Pourquoi le libéralisme n’est pas du tout ce que croit Michel Onfray

Mais pourquoi diable Michel Onfray s’acharne-t-il à dénoncer quelque chose qu’il méconnait ? Non, le libéralisme n’est pas du tout ce qu’il croit. Histoire d’un terrible malentendu.

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Michel Onfray no Fronteiras do Pensamento São Paulo 2012 by Fronteiras do Pensamento (CC BY-SA 2.0)

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Pourquoi le libéralisme n’est pas du tout ce que croit Michel Onfray

Publié le 20 janvier 2020
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Par Johan Rivalland.

Ce qui est terrible avec Michel Onfray est que l’on serait prêt à partager la majeure partie de ses analyses. Il s’agit d’un homme cultivé, d’un homme révolté, d’un homme exigeant qui estime insupportable la déchéance dans laquelle notre société sombre en raison à la fois des compromissions mais aussi de l’ignorance qui la gangrène.

Mais pourquoi fait-il preuve de la même ignorance lorsqu’il s’agit de la chose qu’il exècre le plus au monde et qu’il dénonce à longueur de temps à l’opposé de ce qu’elle est, à savoir le libéralisme ?

Treizième volet de notre série « Ce que le libéralisme n’est pas ».

Méprises et contresens

Lorsque je lis des interviews de Michel Onfray ou que je l’écoute dans certains médias, comme beaucoup d’entre vous j’adhère à un certain nombre de ses idées. Ou tout au moins, j’ai plutôt plaisir à l’écouter. J’aime sa sincérité, son côté passionné, sa force de conviction et les réflexions qu’il peut présenter à partir de l’importante culture qui est la sienne.

Mais voilà… Arrive toujours le moment où, parmi les belles constructions faisant appel à la raison, il se laisse entraîner par la déraison. Celle qui consiste à s’acharner sur le terme libéralisme, symbole même de tout ce qu’il peut exécrer et fondement même de tous les maux selon lui.

Et là où le bât blesse, c’est qu’il se trompe radicalement sur ce qu’il met derrière ce mot et sur ce qu’il entend par libéralisme.

À ses yeux, un peu toute la classe politique serait d’ailleurs coupable de verser dans le libéralisme. Or, lorsqu’on s’intéresse véritablement à cette notion – ou plus précisément à cette philosophie – nous serions bien en peine de trouver aujourd’hui un homme politique français que l’on pourrait qualifier de « libéral » ; la confusion viendrait-elle en partie de l’acception américaine, où les liberals ne sont justement pas des libéraux au sens où nous l’entendons en Europe ?

Ou encore de la confusion qu’il me semble avoir observée à plusieurs reprises chez Onfray entre libéraux et libertaires (ce qui n’a rien à voir et est même tout à fait opposé) : quoi de commun entre les premiers, défenseurs des droits et libertés fondamentales des individus et les seconds, parmi lesquels on trouvera de sinistres et monstrueux personnages (pour ne pas dire criminels) tels un Gabriel Matzneff qui ne vit (très confortablement) que grâce aux subsides qui lui sont versés par l’État (un scandale dans le scandale).

Dès lors, il convient de s’interroger sur ce que représente pour Michel Onfray le libéralisme, le sens qu’il lui donne, pour mieux comprendre pourquoi il fait fausse route et pourquoi il se trompe complètement de terme dans ce qu’il entend dénoncer, qui n’est que l’exact contraire de ce qu’est justement le libéralisme. C’est ce qui est bien triste dans cette histoire. Et qui contribue à perpétuer tant d’idées fausses sur ses principes les plus élémentaires.

Errements et malentendus

Ainsi, selon Michel Onfray, le libéralisme aurait « pris le pouvoir en France en 1983 » (entretien avec Valeurs actuelles n°4337 du 9 janvier 2020). Il signerait l’avènement du « libéralisme européiste ».

Pas de chance : les libéraux ne sont pas des adeptes de la construction européenne telle qu’elle se conçoit depuis ses origines, à base d’interventionnismes et de processus d’émergence d’un super-État ou de politiques communes ayant pour instrument la mise en place d’une monnaie commune.

Ils auraient plutôt souhaité – pour simplifier – la mise en place d’un vaste espace commun de libre-échange et de libertés (de se déplacer, de migrer, de s’installer, etc.), avec le moins de contraintes possible et l’absence de droits de douane ou autres restrictions aux échanges ; je ne dis pas que c’est ce que souhaiterait Michel Onfray, mais rien ne dit non plus que s’il abandonnait ses a priori il n’y verrait pas autre chose que ce que cela semble sous-entendre.

Quant au tournant de 1983, il correspond à des choix politiques des gouvernants en place pour tenir compte des réalités qui les avaient dépassés face aux erreurs commises (fruit de l’idéologie politique et électoraliste). De là à s’imaginer que les socialistes se seraient tout à coup convertis au libéralisme, ce n’est tout simplement pas sérieux.

De fil en aiguille, il amène l’idée que les Gilets jaunes (puisque c’est à leur défense et à celle du « petit peuple » qu’il s’engage dans son dernier essai), seraient les « victimes de ce libéralisme ».

Le problème est que ce qu’entend dénoncer Michel Onfray n’est autre, en fait, que ce que les libéraux passent eux-mêmes leur temps à dénoncer et auquel ils donnent le nom de capitalisme de connivence.

La meilleure preuve en est que, si on relit les premiers articles sur Contrepoints datant du début du mouvement des Gilets jaunes, les libéraux étaient nombreux à soutenir les motivations premières qui furent celles de la réaction face à l’instauration de nouvelles taxes (sur l’essence, en l’occurrence) s’additionnant à d’autres taxes, par un jeu de perpétuel cumul et en forme de goutte d’eau qui fait déborder le vase.

