Comment réintroduire le débat sur la question du réchauffement climatique ? (1)

Greta Thunberg at the Parliament By: European Parliament - CC BY 2.0

Face à l’unanimisme et à l’intolérance préoccupante en matière d’écologie, essayons de partir de faits et d’observations scientifiques pour tenter de réintroduire le débat.

Par Johan Rivalland.

Excès en tous genres, activisme militant, unanimisme, mythologie voire mythomanie irrationnelle, dénonciations outrancières, embrigadement de la jeunesse, lavage de cerveau dès le plus jeune âge, opportunisme politique, catastrophisme ambiant et autres prophéties de malheur, discours apocalyptiques, régression civilisationnelle et risque d’atteinte profonde aux libertés fondamentales. Voilà où on peut avoir le sentiment d’en être lorsqu’on évoque aujourd’hui l’écologie. Avec l’impression d’assister petit à petit à un retour à de nouvelles formes de totalitarisme.

Greta Thunberg, en égérie mondiale, reçue en grande pompe à l’Assemblée nationale pour être célébrée comme une véritable sommité, honneur auquel n’a droit, à ma connaissance, aucun scientifique. Peurs, catastrophisme, fantasmes de la fin du monde et autres délires millénaristes. C’est avec cette musique de fond permanente que nous déroulons désormais nos vies. Avec, bien sûr, la complicité de politiques qui y ont leur intérêt et de journalistes en mal d’audience et de sensationnalisme qui ne se privent pas d’une telle opportunité. Parfois avec sincérité, à d’autres moments avec beaucoup de mauvaise foi.

Écologisme et unanimisme

Mais, c’est bien connu, ce n’est pas avec les bonnes intentions que l’on mène le monde dans la bonne direction. L’imaginaire de la pluie et du beau temps ne date pas d’aujourd’hui. Et l’être humain a une tendance à transformer la réalité pour assouvir sa soif de croyances, quitte à verser dans le simplisme le plus confondant.

Symptomatique de cet unanimisme incroyable et de cette propension à croire au-delà de toute raison, un journaliste aussi avisé et – je le pense – de bonne foi comme Jean-Michel Apathie, affirme avec la plus grande des assurances que plus personne aujourd’hui ne remet en cause le réchauffement climatique et la responsabilité de l’être humain dans celui-ci… Prolongeant son raisonnement jusqu’à promouvoir cette décroissance que de plus en plus d’adeptes établissent en dogme.

L’écologisme, qui est une vision purement politique de l’écologie, voire quasi-religieuse, sans faire appel à une quelconque rigueur scientifique – si ce n’est des scientifiques parfois eux-mêmes plus ou moins militants qui diffusent des éléments susceptibles d’aller dans leur sens – mène au malthusianisme ; et à l’absence de débat. Une situation qui devient préoccupante. À la recherche et à la rigueur scientifiques est préféré un unanimisme de façade qu’il n’est pas bon d’entendre discuter ou mettre en question.

Ceux qui ne vont pas dans le sens de l’unanimité peuvent d’ailleurs aussitôt être considérés comme des « ennemis de la planète » ou harcelés de manière choquante par de dangereux propagandistes « gardiens du dogme », peu ouverts au débat et méprisant les données factuelles. Et ce malgré les démentis régulièrement apportés par les faits, en particulier ces dernières décennies bien que ce ne soit pas nouveau (multiples prophéties relatives à l’épuisement très prochain de telle ou telle ressource).

S’appuyer sur les données (pour l’essentiel) factuelles pour tenter de réintroduire le débat

En me basant sur ce que j’ai pu découvrir à travers la lecture des conclusions de différents travaux de scientifiques, les nombreux articles de fond sur Contrepoints, divers ouvrages que j’ai pu lire, ou dans d’autres trop rares parutions, j’ai fini par me dire qu’il serait peut-être utile de commencer à relever des éléments factuels.

Je n’ai hélas pas du tout pris de notes au fur et à mesure, ce que je regrette a posteriori. Mais comme il n’est jamais trop tard pour bien faire, je me suis dit que je pouvais entreprendre de le faire peut-être à partir de maintenant. Et si j’y trouve le temps, cela permettrait aussi d’enrichir progressivement cette petite série d’articles et éventuellement les rediffuser d’ici quelques mois.

Voici au moins déjà quelques éléments que j’ai retenus. Certes un peu en vrac, et avec les limites de l’exercice (car on pourrait critiquer à la fois les choix formulés comme l’absence de développements) mais qui ont le mérite de pouvoir servir de base de départ à des échanges. À charge, ensuite, aux détracteurs de présenter leurs arguments et d’engager ainsi la discussion. Et à ceux qui le souhaitent d’ajouter des éléments supplémentaires. Mais qu’il y ait débat, au moins.

Évolutions du climat et des températures (1)

– Le climat connaît des évolutions depuis la naissance de la Terre, avec des cycles de réchauffement et d’autres de refroidissement.

– Beaucoup de gens ont tendance à confondre la météorologie et ses événements ponctuels (canicule, précipitations, ouragan, etc.) avec la climatologie (tendances à long terme concernant les conditions météorologiques).

– Le climat de l’an Mille était voisin du climat actuel.

– Le cycle de réchauffement actuel est en vigueur depuis 1695.

– Une période de réchauffement presque identique a eu lieu entre 1910 et 1940, sans qu’elle soit attribuée à l’homme,

– La hausse des températures de 1910 à 1940, suivie d’une décrue de 1940 à 1970, s’est révélée égale et aussi rapide de 1970 à 2000 et quasi-constante depuis une vingtaine d’années.

– La corrélation avec les taches solaires semble très bonne.

– Certains physiciens du Soleil pensent qu’après la période chaude et d’activité solaire maximale du XXe siècle, on pourrait même aller vers une nouvelle période très peu active, et donc vers un climat plus froid.

Vincent Courtillot, géophysicien, spécialiste du magnétisme terrestre, a mis en évidence avec une équipe de chercheurs des alternances régulières de périodes de hausse et de baisse des températures montrant une très bonne corrélation entre l’activité solaire et la vitesse de rotation de la Terre.

– L’incertitude sur les données conduit à émettre des hypothèses de variations allant de 1,5 à 4,5 °C. Ce qui rend très incertaines les conclusions que l’on peut entendre en tirer.

– Les modèles catastrophistes reposent sur des algorithmes basés sur les inquiétudes qui y sont introduites. La confrontation progressive avec la réalité les invalide jusqu’à présent et révèle leur caractère inversement proportionnel à la réalité.

– On observe davantage des phénomènes de dissonance cognitive.

– Le climatologue Richard Lindzen relève que le réchauffement constaté depuis le XIXe siècle, qui correspond à la fin du petit âge glaciaire, est d’environ 1°C et s’est accompagné d’une amélioration de tous les indices de bien-être humain, y compris la qualité de l’environnement.

– Ce réchauffement est considéré comme faible.

– Le GIEC lui-même reconnaît des incertitudes considérables dans les résultats de ses modèles prédictifs.

– Un réchauffement comparable est associé à l’optimum climatique médiéval.

– Il s’ensuit que le réchauffement actuel n’est pas, contrairement aux affirmations de certains, « sans précédent ».

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