Déchets nucléaires : bonnes nouvelles en vue

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Déchets nucléaires (Crédits Mark Gallagher, licence Creative Commons)

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Déchets nucléaires : bonnes nouvelles en vue

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 16 août 2014
- A +

Par Michel Gay.

Déchets nucléaires (Crédits Mark Gallagher, licence Creative Commons)On entend souvent dire qu’on ne sait pas quoi faire des déchets nucléaires. Bonne nouvelle : dans les faits, c’est faux.

Plus de 90 % des déchets radioactifs en volume sont aujourd’hui gérés de façon définitive dans plusieurs centres de stockage qui sont en service depuis de nombreuses années. Pour les 10% restants qui contiennent la majeure partie de la radioactivité, c’est-à-dire pour les déchets radioactifs de haute et moyenne activité à vie longue (HA et MA-VL), la solution reconnue internationalement comme sûre et pérenne depuis longtemps est le stockage définitif à grande profondeur (500 m), encore appelé « stockage géologique ».

Les éléments radioactifs ne remonteront éventuellement à la surface qu’après une période si longue que leur dangerosité aura disparu. Leur radioactivité décroît avec le temps et se confondra alors avec la radioactivité naturelle ambiante du sol. La croûte terrestre contient environ 3 grammes d’uranium par tonne et jusqu’à 20 g dans les régions granitiques en France (Massif central, Bretagne, Alpes). Les seuls obstacles aujourd’hui ne sont donc pas d’ordre technique ou scientifique mais d’ordre social, psychologique…et donc politique.

Des obstacles politiques

La France, depuis la loi « Birraux » de 2006, prépare ce stockage définitif à Bure (entre Meuse et Haute-Marne). En 2025, le gouvernement devra prendre des décisions qui relèvent de son pouvoir régalien pour autoriser ce type de stockage (définitif ou provisoirement réversible pendant une centaine d’années).

Demain, c’est-à-dire dans 50 ans ou plus, le stockage géologique pourrait être complété par la transmutation dans des réacteurs à neutrons rapides (surgénérateurs), ou dans des accélérateurs dédiés (ou une combinaison des deux) qui permettrait de consommer une partie des déchets dangereux actuels en les transmutant en produits peu ou pas radioactifs. Le stockage géologique recevrait les éléments restants. Le volume des déchets ultimes et le coût de leur gestion seraient ainsi diminués.

Actuellement, la totalité de l’électricité nucléaire, soit 75% de la production nationale, est produite par la fission d’un gramme d’uranium par Français et par an ! (60 tonnes d’uranium fissionnées par an pour 60 millions de Français, ce qui représentent moins de 4 mètres cubes). L’ensemble des déchets HA et MA-VL (donc comprenant aussi les gaines des combustibles) représente moins de 500 m3 après conditionnement dans des cylindres de verre et d’acier à la Hague. Et moins de 2000 m3 après avoir été revêtu des protections supplémentaires en béton pour le stockage géologique.

La deuxième erreur courante est de croire que ce stockage géologique ne serait pas financé. Bonne nouvelle : c’est encore faux. Le coût de ce stockage est provisionné. En France, il est inclus dans le prix du kWh3, presque le moins cher d’Europe, que chacun paie sur sa facture d’électricité.

La troisième erreur enfin, est de croire que le montant de notre facture d’électricité pourrait « s’envoler » si cette provision s’avérait insuffisante. Encore une bonne nouvelle : si le coût du stockage venait à doubler, l’électricité facturée aujourd’hui 13 c€/kWh augmenterait de moins de 0,3 c€/kWh4. De plus, heureusement, le coût actuel de cette indécision politique qui rallonge les délais de mise en stockage définitif, reste faible : moins de 0,1 c€/kWh sur la facture d’électricité du consommateur.

On peut rappeler que le prix du kWh est de 30 c€ en Allemagne pour les particuliers, en grande partie pour  financer les subventions aux énergies renouvelables (« Energiewende« ) et leurs conséquences.

Les anti-nucléaires à la manœuvre

Pourquoi ces fausses croyances sont-elles si répandues ?

Principalement parce que des antinucléaires, habiles en communication, jouent sur les peurs des populations en agitant régulièrement des épouvantails bardés d’amalgames, de raisonnements biaisés et de mensonges. Ensuite, parce que l’humain peine naturellement à appréhender des temps longs  comme 10.000 ans) et il se méfie de ce qu’il ne comprend pas. Il est donc réceptif aux peurs distillées régulièrement par les médias.

Pourquoi les gouvernements successifs ne prennent ils pas de décision ? Tout simplement parce que les « politiques » ne veulent pas ouvrir ce dossier sensible et que, sur le plan strictement technique…il n’y a pas d’urgence.

En effet, les déchets nucléaires vitrifiés conditionnés dans des cylindres d’acier doivent refroidir en surface pendant plusieurs dizaines d’années (au moins 60 ans et même unsiècle) avant d’être définitivement stockés. Plus ils refroidissent, plus sûr et moins cher sera le stockage des déchets dont le dégagement de chaleur constitue un facteur dimensionnant.

Les responsables politiques ne voient donc pas l’intérêt pour le moment de s’engager dans cette voie polémique et épineuse (il faudrait faire preuve de pédagogie) qui pourrait déplaire à certains électeurs potentiels…

Cette attitude « frileuse », encouragée par les antinucléaires, est cependant néfaste au développement du nucléaire car elle contribue à accréditer l’idée fausse « qu’on ne sait pas quoi faire des déchets nucléaires ». Il est plus surprenant que ni les adversaires du nucléaire, ni les responsables de ce stockage en profondeur ne semblent pressés de déclarer que la solution existe.

Les antinucléaires ont fait des déchets une arme contre le nucléaire et ils ne tiennent pas à ce que le problème des déchets soit résolu. C’est leur principal point d’appui pour justifier l’arrêt du nucléaire. L’objectif est de « constiper » la filière nucléaire pour qu’elle meurt d’une « occlusion intestinale ». Le raisonnement tient en quelques mots : « Puisqu’on ne sait pas quoi faire des déchets, il faut tout arrêter immédiatement ! ». Et une fois prise la décision politique de sortir du nucléaire, comme en Allemagne, on s’oriente comme par miracle vers une solution acceptable par les antinucléaires… qui est le stockage géologique combattu en France.

Les seconds voient là une source durable d’activités et de revenus en termes de recherches et de démonstrations…aidés en cela, involontairement, par les antinucléaires qui font durer la phase d’expérimentation. Prendre son temps permettrait peut-être aussi d’apaiser les craintes, d’optimiser la conception et d’améliorer « l’ingénierie » pour diminuer les coûts des travaux de réalisation.

Les tergiversations politiques sur le stockage définitif des 10 % restants de déchets nucléaires HA et MA-VL peuvent donc malheureusement durer encore jusqu’en…2025 car pour des raisons différentes, voire opposées, chacun semble y trouver son compte. Mais cet attentisme entretient une situation préjudiciable à l’essor économique. Ces incertitudes sont aussi porteuses de germes dangereux. Le manque de soutien des élus pourrait faire basculer insidieusement l’opinion publique vers un rejet du nucléaire ce qui reviendrait en France à se tirer une balle, non pas dans le pied, mais dans le genou, par ignorance.

Ainsi, même s’il n’y a pas d’urgence, il est temps que nos responsables politiques s’engagent franchement pour soutenir le stockage géologique. Ce revirement courageux mettrait un
terme à cet argument antinucléaire fallacieux qui sème le trouble dans les esprits et qui nuit à une adhésion populaire en faveur du nucléaire. Ce soutien affiché aurait le mérite de clarifier la situation et de fixer un cap énergétique stable pour le bien de nos entreprises qui attendent une énergie abondante et bon marché sur le long terme.

Le stockage naturel des déchets existe depuis longtemps

Pour terminer avec une autre bonne nouvelle, il faut aussi savoir que le stockage naturel d’éléments radioactifs existe depuis…très longtemps ! Des concentrations naturelles d’éléments radioactifs, tels que l’uranium et le thorium, sont enfouies dans l’écorce terrestre depuis des milliards d’années.

Au Canada, le gisement de Cigar Lake dans la province de l’Athabasca est resté confiné sous 400 mètres de sédiments pendant plus d’un milliard d’années avant sa découverte. Mieux, au Gabon, dans le gisement d’Oklo, des réacteurs naturels découverts en 1972 se sont déclenchés il y a 1,7 milliards d’années. Ils ont « brûlé » (fissionné) de l’uranium pendant des milliers d’années en produisant plusieurs tonnes de déchets, dont le plutonium. Il n’y a pas eu de dispersion des déchets radioactifs dans le milieu naturel puisqu’on retrouve sur place les éléments ultimes, qui ne sont plus dangereux, de la désintégration des radioéléments issus du fonctionnement des réacteurs naturels.

On a ainsi découvert que la nature, seule, a su confiner des déchets nucléaires et les conserver plus d’un milliard d’années, bien après que le potentiel agressif de leur radioactivité ait disparu. L’homme, en ajoutant des connaissances et des techniques, peut confiner ses déchets nucléaires de manière sûre et pérenne. Il sait le faire aujourd’hui aussi bien, sinon mieux, que la nature pour assurer sa sécurité, son bien-être et son développement.

Conclusion

Le stockage géologique des déchets nucléaires ne présente aucun danger, ni pour nous, ni pour les générations suivantes. Il est d’un coût raisonnable et nous pouvons l’assumer financièrement. Nos élus doivent le comprendre et le dire pour rassurer les Français qui n’entendent et ne voient s’agiter que des antinucléaires dans les médias.

L’industrie nucléaire constitue incontestablement un atout pour la France. Elle représente un gisement de création d’emplois non délocalisables et une valeur importante pour l’économie française. La production massive d’électricité d’origine nucléaire est le seul moyen pour doter la France d’une politique énergétique efficace à long terme.

Des pays comme l’Espagne et l’Italie se sont fourvoyés dans l’éolien et le photovoltaïque. En Allemagne, le rêve fou d’une société sans nucléaire alimentée par le vent et le soleil commence à faire long feu. Après avoir dilapidé des milliards d’euros dans les énergies renouvelables, ce grand pays augmente de plus en plus sa consommation de charbon importé des ‎États-Unis, de lignite (existant en abondance dans son sous-sol) et ses émissions de CO2. Sa « transition énergétique » visait le contraire…

Si nous laissons des antinucléaires dogmatiques et des esprits naïfs mal informés abuser et même affoler les Français par des mensonges et des amalgames, alors notre pays, qui n’extrait ni charbon ni gaz de son sous-sol, court à la catastrophe.

Sans un soutien affirmé du nucléaire en France, les industries nucléaires d’autres pays (Russie, USA, Chine, Inde,…) bénéficieront seules des retombées économiques et sociales de cet extraordinaire potentiel de croissance et d’emploi lié au développement actuel et futur de cette filière à travers le monde.

