Le libéralisme raconté, pour que nos enfants vivent libres, par Jean-Marc Paturle

Le libéralisme raconté

« Le libéralisme raconté », un livre contre les préjugés, un ouvrage passionnant et plein de fraîcheur, à même d’apporter une autre vision du libéralisme, bien loin des idées reçues. À mettre entre toutes les mains.

Par Johan Rivalland.

Le libéralisme racontéLe titre de cet ouvrage, Le libéralisme raconté, pour que nos enfants vivent libres, fait référence au projet initial de l’auteur d’écrire pour ses enfants et petits enfants, afin de leur faire partager ce que la vie lui a permis de découvrir tant sur le plan intellectuel que pratique.

Intention louable et fort sympathique, à une période où le pessimisme ambiant règne, en résonance avec la situation économique et sociale catastrophique dans laquelle se trouve notre pays.

C’est aussi dans ce contexte que Jean-Marc Paturle a finalement choisi de s’adresser à tous, en en faisant un livre, inspiré à la fois par ses nombreuses lectures, mais aussi de sa propre expérience professionnelle et de son observation du monde actuel.

De ce point de vue, il entend montrer en toute sincérité que le libéralisme, loin de n’être qu’une pure spéculation intellectuelle, est une véritable discipline de vie, telle que la définit Pascal Salin dans la préface :

« Le libéralisme, en effet, c’est d’abord une attitude morale, celle qui consiste à respecter autrui, à adopter une attitude de modestie à l’égard du savoir d’autrui, en contraste avec l’arrogance des décideurs publics qui croient tout savoir sur tout et qui croient pouvoir décider de tout, bien mieux que ceux qui sont concernés. Et c’est parce que le libéralisme a un fondement moral incontournable et unique qu’il peut être la source non seulement de la prospérité, mais aussi de l’harmonie sociale ».

L’influence du libéralisme sur l’amélioration des conditions

Jean-Marc Paturle commence par montrer, de manière passionnante, comment l’éclosion du libéralisme en Angleterre au XVIIIe siècle a permis de mettre fin à de longs siècles de démographie chaotique, perturbée par les guerres, invasions, maladies, disettes et famines.

Au moment où Malthus, non sans raison, écrivait son Essai sur le principe de population, visant à limiter drastiquement les naissances afin de conjurer le malheur, « par une curieuse ironie du destin (…), l’homme était en train de conjurer la malédiction que Dieu avait jetée sur Adam et Eve ».

Mais pourquoi ce grand bouleversement, dont la révolution industrielle n’est qu’un des éléments, est-il apparu précisément en Angleterre, alors que d’autres pays semblaient disposer d’avantages à plus d’un titre ?

Jean-Marc Paturle nous montre, analyses à l’appui, que cela ne doit rien au hasard.

C’est la conjonction de quatre révolutions, ou plutôt mutations, voire « sauts quantiques » nous dit l’auteur, qui induit ce décollage inédit :

  • Une révolution politique, celle qui déboucha sur l’arrivée de Guillaume d’Orange sur le trône, célébré comme le « restaurateur des libertés », le rétablissement de la common law, enrichie en 1679 de l’Habeas Corpus, la suppression de la censure et la reconnaissance fondamentale de la liberté de conscience (Cromwell).
    La naissance de l’individualisme, à une époque où les libertés individuelles étaient largement inconnues ailleurs en Europe, conforté par les écrits de Locke, qui réaffirme à la fois les principes de la propriété privée, garante de la liberté religieuse et inspire la création de la première monarchie parlementaire au monde.
  • Une révolution intellectuelle, avec l’arrivée du siècle des Lumières, qui inspire de nombreuses idées et actes fondateurs mettant en avant les libertés fondamentales des êtres humains.
  • Une révolution agricole, avec le mouvement des enclosures (et l’exode rural qui s’ensuit, ainsi que l’accroissement des capitaux disponibles grâce à l’accroissement de la productivité, qui va permettre d’aider au financement de la révolution industrielle).
  • La révolution industrielle, grâce au développement du machinisme, à l’innovation, aux manufactures et à la division des tâches, puis la machine à vapeur.

