Électricité : la trahison des élites

La France est un modèle en matière climatique grâce à un mix de production décarboné à plus de 90 % depuis 1995 grâce à son parc électronucléaire et à ses barrages hydrauliques.

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Électricité : la trahison des élites

Publié le 17 décembre 2020
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Adaptation par Michel Gay de l’interview de Bernard Durand et Jean-Pierre Riou.
Article publié dans European Scientist

Les intellectuels et les « élites » ont trahi leur mission de défense de la justice et de la raison au nom d’une idéologie antidémocratique et d’intérêts personnels.

Électricité « variable »

En Europe, ces élites accumulent les mensonges pour imposer au forceps par des lois et décrets le développement d’éoliennes et de panneaux photovoltaïques (PV) inutiles et même nuisibles à cause de leur intermittence et de leur coût.

Et cela dans un but électoral et pour le profit financier de quelques-uns au détriment des citoyens et de l’économie.

Lélectricité n’est qu’une des formes des énergies utilisées. L’intermittence non-pilotable des électricités éolienne et photovoltaïque est nommée parfois « variabilité »… fatale.

Il leur est donc impossible de faire du « suivi de charge », c’est-à-dire d’ajuster leur production à la consommation d’électricité en temps réel, condition indispensable à la stabilité du réseau électrique.

Ces électricités sont par conséquent inutilisables et sans valeur en tant que telles. Il faut les associer en permanence soit à des centrales pilotables, soit à des stockages, qui permettent de faire des ajustements pour assurer l’équilibre du système électrique.

Les stockages actuels n’ayant pas les capacités suffisantes (et pour longtemps), des centrales pilotables sont utilisées. Elles sont principalement à combustibles fossiles (charbon et gaz) en Allemagne, et nucléaires en France.

L’absence de toute production garantie de ces moyens intermittents oblige le système électrique européen à conserver l’intégralité des moyens pilotables, comme le montrent les chiffres de leur évolution alors que l’éolien et le photovoltaïque se développent depuis maintenant 25 ans.

Les conséquences de l’intermittence de l’électricité

Cette intermittence impose une restructuration profonde et coûteuse du réseau électrique pour permettre de refouler les importantes productions inutiles locales… dès que le vent souffle ou que le soleil brille.

Il en résulte une série de « maux » :

  • un prix de l’électricité plus élevé pour le consommateur, une faible efficacité pour faire baisser les émissions de CO2 de la production d’électricité, notamment en France où l’électricité est déjà décarbonée à 90 % uniquement avec le nucléaire et l’hydroélectricité ;
  • l’impossibilité de se passer des centrales pilotables (nucléaire, hydraulique et gaz en France), dont toute la puissance doit être conservée pour faire face aux périodes sans vent et sans soleil (nuit, hiver, ou ciel nuageux) ;
  • l’impossibilité de contribuer à la sécurité électrique de l’Europe.

De plus, leur impact écologique est désastreux : les éoliennes et PV ont une faible productivité par unité de surface occupée. Ces sources d’électricité sont donc beaucoup plus destructrices des espaces naturels et productrices de déchets (y compris toxiques) pour une même quantité d’électricité produite : 100 à 1000 fois plus de surface occupée et 10 à 15 fois plus de déchets que les centrales nucléaires… pour une électricité inutilisable en tant que telle !

Le Green Deal européen

La politique énergétique européenne, et notamment son Green Deal, est profondément hypocrite et malhonnête car elle consiste à fixer des moyens inappropriés au lieu de fixer des objectifs par habitant, particulièrement en ce qui concerne l’électricité, en laissant le choix des moyens aux pays-membres.

Elle affirme de manière absurde qu’elle fixe des proportions d’électricité renouvelable (notamment éolienne et solaire PV) à atteindre à des horizons temporels déterminés pour faire face à l’urgence climatique. Il faudrait d’abord fixer un objectif quantitatif d’émissions de CO2 par kWh produit, le même pour tous les États-membres, en laissant à ceux-ci toute la liberté des moyens pour atteindre ces objectifs.

Elle pénalise ainsi les pays dont la production électrique émet peu de CO2, comme la France, au bénéfice de pays producteurs de ces moyens où ces émissions sont fortes, comme l’Allemagne… ou la Chine.

Cette étrange partialité laisse penser que la Commission et le Parlement européens sont très perméables à l’influence de l’Allemagne mais aussi à celles du lobby de l’éolien et de celui des combustibles fossiles, en particulier celui du gaz.

