C’est l’État qui provoque les crises

L’ingérence de l’État dans l’économie provoque les crises. Les autorités en profitent alors pour renforcer encore leur pouvoir, serrer la vis… jusqu’à la faillite.

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L'Etat crée les crises by Jim Bauer(CC BY-ND 2.0)

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C’est l’État qui provoque les crises

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 1 octobre 2017
- A +

Par Bill Bonner.

La semaine dernière, nous étions à Paris, où nous avons rencontré Jim Rickards. Cet ex-conseil du hedge fund Long-Term Capital Management, consultant pour la CIA, auteur de best-sellers financiers et vétéran de Wall Street, nous a dit que nous étions trop naïfs.

Pourquoi les gouvernements aiment les crises

Une crise majeure va se produire, nous a-t-il confié. Et elle sera pire que celle de 2007.

Elle va arriver d’elle-même : c’est une conséquence naturelle et inévitable de l’ingérence de l’État. Selon Jim, les autorités l’espèrent vivement, et même elles la planifient… et contribuent à la provoquer. Sur ce dernier point, cela ne fait aucun doute.

Leur programme maladroit et obstiné ne peut qu’aboutir à une crise. Pour être précis, le problème qui a provoqué la crise de 2007 – un excès d’endettement – n’a pas été résolu : il a été aggravé.

La dette, facteur de crise

La Fed, confrontée à une crise de la dette qu’elle avait créée, a fait la seule chose en son pouvoir : abaisser les taux d’intérêt pour encourager encore plus l’emprunt.

À présent, nous sommes plus endettés que jamais. Et les mêmes personnes qui ont provoqué la crise sont toujours aux commandes des banques, des autorités de régulation, des entreprises et de toutes les autres institutions qui ont rendu cette crise possible.

Pourquoi n’a-t-on pas corrigé tous les problèmes ? Nous attribuons cela à l’intérêt personnel, purement et simplement : les initiés vivent de la dette. Bien entendu, il leur en faudra toujours davantage.

Mais c’est plus qu’une question de hasard, d’imbécilité et d’ignominie. Il y a de la cupidité aussi ! Les gens au pouvoir nous conduisent à une autre crise majeure car ils en ont besoin.

Pourquoi donc ?

« Ce n’est pas un hasard si le Congrès US a fait passer le Patriot Act aussi vite après les attentats du 11 septembre », m’a dit Jim. « Il n’attendait que ça ».

Les crises sont une opportunité d’avoir plus de pouvoir

Une crise représente une opportunité. Au cours de la prochaine crise – qui pourrait avoir lieu dans quelques jours, semaines ou mois – l’État nous serrera un peu plus la vis.

« Il interdira les espèces », a dit Jim.

Jim connaît les initiés. Il sait ce qu’ils savent. Et il sait ce qu’ils ne savent pas.

Ce qu’ils ne savent pas – et ne veulent pas savoir – c’est comment gérer correctement une économie.

Mais ils savent qu’ils n’ont pas besoin de le savoir. Car plus ils se débrouillent mal et plus ils provoquent de crises, plus cela multiplie les opportunités de s’emparer de plus de pouvoir et d’argent. C’est ce qu’ils ont fait en 2008, par exemple.

Depuis, les profits des entreprises – qui reflètent les bénéfices réels des grandes entreprises américaines – n’ont progressé que de 2%. Corrigés de l’inflation, ils sont plus ou moins restés au même niveau.

Par contre, les actions ont progressé 10 fois plus. L’indice Dow Jones, par exemple, a augmenté de 200% au cours de la même période. Comment est-ce possible ?

Le quantitative easing qui profite à certains

Eh bien, la Fed a injecté 3 600 milliards de dollars dans les marchés financiers, via son programme de QE (assouplissement quantitatif).

Elle ne l’a pas injecté sur le marché de la consommation, dans l’économie du quotidien, ni dans les poches des citoyens ordinaires. Non, cet argent est allé dans les grandes banques et dans les poches d’autres gens riches.

Jamie Dimon, le PDG de JPMorgan Chase, par exemple, a empoché un bonus de 25 millions de dollars l’an dernier grâce à cette arnaque. Et il traite le bitcoin d’imposture !

En tant que membre du club du « 1% les plus riches », nous aimerions marquer une petite pause et dire un mot de remerciement à la Fed. Depuis 2008, la richesse de ce 1% d’Américains les plus riches a flambé. Si l’on se fie au S&P 500, elle a progressé de plus de 230%.

C’est excellent pour nous. Merci.

C’est bien beau que l’État se serve des crises pour voler davantage de richesse au lumpenproletariat… et équiper les polices locales de tanks et d’hélicoptères d’assaut pour qu’il marche droit… Mais les élites finissent par aller trop loin… tous les empires s’éteignent… et, au dernier acte, tous les idiots finissent par récolter ce qu’ils ont semé.

Pour plus d’informations et de conseils, c’est ici.