En outre, il y a un sacré malentendu à croire qu’Emmanuel Macron pourrait – ne serait-ce qu’une minute – se réclamer d’un libéralisme qui n’appartient pas du tout à sa culture ni à sa philosophie. Et, là encore, il n’y a qu’à observer sur ce site la multitude des articles qui ont été écrits sur la politique menée par notre Président : on n’y trouvera aucune complaisance et même plutôt une franche hostilité. La méprise est donc totale.

Orgueil et préjugés

En somme, Michel Onfray, homme cultivé et tant attaché à la connaissance, au savoir, à la rigueur avec laquelle on traite un sujet, se laisse entraîner par ses passions. Pour ne pas dire par un certain orgueil. Et assurément par force préjugés.

Ne dénonce-t-il pas l’imposture des théories actuelles du réchauffement climatique contre toute raison ? Les libéraux aussi (voir la multitude des articles sur le sujet, tous fondés sur des raisonnements argumentés et des discussions à caractère scientifique).

Ne dénonce-t-il pas l’heuristique de la peur, la pensée magique, le phénomène Greta Thunberg, le capitalisme vert ? Les libéraux aussi.

Ne s’en prend-il pas à la défaite de la Raison, l’impossibilité de penser ? Les libéraux aussi.

La régression de l’école ? Les libéraux tout autant.

Les nouvelles formes de dictature, les références à 1984 ou à La ferme des animaux ? Les libéraux aussi. L’un d’entre eux a même eu l’idée d’en imaginer une version contemporaine avec La nouvelle ferme des animaux.

La défense de la conservation de leurs prébendes par des élites qui défendent leur propre intérêt plutôt que celui du bien public ? Les libéraux également, et pas qu’un peu.

L’appauvrissement de la langue, la suppression de l’histoire, la dénaturation du monde, ou encore – pêle-mêle – le caractère totalitaire des théories du genre, l’ectogénèse contrôlée par l’État, la servitude volontaire et toutes les formes d’asservissement à l’État, les médias et le monde de l’édition subventionnés, les méthodes de lecture globale et semi-globale, la vente d’organes, la location d’utérus, la marchandisation des corps (Le Spectacle du Monde n°621, septembre 2019) ? Nous ne lui donnons pas tort (je crois même avoir écrit sur chacun de ces sujets).

Et on pourrait facilement prolonger la liste.

Rétablir la vérité sur le libéralisme

Ne nous méprenons pas. Je ne suis pas en train de dire que Michel Onfray serait un libéral qui s’ignore. Je ne lui ferai pas cette injure de laisser entendre qu’il pourrait adhérer aux valeurs de la philosophie libérale. Ni de le priver le moins du monde de l’originalité et de la singularité de sa pensée.

Mais en tous les cas, il se fourvoie lorsqu’il énonce que « le libéralisme a libéré et libère les plus bas instincts des plus bas morceaux de l’Homme ».

Je puis comprendre sa colère, et même sa révolte… sauf qu’elle n’est pas dirigée au bon endroit. Car, comme l’écrivent Sébastien Laye, Barthelemy Blanc et Adrien Faure, il faut « Rétablir la vérité sur le libéralisme » et la concevoir non comme « un rationnel pour puissants/nantis en mal d’argumentaire politique, mais bien comme une philosophie humaniste tournée vers le plus grand nombre ». Loin, très loin, donc, de l’image que Michel Onfray (et pas seulement lui, hélas) peut avoir du libéralisme, par simple ignorance et préjugé.

Et je vous passe les lieux communs du type le libéralisme « c’est la loi de la jungle, la guerre de tous contre tous ». Fatiguant à la longue, lorsque les multiples réponses argumentées qui en montrent la vacuité tombent dans l’océan du vide. Ou le libéralisme, accusé par Onfray de libérer les pulsions de la violence, que la République travaille pourtant à contraindre…

Difficile de répondre à tout, face à une telle rafale d’accusations. Surtout lorsqu’on sait que le libéral est non violent et n’aspire qu’à libérer les individus et les laisser rechercher leur épanouissement, sans jamais nuire aux autres.

Mais il en faudrait, du temps, de l’énergie, de la patience, pour convaincre Michel Onfray qu’il se trompe, qu’il se méprend, qu’il s’égare. Non sur le constat. Mais sur l’analyse qu’il en fait et sur le mot qu’il emploie. C’est bien la société de connivence qui correspond à ce qu’il dénonce. Non le libéralisme. Et les libéraux aussi dénoncent cet État de connivence.

Alors, puisque je sais qu’il n’y a certainement aucune chance que Michel Onfray me lise, souhaitons au moins que certaines personnes qui se seraient égarées par là en viennent à s’interroger.

Et pour tenter d’avoir une toute petite chance d’être entendu, voici ce que vous avez la possibilité de lire : faute de pouvoir vous intéresser au sujet de ce qu’est le libéralisme (car je peux concevoir qu’on puisse ne pas être intéressé par cette question, surtout si on ne se sent aucune proximité avec cette idée), ayez au moins la curiosité de découvrir, si cela ne vous ennuie pas, « ce que le libéralisme n’est pas ». Ce serait déjà beaucoup.

 

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  • comment vendre des produits culturels si on est pas de gauche? comment etre invités par les médias? comment ne pas etre traité de malfaisant comme zemmour?
    Hé bien c’est facile , etre anti libéral … comme tous nos pseudos intellectuels et artistes..

    • Il n’est pas le seul, Natacha Polony régulièrement nous abreuve de diatribes anti néo/turbo/giga libéralisme avec Alain Badiou et consorts.
      Tout comme France Inter qui n’invite que des économistes socialistes/étatistes comme Piketty, Maris ou Généreux.
      Ils sont victimes consentantes ou à leur insu de la doxa anti libérale et anti liberté déversée dans les écoles de journalisme et les médias sans parler des écoles de la république (voir les cours de sciences éco sous l’influence de alternatives Economiques).
      La Pravda française en somme.

