La folle politique énergétique du gouvernement

Une politique énergétique contradictoire veut diminuer les émissions de CO2 en supprimant les moyens qui n’en émettent pas.
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La folle politique énergétique du gouvernement

Publié le 15 juin 2020
- A +

Par Michel Gay.

Depuis 20 ans, en France et en Europe, une folle politique de l’énergie conduit à un insupportable gaspillage financier dans les énergies dites « renouvelables ».

Une politique schizophrène

Cette politique contradictoire veut « en même temps » diminuer les émissions de CO2 en supprimant les moyens qui n’en émettent pas (le nucléaire) et en développant ceux qui en émettront indirectement (éoliennes et panneaux solaires) par l’intermédiaire des centrales à gaz et à charbon (comme en Allemagne).

Elle veut augmenter le pouvoir d’achat en diminuant la compétitivité de l’économie.

Elle veut améliorer la biodiversité en recouvrant la France d’éoliennes et de panneaux solaires alors que le nucléaire encombre 100 ou 500 fois moins de surface et consomme dix moins de matériaux (cuivre, béton, ferraille…) pour une même production d’électricité.

Pourtant, les éoliennes et les panneaux solaires promus depuis plus de 20 ans appartiennent à une époque révolue où des imposteurs ont pu faire croire que des technologies nouvelles pourraient remplacer les énergies issues du pétrole et du nucléaire, et que la promotion du « développement durable » permettrait une croissance harmonieuse.

Plus dur sera le réveil… après l’engourdissement du confinement. Entre ceux qui veulent changer le monde et ceux qui veulent en profiter pour s’enrichir indûment, les thuriféraires des énergies renouvelables promettent aux uns un monde plus propre et local, aux autres des bénéfices renouvelables et exportables.

Leurs promoteurs et le gouvernement font croire qu’elles produisent une électricité sans émissions de gaz à effet de serre, suffisante, bon marché grâce aux subventions, et sans impact sur les écosystèmes.

Tout se passe dorénavant comme si le développement des énergies « renouvelables » intermittentes et fatales reposant sur le vent et le soleil était devenu un devoir moral qui s’impose…« quoi qu’il en coûte » !

Quelle stratégie ?

La Stratégie nationale bas-carbone (SNBC) du gouvernement veut diviser par deux d’ici 2050 la consommation d’énergie, sans même en avoir mesuré les graves implications économiques et humaines.

Prévoir une forte diminution de l’industrie sans avoir pris conscience des conséquences stratégiques de cet affaiblissement est criminel.

Et qui sera d’accord avec la SNBC pour habiter dans des logements collectifs toujours plus petits dans une concentration urbaine toujours plus poussée, et en supprimant les maisons individuelles ?

Selon la SNBC, le développement de l’éolien et du photovoltaïque pour la production d’électricité doit continuer coûte que coûte, alors que ces sources de productions intermittentes coûtent déjà aux Français chaque année sept milliards d’euros ! Et en plus, elles ne diminuent aucunement les émissions de CO2, notamment lorsqu’elles remplacent du nucléaire obligé par la loi de diminuer sa production !

Et cette gabegie durera au minimum encore pendant une vingtaine d’années pour satisfaire les décisions de subventions qui ont déjà été prises pour aider indûment ces deux modes de production d’énergie.

Mais ce n’est pas assez !

La Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), que la ministre de l’Écologie Elisabeth Borne vient de signer en catimini le 21 avril 2020 après une consultation publique de façade, prévoit non seulement de doubler ou tripler la capacité éolienne et photovoltaïque, mais aussi d’arrêter des réacteurs nucléaires en parfait état de fonctionnement.

Cela coûtera aux Français de 7 à 10 milliards d’euros de plus par an.

L’objectif de réduire les émissions de CO2 sans se ruiner serait pourtant simplement atteint en développant le potentiel nucléaire de la France et en supprimant l’éolien et le photovoltaïque.

Mais le puissant lobby financier des énergies éoliennes et solaires, qui à l’oreille du gouvernement, ne l’entend pas du tout ainsi…

Grenelle de l’environnement, débat public, conférence citoyenne, etc., tout est fait apparemment pour faire vivre la démocratie. Mais c’est une démocratie de façade.

En effet, tout cela est vain tant que la population est mal informée (69 % croient que le nucléaire émet du CO2), et tant que l’État n’aura pas chiffré (et publié) les dépenses de plusieurs dizaines de milliards d’euros par an causées par les délirants objectifs fixés.

