Bourse : ce qui se produit aux États-Unis va bientôt nous parvenir – en pire

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bourse - crise financière (Crédits : CC0 Pixabay, licence Creative Commons)

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Bourse : ce qui se produit aux États-Unis va bientôt nous parvenir – en pire

Publié le 15 novembre 2018
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Par Boris Lapeyre de Cabanes.

Au cours du mois d’octobre, le NASDAQ, l’un des deux principaux indices boursiers américains (et donc l’un des deux principaux indices mondiaux), a décroché de 10 %. Cet événement n’a pas fait beaucoup parler de lui en France mais il est d’une importance capitale.

Replaçons les éléments dans leur contexte

Depuis 2008, la Fed a acheté 4,5 milliers de milliards de dollars (un peu moins de deux fois le PIB français) de titres de dette américains, qu’il s’agisse d’emprunts d’État ou de produits titrisés (les fameux mortgage-backed securities). Dans le même temps, la banque centrale a fait passer ses taux directeurs de 5,25 % à 0,25 %. L’objectif de ces mesures conjointes était simple : faire baisser les taux d’intérêts de long terme pour faciliter l’emprunt et éviter une récession pire que celle des années 30.

La BCE a agi plus ou moins de la même manière, avec un petit temps de retard : de 4,25 % en 2008, les taux passent à 1 % en 2009, et après une petite remontée en 2011, redescendent à 0,05% en 2014 puis à 0 % en 2016. Pour ne rien avoir à envier à son homologue américaine, elle lance en 2015 un programme de rachat de 2,5 milliers de milliards d’euros de titres de dette, essentiellement tournés vers les emprunts d’État (environ 80 % du total), dans l’objectif de réduire les taux d’intérêts des États les plus en difficulté, hormis la Grèce : l’Espagne, l’Italie et le Portugal, même si l’Allemagne et la France en sont les premiers bénéficiaires en montants absolus.

Dans les deux cas, ces rachats massifs de titres de dette, que l’on qualifie soit d’APP (Asset Purchase Program) soit de QE (Quantitative Easing) consistent à injecter des liquidités afin de faire baisser les taux d’intérêts des actifs en question, puisque le prix d’un titre de dette évolue dans le sens opposé à son taux d’intérêt. Il s’agit en fait tout bonnement de jouer sur la loi de l’offre et de la demande pour faire monter les prix, et la baleine de Londres n’a pas agi différemment.

Autrement dit, ces mécanismes créent de l’inflation dans la sphère financière, dans l’espoir qu’elle se transmette à la sphère réelle puisque l’inflation est en général synonyme de hausse des salaires, donc d’une économie tournant à plein régime. C’est pourquoi les banquiers centraux affichent souvent une cible d’inflation comme moyen de mesurer l’efficacité de leur politique.

En faisant diminuer les taux d’intérêts sur les marchés obligataires, les banques centrales poussent les investisseurs en quête de rendements élevés vers d’autres classes d’actifs : les actions et le capital-investissement notamment, ce qui fait monter les indices boursiers toujours plus haut.

En quoi est-ce grave ?

Pour deux raisons. La première, c’est qu’alors que les États européens empruntent à des taux historiquement bas, leurs niveaux d’endettement atteignent, eux, des sommets. Comme c’était prévu, dès que la menace du défaut de paiement a été écartée et que les taux ont baissé (grâce à la BCE), les États européens ont recommencé à dépenser sans compter et certains risquent de se retrouver fort dépourvus lorsque la bise sera venue ! Les chocs qu’ont connu les obligations italiennes attestent de la vitesse à laquelle peuvent monter les taux lorsque des dirigeants populistes font des accusations inconsidérées.

La seconde, c’est que la croissance n’est pas au rendez-vous en Europe. Initialement attendue à 2,1 % pour l’année 2018, elle a été revue à 2 %, plombée notamment par une croissance atone en Italie (1,2 %). En Grèce, en Italie et en Espagne, le PIB par habitant est plus faible aujourd’hui qu’en 2007. Dans des économies qui ne créent pas de richesse, des taux d’intérêt aussi bas nuisent à la concurrence en permettant à des entreprises mourantes de se maintenir en place en ayant un recours démesuré au crédit (ce que l’on appelle la zombification). Inutile de dire qu’à la moindre hausse des taux, ce château de cartes s’effondre. Mais cette fois, les gouvernements européens n’auront pas les moyens de relancer leurs économies comme ils l’ont fait pendant la crise précédente.

Quel est le rapport avec le Nasdaq ?

