Macron : ni de droite, ni de gauche… ni libéral !

Emmanuel Macron s’est toujours dit « ni de droite, ni de gauche ». En tous cas, il n’est pas non plus libéral. Voici pourquoi.

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Macron : ni de droite, ni de gauche… ni libéral !

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 24 avril 2017
- A +

Par Jacques Garello.

Si on en croit plusieurs de ses déclarations, il ne se veut « ni de droite ni de gauche ». C’est une position (verbale) qui séduit nombre de Français, eussent-ils voté Fillon naguère. Nombre de nos compatriotes en ont assez de cette guerre politicienne, et estiment à juste titre que, de droite ou de gauche, les gouvernements qui se sont succédé ont été incompétents et nocifs. Face aux épreuves que traverse notre pays, la solution n’est-elle pas « ailleurs » ?

Macron, de gauche ? De droite ?

Mais d’un autre côté, Macron ne peut faire l’impasse sur les électeurs de gauche – ce qui inquiète les candidats socialistes présents à la primaire. Pire encore : des personnalités qui veulent le soutenir croient lui rendre service en proclamant, comme Ségolène Royal, Jean-Marc Ayrault, et même Martine Aubry, que « Macron est de gauche ».

Nous avons toujours soutenu ici que le clivage droite/gauche n’a aucune signification véritable, le vrai choix de société, plus important que le choix des partis, étant entre libéralisme et socialisme.

Dans un billet récent de l’IREF, dont le président est Jean-Philippe Delsol, celui-ci explique toutes les raisons pour lesquelles Macron ne peut être classé parmi les libéraux, en dépit de la référence dudit Macron à une position « sociale-libérale ».

Nous conseillons à tous ceux qui veulent convertir leurs proches de l’ambiguïté de cette position et de l’enracinement socialiste d’Emmanuel Macron de lire in extenso l’article de l’ami Jean Philippe. Nous rapportons les grands points de ce texte.

Non, Macron n’est pas libéral, il est social-démocrate

1° Des propositions prometteuses, des formules séduisantes : elles sont faites par Macron dans l’ouvrage Révolution (éditions XO, septembre 2016) : trop de réglementations, alors que les Français ont besoin de liberté, de stabilité fiscale et d’allègement des impôts sur ceux qui entreprennent et innovent. Bref, « choisir sa vie ».

2° Mais l’État est omniprésent : il a en charge « le projet de la République », qui l’amène à mettre fin au « capitalisme mondial qui, par ses excès, manifeste son incapacité à durer véritablement ». L’État veille au logement, aux justes prix agricoles, à la performance de l’école, mais à aucun moment ces interventions et services publics ne laissent place au secteur privé et à la concurrence.

3° La fiscalité nouvelle serait fondée sur l’exonération des charges sociales des salariés pour reporter les recettes sur la CSG. Macron pénalise « la rente et l’investissement immobilier ». L’ISF est maintenu, mais certains placements dans les PME en sont exonérés.

4° Les 35 heures seront maintenues, les négociations de branche passent avant les accords d’entreprises et les syndicats conservent leur monopole et leurs privilèges.

5° Ne rien changer au système de protection sociale, si ce n’est pour unifier tous les systèmes de retraite (au lieu de les mettre en concurrence) et maintenir les avantages des hôpitaux publics. Le banquier en a oublié les vertus de la capitalisation.

6° Un investissement public massif : les préceptes keynésiens ont la préférence. L’État est « stratège » et « investisseur social ». L’idéal serait de pratiquer les politiques de relance au niveau européen.

L’égalité des chances est un des thèmes favoris de Macron, mais sa mise en œuvre implique un accompagnement permanent de l’État pour veiller à chaque étape de la vie de chaque individu et redistribuer sans cesse les revenus. Les libéraux, de leur côté, prônent l’égalité des droits. L’égalitarisme demeure l’un des piliers du socialisme collectiviste.