Quelles solutions

L’impossibilité de stocker l’électricité à grande échelle pour un coût acceptable par la collectivité conduit l’Allemagne à augmenter la puissance de ses centrales à gaz de secours, avec l’espoir de réduire sa dépendance à la Russie grâce à la production de gaz vert.

France Stratégie rappelait récemment :

Pour atteindre la neutralité carbone en 2050, il faut cesser de recourir au gaz d’origine fossile. Et parce qu’on ne peut attendre pour agir de savoir si le pari du gaz renouvelable sera gagné, il faut chercher dès maintenant à restreindre l’usage du gaz en misant sur d’autres énergies décarbonées, électricité et biomasse en tête.

L’Allemagne est condamnée à faire ce pari pour prolonger sa fuite en avant vers toujours plus d’intermittence. Et son objectif de mix électrique à horizon 2050 est supposé émettre plus de 100 millions de tonnes de CO2 par an, soit 5 fois plus que le mix français d’aujourd’hui !

Les types de stockage actuel, y compris l’hydrogène, sont incapables de remplacer les centrales pilotables dans leur rôle actuel de régulateur de l’intermittence au niveau national.

Le stockage massif d’électricité, c’est l’Arlésienne depuis un siècle.

La France modèle énergétique ?

L’électricité décarbonée d’origine nucléaire permettrait de grandement décarboner les secteurs comme le chauffage ou les transports. La France est un modèle en matière climatique grâce à un mix de production décarboné à plus de 90 % depuis 1995 grâce à son parc électronucléaire et à ses barrages hydrauliques.

La Norvège, la Suède et la Suisse ont les plus faibles émissions de CO2 par kWh d’électricité produite. Ces pays doivent ce résultat à un avantage naturel absent dans les autres pays européens : une production d’hydroélectricité élevée par habitant qui atteint 100 % en Norvège. La Suède et la Suisse complètent par une importante production nucléaire.

Une politique énergétique préservant le mieux l’avenir serait celle qui diminuerait autant que possible le recours aux combustibles fossiles pour moins émettre de CO2. Elle permettrait aussi de se prémunir contre une crise de l’approvisionnement, en particulier en pétrole, toujours indispensable aux transports, et principal déterminant de l’activité économique.

Quelle politique énergétique pour l’UE ?

L’énergie nucléaire est indispensable à la politique climatique de l’Europe. C’est la seule énergie pilotable, avec l’hydraulique dont hélas les ressources sont limitées, qui n’émet pas de CO2.

Même en Allemagne, le nucléaire revient sur le devant de la scène par une volte-face de certains écologistes qui réalisent qu’il n’y a guère d’alternative pour une sortie rapide du charbon.

Mais la Commission européenne à Bruxelles contribue à la « trahison des élites » en refusant d’encourager la production décarbonée d’électricité nucléaire. Des luttes d’influence en son sein visent à empêcher la France de continuer à bénéficier d’un avantage compétitif sur ses voisins, notamment l’Allemagne qui manœuvre activement en coulisse pour défendre ses intérêts au détriment de la France.

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  • Notre avenir: du gaz, du gaz et encore du gaz.

  • La france n’est pas un « modèle » en matière climatique..elle émet moins de CO2 fossile que ceux ..qui en émettent plus.. Aux yeux du giec..on est loin d’etre un « modèle », on fait moins pire.. et on a le droit d’émettre des doutes sur ce que prédit le giec, voire ce qu’il dit, et on a le droit de n’en avoir rien à faire du climat.

    Pouvez vous me dire à quel moment, le choix de la lutte contre les emissions de CO2 a été exprimé par les français autrement que par des éléments vagues lors d’élections présidentielles?

    Faut pas déconner, le climat sert de raison pour taxer des tas de trucs, en imposer des tas d’autres sans qu’ on voit en réalité d’effet sur les emissions bien différentes de celle des pays développés.

    En outre, les français acceptaient ils dans leur majorité de réduire les emissions de CO2 du pays..ça ne donnerait pas la façon de le faire..

    A titre personnel, de citoyen, je pense que la politique à mettre en place que les français qui souhaitent utiliser moins de pétrole…le fasse.

    la trahison des élites…quelles élites? et la trahison à quelle cause? non, c’est l’incomptétence des élus… Comme si le programme électronucléaire avait été décidé pour lutter contre le climat..voire contre la pollution atmosphérique ( un peu quand même je me souviens que c’est un argument que j’utilisais) ..