Ce gaspillage est encore plus criminel dans la période difficile qui s’annonce.

De plus, un mode de production non pilotable, aléatoire, et fatal (comme l’éolien et le solaire) ne rend pas le même service aux consommateurs qu’un mode pilotable. Un ascenseur et un ordinateur ne peuvent pas fonctionner uniquement quand il y a assez de vent ou de soleil.

Le service rendu n’étant pas le même, comparer les coûts en sortie de dispositif de production revient à comparer des choux et des carottes. Il faudrait ajouter tous les coûts du système de production (réseau, stockage, ajustement de la fréquence) pour les modes non pilotables, ce qui change beaucoup les coûts globaux !

Les antinucléaires mettent souvent en avant des arguments techniques qui ne sont pas fondés, ou mal mis en perspective, et ils sont pourtant écoutés !

Pourquoi un tel hiatus entre les faits et leur perception par l’opinion ?

La réponse inclut pour une large part le manque de pédagogie du milieu médiatico-politique qui préfère jouer sur les émotions plutôt que sur les explications rationnelles et techniques. C’est beaucoup plus facile, racoleur et vendeur, y compris pour se faire élire ou réélire…

Ainsi, selon des déclarations malveillantes, la centrale de Fessenheim serait dangereuse car située en zone sismique, vulnérable aux inondations, aux actes de malveillance aérienne, fragilisée par des microfissures dans la cuve…

Il y a en France une entité qui s’appelle l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) chargée de déterminer si ces risques sont correctement appréciés et gérés, puis de délivrer, ou non, des autorisations de fonctionnement.

En l’occurrence, l’ASN a dit que Fessenheim était une centrale sûre qui n’avait pas de raison technique d’être retirée du service « L’installation se situe favorablement par rapport à la moyenne nationale dans les domaines de la sûreté et de l’environnement ».

Donc, quand madame Wargon, Secrétaire d’État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire, invoque des arguments techniques pour fermer Fessenheim, elle se considère plus compétente que l’ASN !

Soit Fessenheim est réellement dangereuse et il faut alors dissoudre l’ASN pour incompétence.

Soit l’ASN fait correctement son métier, et alors les personnes qui présentent des arguments techniques non retenus par l’ASN sont des imposteurs.

Aux États-Unis, la quasi-totalité des réacteurs en fonctionnement (qui sont du même type que nos réacteurs français) ont été autorisés à fonctionner durant 60 ans, et certains exploitants ont commencé à constituer des dossiers pour poursuivre jusqu’à 80 ans.

Quand des militants d’ONG ou des politiques invoquent l’âge comme argument pour fermer une centrale nucléaire, c’est une imposture. Un président, ministre ou secrétaire d’État peut être un imposteur. Madame Wargon n’est pas la seule.

Réduire à 50 % la part du nucléaire ?

Ce chiffre rond et arbitraire est sorti du chapeau de François Hollande pendant la campagne de 2012 car il avait besoin de séduire les partis Verts, dont la colonne vertébrale est constituée par l’opposition au nucléaire. Hollande a donc promis une sucette qui était de diminuer la part du nucléaire.

La bonne question est de savoir si baisser ou augmenter la place du nucléaire dans la production électrique améliore l’avenir des Français ou non.

Une baisse délibérée du nucléaire par mise à l’arrêt de réacteurs en parfait état de marche, ou en ne les renouvelant pas, augmente les risques pour l’avenir car diversifier n’est pas une fin en soi si le résultat est mauvais.

Couper l’une des deux jambes de chaque Français pour la remplacer par une prothèse aura incontestablement diversifié leurs appuis.

Pour autant, une diversification n’est bénéfique qu’en remplaçant la partie supprimée par quelque chose de mieux. Cela renvoie aux avantages et inconvénients respectifs du nucléaire et des autres modes de production de l’électricité.

Si le nucléaire est le meilleur mode de production de l’électricité disponible, il n’y a aucun intérêt à faire baisser sa part.

Nucléaire et environnement

Si « agir pour l’environnement » consiste à minimiser l’impact humain sur la nature, alors le nucléaire est une option à favoriser au détriment de ses concurrents dits « renouvelables » ou fossiles.

Le nucléaire constitue un matelas amortisseur de choc. Il n’évitera pas les efforts qui devront être faits dans de nombreux domaines (mobilité, alimentation, consommation,…) si les combustibles fossiles venaient à diminuer ou à devenir très onéreux, mais il permettra de garder plus de « confort moderne ».

