La France dort sur un immense gisement d’équivalent pétrole !

(sans émission de CO2…)

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La France dort sur un immense gisement d’équivalent pétrole !

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 7 janvier 2015
- A +

Par Michel Gay.

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Il existe sur le carreau de Pierrelatte et à Bessines près de 300 000 tonnes d’uranium appauvri (uranium 238) issu des usines d’enrichissement en uranium 235, matériau nécessaire au fonctionnement des réacteurs actuels, et des EPR dans un futur proche.

Cet uranium 238 « restant » peut être fissionné1 dans un réacteur surgénérateur (dit aussi RNR pour « réacteur à neutrons rapides »). Il a un potentiel énergétique équivalent à 500 milliards de tonnes de pétrole, soit plus de deux fois les réserves mondiales actuelles de pétrole2 (pour les sceptiques, voir le détail du calcul ci-dessous)… et sans émission de gaz à effet de serre !

Il manque « juste » la décision de lancer le processus financier et technique pour aboutir à la construction des réacteurs surgénérateurs et des usines de retraitement ad hoc…

Moyennant cet effort industriel, déjà effectué par le passé dans le nucléaire, la France, qui dort sur un tel trésor, ne rencontrerait plus aucun problème de pénurie énergétique pour sa production d’électricité pendant plus de… 3000 ans.

Considérant ce potentiel énergétique dormant et inutilisé, on mesure l’étendue de l’inculture technique de nos dirigeants qui préconisent une division par deux de la quantité d’énergie consommée par chaque Français. Sans le dire, et même peut-être sans le voir, ils entraînent un appauvrissement général de la France dans les mêmes proportions.

Les combustibles fossiles vont s’amenuiser dans 50 ans ou dans un siècle. Cependant, grâce à la surgénération nucléaire, la quantité d’énergie disponible sous forme d’uranium, en France et dans le monde, pour produire de la chaleur et de l’électricité, sans émission de gaz à effet de serre, est gigantesque.

Il y a 20 ans, Superphénix était déjà un surgénérateur qui a subi une attaque politique létale. Il faisait pourtant naître en France un gisement d’énergie supérieur à toute la quantité de pétrole affichée dans le monde à cette époque… et encore aujourd’hui !

Deux méthodes de calculs simples pour trouver l’équivalence Uranium – Pétrole dans un réacteur nucléaire surgénérateur

  • MT = million de tonnes
  • TWh = térawatt heure = milliards de kWh
  • T U = tonne d’uranium

1) Méthode simple issue de l’expérience

1 MT pétrole = 12 TWh thermique (chaleur)
Aujourd’hui, 60 tonnes d’uranium fissionnées3 produisent 420 TWh d’électricité dans les centrales nucléaires françaises.
Avec une conversion à 33 % de la chaleur en électricité, les 60 T ont produit 1260 TWh thermiques.
1 T U produit donc 21 TWh thermiques, ce qui équivaut à brûler 21/12 = 1,75 MT pétrole.

300.000 T U produiront une chaleur équivalente à 525.000 MT pétrole, soit une énergie équivalente à environ 525 milliards de tonnes… arrondies à 500 milliards pour garder en tête un chiffre rond…

Cependant, ce n’est pas 300.000 T U, mais plus de 500.000 T U qui seront stockées en 2050.
En effet, le stock étant de 300.000 T en 2015 et le flux annuel de 6500 T U par an, on aura donc plus de 500.000 T en 2050 (environ 527.500 tonnes).

C’est donc prés de 900 milliards de tonnes d’équivalent pétrole que la France aura accumulé en 2050, soit trois fois les réserves mondiales de pétrole d’aujourd’hui… quand démarreront les surgénérateurs de la quatrième génération.

2) Méthode plus « scientifique »

La fission d’un atome de plutonium dégage une énergie de 207,1 Mev (celle d’un atome d’Uranium 235 dégage une énergie quasiment identique de 202,8 Mev).
1 électron volt = 1,602 x 10^(-19) joules
207,1 MeV = 3,318 x 10^(-11) joules par atome fissionné.