Un peu de tout… et son contraire

Au total, dit Jean Philippe Delsol, le message d’Emmanuel Macron n’a rien d’original : c’est la bonne vieille « troisième voie », illusion suivant laquelle on peut juxtaposer liberté et dirigisme, plan et marché, public et privé, donc finalement droite et gauche.

Nous ajoutons : dans ce discours, « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ». Une formule qui relève au minimum de la naïveté et de l’incohérence, au maximum de l’escroquerie électorale et de la démagogie : Emmanuel Macron en est ici.

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  • Il a juste trouvé une troisième façon d’être étatiste. Et comme ,ça tombe bien, une majorité de français veut une présence forte de l’Etat – prenez les assistés divers + fonctionnaires + élus + professions protégées + professions réglementées + ceux dépendant indirectement des corps précités + une ignorance économique abyssale + une propagande de plusieurs décennies sur l’impossibilité de survivre sans un Etat présent partout – et bien c’est le parfait candidat. Les français exigent en majorité que le socialisme fonctionne. Il espèreront trouver à travers Macron la formule magique d’un socialisme qui marche. Une fois plus l’Etatisme ne fonctionnera pas car ça ne peut pas fonctionner. En tous cas, son étude de marché électoral + le marketing et la façon d’amener le produit aux clients est absolument remarquable – sur ce point je suis très admiratif de Macron

    • Vous avez raison, hélas. La faillite nous en sortira.

    • Très bonne analyse Krislille. Vous décrivez à merveille (si l’on peut dire !) la situation …

    • « Et comme ,ça tombe bien, une majorité de français veut une présence forte de l’Etat – prenez les assistés divers + fonctionnaires + élus + professions protégées + professions réglementées + ceux dépendant indirectement des corps précités + une ignorance économique abyssale + une propagande de plusieurs décennies sur l’impossibilité de survivre sans un Etat présent partout  »

      Mais non les français comme n’importe qui d’autre dans le monde veulent juste de la prospérité et ce qu’il faute de sécurité et de liberté pour en profiter. S’il faut taper à la porte de l’Etat pour l’obtenir ils ne se gêneront pas surtout si celui-ci se montre généreux. Et tant pis si c’est au détriment d’autres. L’homme n’est ni collectiviste, ni libéral ou alors il est les deux à la fois car il est surtout opportuniste. Ensuite le + ou – d’état ne dépend pas que de facteurs internes, il est aussi lié à la concurrence (pas seulement économique) avec d’autres états.

    • +1000
      Et son échec prévisible sera celui du « libéralisme ».
      On n’est pas rendu.

  • Comment faire de la France une « vraie » démocratie, une « vraie » république, un « vrai » pays des droits de l’homme, un « vrai » pays de liberté, d’égalité et de fraternité.

    Cette question, la France se la pose depuis 1793, et à chaque fois, on trouve toutes sortes d’excuses pour expliquer pourquoi ça a raté : c’est de la faute des élites, du système, du clivage gauche droite, de l’Europe, des frontières, des immigrés, des syndicats, des vaches normandes …

    C’est cette question que Macron adresse : il ne cherche pas des solutions, il ne propose pas un programme, il se pose juste comme le « vrai » recours, l’homme providentiel qui peut sauver la « vraie » France, celle que l’on a appris bien sagement à l’école : celle de la démocratie, de la république, des droits de l’homme, de la liberté, de l’égalité et de la fraternité.

    En fait, Macron incarne l’extrême centre : ces gens qui croient que la révolution Française est la meilleure chose au monde, qu’elle a permis de trouver le graal politique, le monde idéal et qu’elle fait ainsi de la France le phare du monde, le seul pays qui possède la « vraie » vérité politique.

    Son discours, son livre, ses thèmes … tout repose là dessus : il faut sauver le soldat gavroche, il faut faire de la France une « vraie » démocratie etc…

    Son discours est exactement le même que celui des communistes qui nous affirment que si le communisme a raté, c’est que ce n’était pas le « vrai » communisme : si la France rate depuis 1793, c’est que ce n’est pas la « vraie » révolution, celle qu’il nous explique dans son livre.