Mais, comme y insiste notre auteur, cette révolution n’aurait pas eu lieu sans les trois autres, et « c’est parce qu’on a laissé ces hommes libres de créer que l’humanité est enfin sortie de la misère ».

Jean-Marc Paturle s’intéresse ensuite au fonctionnement même du libéralisme avec, pour commencer, la présentation des principes de l’économie de marché, reposant à la fois sur l’échange, la division du travail, la monnaie et le système des prix, dont il explique de manière simple et pédagogique les fondements, sans négliger le rôle du profit et de l’entrepreneur, ni le cadre essentiel du droit, articulé autour du respect de la personne humaine, de la propriété privée et des contrats. Ces règles, à la fois universelles, abstraites et générales, sont formulées sous une forme négative (ce qu’on ne doit pas faire), condition de la liberté, là où dans les systèmes totalitaires elles sont édictées sous forme d’injonctions (règles morales).

L’illusion constructiviste

L’économie de marché elle-même, à l’instar du droit, de la monnaie, ou même du langage, fait partie de ce que Friedrich Hayek dénommait l’ordre spontané, qui relève du complexe, par opposition à l’ordre artificiel, nécessaire, mais qui relève du compliqué (on lira avec plaisir l’exemple illustratif pédagogique et non dénué d’humour qu’il donne entre une assiette de nouilles à la sauce tomate, qui représente le premier, et un Airbus, qui symbolise le second).

Ce sont les « règles de juste conduite » qui caractérisent cet ordre spontané et se transmettent de génération en génération, constituant le ciment de nos sociétés, sorte de mémoire des règles de comportement sélectionnées par le groupe, fondant aussi notre culture. Elles s’avèrent, en définitive, bien plus efficaces, même si on en a souvent oublié les origines, que tout ordre qui viserait à fabriquer, par l’initiative d’esprits même brillants des règles de fonctionnement valables à très grande échelle (on peut penser à la planification, contre laquelle Hayek nous mettait en garde dans La route de la servitude).

Ainsi, à l’image du syndrome de Yellowstone (que l’auteur présente), ayant révélé les effets pervers de la prétention de l’homme à vouloir réguler la nature, aucun État, même le mieux intentionné qui soit, ne peut prétendre régenter la vie des personnes mieux qu’elles ne le feraient elles-mêmes spontanément. D’où l’échec et le caractère vain des illusions constructivistes.

Caractère d’autant plus vain que trop de spécialistes ont tendance à échafauder des modèles basés sur des moyennes ou autres subtilités statistiques. Or, nous dit l’auteur après l’avoir démontré, « nous devons nous faire à l’idée que nous habitons le monde étrange, non-intuitif, mais malheureusement très réel, de l’Extrêmistan où la moyenne, la courbe de Gauss et sa loi des grands nombres ne nous sont d’aucun secours ». Remarque valable aussi bien pour la loi des 20/80 de Pareto et dérivés, qui ne fonctionnent pas pour les grands événements de ce monde.

En effet, « l’avenir n’obéit à aucune loi : il est fondamentalement imprévisible et les risques qu’il présente ne sont pas maîtrisables ».

Il s’en suit que tout ce que peuvent nous annoncer les experts et commentateurs en tous genres a de grandes chances d’être faux car « toutes leurs prévisions seront fausses et tout ce qui nous arrivera d’important n’aura pas été prévu », comme ce fut toujours le cas pour les plus grands événements de ce monde, ainsi que Jean-Marc Paturle nous en apporte diverses illustrations récentes particulièrement évocatrices.