La valeur du nombre d’Avogadro étant de 6,0221415 x 10^23 on en déduit que :

  •  239 grammes de Plutonium représentent 19,98 Téra joules (19,98 x 10^12 J)
  • 1 kg fissionné représente 83,61 Téra joules (83,61 x 10^12 J)
  •  1 Tonne fissionnée représente environ 84 x 10^15 joules.
  •  300.000 T représentent environ 25 x 10^21 joules.

Or, 1 kg de pétrole représente 42 x 10^6 joules. Donc, le stock d’uranium qui se transformera en Plutonium dans un réacteur surgénérateur équivaut sensiblement à (25 / 42) x 10^15 = 0,59 x 10^15 kg de pétrole, soit… 590 milliards de tonnes de pétrole.

Répétons-le, c’est une ressource énergétique deux fois supérieure aux réserves mondiales de pétrole déclarées en 2012, pour la production de chaleur et d’électricité.

  1. Plus précisément, dans un réacteur surgénérateur, l’uranium appauvri (U238) se transforme d’abord en Plutonium (majoritairement Pu239) en absorbant des neutrons avant de fissionner.
  2. En 2012, les réserves prouvées mondiales de pétrole sont estimées à 1653 Gb (milliards de barils) selon la dernière publication de BP (British Petroleum), soit 230 milliards de tonnes de pétrole (un baril = 0,14 tonne de pétrole = 159 litres).
  3. Principalement de l’U235, et aussi du plutonium issu de l’U238 par absorptions de neutrons pendant la réaction nucléaire dans le réacteur.
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  • Au vu des dernières lois que j’ai eu l’occasion d’analyser pour mes besoins personnels ou simplement à la lecture de la presse, je comprends définitivement que nos élus sont totalement incapables, mais le pire c’est que parmi les fonctionnaires de l’AN, pourtant souvent surdiplômés et brillants, il n’y a personne pour leur expliquer et, j’ai bien peur, personne qui comprenne mieux.
    Bref, ça fait peur, parce que ce n’est pas un problème droite/gauche, c’est général.
    Tout le monde va trop vite sans essayer de chercher à comprendre correctement les situations et problèmes, en comprenant souvent à moitié, puis en tirant des conclusions définitives à partir d’un de compréhension incomplète et souvent erronée.

  • Je vais me faire l’avocat du diable, mais si c’était si simple, si il suffisait juste de bonne volonté pour lancer un projet qui nous assurerait des décennies de tranquillité énergétique, pourquoi alors personne ne fait rien, et ne parlez pas de lobby des energies 🙂

    • La dernière vraie tentative en France s’appelait Superphenix. Ce n’est pas un problème de lobby de l’énergie, mais de lobby de l’écologie politisée.

      • C’est également une question de prix (luranium de retraitement coute plus cher que l’uranium naturel), de technologie (la fission thermique est mieux maitrisée que la fission rapide) et un intérêt tout militaire (la fisison rapide permet plus difficilement de récupérer du plutonium).

  • Le surgénérateur n’a été développé nulle part. J’ai pu lire que techniquement, c’est un système difficile à contrôler.

    • Faux, deux surrégénérateurs sont en fonctionnement en Russie et un autre en cours d’achèvement en Chine, dont la technologie est russe. Ces surrégénérateurs sont refroidis avec du sodium liquide, comme Superphénix l’était. Le BN-600 implanté à Beloyarsk près de la ville de Zaretsjny est couplé au réseau depuis 24 ans sans qu’il n’y ait jamais eu de problème majeur. Le BN-800 vient d’être couplé au réseau et c’est ce même type d’usine qui est en phase finale de construction en Chine. Renseignez-vous !

      • Impossible, d’après l’intégralité de la presse, la Russie ne sait strictement rien faire à part extraire du pétrole.
        Oui, ceci est un sarcasme.

        • La Russie en tant que régime politique ne vaut pas grand chose en effet. Les chercheurs et techniciens russes, par contre, sont loins d’être des imbéciles.

          • C’est vrai que l’europe en tant que regime politique est un modèle qui fait rever. Allez en Russie et posez la question de Poutine autours de vous, contrairement a ce que nous font croire libe le monde etc… les personnes le detestant sont tres peu nombreuses. Je vous conseille Kazan, Nijni Novgorod, Vladivostok, SImferopol, Moscou. Allez y et faites vous une idee par vous meme.