    Mais comme on est en 2017, que les « révolutionnaires » s’insurgent dans leur canapé et pas dans les rues, Macron veut mobiliser ce centre mou, cette France sans passion qui attend qu’un homme providentiel vienne faire « en vrai » cette révolution idéale qu’on leur a inculqué à l’école comme étant la seule vérité universelle.

    Macron est un révolutionnaire de papier, encore plus factice que les fils de bonne famille de la Sorbonne de 68 qui voulaient faire la révolution et qui rentraient le soir dans le 400 mètres carrés de l’Avenue Mozart chez Papa Maman.

    • Macron veut mobiliser ce centre mou, cette France sans passion qui attend qu’un homme providentiel vienne faire « en vrai » cette révolution idéale qu’on leur a inculqué à l’école comme étant la seule vérité universelle.

      En résumé, la France attend encore son messie annoncé par les prophètes jacobins. 😉

    • C’est l’avantage de la monarchie : peu importe qu’elle fonctionne ou pas, on l’appelle au moins par son vrai nom.

      Un socialisme qui ne marche pas (pléonasme), on l’appelle « libéralisme » (c’est le stade où il n’y a pas assez de socialisme).
      Un libéralisme qui fonctionne, on l’appelle « fascisme » (le peuple étant souvent plus conservateur que ses dirigeants comme l’observa naguère un ministre de Napoléon III).
      Un fascisme qui fonctionne, par là entendons qui remplit sa mission de soumettre tout à l’Etat, à notre tour de l’appeler… « socialisme » !

  • Merci à Jacques GARELLO pour cette analyse lucide.
    Emmanuel MACRON est un enfant prodige qui sait brûler les étapes dans l’accomplissement d’un parcours professionnel brillant.
    Il lui est nécessaire de réussir son stage en politique en démontrant qu’il sait prendre les français pour ce qu’ils sont.

  • Fillon étant cuit cela fait de Macron le plus libéral des candidats. Donc soit on vote blanc soit on vote pour Macron. Je voterais Macron bien évidemment, un candidat véritablement excellent, moderne et apportera de la fraîcheur 🙂

    • Si un énarque est ce qu’il y a de plus libéral à une élection il faut mieux aller à la pêche ce jour là que de porter sa voix sur un candidat appartenant à une caste qui a méthodiquement au cours des 4 derniers décennies créer toujours plus d’impôts plus de dettes et plus de chômage.
      L’ancien conseiller économique de Hollande ne peut être de toute évidence que archaïque et porteur de conservatisme.
      La caste des énarques et plus particulièrement celle des inspecteurs des finances qui n’a pas pu avoir son Juppé archaïque et conservateur à « droite » n’a plus qu’un seul pion pour cette élection Macron.

      Il faut être bien sot pour croire qu’un énarque président sera différent de tous les autres énarques présidents.

    • Merci M. Reason de nous faire savoir, à nous libéraux incultes et ignares, que Macron est le Messie que VOUS attendez. Mais, de grâce, faites-nous le plaisir de ne pas nous prendre pour des idiots et essayer de nous faire prendre VOS vessies pour des lanternes.
      Au fait, vous touchez combien pour chaque commentaire? Ou bien c’est au forfait?

    • Une nouvelle fois, en quoi concrètement Macron est-il libéral ? Hormis sur des points de détail, sur quelle position forte a-t-il une réelle position libérale ? Jusqu’à présent vous n’avez jamais répondu ici à de telles questions, vous contentant d’affirmer vos convictions et vos critiques.
      J’aimerais beaucoup avoir de votre part un avis solide, éclairé, argumenté. Reprenant par exemple l’analyse (partiale) de l’IREF et y reposant point à point…

      • Déjà sur les question sociétales, sur sa volonté de simplifier les normes et les réglementations, la baisse des cotisations sociales… Ca fait à peu près autant (c’est à dire peu) que votre Fillon, qui voulait simplement compenser les charges par de nouveaux impôts (TVA), ou rétablir certains dogmes religieux à l’école.