Grâce à l’énergie nucléaire qui est un formidable moyen de production d’énergie durable, sûr, massif et bon marché, le besoin en électricité de nos enfants est assuré pour des siècles… si enfin les « politiques » s’engagent résolument et clairement dans cette voie.

Pour les annexes, télécharger la version PDF du fichier en suivant ce lien

  • Annexe 1 : Circuit du combustible nucléaire en France et ses explications (7 pages pour mieux comprendre le circuit annuel du combustible nucléaire comprenant un recyclage partiel en France).
  • Annexe 2 : Extraits (16 pages) du rapport de synthèse de l’inventaire national des matières et déchets radioactifs (L’INMDR 2012 est un rapport de 200 pages).
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  • Un article de salubrité public, merci!

    Ajoutons que les développements récents du nucléaire vont tous vers une minimisation très importante des déchets hautement radioactifs produits. Bref, il est hautement mensonger de protester contre la poursuite du nucléaire sous prétexte qu’on finirait pas crouler sous les déchets radioactifs.

    • bonjour Kevan Saab, c’est pourtant ce qu’affirment depuis assez longtemps quelque spécialistes du Nucléaire à propos justement des fameux déchets qui obstruent l’entendement de nos chers « écologistes de salon  » dont les 3/4 et la moitié du reste n’ont aucune idée du fonctionnement d’une centrale nucléaire .
      Je ne suis même pas sûr qu’ils connaissent celui d’une centrale thermique au charbon ,au fuel ,ou encore hydroélectrique …

    • Stéphane Lhomme
      19 août 2014 at 10 h 56 min

      Les « développements récents du nucléaire » sont la catastrophe de Fukushima, la fermeture de 8 réacteurs en Allemagne, la fermeture de 5 réacteurs aux USA, l’arrêt de 3 réacteurs en Belgique (deux pour cuves fissurées, un pour fuite), l’arrêt en urgence par EDF de 4 réacteurs en Grande-Bretagne.

      Sans oublier les désastres en cours des chantiers EPR en Finlande (Areva) et à Flamanville (EDF)…

      • La Corée construit à tours de bras, les USA recommencent à accorder des licences, la Chine à un vaste programme avec un RNR sodium mis en service l’an dernier et une filière thorium prévu d’ici 2025. Pas mal pour une industrie morte. Pendant ce temps les allemands éventrent des départements entiers pour extraire la lignite polluante. Quel progrès !

        Quand le pétrole et le gaz seront épuisés il ne restera que le nucléaire. La responsabilité des antinucléaires sera alors engagés: vous êtes responsable de RCA, vous avez acceptez de pactiser avec l’industrie du pétrole, du gaz et du charbon dans les années contre le nucléaire. Les preuves existent, Robert Stone en présente quelques uns dans « La promesse de Pandore ».

      • Tiens, vous postez sous votre vrai nom, maintenant, M. « Obeservatoire? »

  • Tres tres bon article, une synthese que j’attendais depuis longtemps, merci pour les annexes et liens qui vont enfin me permettre de fonder mon opinion.
    C’est ce genre d’article qui donne envie de faire un don a contrepoint. MERCI

  • L’auteur va un peu vite dans son raisonnement pour la défense des centrales atomiques, dommage.
    En effet, que l’enfouissement ne soit pas problématique c’est admis, mais qu’en est-il des accidents nucleaires majeurs ou mineurs ?

      • Autant je comprends qu’on estime le nombre de morts du nucléaire, autant je suis sceptique sur ce nombre de morts du au charbon. On parle des gens qui travaillent dans l’extraction du charbon ? Des gens qui habitent à côté des centrales ? Qui travaillent dedans ?

        En France on a des centrales à charbon pourtant on n’entend pas parler de morts à cause de ces centrales… donc la question que je me pose est où sont ces 4200 morts du charbon ? Ou alors c’est dans les pays où on filtre pas les fumés des centrales uniquement ? (dans ce cas ça n’est pas pertinent pour la politique énergétique française)

      • Stéphane Lhomme
        19 août 2014 at 11 h 01 min

        Sauf que le nucléaire ne couvre que 1,8% de la consommation mondiale d’énergie, une part infime en « échange » d’un danger extrême et de milliers de morts contaminés par les catastrophes, les rejets « ordinaires » des centrales, les mines d’uranium…

        A ce sujet, on meurt autant (voire plus) dans une mine d’uranium que dans une mine de charbon, si les mines d’uranium tuent moins au total c’est seulement parce que le nucléaire est une énergie infime…

        • Merci à la modération de bannir Lhomme. Au delà d’un certain niveau de mensonge et démagogie la censure est hélas salutaire.

          Raconter qu’on meurent plus dans les mines d’uranium que de charbon est du pure négationisme. A vrai dire la totalité de ce qu’il raconte n’est qu’une succession de mensonges grossiers. Il s’emploi à les répéter sans cesse pour convaincre les masses. C’est un manipulateur d’opinion d’obédience fasciste. Sa technique de propagande est précisément celle utilisée par les nazis:

          Plus un mensonge est gros, plus il passe

          Goebbels

          Toute propagande efficace doit se limiter à des points forts peu nombreux et les faire valoir à coups de formules stéréotypées aussi longtemps qu’il le faudra, pour que le dernier des auditeurs soit à même de saisir l’idée.

          Adolf Hitler, Mein Kampf

          • Pas la peine de convoquer le fascisme et Hitler pour dénoncer un mode de communication. L’exposé de la méthode suffit, sayf à vouloir se rabaisser plus bas que le rang de celui que l’on critique.

            P.S. Le PC n’était lui aussi pas mal dans son genre

        • N’avez-vous pas honte de poster de telles inepties ? Quel mépris pour vos interlocuteurs ! (peut-être êtes vous habitué aux gogos des meetings EELV à qui on peu faire gober n’importe quoi, ici, ça ne passe pas)
          Quel courage, d’user encore de ce genre de procédé en 2014 ou l’information est à portée de clic… C’était efficace du temps de la Pravda. Il faudrait songer à revoir vos méthodes de propagande.

          Menteur, manipulateur, malhonnête, et même pas malin…

    • Merci, en effet l’argument majeur et indemontable contre le tout nucléaire reste bien le risque de.catastrophe, comme à blaye ou la centrale pourrai subir le même choc que fukushima….
      De ce fait il ne peu pas être admis de faire la promotion du nucléaire alors qu’il tue et rend inutilisable des.régions entières!!!
      Gardons comme exemple blaye, qui se trouve aux portes de Bordeaux(4 ou 5e ville de France) et à l’embouchure d’un des plus gros estuaires européen, que se passerait il en cas de raz.de.marée ou de sécheresse trop forte(blaye est refroidie par le fleuve et à déjà été arrêtée plusieurs fois suite aux sécheresses.) . Bordeaux et sa région serait invivable!!!! Le nucléaire tel que nous l’utilisons est une aberration, un crime alors qu’il existe depuis des décennies d’autres manières de.l’utiliser sans même le consommer?!!! 😕

      • La centrale d’Onagawa a subi une vague plus haute que celle de Fukushima et n’a pas bougé. Étrange non?

        Si une vague de 12 m remontre la Garonne jusqu’à Blaye, elle ne fondra pas mais il y aura un million de mort dans l’agglomération bordelaise.

      • LEs dernières études démontrent que les personnes déplacées à Fukushima souffrent plus du stress post-traumatique du au déracinement que des radiations. Les premiers retours s’organisent déjà. Hong Kong vient de rouvrir son marché aux produits agricoles japonais issus de certaines zones « contaminées » .

        Elles sont ou, vos « régions entières » ?

  • « la solution reconnue internationalement comme sûre et pérenne depuis longtemps est le stockage définitif à grande profondeur (500 m), encore appelé « stockage géologique ». »
    -> Cette solution n’est pas reconnue par la totalité de la communauté scientifique. C’est tout simplement la moins pire, et l’unique moyen pour nous en protéger sachant que l’immersion dans les océans est désormais interdit, et que le stockage en surface est soumis aux intempéries. La seule autre possibilité serait de les expédier dans le Soleil en les hissant via ascenseur spatial, or nous ne possédons ni la technique, ni le budget pour en construire un.

    « Les éléments radioactifs ne remonteront éventuellement à la surface qu’après une période si longue que leur dangerosité aura disparu. »
    -> Le site d’enfouissement d’Asse en Allemagne est le parfait contre-exemple. Le procédé consistant à bourrer une ancienne mine de sel avait été vendu comme la panacée du stockage, le plus sûr des sites et de contrôles de la radioactivité dans les années 70-80. Nombre de rapports et d’études à l’époque avaient vanté cette méthode. Or, alors que le site est sensé conservé de manière définitive des déchets d’une durée de vie de 250 000 ans, la mine s’est fissurée pas moins de 20 ans plus tard à cause de l’infiltration d’eau, avec des remonter de radioactivité dans la campagne environnante. Comment ils ont résolu le problème ? Ils injectent du béton dans les fissures béantes pour contenir la radioactivité et limiter les mouvements de terrain, et ce alors que le béton lui-même est poreux.
    http://www.la-croix.com/Actualite/Economie-Entreprises/Economie/Le-stockage-des-dechets-radioactifs-en-Allemagne-vire-au-desastre-_NG_-2010-02-08-546433
    Qui nous dit que dans 20-30, les actuels sites d’enfouissement en sol argileux ne vont pas à leur tour se fissurer ?
    De plus, le plutonium reste dangereux même après avoir perdu sa radioactivité du fait que c’est un métaux lourd avec une très haute toxicité. Il y a également une contradiction dans le propos de l’auteur puisque dans un temps il assène le côté sûr et définitif des déchets, pour ici émettre la possibilité qu’ils pourraient éventuellement remonter à la surface, sans naturellement spécifier comment ni quand.

    « La croûte terrestre contient environ 3 grammes d’uranium par tonne »
    Ce qu’il omet de dire, c’est que ces éléments sont confinés justement par ladite croûte, et que la radioactivité est bien moindre, puisque celui utilisé dans nos centrales sont des isotopes enrichis. Cet uranium est dispersé alors que les sites d’enfouissement les concentrent.