      • +100 d’accord avec vous

      • Bernard Maris on le verra plus,sinon +1

      • Peut être le problème des « libéraux » c’est que leur pensée se résume à « l’état est très très méchant, l’impôt c’est du vol, les fonctionnaires sont des fénéants, il n’y a pas de problème écologique, et tout ce qui ne pensent pas comme moi sont des cons ». Quand on a lu un article chez ce type de libéraux, en fait, on les a déjà tous lu.

        -1
        • j’en ai d’autre pour vous :
          – la pluie ça mouille
          – tomber ça fait mal
          – tuer c’est mal
          ou est le problème de répéter des vérité, des évidences?
          oui l’état est une institution pernicieuse et l’a toujours été
          oui l’impôt est la définition même du vol et l’a toujours été
          oui l’existence des fonctionnaires réplique la notion même du parasitisme dans la nature
          oui les gens qui ne sont pas libéraux sont soit trompés par les ennemies du libéralisme soient d’authentique promoteurs de la tyrannie, il n’y a pas d’alternative, on ne peut pas à la fois s’élever et tomber avancer et reculer, être pour et contre la liberté…
          Et non la pensée libérale ne se « résume » pas à ces concepts, la pensé libérale part de ces concepts car ils sont fondamentaux comme les axiomes le sont pour les mathématiques ou les forces fondamentales le sont pour la physique. Vous pouvez toujours essayer d’expliquer que la gravité est une stupidité répété à loisir par des idéologues mais il faudra peut être venir avec un peu plus d’arguments que ça pour les discréditer.

          • ça n’a rien d’évident, c’est votre définition (religion) qui est simpliste. Sans état et ses agents il n’y a pas de liberté, reste à savoir quel est sa place, tous les libéraux ne sont pas sur la même ligne. Comme la gravité rien ne sert nier les changements climatiques, mais chercher comment s’y adapter.

            • Sans état et ses agents il n’y a pas de liberté? Vous délirez mon cher ami. Donnez vous la peine d’étudier les groupes humains au lieu de sortir de telles incongruités. Pendant des millénaires les hommes ont vécu sans état. Les agents doivent être au service des citoyens qui les payent, mais de toute façon ils parasitent la société!

  • « le libéralisme n’est pas », mais qu’est-il ? 🙂

    • C’est intéressant comme remarque. Quand on énonce quelque chose en disant ce qu’elle n’est pas, on est au moins sûr de ne pas se tromper.
      Il faudrait une encyclopédie de plusieurs volumes pour décrire ce qu’est le libéralisme dans sa globalité. On peut déjà tenter de décrire ce qu’il n’est pas.

  • c’est amusant cette admiration pour les gens qui écrivent des livres après avoir lu beaucoup de livres de gens qui ont lu des tas de livres..

    quand vous menez un raisonnement, la moindre erreur ruine l’ensemble.
    quand l’erreur se situe dans les prémisses.. l’ouvre entière ne vaut pas un clou.

    onfray serait donc un type cultivé qui dit des conneries mais pas que des conneries..
    je ne suis pas cultivé mais dis des conneries et j’espère pas que des conneries..
    le seul point important pour s’intéresser à onfray serait son pouvoir de conviction sur des foules..alors que moi par exemple personne ne m’écoutera.. c’est qu’il est une personne publique avec de l’audience;

    je vois là une tactique asses vaine , il faudrait espérer qu onfray lise cet article , ait une révélation.. et change de discours.. et vous pensez que onfray se mettrait à professer le libéralisme et que ceux qui se fourvoient avec lui le suivent..

    il faut supposer que le libéralisme vienne d’un manque de compréhension….il faut aussi supposer que les gens peuvent tous résister à la tentation d’user de la force quand ils en ont l’occasion..

    onfray ne débat que rarement..à savoir que quand il parle il ne parle pas à son interlocuteur mais à une audience..c’est pour cela que ces gens citent des auteurs..
    pour l’audience pour montrer à l’audience que le « débat » met un lettré en face d’un ignorant ..l’audience se range du coté du cultivé… ce n’est pas ce qu’il dit..c’est ce qu’il montre..

    tiens pas une intellectuelle mais une « culturelle » autre type d’idole …mais écoutez ce discours de anne hattaway… entendez des applaudissements pour un discours dont le sens est obscur..l’attrait pour ce qu sonne bien
    https://twitter.com/i/status/1041230047586050048

  • La moindre des choses lorsqu’on cause de quelqu’un est de lui envoyer sa prose ,il la lira sans aucun doute et peut être nous rendra t il visite.
    Bref ,le liberalisme est une phylosophie , ça n’a donc aucune chance d’être applique a la lettre et c’est tant mieux.
    Chacun y pêche ce qu’il veut..Macron est un libéral ,il le pense sans doute , un mini libéral ou un libéral a la petite semaine quand il passe aux actes et il y en a plein d’autres en France et dans le monde.
    Le pur liberalisme ne peut s’appliquer que par/pour des gens purs..ça n’existe pas .( Pur égal honnête ,sans défauts etc).
    Je suis libéral a …40% , socialiste a …10% , communiste a 50% ,enfin, je n’en sais rien ,comment le saurais je et cela a t il vraiment de l’importance de le savoir ?