L’impossible quête de justice sociale

L’auteur s’intéresse ensuite au concept de justice sociale, au sujet de laquelle Hayek écrivait que « le fait qu’une croyance soit l’objet d’une adhésion quasi-universelle ne prouve pas qu’elle soit fondée ni même qu’elle ait un sens, pas plus que jadis la croyance générale aux sorcières et aux fantômes ne prouvait la validité de ces idées. (…) Or, le prestige actuel de la croyance en la « justice sociale » est probablement ce qui menace le plus gravement la plupart des autres valeurs d’une civilisation de liberté ».

Ainsi, à la suite de Saint-Thomas d’Aquin, nombreux sont les auteurs ayant tenté de discuter de l’idée de « juste prix » ou autres notions se situant dans le même registre.

Pourtant, un prix, un bénéfice ou une rémunération « ne peuvent pas être déterminés par référence à une quelconque « justice sociale », nous explique l’auteur, sous peine de glisser progressivement vers une économie administrée et entraîner un appauvrissement considérable de celle-ci.

Et la recherche de justice fige les inégalités, ainsi que le montrent les exemples de la loi Royer de 1973, qui n’a pas eu les effets escomptés tout en figeant les positions acquises des grandes enseignes de distribution existantes et en ayant suscité la corruption, ou le contrôle administratif des loyers lors de la première guerre mondiale qui, prolongé pendant vingt ans, eut des effets catastrophiques pour tout le monde.

En définitive, « ce sont les sociétés les plus libérales qui favorisent le mieux le brassage social », à l’instar des États-Unis avec le « rêve américain ».

« Au contraire, dans les pays où la quête de justice sociale est privilégiée, les inégalités sont pétrifiées. Il devient très difficile aux personnes les plus pauvres de sortir de leurs conditions ».

Au pire, on en arrive au totalitarisme. Mais sans aller jusque-là, l’idée de « justice sociale » renvoie inexorablement à la démagogie d’hommes politiques ou exigences de groupes d’intérêt visant à s’en servir à des fins égoïstes et généralement malhonnêtes.

Les limites de la démocratie et l’irrésistible ascension de l’État

Jean-Marc Paturle commence par nous rappeler que pour les Grecs aucune forme de gouvernement (démocratie, aristocratie ou monarchie) n’était, a priori, supérieure à l’autre. Ce n’est que récemment que la première a été sacralisée.

Or, malgré tous ses mérites, elle recèle aussi certains inconvénients, à l’instar de la tyrannie de la majorité, au sujet de laquelle il nous démontre à l’aide de quelques exemples simples dans quelle mesure nous ne nous rendons pas toujours bien compte de ses dangers.

Pour ces raisons, il préfère une vraie décentralisation, dont il nous montre les principes essentiels, dressant au passage un éloge de la démocratie suisse, qui s’appuie sur 720 ans d’histoire et dont déjà Tocqueville dressait l’éloge en son temps, et dont nous aurions beaucoup de leçons à tirer.

Concernant la montée en puissance de l’État, dont Mussolini annonçait l’heure de gloire pour le XXème siècle, ce qui fut finalement réalisé mais par l’entremise de la social-démocratie, faisant de la France le champion du monde avec des dépenses de l’État s’élevant actuellement à 57% du PIB, la « soi disant libérale Amérique » elle-même se situant à 33% (en 2000), elle se fit en plusieurs étapes, que l’auteur nous rappelle.

Il repart ainsi de la période de la révolution industrielle, dénonçant au passage les mensonges au sujet de la condition ouvrière, faite d’un mélange d’anachronismes et de refus de la comparaison à la fois avec les périodes précédant cette transition et avec le sort des ruraux de l’époque, dont l’exode massif signifiait pourtant bien quelque chose (de même que pour les omissions au sujet de la condition paysanne en Chine aujourd’hui). Mensonges sur lesquels auraient prospéré les idées de Karl Marx et Friedrich Engels notamment.