    « Demain, c’est-à-dire dans 50 ans ou plus, le stockage géologique pourrait être complété par la transmutation dans des réacteurs à neutrons rapides (surgénérateurs), ou dans des accélérateurs dédiés (ou une combinaison des deux) qui permettrait de consommer une partie des déchets dangereux actuels en les transmutant en produits peu ou pas radioactifs. »
    -> Les physiciens ayant conçus les centrales nucléaires dans les années 50 tenait rigoureusement le même discours, prétendant que dans plusieurs décennies, la technologie serait telle que nous serions en mesure de traiter les déchets de longue vie. Nous sommes presque 70 ans plus tard, et ce n’est pas le cas, alors les prédictions de ce genre sont généralement d’aimables discours pour calmer les gens alors que c’est parfaitement invérifiable. Citons par exemple le réacteur Superphoenix, censé réutiliser les déchets de longue vie, pour au final se solder par un échec complet.
    Pour preuve que tous les tokamaks construits jusqu’à maintenant n’ont jamais été fiable et le record de fusion contrôlée ne dépasse par le quart d’heure (sans compter que lesdits réacteurs deviennent par la suite inutilisables et complètement irradiés). L’EPR n’est pas en reste ; sa construction débute à peine qu’il existe déjà de nombreuses voies pour dénoncer le système de confinement électromagnétique qui ne serait pas fiable (les autorités les ont gentiment envoyés chié, pour ensuite modifier en sous-main le système, retardant le chantier et augmentant les coûts). Par ailleurs, l’EPR est un réacteur expérimental, non commercial, il devrait nous servir à développer la technique, sans assurance d’y parvenir. Sans compter que la transmutation n’est pas le but recherché, mais une application possible supposée. N’importe quel physicien sait que si la fusion est contrôlée, les premiers réacteurs à fusion de type commercial ne verraient le jour qu’à la fin de notre siècle, soit le double du temps de la prédiction de l’auteur de l’article. Il n’y a qu’à voir les changements politiques et sociaux entre 1800 et 1900, entre 1900 et 2000 pour réaliser que pareilles prédictions sont impossible à déterminer avec exactitude, sans compter la situation économique devient instable à mesure que nous avançons dans le temps, ne garantissant pas que nous puissions maîtriser les coûts sur une telle période.

    « L’ensemble des déchets HA et MA-VL représente moins de 500 m3 après conditionnement dans des cylindres de verre et d’acier à la Hague. »
    -> Usine célèbre pour rejeter une partie de ses déchets directement dans la Manche via un tuyau autour duquel la faune marine est morte et où les mesures de radioactivité dépassent tous les seuils autorisés.

    « La deuxième erreur courante est de croire que ce stockage géologique ne serait pas financé. »
    -> L’auteur omet un détail qui à son importance : le démantèlement des centrales nucléaires, or ce coût-ci n’est pas provisionné, pire, il est incalculable. Les centrales ont une durée de vie limitée, et ne pourront pas éternellement fonctionner. Le cas de la centrale de Brennilis est à ce titre révélateur de l’inconséquence de l’industrie nucléaire. Ce chantier devait être un modèle de sécurité, montrant la quintessence de la maîtrise des coûts et de la pollution. Pour l’heure, le démantèlement, qui n’est pas encore terminée, a déjà coûté 20 fois plus que ce qui avait été prévu à l’origine. Détail amusant, la centrale a fonctionné près de 20 ans, et ça fait autant de temps que les installations sont en cours de démantèlement sans pour autant que cela soit achevé.
    En outre, la Cour des comptes à récemment évalué à 20 milliards le démantèlement des 58 réacteurs qui arriveront à terme en 2060. C’est une estimation risible sachant que rien que pour la démolition de l’usine de plutonium de Marcoule il a fallu allonger 6 milliards. Le véritable coût admis tournerait autour de 750 milliards d’euros, pour la France.
    Est-il provisionné ?
    Non.
    S’il était, les factures d’électricité seraient autrement plus élevées contrairement à ce qu’avance l’auteur.

    « Principalement parce que des antinucléaires, habiles en communication, jouent sur les peurs des populations en agitant régulièrement des épouvantails bardés d’amalgames, de raisonnements biaisés et de mensonges. »
    -> Quels épouvantails, quels raisonnements biaisés, quels mensonges ?

    « Ensuite, parce que l’humain peine naturellement à appréhender des temps longs comme 10.000 ans) et il se méfie de ce qu’il ne comprend pas. »
    -> Ce n’est pas tant une affaire de peiner, mais une simple affaire de lucidité : personne n’est capable de faire de prédictions fiables sur de telles périodes. De plus, 10 000 est une échelle de temps très réduite au regard de certains déchets de longue vie atteignant 250 000 ans, voire plus. Je doute que l’auteur de l’article soit en mesure d’appréhender une telle période (en comparaison, notre actuelle espère l’homo sapiens a 150 000 ans).

    « il faudrait faire preuve de pédagogie »
    -> L’habituel mythe du peuple débile.

    « Le stockage géologique des déchets nucléaires ne présente aucun danger, ni pour nous, ni pour les générations suivantes. »
    -> Naïveté confondante.

    « La production massive d’électricité d’origine nucléaire est le seul moyen pour doter la France d’une politique énergétique efficace à long terme. »
    -> C’est faux. Les ressources en uranium seront épuisées d’ici un demi siècle, ça n’a donc rien d’une solution à long terme. Et ça n’est encore moins une solution quand cela engendre un problème devant être gérer sur plusieurs centaines de milliers d’années.

        • Réponse de bot. 🙂

          • Qu’est-ce qui faut pas chercher comme ânerie pour refuser de voir la réalité en face… Tu fais insulte à ton intelligence.

            • Toujours mieux qu’une intelligence artificielle. 🙂

              • En ne réfutant pas les arguments que j’ai avancé, tu les valides. Merci pour ton aide.

                • Effectivement le commentaire d’Ostramus est argumenté, ce qui ne signifie pas juste en tout point, loin de là. L’article est un peu léger, au sens contenant de gros morceaux de wishling thinking.

                • Ben non. L’un n’est pas la cause de l’autre.

                  C’est juste que j’aime bien voir jusqu’où peuvent raisonner les bots. 🙂

                  En tous cas, vu la logique de l’enchainement des arguments, leur prévisibilité rhétorique, je ne peux qu’être convaincu du fait que tu es un bot. 🙂

                  • en tout cas ,c’est bien fait, un quidam pourrait s’y laisser prendre

                    bien entendu, ce commentaire issu tout droit des bibliothèques de la mouvance verte, mêle avec une technique tyrès au point, le vrai et le faux

                    exemple
                    les problèmes liés à l’enfouissement.
                    de un, l’interdiction des rejets en mer, qui est ici présentée comme une évidence, n’était peut-être pas une si mauvaise idée finalement
                    surtout que l’on pourrait imaginer d’autres méthodes

                    http://wattsupwiththat.com/2011/05/06/a-modest-proposal-for-nuclear-waste-disposal/

                    sur les déboires du centre de Asse, on apprend assez vite que cela avait été fait en dépit du bon sens, que les déchets y stockés étaient de faible ou moyenne activité,qu’il n’y a aucun rejet en surface, mais surtout que ce dossier est un moyen utilisé par le ministre en charge, un vert de chez vert, pour forcer le gouvernement à arrêter le nucléaire.
                    Depuis Fuku, vous en avez entendu parler?
                    moi non plus
                    Greenpisse est passé à autre chose

                    les rejets de l’usine Areva en mer
                    une rapide recherche sur le net, et vous apprendrez que le problème est en fait une manipulation, une de plus de greenpisse.
                    Vous en avez entendu parler depuis?
                    moi non plus
                    fou comme ils ont de l’imagination les zozos verts, mais peu de constance

                    le démantèlement et Brenhils
                    à votre avis, qu’est-ce qui a le plus retardé, et au passage coûté à tout le monde, dans ce dossier?
                    Ben oui, les arrêts administratifs du fait des « actions citoyennes » de la mouvance, peut-être 15 ans sur les 20 depuis le début.
                    Mais ici, on chiffre le démantèlement, curieusement, l’auteur n’affirme pas, ce qui est coutumier, que le démantèlement est impossible, une autre chapelle dans l’église verte, un dissident, allez savoir?
                    Car on a « déconstruit » des centrales jusqu’au gazon, et on sait ce que cela coûte, d’ailleurs on aura un bon exemple avec Chinon.
                    Est-ce assez provisionné?certainement bien plus que le démantèlement des hachoirs à oiseaux, mais comme dirait l’autre, on ne s’exonère pas de ses turpitudes

                    bon, je fatigue, je compte sur vous pour continuer, car bien sur tout le reste est à l’avenant…

                    • Ce qui est fatiguant, c’est que dès la seconde où on critique le nucléaire, on est immédiatement taxé d’écologiste écervelé, alors qu’en soit, je ne suis pas fondamentalement contre le nucléaire (le thorium et la fusion sont des pistes qui peuvent être intéressantes). Je suis simplement atterré par la nonchalance et la suffisance de l’auteur de l’article.

                  • S’il te plait de le croire, grand bien te fasse.

                    • D’ailleurs, tu ne sais pas t’empêcher de répondre, encore une preuve. 🙂

                    • Stephan Savarese
                      17 août 2014 at 20 h 13 min

                      Ostramus : vous êtes préoccupé par l’écologie. Je partage vos sentiments. Si vous regardez avec un oeil critique vos propres arguments, vous vous apercevrez que l’on vous a abusé. Il y a dans les autres réponses de nombreux éléments de réponses. En voici deux :

                      1. catastrophes nucléaires: certainement regrettables, leurs conséquences réelles sont moins importantes que n’importe quel accident grave de l’industrie pétrolière ou gazière. De plus, des pays comme les Etats-Unis, la Suède ou la France (mais aussi Allemagne, Chine, Corée, Finlande, Suisse, Belgique, UK, Pays-Bas…) montrent depuis des décennies comment les éviter, ou bien prévoir pour en atténuer les conséquences (il y a eu plusieurs accidents au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, dont certains très graves, mais aucun n’a eu les conséquences de Tchernobyl ou Fukushima: il y a des raisons précises, rassemblées dans le concept de sûreté nucléaire appélé « défense en profondeur », bien documenté sur le site de l’ASN.)

                      2. stockage en profondeur : tout le monde a dit aux Allemands d’éviter le stockage dans le sel. Ils n’ont pas écouté: il est urgent que l’Allemagne sorte du nucléaire, éventuellement pour apprendre de ses voisins comment il faut faire. La Finlande et la Suède ne prennet aucun risque avec le granite. En France, les argilites ont des propriétés différentes qui méritent une exprimentation.

            • Commencez par ne PAS mélanger fusion et fission!

      • Quel beau tract de propagande écolo-millénariste, et avec en prime des inclinaisons fascistes très caractéristiques.

        1- Ce premier argument est du pure sophisme. Toute solution, aussi rationnelle et bonne soit elle, n’est que la meilleur à l’instant où on la prend. Le mieux est l’ennemie du bien.

        2- Parce qu’a la différence de cette mine de sel ils n’ont pas bougé depuis plus de 100 millions d’ années. Il faut être crétin pour mettre des déchets nucléaires dans une mine de sel. La couche d’argile choisis par l’Andra est réductrice (l’uranium ne se dissous pas en milieu réducteur), étanche, sans activité sismique et solide comme du béton.
        http://www.andra.fr/publication/produit/D05A_268_TAG.pdf

        3- Uranium enrichie ça ne veut rien dire, à la sortie d’un réacteur ça n’est plus enrichie, c’est le principe de la fission… Ce que l’auteur veut dire par là c’est que la charge radioactive de la zone de stockage va marginalement augmenter du fait des déchets.

