Si l’énergie nucléaire est si sûre, pourquoi en avons-nous si peur ?

Comment le glamour de l’énergie nucléaire dans les années 1950 s’est-il transformé en craintes aujourd’hui ?

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Si l’énergie nucléaire est si sûre, pourquoi en avons-nous si peur ?

Publié le 20 juin 2018
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Par Michael Shellenberger. 

De nombreuses études dans des revues scientifiques de haut niveau révèlent que les réacteurs nucléaires sont de loin le moyen le plus sûr de produire de l’électricité fiable. Pourquoi alors suscitent-ils une telle peur ?

L’association historique des centrales nucléaires avec les armes nucléaires n’y est pour rien. Pendant les deux premières décennies après le bombardement d’Hiroshima et Nagasaki au Japon, l’énergie nucléaire pour la production d’électricité a reçu un accueil plus enthousiaste qu’effrayé.

Comment le glamour de l’énergie nucléaire dans les années 1950 s’est-il transformé en craintes aujourd’hui ?

Serait-ce à cause de Three Mile Island, Tchernobyl et Fukushima ?

Pourtant, ces accidents ont prouvé le danger relatif de l’énergie nucléaire. Personne n’est mort des radiations à Three Mile Island ni à Fukushima, et moins de 50 personnes sont mortes à cause des radiations à Tchernobyl au cours des 30 années qui se sont écoulées depuis l’accident.

Pourquoi alors ces accidents nucléaires sont-ils considérés comme si catastrophiques ?

La réponse est à rechercher dans la manière dont les gouvernements ont réagi. Au lieu d’encourager le public à rester calme, les gouvernements ont paniqué. Ils ont fait évacuer des centaines de milliers de personnes… pour rien.

Le graphique ci-dessous montre que le nucléaire est le moyen le plus sûr pour produire de l’électricité. Le nombre de décès pour une production identique d’électricité, ici par exemple le térawattheure (TWh = un milliard de kilowattheure) est notablement inférieur à celui des autres grands moyens de production de masse de l’électricité que sont le charbon, le pétrole, la biomasse et le gaz naturel.

« Entre 1986 et 1990, entre cinq et dix fois trop de personnes ont été éloignées de la région de Tchernobyl« , a écrit début juin 2018 une équipe de scientifiques de haut niveau dans la revue à comité de lecture, « Process Safety and Environmental Protection ».

Quant à l’accident nucléaire de 2011 au Japon, les scientifiques ont déclaré qu’il leur était difficile de justifier le déplacement d’une seule personne de Fukushima Daiichi pour des raisons de protection radiologique.

En d’autres termes, les réactions excessives aux accidents – et non les accidents eux-mêmes – ont suscité les craintes de la population à l’égard de cette technologie.

Les spécialistes des rayonnements estiment que les craintes du public ne pourront pas être complètement supprimées, mais que la façon dont les gouvernements réagiront au prochain accident nucléaire éventuel pourrait être modifiée.

La guerre contre la prospérité universelle

Dans son discours « Atomes pour la paix » de 1953, le président américain Eisenhower avait proposé à l’assemblée générale des Nations-Unies à New-York d’utiliser l’énergie nucléaire comme un moyen de prospérité. « Un des objectifs serait de fournir de l’énergie électrique en abondance dans les régions du monde en manque d’énergie. »

Quel est l’intérêt de la paix si des milliards de personnes restent dans la pauvreté ?

La vision d’Eisenhower était à la fois nationaliste et internationaliste, altruiste et intéressée.

« Les États-Unis s’engagent à consacrer tout leur cœur et leur esprit à trouver le moyen par lequel l’inventivité miraculeuse de l’homme ne sera pas consacrée à sa mort, mais consacrée à sa vie. »

Après le discours d’Eisenhower, les représentants de chaque nation se sont levés et ont applaudi pendant 10 minutes.

Mais tout le monde n’a pas été ravi par l’idée d’éliminer la pauvreté.