        • le choque de simplification annoncé en grande pompe on l’attend encore alors permettez que nous doutions fortement. C’est presque une signature d’énarque de fabriquer des usines à gaz…
          Quand aux baisse de cotisations, qui va payer les pertes? ça viendra s’ajouter à la dette? beau libéralisme que voilà…

    • Comme d’hab je resterais à la maison. Je vous bien me faire e….r mais qu’on ne vienne pas me demande en plus mon assentiment…

  • c’est uniquement le poulain, héritier, clone du président actuel : rien de nouveau dans le monde politique (si ce n’est son âge peut-être).

    • @ breizh
      Je ne vous trouve pas fair-play!

      1° Emmanuel Macron n’est pas encore élu

      2° on ne juge pas un président sur ce qu’il a fait ni sur ce qu’il dit qu’il va faire mais sur ce qu’il arrive à faire, en étant président

      3° la politique n’est que « l’art du possible » et reste conjoncturelle

      4° il n’y a pas, en démocratie, de pouvoir sans contre-pouvoir

      5° il n’y a pas, en France, de parti s’appelant « libéral »

      6° les pays européens, dans l’ensemble, sont démocratiques, économiquement plutôt libéraux, en tachant de rester solidaires des malchanceux, par un cadre social

      7° nombreux sont les gouvernements européens constitués de coalitions (ou de systèmes fédéraux) autrement plus représentatifs qu’une alternance gauche droite, dont l’efficacité présumée n’est plus au rendez-vous

      8° et conclusion: une France libérale n’est pas prête à voir le jour! Faut-il abandonner le désir libéral d’influence pour autant? Par la politique ou par les citoyens? Ou les 2?

      « La critique est aisée mais l’art est difficile! »

      • « économiquement plutôt libéraux » Il vaut mieux lire ça qu’être aveugle mais ça ce joue à très peu…

        • @ Laurent
          Oui « économiquement plutôt libéraux », c’est la formulation qui convient, me semble-t-il.

          L’économie est libérale avec une persistance de services publics (chemins de fer – dont la privatisation fut catastrophique au U.K. -, une poste nationale se spécialisant dans les colis, ou des soutiens temporaires aux délocalisations brutales d’un Mr Mittal, par exemple.

          Les démocraties européennes très majoritairement, sont « social-démocrates », c’est un fait, qu’il vous plaise ou non.

          Mais il n’y a pas d’adhésion majoritaire à un libéralisme, et surtout pas en France, encore moins si il est pur et dur en respectant l’idéologie et ses grands principes élaborés par des théoriciens aussi purs et durs plus qu’attentifs à la réalité de tous les jours.

          La France a toujours préféré ses grands mots et ses discours admirables que l’application de leurs principes.

          Un J.L.Mélanchon, grande gueule douée si il en est, est admirable mais ses solutions ne seront jamais essayées.

          Revenons-en à « Zazie dans le métro »: « tu causes, tu causes, c’est tout ce que tu sais faire! ».

          J’attends votre parti libéral français!

          Sans ça, le libéralisme français ne restera que théorique, une « croyance »!

          Ailleurs, des « libéraux » ont les mains dans le cambouis!

          Je préfère leur discours, moins élégant, sans doute, mais pragmatiques et concrets. Ils sont nettement plus crédibles!

          Et se battent sur le terrain, avec des résultats plus ou moins satisfaisants. Mais ça, c’est la vie!

  • Ne cédons pas au sondages du moment.
    Un candidat du Centre ne peut gagner dans notre système électoral bipolaire ou plutôt centripète.
    C’est peut-être dommage mais c’est ainsi, les électeurs au moment du vote fuient le Centre.
    N’oublions pas aussi la principale leçon des primaires, l’électeur est un fin stratège.
    Donc sur le flanc gauche, de Mélenchon ou de Hamon, l’un devra s’effondrer. Je pense plutôt Mélenchon bien qu’il est plus de talent politique car le PS, même moribond, pèse encore.
    Par réaction, le candidat de la droite dite républicaine, Fillon (ou un autre ?), récupérera ces voix du Centre.
    Scénario invariable dans la 5è, seul le côté ou penche le pendule varie.
    Et comme les Français ne sont pas suicidaires au point de mettre des gauchistes (Hamon ou … Marine Le Pen) en position de gouverner, il ne reste qu’un chemin possible.