    • La question climatique français s’inscrit d’ailleurs dans un question climatique mondiale.
      La seule certitude « politique » semble être un transfert de richesses des pays développés vers les pays en voie de développement..sans garantie réelle d’unemaitrise de la consommation globale de fossile.

      grosso modo..s’appauvrir voila ce qu’on propose au français..sans garantie réelle de baisse des émissions mondiales.

      Non ça n’est pas une politique » climatique »…ou d’emission globale..

      et l’apparence de baisse d »émission dans les pays occidentaux tient davantage au prix du petrole et à la désindustrialisation..et pas aux lubies CO2.

    • La lutte contre la pollution atmosphérique (en gros, les particules en suspension) est différente de la lutte contre le changement climatique (émissions de CO2).

      La première peut s’entendre dans les limites du raisonnable, la seconde est farfelue. Le comble est que, lorsqu’on a programmé les centrales nucléaires, les experts alertaient plutôt à propos du refroidissement climatique anthropique, alerte tout aussi stupide que celle du réchauffement.

  • Merci à Contrepoints d’aborder régulièrement le sujet de l’énergie.
    Malheureusement, les médias classiques préfèrent nous asséner les arguments officiels de le lutte contre le réchauffement.
    Ils sont politiquement corrects et scientifiquement incompétents.
    Ce sujet est beaucoup plus important que l’épidémie actuelle et les choix qui sont faits actuellement auront de très graves conséquences dans un avenir très proche.
    Après les chocs pétroliers des années 1970, la France avait fait le choix du nucléaire pour assurer son indépendance énergétique.
    Le gouvernement, s’il était courageux et compétent, s’opposerait à l’union européenne et choisirait une politique énergétique au seul profit de son pays.
    J’espère que le référendum sur la protection du climat aura lieu. En toute conscience, je voterai NON.

  • Dans les nouveaux Permis de construire le gaz pour la production d’energie n’est plus toléré en temps qu’energie seul , fini le gaz en france on repasse en tous éléc

    • Bah, dans une maison individuelle neuve on a tout intérêt à utiliser une pompe à chaleur , cela ne sera donc pas un gros sacrifice….. Pour un immeuble aussi.

      • Dans du neuf (et même de l’ancien), on peut aussi intégrer quelques mètres carrés de solaire thermique sur un mur vertical sud (préférence hiver).
        Pas cher, simple, bon rendement…
        Soulage le chauffage d’hiver, et assure une grande partie de l’ECS du printemps à l’automne…
        Et ne génère aucune pagaille électrique…

        • Le solaire thermique est une tres bonne solution pour la production Ecs sur la moitié sud de la france au dessus quasiment pas de retour d’investissement a moins de 10 ans

          • Une dizaine d’années de RoI reste raisonnable en BTP et c’est une option renouvelable qui n’entre pas en concurrence avec l’électricité déjà décarbonée, au contraire de ces stupides ventilos géants…

          • Dans une région très ensoleillée, on peut arriver à l’indépendance énergétique avec du solaire, mais dans des conditions bien précises. Retour d’expérience sur une maison individuelle de 300 m2, dans l’Alentejo (Portugal), avec 24 panneaux solaires pour un total nominal de 6600 W. et un parc conséquent de batteries (900 Ah en 12 V.) Investissement de l’ordre de 18 000 €.

        • Je suis d’accord avec vous: le solaire thermique est la seule énergie renouvelable vraiment intéressante car au delà de son rendement excellent (plus de 90% car l’ensemble du spectre solaire visible et infrarouge est utilisé), il intègre le stockage (pas sur de longue durée mais avec quelques précaution d’isolation entre 2 et 3 jours). et c’est peu cher. Je suis aussi d’accord que l’intégration sur un mur vertical est l’idéal pour profiter au mieux de l’inclinaison du soleil en hiver mais par contre esthétiquement ce n’est pas le top.
          Ceci dit, sur le toit dans des bâtiments anciens, ce n’est pas non plus très joli!

      • Une pompe à chaleur à juste un rendement inférieur a une chaudière GAZ , je parle même pas de la distribution pour alimenté la pompe a chaleur , c’est un non sens

        • Je suppose que vous comptez les pertes en ligne pour faire une telle affirmation… Avec le nucleaire, on s’en balance ainsi qu’avec les renouvelables. Ce qui compte est le prix le rendement final… Et le froid l’été n’a pas de prix.