Trois ans avant le discours d’Eisenhower, Harrison Brown, un ancien participant au programme Manhattan (qui a fabriqué la première bombe nucléaire) a publié un livre en 1950 The Challenge of Man’s Future qui affirmait que les humains étaient trop nombreux sur la Terre. « L’humanité ne sera pas satisfaite tant que la Terre ne sera pas complètement recouverte d’êtres humains, un peu comme le cadavre d’une vache est recouverte d’une masse grouillante d’asticots« .

Brown, qui avait proposé la stérilisation des humains pour prévenir « la dégénérescence à longue échéance de l’espèce humaine », était influent parmi les « environnementalistes » (écologistes). Sa proposition était une extension des idées de l’économiste du 19e siècle Thomas Malthus qui désirait l’extermination de son prochain, en particulier les pauvres et les Irlandais. « Au lieu de recommander la propreté aux pauvres « , soutenait Malthus,  » nous devrions encourager les habitudes contraires… et courtiser le retour de la peste « .

En 1966, des misanthropes au sein du Sierra Club avaient adopté le malthusianisme.

Dans son livre Energy : A Human History, l’historien Richard Rhodes, lauréat du Pulitzer, écrit :

« La croissance démographique ramenée à zéro et le développement des énergies renouvelables émergent du mouvement écologiste dans les années 1960 et 1970. Ils ont sciemment ou inconsciemment incorporé l’idéologie antihumaniste des néo-Malthusiens dans leurs arguments…  Plus de centrales électriques créent plus d’industrie qui à son tour invite à une plus grande densité de population  » se plaint le directeur exécutif du Sierra Club.

De telles idées anti-humanistes ont fleuri dans le pamphlet du Sierra Club de 1967 The Population Bomb de Paul Ehrlich, biologiste de Stanford qui dépeint les pauvres en Inde comme des animaux « criant… mendiant… déféquant et urinant… ».

En revanche, les créateurs de l’énergie nucléaire sont restés optimistes et humanistes. Ils considéraient la nouvelle source d’énergie comme la clé pour éviter les problèmes créés par une population humaine croissante, et permettre à chacun, y compris les plus pauvres en Afrique, de sortir de la pauvreté.

Avec l’énergie nucléaire, Alvin Weinberg, directeur du laboratoire d’Oak Ridge, a soutenu que les humains pouvaient créer de l’engrais, de l’eau douce et donc de la nourriture abondante pour toujours.

Mais pour les Malthusiens, l’énergie bon marché et abondante n’était pas un bienfait mais plutôt une anomalie catastrophique. Le Sierra Club et d’autres écologistes détestaient le nucléaire parce qu’il promettait la prospérité universelle.

C’est à ce moment-là que les groupes écologistes ont lancé une campagne d’un demi-siècle pour effrayer le public. « Notre campagne soulignant les dangers de l’énergie nucléaire fournira une justification pour l’augmentation de la réglementation et augmentera le coût de l’industrie  » a écrit le président du Sierra Club dans une note de 1974 au conseil d’administration.

La fraude scientifique

L’un des passages les plus choquants de l’ouvrage de Rhodes traite de la façon dont le scientifique américain Hermann Muller, lauréat du prix Nobel en 1946, a commis une fraude pour exagérer les risques des rayonnements nucléaires pour la santé humaine.

S’inspirant des recherches d’Edward Calabrese, professeur de toxicologie à l’Université du Maryland, les travaux de Muller sur les mouches des fruits l’ont amené à conclure qu’il n’y a pas de dose sûre de radiation parce que chaque dose, selon lui, conduit à des mutations « dommageables ou mortelles… irréversibles et permanentes « .

Mais juste avant que Muller ne s’envole pour recevoir son prix Nobel à Stockholm, de nouvelles recherches contredisaient ses conclusions.