      • Oui Jacques Henry, mais la Russie et la Chine ont l’avantage certain d’avoir des contrées totalement sauvages sur des millions de km2. Elle leur offre pleine liberté et impunité (même seulement morale) pour commencer des recherches et essais qui peuvent s’avérer être de totales catastrophes écologiques dont ils n’ont que faire. Mourmansk en est malheureusement l’exemple édifiant comme l’a été la Nouvelle-Zemble avec la bombe atomique et Tsar Bomba (50Mt) en particulier.

        Selon Wikipédia « les 91 essais atmosphériques de Nouvelle-Zemble représentent une puissance totale de 239,6 mégatonnes, soit 97% de la puissance des essais atmosphériques soviétiques et près de 55% de la puissance dégagée par la totalité des essais atmosphériques mondiaux (440Mt) » – note du rapport du Sénat et de l’Assemblée Nationale Française -.

        Y enverriez-vous vos enfants et petits enfants en villégiature ? Non. Moi non plus. Oui au progrès, mais maitrisé. Le critère des générations futures doit dorénavant devenir central dans nos démarches scientifiques. Sine qua none.

        • Euh.La Chine est en déficit chronique de terres arables. M’étonnerait qu’ils aient envie de gacher, vu le nombre de bouches à nourrir.

      • Non le BN-600 de Beloyarsk est souvent cité par internet mais c’est un mythe. Il fonctionne à l’U235 (et il y a eu plusieurs problèmes majeurs)…

        • Mes sources d’information ne proviennent pas d’ « internet » mais de l’IAEA reprises par le très sérieux site World Nuclear News. Quant au combustible si ce n’est pas du plutonium ce ne peut être que de l’uranium 235, combustible qui était d’ailleurs aussi utilisé à l’usine NERSA (Creys-Malville).

          • Sise à Vienne, source infaillible, qu’il s’agisse des risques comme des bénéfices du nucléaire.

          • Donc vos sources c’est internet… L’uranium 235 c’est ce qui est utilisé dans toutes les centrales nucléaires, c’est à dire que les russes l’ont converti en centrale nucléaire usuelle parce qu’effectivement tout ceux qui ont voulu faire des surgénérateurs ont jamais pu les faire marcher. Le seul intérêt du concept c’est que ça permet de ne pas classer l’U238 en tant que déchet (ce qu’il est en réalité) et donc d’éviter les contraintes fiscales ou d’exportation qui tomberait si c’était le cas.

    • Avant Superphénix en France il y a eu Phénix qui a produit de l’électricité de 1973 à 1995 sans le moindre problème.

      On sait faire des réacteurs à neutrons rapides le problème réside dans le coût de ses réacteurs qui sont non compétitifs pour l’instant par rapport à la filière classique.

  • La question soulevée ici est si importante que nous devons exiger de nos responsables politiques au pouvoir et dans l’opposition une réponse claire sur l’intérêt et la faisabilité de la solution proposée.
    L’astrophysicien André Brahic, dans son livre « La science, une ambition pour la France » réclame que « des scientifiques de qualité soient présents auprès de chaque ministre ». Ce serait certainement plus utile que d’abriter 90% d’énarques comme dans le cabinet de Hollande.

    • non pas forcement car ça implique que le politique se mêle de planifier…être gouverné pas des scientifiques non merci, éclairé oui tout à fait…

      • rien n’est blanc, rien n’est noir … le pouvoir doit-être divisé par exemple : énarque, scientifique, travailleur …. chaque partie à le potentiel de faire progresser les actions que la société à besoin pour avancer

        • peut être..mais le gars astrophysicien réclame que des scientifiques soient présents dans chaque ministère….moi ça me fait un peu peur des » réclamations » comme ça. Qu ‘on tienne compte de la science bien sur…d’ailleurs la science si on l’ignore s’impose! ça s’appelle la réalité..
          il peut d’ailleurs réclamer…mais à peu près autant que moi…

      • Et Nicolas Hulot comme conseiller climat-énergie du Président, on ne peu pas faire pire….