          • Pour les pertes en ligne on s’en fout pas puisque vous etes subventionné le jour ou il arrivera la subvention sur Edf n’existera vous paierez plein pot l’électrique
            Ah la clim dans la moitié sud un intérêt je l’accorde dans la moitié nord peu d’intérêt.

        • Les pompes à chaleur équipent déjà 8% des résidences principales en terme de superficies chauffées et le parc installé a augmenté de 17% en 2019, rythme en accélération. Bref, s’il y avait un problème de rendement pour l’utilisateur final, ça se saurait.

          Un système de pompe à chaleur + chaudière basse température + plancher chauffant + isolation est idéal pour le confort de vie sur la majeure partie du territoire, nonobstant l’investissement de départ. S’il faut tirer un peu plus sur le réseau durant 15 ou 20 jours par an de grand froid, le nucléaire répond parfaitement à la demande. Le reste du temps, c’est un système très économique, beaucoup plus simple et moins coûteux à entretenir qu’une chaudière à gaz qui n’usurpe pas son surnom d’usine du même nom. Sans compter que le gaz implique le surcoût d’un réseau de distribution redondant avec le réseau électrique qui, de toute façon, est nécessaire au fonctionnement de la chaudière à gaz.

          Le véritable non-sens est le gâchis du gaz pour chauffer ou produire de l’électricité (pallier l’intermittence des ENR fatales) alors qu’il conviendrait de réserver la ressource aux transports, domaine dans lequel l’alternative électrique restera une illusion tant qu’on n’aura pas une rupture technologique améliorant les batteries par un facteur 60 au moins dans tous les aspects du problème (capacité, poids, taille, prix).

          • Le seul vrai problème des pompes à chaleur provient du bruit généré par le ventilateur. Je crois que beaucoup de progrès ont été faits ces dernières années même si, de ce point de vue, les normes sont mal faîtes et ne permettent pas toujours de faire un choix pertinent. C’est ce qui m’avait fait hésiter il y a quelques années. Mais la pompe à chaleur est une option à prendre en compte aujourd’hui à condition bien sûr de l’installer proprement !

            • Le niveau sonore des derniers modèles, correctement installés et entretenus, est normalement à peine perceptible dans le bruit de fond naturel. Reste à voir s’il y a plus de nuisance avec l’usure.

              Pour ceux qui s’interrogent sur la législation :
              https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGIARTI000006910538/2006-09-01/

              Les installateurs doivent respecter la législation.

              • C’est ce que j’ai cru comprendre mais comme la norme de bruit n’est pas parfaitement codifiée, il est difficile de s’y retrouver sauf à faire confiance à un vrai professionnel compétent et honnête. Il n’en demeure pas moins que le plus souvent il faut par principe brasser une quantité importante d’air et que ce brassage conduit inévitablement à un niveau de bruit. Je n’ai plus suivi ces problèmes depuis quelques années et des progrès ont du être fait mais je ne sais pas quel est le meilleur état de l’art aujourd’hui

                • C’est surtout le compresseur qui fait du bruit quand il fait très froid car il tourne alors à haut régime.
                  Sur les ventilos, les dernières génération ne sont pas trés buyants

      • interet? sur du neuf?

        le logement , c’est un investissement à long terme..tout calcul d’interet se fait à cette échelle ce me semble….
        si on ajoute la dimension confort du chauffage.. qui fait par exemple que un chauffage radiant n’equivaut pas à un convecteur de meme puissance.

        c’est tout sauf simple..il faut avoir un visibilité du prix de l’énergie sur plusieurs décennies mais aussi de certains choix politiques tiens par exemple le service public de transport de l’electricité…

        d’abord sur du neuf a question est de determiner les besoin de chauffage du logement, donc d’isolation..

        • Je ne vois pas où vous voulez en venir. La question est, j’ai besoin de chaud l’hiver de froid l’été, hors la pompe à chaleur…. Pas air air évidement, son rendement est médiocre sur 12 mois mais eau /eau ou air.
          Pour le prix de l’énergie j’espère que vous avez remarqué que le prix est cohérent avec la politique énergétique en court, on ne peut pas rivaliser avec l’edf en electrogene par exemple gaz ou mazout. Pour le solaire son coût est tellement prohibitif qu’ on ne peut pas y songer, reste le bois mais rien n’existe actuellement sur le marché à un prix compétitif.