        4- Les surgénérateurs ne sont pas mort, attend la fin du pétrole. Les chinois viennent d’en mettre en service un, les russes construisent leur troisième, le projet Astrid n’est pas mort en France. Les EBR US ont fonctionné parfaitement. Le plus pathétique dans cette histoire c’est qu’aucun accident nucléaire ne peut avoir lieu avec les réacteurs au sodium, ils sont stable même sans pilotage et système de secours. Dans « La promesse de Pandore » une séquence présente ce fameux crash test réussis.

        5- Pure mensonge, la diffamation n’est pas un argument, c’est un aveu de faiblesse et de bassesse. Et bien entendu une manifestation de caractère fasciste.

        6- Encore un mensonge, les exemples de Chooze et Main Yankee démontrent que les estimations sont bonnes et les couts maitrisé, autour de 300M d’€ par réacteur.

        7- Il suffit de lire vos « arguments » pour en avoir un échantillon représentatif. Mensonge, omission, extinction de la réflexion par la peur. De la propagande fasciste à l’état pure.

        8- Votre intervention met en relief votre ignorance et vos failles intellectuelles. Ou votre mauvaise foi et votre caractère fasciste.

        9- Faits, j’attends toujours vos arguments.

        10- Spectre rapide, thorium, uranium des stériles de phosphate, uranium marin, les ressources sont très loin d’être épuisées.
        http://www.agenceecofin.com/nucleaire/2408-6366-l-uranium-offshore-peut-il-concurrencer-les-pays-producteurs-actuels
        Le cout d’extraction de l’uranium marin descend régulièrement, il sera compétitif à moyen terme.
        Il n’y a pas de problèmes à gérer des centaines de milliers d’année, mais 4 malheureux mètres cubes de déchet à enterrer à 500m de fond.

    • Si réellement les ressources seront épuisées d’ici 50 ans, pourquoi s’exciter aujourd’hui sur la fermeture des centrales ? Attendez donc 5 petites décennies (c’est vite passé) sans rien faire et vous obtiendrez satisfaction. Sur un plan strictement économique, vous n’aurez même pas besoin d’attendre 50 ans (plutôt 2 décennies) puisque les prix s’envoleront bien avant l’épuisement de la ressource, favorisant la rentabilité de vos moulins à vent adorés. La position antinucléaire apparaît à ce titre parfaitement illogique, ou alors vous n’êtes pas du tout sûr de votre argument.

      • Sauf que durant ces décennies, de nouvelles tonnes de déchets seront produites, et qu’il faudra bien démanteler toutes les centrales à un moment ou à un autre, or ce coût n’est pas provisionné, pire, il est impossible d’y subvenir.
        Par ailleurs, le monde n’est pas binaire, et ce n’est pas parce que je dénonce le nucléaire que je tombe en extase devant une éolienne. Les énergies renouvelables ont leur défaut, néanmoins ils n’excusent pas ceux du nucléaire.

        • Faire bien attention à ce qui se dit, sur la question du démantèlement :

          http://www.contrepoints.org/2013/07/25/132144-les-couts-caches-du-nucleaire-en-france-du-mythe-a-la-realite

          • Je me méfie de la Cour des comptes. Le démantèlement de Brennilis, alors même qu’il n’est pas terminé, a déjà coûté 20 plus qu’elle n’avait prévu à la base.

            • je vais poser une question peut être simpliste, mais si ça coûte si cher que ça de démanteler, alors pourquoi démanteler ? est ce que l’on démantèle tous les équipements obsolètes ? bien sûr que non.
              par exemple, il y a pas loin de chez moi, un équipement militaire vieux de plus de 1 000 ans, et la dernière fois qu’il a été utilisé, c’était en 1871, pendant la guerre contre les prussiens, pour protéger la retraite des français vers la suisse où ils se sont constitués prisonniers.
              près de 150 ans après, alors qu’on sait qu’il ne servira plus jamais à aucun objectif militaire, le château de joux n’a toujours pas été démantelé, il sert au contraire de musée. pourquoi ne pas transformer les vieilles centrales en musée ? dans 50 ans, bien sûr, en attendant, elle peuvent continuer à produire de l’électricité…

            • Brennilis est un proto dont le démantèlement est bloqué par les écologistes. Chooz, Main Yankee, les exemples de démantèlement terminé pour 200-300M par réacteur sont nombreux. Mais peu médiatisé et nié par les escrologistes millénaristes à la solde de Gazprom.

            • à Ostramus, Si le démantèlement coûte si cher, comment vont faire les Allemands, qui prétendent en démanteler 22, sans se ruiner. Le démantèlement serait-t-il beaucoup moins coûteux en Allemagne qu’en France? Alors la méthode est simple: demandons aux Allemands de démanteler les réacteurs français.

              Et où les Allemands vont-ils mettre leurs déchets si dangereux pour des centaines de milliers d’années. Dans un stockage souterrain? Si c’est le cas, j’espère que les zigotos qui empêchent les réunions publiques et affolent les vieilles dames à Bure auront à cœur d’aller faire la même chose en Allemagne sous la conduite de Monsieur Lhomme.

              D’autre part, si les Allemands sont persuadés qu’il peuvent faire 100 % de renouvelables en 2050, pourquoi construisent-ils actuellement de nouvelles centrales à charbon et remplacent-ils les anciennes?

        • Désolé si je vous ai attribué à tort une sorte de fascination pour les moulins.

          50 ans voire plus de fonctionnement supplémentaire des centrales actuelles permet de provisionner de manière marginale leur démantèlement à terme. Il est donc faux de prétendre que c’est impossible d’y subvenir. L’équivalent de la CSPE permettrait de le financer plusieurs fois, à partir de la consommation actuelle d’environ 500 TWh (soit une épargne de démantèlement de 300 milliards sur 50 ans, presque 800 milliards avec les intérêts), au lieu de financer à perte photovoltaïque, biomasse, éolien ou cogénération, ou encore l’absurdité des tarifs de première nécessité.

          Il ne s’agit pas d’excuser le nucléaire. Pro ou anti-nucléaire, on s’en fout. Le sujet, c’est de faire son véritable bilan avantages / inconvénients. Dès lors, le défaut du nucléaire en France apparaît pour ce qu’il est, à savoir qu’il est essentiellement public. Mais c’est un défaut qu’on peut et doit vivement corriger, en quelques heures, par le démantèlement d’EDF, d’Areva, etc. par une loi anti-trust idoine. Alors, le nucléaire sera en concurrence avec les autres sources d’énergie électrique (y compris les moulins à vent non subventionnés) et chacun pourra choisir la source qui lui convient, mettant fin aux débats stériles et aux politiques non moins démagogiques en la matière.

          Idem avec les gaz de schiste : c’est un problème politique, avec force blocages, uniquement parce que l’Etat s’est arrogé illégitimement le monopole des sous-sols. Rendons la propriété des sous-sols à leurs légitimes propriétaires, que chacun l’exploite s’il le désire, et la question du gaz de schiste sera instantanément résolue.

    • Bonjour Ostradamus
      Personnellement je n’ai jamais été inquiet du devenir des déchets nucléaires.
      Autant l’argument d’un accident d’une centrale nucléaire est dommageable pour le devenir des terrains autant le principe de dilution me parait évident.
      De plus les arguments des écologistes qui ne sont pas capable de voir plus loin que 10 ou 20 ans pour des questions évidentes (dettes de l’état) me paraissent totalement disqualifiés.
      Je sais, on n’est pas dans la logique, on est dans la religion, ou les grands prêtres auto proclamés nous disent devant quoi il faut s’incliner.

      • M’avez-vous seulement lu ? Nous parlons de déchets dont la durée de vie dépasse les 250 000 ans. En quoi l’industrie nucléaire serait-elle la plus compétente pour savoir de quoi sera fait le futur ?

        • Pourquoi vous lire, puisqu’on connait déjà vos théories par coeur ?

          • Je m’étonne que ton esprit brillant n’ait pas réponse à cette question.

            • Parce que j’ai compris depuis bien longtemps que c’est une perte de temps.

              Il faudra toujours plus de travail intellectuel pour réfuter la crédulité que pour en émettre, et comme la bêtise humaine est infinie, on ne peut que relativiser. Sans compter que la crédulité peut, grâce aux biais cognitifs, aux sophismes et autres techniques prendre l’apparence de l’argumentation scientifique.
              Et lorsqu’il est question de prédiction dans le futur, tout cela n’est pas plus scientifique que l’astrologie…
              Au final, on a des modèles idéologiques qui ont réussi à développer un raisonnement pseudo-scientifique qui arrive à convaincre beaucoup de naifs et de niais.

              Ce qui est certain, par contre, c’est qu’une théorie qui dit « qu’on va tous mourir dans d’atroces souffrances, cétroporibl, repentez-vous ! La fin du monde arrive dans quelques décennies ! » met tout mes détecteurs de bullshit au rouge…

            • Cela dit en passant, merci de reconnaitre la supériorité de mon esprit. 🙂

              Vous êtes un bot intéressant. :mrgreen:

              • L’Invective ne déshonore que son auteur.

                • Tiens, l’IA atteint ses limites. 🙂

                  • Il est ironique de constater tant de persistance de la part d’un quidam prétendant ne pas vouloir perdre son temps au nom de l’intelligence, démontrant par la même qu’il n’en dispose pas.

                    Sur ce, je ne doute pas que tu produiras une autre réponse, mais nous tournons en rond. Tu m’excuseras donc de ne pas donner suite, si suite il y a, car j’estime avoir fait le tour de la question. Toutefois, si tu souhaites ardemment avoir le dernier mot dans un désir d’autosatisfaction, ne te gêne surtout pas, je ne tiens pas à te gâcher ce plaisir, s’il est le seul qu’il te reste. Sache néanmoins que ta réponse demeurera lettre morte pour ma part.

                    • Faire ce que je fais ici ne me prends pas de temps, ne demande pas d’énergie, n’est pas un effort dans l’espoir impossible de vous convaincre et de trouver des sources sans intérêts qui de toutes façons ne vous convaincront pas dans votre prisme idéologique. Je sais très bien que c’est inutile de chercher à réfuter un discours idéologique doublé d’une rhétorique des plus classiques.
                      Regarder de temps en temps les commentaires et puis lâcher quelques vannes est assez facile.

                      Non non. Vous tournez en rond et cherchez à avoir le dernier mot. Moi, je fais mumuse. Arf ! 🙂

          • Bien sur, cela ne vous plait pas alors vous éliminez l’idée, méthode fasciste, encore une fois!
            Seriez vous tous calés sur le même modèle?

        • Ostramus: « Nous parlons de déchets dont la durée de vie dépasse les 250 000 ans. »

          Et donc il risquent de remonter et contaminer des miyons de km2 !?

          On gère parfaitement, en occident, des accidents majeur de centrales, en quoi quelques éventuelles infiltrations qui remonteraient comme par miracle de 500m seraient un problème ?