Occasion de rappeler que si l’impérialisme se renforçait à cette époque, il avait malheureusement toujours existé, mais que « le libéralisme se situe à l’exact opposé de l’impérialisme : alors que le libéralisme suppose le respect absolu de la personne humaine et de ses biens, l’impérialisme au contraire consiste en la domination d’un peuple sur un autre ».

Et c’est cette rivalité entre les cinq grandes puissances impérialistes de l’époque qui, au bout d’un siècle d’apaisement des tensions va, avec la Grande guerre, sonner le glas du libéralisme et d’un siècle de progrès économique de l’homme, tel que le décrit aussi bien un John Meynard Keynes lui-même qu’un Stefan Zweig dans son célèbre Le monde d’hier, insistant sur la terrible défaite que cela constituait pour la raison.

Puis ce fut la Grande Dépression de 1929 au sujet de laquelle, nous dit Jean-Marc Paturle, on n’a pas su écouter la leçon de Hayek, selon qui une crise économique « sera d’autant plus forte et d’autant plus longue que l’État aura cherché à y porter remède », pour lui préférer celle de Keynes.

Succès des idées keynésiennes surtout à partir de 1974, date à laquelle les dépenses de l’État en étaient à 27% du PIB en France pour monter, nous l’avons vu, jusqu’à 57% aujourd’hui, avec une dette qui avoisine désormais les 2000 milliards d’euros (et un taux de chômage qui montera, selon les chiffres officiels de la catégorie A, encore bien au-delà des 11%), sans que les crises aient disparu, bien au contraire.

Or, comme le disait le modeste et réservé Hayek (tel que nous le dépeint l’auteur), lui-même élogieux au sujet du charisme et du « magnétisme » de Keynes, « mes idées pouvaient difficilement être acceptées tant par les politiques que par leurs conseillers puisqu’elles conduisaient à dénoncer le caractère pernicieux de toute politique de gestion monétaire ou budgétaire. À l’inverse, les théories de Keynes avaient pour principal attrait de promettre un nouvel âge d’or dont l’artisan serait l’économiste ».

Jean-Marc Paturle ajoute cette remarque intéressante :

« Si l’on avait suivi Hayek, la plupart des économistes seraient devenus inutiles. Dès lors, on comprend pourquoi ils tiennent Keynes pour le plus grand des leurs. Ce n’était évidemment pas l’avis d’Hayek qui estimait que Keynes était certes un grand homme, « mais un piètre économiste ! » (…) Hayek a démontré sans relâche la fausseté des théories keynésiennes. Malheureusement les arguments de la raison sont d’un bien faible poids face aux émotions de la foule, telles qu’elles sont amplifiées par le battage médiatique ».

Jean-Marc Paturle nous montre, enfin, « l’imposture de la déclaration universelle des droits de l’homme » qui, pouvant sembler globalement identique à celle de 1789 (proche de l’inspiration de la Petition of right de 1628 en Angleterre et du Bill of rights américain de 1789, qui posent toutes trois les conditions d’une vraie liberté), est « complètement différente sur le fond et conduit même à des résultats tout à fait opposés » (ne pouvant que « dériver vers un régime plus ou moins totalitaire »), posant les conditions de l’État-providence et de la multiplication des « droits à », au détriment finalement de la liberté. Très instructif, mais mon article étant déjà bien long, je ne développerai pas.

De même que je ne m’attarderai pas sur l’incapacité de l’aide publique « dite au développement », dont l’auteur (qui a créé une organisation humanitaire au Mali et au Burkina Faso) mesure mieux que personne le caractère fortement nuisible et inefficace, même « criminel », par la corruption et la perversion des mentalités qu’elle a engendrées. Des politiques qualifiées de « largement irresponsables », « le plus souvent instrumentalisées » et contradictoires quand, « dans le même temps où ils déversent des milliards d’euros sur les pays pauvres, les pays riches s’ingénient à élever des barrières protectionnistes contre les importations agricoles en provenance de ces mêmes pays pauvres ».