Müller avaient exploré les effets des doses élevées et moyennes de rayonnement. Ernst Caspari, un spécialiste du comportement des insectes, avait étendu cette recherche à la gamme des faibles doses et s’il s’était demandé si l’effet serait le même lorsque la dose était étalée sur une longue période de temps (« exposition chronique ») plutôt que d’être administrée en une seule fois (« exposition aiguë »)… La nouvelle découverte surprenante de Caspari était que les mouches des fruits exposées à une faible dose quotidienne… ne montraient aucune augmentation de leur taux de mutation.

Muller était confronté à un dilemme. Que devait-il faire ? Il aurait dû modifier sa conférence pour le prix Nobel mais il ne l’a pas fait. « À Stockholm, Muller a accepté son prix Nobel et a délibérément ignoré les conclusions de Caspari dans sa conférence » écrit Rhodes.

Mais le pire était à venir. À son retour aux États-Unis, Muller a dit à un collègue qu’il n’avait « pas grand-chose à ajouter sur l’étude de Caspari » si ce n’est de recommander qu’elle soit reproduite pour vérification.

Cependant, en tant que relecteur principal du document, Muller a supprimé la phrase qui remettait en question ses travaux.

Son statut de lauréat du prix Nobel lui a permis d’établir sa théorie falsifiée comme base scientifique pour la réglementation des centrales nucléaires pour les décennies à venir.

Après avoir supprimé une remise en question de son modèle des effets des rayonnements appelé « Relation Linéaire Sans Seuil » (RLSS ou « linear no treshhold » (LNT) en anglais), le lauréat du prix Nobel Muller a continué par la suite à défendre le modèle RLSS.

Les motivations professionnelles de Muller correspondaient aux souhaits des activistes antinucléaires. « Un mouvement antinucléaire, né de l’hostilité à la croissance démographique dans un monde prétendument malthusien, a promu à son tour le modèle RLSS en exagérant ses effets » écrit Rhodes.

Bonne nouvelle et espoir

La bonne nouvelle est qu’un nombre croissant de scientifiques spécialisés dans les radiations, le climat et la santé publique se prononcent aujourd’hui en faveur des centrales nucléaires comme étant essentielles pour sauver des vies.

En 2013, les climatologues Pushker Kharecha et James Hansen ont constaté que  « l’énergie nucléaire a permis d’éviter en moyenne 1,84 million de décès liés à la pollution atmosphérique « .

Et ce constat ne prend pas en compte les conséquences potentielles du changement climatique.

Au cours des deux dernières années, des climatologues comme Hansen et des universitaires comme Rhodes ont uni leurs forces pour développer les centrales nucléaires dans le monde.

Aujourd’hui, des spécialistes des radiations, avec l’appui des gouvernements britannique et indien, exhortent les gouvernements à rester calme et à poursuivre leurs activités en cas d’accident nucléaire.

À défaut de supprimer totalement la crainte des accidents nucléaires, leurs efforts permettent d’espérer qu’ils pourront au moins empêcher les populations de réagir de manière excessive.

Article paru initialement dans Forbes. Traduction de Michel Gay.

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  • Heureusement pour nous, le temps que ces idées diffusent la filière française – qui il y a 20 ans était encore d’excellence, avec une maîtrise de l’extraction au recyclage – aura été complètement détruite, l’expertise envolée et les entreprises vendues.
    C’est ça, l’État stratège chez nous.

  • On peut aussi ajouter l’influence du KGB sur certaines ONG écologistes dans le cadre de la guerre froide afin de rendre hostile l’opinion publique des pays occidentaux au nucléaire en général et à l’énergie nucléaire en particulier.

    • Quel intérêt puisque les Russes avaient aussi un programme nucléaire ?

      • Déjà leur opinion publique ils n’en tenaient pas compte.
        Il fallait ralentir au maximum le développement du nucléaire civil et militaire en manipulant les opinions occidentales, ça a donné les manifestations contre le déploiement des missiles SS20 en Europe de l’Ouest au début des années 80 par exemple.

        • Les pacifistes à l’ouest, les missiles à l’est.
          G Brasletti, faut revoir vos classiques de la guerres froide.

  • Bombardment de Fukushima??