Le 27 septembre, la Fed a décidé de remonter son taux directeur de 0,25 % à 2,25 %, mais c’est surtout le commentaire très positif de Jay Powell sur l’état de l’économie américaine qui a fait paniquer les marchés, qui ont anticipé que les hausses de taux à venir seraient plus nombreuses. Ceci a entraîné des ventes massives d’obligations de l’autre côté de l’Atlantique, faisant passer le 10 ans américain à 3,25 %, son plus haut depuis 7 ans. La hausse des taux américains affecte les entreprises de trois manières : en affectant leurs coûts d’emprunt, en réduisant leur valorisation (qui se base sur le taux d’intérêt sans risque, traditionnellement le 10 ans américain), et finalement en augmentant l’attrait pour les obligations. Ce sont les raisons qui ont fait trembler les marchés américains au cours du mois d’octobre.

Imaginons maintenant un tel scénario en Europe. D’ici la fin de l’année, la BCE mettra fin à la perfusion qu’elle a apportée au marché obligataire européen. Les premières hausses de taux directeurs devraient commencer en 2020, mais les spreads de crédit se seront élargis d’ici-là (il s’agit du différentiel de taux entre, en l’occurrence, une obligation sûre et une obligation à risque). Qu’adviendra-t-il la prochaine fois que Matteo Salvini fera une nouvelle saillie contre Bruxelles ou Paris ? Qui prêtera à l’Italie en sachant que son gouvernement n’a que faire du remboursement de la dette et que la BCE ne joue plus son rôle de roue de secours ? Les marchés américains subissent de plein fouet la remontée des taux, alors que leur économie est au plein emploi et devrait croître de 2,9 % cette année ; l’Europe n’a pas ce luxe : dès que les taux d’emprunt remonteront, la débandade sera pire.

Des taux d’intérêt artificiellement faibles qui n’attendent que la fin du QE pour remonter en flèche, des économies européennes croulant sous des niveaux d’endettement public et privé plus élevés qu’avant-crise, une croissance atone qui a fait émerger des gouvernements populistes tout à fait coupés des réalités économiques, voilà le cocktail qui se prépare en Europe. La question n’est plus si, mais quand il explosera. Une chose est sûre : cette fois, les gouvernements ne pourront pas aussi facilement user de la relance budgétaire. Cette fois, la crise sera pire.

Voir les commentaires (20)

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  • claude henry de chasne
    15 novembre 2018 at 8 h 10 min

    La france est inscrite durablement dans un trend a la grecque ..
    çà ne semble inquiéter personne la surprise sera totale..

  • Tous les articles de CP qui abordent la bourse et la finance nous prédisent la pire des crises. C’est vrai, les mauvais signes s’accumulent, et si on attend assez longtemps, ils finiront forcément par avoir raison. Mais à force d’attendre, il est aussi normal que plus personne n’écoute les Cassandre. Il serait fortement souhaitable que ces articles soient complétés par d’autres qui nous parlent un peu plus des booms que nous avons stupidement manqués que de la crise qui nous attend.

    • personne ne vous interdit d’être joueur. il y a bien des gens qui ont acheté de la dette grecque !

      • Bien sûr, mais le problème est que personne ne me permet d’être investisseur gagnant : le seul choix est entre le pari plus ou moins risqué, où il n’y qu’un faible risque mais qu’une faible espérance de gain, et l’abstention. Normalement, quand on met de l’argent en bourse, cela veut dire qu’on le prête à des entreprises, dont la valeur peut exploser dans un sens comme dans l’autre. En pratique, l’état empêche cette explosion à la hausse en France, ou alors s’arrange pour que l’essentiel des gains termine à Bercy… Avant de dénoncer les risques de perte, il faudrait donc dénoncer la confiscation des chances de gain, ces manques à gagner quotidiens, tandis que les crises où l’on peut perdre gros ne se produisent qu’à l’échelle de la décennie.

        • @MichelO

          « Perdre gros » peut être potentiellement très très gros (C.F.voir à ce sujet les conditions très significatives et restrictives du SRD!!!).
          il semble bien qu’il faille toujours rester prudent en matière de prospective boursière car l’ampleur des crises est bien fonction de leurs origines.(La prudence ne devant évidemment pas conduire à l’abstention).
          Celles que nous avons connues « récemment » étaient il est vrai « à l’échelle de la décennie, »et pouvaient permettre espérer des rebonds significatifs dans la durée.
          Toutes les conditions géopolitiques et économiques sont en revanche réunies pour que les prochaines ne soient en rien comparables aux précédentes.(Les informations diffusées par Contrepoints semblent bien explicites à ce sujet).
          Le signal de la baisse comme d’habitude ne peut être défini avec rigueur par le premier venu, car seuls les institutionnels (Assurance,Mutuelles,Fonds de pensions,etc…),et autres investisseurs importants (Exemple:Hedge funds,Banque,États,etc…),sont réellement maîtres du jeu en échangeant des capitaux considérables grâce aux performances et à l’extrême réactivité de logiciels qui représentent bien une nouvelle donne pour les acteurs de l’économie.
          La période caractérisant les décennies passées semble donc bien révolue.
          Sans pour autant jouer les Cassandre, il est risqué de supposer qu’elle puisse pour l »avenir servir de modèle.

