4 raisons qui expliquent pourquoi Macron va dans le mur

Macron n’est pas le président dont la France a besoin. Et ce, sur de si nombreuses dimensions qu’il est devenu certain que son mandat s’achèvera dans la douleur.

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4 raisons qui expliquent pourquoi Macron va dans le mur

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 15 novembre 2018
- A +

Par Claude Robert.

Que les médias officiels le minimisent, par manque de courage voire de liberté, ne change rien aux faits : après l’élection de Hollande, dont le mandat nous a coûté socialement très cher, la France a commis une nouvelle erreur en élisant Macron. Par comparaison, se tromper d’acteur dans un film ne porte préjudice qu’au réalisateur et à son équipe.

Dans une entreprise bien gérée, une erreur de recrutement peut se réparer avant qu’il ne soit trop tard, pendant la période d’essai, ou ensuite, en renvoyant la mauvaise recrue, ou en la déplaçant selon le fameux principe « the right profile at the right place ». Mais lorsqu’un président n’est pas à la hauteur et aggrave les difficultés du pays qui l’a porté au pouvoir  plutôt que de les réduire, le problème est autrement plus ennuyeux.

Il en est ainsi de Macron, dont la gouvernance s’annonce digne du programme qu’il avait présenté avant l’élection, ou plus exactement, du programme qu’il avait bâclé et incomplètement présenté, arguant avec dédain que celui-ci n’était « pas au cœur d’une campagne ». Tel un dictateur en herbe, Macron avouait même qu’une élection présidentielle était une sorte de communion qui s’instaurait entre un candidat et le peuple, privant ce dernier de visibilité, laissant la voie ouverte aux manipulations et aux mensonges de toutes sortes, manipulations et mensonges que les faits ont depuis confirmé.

Macron n’est pas le président dont la France a besoin, et ce sur de si nombreuses dimensions qu’il est devenu certain que son mandat s’achèvera dans la douleur car,

  • sur le plan économique sa compréhension des mécanismes est renversante ;
  • sur le plan politique, il embrouille les cartes et rend son action inintelligible ;
  • d’un point de vue moral, il n’est ni exemplaire ni cohérent ;
  • sur le plan sociétal, en méprisant les problèmes, il attise lui-même les populismes.

Une compréhension renversante des mécanismes économiques

Les faiblesses de la France son archi-connues. À l’exception des experts idéologiquement véreux qui clament que l’on peut s’endetter ad vitam aeternam, la majorité des économistes s’accorde pour pointer du doigt nos travers : poids considérable de l’État et par conséquent des charges, taxes et impôts qui sont à l’origine de l’impressionnante chute de notre compétitivité. La mauvaise orientation de la plupart des indicateurs confirme la gravité du diagnostic : part de marché industrielle mondiale, richesse par habitant, taux de pauvreté, taux de chômage, rentabilité et création des entreprises, taux de suicide, etc.

Combien d’années faudra-t-il répéter qu’il n’existe pas d’exemple de pays ayant réussi socialement parlant en allant au-delà du raisonnable en matière de redistribution ? Les quelques pays riches qui poursuivent dans cette voie étatiste essuient exactement les mêmes échecs : croissance en berne, chômage de masse, accroissement de la pauvreté et de l’exclusion, coût social exorbitant pour des résultats ridicules et purement temporaires. Ainsi se font remarquer les deux plus mauvais élèves européens (parmi les plus riches) : l’Italie et la France qui, avec le Danemark (dans une légèrement moindre mesure), accusent un recul régulier de leur richesse per capita par rapport au reste de l’Europe et au reste du monde.

Dans le concert mondial de la compétition économique, nous faisons partie des losers, ceux dont les citoyens à s’appauvrir et à rester sur le carreau sont de plus en plus nombreux. Ce ne sont pas que des chiffres d’une science économique que certains irréductibles réfractaires accusent d’être « au service des riches ». Ce sont tout simplement des faits.