    • Désolé, c’est une erreur ( les plus grosses passent inaperçues…).
      Lire « Hiroshima » bien sûr à la place de Fukushima dans le deuxième paragraphe. La demande de correction a été demandée à Contrepoints. Ce sera fait dans la journée je suppose.

  • A Seveso, non plus, il n’y a pas eu de morts lors de la catastrophe de 1976. Pourtant ce drame a révolutionné le code de l’Environnement…
    Autre élément : il y a 3500 morts sur nos routes par an, dans une indifférence relative mis à part pour quelques exités au gouvernement ou ailleurs (80 km/h)… En revanche qu’un car scolaire soit a l’origine de quelques dizaines de morts (Beaune) marque durablement les esprits et la réglementation…
    C’est cette approche psychologique qu’il faut privilégier si l’on veut comprendre Tcherno, Fuku et 3 Miles…

    • Ce qu’il faut regarder, c’est l’évolution: 3500 morts, certes, mais plus de 15000 début années 70 malgré une circulation moins importante.
      Les décès ménagers, c’est 10500. Que fait le gouvernement?: à quand la création d’une association de lutte contre la violence ménagère?
      Et merci pour les excités, opposants aux 80 km/h, mesure qui n’engendrera que de la rancoeur, surtout dans les camapagnes.

    • @ Guido Brasletti
      Vous avez tellement raison! Merci d’avoir montrer comment prendre du recul par rapport à ce débat entre les groupes pro- et anti-nucléaire électrique.
      On peut voir les arguments pro domo des uns et des autres mais bien malin qui aura les compétences scientifiques et technologiques, psycho-sociologiques et politiques, pour esquisser une synthèse menant à une décision rationnelle établie.
      Et c’est bien ce qu’on constate: des pays renoncent au nucléaire quand Contrepoints et, en gros, la France s’engagent plutôt à rester dans la voie pro-nucléaire.
      Incapable de trancher, je préfère rester dans le doute plutôt que prendre parti dans ce domaine si peu transparent!

      • @MikyluxHeureusement que certains (pro-nucléaires) s’engagent à votre place.

        • @ dany
          Seul l’avenir dira si c’est heureux!
          Depuis 40 ans, j’entends parler de la « bonne » solution de la fusion nucléaire: pourtant la solution plus sûre se fait attendre. Je dis ça, je ne dis rien!

    • Votre approche psychologique est la tarte à la crème de tout bon petit soldat communisme, alias Gramsci et son hégémonie culturelle.
      Apres c’est vous qui voyez, soit être du coté du mensonge, soit de la rigueur scientifique.

      • @ gillib
        « mensonge » est un terme moral et la rigueur scientifique n’a rien à faire de la morale ordinaire: on parle plus d’éthique, donc de responsabilité! Le réel n’est ni tout blanc ni tout noir!

  • Je vis à côté d’une centrale nucléaire et je dors très bien la nuit car je suis physicien et qeu je sais que la propagande des écolo-fascistes est de la foutaise que gobe malheureusement à la fois les politiques qui n’y connaissent rien et les journalistes qui y connaissent encore moins (c’est dire…).

  • Assez d’accord sur la notion de non risque.
    Mais là où je le suis moins, c’est que le nucléaire coûte cher actuellement.
    Nous n’intégrons pas le VRAI coût de démantèlement.

    • @ gjn
      C’est évidemment un des arguments des anti, avec celui de la conservation de déchets radio-actifs à très long terme, toujours pas résolu, que je sache.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_r%C3%A9acteurs_nucl%C3%A9aires_en_France

      Ça confirme bien que le bilan pour-contre n’est pas si simple à établir; quant à reporter les coûts à plus tard, sur les enfants, c’est inélégant!

      • sauf quand on parle de dette et de déficits publics, là, ce n’est pas grave du tout.

        • @ Rick la Trick
          Je n’ai évidemment pas dit ça!
          Dans mon pays, la dette ne se monte qu’à 20 % de PIB! Et ce n’est pas énorme quand on connait les investissements consentis.