    • Vous admettez que les gens ne sont que rarement guidés par des principes, et se laissent le plus souvent emporter par leurs sentiments du moment, avec en premier lieu la complaisance envers les belles causeries, surtout pour ceux qui en sont capables(*). Mais pour ceux qui se prétendent — ou se comportent comme si — guidés par ou contre ces principes et qui en font leur fonds de commerce, il serait très judicieux qu’ils les définissent clairement. Il y a une grande malhonnêteté intellectuelle à dévier et biaiser le langage, en sachant pertinemment que derrière, les auditeurs ou téléspectateurs vont apprécier la possibilité d’amalgames que ça leur offre !
      (*)Je précise que le « O » de mon pseudo est l’initiale de mon véritable nom, et non de « Onfray » 🙂 ce que vous aviez sans aucun doute reconnu à la moindre qualité de mon expression.

      • 🙂 j’hésite a prendre ça au premier degré moi aussi je peux dire que je ne suis pas …d’ailleurs je n’avais aucune raison de faire le rapprochement ,l’anonymat ne doit jamais être levé autrement que par l’anonyme et d’ailleurs cela n’a aucune importance Mr michelO ,phylosophe ou cuisinier ou retraite des chemins de fer , vous êtes vos messages …et ils ne sont pas mauvais du tout.

      • Qui a des principes aujourd’hui et qui s’y tient ? En avoir, c’est confortable. Il n’est ainsi pas nécessaire de se conformer ou se vautrer dans le prêt à penser ; et quel temps gagné dans l’analyse et la prise de décision.
        Le grand mathématicien arabe Al Khwarizmi » (Al Juarismi) interviewé sur la valeur de l’être humain, a répondu : Si cette personne a une éthique, sa valeur est égale à 1. Si elle est intelligente, ajoutez un zéro et sa valeur sera de 10 …. Si en plus, elle est riche, ajoutez un autre zéro et ce sera de 100 … Si en plus de tout ça, c’est une belle personne, ajouter un autre zéro et sa valeur sera de 1000 … Mais si elle vient à perdre le 1, qui correspond à l’éthique, elle perdra alors toute sa valeur, elle n’aura plus rien … seuls les zéros 000 resteront….

    • @reac ou voyez vous un once de libéralisme dans Macron ? j’ai beau chercher je ne vois pas … et ce n’est pas la dernière saison « macron : la retraite » qui va me faire changer d’avis . Et expliquez moi comment vous pouvez être liberal à 40% et communiste à 50% ? Un peu comme une femme est à 40% enceinte ?

      • Macron libéral..un chouia avec ses bus un chouia avec sa retraite un chouia avec la plus part de ses reformes…..quant à moi ,je suis honnête ,j’aime la sécu et la retraite par répartition , je ne suis pas contre les aides sociales mais je déteste la fiscalité sur le capital sur l’entreprise ,la culture d’état ,les élections en général ,je suis un libéral qui refuse que la plèbe (non imposables) est le droit de vote que les fonctionnaires votent ou les inactifs .je refuse aussi qu’on interfère dans mes choix de vie comme je n’interfère pas sur le choix de vie de me voisins même si ça me gène parfois…libéral , c’est pas sûr donc je rajoute les autres modes .

        • @Reactitude2.0-Je ne suis pas d’accord pour la retraite à points qui est un pur système collectiviste car unique et non universel/ Le caractère libéral pour la retraite ce serait déjà de ne pas prendre en esclavage sa progéniture et ensuite de laisser la liberté de choix dans sa manière de la constituer et surtout dans sa date de départ , à chacun sa vie est c’est ce point là qui imprime le libéralisme par le respect de la liberté individuelle. La Sécu est usée comme la répartition par la solidarité imposée qui coûte de plus en plus chère et rembourse de moins en moins. Pour le transport le monopole ou le choix d’un dirigeant politique n’est pas libéral, il faut laisser faire les gens et organiser les transports qui leur conviennent (il naîtra certainement de ces grève une (des) idées de nouveaux transports à conditions que le pouvoir politique laisse faire).Pour la fiscalité qui doit être librement consentie c’est tout le contraire que nous subissons et celle-ci abîme l’investissement (cf. Jean-Baptiste Say destruction de l’épargne et du produit). Pour le reste il y a du libéralisme lorsque vous exprimez les choix.

    • @Reactitude2.0-Je vais me mettre dans la file ici et dire que le libéralisme peut commencer sur trois piliers : la liberté individuelle, la responsabilité et la propriété au sens de John Locke. Cela devrait permettre à certains de mieux vivre leur curseur.

  • Encore un ces intellectuels attiré par la lumière, il n’interroge pas comme un bon philosophe, il juge. C’est tout le problème de l’intellectuel engagé..

  • Touty à fait d’accord avec cet article
    Un Etat où une poignée de fonctionnaires et d’élus capte près de 60 % de la richesse nationale peut il être qualifié de libéral ?

  • Le libéralisme, c’est l’acceptation pour les femmes et les hommes de vivre debout avec toutes les contraintes que cela supposent : savoir s’occuper de sa personne et collaborer avec les autres.
    Etre en dehors du libéralisme, c’est s’asseoir et attendre que d’autres s’occupent de vous, c’est se coucher devant les forts, c’est s’agenouiller devant un dieu.
    Une définition parmi d’autres.

  • +100 . Deux remarques : je n’aime pas trop vos attaques contre Mr Onfray : orgueil et préjugés (même si vous pensez qu’elles sont fondées). Attaquer une personne ne fait pas avancer le débat, ça le polarise, c’est contre productif, c’est un argument faible. Pourquoi ne pas écrire à Mr Onfray , peut être vous lira t il ?

    • Vous confondez attaquer une personne et attaquer le discours d’une personne, ce qui est très différent. On peut dire quelque chose et faire son exact contraire. Si le discours représentait la personnalité, ça se saurait. De toute façon, à partir du moment où on livre ses opinions au public, le public à le loisir de les critiquer.
      A quoi avance qu’on sache que vous n’aimez pas les attaques contre Onfray, sérieusement ?

