La démocratie illibérale est-elle l’avenir de l’Europe ?

La démocratie illibérale ne peut être l’avenir de l’Europe mais il incombe pour cela aux citoyens éclairés de s’indigner dès les premiers signes d’une remise en cause des fondements de la démocratie.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

La démocratie illibérale est-elle l’avenir de l’Europe ?

Publié le 9 juin 2018
- A +

Par Thomas Arnaldi.
Un article de Trop Libre

Avec la victoire éclatante de Victor Orban aux élections législatives le 8 avril en Hongrie, l’essor de la démocratie illibérale en Europe semble battre son plein. Orban se pose en chef de file de cette démocratie illibérale, la Pologne et le PiS (Droit et justice) lui emboitent le pas, le parti social-démocrate en Roumanie y tend dangereusement. L’avenir de la démocratie semble prendre un tournant nouveau vers une composante détachée de la vision de la démocratie libérale traditionnelle.

C’est quoi la démocratie illibérale ?

On croyait effectivement que la démocratie – le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple selon la formule de Lincoln – et le libéralisme politique garant de l’exercice des libertés individuelles et de l’État de droit étaient indissociablement liés. Toutes les démocraties occidentales se sont d’abord construites sur un libéralisme constitutionnel avant de devenir plus démocratiques. Avec la chute du régime communiste, cette tendance s’était même affirmée au sein des nouvelles démocraties naissantes.  Cependant, de nouveaux partis européens mettent fin à ce paradigme présupposé. Souvent d’extrême-droite ou de droite nationaliste, ces partis imposent un tempo très critique à l’égard de l’État de droit, du rôle des médias, de l’Histoire et privilégient un entre-soi identitaire.

La démocratie illibérale rompt avec la tradition de démocratie libérale, et notamment sa composante de garante des libertés individuelles et civiles. L’État de droit devient accessoire. On suppose que le peuple doit décider par lui-même quels que soient les objets politiques qui doivent être entérinés. Dès lors que le peuple avalise directement ou indirectement une décision, elle est par essence démocratique. On considère donc dans l’illibéralisme la non-compétence de personnalités désignées ou nommées avec un fort potentiel décisionnel – les fonctionnaires, les juges, les banquiers centraux, les directeurs d’agences et d’autorités indépendantes. On connaissait déjà le populisme, l’illibéralisme va un cran plus loin dans cette logique de remises en causes des élites.

La démocratie illibérale est par principe contre l’État de droit

Ce mouvement crée même des émules au point que la tendance populiste – se basant sur l’opposition entre les élites qui gouvernent et le peuple – se confond progressivement avec cette tendance illibérale qui rompt avec la technocratie et les décisions arbitraires qui n’émanent pas du peuple. Les juges sont discrédités, les institutions indépendantes revigorées sous l’échelon décisionnel du politique, la liberté de la presse remise en cause, et on essaye de donner cette impression que l’autorité permet de protéger les citoyens contre l’immigration qui envahit un pays pour détruire une civilisation. Cette protection a cependant un prix : la réduction des libertés publiques.

En Europe, on compte déjà trois pays qui ont basculé dans cette démocratie illibérale : la Hongrie sous Viktor Orban qui s’incarne en chef de file du mouvement, la Pologne déjà sous pression de l’Union européenne pour respecter les garde-fous de l’État de droit, la Roumanie en suspens alors que Liviu Dragnea, dirigeant des sociaux-démocrates, condamné à de multiples reprises pour corruption est au perchoir de l’Assemblée roumaine. Le gouvernement hongrois et le Fidesz contrôlent quasiment tous les médias publics et privés en instaurant une progressive propagande d’État. Un des derniers médias d’opposition, Le Magyar Nemzet, a été publié pour la dernière fois peu après les élections, asphyxié économiquement. La Pologne et notamment le parti au pouvoir de Jaroslaw Kaczynski, le PiS, réforme les tribunaux, les procédures de nomination des juges, tout comme les instances de contrôle supposées garantir leur indépendance. Les sociaux-démocrates en Roumanie tentent depuis décembre 2016 d’amnistier leurs dirigeants condamnés pour corruption et conflits d’intérêts au point que la société civile se mobilise massivement et réussit à faire tomber les gouvernements successivement.

On observe donc un affaiblissement progressif du pouvoir judiciaire, une certaine soumission des médias publics au pouvoir politique, la réécriture de l’Histoire au profit d’une fierté nationaliste, la préférence pour le népotisme, une nette modulation des priorités internationales avec les nouveaux autoritarismes, ainsi qu’une forte critique envers les organisations internationales spécialisées dans les droits de l’Homme, telles que la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) ou l’Union européenne (UE). Le but recherché est de jouer sur l’aspect technocratique, bureaucratique, non-démocratique ou opaque d’un fonctionnement caricaturé pour mieux le discréditer.