      • Les déchets radioactifs représentent des volumes dérisoires. Leur traitement et leur stockage sont des procédés industriels bien connus. Les entreprises françaises du secteur sont d’ailleurs expertes en la matière.

        • @ fm06
          J’avais ouï dire qu’une région avait refusé le dépôt de ces déchets, là-bas, du côté de la Marne, non?

    • La question du coût du nucléaire, démantèlement inclus, a été étudiée en long en large et en travers, jusqu’à la Cour des comptes.

    • L’évaluation du coût d’un démantèlement pas forcément justifié, à une date lointaine, avec des technologies encore inconnues, n’a pas grand sens et ne peut en aucun cas être un facteur décisif.

      • @ MichelO
        La France compte 58 réacteurs civils depuis 1955: on ne parle plus de technologie encore inconnue! Donc si, ça a bien du sens!

  • Les mouvements anti-nucléaires utilisent des « fake news » mais curieusement on ne les considèrent pas comme telles.

  • je vous assure que le démantèlement n’est pas bien chiffré.

    Pour exemple, quand certains disent que la cour des comptes l’ont chiffré, le problème est que nous n’avons toujours pas démantelé de centrale en France;on sait par contre que les chiffrages officiels à la française sont toujours sous évalués.
    Il ne s’agit pas de dénigrer ou adulé le nucléaire, mais d’en comprendre le coût réel. Actuellement, nous faisons durer nos centrales. pourquoi? Parce que la mise à niveau de sécurité d’anciennes centrales , coûte moins cher que de démanteler ou de produire avec des énergie « nouvelles ». A ce titre, c’est un bon compromis.

    • Mais pourquoi faudrait-il démanteler des centrales qui, avec un minimum d’entretien et de remplacement des pièces d’usure, peuvent fonctionner des siècles sans aucun problème ?

      Si jamais on devait démanteler une tranche, ce serait pour la remplacer par une tranche plus moderne, plus puissante. Dès lors, le coût de démantèlement serait inclus dans le coût de construction de la nouvelle structure sur le même site.

      Par exemple, le coût de démantèlement de Superphénix est estimé à 1 milliard. Même en doublant l’estimation (pour corriger les errements habituels des chiffres officiels), les tranches plus classiques, beaucoup plus simples et petites, seront certainement moins couteuses à démanteler, de l’ordre d’un demi milliard, en baisse au fur et à mesure de l’expérience acquise. Mais surtout, il y a la place sur le site de Superphénix pour construire plusieurs nouvelles tranches, ce qui permettrait de marginaliser le coût spécifique dans les gains futurs du nouveau dispositif de production.

      EDF a déjà provisionné un peu moins de 30 milliards pour faire face au démantèlement. C’est amplement suffisant et surtout, c’est déjà dans le prix de l’électricité. Les éoliennes totalement inutiles nous coutent infiniment plus cher sur les factures d’électricité et dans les impôts. S’il y a un gouffre financier à dénoncer, c’est précisément celui du scandale permanent des soi-disant énergies renouvelables.

      L’histoire du coût du démantèlement est l’archétype du faux problème, surtout quand on comprend qu’il n’y a bien souvent aucune raison objective au démantèlement mais seulement des motivations politiciennes de très bas niveau.

    • @ gjn
      Oui, c’est bien ça! Quand on voit Brennilis arrêtée en 1985 après moins de 20 ans de production et toujours en démantèlement depuis 1985, l’évaluation du coût n’est évidemment pas prévisible!

  • «Si l’énergie nucléaire est si sûre, pourquoi en avons-nous si peur ?»
    Soit « ON » choisit de polluer (choix des Allemands, des Étasuniens, etc.), soit « ON » accepte le risque de passer des nuits d’hiver sans chauffage s’il n’y a pas de vent (et là, encore faut-il qu' »ON » accepte l’installation d’éoliennes près de chez soi).
    Sinon, pour polémiquer :
    Si les armes font peur, pourquoi en fabrique-t-on ?
    Si les véhicules font des morts tous les jours, pourquoi en vend-t-on aux inconscients ?