En effet, baisser les émissions de CO2 consiste essentiellement à perdre du pouvoir d’achat. Et le nucléaire permettra d’atténuer cette baisse.

Si, pour un  investissement donné, l’éolien et le solaire (avec stockage et réseau adapté) produisent moins d’électricité que le nucléaire, alors la production économique baisse, et le pouvoir d’achat aussi. Avec l’énergie nucléaire, la chute sera moins rapide et le choc moins sévère.

Le contre-exemple de l’Allemagne

L’Allemagne a une politique énergétique résolument antinucléaire et, par intérêts, pousse la France à aller dans le même sens. Mais l’Allemagne veut conserver son industrie lourde (très émettrice de CO2), et elle donne la priorité au charbon national et au gaz russe pour son électricité (ce qui ne permet pas de la décarboner…).

Si les Français préfèrent conserver davantage d’usines et de confort (capacités et liberté de déplacement, chauffage, nourriture, divertissements,…) sans gaz russe, ni charbon allemand et américain, alors le nucléaire est inévitable.

La fermeture de Fessenheim pour les mêmes raisons farfelues fondées sur l’obscurantisme et la peur qui conduisaient à brûler des sorcières au Moyen-Âge, va probablement obliger la France à garder plus longtemps des centrales à charbon et à gaz, et à en ouvrir de nouvelles, exactement sur le modèle allemand. La démagogie politique y gagne peut-être, mais surement pas les Français.

Les politiques et les médias devront faire preuve de beaucoup de pédagogie pour que la population commence à changer d’avis sur le sujet. Mais ce n’est pas pour demain car la volonté manque, et c’est probablement un vœu pieux.

À force de rappeler les faits, et lorsque la contrainte des dures réalités « mordra aux chevilles » (mais comment en sommes-nous arrivés là ?…), les opinions changeront sur le nucléaire.

En démocratie, il n’y a pas d’autres manières intellectuellement honnêtes de procéder, même si le mensonge et le rêve ont encore de beaux jours devant eux.

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  • claude henry de chasne
    15 juin 2020 at 7 h 10 min

    Tout ce cirque est a la portée de l’électeur pourtant !
    regardez pour qui vous votez et c’est tout!
    certains écologistes allemand ont démontré que l’abandon du nucléaire pour passer au charbon , font qu’un vélo électrique est plus polluant qu’une voiture a essence
    «  »L’Allemagne a fait le choix d’augmenter massivement les renouvelables, de façon assez impressionnante, pour compenser la fermeture de centrales nucléaires plutôt que de centrales au charbon et au gaz : de fait, les émissions de CO2 ne baissent pas très vite. »

  • claude henry de chasne
    15 juin 2020 at 8 h 12 min

    on ne « passera » pas a la voiture électrique, l’allemagne deja va construire des usines a hydrogéné

    • L’hydrogène n’a vraiment aucun avenir à part pour les bus subventionnes , cela ne concernera jamais les véhicules individuels. Imagine de tels véhicules dans nos banlieues ou le danger que représenterait une station service en plein centre ville…

      • claude henry de chasne
        15 juin 2020 at 9 h 48 min

        pensez ce que vous voulez , vous verrez

        • Bah les allemands construierons des hybrides ( BMW sort une série 3 géniale, 70000€ déductible en belgique pour les sociétés ) les français des électriques( des utilitaires et des voiturettes) , y a pas la place pour l’hydrogène la dedans. Les usines à hydrogène allemandes et des usines à batteries europennes, pas trop compatible tout ca surtout que hydrogène ou gpl même combat avec ko financier pour l’hydrogène). D’ailleurs je ne comprends que le gpl n’a pas ete choisi pour les hybrides, moins de pollution et de dépendances pétrolières… Comme quoi les gaz liquides…. Ça fait encore plus peur que le nucléaire.

        • Il a raison mon cher. L’hydrogène est hautement explosif ce qui pose quand même des problèmes!

    • Déjà qu’on a pas le droit de parquer les véhicules gaz nat ou GPL dans les parkings souterrains, alors l’hydrogène…

    • @claude: Cela restera une voiture à moteur électrique et avec une usine chimique à bord, à peine plus lourde au départ qu’à l’arrivée. L’hydrogène n’est pas une énergie de base, c’est un produit intermédiaire pour améliorer vitesse de chargement et autonomie. Avorton a raison de dire que la consommation électrique ne baissera pas quelle que soit la réussite des usines « hydrogénées ».