Qu’est-ce que Macron a réalisé depuis son arrivée au pouvoir ? Au lieu de libéraliser notre économie, contrairement aux apparences, il poursuit dans l’accroissement de la pression confiscatoire des agents économiques. Il a certes promis des réductions mais c’était mensonger : seules les grandes fortunes non investies en immobilier voient leur fardeau s’alléger. Les autres catégories sont de plus en plus taxées, par des moyens de plus en plus variés d’ailleurs. Quant aux entreprises, l’effet des baisses très progressives annoncées n’a pas encore démarré que d’autres taxes s’annoncent auxquelles s’ajoute un prélèvement à la source qui n’est rien d’autre qu’une odieuse externalisation de tâches de l’État dont lui seul tirera bénéfice !

Telle une caste avide d’argent et incapable de diminuer sa nocivité, sous le gouvernement Macron, l’État enfonce un peu plus notre économie : la dette et les prélèvement continuent d’augmenter tandis qu’en corollaire, sans surprise, la croissance ne repart toujours pas et le taux de chômage se maintient à un niveau élevé.

Certes, à la différence d’Hollande, Macron aura tenté quelques réformes : celles de la  SNCF et du droit du travail. Le résultat de la première a été celui que l’on sait, catastrophique, tant par le coût des grèves que par l’inexistence absolue de résultats. Le résultat de la seconde est à la hauteur de son manque d’envergure : pour quelques avantages limités, la lourdeur juridique ce sera accrue un peu plus, tandis que strictement rien n’aura été tenté concernant les inégalités entre le public et le privé.

Une action politique rendue inintelligible à force d’embrouillaminis

Hollande avait beaucoup œuvré pour le brouillage des cartes. Tel un avion furtif tapissé de formes lisses et poreuses, il s’était fait passer pour un réformateur ultra-libéral chez les gauchistes et pour un libéral chez les socialistes1, tout en asphyxiant le pays de taxes et d’impôts au plus mauvais moment, lors de la reprise économique dont nos voisins ont naturellement et largement bénéficié dès la fin de la crise bancaire. Cette erreur impardonnable avait pour origine un certain Macron, alors conseiller fiscal de Hollande avant de devenir son ministre de l’Économie.

De façon troublante, ce brouillage des cartes continue, comme si Macron y mettait une énergie toute particulière. Ainsi a-t-il claironné sa transformation du statut de la SNCF qui, vu de loin, a bien sûr toutes les apparences d’une mesure libérale. Ainsi a-t-il supprimé l’impôt sur la fortune (hors immobilier), ce qui, pris séparément du reste, devient un symbole du même genre.

Ainsi répète-il à l’envi qu’il n’est pas question pour lui de ralentir le rythme des réformes alors qu’il ne fait que poursuivre l’œuvre engagée par les précédents présidents, en particulier le dernier d’entre eux, son mentor Hollande, à savoir ponctionner la société civile pour renforcer une mainmise étatique au seul bénéfice d’une noblesse d’État maintenue à l’abri des problèmes du pays et d’une minorité de riches non investis dans l’immobilier dont il a été décidé tout d’un coup d’alléger le fardeau.

Macron est coutumier des brouillages politiques. Pour se faire élire, n’avait-il pas noyé ses rivaux dans un ventre mou appelé centre et récupéré de nombreux socialistes à la condition qu’ils changent d’étiquette ?

Toutefois, de tels enfumages comportent deux risques à terme. Le premier, qui est le moins grave, est celui qu’a essuyé Hollande en se mettant à dos tout le spectre politique, chacun pensant qu’il se trouvait de l’autre côté. Le second, beaucoup plus pernicieux, est celui qui consiste à vider de sens les concepts pourtant décisifs en matière de gestion de la cité. Avec Macron, ce travail de sabotage de la visibilité politico-économique entrepris par Hollande bat son plein, et va accroître encore un peu plus le divorce entre la plupart des Français et la science économique d’une part, le libéralisme d’autre part. Un désastre en devenir pour la démocratie.

