Cet État qui dépense avant de se financer

La grand soir fiscal n’est pas pour demain, car l’État met toujours la charrue avant les bœufs… Résultat désastreux garanti.

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Ministère des Finances à Bercy (Crédits : Pline, licence CC-BY-SA 3.0), via Wikimedia.

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Cet État qui dépense avant de se financer

Publié le 14 janvier 2019
- A +

Par Simone Wapler.

Le grand débat national n’est pas encore ouvert qu’il s’annonce déjà inepte. Comme d’habitude, on parle dépenses mais pas recettes et on oublie la dette.

Macron a promis un grand débat national qui devrait s’ouvrir le 15 janvier.

Le grand débat national : pour que l’État contrôle mieux nos vies ?

Au programme :

  • Mieux accompagner les Français pour se loger, se déplacer, se chauffer
  • Rendre notre fiscalité plus juste, plus efficace, plus compétitive
  • Faire évoluer la pratique de la démocratie
  • Rendre l’État et les services publics plus proches des Français et plus efficaces.

Comme d’habitude, la charrue est mise avant les bœufs. On parle de contrôle de nos vies par l’État et d’impôts et avant de débattre de ce que nous acceptons de confier à l’État.

Quand je dis contrôle de nos vies par l’État, je n’exagère pas. Relisez la première phrase. Logement, déplacement, chauffage, alimentation, air que nous respirons…

Sachez qu’il est interdit d’utiliser les cheminées à foyer ouvert comme moyen de chauffage principal, par exemple. Oui, nous laissons entrer l’État jusque dans l’intimité de nos foyers.

Bastiat ! Au secours !

Les réflexions prémisses à ce grand débat rapportées par les médias ne font pas mentir Bastiat :

« L’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de TOUT LE MONDE ».

 Dans son célèbre essai L’État, l’économiste du XIXe siècle donnait une liste d’injonctions répondant à la question « L’État ! Qu’est-ce ? où est-il ? que fait-il ? que devrait-il faire ? » :

« Organisez le travail et les travailleurs.
Extirpez l’égoïsme.
Réprimez l’insolence et la tyrannie du capital.
Faites des expériences sur le fumier et sur les œufs.
Sillonnez le pays de chemins de fer. Irriguez les plaines.
Boisez les montagnes.
Fondez des fermes-modèles.
Fondez des ateliers harmoniques.
Colonisez l’Algérie.
Allaitez les enfants.
Instruisez la jeunesse.
Secourez la vieillesse.
Envoyez dans les campagnes les habitants des villes.
Pondérez les profits de toutes les industries.
Prêtez de l’argent, et sans intérêt, à ceux qui en désirent.
Affranchissez l’Italie, la Pologne et la Hongrie.
Élevez et perfectionnez le cheval de selle.
Encouragez l’art, formez-nous des musiciens et des danseuses.
Prohibez le commerce et, du même coup, créez une marine marchande.

Découvrez la vérité et jetez dans nos têtes un grain de raison. L’État a pour mission d’éclairer, de développer, d’agrandir, de fortifier, de spiritualiser et de sanctifier l’âme des peuples. »

La liste du XXIe siècle est tout aussi absurde. Les idées fusent notamment sur la fiscalité. Il en ressort qu’il faudrait plus d’impôts que personne ne paie.

Un débat biaisé d’avance qui débouchera sur un grand soir fiscal

Il ne sortira rien de ce grand débat car la question est mal posée et ceux qui y participent ont une opinion biaisée.

Les étatistes de droite pensent que tout va bien dans le fonctionnement actuel de l’État moyennant quelques  ajustements à la marge. Il suffirait de lutter contre la fraude sociale, traquer les faux chômeurs, les malades imaginaires et les sans papiers pour que tout baigne dans le beurre et que les finances publiques soient équilibrées.

Les étatistes de gauche pensent que tout va bien dans le fonctionnement actuel de l’État moyennant quelques ajustements à la marge. Il suffirait de lutter contre la fraude fiscale, de faire rendre gorge aux riches, de traquer le travail au noir et d’interdire les paradis fiscaux pour que tout baigne dans l’huile d’argan et que les finances publiques soient équilibrées.

Mais personne ne se demande ce que devrait vraiment faire l’État. Tout le monde semble s’accorder pour qu’il contrôle nos vies de la crèche à la tombe. L’État ne contrôle que 57 % de l’économie française, il faudrait qu’il aille plus loin.

