Libéralisme et socialisme « en même temps »

Les idéologies agitent et font rêver. Mais le pragmatisme doit dominer l’action politique, qui n’est ni 100% libérale ni 100% socialiste.

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Atlas by Stephanie Klasen(CC BY-NC 2.0)

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Libéralisme et socialisme « en même temps »

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 18 août 2018
- A +

Par Patrick Aulnas.

Socialisme ou libéralisme ? La question semble inusable. En France et ailleurs, ce tropisme binaire reste présent dans la vie politique. Mais au point où nous en sommes, est-il encore possible de rêver d’un pur libéralisme ou d’un pur socialisme doctrinal ? En pratique, il faut composer avec la réalité, qui n’est ni totalement socialiste ni totalement libérale. Seul le pragmatisme, la confrontation au réel en vue de l’infléchir représente un avenir possible.

Pourtant, si les acteurs de l’économie et de la politique, ceux qui prennent les décisions, se résolvent, bon gré, mal gré, à ce pragmatisme, la parole politique se situe fréquemment dans une outrance toute doctrinale.

Les doctrines politiques, simples instruments électoraux

Un exemple récent permettra de le comprendre. L’évolution du droit du travail vers un peu plus de souplesse, tant sous François Hollande que sous Emmanuel Macron, a entraîné des protestations véhémentes aussi bien socialistes que libérales. Pour une partie des socialistes, une réglementation encore plus drastique s’impose. Les salariés ne sont pas assez protégés. Pour certains libéraux, ces réformes ne sont que des prétextes politiciens pour capter un électorat. Leur timidité ne résout rien. Il faut donc les combattre.

Ces prises de position sont purement politiques, à la fois doctrinales et électoralistes. Les doctrines ne sont plus guère qu’un instrument de la politique politicienne. Les théories constituent un inépuisable vivier permettant de faire rêver à un monde meilleur, mais elles sont totalement déconnectées de la réalité. Elles représentent une analyse très partielle de l’état de la société à un moment du temps, mais elles vieillissent très vite, sauf à se cantonner dans le conceptuel pur. Et encore ! Les concepts les plus éthérés ne sont pas à l’abri de l’obsolescence.

De la fragilité des théories en sciences sociales

Le marxisme, base idéologique du socialisme, n’était en définitive qu’une pensée réductrice, privilégiant la lutte des classes comme facteur explicatif de la société du 19e siècle. On sait aujourd’hui que les sociétés humaines sont d’une toute autre complexité.

Le libéralisme des économistes classiques correspond à une vision naïve et purement théorique du marché. Une petite fonction mathématique simple suffisait à expliciter le prix comme point de rencontre de l’offre et de la demande. On sait aujourd’hui que le marché livré à lui-même dérive vers les monopoles ou les oligopoles et qu’un encadrement juridique est nécessaire. Le marché le plus proche de la théorie classique est le marché des bourses des valeurs (actions, etc.) et c’est aussi le marché le plus réglementé et le plus formalisé qui puisse exister.

Une société socialiste et libérale ?

Malgré leur extrême fragilité, les doctrines rencontrent toujours l’adhésion des naïfs. Les leaders les utilisent pour rassembler, sans plus y croire. Mais du côté de l’électorat, quelques idées simplistes accompagnées de promesses en espèces sonnantes et trébuchantes constituent encore un viatique politique. D’où la survivance tenace de l’opposition libéralisme-socialisme. Cette opposition est tellement confortable : simple (plus d’État ou moins d’État), binaire (liberté ou égalité) et surtout manichéenne (les amis et les adversaires, voire même les ennemis).

En vérité, ce choix n’existe plus. Notre société emprunte au libéralisme et au socialisme. Les deux camps pourraient s’en satisfaire. Mais ce serait trop simple. On n’évacue pas ainsi la politique et l’idéologie.

Nous vivons dans une société socialiste du point de vue économique. Avec 46% du PIB de prélèvements obligatoires et 57% de dépenses publiques, la France est sans conteste l’un des pays les plus socialistes du monde. Mais le marché existe pourtant, alors qu’il avait quasiment disparu dans l’URSS d’antan. Il est possible en France de créer librement une entreprise et de la développer. Il faut évidemment supporter une écrasante lourdeur normative et remplir une infinité de CERFA. Le marché est strictement encadré mais bien vivant.