          • la pompe à chaleur si c’etait si évident les gens en changerait sans subventions …

            non c’est du relativement long terme..ça amène à spéculer sur le prix des énergies sur une ou deux décennies au moins.

            L’etat vous « donne » plusieurs années sinon une décennies de conso au tarif actuel pour en installer une…

            Le prix de l’énergie c’est ..des taxes désormais..spéculer là dessus est spéculer sur la taxation différentielle sur les énergies.

            Une question pourquoi va t on INTERDIRE les chauffages au fiouls et au gaz?
            a-t-on interdit les téloches noir et blanc?

            Donc, pour résumer ce foisonnement…la pompe à chaleur n’est pas votre choix, c’est celui de l’état. ça ne signifie pas nécessairement que c’est un mauvais choix..

            • changeraient une décennie etc…

            • Pas de subvention dans le neuf.

            • Si vous essayez de comprendre les décisions de l’état français, vous vous heurtez à l’incohérence la plus complète, en particulier en matière d’énergie. L’interdiction des chaudières au fioul ou au gaz peuvent encore trouver une explication si l’on croit que le réchauffement climatique provient essentiellement des émissions anthropiques de CO2 (personnellement, vu les incohérences nombreuses de la théorie en vogue et l’absence complète de preuves expérimentales indiscutables de la culpabilité du gaz carbonique, je suis très dubitatif, mais admettons!).
              Mais dans ce cas, il ne faut surtout pas développer l’éolien qui au delà de la catastrophe environnementale et écologique qu’il représente, implique le renforcement de la filière gaz pour la production d’électricité.

            • J’ai installé moi même ma pompe à chaleur, pas un centime de subvention.
              L’état ne subventionne pas les pompes à chaleur, il subventionne les professionnels qui posent les dites pompes. Puis les taxe à coup de CSG et impôts…

          • Le rendement d’une pompe à chaleur qui puise ses calories dans l’air n’est pas médiocre : les COP dépassent maintenant 4 pour les meilleurs produits, ce qui n’est pas rien. Le problème c’est que ce COP n’est pas constant et dépend de la température de l’air dans lequel les calories sont puisées; ainsi il devient voisin de 1 quand les températures extérieures deviennent négatives (bien que des progrès sensibles aient semble-t-il été réalisés ces dernières années) et la pompe à chaleur nécessite alors une source d’appoint.
            Pour ceux qui ont la chance de pouvoir puiser les calories dans un puits ou une réserve d’eau suffisante, c’est évidemment l’idéal mais ils sont peu nombreux!

            • Oui, en fait, 4 est le cop moyen sur l’hiver (pour un climat « standard ») .
              Quand il fait doux le cop monte à plus de 6
              @ -7° il est de l’ordre de 2.5,
              @ -18°C, il est de l’ordre de 1.5.

              Donc dans l’idéal, il faut compléter la PAC avec un poêle a bois puissant pour quand il fait trés froid et dans la mesure du possible avoir beaucoup d’inertie thermique

    • Les réseaux électriques sont-ils dimensionnés, pour répondre à la demande si on supprime le chauffage au gaz ? ça fait quand même pas mal de KW en plus lors des pointes de demande, surtout si en plus on arrête des centrales nucléaires. On va droit vers un bon caffouillage supplémentaire

  • Nous avons été indépendant jusqu’à ce qu’on mette les deux pieds dans l’ue et les deux mains dans le pot de confiture de la bce… Alors, notre politique énergétique ne nous appartient plus

    • @Avorton : exact ! l’OFATE dirige la politique énergétique de la France ! Donc nous ne pouvons que faire de mauvais choix, mais c’est comme les vases commuquants, s’ils mauvais pour la France ils sont en revanche excellents pour l’Allemagne ! Voilà tout le débat ! ce n’est qu’une question de fric et de soumission de nos politiques, incompétents voire corrompus ! Je me suis demandée s’il n’y avait pas des rétro-commissions savoureuses accordées aux décideurs… car pour persévérer ainsi dans l’erreur démontrée – prouvée – soit il faut être un âne soit percevoir des compensations. De plus ces énergies, outre qu’elles ruinent le pays, polluent d’abord dans des pays tiers (et non ces tours et ces miroirs ne sortent pas du néant tels des champignons, mais sont consommateurs de terres rares qu’i faut puiser ailleurs avec moult dégâts environnementaux) n’apportent rien ou presque et pas quand c ‘est nécessaire en matière de production.
      N’importe qui possédant un cerveau moyen peut le comprendre… restent les irréductibles VERTS qui refusent le nucléaire et sont prêts à tous les mensonges et compromission, suivis par la presse mean stream qui ne sait que répéter comme des perroquets !