  • Définitivement convaincant. Et qui porte ça politiquement?

  • Si je lis bien, on peut dire que d’un gramme d’uranium, on est capable d’extraire 1 million de fois plus d’énergie que d’un gramme de pétrole.

    La méthode d’extraction de l’énergie est différente, certes, et plus complexe pour l’uranium (alors qu’il suffit de brûler le pétrole avec l’air ambiant), mais le rapport d’efficacité d’extraction de l’énergie est de 1 million !

    Waouh !

    • Yep, par contre cela ne fait pas l’affaire des escrologistes que cela se sache. Et donc cela risque pas de passer au 20h. Donc chut. Les éoliennes, c’est bien.

    • C’est le début d’une saine réflexion.

      L’énergie associée à la masse est colossale, l’énergie chimique des hydrocarbures ou du charbon est importante, l’énergie du soleil, du vent, de la géothermie, des marées est diffuse et donc difficile à valoriser. Cela donne une simple indication sur où il faut concentrer des efforts dans la recherche de solutions même si cela ne garantit pas qu’on trouve une solution idéale.

      Mais qui serait prêt à défricher son champ d’olivier pour faire péniblement pousser quelques légumes rachitiques à part des idéologues.

  • Mais du coup, comment justifier notre présence économique et militaire dans d’autres pays?
    Il vaut mieux renoncer à notre indépendance énergétique qu’à notre impérialisme, n’est-ce pas?

    • Le pétrole baisse de 50 % l économie ne bouge pas. Pourquoi ?

      • Parce que la TIPP flottante augmente en proportion.

        TIPP flottante augmente
        Bercy voit son tiroir caisse se remplir naturellement sans faire d’effort
        Budget énergétique national qui baisse
        Balance des paiements qui s’améliore en notre faveur
        Le couillon reste toujours le consommateur car même ses impôts ne baissent pas. C’est comme l’histoire des autoroutes où les péages étaient censés disparaître une fois l’investissement payé.

        Le français reste un con qui ne veut pas évoluer, puisque l’État décide à sa place. C’est donc bien qu’il le fasse à notre place, cela nous évite de trop réfléchir. On peut comme ça regarder Nagui ou Des chiffres et des lettres tranquillement assis dans notre fauteuil de vieux, C dans l’air pour les plus courageux.

        deux conséquences :
        – soit le français fait une révolution sanglante (défoulement général)
        – soit il brise le thermomètre en se mettant la tête dans le sable (autruchisme général)

        Pas de phase intermédiaire.

        L’avenir, si la France et les français en veulent :

        => apprendre au Français l’économie, la réflexion, le courage de s’affirmer et d’aller au bout des ses démarches, le courage de se regarder dans une glace, ne pas en rester aux discours et déclarations d’intention
        => désapprendre ce qui lui permet d’éviter les précédents : la drogue, les médicaments, l’idéologie, la procrastination, l’éducation militante, l’aveuglement, croire aux balivernes parce que c’est plus facile, plus consensuel, avoir le courage d’être le seul qui a raison face à la meute qui a tord ; mais meute qui mord et vous isole, quand elle ne veut pas vous abattre dans le sempiternel hallali dont elle est si friande

      • Parce que personne ne consomme « du pétrole » mais des carburants raffinés, des plastiques, des molécules organiques… On est plus en 1950, aujourd’hui la matière première pétrole n’a pas grande influence dans le coût de production par rapport aux coûts liés à sa transformation… C’est d’ailleurs pour ça que le pétrole peut monter beaucoup plus haut qu’avant sans qu’on ne s’en rende vraiment compte et que les usines se construisent dans les zones où il y a des infrastructures solides, des centres de recherche et des voies commerciales plutôt qu’au milieu des puits de pétrole du Nigéria…

        • Ouais ! Moi je consomme du pain mais je confirme que c’est totalement indépendant du blé…

          • Demandez à votre boulanger s’il regarde tous les matins le cours du blé pour savoir à combien il doit fixer le prix de sa baguette et vous aurez votre réponse…

  • Ce qui pourrait donc rendre la France très très riche si je comprend bien.

    Je n’ose imaginer le gaspillage d’argent qui s’en suivra.