La stratégie du « en même temps » et ses limites

Dans un tel contexte, il pouvait paraître habile de proposer le « en même temps ». Ce fut la stratégie d’Emmanuel Macron. Puisque nous vivons quotidiennement dans une société duale, pourquoi ne pas l’admettre au lieu de se chicaner sur des concepts archaïsants ? Pourquoi ne pas regarder la réalité en face et la faire évoluer pragmatiquement ? Bien entendu, les vieux partis de gauche ou de droite n’admettent pas cette « désidéologisation ».

Elle pose d’ailleurs un problème majeur et tout à fait élémentaire : le rêve. Le politique doit proposer du rêve et ne pas se limiter au constat de l’existant et à son évolution. Demain doit être plus beau, plus juste, plus libre. Bref, les politiciens doivent, sinon proposer un idéal, du moins teinter d’idéalisme leurs propositions concrètes. Ainsi, les innombrables prestations sociales (simple distribution d’argent) se justifient par « l’évolution vers une société plus juste », les multiples contraintes écologiques (simple renforcement du rôle de l’État) par la nécessité de « sauver la planète ».

L’idéal et le rêve

ans une part de rêve, la politique est tout simplement sordide. Prendre de l’argent par la force et le distribuer à ses électeurs ? Pas très joli. Renforcer son propre pouvoir en restreignant la liberté individuelle ? Dictatorial. Le paquet cadeau est donc nécessaire. L’emballage doit magnifier l’objet, comme le flacon luxueux valorise le parfum, qui n’est que de l’alcool auquel on ajoute des molécules aromatiques.

Comment Emmanuel Macron et sa majorité parviendront-ils à faire rêver le peuple de France ? Voilà sans doute le principal problème politique auquel la majorité est confrontée. Il faudra trouver des concepts assez puissants pour transformer un sujet aussi technique que la réforme des retraites en une ambition pour l’avenir, un projet pour la jeunesse. Retraite et jeunesse : pas facile !

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  • le libéralisme de la jungle sans règle …ou le socialisme des profiteurs à ne rien faire…ou bien le slogan :Chacun pour sa gueule !!! et l’on arrange sa vie pour survivre comme on peut !!!

  • Le « en même temps » de Macron, ce n’était pas plutôt « gauche ET droite » ?
    Si le débat s’oriente maintenant vers libéralisme vs socialisme, il me semble qu’on a déjà fait un grand pas, et dans le bon sens.

    • Plutôt un discours libéral et, en même temps, une politique socialiste cachée par quelques mesures emblématiques.
      Le problème de Macron, c’est que le réel va finir par s’imposer et que les Français vont comprendre sa duplicité.

    • @ cachou42
      « En même temps » ne s’arrête pas à la gauche et la droite, inconciliables idéologiquement, mais à la réalité française qui ne voulait plus de politiciens « estampillés » de droite ou de gauche pour imposer, à la place, une politique d’un vaste centre qui concilie les 2. Et les politiciens qui ont rejoint le mouvement sont jugés comme traitres au système binaire antérieur, qui vivait de cette opposition claire mais inefficace!
      Le pays acceptera-t-il cette modernité où les concessions mutuelles et le compromis entre idéologies finit par s’imposer via le « pouvoir »? C’est ce quinquennat qui le dira, comme une dernière chance.
      Mon propos est subjectif, c’est vrai! Et je l’assume comme témoin de ce qui se passe dans les démocraties de l’U.E. et pas chez R.T.Erdogân!

    • Gauche et droite étant socialistes, le problème est vite réglé.

  • le en même temps de Macron n’a jamais consisté placer le curseur entre socialisme et libéralisme, c’est à dire quelque part entre absence de liberté et liberté maximale. Au moins dans ce schéma on pourrait espérer un certain degré de liberté.

    le projet Macron consiste à placer le curseur entre droite et gauche, c’est-à-dire deux nuances de dirigisme, donc pas de liberté dans tous les cas.

    comme la source de la richesse c’est la liberté, ça ne marchera pas. Comme d’habitude.

    • Macron n’est rien d’autre qu’un socialiste, comme son livre le dévoile. Il n’a jamais eu l’intention de mettre le curseur au milieu. C’est un étatiste dirigiste convaincu.