Le FN en France et l’AfD sont aussi des partis illibéraux

Ces trois gouvernements ne sont pas les seuls partis politiques à vouloir flirter avec les limites du respect de l’État de droit. Il est illusoire de croire qu’Orban, Kaczynski et autre Dragnea ont le monopole de l’illibéralisme. Les partis politiques qui s’inspirent de la démocratie illibérale renouvellent leurs pratiques partout en Europe. Certains sont déjà au gouvernement, partenaire minoritaire d’une coalition.

Citons par exemple l’Autriche avec le parti d’extrême-droite FPÖ, ouvertement xénophobe et anti-migrants, qui flirte avec des groupuscules néo-nazis ou le Parti national slovaque membre de la fragile coalition du nouveau gouvernement de Peter Pelligrini, régulièrement dénoncé comme postfasciste. La radicalisation des Vrais Finlandais, notamment en termes d’octroi du droit d’asile et de conditions d’accès à l’immigration, a même conduit au délitement du parti au sein de la coalition gouvernementale.

Cependant, la majeure partie des partis politiques qui s’inspirent de la démocratie illibérale en Europe ne sont pas membres d’un gouvernement. Ils ont un rôle prépondérant dans l’agenda politique en étant membre de l’opposition et en ayant un fort pouvoir médiatique. Le Front national en France ou l’Alternative für Deutschland (AfD) en Allemagne ont conçu de brillantes stratégies de communications pour porter sur la scène électorale des thématiques bien peu enclines du respect de l’État de droit. Ces thématiques ont même conduit à une certaine droitisation du débat politique, les partis traditionnels cherchant à jouer à la surenchère. Les thèmes de l’expulsion des migrants et des personnes suspectées de terrorisme, la forte critique envers les médias traditionnels ou la montée de discours ouvertement islamophobes ont ainsi été parmi les thèmes de débats privilégiés durant les campagnes électorales de ces deux pays en 2017.

La seule solution pour protéger les garde-fous de la démocratie : la société civile

On observe ainsi des partis prônant cette démocratie illibérale comme l’illusion que sans les contre-poids de la démocratie qui permettent de garantir les droits et libertés fondamentaux, la souveraineté serait rendue au peuple qui pourrait décider pour lui-même. Certes, dans une démocratie, le peuple est souverain et doit le rester. Cela ne doit en revanche pas être l’exercice d’une souveraineté qui va à l’encontre de sa propre administration qui fait fonctionner la machine d’État et permet la garantie fondamentale des libertés et des droits.

Pour contrer la tendance illibérale, la société civile doit donc s’organiser pour la protection de l’État de droit et des libertés fondamentales. Dans une démocratie consolidée, la société civile représente un contrepoids essentiel capable de poser l’agenda politique.

En Pologne, la société civile est très organisée et particulièrement forte. Si l’on évoque la réforme sur le Tribunal constitutionnel initiée en 2015, on pense immédiatement aux manifestations retentissantes initiées par des organisations telles que le Comité de défense de la démocratie (KOD) et réunissant plusieurs centaines de milliers de personnes à travers le pays.

De même qu’en 2017, lors des débats très controversés sur les lois modifiant l’organisation et la nomination des membres du Conseil national de la magistrature et la réforme des tribunaux judiciaires, le Président de la République Andrej Duda a dû suspendre provisoirement le train des réformes pour apaiser les tensions venues de la rue.

En Hongrie où la société civile est moins organisée, les citoyens se sont également mobilisés dès qu’il s’agissait de réformer l’accès à internet, obligeant le gouvernement Orban à reculer en 2013 face à la mobilisation. Enfin, les manifestations inédites de janvier 2017 en Roumanie qui ont conduit à la chute du gouvernement à Bucarest illustrent une nouvelle fois qu’une forte mobilisation face à des politiques inacceptables ne peut rester vaine.

La démocratie illibérale ne peut être l’avenir de l’Europe mais il incombe pour cela aux citoyens éclairés de s’indigner dès les premiers signes d’une remise en cause des fondements de la démocratie. Il est dangereux de critiquer l’indépendance des garde-fous et de tomber dans un populisme bas de gamme.

Les aspirations illibérales de certains dirigeants et partis politiques sur le continent européen ne doivent pas faire oublier les réalités concrètes de l’organisation des pouvoirs. Continuons donc à rester vigilant et n’hésitons pas à résister à ces tentations de replis sur soi, alors que le monde est de plus séduit par cet isolationnisme et communautarisme identitaire.