  • on va se retrouver comme en Roumanie à l’ère ceausescu : les gens vivaient dans de petits appartements , sans chauffage , sans eau chaude , avec une seule malheureuse ampoule dans chaque pièce ;

    • Vous avez visité la Roumanie ?
      Sinon en France on a rarement plus d’une ampoule par pièce et la surface des appartements est liliputienne depuis toujours. Sauf pour les bourgeois, of course. Il y a quelques années l’eau courante, il fallait courir après avec un seau.. Je doute que ce fut le cas en Roumanie, ils n’ont pas la réputation d’être sales crasseux comme des français.

      • claude henry de chasne
        15 juin 2020 at 9 h 49 min

        oui la Roumanie comme idéal social merci bien

        • Je ne sais pas mais il fait bon y vivre, les gens ont une culture, l’intelligence est partout.. Et des magouilleurs, qui n’en a pas ?…. Mais s’en doute n’ai je pas fréquenté les bas fonds politiques , partout les mêmes.

          • claude henry de chasne
            15 juin 2020 at 13 h 23 min

            oui ,oui

          • @ Avorton. Oui l’intelligence est partout, mais qu’il fasse bon vivre en Roumanie… C’est nouveau ! Tous les documentaires montreraient plutôt un pays sous-développés, des politiciens à la limite ! des inégalités surprenantes et enfin des populations qui ne rêvent que de s’enfuir, et qui d’ailleurs s’enfuient… vers les pays de l’ouest où le niveau de vie est quand même plus enviable, et qui leur prourent du travail… au détriment des autochtones… mais n’est-ce-pas c’est notre « Grande Chance ! » Elise Lucet et d’autres ont fort bien montré ces camps de travailleurs détachés et les combines annexes (femmes et enfants récupérant des matériaux, machines, et autres) pour améliorer l’ordinaire et rentrer avec de l’argent au pays, le temps de préparer un nouveau voyage !

    • Ce sera l’ère Manucescu …

  • La ruine de notre pays est totalement programmée. Notre avenir est de devenir un musée pour le reste du monde.

  • Tous les articles de cet auteur illustrent parfaitement le paradigme politique suivant:

    Quand un homme politique a le choix entre une solution simple (coûts peu élevés et efficacité haute) et une solution complexe (coûts très élevés et efficacité faible), il va toujours choisir la seconde, car la première le rend obsolète, et réduit son pouvoir.

    Un homme politique ne cherche jamais une solution, il cherche un problème.

    C’est clairement illustré dans la question énergétique.

    A longueur d’articles, l’auteur indique très bien et clairement ce qu’il faudrait faire, mais en le lisant, l’homme politique y découvre précisément tous ce que sa survie politique exige qu’il ne fasse jamais!

  • Monsieur Gay, « vous parlez d’or », je suis complètement d’accord avec vous.
    Mais on a bien compris que les lobbys dictent leurs lois à Macron et son gouvernement.
    Et donc la novlangue est devenue la règle, « la guerre c’est la paix », pour essayer de cacher qu’on est aux mains des lobbys et qu’on a perdu tout idée du Bien commun au profit de ces lobbys.
    Les médias dont les télés en continu lessivent le cerveau des Français à longueur de temps.
    On a pu s’en rendre compte au moment du confinement général, mettant à mal l’esprit de liberté si cher aux Français, une véritable expérience de Milgram à l’échelle d’un pays et cela continue avec l’application « stop covid » qui vous trace, ou la loi Avia ou les automobiles bourrées de gadgets électroniques qui vont jusqu’à détecter quand vous êtes fatigué et vous ordonne de rejoindre une aire de repos le plus vite possible, etc…

    • ‘Lobby’ ne veut rien dire sans adjectif.

      Un lobby est industriel, commercial, communautaire, idéologique, religieux, agricole, militaire, et de ce fait même l’un peut être totalement à l’opposé de l’autre dans sa finalité…

      • jacques lemiere
        15 juin 2020 at 20 h 29 min

        lobby signifie juste groupe de pression, rien de mal à ça.. le problème éventuel est de toutes façons du coté des politiques.

    • Oui il parle d’or car il examine la situation avec logique et compétence… tout ce qui manque à nos politiciens (+ l’honnêteté !), et comme leur statut leur offre l’irresponsabilité de surcroît, peu importe leurs choix : ce choix se fait effectivement sous le soup de l’émotivité publique, accentué encore par la promotion de l’incompétent pia-pia médiatique des perroquets subventionnés !