  • Même en souhaitant un pays plus libéral et des réformes plus audacieuses, force est de constater que la réalité nous propose le paysage mitigé évoqué dans cet article entre socialisme étatique et libéralisme plus ou moins régulé. Il n’existe d’ailleurs au monde aucun pays ayant réussi ni une expérience socialiste totale, ni libérale d’ailleurs, ces 2 cibles ne relevant en effet que du domaine doctrinal, idéologique et politique, c’est-à-dire abstrait.
    Reconnaissons aussi que le socialisme s’est toujours achevé historiquement dans le totalitarisme, la misère et le génocide, le libéralisme quant à lui ne résistant ni à la culture ambiante (probablement plus de 10 millions de personnes dans la rue si on venait à annoncer la fin du monopole sécu d’Etat, ce qu’aucun gouvernement n’est prêt à endurer..), ni au volume des organisations (le régime des contrats, l’entreprenariat individuel, le marché, les grands chantiers, se diluant dans la pseudo préoccupation d’intérêt général , prétexte à justifier en son nom la reprise en main par l’Etat de la plupart des activités).
    Le pragmatisme, notamment économique, est donc bien le concept de nature à rassembler une majorité de concitoyens sur la base d’une plate forme factuelle, donc non dogmatique ou affective, et chiffrée tant dans l’analyse du contexte que de la cible à atteindre. C’est déjà un gros boulot vu le peu de goût des français pour les chiffres et l’analyse des résultats ? Commençons donc par cela..

  • Cet article va faire mal aux doctrinaires qui commentent très souvent sur ce site.

    • Cet article est l’avis de monsieur Aulnas qui n’est pas DIEU. D’ailleurs il a soutenu Macron durant la campagne.

      • Il n’est pas Dieu mais il sait faire preuve de ce qui est communément appelé : le bon sens, le discernement. Apparemment cela vous fait défaut. Votre idéal libéral est bien ce qu’il est : un idéal.

    • Doit-on comprendre ici que votre pseudo, c’est du 2d degré ?

      • Peut être devrais-je changer mon pseudo par : je suis libérale et pragmatique, au contraire de vous qui êtes un libéral utopiste.

        • … avec « libérale et pragmatique » vous restez doctrinaire …

          • Définition de pragmatique : qui est adapté à l’action concrète, qui concerne la pratique, ce qui s’attache au réel. Donc bien tout le contraire de la doctrine. Vous repasserez…

            • Je n’ai jamais vu sur Terre un seul doctrinaire qui n’est pas sincèrement convaincu d’être pragmatique…

              • @ph11 Peut être n’avez-vous jamais rencontré les bonnes personnes. Votre entourage est composé d’idéalistes doctrinaires ? Sortez de votre trou !

        • ça veut dire quoi pragmatique? Dans la plupart des cas ça veut dire faire du socialisme parce que vous voyer « libéralisme ça ne marche pas » et tant pis si personne n’en a jamais fait. Jamais personne n’est mort d’être trop libre par contre l’inverse n’est pas vrai. le libéralisme « extrême » est infiniment moins nocif que le socialisme même modéré. De plus les libéraux n’interdisent jamais au gens de s’organiser librement comme ils l’entendent, libre au communistes d’organiser ENTRE EUX leur monde idéal…

    • Son opinion n’engage que lui et est loin des faits en matière d’économie. Les « on sait que », ça ne vaut rien.
      Ne prenez pas vos fantasmes pour le réel.

  • Hein ai je bien entendu ? Le marché libre aboutit au monopole et à l’oligopole et qu’il faut bien réguler ? C’est plutôt l’inverse c’est la régulation qui aboutit au monopole et à l’oligopole : c’est de la connivence et du crowny capitalisme pas du marché libre !

    • @ Atlasse
      C’est bien là qu’on voit toute la différence entre des doctrines binaires qui ne se réalisent pas vraiment.
      Un pouvoir français à 100% libéral ou socialiste partagera les citoyens à +/- moitié, moitié!
      Si E.Macron veut essayer de concilier l’ensemble, il y aura satisfaction et frustration des 2 côtés mais c’est le système qui n’a pas encore été essayé! N’est-il pas légitime de tenter sa chance?

      • Macrouille est un étatiste forcené : « tout dans l’Etat, rien en dehors de l’Etat, rien contre l’Etat ». Il s’agit poutr lui d’achever le projet instauré en 1941 par le plus antilibéral des chefs d’Etat en France.

  • Comment Macron peut il placer un curseur entre une droite et une gauche supposées ?
    En réalité les deux sont du même coté, puisque notre système est totalement étatique.
    Il y a d’un coté un monstre étatique que les français vénèrent comme le veau d’or, de l’autre des systèmes économiques divers et variés gérés selon les lubies de cet état.
    Alors le curseur, il ne sera jamais au milieu de quoi que ce soit, tout au plus au bout des doigts de la bureaucratie, mais très loin du cœur…

  • La France a choisi le socialisme. C’est bien triste puisque « C’est prouvé: la liberté économique est la clé de la prospérité ».