Sur le web

 

Voir les commentaires (17)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (17)
  • Un article qui incite le lecteur à réfléchir sur les bienfaits du libéralisme au plan politique et au plan économique.
    Dans la vie civile, le voie libérale nécessite un effort constant pour respecter la personnalité de son prochain et son droit à l’épanouissement de sa condition humaine.
    L’auteur nous affirme dans sa conclusion : « Les aspirations libérales…..ne doivent pas faire oublier les réalités concrètes de l’organisation des pouvoirs ».
    Le libéral que je suis en conclu que les français, imprégnés et intoxiqués par le bonapartisme Étatique, sont à l’antipode du libéralisme.

  • Si la démocratie était vraie en France et dans d’autres pays Européens, la société ne chercherait pas à inventer une autre démocratie.
    Hélas quand on est gouverné depuis de longues années par des escrocs qui n’ont qu’une seule idée c’est le FRIC et taxer en permanence la population, mentir et manipuler la société chaque jour qui passe, il faut bien s’attendre à des réactions. L’incivilité grandissante en fait partie Hélas. Parfois je me dis que ce sont des incapables, mais hélas là aussi ils savent très bien ce qu’ils font des escrocs mais aussi des lâches et des loques jusque dans les moindres communes aujourd’hui, à la solde des partis et des lobbies d’extrémistes Végan, écolo, gauchistes, sécurité routière voir sécurité tout courte, etc. sans oublier le scandale de la santé qui est devenue une affaire de FRIC et de gros revenus.
    L’Etat et les gouvernants en porte une grande responsabilité qui ne doit pas être effacée par la simple loi du Droit à l’erreur », encore un gage de l’irresponsabilité et de la lâcheté de nos gouvernants.

  • Cessez donc de parler de démocratie illibérale! Elle est déjà en place avec l’UE qui n’a rien de libérale, dans les faits comme dans la doctrine. Les pays de l’est se battent justement pour conserver leurs libertés qu’ils n’ont récupérées qu’il y a peu!

    • Ce ne sont pas les pays qui se battent, mais leurs dirigeants populistes qui font croire qu’ils sont en prise directe avec le peuple alors que non…
      Dans ces pays le peuple a encore moins de libertés, moins de choix, moins de démocratie que chez nous…

      • Vous ne savez absolument pas ce qui se passe dans ces pays, alors ne venez pas accuser des gens que vous ne comprenez pas. Surtout quand vous vivez dans un pays où les libertés et la démocratie sont limitées. Pas de séparation des 3 pouvoirs en France, la justice étant aux ordres du gouvernement, et des lois liberticides qui suppriment les libertés d’expression. Regardez donc la poutre dans votre oeil plutôt que la paille des autres! Vous n’avez aucun droit de critiquer les autres avec un état totalitaire qui va jusqu’à nommer les dirigeants des entreprises!

    • Pour le citoyen lambda, la vie dans la France de l’UE ressemble de manière frappante à ce que me racontaient mes amies qui préparaient le Capes de russe de leurs séjours dans des républiques de l’URSS d’alors, l’amabilité des gens en moins !

  • Un article intéressant. L’Europe serait donc coincée entre marteau et enclume.
    D’un côté, les populistes dont vous faites ici la critique. De l’autre, la caste bien-pensante que l’on pourrait qualifier de « progressiste-étatique », qui représente à mes petits yeux fatigués un danger plus sournois mais au moins aussi réel.
    Ainsi, le paragraphe consacré à la prise en main par la Hongrie des médias et à l’organisation d’une propagande d’Etat est-il à mettre en parallèle avec l’existence en France d’une presse subventionnée, d’un audiovisuel public ouvertement dévoué à la rééducation des beauf et d’un grand et beau projet de création du Label Vérité (TM) en cours.

    Bref entre « bobocratie », et « démocratie antilibérale », le choix est vite vu: je vais me servir un petit jaune. Avec modération. Bien sûr.

    PS: je regrette un poil l’utilisation du terme « islamophobie », cette itération clinique et méprisante du bon vieux « facho » qui tache. Le débat sur l’immigration et l’intégration existe, et le traiter par le mépris ne le fera pas disparaître.

  • Pour commencer, la démocratie a t’elle déjà été libérale ?
    Je ne pense pas et c’est tant mieux, car philosophiquement ces 2 termes sont quasi opposés …
    Donc parler de démocratie illibérale est déjà une supercherie …
    Au delà de ça, un pays d’europe de l’ouest (france en particulier) qui donne des points de democratie/liberalisme à un autre pays c’est … presque risible.
    L’ouest « democratique » est beaucoup plus avancé dans le soft-power que par exemple les pays de l’Est: en gros nous ne somme pas plus liberaux/democrate, nos gouvernants ont juste 30 ans d’avance dans la conduite fluide et sans heurts du troupeau … ce qui fait illusion face à l’Est qui a encore des pratique hard-power herités de l’ancien pouvoir communiste. Mais le realité froide c’est que nous sommes pas plus libre

    • J’approuve.
      Et pour mettre les pieds dans le plat, je ne vois pas comment un libéral peut implorer plus de démocratie avec le slogan « démocratie libérale » qui n’est qu’un piteux oxymore. La démocratie est par construction la dictature de la majorité, particulièrement toxique quand le peuple est manipulé, désinformé, décérébré.
      Pour un libéral rationnel, la démocratie n’est pas la solution, elle est le problème

    • … le problème parce qu’elle converge irrémédiablement vers le socialisme.
      Pour se protéger des effets pervers de la démocratie, il faut le garde-fou d’une Constitution qui limite la pression nocive du législateur. Le respect de la DDHC en France serait déjà un bon début mais ce n’est pas à ordre du jour manifestement.