          • L’occident existera-t-il toujours dans plusieurs milliers d’années ?

            • S’il n’existe plus, pourquoi s’en soucier ?
              Pour l’Empire des petits zosiaux ?

            • Ostramus: « L’occident existera-t-il toujours dans plusieurs milliers d’années ? »

              Si il n’y a plus de technologie il ne restera plus grand monde, c’est pas une infime surface contaminée qui va les gêner.

              Et contaminé à quoi d’abord ? Les infiltrations, combien de rads sur quel surface ? Et l’érosion et le ruissellement qui disperse tout ce qui sort graduellement très rapidement ?

              Entre temps il y aura eu des centaines de millions de morts par des catastrophes parfaitement naturelles comme les volcans dont un seul a rejeté autant de radioactivité que Tchernobyl et aussi d’autres soucis technologique qui ne vous dérangent pas plus que ça comme le charbon pour ne citer que lui.
              http://energie.lexpansion.com/climat/-le-nuage-du-volcan-eyjafjoll-plus-radioactif-que-tchernobyl_a-35-4448.html

              Vous êtes victime d’une contamination par mot clé, une peur irrationnelle, mais dans les fait ça ne peut être qu’anecdotique en surface.

          • Explique nous comment ils pourraient remonter de 500m dans des argiles qui n’ont pas bougé depuis le Jurassique. Sachant que dans 100 000 ans à peine ils ne seront presque plus radioactif, ça sera juste des futs de métaux lourds.

        • 250 000 ans…
          Mais les escrologistes ne savent même pas voir plus loin que qq années.
          Personne ne peut serieusement parler de 100 ans alors 250 000 ans c’est de la foutaise.
          On vois le GIEC et la température dans 100 ans c’est le grand n’importe quoi. En argumentant sur cette grandeur de temps vous vous disqualifiez vous même.
          Je ne suis pas un adorateur du nucléaire et je suis très réticent sur la technologie actuelle des centrales que je trouve instable en cas de pépin, mais votre argument de 250 000 ans montre que c’est du grand n’imp quoi

          • Je suis d’accord, personne ne prédire l’avenir sur de telle période, et donc affirmer que le stockage sera sûr durant toute cette période.

            • On n’a jamais prétendu cela. C’est vous qui parlez de 250 000 ans.
              Moi je vous parle de 10-20 ans. On sait que le paiement de retraite posera problème depuis 1981. Et on vous parlez de 250 000 ans.
              On a des problèmes aujourd’hui et vous dîtes « Mondieu Mondieu dans 250 000 ans on sera tous radioactif. »
              Le principe de précaution, c’est valable pour vos lubies, pas pour les dettes!!

            • Stephan Savarese
              17 août 2014 at 20 h 25 min

              Ostramus: avez-vous lu ce genre de publications ?

              http://www.comsol.com/paper/the-dissolution-and-transport-of-radionuclides-from-used-nuclear-fuel-in-an-unde-9053

              http://www.comsol.fr/paper/using-comsol-for-optimal-design-of-engineering-barriers-of-nuclear-waste-reposit-13238

              Si vous n’êtes pas capable de trouver la faille dans ce genre de calcul, je vous prie d’éviter d’asséner des lieux communs à vos concitoyens, d’arrêter de leur faire peur inutilement (nous vivons dans un monde dangereux: inutile d’exagérer) et de laisser étudier la faisabilité du stockage à long terme par des spécialistes, pas par de simples citoyens. Les sciences dures existent. Elle sont difficiles, inabordables pour 80% de la population, mais elles fonctionnent la plupart du temps. Si vous ne le voyez pas autour de vous, c’est grave.

            • Ostramus, j’ai l’impression qu’il y a bien longtemps que vous n’avez pas consulté un ouvrage de physique. Quant à Stéphane Lhomme, sa spécialité est visiblement plus l’agit-prop que la physique.
              Un petit rappel sur la radioactivité ne vous ferait donc pas de mal:
              1- un isotope radioactif est d’autant moins dangereux à masse égale que sa durée de vie est longue. Vous contenez environ 20 mg de potassium 40 dont la demi-vie est de 1,25 milliard d’année. Cela fait-il de vous un dangereux déchet radioactif? Les engrais phosphatés que les agriculteurs épandent à raison d’environ 100 kg à l’hectare année après année contiennent aussi du potassium 40. Notre pays est-il pour autant devenu inhabitable? Nous vivons environnés de roches qui contiennent des isotopes du potassium 40 et aussi de l’uranium 235 et 238, et du thorium 232 à immense durée de vie, et que nous manipulons sans cesse. Dans un jardin moyennement argileux, il y en a plusieurs kilos par m de profondeur, avec leurs descendants ! Cet argument de la durée de vie des déchets nucléaires n’a donc aucun sens et est agité pour fanatiser des ignorants!
              2- la  » portée » des rayonnements radioactifs dans le sous-sol est ridiculement faible: au plus quelques mètres pour le plus pénétrant d’entre eux. Aucune chance d’être atteint par des rayonnements issus d’un stockage situé à 500 mètres de profondeur. Les gens qui vivront au-dessus d’un tel stockage n’en subiront donc aucun dommage et ne subiront que la radioactivité du sol tout comme aujourd’hui. La seule possibilité est une remontée de petites quantités d’eau contenant des traces d’isotopes radioactifs solubles. Cette possibilité est pure théorie. A l’heure actuelle, il n’y a aucune remontée d’eau sur le site de Bure. A 500 mètres de profondeur, la perméabilité des argiles est à peu près celle de la brique.

              • avec un coefficient de perméabilité de 10 exposant (-10) m/s, il faut 300 ans à l’eau pour traverser une épaisseur de 1 mètre d’argile.

                • @Oscar n l’épaisseur de la couche d’argile à Bure est de l’ordre de 500 mètres. Il faudrait donc 150 000 ans à l’eau pour traverser selon la valeur que vous donnez. Encore faut-il qu’il y ait une différence de pression plus grande que la différence de pression hydrostatique entre les deux côtés de la couche d’argile pour que l’eau traverse, ce qui n’est pas le cas. Et avec quel débit? Et dans quelle direction, haut ou bas?

                  • dans le cas de l’argile, pas nécessaire d’avoir une différence de pression pour que l’eau migre dans toutes les directions. en fait, l’eau se déplace très lentement de là où elle est vers là où elle n’est pas (ou où elle est un peu moins), donc y compris vers le haut.
                    et en fait, l’eau entre en réaction chimique avec l’argile, je ne sais donc pas si un atome radioactif plus lourd que l’eau pourrait de ce fait être entraîné très loin par quelques molécules d’eau.

                    • @Oscar n
                      Ce que vous décrivez- là n’est pas un phénomène d’écoulement, qui a besoin d’une différence de pression pour se produire. D’autre part, dans un tel milieu, les déplacements d’éléments se produisent par diffusion, et ne peuvent guère concerner que des éléments solubles dans l’eau, donc un très petit nombre des isotopes radioactifs contenus dans les déchets. Les coefficients de diffusion sont de plus extrêmement faibles.
                      @CEDRA, ne jouez pas sur les mots. Le Callovo-Oxfodien est effectivement une argilite, c’est-à-dire une roche composée majoritairement d’argilite. Il serait plus intéressant de nous indiquer où trouver les études géotechniques qui ont été réalisées sur ce sujet (les vôtres?) et qui démontrent selon vous la dangerosité de l’entreprise.
                      Quant aux failles dans les argilites, en avez vous déjà observé dans un site profond, une mine par exemple?
                      Et quant à l’argument ressassé aux gens de Bure, vous avez décidé qu’il n’est pas valable. C’est donc que vous avez soigneusement étudié la question. J’aimerais beaucoup pouvoir lire l’étude que vous avez réalisée à ce sujet, ou sur laquelle vous vous appuyez.
                      D’après cette étude, combien de temps selon-vous l’eau  » contaminée » mettrait-elle à remonter des 500 mètres de profondeur suite à vos réactivation de microfailles, dépressions et autres séismes vosgiens, où ressortirait-elle et avec quel débit ? Si une faille se créait entre le stockage et la surface, par quel mécanisme selon-vous l’eau  » contaminée » se mettrait -elle à jaillir des profondeurs?

                • 1/ le cas – géologiquement parlant – d’Oklo est-il transposable partout ? la réponse démontre s’il en était besoin que le sujet est plus complexe qu’un exercice de classe maternelle
                  2/ idem avec cet argument ressassé aux gens de Bure, le temps que mettrait l’eau contaminée à… alors, question basique : combien de temps mettrait l’eau des aquifères supérieurs (car il y en a, contrairement à ce qu’affirmait l’Andra les premières années, doc à l’appui) si un malheureuse failles/micro-faille s’en venait à reprendre du service, suite aux dépressions occasionnées par les centaines de km de galeries/alvéoles par ex, ou encore sous l’effet de ces imbéciles de séismes vosgiens ?

                  • l’argile gonfle en présence d’eau. la fissure ou micro fissure se comblerait d’elle même toute seule.
                    cette propriété auto-réparatrice des argiles est utilisée en travaux publics pour rendre étanche les étendues d’eau artificielles (lacs, canaux…)

                    • Foin d’obscurantisme : les couches supérieures sont calcaires, donc cassantes, quant à la couche d’argile (COX) elle n’en est pas, il s’agit d’argilite, donc cassant.
                      La littérature, au vu de la polémique majeure suscitée par le sujet, est abondante pour qui veut « savoir », nous parlons bien entendu de celle hors des sentiers battus et de celle des promoteurs de l’enfouissement.
                      De notre côté, nous nous proposons dorénavant d’abonder le savoir non à travers de de pseudos échanges mais bien par la diffusion continue d’informations largement tues par les fossoyeurs.

                  • Vous êtes visiblement de fins géologues au CEDRA! Vous avez donc la réponse ? Pourquoi alors ne la donnez-vous pas?

            • Ouff! une personne censée! Qui peut prédire que le stockage à long terme(long terme= plus de 50 ans? 100 ans? 1000ans? et plus encore…) ne posera pas de problèmes?

          • Encore un ignorant, l’exemple d’Oklo montre que le stockage géologique, i.e. sans intervention humaine, est une technique valide. Le temps ne change pas les lois de la physique et de la chimie.

        • On peut comprendre vos réticences sur le nucléaire et ses déchets. Ok.
          Mais, vous semblez considérer que la recherche s’arrête, là maintenant, et que d’ici les prochaines 250 000 années à venir, rien ne se passera. Il faut dire qu’avec le principe de précaution, on peut en douter voire « espérer » revenir à une période pré-humaine. Mais, vu les progrès scientifiques sur le seul siècle passé, on peut raisonnablement être optimiste pour résoudre les problèmes de déchets, entre autre…Et en créer de nouveau, aussi, etc…

  • La question du nucléaire en général et des déchets en particulier est un sujet important.