  • « Le marxisme, base idéologique du socialisme »

    Ne pas oublier le national-socialisme, le socialisme qui a connu la plus grande réussite. C’est en effet cette forme particulière du socialisme qui a abouti à la destruction totale la plus rapide de l’histoire dans le pays où il a su s’exprimer pleinement.

    Parmi tous les avatars du socialisme, le nazisme est le summum de la pensée collectiviste en théorie comme en pratique. La marxisme, le fascisme, la social-démocratie ou l’écologisme sont des petits joueurs par comparaison, des nazismes à faiblement dosés en quelque sorte.

    • @ Cavaignac
      Oui, enfin, bon! A.Hitler était aussi, quand même et nationaliste et militariste et impérialiste et dictatorial et raciste, entre autres (et fou) …!

      • Le socialisme est toujours nationaliste. Quand un socialiste exige l’instauration du salaire minimum, c’est bien pour empêcher les « étrangers » de venir piquer le boulot aux indigènes.

    • d’où l’interdiction après guerre du livre Mein Kampf qui établit sans conteste le caractère socialiste du nazisme ce qui aurait largement décrédibilisé le sujet par rapport aux communistes

  • Le socialisme , profondément atteint de délire législatif , ne sait fabriquer que des pauvres .

  • Créer certes, développer non. Les start ups vont aux USA pour financer leur développement!

      • Les meilleures càd celles qui ont le plus grand potentiel, vont aux US (ou ailleurs) où elles trouvent un financement en raison de leur potentiel justement.
        Les autres en moyenne moins prometteuses (conséquence statistique même si un certain nombre sont tout à fait valables) restent en France et essayent de grappiller des subventions étatiques… Un autre monde.

  • « En France et ailleurs, ce tropisme binaire reste présent dans la vie politique »
    Certainement pas en ces termes ! Sous la forme étatisme vs libéralisme certainement. Mais pas sous la forme énoncée par l’auteur. Car le socialisme n’est qu’une variante parmi d’autres de l’étatisme.
    Et en évitant d’utiliser ce terme à mauvais escient on évitera par là même de lire une ânerie comme : la France est un des pays les plus socialistes du monde…

  • Le raccourci sur les économistes classiques est proprement falsificateur, puisque l’équilibre par les prix relève du modèle Walrasso-parétien, soit un modèle mathématisé mis au point à la charnière du XXè siècle.
    L’auteur ici devrait relire (ou lire ?) les classiques qui mettent plus en avant l’intérêt de la liberté des acteurs et de la non intervention par les pouvoirs publics (et cela depuis Turgot dans ses lettres au contrôleur général l’abbé Tellier).
    De fait, le libéralisme s’est bien construit comme une analyse pratique de la réalité et non un dogmatisme, même si cela n’a pu interdire les errements d’auteurs plus portés sur une vision cybernétique du monde (vision qui anime les marxiste et leurs descendants, ainsi que tout étatiste en fin de compte).

  • @mykilux les citoyens sont déjà partagés à moitié et largement (cf abstention) et ce qui m’atterre c’est la confusion permanente des causes et des conséquences (a dessein ou non) afin de justifier une idéologie. Si c’est pour entendre dire que l’on relance une économie en imprimant des billets et en donnant la clef du marché aux copains en faisant voter des lois, ça n’est pas vraiment du libéralisme. D’ailleurs je trouve que cette notion de social libéralisme est un non sens.

  • M’est ce destiné ? Je ne suis pas libéral utopiste mais je vis dans la société mise à mal par les délires étatistes et je constate tous les jours les dégâts du socialisme (et pas par les journaux dans la vraie vie) cette croyance ancrée par les années de socialisme français que le socialisme aide les gens (en fait cela les déresponsabilise et les bloque dans leurs volonté d’évolution) et que le libéralisme c’est que pour les riches me fait vomir.

  • « La liberté ne peut être que toute la liberté ; un morceau de liberté n’est pas la liberté. »
    Max Stirner, L’Unique et sa propriété

    Donc je combats le socialisme.
    C est pourtant simple.

  • La simple affirmation par argument d’autorité  » on sait aujourd’hui  » qu’un marché libre dérive vers un monopole ou un oligopole suffit à decredibiliser la prose entière de l’auteur. En effet, cette affirmation est un argument socialiste typique et parfaitement faux, c’est tout l’inverse, les faits économiques sont irréfutables à ce sujet.