          https://www.botraiders.com/apprendre-bourse/acteurs-bourse/investisseurs/institutionnel

      • Et d’autres très à l’aise sur le Nasdaq et le Dow qui ont atteint les niveaux que l’on sait !

  • Article très intéressant. L’auteur parle de populistes coupés des réalités économiques, certes, mais les autres ne le sont-ils pas souvent aussi? ou délibérément ce qui est peut être pire .Entre la démagogie et le clientélisme le réel semble compté peu . Pour la France, l’association, idiotie écologiste
    (pléonasme) étatisme proliférant croissant dans un substrat socialiste ne rend pas optimiste.

  • economiste en carton. la hausse des taux US ne feraient de mal….qu’aux pays endettés en dollar c est a dire la majorité des pays du monde. ces pays devenant instables, l’argent va aller là ou la rémunération est la plus haute et la plus sûre : les Etats Unis. la contagion se faisant des périphéries vers le centre, les pvd seront ruinés, puis l’Asie, puis l’Europe. le Big Money n’a aucune confiance dans les gestions des Etats. peu importe le taux, si les Etats font n’importe quoi, le big money se tire vers les endroits les plus sûrs.
    j’ajoute, les aléas de la bourse américaine sont naturels, mais haussiers. les dettes devenant de plus en plus insoutenables, les preteurs privés se tournent vers le papier privé ergo la bourse. c est le marché haussier le plus detesté de l histoire de la bourse. bizarre. a vous lire on vous penserai millenariste et catastrophiste.

  • Au passage le QE a généré quelques bulles qui devraient alors éclater…

  • Alors que les marchés US ont progressé de x4 (S&P) à x7 (Nasdaq) depuis 2009, sous l’effet des flux d’argent gratuit des banques centrales, les CA, les marges ou les bénéfices des entreprises n’ont pas progressé d’autant, loin s’en faut. Il y aura forcément une correction tôt ou tard pour que les niveaux se rejoignent. Une action ne peut être longtemps valorisée 20 fois, 30 fois, voire 100 fois les bénéfices de l’entreprise qu’elle représente, quand il ne s’agit pas plutôt de pertes sèches.

    En France, à plus long terme, le CAC dividendes réinvestis a progressé de l’ordre de x14 depuis sa création en 1987. Au cours de ces trois décennies, le PIB a progressé d’environ x3. Là aussi, la correction est inéluctable.

    Il reste à déterminer la date de la correction. Tout ce qu’on peut en dire, c’est que les banques centrales ont montré une efficacité certaine pour retarder sa survenue. Mais il est tout aussi certain qu’elles ne pourront pas indéfiniment empêcher la correction nécessaire et que plus elles en retardent l’échéance, plus ce sera douloureux.

    • La valeur du CAC dépend aussi du taux d’intérêt attendu par les investisseurs. Au vu de la croissance atone et les perspectives faibles, les gens ne réclament que quelques % contrairement à 1987 avec en plus l’inflation. Pour une telle correction, il faudrait que les perspectives deviennent beaucoup plus favorables, déviant l’argent du cac vers des investissement mieux rémunérés et aussi sûr (tout du moins paraissant). Ce n’est pas prêt d’arriver: Je n’ai jamais entendu « la bourse ne rapporte pas assez bien que ce soit sans risque ». Une baisse par crainte d’un bank run, une spoliation d’état ou de changements politiques sont d’après moi bien plus probables.

    • Le Cac, même en France, sélectionne la partie qui marche le mieux dans l’économie. Contrairement au PIB, il ne comporte pas de partie significative gérée par l’état, et il évolue en ne gardant que les sociétés qui marchent, sortant celles qui ne marchent pas. Le ratio au PIB n’est pas excessif, et ce d’autant que les activités à l’étranger sont considérables. D’après les chiffres que j’ai pu trouver, le CA cumulé du CAC est en 2017 de 1250 Mds, en progression de plus de 5%, à comparer avec notre PIB de 2300 Mds et sa croissance, miraculeuse quand elle frôle les 2%.

      • C’est plutôt la somme des valorisations qu’il faut comparer au PIB.