    • bonjour,

      je pense que vous faites objectivement erreur : monsieur Rivalland « n’attaque » absolument pas M. Onfray, ou alors vous ne savez pas ce qu’est une attaque.
      l’article ci-dessous est justement fort pondéré face à un sujet des plus énervant, à savoir qualifier quelque chose d’être le contraire de ce qu’il est. comme si un biographe de Churchill passait son temps à décrire un homme filiforme et introverti, ne sachant s’adresser aux foules en bon suppôt du communisme qu’il était.
      et c’est à peu près ce dont il s’agit ici : je ne vais pas refaire l’article ci-dessus qui est fort bien écrit à mon goût, mais je n’ai jamais compris comment quelqu’un comme Onfray pouvait à ce point se méprendre sur le Libéralisme : par paresse ? par bêtise ?
      Je peux comprendre que M. Onfray n’aime pas le Libéralisme, mais qu’au moins il le nomme correctement. ce serait la priorité élémentaire d’un « intellectuel ». or ce n’est pas le cas, du tout, et à mal nommer les choses on ajoute à la misère du monde comme le disait un autre intellectuel.
      Du coup, je trouve particulièrement l’article ci-dessus qui ne tombe pas dans la diatribe ou l’attaque mais fait au contraire preuve de beaucoup d’objectivité, à mon sens.

      • @RIK LA TRIK , et à mal nommer les choses on ajoute à la misère du monde comme le disait un autre intellectuel. A CAMUS.

        • @Rick la Trik & Nodralg-Un autre nommé Confucius disait: »Lorsque les mots perdent leur signification, les hommes perdent bientôt leur liberté »

  • Libéralisme est un mot qui tout seul ne veut rien dire; pour l’employer il faut y ajouter l’explication de ce qu’on veut dire.

    • @inox c’est exactement cela !

    • C’est le « isme » qui pose problème, conservez LIBERTÉ et tout ira mieux.
      Dans le Deuxième Traité de Gouvernance Civile (DTGC) :
      « La liberté, puisque la condition naturelle des hommes est identifiée a « un état où ils sont parfaitement libres d’ordonner leurs actions, de disposer de leurs biens et de leurs personnes comme ils l’entendent, sans demander l’autorisation d’aucun autre homme ni dépendre de sa volonté  » – John Locke (page 20-Le droit avant l’Etat »

      • En effet, si vous dites que vous êtes un suppôt du libéralisme on vous jettera des pierres, mais si vous dites que vous êtes militant pour les droits de l’homme, tout le monde vous soutien.

  • « Le problème est que ce qu’entend dénoncer Michel Onfray n’est autre, en fait, que ce que les libéraux passent eux-mêmes leur temps à dénoncer et auquel ils donnent le nom de capitalisme de connivence. » Oui, et c’est vrai que ce capitalisme fait beaucoup de mal au libéralisme, tant de gens confondant les deux.

    • C’est quoi le capitalisme de connivence , une association de malfaiteurs ou une association pour maximiser le rendement du capital investi ?
      Je rigole évidement mais j’estime que le libéralisme n’a pas besoin de s’asseoir sur des concept moraux , que le plus fort gagne et tout le monde en sortira gagnant ….ou pas , le pas est important ,car certains y trouveront une leçon et d’autres pas , c’est la vie !

    • le capitalisme? le capitalisme c’est comme la monnaie, c’est un outils financier il n’est ni bon ni mauvais. Si la liberté est de rigueur le capitalisme est le meilleur moyen d’enrichissement d’une société, le plus juste aussi. Si la liberté n’existe pas le capitalisme devient un système de spoliation orchestré par l’état.

    • @Alix-Attention vous faites une erreur le libéralisme est un humanisme et le capitalisme est la propriété des moyens de production. Bien à vous

  • Nous savons tous, plus ou moins, que la philo n’est pas indispensable pour vivre. Quand on est occupé à faire du fric, on n’a pas le temps de lire ses conneries. Surtout qu’il est devenu plus chansonnier que philosophe (de gauche (sic) ne pas oublier !)
    Dernièrement il a commis un papier truculent sur Joffrin, dénonçant ses turpitudes sexuelles en tant que bouffeur de merde et amateur de chèvres pas sauvages du tout.
    On t’aime Mimi !

    • @HOMO ORCUS, a ceci près, j’ai eu l’occasion d’entendre L.Joffrin ( P.COHEN, C. BARBIER…) le même triste personnage, s’exprimer lors de « l’affaire de F.FILION », je vous garanti que ce n’était pas du tout du tout un vocabulaire académique.
      Pour terminer, presque tout le monde sait…. que L.Joffrin (les autres non plus ) n’a jamais eu besoin d’avoir recours à des connaissance littéraire philosophique ou scientifique pour se nourrir étant venu au monde avec une cuillère en or à la bouche à sa naissance.
      D’où le choix de faire de la politique spectacle et du journalisme ??? subventionné à 100% par l’état et P.DRAHI comme par hasard le très grand copain au marchand de tapis
      En conséquence de quoi il reste indéboulonnable, ( après s’être fait jeté du nouvel obs comme un kleenex ) du journal « LIBE » qui n’a jamais gagné d’argent et qui n’en gagner jamais.
      En conclusion, l’ héritage de ses parents s’étant borné à lui transmettre plus d’Euros que de cerveaux….., j’ai une préférence, cela vous vous en doutez pour .M.ONFRAY.
      Cordialement.

      • Il y a beaucoup de second degré mais je pense vraiment qu’il est devenu très chansonnier. Ce n’est pas péjoratif, un chansonnier est beaucoup moins chiant qu’un philosophe.