    SI nous étions en démocratie le peuple souverain pourrait imposer un référendum sur les différentes questions soulevées.
    Nous constatons que les Présidents de la République n en ont jamais lancé alors qu’ils sont les seuls à pouvoir le faire..!

    Nous allons solliciter toutes les « personnes morales » pour leur demander si elles sont favorables au référendum d’initiative citoyenne (RIC) qui permettrait aux opposants au nucléaire d’ IMPOSER un référendum.
    Nous saurons bientôt où sont les démocrates dans notre pays…

    • Quel rapport entre l’information donnée dans cet article et la volonté de certains d’imposer un référendum ? Ceux-là craindraient-ils qu’une fois l’information connue, la réponse donnée par le peuple ne soit plus de leur goût ?

    • bonjour BACHAUD YVAN,si l’on comprend bien ; référendum d’initiative citoyenne , mais ….des citoyens opposés au nucléaire ,ceux qui sont pour étant réputés sans doute ânes bâtés ennemis de la démocratie !

    • Proffitons en pour exiger un referendum sur l’écologie et la transition énergétique en expliquant bien aux électeurs combien cela leur coûte en impots, déficit de croissance, deficit budgétaire et dette, perspectives d’avenir et chomage …

      • Les RIC ne doivent pas servir à poser des questions genre café du commerce sur des sujets divers.

        En plus des RIC abrogatifs de lois et décrets il y aura des RIC de propositions, les  » initiatives suisses », qui devraient être des propositions de loi complètement rédigées et avec en annexe les décrets d’application.

        En Suisse les élus font tout pour dénaturer le vote du peuple et y réussissent plus ou moins.
        Il nous faudra être plus vigilants…

        • Qu’en pense Mme Royale, ministre du Café du commerce ?

          Il est vrai que la transition énergétique est une décision européenne et qu’on a déja fait un referendum à ce sujet …

          Enfin bref, pour les Khmers verts, il y a les sujets qui se discutent et ceux qui ne se discutent pas …

        • On pourrait peut-être demander par référendum son avis au peuple pour savoir à quoi doivent servir les référendums. Mais vous avez l’air de savoir mieux que lui 🙂

        • Donc il y a les bon référendums : on pose une question (citoyenne) au peuple (citoyen), il répond citoyennement et comme voulu par les écolos.

          Et les mauvais : le peuple non-citoyen répond de façon non-citoyenne.

    • On devrait organiser un référendum pour savoir aussi s’il faut enfermer les écolos dans des roues de hamsters géants afin de produire l’électricité prop’…

      • Bonne idée ! 🙂

      • bonjour ph11, vous n’y pensez pas ! pour que de si grandes roues tournent aisément ,sur deux axes ;il faudrait élaborer des roulements à aiguilles de grandes dimensions ou des paliers porteurs avec coquilles en métal régul aussi conséquents que les paliers de lignes d’arbres d’un paquebot
        de croisière .

        • Aie, la technique n’est pas au point. Mais si on leur dit d’agiter les bras comme une éolienne, on peut alors récupérer leur énergie ?

  • « Conclusion
    Le stockage géologique des déchets nucléaires ne présente aucun danger » …
    S’appuyant sur quelques raisonnements parfois oiseux, l’auteur affirme, pensant avoir démontré.
    Et c’est parce que nous n’avons aucun problème de stockage de ces déchets que certains d’entre eux sont autorisés à être intégrés dans la fabrication de matériaux de construction …
    Ce qui n’est certainement pas dangereux …
    Mais bon, avec ces nez de beus d’anti-nuke, on les interdit dans les matériaux de robinetterie

    • Encore un qui confond interdiction d’agir et l’action…

    • Vous ne connaissez pas le sujet, l’intégration dans les filières de recyclage classique concerne des matériaux activés par les flux de neutron qui perdent toute radioactivité en quelques dizaines d’années tout au plus. Rien à voir avec les produits de fissions. Comment pouvez vous croire être capable de vous forger une opinion en étant aussi ignorant sur le sujet? Vous n’avez pas conscience que vous ne savez pour ainsi dire rien ou vous avez juste balancé un argument fallacieux en toute connaissance de cause.

  • « Au Canada, le gisement de Cigar Lake dans la province de l’Athabasca  »

    Je penses que dire que c’est en Saskatchewan serait plus approprié 😀

  • Merci M. Gay !
    De temps en temps on trouve des articles avec des informations et des arguments précis et exacts, cela fait d’autant plaisir que c’est devenu rare.
    La récente mise à jour de l’étude de la Cour des comptes sur le coût actuel de l’électronucléaire (6 ct € le kWh, soit 60 € le MWh) précise que traitement des déchets et démantèlement sont compris.
    Ma facture d’électricité augmentée de 13,3 % par la CSPE (financement des EnR) et la croyance de certains à une catastrophe climatique d’origine humaine m’encourage à soutenir ce mode de production d’électricité qui ne produit que très peu de CO2, occupe peu de terrain et a un prix modéré.
    Les mouvements écologistes qui militent contre le nucléaire et craignent le réchauffement climatique supposé d’origine humaine se contredisent eux-mêmes ce qui leur a fait perdre leur crédibilité : il faut un minimum de logique et de rationalité, même dans la propagande politique et le racolage électoral.
    YB24

  • Une autre très bonne nouvelle, à peine évoquée ici, est que ces déchets nucléaires vont être mangés par la nouvelle génération de nucléaire en préparation (par Bill Gates et autres) pour très bientôt : 4 ième génération Terra Power :
    « L’uranium épuisé (ces fameux déchets seront brûlés) pour supporter 80 % de la population du monde sur un millénaire »…
    http://en.wikipedia.org/wiki/Traveling_wave_reactor
    http://atomicinsights.com/bill-gates-describes-4th-generation-nuclear-energy-to-explain-his-investment-decision/
    .
    Et Bill Gates de nous dire que la première centrale de ce type devrait être en service dès 2020, à des coûts très faibles du kWh et une sécurité quasiment absolue…
    Bien sûr, ce n’est pas Ségolène et nos journaux hexagonaux qui vont nous raconter tout ça, puisqu’on va continuer à dépenser des milliards d’Euros pour rien avec nos éoliennes à la c…. C’est programmé, à nos poches et à notre décadence.

    • Stéphane Lhomme
      19 août 2014 at 11 h 09 min

      Ha ha ha, c’est sympa de blaguer comme ça, même si c’est juste une recopie de ce qui avait été promis il y a 50 ans et qui ne s’est bien sûr jamais produit…

      • Le dénie est un symptôme commun, la solution du stockage géologique profond existe et elle est validé. Il ne s’agit pas d’une promesse mais d’un fait. L’incapacité pathologique des antinucléaires et plus généralement des escrologistes à admettre la réalité est un sujet d’étude fascinant. Il faudrait mettre quelques thésards dessus. Je suis certain que mettre des antinucléaires dans un scanner et voir quelles zones du cerveau s’allument quand on les fait réfléchir sur un sujet neutre ou sur le nucléaire s’allument..

        Des scientifiques ont déjà étudié ce genre de manifestation irrationnel avec des blinds tests de vin ou de soda, c’est assez drôle: en aveugle c’est la zone du gout qui s’allument, mais quand le sujet test sait quelle marque ou origine il boit ce sont les souvenirs qui jugent.

        Avec les antinucléaires ont a sans doute les mêmes manifestations: à chaque argument ou réponse, aussi pertinente et irréfutable soit elle, un schéma préétablit de réponse absurde doit être pioché dans la mémoire.

  • Sauf que tous les gouvernements oublient les centrales au thorium que les chinois bien sur on déjà mis en route

    • Stéphane Lhomme
      19 août 2014 at 11 h 10 min

      Un « détail » : le thorium n’est pas fissile, c’est une filière de surgénération, en échec depuis 50 ans…

      • C’est sans doute pour ça que les chinois font des réacteurs au thorium, dépensant des milliards, pour constater qu’il n’est pas fissile. Quel comique.

        Vos vociférations contre les filières RNR sont ridicules, d’abord parce que les RSF ne sont pas des RNR et que le proto a très bien fonctionné, ensuite parce que de nombreux RNR ont eux aussi eu un fonctionnement satisfaisant, notamment les EBR américains, le BN-600 russe (76% de disponibilité en 2010, soit 5 fois plus qu’une éolienne) et même Superphoenix une fois les gadgets allemands mis au rebut.

        Votre capacité de dénie est fascinante.

  • Merci d’avoir regroupé ces éléments connus pour ceux qui s’intéressent vraiment à la question mais jamais communiqué clairement dans les merdiats.

  • Que faites-vous avec les centrales hors service dont le coût de déconstruction est ehorbitant, entre les discours des pros et des antis, où se situe exactement le curseur !!..

  • citation de Novethic.fr  » L’évolution de la consommation française d’électricité est l’une des inconnues. Elle dépendra, entre autres, des efforts fournis en matière d’efficacité énergétique et de la croissance économique. EDF mise sur des économies d’énergie de 20 % d’ici à 2025 et un taux de croissance de 2 %/an. Le parc nucléaire actuel couvrirait alors « à peine » 50 % des besoins électriques en 2025. Le PDG d’EDF, Henri Proglio, l’a expliqué devant la commission d’enquête parlementaire sur les coûts de la filière nucléaire.
    Mais le ministère de l’Ecologie s’appuie sur une tout autre hypothèse. C’est ce que rappelle le rapport de la commission, rendu public le mardi 10 juin : grâce aux économies d’énergie, la hausse de la consommation d’électricité serait limitée à 0,4 %/an. Ce, malgré une croissance économique de 1,8 %/an. Il serait alors nécessaire de fermer une vingtaine de réacteurs (sur 58) d’ici à 2025. – 
    Ramener la part du nucléaire à 50 % est « une bourde économique ». C’est en tout cas l’avis de Francis Sorin, conseiller du président de la Société française d’énergie nucléaire (SFEN). Car chaque réacteur de 1 000 MW (mégawatts) rapporte en moyenne 200 millions d’euros (M€) par an de recettes à EDF. Laisser 22 réacteurs fonctionner dix ans de plus rapporterait donc 44 milliards d’euros (mds€) à l’énergéticien. Il convient de retrancher à ce montant les coûts d’exploitation (50 M€ par réacteur et par an, soit 11 mds€ sur dix ans pour 22 tranches). Il faut aussi déduire l’investissement nécessaire pour prolonger la durée de vie des centrales. Car certaines approchent des quarante ans prévus initialement. Selon EDF, le « grand carénage » (l’opération de rénovation et d’amélioration de la sécurité du parc) devrait coûter 55 mds€. Soit de l’ordre de 22 mds€ pour 22 tranches. Pour la Sfen, ce sont donc quelque 33 mds€ qu’il faut soustraire aux 44 mds€ de recettes. Soit un manque à gagner de 11 mds€ pour EDF.  » » 
    Ramener la part du nucléaire à 50 % est « une bourde économique ». C’est en tout cas l’avis de Francis Sorin, conseiller du président de la Société française d’énergie nucléaire (SFEN). Car chaque réacteur de 1 000 MW (mégawatts) rapporte en moyenne 200 millions d’euros (M€) par an de recettes à EDF. Laisser 22 réacteurs fonctionner dix ans de plus rapporterait donc 44 milliards d’euros (mds€) à l’énergéticien.
    Il convient de retrancher à ce montant les coûts d’exploitation (50 M€ par réacteur et par an, soit 11 mds€ sur dix ans pour 22 tranches). Il faut aussi déduire l’investissement nécessaire pour prolonger la durée de vie des centrales. Car certaines approchent des quarante ans prévus initialement.
    Selon EDF, le « grand carénage » (l’opération de rénovation et d’amélioration de la sécurité du parc) devrait coûter 55 mds€. Soit de l’ordre de 22 mds€ pour 22 tranches. Pour la Sfen, ce sont donc quelque 33 mds€ qu’il faut soustraire aux 44 mds€ de recettes. Soit un manque à gagner de 11 mds€ pour EDF.