  • Tout est bon dans cet article… sauf l’essentiel.
    L’énergie électrique, cela n’existe pas. L’électricité est un transport d’énergie, qui peut être d’origine diverse : thermique, mécanique, etc.
    Parler « d’énergie électrique » conduit à la croyance qu’elle existe en soi – et conduit les gens simples (dont nos dirigeants incultes scientifiquement) à penser qu’il suffit d’appuyer sur un interrupteur pour obtenir de « l’énergie électrique » – alors qu’en appuyant sur un interrupteur, on obtient, selon le cas, de l’énergie nucléaire, de l’énergie mécanique (éoliennes), photovoltaïque (solaire), etc. Une voiture « électrique » est en fait une voiture fonctionnant principalement à l’énergie nucléaire (en tous cas, en France actuellement), énergie stockée dans des batteries et transformée en énergie mécanique.

    • sur le fond vous avez raison, l’electricité est un « phénomène physique »..où les phénomènes physiques ayant trait à l’existence de charge électrique??
      mais bon on peut parler d’enrgie électrique quand même..

      la facture est en kW.h .après tout..

      Dans ces histoires me semble-t-il, il importe surtout de repérer ceux qui enfument en se servant de l’ignorance des autres .

      parler de l’hydrogène comme « source d’energie « par exemple..ça ne serait que moyennement faux si on disposait de sources de dihydrogène naturelles..

      normalement le pekin moyen ne devrait pas à comprendre trop de truc..sinon ça fait quoi etpour quel cout…

    • Met ta téte entre deux radiateurs allumés de deux KW, a quelques centimètres et attend, tu vas vite vérifier que tu ne dit que des niaiseries.

      •  » le seul remède est l’internement d’office des écolos et autres politicards incultes.
        ça va pas être facile déjà qu’on manque de prisons ! »

        Excellent!

        Vu ce que ces gens nous coutent, et la catastrophe écologique qu’ils génèrent, on n’aurait pas de difficulté pour échanger avec des détenus moins « nuisibles »

  • L’avenir de l’électricité en France ne dépends pratiquement plus que de la psychiatrie !
    Fermer les centrales électriques en même temps que l’on subventionnent la voiture électrique et le pompes a chaleur, (Je n’ai rien contre, je me chauffe « Principalement » avec une PAC depuis 26 ans ! ), le seul remède est l’internement d’office des écolos et autres politicards incultes.
    ça va pas être facile déjà qu’on manque de prisons !

    • Vous avez hélas raison et dans ce domaine le monde n’a pas fait beaucoup de progrès: j’ai de plus en plus l’impression de vivre dans un monde qui se partage entre UBU et Kafka; et il faut dire que dans cette compétition la France arrive dans une bien meilleure position que dans les classements sur nos capacités en mathématique ou dans les classements PISA; y aurait-il une relation de cause à effet?

      • B’en oui,
        Par le passé on calculait puis on construisait ce qui pouvait théoriquement fonctionner.

        Mais cette approche est ringarde, maintenant la nouvelle approche c’est:

        On dépense des milliards pour construire un truc qui ne peut pas marcher, et ensuite une fois qu’on constate que ça ne marche pas, on n’en parle plus et on recommence sur un autre sujet…

    • Sur les 35 livres « climato-REALISTES » que je possède, figure votre propre ouvrage : « Au diable les énergies renouvelables ».
      Je ne manquerai pas l’occasion d’acheter celui que vous me proposez, de Samuel Furfari.
      Je félicite autant les uns que les autres pour l’engagement que vous avez pris de dénoncer les mensonges — à vos risques et périls — faisant croire au miracle des énergies dites renouvelables.
      A écouter les médias, aux propos visiblement orientés, il serait facile pour un ignorant comme moi, de me laisser tenter par cette fumisterie.
      Merci pour votre combat.
      Respectueusement vôtre. JEAN

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