    • Macron n’est pas au centre, il est clairement à gauche, une gauche molle mais gauche quand même et parfaitement étatiste comme les français l’aime. Il sera élu sans la moindre difficulté et trouvera une majorité très facilement vu la vénalité de la classe politique française.

      • @ Laurent
        Personne ne sait qui sera E.Macron: vos hypothèses ne sont pas des arguments: un président ne sortant pas d’un parti aura une liberté inconnue, en France, dans la Vième!

  • François Bayrou mais en plus swag

  • Fillon n’est pas mort même si les socialauds ont mis tout en œuvre pour l’écarter de la présidentielle. Macron a été ministre de Hollande et on a vu de quoi il était capable. Libéral il ne l’est pas mais socialiste oui. Et puis qui finance sa campagne? Contrepoints devrait s’intéresser de plus près à son entourage. Il est le champion des médias ce qui est le signe qu’il est un vrai socialiste.

    • Ca commence à s’agiter dans radio Pravda, il paraîtrait que les méchants russes et l’ignoble Wikileaks voudraient ternir le costume de pureté de bébé chouchou mignon des médias.

      http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20170206.OBS4883/la-presse-d-etat-russe-s-attaque-a-emmanuel-macron.html

      • Contrepoints , libéral ? Mon oeil.
        Si vous aviez regardé d’un peu plus près le programme de Macron, c’est le seul candidat pour la décentralisation.
        ça ne vous dit rien la distanciation du Tiers Etat et la libéralisation de l’individu ou vous êtes aussi devenu Radio Pravda ?
        Moi si Macron fait du Tony Blair ça me va bien, mais vous êtes peut être nostalgique de Chamberlain ou de Miss Maggie….
        Cette lecture du programme est une caricature complète et si vous continuez vous aurez gagné: 2ème tour Hamon-Le Pen, belle ambition pour un libéral et pour la France.

        • Le Tiers Etat ? On est revenu sous l’ancien régime ? J’ai raté quelque chose ?
          Un deuxième tour avec 2 candidats d’extrême gauche ? Je sais bien que ce pays est crypto marxiste, mais il faut arrêter de fantasmer !

  • MACRON = paroles, paroles. Qui composera sera son gouvernement , Quelle majorité aura t-il à l’Assemblée nationale? Quel est son programme ? Qu’est-ce que cet impôt sur la rente ? Comment ne pas savoir que tout investissement est lié à une rémunération (la rente) ? Avoir le pouvoir pourquoi faire ?

  • On voit mal comment on peut changer les choses autrement que par une faillite éventuelle, à la rigueur on pourra essayer de nous convaincre que le déclin du pays par rapport aux autres payes est dû à des libéraux ici ou ailleurs mais la rhétorique du bouc émissaire a ses limites.
    quant à ce que je dois penser de macron…à priori on continue comme avant avec des nuggets de libéralisation.
    Mais il est vrai que poser le problème sous l’angle de la victoire du libéralisme ou de prospérité collective est une erreur.Il faut montrer aux gens que leurs sentiment d’étouffement vient de la multitude des interdictions qu’on leur impose au nom d’un interet collectif complètement illusoire. Le libéralisme n’est pas un but, c’est le collectivisme qui est une prison .

    • J’ai bien aimé votre formule et j’en fais mienne : »Le libéralisme n’est pas un but, c’est le collectivisme qui est une prison . »

  • A l’issue du scrutin, le dernier rafraichissement à la mode est arrivé sur un plateau, le smoothie Macron, moitié Hollande, moitié Sarkozy pour les ingrédients principaux, avec quelques pincées de VGE, Mitterrand, Chirac, plus un peu d’aromates épicées pour le fun. Bref, ce breuvage de couleur indéfinissable est le résultat de 50 ans de cuisine politique française. Les Français qui ont aimé Sarkozy et ceux qui ont aimé Hollande peuvent maintenant trinquer ensemble pour célébrer la réussite d’un mélange qui témoigne de la convergence de leurs efforts. Les autres s’abstiendront ; et pour le second tour des élections, sans candidat, ni représentant, ils voteront blanc. Etre convié à un jeu truqué oblige à refuser de jouer.