Sur le plan sociétal, il attise les populismes en méprisant les problèmes

Alors qu’entre 60 % à 80 % des Européens sont hostiles à une arrivée massive de migrants — ce qui n’est pas rien —, Macron qualifie ces réactions de « lèpre populiste ». Au lieu d’entendre ces craintes qui ne sont que l’expression d’une peur légitime face à une menace de l’identité nationale des peuples qui composent l’Europe, Macron stigmatise ces craintes avec le tact qui le caractérise. Ses remarques et son comportement incitent d’ailleurs à se demander s’il se rend compte des différences culturelles qui sous-tendent ces peurs, différences qui avaient pourtant incité Claude Levy-Strauss à admettre, sur le tard, après des années de catéchisme relativiste, combien certaines cultures2 pouvaient s’avérer peu compatibles avec la nôtre. Faut-il être prétentieux à ce point pour croire, comme les mauvais publicitaires, qu’il suffit de dire l’inverse de qui est perçu pour changer une perception ? Macron pense-t-il posséder le don de retourner comme une crêpe l’opinion publique juste avec des mots et des moulinets ? Ne se rend-il donc pas compte que c’est au contraire le meilleur moyen d’attiser cette « lèpre populiste » ? Difficile de ne pas voir en lui l’archétype du pompier pyromane qui crie au feu plus fort que tout le monde…

Sans doute ne le fait-il même pas volontairement, lorsqu’on le voit sur les photos serrer la main du Prince d’Arabie Saoudite tout en s’inclinant avec déférence, tandis qu’il se tient bien droit devant le pape et lui caresse la joue. Inutile de rappeler les autres clichés qui ont suscité la polémique et qui ne sont dénués ni de provocation ni de vulgarité. Toutes ces saillies ont un point commun : une espèce de détestation de la culture franco-européenne. Pourquoi ? C’est un mystère. Libre à chacun de préférer telle ou telle culture. Le seul problème, c’est que Macron est notre président.

Sur le plan moral, il n’est ni exemplaire ni cohérent

Un président d’un pays, c’est comme un patron dans une entreprise ou comme les parents dans une famille : il ne suffit pas de donner des ordres pour qu’ils soient exécutés, il ne suffit pas de dire ce qui est bien pour que ce soit partagé, encore faut-il donner l’exemple et l’envie d’en faire autant. Or, dans l’inconscient collectif français, Macron est le président qui

  • choisit les médias habilités à couvrir ses déclarations et ses déplacements ;
  • s’entoure, maintient ou tente de protéger des collaborateurs mis en cause dans des affaires ;
  • recrute des barbouzes pour casser des manifestants dans la rue puis profère des menaces contre toute enquête pouvant le mettre éventuellement en cause.

À cela s’ajoute cette façon toute méprisante de se comporter avec des Français qui s’adressent à lui. Cette morgue vis-à-vis du peuple est considérablement délétère, à fortiori dans un pays en crise économique et identitaire. Il donne une image désastreuse du pouvoir politique et finit par susciter le rejet de sa personne.

Hélas, accumuler autant d’erreurs laisse peu d’espoir de revirement. Il faut être totalement grisé par le pouvoir ou terriblement inconscient pour les avoir collectionnées de la sorte.

Sur le web

  1. Il était même régulièrement taxé de « réformateur » dans Le Point !
  2.  Claude-Levy-Strauss évoquait une culture en particulier, celle qui inquiète actuellement.
Voir les commentaires (41)

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  • Magistral.
    Il ne manque que sa saillie contre l’Europe « ultra liberale », surnoi lepeniste.
    Ou quand l’hypocrosie releve de l’infame.
    Meprisable mascotte d’une caste degeneree.
    Vivement 1789

  • Il semble que Trump soit plutôt d’accord avec cette analyse. ?

    • Effectivement.
      Et on se demande bien ce que vient foutre une telle analyse sur Contrepoints. On dirait plutôt du « Valeurs actuelles »…

      • Le fait que Macron ait serré la main du Prince saoudien serait la preuve qu’il déteste la culture franco-européenne… Que c’est ridicule !

        Quant au fait d’expliquer que certaines cultures sont incompatibles avec la nôtre, voilà une belle thèse nationaliste… Le libéral expliquerait que certaines idéologies (communisme, islamisme, etc.) sont incompatibles avec les idées incarnées par la démocratie libérale. Ce n’est pas exactement la même chose.

        Après avoir expliqué que le problème de Macron est le « brouillage des cartes », l’auteur nous propose donc une même soupe en amalgamant des idées nationalistes avec les idées libérales… C’est fort.

