) et de la France (RTE, eCO2mix)

Les besoins à la pointe sont de l’ordre de 70 GW pour les deux pays, soit 140 GW en tout. C’est faible pour des journées d’hiver. Le froid n’est pas intense, et l’activité économique n’est pas florissante.

 

On a connu deux jours sans aucun vent les 2 et 3 mars. (En bleu clair sur les diagrammes). L’Allemagne a été sauvée par le gaz, le charbon et le lignite et ne parle plus guère d’arrêt... Poursuivre la lecture

« À l’occasion », le président des États-Unis doit informer le Congrès de l’état de l’Union. Mais comme trop de choses chez l’Oncle Sam, c’est devenu un discours hyper partisan où se succèdent les exagérations et les mensonges. Le discours de Joe Biden ne fait pas exception, et l’on peut ajouter opportunisme à la liste.

En effet, le port du masque est devenu optionnel juste à temps pour cet exercice partisan. Les démocrates plaideront que la science® a évolué. Mais la seule science qui a évolué est la science… sociale.

E... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles