Bonnes résolutions 2019 : 4 suggestions pour Emmanuel Macron

Le divorce est consommé entre le président de la République et le peuple. Et si chacun reprenait le chemin de la liberté ?

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Bonnes résolutions 2019 : 4 suggestions pour Emmanuel Macron

Publié le 24 janvier 2019
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Par Sébastien Maurice.

L’année 2018 marque la fin de la lune de miel entre une majorité des Français et Emmanuel Macron. Après des décennies d’étatisme et d’augmentation des prélèvements obligatoires, une révolte fiscale s’est emparée du pays, sur fond de ras-le-bol de la population vis-à-vis des élites technocratiques.

Le grand débat national annoncé par le président semble déjà mal tourner. Cependant, si le gouvernement fait preuve de courage politique et que dans le cadre de ce débat, le peuple prend conscience que l’État est la cause de nos problèmes et non la solution, 2019 pourrait être une opportunité historique de dire adieu à la route de la servitude, restaurer la liberté et retrouver le chemin de la prospérité.

Voici quatre bonnes résolutions que nous suggérons au gouvernement pour faire de 2019 l’année d’un véritable changement historique, l’année où la France se sera souvenue de la première valeur que proclame sa devise nationale, la liberté.

1- Abolir le monopole de la Sécurité sociale afin d’augmenter immédiatement le pouvoir d’achat

La monopolisation du système d’assurance santé entre les mains d’un monstre bureaucratique entraîne le gaspillage de milliards d’euros au travers des frais administratifs et de la fraude sociale, subventionne les rentes tout en freinant l’innovation dans le domaine médical et accroît la pénurie de lits d’hôpitaux et de médecins au travers du contrôle des prix.

Ce système nous est imposé au nom de la solidarité nationale. Mais si ce système existe dans l’intérêt des travailleurs, pourquoi sont-ils contraints d’y adhérer ? Laissons salariés et entrepreneurs disposer librement des fruits de leur travail, et organiser eux-mêmes la solidarité au travers d’organismes mutualistes dont l’adhésion resterait volontaire.

La même logique doit s’appliquer à l’assurance-chômage, à la formation professionnelle et aux retraites. Les Français pourront enfin vivre dignement de leur travail, retrouver le contrôle de leur avenir professionnel et se constituer une épargne qui viendra alimenter l’investissement, vecteur de créations d’emplois et d’augmentation des salaires.

Les ressources sont nécessairement employées plus efficacement dans le cadre d’un système concurrentiel, dans lequel le bénéficiaire du service peut choisir librement le prestataire le plus performant et le plus compétitif, plutôt que dans le cadre d’un système corporatiste administré par des bureaucrates qui dépensent sans réelle supervision l’argent des autres.

2- Mettre fin aux interventions à l’étranger

L’armée française est actuellement présente sur de nombreux théâtres d’opérations à l’étranger, avec un contingent de plus de 30 000 soldats déployés, alors même que le gouvernement a engagé un effort financier massif afin de porter rapidement le budget de l’armée à 2 % du PIB.

Source : https://www.defense.gouv.fr/operations/rubriques_complementaires/carte-des-operations-et-missions-militaires

Les aventures militaires menées au cours des dernières décennies par les forces de l’OTAN nous ont pourtant démontré que nos élites sont incapables de prédire les conséquences géopolitiques souvent catastrophiques de leurs interventions.

La crise migratoire représente aujourd’hui le résultat le plus tangible de ces interventions irresponsables qui n’ont fait que semer le chaos en Afrique et au Moyen-Orient.

Pourquoi gaspiller des milliards d’euros dans ce type d’opérations ? L’armée française doit se focaliser sur la protection du territoire au lieu d’essayer de s’imposer comme le gendarme de l’Afrique et du Moyen-Orient. Le retrait des forces armées en poste à l’étranger implique également de redonner l’autonomie politique et financière complète aux territoires d’outre-mer.

Il sera difficile de convaincre nos alliés de nous suivre, tant l’influence du lobby militaro-industriel et de certaines multinationales qui dépendent d’une protection militaire dans ces pays est grande, mais nous pouvons au moins donner l’exemple.

3- Réduire massivement les impôts et les dépenses de l’État

Comme l’écrivait très justement Simone Wapler dans sa chronique du 14 janvier :

Tout le monde semble s’accorder pour que l’État contrôle nos vies de la crèche à la tombe. L’État ne contrôle que 57 % de l’économie française, il faudrait qu’il aille encore plus loin.

Il est absolument nécessaire de libérer l’économie en baissant le poids de la fiscalité qui décourage le travail et l’esprit d’entreprise, freine l’investissement et provoque la fuite de nos forces vives à l’étranger.

Cependant, la dette publique atteint déjà près de 2 350 milliards d’euros, soit 75 000 euros par ménage… Une réduction de la pression fiscale implique donc de revoir le rôle de l’État dans la société. Plutôt que la politique du rabot, l’État doit être mis au régime et se recentrer sur ses fonctions régaliennes.

Des ministères entiers doivent être fermés ; toute mission qui peut être réalisée par le secteur privé ou les collectivités locales, suivant le principe de subsidiarité, doit être abandonnée. 

4- Le plus difficile : rétablir une monnaie honnête

La politique monétaire d’assouplissement quantitatif et de taux bas imposée par la BCE a facilité le financement des politiques budgétaires irresponsables tout en détruisant le rendement de notre épargne. Cette politique a de plus participé au renchérissement du prix des importations, en particulier du pétrole et donc des carburants, et à la hausse des prix de l’immobilier.

En fixant les taux à des niveaux artificiellement bas et en encourageant l’inflation, la Banque centrale dispose d’un pouvoir de taxation arbitraire sur notre épargne.

Le bilan de la BCE est à présent chargé de plusieurs milliers de milliards d’euros de créances qui seront potentiellement sans valeur lorsqu’une nouvelle crise des dettes souveraines frappera.

Source : https://www.ecb.europa.eu/pub/annual/balance/html/index.en.html

Si les taux bas appauvrissent les épargnants, ils facilitent en revanche les opérations financières basées sur l’utilisation de l’effet de levier financier et participent ainsi à l’accroissement des inégalités de patrimoine.

Ironiquement, cet accroissement des inégalités de patrimoine justifie ensuite dans l’opinion l’alourdissement des impôts et dépenses redistributives, au détriment des entrepreneurs à succès qui ont bâti leurs fortunes en créant de nouveaux emplois, en imaginant de nouveaux produits et services, et en innovant dans les procédés de production. Il s’ensuit un affaiblissement de l’économie qui justifie à son tour le maintien des taux bas. Le processus de zombification de l’économie est bouclé et on recommence pour un tour. 

Nous devons laisser le marché fixer les taux d’intérêt, même si cela implique une sortie de la Zone euro.

Des taux honnêtes sont nécessaires pour assurer le remplacement des entreprises zombies par de nouvelles sociétés plus productives. Une épargne correctement rémunérée, donc plus abondante, forme le socle de l’investissement productif. Plutôt qu’un enchaînement de bulles financières résultant de l’orgie de crédit bon marché, nous connaîtrons une croissance solide et pérenne, bénéficiant à toute la population.

Si Emmanuel Macron et son gouvernement trouvent le courage politique pour mettre en œuvre ne serait-ce que partiellement une partie de ces mesures en 2019, nous aurons une chance de redevenir une société libre et dynamique. Dans le cas contraire, le résultat des prochaines élections risque de ressembler pour beaucoup d’entre nous à un cauchemar devenu réalité.

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  • c’est pas mal du tout ce type de suggestions ; il faudrait qu’il soit lu , voire mis en pratique par des gens courageux et sensés……deux qualités complètement absentes de ce gouvernement socialiste ;

    • Vous estimez « c’est pas mal du tout » et alors quid de l’immigration illégale qui va s’amplifiant, acceptée et encouragée officieusement en contradiction avec les lois officielles de la…. république?

  • Le gouvernement sait ce sûil’faudrait faire, mais il ne le fera pas. Trop d’intérêts (pas les vôtres, ni les miens…) sont en jeu.
    On ne peut donc pas dire que « le gouvernement fait preuve de courage politique « . Il essaie de survivre au tsunami, c’est tout.

  • Comme ça là on a du mal à imaginer pire niveau politique. J’en viens même à me demander si une véritable dictature ne serait pas plus saine que cette pseudo-démocratie-socialiste-libérale. Aujourd’hui c’est extrêmement compliqué pour se projeter dans l’avenir. Il n’y a que des sanctions et des blocages. Avec une bonne dictature le camp du MAL devient noble. Vous me suivrez ?

  • On sait ce qu’il faudrait faire, mais le problème c’est que les Français ont voté pour le socialisme. Nous sommes coincés jusqu’aux prochaines élections, et si d’ici là les Français restent attachés au socialisme, on en reprendra pour cinq ans.
    Les idées libérales ne progressent pas vite.

  • Bien sûr, on ne peut que soutenir à 100%, mais :
    1. Comment imaginer qu’un président qui n’a pas su réformer la SNCF au delà de la cosmétique puisse réformer la Sécu ?
    2. Macron n’a certainement aucune envie de n’être pas plus connu qu’un dirigeant suisse au delà de ses frontières.
    3. L’ambiguïté entre « réduire les dépenses » et « réduire les manques à gagner dans les recettes », qui détourne systématiquement tout débat vers une dépense de l’état plus productive de recettes, dépense qu’il pourrait alors augmenter sans restriction, sert trop Macron pour qu’il la lève un jour.
    4. Solidité et honnêteté ne se décrètent pas, elles se constatent après avoir été méritées, au prix de grands efforts. Est-il besoin d’en dire plus ?

  • bonjour, je ne sais comment vous calculez la dette.
    en divisant le chiffre de votre dette par le nombre de français actuellement ( source INSEE) soit 67 millions, cela donne un peu plus de 35000 PAR habitant. soit plus que vos 75000 €, car même en considérant un foyer avec un seul enfant, cela fait déjà 105000€ !!!!

  • Sans vouloir faire preuve de cynisme, j’observe que le point 1. est en passe de devenir une réalité, avec le transfert progressif d’une partie des charges de la Sécu vers les complémentaires privées. Seul hic, je n’ai pas l’impression qu’on y gagne financièrement.
    Pour le dire crûment, je ne suis absolument pas convaincu que l’on puisse gagner quoi que ce soit avec la fin du monopole de la Sécu, à niveau de couverture égal. En revanche, si le dispositif devient facultatif, pourquoi pas ? Mais pour cela, il faudrait éviter que le lobby des assurances manigance pour rendre l’assurance santé obligatoire.

    Le point 2. est intéressant.

    Sur le point 4. on pourrait disserter à l’infini. Après la crise de 2008, les States ont procédé à des QE massifs, bien au delà de ce qu’a timidement fait l’Europe. Ca ne leur a pas trop mal réussi. L’avenir dira si cela valait le coup, le principal risque des QE étant la formation de bulles spéculatives prêtes à éclater… Petit complément sur l’épargne francaise : elle est déjà très élevée, sans doute pour des raisons psychologiques (la crainte que demain soit pire qu’aujourd’hui ? )…

    • @ Jean Quille
      En fait, je crois savoir que la BCE a surtout assaini les marchés en rachetant des fonds +/- pourris et non rentables sans imprimer du papier pour faire de la monnaie sans contrepartie. On sait que ce sont les étrangers qui paient la dette des USA: tout le monde n’a pas cette possibilité.
      Bon, je ne suis pas un économiste expert, certainement pas, mais imprimer des billets sans rien derrière, c’est évidemment casse-gueule!
      Et en bourse, une bulle, ça stimule évidemment les transactions donc les affaires: ce n’est pas toxique pour tout le monde! Ça rebat les cartes et ça fait des gagnants et des perdants et ça fait vivre tous ceux qui exécutent les transactions!

  • Liberté, Démocratie, Concurrence

  • @ Mikylus dernierement la France a acheté de la dette Américaine , à titre d’info …

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