    • non pas du tout car le fossile est très compétitif face au nucléaire, le moins cher ça doit être le charbon ( ?)…et que pour faire rouler des voitures voler des avions etc…le pétrole est sans coucurent

  • Sans lire l’article de Michel Gay dont j’admire chaque fois l’esprit de synthèse, je me suis dit qu’il allait parler du cerveau. Néanmoins, je ne me suis pas vraiment trompé car les chercheurs français en génie nucléaire sont les meilleurs du monde. Je suis pro nucléaire, c’est l’avenir de toute évidence.

    Il faut diversifier l’approvisionnement énergétique, certainement, même si le pétrole a vocation naturelle a être remplacé par les hydrates de méthane comme il a dépassé lui-même le charbon. Mais le nucléaire aura été la seule source d’énergie, maintenant maîtrisée et aussi puissante qu’une étoile proportionnellement, qui nous aura assuré le passage à l’ère moderne, par ses capacités phénoménales et illimitées – le Deuterium vient de l’eau qui devient « lourde » par transformation moléculaire -. Par contre beaucoup de progrès sont à faire au niveau de la gestion des déchets. Nous n’en sommes qu’aux balbutiements, comme le démontre cet article et ITER à Cadarache.

  • M’enfin, c’est quoi cet article ? les écolos peuvent vous faire le même avec l’énergie du soleil, du vent, et autres choses plus exotiques, et d’ailleurs ils le font !
    Le problème avec ces raisonnements à la noix, c’est qu’il font totalement abstraction du principal : le convertisseur capable de transformer ces « gisements » (sic) en énergie utile (huile, gaz ou électricité). Même en supposant que le gisement a un cout nul, l’énergie produite a quand même un prix fonction de celui du convertisseur.
    Et le fait est que même en supposant le système techniquement au point (ce qui reste douteux : même en écartant les blocages politiques et administratifs, superphénix avait une très faible disponibilité technique comparer aux centrales classique), il n’est pas compétitif face aux gaz, au charbon, au pétrole et au nucléaire classique.
    Rideau.

  • Comment refroidissez vous un tel réacteur ? avec du sodium liquide comme prévu avec Super-Phénix ?

    • Sans vouloir me lancer dans l’histoire du nucléaire français, 3 réacteurs surgénérateurs ont été construits en France.
      Rapsodi (pour réacteur RAPide SODIum), Phénix er Super Phénix.
      Rapsodi était un réacteur de recherche non électrogène situé sur le centre CEA de Cadarache. Ce réacteur à été démantelé.
      Phénix était implanté à Marcoule dans le Gard et Super Phénix dans le Nord Isère.
      Ces trois réacteurs étaient à caloporteur sodium et utilisaient du plutonium comme combustible. Le cœur fissile de ces réacteurs était entouré de «couvertures fertiles» réalisées en UO2 appauvri (combustible cité dans l’article). C’est dans ce matériaux que se créait de nouveau du plutonium. En fonction de la présence plus ou moins importante de ces couvertures en UO2 le réacteur passe de surgénérateur à sousgénérateur.
      En l’absence de couverture d’UO2 ce type de réacteur devient un «incinérateur» de plutonium, (voir les excellents dossiers du CEA sur le sujet.

      Un autre point concernant l’article, dans le calcul le taux de conversion utilisé (puissance thermique/puissance électrique fournie) à été pris égal à 33%, hors il s’avère que ce type de centrale à un rendement nettement plus élevé grâce à des températures de vapeur nettement plus favorable. Les taux de conversion avoisinent les 45%, ce qui augmente encore plus la réserve d’énergie sur le territoire français 😉

  • Et vous vous ne demandez pas ce qu’il y a derrière l’arrêt de Superphénix ? Je veux dire comme injonction (menace) d’un pays étranger qui aurait tout fait pour qu’en effet la France ne dispose pas (une fois de plus) d’une avance technologique majeure ?

    J’attends de votre part un article qui aurait pour titre ‘La France et le monde entier dorment sur un immense gisement d’équivalent pétrole : la terre ! » autrement dit, intéressez-vous à la géothermie, et soupesez les avantages/risques par rapport à la filière nucléaire.

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