  • l’appréciation des risques faible est affaire de psychologie…
    nous avons peur de l’énergie nucleaire parce qu’il existe un lobby antinucléaire puissant…

    mais la question est quand m^me malgré tout de poser un débat de nature politique sur la légitimité d’interdire un truc car ça nous fout les jetons…
    c’est un truc d’avoir la trouille du nucleaire de façon vague c’en est une autre que de penser qu’on a le droit d’interdire un truc parce qu’on a la trouille.

    • L’appréciation des risques faibles est surtout affaire de spécialistes. A partir du moment où ça demande des connaissances en statistique et en stochastique peu répandues, ça permet hélas à n’importe quel ignare de contester les évidences mathématiques en agitant des sophismes et des arguments de propagande. Effrayez les électeurs, et vous ferez passer n’importe quoi.
      C’est le même principe que le 80 km/h. Pas une vérité scientifique ne pourra passer, et les raisons les plus stupides seront les meilleures. Mais que faire face à des « esprits » convaincus par la propagande étatique que 1% de vitesse en moins fait 4% de victimes en moins, et qui ne voient pas qu’alors à 60 km/h, on aurait des victimes qui se relèveraient d’entre les morts puisqu’on serait à 133% de moins !

  • «La perception du risque nucléaire, mesurée à partir de 2000 dans cette question, montre une tendance stable autour de 8 % de citations, ce qui positionne cette préoccupation parmi celles qui recueillent le moins de réponses. En 2011, l’impact de l’accident de Fukushima-Daiichi est nettement visible, 18 % citant le risque nucléaire comme sujet de préoccupation, soit un accroissement de 10 points.»

    C’est un extrait de l’Édition spéciale du Baromètre IRSN 2012 qui conclut que pour les français le risque nucléaire est un risque secondaire.

    Bref excepté une minorité d’alarmistes pas de quoi crier au loup concernant le rejet du nucléaire. Pour les politiques j’avoue avoir un peu plus de mal à comprendre leurs décisions.

  • Reste que les coûts de production restent trop élevés et nécessitent un engagement étatiste prépondérant. Le prix du KWH payé par le consommateur ne reflète qu’une partie des coûts réels. Si le nucléaire est aussi sûr et si bon marché que prétendu, ce secteur pourrait être privatisé or ce n’est pas n’est pas le cas. Nulle part.

    • Si le renouvelable était si intéressant, toute intervention de l’état en tarifs ou subventions pourrait être supprimée, ce qui n’est manifestement le cas nulle part. Donc les raisons de l’intervention étatique dans l’énergie n’ont rien d’économique, et sont purement politiques, partout.

      • @ MichelO
        Non, dans mon pays le photo-voltaïque n’est plus subsidié.
        Mais c’est la transition énergétique qui a été subsidiée, elle venant effectivement d’un choix politique!

    • @ booster. Vous avez des chiffres ? Coût réel du kWh nucléaire ?

    • « Si le nucléaire est aussi sûr et si bon marché que prétendu, ce secteur pourrait être privatisé  »

      En application de votre raisonnement, puisque les Ferrari ne sont ni sûres ni bon marché, il convient de nationaliser leur production sans délai. Avez-vous seulement conscience du ridicule de l’argument ?

  • D’accord avec vous sur le renouvelable qui profite largement des subventions et aussi sur le reste de votre analyse. Je suis d’avis que les mécanismes de marché, sans distorsion par des aides étatiques, seraient profitables aux clients et donneraient une autre dynamique. Non, je n’ai pas de chiffres. Je me méfie des données concoctées par le secteur (= l’état)Regardez avec la cour des comptes ?

  • Reste amusé de découvrir les commentaires de certains lecteurs de contrepoints qui militent ardemment pour une réduction de l’influence de l’état dans toutes secteurs de l’économie. Sauf pour l’énergie…Exception Française ?

  • @mikylux. Lisez mon post 29 svp

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