        • « Quant au fait d’expliquer que certaines cultures sont incompatibles avec la nôtre, voilà une belle thèse nationaliste…  »
          Vous amalgamez culture et nation. Sciemment ou inconsciemment… En tout cas, superbe exemple de nationalisme tendance nazie…

        • Respectueusement, pas d’accord du tout.

          L’auteur fait le contraste entre les courbettes au dirigeant d’un état féodal objectivement ennemi de toute valeur humaniste, et d’autre part une attitude désinvolte vs. le freaking Pape (googlez svp).
          Il n’a pas dit « la poignée de main était scandaleuse ».

          Pour le reste, ça n’est pas mon job de vous convaincre que Macaron s’identifie fortement au club gauchiste « progressiste » , lequel professe une véritable culture de détestation de l’Occident via le culte de la victimitude et la repentance coloniale.

          Idéologie, culture: blanc bonnet, bonnet blanc. Les cultures islamiques étant pétries de, et de plus en plus (pour des raisons variées), contrôlées par une idéologie peu compatible avec les libertés humaines (à commencer par la liberté de culte).

          Sur le fond: Contrepoint publie un article qui n’est pas totalement dans ce que vous estimez être la ligne du parti.

          Moi, j’applaudis, et cela correspond même à une de mes demandes en tant que (petit) contributeur: de l’ouverture, de la confrontation et pas du rabâchage.

          Eh oui, il est permis (liberté, vous vous rappelez?) de faire son marché parmi les idées, libérales y compris. Les idées libérales appartiennent à tous et sont très, très largement à la base des idées conservatrices dans les pays les moins infectés
          par le socialisme.

          S’il y a une chose que les libéraux en France au sens large ont besoin de faire, c’est de sortir de leur bulle. Il n’y qu’à voir l’absence des libéraux au sein de la représentation politique: noble gâchis.

        • Macron l’a suffisamment dit et répété. Que vous ne compreniez pas les propos de l’auteur est évident.

  • Notons que l’arrivée de Macron avec son « ni de droite , ni de gauche »renvoie les deux piliers naturels de la démocratie au vestiaire.
    En effet toutes les démocraties du monde sont articulées autour de ces concepts.. une Droite soutenant une idéologie axée
    sur le mérite et le travail, une Gauche axée sur la lutte contre les inégalités que la premiere induit naturellement .. c’est sur ces équilibre alternatifs que sont construites les sociétés apaisées.

    Le macronisme a décidé que ces concepts étaient dépassés , donc que personne ne doit s’enrichir , et que personne ne doit se plaindre au nom d’une doxa fixée sur la ligne bleu des Vosges, inspiré .d’un « ecolo humanisme » vendeur , mais irréaliste.

    Sauf que les forces antagonistes n’ont pas disparu elles ont juste été évincées du paysage politique ,et donc restent en embuscade.

    çà aurait pu marcher si cette methode pouvait obtenir des résultats.. ce ne sera pas le cas
    Il ne pourra meme pas se représenter , la question qui reste c’est « who next »?

    Il faudrait libéraliser , mais les français ne veulent pas de çà
    les français veulent un état providence qui distribue des emplois a vie, des aides de toute nature permettant de profiter de la vie, un état prenant en charge leurs enfants , leurs parents, et attentif a leur liberté , et sans impots et taxes.. on les a élevés comme çà..
    ils ne porteront donc pas une équipe proposant une rigueur pourtant nécessaire.
    La découverte de la réalité du monde va etre très cruelle , meme si ils votent père_noël: Le mirage 1968 est fini

    • Mais non ! Les Français ne savent pas ce qu’ils veulent, ce sont les médias qui leur disent quoi répéter quand on les interrogera. Les Français, en revanche, savent ce qu’ils reçoivent, et donc leurs votes sont toujours « contre » et jamais « pour ». Macron s’en fout, ça n’est pas lui qui va dans le mur, mais le pays qu’il conduit. Lui se trouvera un juteux recasage en UE ou ailleurs, et de toute façon ce ne sera pas un problème avant les quelques mois qui précèderont la fin du quinquennat.