Voir les commentaires (9)

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  • rien de surprenant ..puisque les sociétés s’échangent les dettes avec des rendements conséquent. ..
    les crises financières sont des atouts pour les partis politiques ..
    et le principal ..ca se cultive une dette quand d’autres en vie très bien…
    quand nos députés votent une augmentation de la CSG…ils s’en foutent. ..ils ne sont pas concerner …ce n’est pas un salaire c’est une indemnité parlementaire…moralite si ce n’est pas un salaire !!!! ils ne devrait toucher une retraite…

  • le problême , c’est qu’avant que les idiots en question récoltent ce qu’ils ont semé , les ceusses d’en bas seront morts et enterrés ;

  • « Elle ne l’a pas injecté sur le marché de la consommation, dans l’économie du quotidien, ni dans les poches des citoyens ordinaires. Non, cet argent est allé dans les grandes banques et dans les poches d’autres gens riches. »

    Ça m’étonne beaucoup de lire cette phrase sur un site libéral. On dirait quelque chose sortie de la bouche d’un gaucho anti-capitalistes.

    La FED (comme la BCE) procède toujours ainsi pour mettre de la monnaie en circulation. Elle prête de l’argent central (pièces et billets) aux banques, qui à leur tour prête de l’argent fiduciaire aux particuliers (qui veulent monter une boîte, acheter une maison, etc). C’est comme cela que ça a toujours fonctionné. La création monétaire est faite pas l’endettement des banques commerciales.

    Vous espérez quoi, que la FED donne de l’argent aux citoyens, comme ça, gratos ? Qu’est-il arrivé au « il n’y a pas de repas gratuit » ?

    Si la FED veut mettre plus d’argent en circulation, elle baisse ses taux pour inciter les banques commerciales à emprunter. Ces dernières, disposant de plus de sous, sont alors plus enclins à prêter aux particuliers, et la masse monétaire augmente. Il n’y a rien d’injuste là-dedans. L’argent mis en circulation par la FED (ou la BCE) arrive bien dans la poches des citoyens. Dans la poches des citoyens qui veulent acheter une maison ou monter une boîte.

    • L’argent de la FED est allé dans les poches des banques en faillites qui auraitent dû le rester et fermer. Le secteur automobile aussi a eu sa part. Tout pareil chez nous d’ailleurs. Notre secteur automobile a reçu une belle somme, et a licencié quelques mois après.

      « Vous espérez quoi, que la FED donne de l’argent aux citoyens, comme ça, gratos ? Qu’est-il arrivé au « il n’y a pas de repas gratuit » ? »
      Quand le repas est payé en amont, il n’est pas gratuit.
      C’est l’argent des contribuables américains avec lequel la FED joue. C’est cet argent qui auraient dû leur revenir qu’elle a distribué à des incompétents charlatans pour les enrichir encore plus. L’argent du contribuable ne sert pas à sauver de la faillite des entreprises, aussi grosses ou importantes soient-elles, en récompensant le chef de la débâcle !
      Normalement, quand on confie de l’argent à une banque on attend d’elle qu’elle y fasse attention et qu’il nous rapporte quelque chose. De nos jours, l’argent qu’on laisse n’est plus à nous, notre compte lui-même ne nous appartient pas et il est plus difficile pour nous d’y faire ce qu’on veut que le banquier lui-même ou l’Etat.

    • Ha, mais je vois que nous avons là un connaisseur de la chose financière.
      Prêter à 0 % à des amis banquier est tout à fait juste, qui n’a jamais fait de prêt à 0% à un membre de sa famille ?
      D’ailleurs, en parlant de ça, j’ai une super affaire à vous proposer, je cherche en effet à emprunter la modique somme de 1 milliards d’euros afin de réaliser un investissement productif ( donc bon pour la France ! ). Je vous propose de me fournir cet emprunt à un taux nul sur 50 ans. Promis dans 50 ans vous aurez récupérer votre milliard !
      Alors, banco ?!

  • agora égale à elle-même depuis 10 ans.

  • je ne puis m’empêcher la comparaison entre cet article avec la politique menée pour le terrorisme, qui est, faut bien l’avouer très similaires.
    Quand les actes terroristes ont commencées en France, l’ensemble de la classe politique, bras dessus, bras dessous, s’est octroyée le droit d’intrusion dans la vie privée du peuple français. Le monde politique s’est félicité des mesures prises par Hollande, exit le clivage gauche-droite avec comme argument qui tombait à point: « la protection de notre belle patrie coûte que coûte ! »
    A l’heure actuelle, il y a toujours autant de gens dangereux qui circulent en France, d’ailleurs à l’heure où j’écris ces quelques lignes, à Marseille il y a eu encore deux morts ( je pense que plus tard, on apprendra qu’il était connu des services publics comme d’habitude ) et dont les premiers représentants politiques à avoir prit la parole, Eric Ciotti pour ne citer que ce nuisible ( c’est un euphémisme dans son cas), demandent toujours plus d’état d’urgence pour toujours plus de contrôles !
    Crises économiques ou crises terroristes, mêmes personnes, memes combats, et dans le domaine politique il n’y a pas de hasards.

  • « Mais c’est plus qu’une question de hasard, d’imbécilité et d’ignominie. Il y a de la cupidité aussi ! Les gens au pouvoir nous conduisent à une autre crise majeure car ils en ont besoin »
    Imbécile mais, imbécillité avec deux « l »
    Souvenez vous de cet extrait d’une des fameuses dictées de Bernard Pivot : « l’imbécillité du pomiculteur est en l’occurrence un dilemme. »

  • Les commentaires sont fermés.

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