    • « Citation de Novethic.fr » : c’est déjà de trop. Ils se définissent comme experts en « économie responsable ». C’est une vision des choses laissant entendre que tous les autres acteurs économiques sont, eux, privés des bons conseils dudit bidule, parfaitement irresponsables.

  • Stéphane Lhomme
    19 août 2014 at 10 h 50 min

    Il y a 60 ans, le grand-père de M Gay annonçait des solutions pour les déchets radioactifs, il y a 30 ans son père annonçait la même chose, aujourd’hui c’est M Gay qui s’y colle, et dans 30 ans ce sera son fils. Puis son petit fils. Puis son arrière petit-fils. Etc. Etc. Etc. Etc……

    • Dénie, encore du dénie.

      Faite un scanner en urgence, ça sens Alzheimer tous ça…

    • Stéphane Lhomme: « annonçait des solutions pour les déchets radioactif »

      Non mais en vrai sans rire et quand vous allumez tout votre cerveau, quel est le problème actuellement avec les déchets ?

      Ils remontent par les égouts et atterrissent sur la table de votre salon en bois équitable ?

  • merci à Michel GAY de rappeler ces données qui sont dsponibles depuis longtemps sur internet, notamment sur les sites de l’ANDRA et aussi sur celui de l’assemblée nationale l’occasion du débat qui avait eu lieu à l’assemblée sur ce sujet il y a quelques années.
    Ce qui est effrayant, c’est que l’esprit du public est abreuvé de contrevérités et que même nos gouvernants ne semblent plus faire confiance à la rationalité basée sur des faits bien établis, mais se basent sur des opinions et des peurs irrationnelles. C’est un retour à une mentalité préscientifique à base de mythologie.
    Le philosophe Jean Luc Marion ( de l’Académie française) a fait un excellent article sur cette crise de la rationalité dans la reue ETUDES de février 2014.

    • Très très chère Jean Leroy,

      C’est fabuleux Mr Gay, Mr Fluchere et vous êtes tous candidats pour un enfouissement dans vos communes respectives. Cigeo (BURE FRANCE) va être comblé, alors qu’ils triment depuis des années la solution est dans vos jardins. Je m’empresse de leur donner l’adresse de cette page. Enfin, face à autant de motivation, j espère que vous êtes inscrit dans les équipes d’entretien des centrales nucléaires, je m’empresse de donner l’adresse de cette page au entreprise d’intérim.
      radioactivement votre

  • Excellent article de Monsieur Gay qui montre qu’il n’y a pas de problème pour le stockage géologique à long terme des déchets radioactifs de haute et moyenne activité à vie longue dans des couches d’argilite imperméables depuis des millions d’années.
    Monsieur Gay aurait pu ajouter que le retraitement des combustibles usés permet en France d’en extraire le plutonium qui est un excellent combustible fissile recyclé dans les réacteurs à eau. Or le plutonium représente la moitié de l’inventaire des produits à vie longue.
    Enfin, la quantité des déchets de haute et moyenne activité à vie longue représente la plus petite partie des déchets ce qui permet un traitement sophistiqué.

    • Bonjour Monsieur Fluchère,

      MERCI XXL pour cette réponse fort à propos, tout comme Mr Gay va donner son adresse à CIGEO (BURE FRANCE) afin d’avoir des déchets radioactifs dans sa commune, je vous suggère de faire de même, quand il y en a pour un il y en a pour deux. Permettez moi de garder aussi votre contact pour entretenir les centrales, c’est absolument sans risque et ce serait dommage que vous n’en profitiez pas. Coté formation les agences d’intérim vous donneront toutes les informations.
      Radioactivement votre,

  • Déchets nucléaires, bonnes nouvelles en vue ? Si seulement !
    Ne suffit pas de croire, de vouloir, de sautiller pour que les désirs deviennent réalité et que les poisons deviennent inoffensifs.
    Inutile non plus de bouffer de l’écolo, juste engager démarche citoyenne : s’in-for-mer. Sans idées préconçues ni quelconque idéologie.
    Démarche engagée ainsi depuis plus de 20 ans pas des citoyen(ne)s et élu(e)s de la région de Soulaines/Morvilliers/Bure car ils sont concernés, ô combien !
    Solution ? Sûreté ? Confiance ? Ethique ?
    Juste un petit oeil sur ce travail de réflexion > http://www.catholique-troyes.cef.fr/assets/medias/documents/GESTION%20DES%20DECHETS%20NUCLEAIRES%20Document%20int%C3%A9gral.pdf
    NB : le nivellement devrait avoir pour objectif de hisser

    • @CEDRA, voici un document intéressant, qui, s’il est parfaitement nul au plan des dangers réels et non fantasmés de la radioactivité, pointe les problèmes qui peuvent se poser dans tous les travaux souterrains. Je n’ai cependant jamais vu l’église catholique ni un « collectif de citoyens de toutes tendances » se préoccuper de l »éthique » des innombrables travaux souterrains qui ont lieu en France et dans le monde. Ces « comités d’éthique » se sont-ils jamais un seul instant préoccupés de chercher à interdire les mines de charbon et de lignite qui fournissent journellement la matière première de 40 % de l’électricité mondiale ( près de 50 % maintenant en Allemagne suite à Fukushima) et où meurent tous les ans d’accidents des milliers de mineurs, et de silicose des centaines de milliers, ou les centrales à charbon dont la pollution tue chaque année de l’ordre du million de personnes ( oui, vous avez bien lu, et 30 000 rien qu’en EU 28!) de maladies pulmonaires et cardiovasculaires. Ah les bonnes âmes! Si votre ordinateur ne fonctionne plus au nucléaire comme actuellement en France, il fonctionnera au charbon, comme de plus en plus en Allemagne. J’ai lu quelque part une bonne plaisanterie: il en coûte 2000 morts par an de maintenir allumées les lumières à Pékin! A Berlin, c’est déjà 200 !

  • Le stockage des dechets doit etre etudié car quel que soit l’avenir de la filiere, les générations futures auront cette lourde charge. On se demande d’ailleurs comment informer nos descendants de la présence de tels sites… les fouilles archéologiques du futur auront de belles surprises.
    Il est cependant préoccupant de voir que chaque partie semble si sure de son fait. Comment peut-on s’engager sur la sureté parfaite de telle ou telle technique? Ce n’est pas possible.
    Le débat sur le nucléaire n’est ni technique, ni politique. Il est d’ordre philosophique.
    Il est normal que nous ne partagions pas tous la meme vision de l’humanité.
    La quete de la sécurité énergétique qui est pour l’homme une question de survie inscrite en son for intérieur ne doit pas faire précipiter des décisions d’une telle radicalité.
    A l’échelle de l’humanité, la part du nucléaire est trop récente pour se permettre de prendre des décisions trop rapides.
    Il est cependant notoire que c’est la première fois avec le nucléaire que l’homme peut agir avec autant de prégnence sur les générations futures. Lorsqu’on regarde l’Histoire de ce même homme, on voit qu’il manque souvent d’humilité. Devant ce constat et face à l’atome, un peu d’humilité est de rigueur, non?

    • On ne fait pas de fouille archéologique à 500m de fond.

      Le débat est 100% technique, la question est comment mettre les déchets hors de portée de la biosphère, et la réponse fut découverte à Oklo.

      • Vous décretez le débat « 100% technique ». C’est votre choix.
        Je pense cependant que les conséquences de problèmes techniques sont telles que la mise en péril de la vie de nos descendants peut en être fortement atteinte. Prendre la déscision de rendre des zones géographiques invivables où seuls des robots peuvent intervenir, et encore pendant un temps limité ne peut être reservé à la technique. Il s’agit partiellement de l’avenir de l’humanité. Les générations futures ne nous remercierons pas d’avoir sacrifié leur présent au profit du seul notre.
        Pour les fouilles à 500 mètres vous oubliez l’échelle de temps. Et quid d’une simple recherche scientifique, d’un forage pour rechercher de l’eau ou de la géothermie? Il me semble impossible de prévenir les civilisations futures.
        Enfin, si le débat 100% technique permet le décompte des morts, c’est d’un cynisme peu commun. Permettez moi de préciser que toute autre technique verra s’arreter peu ou prou avec elle la mortalité engendrée. Ce n’est pas le cas des technologies nucléaires qui demeurent (radio)actives.
        Un stockage en surface ou sub-surface est plus simple et plus réversible en cas d’avancée technologique qu’un enterrement sans retour. Contrairement a ce qui est ennoncé ici, ce n’est nullement une solution.
        En effet,rien est résolu. On masque les choses seulement et de manière technique et ingénieuse. La solution serait de rendre ces déchets non toxiques ni radioactifs (la transmutation ?), elle n’est pas existante a ce jour. Il est donc urgent d’attendre et de chercher des solutions, donc d’investir dans la recherche dans ce sens.

        • cox: « sont telles que la mise en péril de la vie de nos descendant »

          L’apocalypse maintenant, il ne vous manque que l’eau bénite. :mrgreen:
          Sort un peu de chez toi et va regarder comme le monde est vaste et combien de couches profonde remontent et polluent notre quotidien dans cette échelle de temps.

          Tient en parlant de radioactivité, le volcan Eyjafjöll à rejeté plus de radioactivité que Tchernobyl, est ce n’est QU’UN SEUL volcan sur les dizaines en activité ! « Ah mais c’est de la radioactivité naturelle » :mrgreen:
          http://energie.lexpansion.com/climat/le-nuage-du-volcan-eyjafjoll-plus-radioactif-que-thernobyl_a-35-4448.html

          cox: « Et quid d’une simple recherche scientifique, d’un forage pour rechercher de l’eau ou de la géothermie? »

          Tiens on est passé de l’apocalypse à une dizaine de personnes qui ont la technologie pour faire de forage mais ont complètement oublié l’usage des compteurs geiger en forage. Un truc ballot surtout que la radioactivité est bien présente dans certaines roches.