      • c’est sur .. le probleme c’est que les français accrochés a la mamelle de l’etat ne peuvent pas etre sevré démocratiquement , la surprise va etre totale

        • les français sont parfois niais mais ils peuvent changer..personnellement j’ai toujours été à droite (merci papa/maman) même si je partais du principe ‘ils savent quoi faire mais ne savent pas l’appliquer » ..et puis j’ai trouvé le site liberaux.org…bah j’ai changé et compris beaucoup de choses..et je ne vote plus à droite depuis longtemps ….laissez leur une chance….ce qu’il manque c’est un libéral qui explique correctement les choses et un média plus impartial, c’est faisable ça quand même.

    • Ni de droite ni de gauche, en effet, il n’y a plus que Macron tout le reste a disparu..il ne lui reste plus n’a dire vive le Cuba libre comme d’autres ont hurle vive le Québec libre,un dictateur se reconnait facilement, ils osent tout car ils sont impunissables.

  • Bizarre ce titre !
    J’ai l’impression moi que Macron nous envoie dans le mur !
    Macrongneugneux Choupinet, Lui il a prévu de retourner chez Rothschild.

  • 4 raisons plus une, il est français et a donc subit un lavage de cerveau des le plus jeune age….les président se suivent et tous vont dans la même direction.

  • Et c’est là qu’on se prend à regretter encore plus l’absence à la tête de la France de F Fillon et son programme qui était aux dires des médias et journalistes le meilleur pour redresser la France et redonner à la France la place qui est la sienne.

    • J’aurais préféré F.F. en effet, mais le cynique en moi est convaincu qu’il aurait bien volontiers oublié son programme devant le premier « mouvement social ». Politicien professionnel, vous savez?

    • François Fillon…..la marionnette est ce qu’est le marionnettiste..

    • Ah, les éternels Fillonistes font rire.
      Fillon : le mec qui a été 5 ans Chef de gouvernement pour mener une politique copie conforme de celle menée par Macron aujourd’hui…

      • Et Hollande aussi, avait mené une politique copie conforme de celle de Fillon ? Parce qu’une chose au moins est maintenant certaine, la politique de Macron est copie conforme de celle d’Hollande.

  • « Ainsi se font remarquer les deux plus mauvais élèves européens (parmi les plus riches) : l’Italie et la France qui, avec le Danemark (dans une légèrement moindre mesure), accusent un recul régulier de leur richesse per capita par rapport au reste de l’Europe et au reste du monde. »
    Avec une ardoise de 2200 miliards d’euro, accumulée sur plus de 40 ans (grosso modo 50 milliards de déficit par an) peut-on encore parler de la France comme un pays riche ?
    La France a un air de pays riche, mais elle vit aussi de ses moyens, à crédit, comme nombre de ses citoyens qui finissent en commissions de sur-endettement. Tout comme ses citoyens, avant d’arriver à la commission, elle claque obstnément plus que ce qu’elle gagne et s’endette à n’en plus pouvoir. Les citoyens finissent avec un échéancier, ou une faillite personnelle, ou une banqueroute pour les entrepreneurs, ou un coup d’éponge sur l’ardoise, puis une interdiction bancaire. La France interdite bancaire avec un copain à la banque… pas pour le moment.
    Quoiqu’il en soit, tout comme ses citoyens surendettés, elle finira fauchée. La France est un pays surendetté, appauvri par la peur qu’ont ses « dirigeants » que le bon peuple s’en sorte en s’enrichissant, et voué à être fauché.

  • La haine égare… Ces 4 raisons sont plutôt des sentiments que de vrais « raisons ». Article donc sans intérêt, car je me fiche des sentiments personnels de Monsieur Robert !

    • @Carol Langloy
      Bonjour,
      Où percevez-vous de la haine dans cet article ?
      J’y vois un point de vue argumenté, certes négatif, que je partage, mais point de haine.

    • Et nous des vôtres. Il n’est pas question de haine mais de constat. Les faits sont les faits: 0,2% de croissance au 3e trimestre et chômage qui monte! Le reste n’est que baratin. Votre idole est renversée car elle est incompétente!

    • La haine (ou l’intolérance, appelez ça comme vous voulez) c’est de réfuter d’un revers de main, sans aucun argument, une critique argumentée, sur la seule base du fait que c’est critique.