    • @homo orcus qu’avez vous lu de lui???? Quelle est votre pertinance à juger ???.
      A votre disposition.
      Quel qu’un disait il vau mieux fermer sa gueule et passer pour un Kon que de l’ouvrir et de le prouver.

  • La polysémie du mot fait que le concept doit être manié avec précaution, les libéraux eux mêmes n’étant pas toujours d’accord.
    Je crois en effet que ce que vise Onfray n’est pas le libéralisme des Liberals, dont les valeurs de gauche lui agréent probablement, ni plus spécifiquement le capitalisme de connivence qui n’est qu’un étatisme qui se donne des faux airs, mais bien une forme de libéralisme qui ne serait que économique, qui est, elle, en France en tout cas, à droite de l’échiquier politique.
    Le libéralisme de la DDHC de 1789, si c’est lui qu’on met en avant, convient certainement à Onfray.
    Onfray sait de quoi il parle ; il suffit juste d’utiliser le même dictionnaire…

  • Quand les mots sont pervertis, les gens n’arrivent plus à s’entendre. La seule solution pour tous ceux qui sont de bonne volonté: le dialogue pour expliciter le sens que chacun donne à des mots qui sont devenus ambivalents.

  • @ lapurée ( intellectuelle ?)

    Mais de quoi parlez vous ? Le libéralisme économique n’est que la conséquence du libéralisme politique ? Lisez mises, bastiat ou autre ! Et il serait à droite ??? N’importe quoi….

    • Certainement pas. Et les contre exemples ne manquent, à qui veut bien les voir.

    • Exactement Bastiat siégeait à gauche dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale.

    • @Stephane12- Bonjour, vous me devez une liste d’ouvrages sur la monnaie !
      « La liberté en régime capitaliste, c’est donc ne pas dépendre davantage de l’arbitraire des autres que les autres ne dépendent du nôtre » – Ludwig Von Mises

  • L’auteur de cet article est beaucoup trop indulgent avec le propagandiste anti-libéral et super-absurdiste Onfray. Tout d’abord, j’invite tout le monde à se reporter à cet article http://fr.liberpedia.org/Michel_Onfray et à lire notamment, attentivement, chacune des citations du Grand Malade qui y sont exposées (et à les comparer entre elles, en particulier d’une part la première et la neuvième, d’autre part la troisième et la huitième, c’est édifiant quant à ses facultés mentales…). Il me semble qu’une fois qu’on a lu ça, on sait à quoi s’en tenir concernant le sieur Onfray.Ensuite :

    « Ce qui est terrible avec Michel Onfray est que l’on serait prêt à partager la majeure partie de ses analyses. »
    Vu la quantité de sottises que raconte Onfray à longueur de temps et depuis des années sur tel et tel sujet, non, absolument pas. Tout ce que dit Onfray de vrai (sur le communisme, l’islam, Greta Thunberg…) est mieux dit, depuis plus longtemps et de façon bien plus cohérente par d’autres. Tout ce qu’il dit de faux et d’absurde est… monstrueusement faux et absurde (Onfray rajoute de l’absurde à l’absurde par ses auto-contradictions qui sont proprement délirantes).

    « Il s’agit d’un homme cultivé, d’un homme révolté, d’un homme exigeant »
    C’est une blague ? Onfray fait preuve d’une désinvolture intellectuelle confondante, il n’est en rien « exigeant » !

    « Ou encore de la confusion qu’il me semble avoir observée à plusieurs reprises chez Onfray entre libéraux et libertaires »
    Sur le fond, nous sommes d’accord, voir http://fr.liberpedia.org/Lib%C3%A9ral-libertaire Mais la remarque de l’auteur est totalement à côté de la plaque concernant Onfray, puisque lui-même, précisément, se définit, entre autres, comme… libertaire.

    « Le problème est que ce qu’entend dénoncer Michel Onfray n’est autre, en fait, que ce que les libéraux passent eux-mêmes leur temps à dénoncer et auquel ils donnent le nom de capitalisme de connivence. »
    Mais non ! Doublement absurde : la pauvreté française provient d’abord du socialisme et de l’étatisme, et le capitalisme de connivence n’en est qu’une conséquence ; ensuite Onfray se contrefout de la problématique du capitalisme de connivence, il n’y connaît rien et n’y comprend rien.

    « « Michel Onfray, homme cultivé et tant attaché à la connaissance, au savoir, à la rigueur avec laquelle on traite un sujet, se laisse entraîner par ses passions. »
    Pitié ! Avez-vous lu les effroyables insanités qu’écrit Onfray sur quasiment tous les sujets (en particulier le libéralisme) ? Associer « rigueur » et « Onfray » ne peut provoquer qu’un immense éclat de rire chez quiconque en a un minimum, de rigueur…

    • @chibounida, bonjour, donc vous incarnez la rigueur et pour le prouver vous rédigez en +/- 2000 signes pour dire ce qu’en deux ou trois eussent suffit.
      Car cela ne vous pas échappée, vous ne faites rien que de dénigrer .
      Cordialement

      • @vous me mettez un moIns un sans argumenter et donc c’est identique à du lotus.

        • Il est vrai que votre commentaire précédent était un modèle d’argumentation… Vous ne connaissez même la définition du mot « rigueur », consultez un dictionnaire avant de commenter ! Ne faites pas comme le dingo Onfray, si vous n’avez rien à dire, taisez-vous.

    • @Chibounidia-J’ai bien apprécié : »la pauvreté française provient d’abord du socialisme et de l’étatisme »
      Répartir la richesse, réduire les inégalités c’est appauvrir l’ensemble

      -1
      • Non car réduire la création de richesses comme le font socialisme et étatisme ne peut en aucun cas enrichir l’ensemble. Pourquoi la France a t-elle 6,5 millions de chômeurs déclarés et 9 millions de pauvres? Sans compter ceux qui ne le sont pas. Le racket organisé des français ainsi que les interventions idiotes et le gaspillage des finances est le principal responsable de la faillite de l’économie du pays!