          • Vous parlez d’apocalypse. Pas moi.
            Je trouve ici des débateurs argneux, trop sur d’eux. Ce n’est pas mon cas. D’ailleurs voici une citation de l’auteur de l’article cité dans votre réponse:
            « Nucléopathie: affection assez courante dont le symptôme principal est que toute mention des termes « nucléaire » ou « radioactivité » bloque le cerveau gauche, localisation des fonctions rationnelles, tout en provoquant des réactions de peur incontrôlées et autres désordres mentaux. » Très classe et tolérant
            La question du nucléaire est en droit d’être posée. A la véhémence et la condescendence des différentes réponses que j’obtiens, je constate que toute position même interrogative sur le sujet est rejetée, raillée.
            Le choix allemand est en effet radical et incohérent sur le plan écologique à court terme comme vous l’ennoncez mais il est le résultat d’une démocratie plus vivante. Cela ne fait pas de l’allemagne une nation d’incompétants pour autant non?
            Enfin,vous comparez sans cesse la radioactivité d’origine anthropique avec celle naturelle. Mais qui a dit qu’une eruption volcanique etait sans danger? Certainement pas moi. Mais la présence de dangers naturels n’autorise pas pour autant l’homme qui se croit supérieur à en rajouter. Une super-eruption volcanique peut nous faire bcp de mal voire nous exterminer. Ce n’est pas apocalyptique, c’est un fait. Mais nous n’y pouvons rien. Le choix du nucléaire: nous sommes responsables en cas de défaut majeur et pour les déchets.
            SAUF que nous faisons porter à d’autres que nous cette responsabilité. C’est cette notion fondamentale qui nous sépare. Les générations futures auront la charge de s’occuper de nos vestiges nucléaires, déchets y compris. C’est la grande tendance de l’humanité (une partie de moins en moins minoritaire) de vivre sans lendemain et en dépit des générations à venir. Et je vous vois venir, donc je le précise, ce n’est pas limité au nucléaire.
            Pour en revenir aux déchets: si c’est tenable sur plan de la sureté,il faut repousser au maximum l’enfouissement des déchets en profondeur. Qui nous dit que l’enfouissement ne nous apparaitra pas comme abherant (comme celui océanique aujourd’hui) dans quelques annees? Et investir dans la recherche pour la suite du nucléaire. L’industrie nucléaire est jeune (et orgeuilleuse) il faudrait investir massivement dans la recherche car, exploitée autrement ce peut être une source d’énergie pour l’avenir. Mais l’état de la recherche est tout autre et c’est bien dommage.

            • « Le choix allemand est en effet radical et incohérent sur le plan écologique à court terme comme vous l’ennoncez mais il est le résultat d’une démocratie plus vivante. Cela ne fait pas de l’allemagne une nation d’incompétants pour autant non? »

              Le fait que la démocratie, i.e. un espace de libre manipulation des masses, puissent aboutir à des choix dangereux, incohérents et catastrophique (ce n’est pas la première fois en Allemagne) ne vous choque pas?

      • Bonjour Karg se,

        Et donc la réponse de OKLO est ?

    • @ COX, le problème des déchets doit être étudié, bien sûr. Une question cependant: les engrais phosphatés épandus généreusement par nos agriculteurs à raison de 100 kg à l’hectare chaque année doivent-ils être considérés comme des déchets radioactifs?Je vous rappelle qu’ils contiennent du potassium 40 ( vous aussi, environ 20 mg), dont le rayonnement gamma est environ deux fois plus puissant que le césium 137 avec lequel on fait si peur aux foules à Fukushima. La demi-vie du potassium 40 étant de 1,25 milliard d’années, ce potassium 40 s’accumule donc continuellement dans les sols et les eaux, sans dégradation sensible à l’échelle du million d’années contrairement au césium 137 dont la moitié disparaît en 30 ans.
      Si vous ne me croyez pas, achetez un seau d’engrais phosphatés et passer le au radiamètre . Vous pourrez aussi vous promener avec ce radiamètre le long d’une route traversant une région agricole, et constater ainsi les variations de radioactivité « naturelle » ( du simple au triple près de chez moi), en fonction en particulier des zones d’accumulation par ruissellement.
      Faut-il aussi considérer les eaux exploitées par les stations thermales et rejetées dans la nature sans souci des populations des villes thermales comme des déchets radioactifs? Car là aussi elles peuvent être radioactives, et même beaucoup, sous forme de radium 226 et de radon 222.
      Les radioactivités dans ces deux cas ne sont pas négligeables, et considérées à l’aune des associations antinucléaires et des comités d » éthique » de tout poil, elles sont même terrifiantes! En tous cas elles sont bien plus importantes que ce qui pourra éventuellement sortir un jour très lointain du stockage de Bure.
      Qu’attendent donc depuis tant d’années les « belles âmes » pour s’en préoccuper, et protéger les « citoyens » contre ces fléaux? A quand l’interdiction des engrais potassiques et la fermeture des stations thermales, au nom du principe de précaution et de l »humilité ».
      D’autre part, pourquoi faire preuve de tant de réserves vis-à-vis de l’énergie nucléaire parce que « certains » prétendent qu’on n’est pas complètement sûr de son innocuité à faible dose ( sauf les médecins du nucléaire, qui disent qu’il n’y a rien à craindre en dessous d’une dose efficace de 100 mSv, mais « tout le monde » le sait, ce sont des incompétents, ou bien ils sont payés par les lobbys pour dire cela), et ne pas s’opposer au charbon, dont on est sûr que son usage pour produire de l’électricité est responsable de centaines de milliers de morts dans le monde chaque année?
      Je lisais récemment un texte publié par deux médecins dans le célèbre journal médical  » The Lancet » où étaient comparés les mortalités entraînées par kWh d’électricité produite selon la source ‘énergie utilisée ; J’ai constaté avec stupéfaction qu’une centrale à lignite était de ce point de vue 650 fois plus dangereuse une centrale nucléaire. Cela a-t-il été expliqué aux Allemands, qui ont en train de remplacer leur centrales nucléaires par des centrales à lignite, et cela pour les 50 ans à venir?
      Où en est votre humilité à ce sujet?
      Et est-il « éthique » de chercher systématiquement à faire peur à des gens peu instruits de ces questions en créant chez eux des fantasmes qui ne reposent sur aucune réalité physique.

      • Merci pour votre reponse sur la présence d’éléments radioactifs à l’état naturel. Je ne vois pas très bien où vous voulez en venir?
        Sous-entendez vous que l’activité des déchets issus de l’industrie nucléaire (et donc leur dangeurosité) est comparable à celle des engrais?
        La présence de radionucléides à l’état naturel ne dispense pas l’homme de ses responsabilités pour ceux générés par son activité.
        L’humilité dont je veux vous faire part n’est pas à employer à tout va. Il s’agit simplement de ne pas faire état souvent de manière péremptoire de vérités invérifiables sur la sureté infaillible des techniques.

        • @COX,
          Je ne sous-entends rien du tout. J’affirme, ce que chacun, et en particulier les journalistes devraient savoir, que la radioactivité est exactement de même nature, qu’elle soit liée à des isotopes naturels ou à des isotopes créés par l’homme. Le danger est lié à la dose efficace reçue, fonction de la nature des rayonnements et des organes affectés, par une relation que l’on appelle relation dose/effets. Et les médecins du nucléaire nous disent qu’en dessous de 100 mSv, l’effet est parfaitement négligeable. Et au dessus, ils ont dans une large gamme plutôt moins importants que ceux de la pollution atmosphérique à Paris.
          Il y a longtemps que cela aurait dû être expliqué patiemment aux journalistes pour que, enfin, ils comprennent et puissent relayer l’information en connaissance de cause (mais cela m’étonnerait, étant donné leur attitude, qu’ils le veuillent. La pédagogie, çà rapporte beaucoup moins que faire peur).
          Le potassium 40 épandu dans les champs contient du potassium 40, émetteur gamma deux fois plus énergique que le césium 137. Le radon 222 des sources thermales a une radioactivité aussi forte que celle de l’iode 131. Et les doses efficaces correspondantes sont dans les deux cas bien supérieures à celles qui seraient reçues par des personnes vivant en permanence à Bure, du fait d’une éventuelle circulation d’eau ayant dissous des traces d’isotopes radioactifs contenus dans les déchets. Le potassium 40 des champs de Bure n’est pas problématique, car les doses correspondantes sont inférieures au mSv/an, mais elles seront quand même plus importantes pour les habitants que ne pourra être le stockage!
          Si vous faites un enregistrement aéroporté de la radioactivité au-dessus de n’importe quelle partie du territoire français, vous y verrez la signature, non seulement du potassium 40, mais aussi des éléments-fils des uranium 235 et 238 et du thorium 232. Et les proportions varieront en fonction de la nature du sol, et encore plus des quantités d’engrais épandues.
          Si l’Homme est responsable de ses déchets, comme vous le dites avec emphase, et si les effets de la radioactivité sont aussi terrifiants que le prétendent Monsieur Lhomme et ses amis, alors il devrait également se préoccuper d’interdire l’épandage d’engrais potassiques dans les champs et l’ouverture des stations thermales où l’eau est chargée en radon 222.
          Et que pensez-vous de la responsabilité d’un gouvernement qui, sous la pression des mouvements écologistes, remplace ses centrales nucléaires par des centrales à lignite d’une durée de vie de 50 ans, en sachant sciemment (car il le sait, et même les responsables des mouvements écologistes le savent) que celles-ci sont 650 fois plus dangereuses par kWh produit, sans parler des émissions de gaz à effet de serre !
          Peut-être avez-vous noté que l’énergie qui progresse le plus dans de monde actuellement est le charbon, et c’est essentiellement pour produire de l’électricité.
          Puisque vous parlez de responsabilité, quelle est selon vous la responsabilité des mouvements antinucléaires dans ce phénomène?

          • Bonjour BMD,

            Écrire autant de mots pour comparer le Nucléaire à pire, et sous entendre que c’est une bonne solution, que d’efforts, que d’efforts. La sagesse vous permettrait d’économiser votre énergie, pour l’investir dans de solution économiques et écologique, tranquillement.

  • Uniquement pour celles-ceux qui voudraient affronter la réalité et non baigner dans la croyance
    > liens video : http://cedra52.fr/actions/actions%202015/lepage/lepage.htm

  • Bonjour Michel,

    Merci pour ces éclaircissement. Je suis toujours partagé entre les anti et les pro déchets nucléaire. J’ai fini par me dire que le plus sage était de donner les déchets aux pro, pour que les anti, nous fichent la paix. Au moins tous le monde est content.
    Par conséquent, pouvez-vous donner votre adresse à CIGEO ( BURE FRANCE) car il semble que les problèmes s’accumulent autour de ce projet. Si vous hésitez à avoir des déchets radioactifs, réduisez votre prose à l’abstinence.
    Radioactivement votre,

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