L’épuisement de notre modèle social-démocrate

img contrepoints109 social-démocratieAprès avoir rappelé la manière dont le libéralisme disparut pour laisser place aux modèles communiste, fasciste et nazi, tous issus des grands idéaux socialistes du XIXe siècle, Jean-Marc Paturle s’intéresse au « modèle universel vers lequel tous les pays sont sommés de converger », à savoir la social-démocratie, issue des mêmes idéaux.

Plus douce, elle n’en est pas moins insidieuse, aboutissant de manière plus progressive à l’ascendant de l’État sur l’économie et la société.

C’est ainsi que l’auteur nous remémore les causes réelles de la crise des subprimes, autour de laquelle a été érigée toute une mystification, alors même que ses trois causes essentielles sont liées à l’interventionnisme excessif de l’État : la manipulation des taux d’intérêt par les autorités monétaires, conformément aux idées keynésiennes déjà évoquées, la politique étatiste du logement aux États-Unis initiée par Bill Clinton et poursuivie par George Bush Junior, et la collusion entre l’État et les banques.

Crise qui a débouché ensuite sur celle actuelle de l’endettement des États.

N’ayez pas peur du libéralisme

Pour achever cet ouvrage, Jean-Marc Paturle évoque le libéralisme tant décrié en France : « Dans le débat public, il suffit en effet de qualifier de libéral son interlocuteur, ou les propos qu’il avance, pour s’éviter d’avoir à développer une fastidieuse argumentation à son encontre. Aussitôt, le téméraire est contraint à une humiliante retraite et, pour se faire pardonner son audace, se doit d’afficher son attachement au mythe de la justice sociale, s’il veut pouvoir continuer la discussion. Le comble est atteint lorsqu’on vous traire d’ultralibéral. Vous n’êtes alors même plus fréquentable. Vous êtes considéré comme un pestiféré, un égoïste et un horrible individualiste, qui ne pense qu’à s’enrichir, à mépriser et à écraser ses contemporains ».

Dès lors, il en vient à expliquer ce qu’est le libéralisme, en quoi il se réfère au droit (remettant, là encore, en cause nombre d’idées fausses à ce sujet), présente sa conception de l’État libéral, essentiellement axé sur les fonctions régaliennes, tout en rappelant bien que, selon Hayek lui-même entre autres, il a toujours été question pour les libéraux de garantir à chacun un minimum donné, que ce soit en matière de revenus (filet de sécurité), d’éducation (chèques éducation) ou de santé (existence là encore d’un minimum souhaitable).

Puis, notre auteur éclaircit les rapports entre libéralisme et capitalisme, un terme là encore vilipendé, dont il commence par restituer le sens exact. La notion de propriété privée des moyens de production a en effet été dévoyée par l’idéologie de la lutte des classes, faussant les raisonnements antérieurs et leur substituant des mécanismes inefficaces où la perte ou dilution de la notion de responsabilité a pu amener à des dérives profondes, dont il apporte quelques exemples éloquents. Avec, dans un certain nombre de cas le couplage habituel irresponsabilité-gaspillage d’argent public, trop souvent appuyé sur cette idée critiquable et peu objective de « l’intérêt général ».

Pour finir, Jean-Marc Paturle revient sur un certain nombre de slogans habituels réducteurs et infondés à l’encontre du libéralisme (loi de la jungle, liberté du renard dans le poulailler, accroissement des inégalités, abandon des plus faibles au bord du chemin, égoïsme, tout s’achète, conduit aux monopoles, saccage des ressources naturelles, etc.), y apportant les réponses appropriées et argumentées montrant leur caractère injustifié.

Un ouvrage simple, accessible à tous, d’une grande fraîcheur d’esprit et qui a le mérite de remettre un certain nombre de pendules à l’heure.

À mettre entre toutes les mains.

Jean-Marc Paturle, Le libéralisme raconté, pour que nos enfants vivent libres, Éditions Roguet, collection Liberté, mai 2013, 202 pages.