        -1
  • Le Sage montre la lune , L’imbécile regarde le doigt.
    « ….Ne dénonce-t-il pas l’imposture des théories actuelles du réchauffement climatique …. ? Les libéraux aussi ….

    Ne dénonce-t-il pas l’heuristique de la peur, la pensée magique, le phénomène Greta Thunberg, le capitalisme vert ? Les libéraux aussi…. »
    M Onfray n’est pas climoto-sceptique ou climato-agité du bocal. Il se contente d’observer les cons qui manipulent le monde avec des discours qui ignore la raison. et des méthodes crapuleuses. L’auteur a du mal avec les nuances.

  • Le libéralisme est une philosophie du droit qui prône comme règles de vie pour une société le respect absolu des droits fondamentaux de l’individu. Après, il y a les monarchistes qui pensent qu’il faut un état monopolistique pour les faire respecter, et les libertariens qui prônent la concurrence dans ce domaine aussi. Voilà le libéralisme et les libéraux, tout le reste n’est que littérature…

    • Les libertariens sont des libéraux quasi dogmatiques. Le libéralisme classique (minarchiste) est bien plus accessible et réaliste. Il faut moins d’Etat dans un premier temps, le reste est secondaire

      • @ indivisible : et oui, je pensais comme vous avant, j’ai été socialiste, puis il y a eu le haut débit et internet, et j’ai pu ouvrir les yeux. Puis j’ai été minarchiste, je pensais que l’état était plus qu’un concept vide de sens, c’était un quasi Dieu (même plus que Dieu, puisqu’on lui demande plus qu’à Dieu !!!) qui ne pouvai se tromper et ne pouvait suivre que l’intérêt général?. Qu’il suffisait à un homme de passer un concours de fonctionnaire ou tout simplement d’être élu, pour se transformer, passer d’un être cupide et égoïste à un être désintéressé, plus à même et plus efficace que la concurrence pour délivrer des services comme la Justice ou la police qui ne sont pas des services comme les autres. ET puis j’ai lu ce que je viens d’écrire, et j’ai ouvert les yeux sur ces inepties. Un libertarien, c’est juste un libéral plus conscient de la nature humaine qu’un minarchiste. Si vous appelez cela un dogme, alors il vous faut encore un peu de temps dans la caverne (de Platon)

        • Non vous n’êtes pas comme moi car je n’ai JAMAIS considéré l’Etat comme un Dieu. Je suis réaliste, compte tenu justement de la nature humaine et de l’évolution des sociétés, que le compromis « idéal » ressemblerait à un Etat minimal. Il ne faut pas oublier que l’immense majorité des humains ne sont pas libertariens et ne le seront jamais même en connaissance de cause. Rothbard s’est fâché avec presque tout le monde c’est un signe de rigidité alors imaginer qu’un monde bâti par les 0,01% de libertariens soient le plus enviable de tous me laisse perplexe.

    • Votre affaire commence mal. Le libéralisme n’est pas une philosophie du droit. C’est une philosophie politique. La suite s’améliore mais reste hélas bien trop succinte.

      • c’est une philosophie politique qui se base sur le droit, cad l’état de droit : respect des droits fondamentaux de l’individu. pas besoin d’en rajouter, c’est cela le libéralisme : le respect des droits de l’homme, si vous en voulez plus, lisez la déclaration des droits de l’homme de 1789.

    • Absolument pas d’accord : la liberté n’a pas besoin d’une organisation de la société pour exister. La liberté existe en soi.

      Les droits fondamentaux n’ont pas à être respectés : ils existent tout simplement, comme existe la loi de la gravitation. Personne ne peux y contrevenir : ce sont des lois naturelles absolues et incontournables.

      Le libéralisme s’oppose au pouvoir, à tous les pouvoirs, aux règles de vie quelles qu’elles soient. Ils s’y oppose pour le réduire l’influence de « ceux qui veulent » imposer aux autres leur lubies, à tous ceux qui « prônent » des quelconques règles de vie.

      C’est une revendication, pas une philosophie du droit.

      • les droits fondamentaux préexistent, tout à fait, mais il faut bien les faire respecter pour ne pas que la loi du plus fort s’installe. Comme disait Bastiat : la loi, c’est l’organisation collective du droit individuel à l’autodéfense.

        Philosophie du Droit, philosophie de la Justice, philosophie de l’individu, le libéralisme est tout cela, et cela implique forcément des revendications quand ce n’est pas un état de fait.

        • Et donc imposer une loi du plus fort pour empêcher que la loi du plus fort ne s’installe ? Non, c’est totalement ridicule !

  • Il n’y a pas de polysémie sur le terme libéralisme, il a tjrs voulu dire la même chose. Les techniques rhétoriques de l’homme de paille des collectivistes de tout poil ne suffisent pas à changer le sens du mot. Ouvrez un dictionnaire !!!

  • C’est tout de même incroyable qu’un homme cultivé comme Onfray ne sache pas ce qu’est le libéralisme. Est-il opposé à la liberté, à la responsabilité, à la coopération volontaire et donc pacifique?Comment espérer qu’un citoyen lambda comprenne le libéralisme si Onfray n’y arrive pas?

  • Je suis moi-même assez perplexe face à Michel Onfray. Je me trouve beaucoup de points communs avec lui, mais je trouve qu’il parle beaucoup et avec beaucoup d’assurance sur des choses qu’il connait très mal.
    Jean Bricmont avait fait une vidéo, par exemple, où il analysait ce que disait Onfray sur Noam Chomsky : d’énormes contre-sens qui montraient qu’il ne comprenait absolument pas de quoi il parlait. Les contre-sens d’Onfray sur le libéralisme ne sont donc pas une chose isolée. Je pense qu’Onfray, avec qui encore je suis a priori assez proche philosophiquement, devrait prendre la parole sur moins de sujets et sur des sujets qu’il maitrise mieux.