    • Il me semble que l’auteur a plutôt voulu dire que dans la réalité vérifiable, le marché libre théorique n’existe pas et que celui qu’on pratique conduit en effet vers des monopoles ou oligopoles (à l’exemple des grosses boîtes du CAC managées par une technocratie connivente quand elle n’a pas été nommée par le gvt lui-même, les actionnaires n’ayant qu’un rôle strictement passif et administré). Y-a-t-il seulement au monde une seule grosse entreprise vraiment libérale ? un seul Etat vraiment libéral ? etc. La vérité, c’est que le libéralisme n’existe que dans sa théorie et qu’ une approche en effet pragmatique (c’est à dire en direction de l’efficience) des questions économiques voire sociale, est peut-être la plus effciente des attitudes libérales.

      • Tout juste. La aussi, plein accord avec Atlasse et AerosolKid, et Theo31.
        Et avec Stephane12. Décidément, pour une fois, cet article de Patrick Aulnas est franchement mauvais.

  • En ce qui me concerne, je dis merci à Patrick Aulnas de nous avoir suggéré la nécessité de faire preuve de pragmatisme en politique.
    Concernant le libéralisme, il nous affirme « que le marché livré à lui même dérive vers les monopoles ou les oligopoles et qu’un encadrement juridique est nécessaire », presque la parabole du « Renard libre dans un Poulailler
    libre ».
    A en lire les commentaires désabusés de certains, on a l’impression que le libéralisme est une vue de l’esprit, un fantasme intellectuel. On en est donc à oublier que le libéralisme en matière politique et économique est la clef du succès de la Confédération Helvétique. Les Suisses ont donc trouvé une forme de compromis qui conviendrait à la France…..si elle devenait un jour une démocratie!

  • Bonjour monsieur Patrick Aulnas, euh, je voulais dire bonjour Mr. James Taggart !

  • Socialisme, libéralisme…. Le jour où, quels que soient les mots employés, l’Etat baissera les prélèvements en dessous d 40%, cela ira mieux!

    • pour l’instant on peut juste supputer sur le moment ou ils passeront au dessus de 60, la prochaine crise sans doute…

  • Cet article me rappelle vaguement le monde de cryptomonnaie et ceux qui attendent benoîtement une régulation et une kyc pour que ce soit safe, les cons…

  • @homoerectus 1000 mais laissons leur vivre leur expérience pragmatique ? du social libéralisme..,

  • Je propose le droit de vote à partir de l’âge de 3 ans le moment ou l’homme a intégré sa capacité d’interaction et de manipulation ?

  • Je crois que vous confondez pragmatisme et opportunisme même si l’opportunisme n’a pas de valeur morale dévalorisante en soi bonne soirée

  • Je suis d’accord mais cela est intéressant de débattre avec les libéraux « main stream » merci contrepoints pour cet espace de liberté !

  • Le pragmatisme devrait être de favoriser l’intérêt général. Or, on ne peut atteindre l’intérêt général en légiférant (soi-disant) pour faire le bien. Il faut que chacun soi libre et responsable de lui-même. Quand chacun aura retrouvé son libre arbitre et les possibilités de s’épanouir, on pourra alors parler de libéralisme qui, contrairement au socialisme, n’est pas une idéologie.

    Cet article est une régression de plus qui n’apporte rien. Il ne s’agit pas de préserver un rêve ou d’atteindre un idéal. L’important est d’atteindre l’estime de soi dans cette courte vie.

  • comment voulez vous que cela change !! ils sortent de la même Ecole ,l’Elite par excellence !!! qu’ils soivent de Droite ou Gauche ou vice-versa !!! Qui vous parle dans les yeux avec des trémolos dans la voix ,vous implore de vous unifier dans un Front Républicain pour ne pas perdre le pouvoir et surtout leurs avantages !!! LE nouveau Slogan
    une autre Politique ..qui peux croire cela !!
    D’un Petit Président qui n’a même pas le respect de ses soldats ANGLAIS qui ont donné leurs vies ,ne sait même pas deplacé,
    pour Honoré leurs mémoires et qui nous parle de RESPECT..Quand un peuple oublie son Passé, c’est le commencement de sa destruction !

  • En effet, tout est hélas dans l’emballage, et c’est pourquoi les pouvoirs exécutifs tendent à remplacer les décideurs compétents (donc rébarbatifs) par des décideurs bavards (maîtrisant bien l’art d’enjoliver le nuisible).

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