  • La grande confusion, c’est s’imaginer qu’un banquier connait le monde du commerce et de l’industrie, alors qu’il ne fait que gérer de l’argent, en prélevant le max sur ses clients, ne prêtant selon l’adage, qu’aux riches, prêt à liquider votre entreprise si elle n’est pas assez rentable à son gout.
    On a bien vu comment le crédit lyonnais a liquidé Tapie…
    Il fait donc ce qu’il a appris a faire, nous plumer !

  • le président n’est entouré que par des gens de la même origine que lui et qui n’ont surtout pas intérêt à ce que les choses changent quand bien même ils scient la branche sur laquelle ils sont vautrés.

  • Et pourtant il sera réélu dans un fauteuil…

  • J’aimerais tellement que l’auteur ait raison. Qu’en changeant de président, qu’en en choisissant un bon, la France et les Français aillent mieux. Hélas je n’y crois plus.
    En dépit de son omnipotence théorique, un président en France se fait imposer ses choix par la technostructure.
    Ce n’est pas Macron qui a décidé de rogner les APL de 5 €. C’est un directeur du Budget à Bercy. On peut juste accuser l’Elysée de ne pas avoir été au courant ou de ne pas avoir flairé le piège.
    Ce n’est pas Macron qui a imposé le 80 km/h, mais un préfet, conseiller du premier ministre, qui, bien aidé par la DSR, a fait le forcing pour que ça passe.
    Jusqu’à une polémique récente : la commémoration de Pétain. Le Canard de cette semaine y révèle le rôle joué par l’état major des Armées…
    De nombreux autres dossiers lancés par ce gouvernement traînent dans les bureaux des ministères depuis des années : la réforme des retraites, la SNCF, la transition énergétique,…
    La continuité de l’Etat, les solutions prônées par des hauts fonctionnaires en poste depuis longtemps, font que la route des réformes est déjà bien tracée depuis belle lurette.
    A cela s’ajoutent les directives européennes, plus ou moins écrites. Même la grande oeuvre de Macron, ses cars, a été imposée par Bruxelles, dans le cadre de la libéralisation des transports publics.
    Pour rester dans le domaine des transports : idem pour la division par deux de la mortalité routière, de la mise en place des Low emission zones,… Toujours Bruxelles !
    Bref, sans le savoir, nous élisons un président impuissant.

    • Pas la même impuissance quand même pour mettre la France en position délicate au niveau international (voir les saillies à l’encontre de Trump et des US, par exemple, mais la liste est longue).
      Pas la même non plus pour mobiliser toutes les ressources de l’Etat pour poursuivre ses adversaires politiques (Fillon, MLP ou JLM étant les cas les plus flagrants).
      Etc.
      Pour ce qui est des 80 km/h, c’est le premier ministre qui est sorti à plusieurs reprises pour soutenir cette mesure, de manière très explicite. Je sais que nous sommes dirigés par des incompétents, mais ils ne sont pas des zombies, ils ont toujours leur libre arbitre.
      D’ailleurs, ils sont impuissants non pas à cause de la force de la technostructure, mais bel et bien à cause de leur propre faiblesse et incompétence.

    • exactement , c’est l’administration qui gouverne

    • Bonjour
      Je ne crois pas du tout au politiques impuissants, à cause de l’Europe, à cause des ministères, à cause des syndicats.
      On est en plein sd de Stockholm, si notre bon maitre savait, si notre bon roi était au courant etc.. Non tout le personnel politique est au courant, ils sont complices d’une politique de racket auprès de la population.
      Macron, comme les autres, comme Fillon qui s’est servi pendant 40 ans.
      Vivre au crochet du contribuable, dans des palais de la république, c’est leur seul horizon.

      • Je ne sais pas si « Fillon s’est servi pendant 40 ans » mais ce que je sais, c’est qu’il a réformé les retraites et les télécoms sans foutre le feu au pays, et malgré l’opposition (pour les retraites) du président Chirac de l’époque. Et son programme pour nous sortir du trou était le seul d’inspiration libéral et le seul adapté à nos difficultés. Fillon a été éliminé par des moyens qui ne sont pas très fairplay. Ce ne serait pas grave si Macron avait un bon programme et une idée juste des problèmes du pays….

  • Les Français veulent du changement mais ça ne doit pas les impacter.
    Ils veulent du GRATUIT mais pas d’Impôts donc faut faire marcher la planche à billets !

  • Les commentaires sont fermés.

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