    • Absolument d’accord. Quand Onfray se mêle d’écrire sur la psychanalyse, ou encre sur la pensée juive, il est lamentable, voire crapuleux. Ceci étant, il ne dit pas que des sottises.

      • eh ben voila, d’ordinaire les intellectuels médiatiques disent des conneries…et les mêmes conneries.. parce qu’ils sont des idéologues..on est indulgent avec onfray car il ne dit pas les mêmes conneries que les autres intellectuels..il en dit d’autres…

      • Si justement, il dit énormément de sottises sur la plupart des sujets qu’il aborde, à commencer par le « libéralisme ». On croit qu’il est brillant et pertinent quand on n’est pas spécialiste soi-même du sujet qu’il aborde. Quand c’est le cas, on s’aperçoit qu’il raconte n’importe quoi.
        http://fr.liberpedia.org/Michel_Onfray

        • Sa définition du libéralisme = le “libéralisme” le marché qui fait la loi, et c’est celle de l’énorme majorité des auditeurs qui l’écoutent (d’ailleurs il le précise, le vrai celui de Adam Smith, il l’appelle libéralisme classique). Ce n’est pas forcément du « capitalisme de connivence », mais de l’argent qui corrompt les institutions (des gens comme JP Morgan et consorts). Forcément, si on ne prend pas en compte ses définitions de base, tout le reste devient bancal.

  • La culture vue par Onfray nest pas du tout la mienne. nous n’avons d’aillleurs rien en commun.

  • Oui, quand on vous oblige à être libre, ce n’est plus de la liberté. Au demeurant, le libéralisme est cohérent avec le principe de subsidiarité

  • C’est tellement facile de faire l’amalgame entre libéralisme et capitalisme (de connivence). Ca simplifie le combat entre socialistes (les « progressistes »), et les capitalistes (les « néo libéralistes », « conservateurs », …)

  • iL N’EXISTE PAS DE LIBERTÉ COLLECTIVE. c’EST IMPOSSIBLE.

    Si vous ne voulez pas de certains produits, vous n’achetez tout simplement pas. Vous n’avez aucun droit de regard sur ce que votre voisin achètera.

    • La concurrence « déloyale » est toujours celle permise par l’Etat favorisant certains acteurs plutôt que d’autres par le biais de la loi et des réglementations.
      En l’absence d’intervention étatique, l’avantage apportée par une technique, une méthode, une pratique nouvelles n’est que temporaire, les autres entreprises copiant (voire améliorant) ce qui a donné un avantage à l’une d’entre elles.

  • Je crois que vous faites une erreur, ce dont parle Onfray c’est du « néo libéralisme » => l’utilisation (depuis les années 80) du pouvoir politique au service du « Grand Capital financiarisé » afin d’empêcher l’Etat de servir d’arbitre et de régulateur pour défendre la Nation et l’intérêt général….

    -1
    • @ Bruller : le néo libéralisme est un terme inventé par les gauchistes nostalgiques de l’URSS. Citez moi un seul intellectuel qui se revendique du néo libéralisme et qui est capable de la définir. Personne n’a jamais dit qu’il était néo libéral !!!!!

      • Effectivement car être néo-liberté-individuelle, néo-responsable et néo-propriétaire ça n’a aucun sens. C’est vrai que des bonnes définitions ou bonnes bases ça aide à ne pas déraper.

      • Il n’y a pas de théorie néo libérale, mais ça n’empêche pas de trouver des exemples de sa pratique. On devrait plutôt appeler ça « corruption des spéculateurs ».

    • @ Jean Bruller Il n’y a pas de « néolibéralisme ». http://fr.liberpedia.org/N%C3%A9olib%C3%A9ralisme

  • Oui je n’ai jamais compris son antilibéralisme, il est anarchiste proudhonien et pas opposé au capitalisme. En toute logique, il devrait être libéral.

  • Michel Onfray confond allègrement capitalisme de connivence et libéralisme mais l’inverse est tout aussi vrai. Certains libéraux en effet, s’acharnent à confondre capitalisme de connivence et socialisme.
    Vincent Bénard décrit fort bien cette erreur dans ce superbe article :
    https://www.objectifliberte.fr/2011/04/les-nouvelles-oligarchies-cancer-des-libertes.html

    • Sur Contrepoints, on a l’impression que tout est socialiste, car il y a beaucoup de raccourcis intellectuels et sophismes. L’étatisme est une caractéristique du socialisme, mais il l’est aussi de certain nationalisme. Mathématiquement parlant : Socialisme => Etatisme, Etatisme n’implique pas Socialisme.
      Capitalisme de connivence = corruption financière ou d’influence de certains mécanismes étatiques.

  • Avec la liberté économique, il y a un présupposé : l’obligation d’informations. Une fois que vous avez les tenants et aboutissants, l’individu choisit ou non d’acheter.

  • 100% d’accord avec cette analyse. J’adhère à beaucoup des idées d’ONFRAY sauf sa vision « du libéral » et à sa façon de voir en « l’Europe mastrichienne » le Big Brother de 1984. Je ne comprends pas ces quasi « insultes à l’intelligence » de cet homme que j’admire.

    • Pourquoi admirer une personne? Vous vous estimez inférieur? Onfray est un beau parleur ce qui vous subjugue, mais faites attention au fond et non à l’emballage!

  • @ Philomo
    Mais personne ne vous oblige à acheter chinois! Cessez donc de vouloir limiter les libertés des autres. Perso je n’achète jamais le label made in China!

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