« Comment le peuple ne ferait-il pas révolution sur révolution, s’il est une fois décidé à ne s’arrêter que lorsqu’il aura réalisé cette contradiction : « ne rien donner à l’État et en recevoir beaucoup ! »»

Que voulons-nous vraiment donner à l’État et qu’attendons-nous en contrepartie sont les deux seules questions importantes qui ne seront jamais débattues. Car de la même façon que les bouchers végétariens ne sont pas légion, les politiciens de carrière qui veulent voir leur influence limitée ne courent pas les rues.

Pourtant, la réalité est implacable.

La charrue vient derrière les bœufs.

Les recettes viennent avant les dépenses.

Évidemment, il n’est pas interdit de faire l’inverse mais il ne faut pas se plaindre si ça ne marche pas.

Les dépenses avant les recettes, et un monstrueux tas de dettes

L’Agence France Trésor  a besoin de collecter 236,6 milliards d’euros en 2019 pour financer le train de vie de l’État. 130,2 milliards d’euros correspondent à de la dette venue à échéance que nous ne pouvons pas rembourser. Le reste est ce que l’État dépense et qui n’est pas financé par l’impôt.

Cette cavalerie financière n’est possible que parce que les taux sont trafiqués à la baisse par la Banque centrale européenne. Ainsi, le service de la dette, le paiement des intérêts sur les 2 322,3 milliards d’euros, nous coûte 41,9 milliards d’euros d’intérêts, soit un taux moyen de 1,8 %. C’est quand même le deuxième poste du budget de l’État, le premier étant celui de l’Éducation nationale.

À propos d’Éducation nationale, il faudrait aussi rappeler à nos étatistes de droite et de gauche que gros budget ne va pas nécessairement avec grosses performances. Le niveau d’éducation en France ne cesse de dégringoler dans l’échelle internationale du classement PISA1. Nous sommes 26èmes sur 70 pays.

Éteignez la télévision, jetez vos journaux papier au feu, relisez Bastiat au coin de votre cheminée à foyer ouvert, ne craignez rien, vous ne mourrez pas d’asphyxie, d’autres se sont chauffés ainsi avant vous.

« Découvrez la vérité et jetez dans nos têtes un grain de raison. L’État a pour mission d’éclairer, de développer, d’agrandir, de fortifier, de spiritualiser et de sanctifier l’âme des peuples ».

 Si vous ne voyez pas d’ironie là-dedans, c’est que vous ne payez pas assez d’impôts.

Pour plus d’informations, c’est ici.

  1. PISA mesure les connaissances et compétences acquises de jeunes et la performance des systèmes éducatifs des pays telle que l’entend l’OCDE :« ce que les élèves de 15 ans savent et ce qu’ils peuvent faire avec ce qu’ils savent ».
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  • sur le sujet de la fiscalité et de la dépense publique , vaste sujet mais d’une manière la plus simple , avoir à la tête un ministre des finances qui se contredit en permanence et qui n’a aucune qualification de la fonction à part de dire et ne pas faire heureusement jouer le camelot je dirai simplement : Vous avez déjà vu un Ane devenir un Pur Sang !!!
    La parole ne suffit plus nous attendons des actes !!! Nous sommes embourbé de la stérilité de la sois disante élites.. Ils se considèrent intouchable !! les Francais ne croivent plus à ces politiques , une preuve flagrante lors des dernières élections ..Les votants vont devenir une matière rare !!!
    Et comme les partis monopolisent les medias et les temps de paroles la démocratie est confisqué…

  • il faut que l’état arrête de vivre au dessus de NOS moyens ; ce serai un grand pas pour notre pays ;

  • Si, il y aura un grand soir ou plutôt un grand matin ou nos comptes, y compris les comptes d’assurance vie, seront bloqués. La veille l’état aura constaté qu’il ne peut plus rembourser sa dette et que les marchés financiers refusent de lui preter encore de l’argent malgré toutes les nouvelles taxes inventées pour ratisser et finir de spolier les « riches », ou plutôt « ceux qui peuvent payer » . Il y aura un prélèvement forfaitaire sur tous les comptes d’assurance vie de plus de xxxxxxx Euros, les retraites et les salaires des fonctionnaires seront amputés.
    Voila comment ca finira, tout le monde le sait. Mais quand ca , personne ne le sait ….

    • les retraites et les salaires des fonctionnaires seront amputés.

      Il n’hésitera pas à amputer les retraites du privé sans la moindre vergogne. Toucher aux ponctionnaires, nanméo … ❗

      • Si les marchés financiers renâclent à prêter, les ponctions sur les capitaux privés ne suffiront pas. D’ailleurs, même en ponctionnant les fonctionnaires ça ne suffira pas non plus.
        Et c’est comme ça que finira la Vème République, avant qu’une dictature ne nous en sorte.