  • Nous pouvions penser que gouverner c’est prévoir. Mais prévoir c’est aussi envisager l’imprévisible notamment le hasard mathématique ou non… Il ne fait pas toujours bien les choses, nous venons avec le COVID de pouvoir en toucher du doigt les effets et les conséquences du fait du manque de prévisions.
    En matière énergétique, se dépecer de ce qui fonctionne et qui est stable pour se lancer sur des voies plus idéologiques que techniques voire scientifiques, risque d’amplifier la potentialité que le hasard se retourne contre nous avec des effets bien plus dévastateurs que ceux que nous venons de vivre. En fait, nous préférons foncer dans l’incertitude tous feux éteints plutôt que de se donner le temps de penser dans ce domaine une stratégie à long terme.
    Suis je bête !!! J’oublie d’inclure dans mon raisonnement que les élections obligent à des stratégies à très court terme si l’on veut être réélu et que les écolos sont le joint tournant qui par son apport de voix garantit en parti une réélection…

    • Les ecolos sont une pièce maîtresse dans le jeu politique, il remplace les religions comme socle commun. La chrétienté eut payé dans le passé mais en voie de disparition, il fallait autre chose pour simplifier l’argumentation politique et avoir la plus large audience possible.

  • Cela n’étonne personne de la part des débiles qui nous gouvernent!

  • Etre élu, réélu et si pour cela il faut fermer une centrale nucléaire et plomber un pays ce n’est pas leur problème…

  • Il est évident que le nucléaire est la meilleure solution.
    Et le plus ironique est qu’elle émet plus de gaz à effet de serre: la vapeur d’eau. L’eau naturellement présente dans l’atmosphère favorise l’effet de serre qui permet entre autre d’avoir une température correcte sur terre.
    Parallèlement, et si je ne me trompe pas, il n’a jamais été prouvé scientifiquement que le CO2 était un gaz à effet de serre.

    Intéressons-nous plutôt à réduire au maximum notre pollution, plutôt que de penser que l’homme a le pouvoir de changer le climat à lui tout seul.

  • Je lis avec plaisir les articles de contrepoints défendant la filière nucléaire française. Cette filière ayant été impulsée par l’état, une question me vient cependant à l’esprit: cette réussite française ne contredit-elle pas le dogme libéral selon lequel l’état n’a pas à se mêler de stratégie industrielle. Mon intention n’est pas polémique: j’aimerais juste avoir le point de vue de libéraux sur ce sujet.

    • Le point de départ du nucléaire français n’était pas d’avoir une production d’électricité d’origine nucléaire mais de fabriquer un arsenal militaire nucléaire. Ce n’était donc pas une stratégie industrielle au sens commercial du terme mais une stratégie industrielle militaire.
      Le développement initial du programme de centrales électriques nucléaires avait comme but de façade l’indépendance énergétique. Mais en fait ces centrales permettaient surtout d’obtenir plus facilement le plutonium nécessaire à certaines bombes.

      Donc oui, l’Etat a financé le début des recherches et applications de la filière électronucléaire française. Mais le but était militaire donc du ressort du régalien. D’ailleurs, la suite du développement de la filière électronucléaire s’est faite sans soutient financier étatique depuis longtemps.

      • Vous avez raison de souligner l’absence de soutien financier de l’état à la filière électronucléaire. En revanche, il s’agit d’une réussite industrielle et commerciale entièrement pilotée par l’état qui a pris des décisions capitales couronnées de succès. Pour certains lecteurs de contrepoints, cela relève d’une impossibilité théorique plutôt que d’un fait généralement constaté lorsque l’état se mêle de tout, ce qui me gène beaucoup car en formulant de tels jugements, on fait du libéralisme une idéologie.

  • à vous lire, il semble que le nucléaire soit bien la panacée, surtout en terme de pouvoir d’achat ainsi que d’outil abondant de production industrielle sur notre sol.
    mais j’ai des questions :

    -avec quelle énergie fonctionnent les réacteurs ? le nucléaire qui fait marcher les centrales nucléaires ?
    -l’énergie de nucléaire étant en situation de monopole, je pense que c’est bien qu’il y ait des alternatives.

    • bien qu’en étant en situation de monopole, ce serait bien d’avoir des alternatives ?

      • Mais si ce sont de mauvaises alternatives (comme produire une électricité intermittente de mauvaise qualité avec du vent et du soleil), ce n’est pas bien.

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