        • C’est sans doute exagéré, mais il me semble que quand on considère les valorisations globales, on additionne des choux et des carottes, et on se focalise sur le trading plutôt que l’investissement. Quand on investit sur le long terme, il faut considérer la croissance et le profit, et ensuite seulement la valeur spot qu’on compare à la valeur intrinsèque déterminée par cette croissance et ce profit. Si la comparaison n’est pas favorable, on reporte simplement l’achat ou la vente. Investir se fait, à mon avis, sur l’espoir d’une augmentation de la valeur intrinsèque, pas sur celui de profiter des fluctuations d’un décalage entre l’estimation qu’en fait le marché et une valeur intrinsèque qui serait constante.
          A moins d’être obligé par un facteur extérieur à revendre, quelle importance que le cours fluctue tant que cette fluctuation n’atteint pas la bonne marche de l’entreprise ?

          • @MichelO

            il serait évidemment lourd de conséquence d’ignorer l’analyse fondamentale et les possibilités pour une entreprise d’une progression de ses bénéfices.
            Encore faut-il pouvoir interpréter justement les chiffres clés des résultats et les perspectives qui ne sont pas forcément aisés à connaître par l’investisseur lambda.
            Une entreprise devrait ainsi privilégier une bonne communication avec ses actionnaires,ce qui est loin d’être toujours le cas,mais il est vrai que les bilans à long terme sont toujours significatifs.

            Le trading qui n’est en rien comparable à l’investissement reste une stratégie risquée, sauf à faire preuve de professionnalisme.
            Quant à considérer une possibilité de revente rapide et forcée,il va de soi qu’un tel risque,loin d’être négligeable, est inhérent à tout investissement,tout comme celui d’une perte totale de sa mise en cas de défaillance de l’entreprise.
            Les critiques systématiques contre des actionnaires considérés trop souvent comme bénéficiaires et profiteurs, passent comme par hasard toujours sous silence les aléas de tout investissement dont les niveaux actuels de taxation grèvent toujours plus le rendement réel.

  • Dans l’optique d’une remontée des taux, le problème n’est pas l’endettement en lui même mais la maturité des prêts. En effet, si les taux remontent, les emprunts d’état déjà existant ont leur taux fixé. Mais voilà l’état français est spécialiste de la cavalerie financière, il emprunte pour rembourser. Au vu de notre endettement et des perspectives de remboursement la maturité moyenne de notre dette devrait être d’au moins trente ans, alors qu’elle n’est que de quelques années. C’est la même chose pour les entreprises: si elle ont emprunté avec une maturité correspondant à l’estimation de durée de retour de l’investissement, il n’y aura aucun impact. Dans le cas des entreprises financières, cela pourrait même être positif. Bref, comme d’habitude le bon sens: emprunter sur des courtes durées quand c’est cher, sur des longues durées quand c’est pas cher pour maximiser l’opportunité des taux bas.

  • J’ai du mal à comprendre la morale de cette histoire :
    – depuis le premier janvier, le nasdaq affiche +3.56% tandis que le CAC affiche lui -4,59% !
    Si je résume ce qui est dit, on pourrait penser que lorsque le Nasdaq s’est mis à baisser, le CAC lui ne baissait pas ausssi fort or in n’en est rien ! et je peux vous dire qu’il a bien morflé !

    • -4%, ce n’est pas morfler, c’est juste respirer.

      • -4,59%, c’est la situation actuelle , pas celle d’Octobre !
        Par contre , le CAC est passé d’environ 5600pts mi-octobre à 4900 mi-novembre donc s’est pris environ 700pts dans la besace (-14% environ) ! c’est plus clair ? Le CAC était bien sûr corrélé aux indices US : il a donc morflé comme le Nasdaq !
        Parler de la bourse nécessite une expertise et visiblement, l’auteur n’est pas expert pour sortir de telles ânerie !

    • @MMC

      La morale de cette histoire est qu’ il existe bien l’étude incontournable et par ailleurs très passionnante des valorisations , et autres fluctuations du CA du CAC comparé avec notre PIB dispensée dans la presse financière et les livres d’économie,mais le résultat final de votre portefeuille titres se résume toujours à de simples + ou – il s’agit donc de savoir acheter ,mais surtout de savoir vendre car les performances des indices ne reflètent pas nécessairement des résultats mathématiques à priori concrets et rassurants.
      Les bourses ont aussi pour tendance d’anticiper de façon aléatoire bien d’autres évènements,et l’expression « jouer en bourse »se justifie souvent dans cet univers quelque peu biaisé, en dépit des rigueurs mathématiques plutôt rassurantes.

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