  • Le Grand Débat National !

    Permettez moi une suggestion:
    limitons ce débat à nos voisins suisses et appliquons leur propositions à notre pays…

    Quand vous êtes malades, n’allez vous pas voir un médecin spécialisé dans son domaine ?
    N’appliquez vous pas (majoritairement) le traitement qu’il vous prescrit ?
    Le grand débat national en l’état est une forme d’automédication, méthode dont on connait les limites, alors pour notre situation de ‘pronostic vital engagé’, mieux vaut faire appel à un spécialiste (suisse)…

    Si mon idée vous semble farfelue, l’est elle plus que la litanie de celles qui émergent de la contestation ?

    • Oui surtout que l’automédication peut-être particulièrement dangereuse avec les charlatans qui concevront les médicaments.

  • Pourquoi rien ne va changer.. au contraire !

    Dans tout grand projet collectif, les techniques de base du management nous apprennent qu’il faut : 1) faire en sorte que chacun soit d’accord sur le diagnostic de la situation actuelle 2) faire en sorte de partager une cible commune à atteindre 3) faire en sorte de partager le chemin critique (timing, planning..) vers cette cible.
    Pour Macron, la phase 1) se résume à:  » Parce que les impôts sont pour eux trop élevés, les services publics trop éloignés, parce que les salaires sont trop faibles pour que certains puissent vivre dignement du fruit de leur travail, parce que notre pays n’offre pas les mêmes chances de réussir selon le lieu ou la famille d’où l’on vient. Tous voudraient un pays plus prospère et une société plus juste ».
    En résumé, le poids de l’Etat à l’origine de tous nos mots (consommant 58 % de nos richesses annuelles) est non seulement exclu du contexte, mais dans sa version macronienne encore susceptible de s’accroître, avec plus de services publics, plus d’allocations sociales, des salaires à la hausse encore plus administrés, une redistribution accrue financée par moins d’impôts encore pour leurs bénéficiaires.
    Aprés 40 années de destruction socialiste de masse de notre économie, le reliquat productif n’a probablement plus que quelques mois devant lui..

  • Le mécanisme de « pensée groupale », décrit par William H. Whyte en 1952, est maintenant connu sous le nom d’effet « Janis » après avoir été approfondi par Irving Janis en 1972.

    Cet effet désigne le processus décisionnel qui amène un groupe à rechercher à tout prix un consensus, pour maintenir sa cohésion, parfois à l’encontre des réalités extérieures et surtout de la conviction intime de de la majorité de ses membres, hors toute démarche rationnelle : la recherche du consensus plutôt que l’appréhension réaliste de la situation dans toutes ses dimensions.

    Ainsi le groupe privilégie une décision :
    que chacun des membres n’aurait pas individuellement retenue,
    qui ne prend pas en compte, de façon réaliste, la situation extérieure,
    qui donne à chacun l’impression d’être parvenu à un compromis fait de concessions,
    mais qui ne repose in fine sur aucun socle de pertinence ou d’analyse rationnelle.
    Plusieurs facteurs favorisants concourent à cette prise de position inadaptée :
    La cohésion élevée du groupe,
    L’isolement par rapport à d’autres groupes ou au corps social,
    L’absence d’élaboration de méthode de travail au sein du groupe,
    Le leadership très directif,
    La situation globale anxiogène et stressante,
    Le sentiment d’invulnérabilité,
    La conviction d’être dans son bon droit,
    La tendance à dénaturer toute information contraire à la décision visée,
    Les pressions exercées sur les membres pour soutenir la décision visée,
    La tendance de certains membres à user de stéréotypes pour désigner les opposants.
    Pour éviter d’apparaître comme des opposants et de se marginaliser, les membres ne prennent aucune initiative, ne proposent aucune solution alternative, s’exonérant de toute analyse critique proactive et évitant toute source potentielle de conflit. Il demeure l’illusion collective d’unanimité et de rationalité au prix d’une censure collective et personnelle. La solution visée initialement, et promue par les leaders, est ainsi retenue de façon sélective et inadaptée. Les leaders s’impliquent dans la protection du groupe contre tout ce qui pourrait apparaître comme une « dissidence », au risque de stériliser toute pensée innovante et créatrice.
    Les décisions relevant de l’effet « Janis » se caractérisent par :
    La pauvreté de l’information utilisée et les biais de son utilisation,
    Les biais dans la définition de la méthode et des objectifs,
    La non prise en compte des conséquences potentielles de la décision,
    L’absence de recherche de solutions alternatives logiques et cohérentes,
    L’obtention d’un consensus mou débouchant sur une décision inadaptée, non pertinente, non proactive pour les intérêts du groupe voire même source de conflits internes et externes.
    Un tel mécanisme est générateur de décisions inadéquates, irrationnelles et volontiers délétères pour les intérêts du groupe et son image médiatique. La décision prise n’a de fait pas l’adhésion forte des membres du groupe et va devenir, au travers d’un consensus mou et « boiteux », une épine irritative qui va rapidement être source de conflits tant au sein du groupe qu’au niveau du relationnel extérieur.
    Prévention.
    Pour éviter l’effet « Janis » le groupe doit :
    Prendre en compte l’altérité, n’avoir aucun à priori,
    Accepter le débat interne et les divergences sans ostracisme,
    Fixer précisément les objectifs et la méthode de travail,
    Poser clairement les éléments de la décision,
    Positionner le questionnement et la décision à venir dans le contexte extérieur,
    Procéder à une analyse exhaustive des alternatives à la décision initialement retenue,
    Analyser d’emblée les effets collatéraux éventuels de la décision retenue.
    Privilégier le consensus éclairé fort.