    • Moi je trouve qu’il ressemble beaucoup à un Chirac jeune, même grande gueule mais quand on creuse un peu il n’y a rien de neuf juste du réchauffé d’étatisme rance…

    • @ Virgin
      Rien ne dit, effectivement, qu’E.Macron, ne soit pas un « rigolo » qui n’a rien dans sa besace et rien ne dit le contraire.

      Mais, incapables d’attendre, tout le monde anticipe hypothétiquement: ce n’est pas raisonnable et surtout pas libéral sinon on laisserait, a priori, sa liberté le guider!

      Lui, risque d’être dans la réalité française, demain (dans 15 jours). Les électeurs l’ont mené là, démocratiquement. Respect!

      Il ne vous convient pas? Tant pis!

      Vous pouvez vous « venger » en votant M.Lepen, vous en laver les mains en vous abstenant (en donnant votre voix à on ne sait qui).

      Ou en essayant E.Macron, malgré tout, en attendant de voir ce qu’il a dans le ventre…et que tout le monde ignore!

      Pourquoi tout le monde préfère ses prévisions personnelles que tenter un avenir qui n’est pas écrit? Ce n’est pas rationnel!

      Bien sûr le passé vécu peut influer sur l’avenir mais rien ne changerait en devenant président de TOUS les Français? C’est improbable. (Enfin, j’espère!)

      La France n’a plus confiance dans son avenir à cause de son passé relativement récent: c’est dommage!

  • Encore 5 années de Hollandisme. Youpeee !!!

    • il y a deux écoles pour traiter une dent malade , on opte pour l’arrachage de dent brutal ou on attend qu’elle tombe.

  • le site Contrepoint n’est pas libéral, il devient de plus en plus libertarien…
    Macron pas libéral, c’est limite si ça va nous dire qu’il est socialiste.
    Dsl si son libéralisme n’est pas assez fort, bande de malhonnetes intellectuels. Un politique cherchera d’abord le consensus envers des gens ayant des opinions politiques diverses et qui ne veulent pas d’un libéralisme avec raison ou non. Ou alors portez leparti libertarien (pardon le parti libéral démocrate) au pouvoir pour 2022. Soyez cohérents avec vous-meme. Je demande une société libérale voire libertarienne juste pour apprécier son échec et mieux, le retour de micro-Etats et féodalités p-e encore plus pernicieux que ce qu’on a dans lesdites démocraties libérales.

    • Toujours cette « finesse d’analyse » qui te caractérise… 🙄


      L’état français dépense 57% du PIB quand la Suède n’en dépense que 50% avec des prestations sociales bien supérieures. En France malgré un record mondial de la « dépense sociale » les SDF doivent même être nourris par la charité privée, un comble !


      La France est dans les bas fonds de tous les classements, son économie n’est pas libre, les créateurs de richesses et d’emplois sont flingués à vue, 1/3 des forces vives sont salariés d’état et la dette explose. 4 milliards d’emprunts par semaine quand même !


      Des réformes un minimum libéral ne sont pas « souhaitable » ni même « nécessaire »: elles sont critiques !!! Le spread Allemagne/France se rapproche de 1%, c’est urgent et macron ne propose strictement rien de différent !

      Becurious: Je demande une société libérale voire libertarienne juste pour apprécier son échec

      L’article n’a strictement rien et ne demande rien de libertarien, tu utilises des mots sans avoir aucune idée de leur signification.


      Sinon pour les états de droit libéraux tu as le choix, Australie, Suisse, Nouvelle-Zélande dans une moindre mesure Allemagne, Finlande, que des pays qui vont mal.

  • Macron est de gauche puisque socialiste!

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