  • Grand débat = enterrement politicien pour retarder des décisions impossibles à prendre.
    Pays en faillite = remise en cause de status , privilèges, avantages acquis, solidarités impossible à assumer .Il faudra spolier d’abord l’épargne ( c’est en cours intérêts inférieur à l’inflation, prélèvements de contributions sociales sur les sommes non disponibles cas des assurances vie ) etc
    Les français sont devant un mur de dettes.Merci les politiciens

  • Le débat devrait être normalement limité a la Reduction des dépenses publiques. C’est une évidence.
    Après trois ans d’exercices budgétaires équilibrés et ou légèrement bénéficiaires ont pourra proposer un autre débat, ce sera avec un autre président j’imagine.
    Au lieu de cela les limites imposées au débat sont idéologiques, impossible de parler de l’immigration, du grand remplacement et du million de clandestins, sujet qui ont pourtant des conséquences budgétaires monstrueuses.

  • Je sais que c’est un peu hors sujet, mais à force d’illustrer tous les articles avec le portique de Bercy, d’une part on a du mal à les reconnaître les uns des autres, d’autre part on a vraiment le moral dans les chaussettes !

  • « L’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de TOUT LE MONDE ».

    Et ce qui permet à l’Etat d’utiliser, toujours selon E.Bastiat la « spoliation légale ».

  • c’est marrant j’ai pas souvenir d’avoir signé un quelconque contrat entre moi et l’Etat pour qu’il me prélève la moitié de mon salaire annuel et qu’il s’immisce dans ma vie du quotidien..suis je bête, j’étais trop jeune , sitôt sorti du ventre de ma mère et pour avoir cette nationalité française j’ai dû le faire par inadvertance…

  • Parmi les avisés lecteurs de Contrepoints, quelqu’un se souvient-il de ce moment, il y a pas mal d’années (2011 ?), où France Trésor avait eu du mal à trouver des prêteurs sur le marché pour régler les salaires des fonctionnaires en fin de mois ? La catastrophe avait été évitée à une ou deux semaines près, si je me souviens bien… Malheureusement, impossible de retrouver les articles de l’époque. Quelqu’un a une piste ?

  • « La charrue vient derrière les bœufs.
    Les recettes viennent avant les dépenses. »
    Sauf pour la Loi des finances annuelles, où les dépenses sont votées en premier, les recettes après. Et tout le monde trouve ça normal!

  • il y a 2 types de voleurs .
    1) le voleur ordinaire : vole votre argent , votre vélo , votre voiture etc…
    2) le voleur politique : qui vous vole votre avenir , votre savoir , votre salaire , votre éducation etc….
    La difference entreces 2 types de voleurs .
    1) le voleur ordinaire est traqué par la police .
    2) tandis que le voleur politique est le plus souvent protégé par une escorte de police.

  • @D.F c’est arrivé , avec Villepin qui était 1er ministre , La Sécurité Sociale etait en cessation de paiement .. Et pour y remedier , ils ont prader les autoroutes en concession privé en échange d’une sommed’argent consequente .. Après il y a eu le rapprochement de la gendarmerie au ministere de l’interieur , a un moment donné
    il n’avait plus d’argent pour payer la police …
    c’etait l’époque où l’Europe demander aux etats européen de ne plus avoir de police militaire !!

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