  • Dans ses mémoires, une ancienne Ministre de la Santé disait qu’elle même représentante indirecte de la volonté populaire dans notre système considéré comme démocratique s’était vue contrée par un haut fonctionnaire de son Ministère qui lui avait dit  » Madame la Ministre vous êtes les trains, nous sommes les gares »
    Façon de dire que ce sont les hauts fonctionnaires qui décident et non les politiques.
    Il me semble qu’une solution saine serait que comme aux USA cette pseudo élite de hauts fonctionnaire puisse être renouvelée à chaque élection afin que l’on n’observe pas au final le totalitarisme actuel de certains hauts fonctionnaires qui ne respectent ni la démocratie ni le libéralisme compte tenu généralement de leur idéologie.

    • Bof. Virer les mauvais ne crée aucune génération spontanée de bons, parce que ça n’est pas une affaire d’idéologie mais de prédominance de certains principes personnels sur l’idéologie.

    • Absolument d’accord. Le spoil system… encore une promesse avortée de Macron. Non seulement les mêmes technos sont toujours en place, mais certains ont même été nommés ministres !

  • Magnifique exercice de langue de bois; amalgame constant et de grand talent. Il est heureux de constater que ce piètre pamphlet contre les résistants à la dictature molle de l’UE ne prend pas : les commentaires des lecteurs sont unanimes à le rejeter. Le lecteur de Contrepoints a trop de bon sens que pour prendre une ficelle aussi grosse.

    • C’est juste que Contrepoints est malheureusement de plus en plus trollé dans les commentaires par des droitards anti-libéraux.

  • Que peuvent avoir de démocratiques des institutions non élues, aux niveaux national et communautaire, qui viennent imposer aux peuples d’Europe un avenir don’t ils ne veulent pas.
    Qu’a de démocratique cette « société civile », dont la vacuité conceptuelle recouvre une réalité inacceptable pour les peuples d’Europe : un réseau associatif financé par les contribuables européens eux-mêmes, dont le but avoué est de détruire les nations d’Europe. Des associations dirigées par des mercenaries professionnels, qui encadrent des volontaires, idiots utiles de ce système qui oeuvre à leur perte.
    Cet article croit attaquer les pays de Visegrad en opposant cette non-démocratie pseudo libérale qu’est l’UE à de vraies démocraties qui font passer les priorités de leur peuple avant celles d’autres peuples, au nom des libertés publiques. Son argumentation est tellement pauvre que l’effet en est à l’opposé.
    Aujourd’hui Slovénie, Autriche et Italie ont rejoint la fronde. Demain ?
    Viktor Orban est l’honneur et l’avenir de l’Europe. Peuples d’Europe, réveillez-vous !

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
1
Sauvegarder cet article

Youpi, les législatives approchent et c'est de nouveau l'occasion de découvrir ce que le paysage politique français peut offrir de plus dodu : des politiciens qui s'égaillent en liberté pendant cette courte période leur permettant de se dégourdir les jambes et de gambader dans la campagne (électorale) à la rencontre du gogo de l'électeur qu'il devra convaincre. Cependant, la fête a parfois un goût amer : il semble que - horreur ! - le Français moyen soit de plus en plus attiré par un populisme des extrêmes.

Eh oui : alors que, pourtant... Poursuivre la lecture

La guerre que mène Poutine aura eu plusieurs effets directs et indirects puissants qui ne sont pas tous, loin s'en faut, de bons signes.

Si l'on peut - avec ironie - présenter maintenant Poutine comme le meilleur VRP de l'OTAN pour l'année 2022, tant sont à présent affichées les velléités de la Finlande et de la Suède d'entrer dans l'organisation internationale, on peut aussi s'inquiéter des faiblesses énormes pour ne pas dire catastrophiques qu'il a dévoilées pour le reste du continent européen, à plusieurs niveaux.

Il apparaît... Poursuivre la lecture

Alors que la France et l’Allemagne avaient trouvé mi-janvier un consensus pour inscrire à la fois le gaz et le nucléaire comme énergies dites « de transition » dans la taxonomie verte européenne, Berlin vient de faire marche arrière. L’information est tombée ce mardi sur le média Contexte confirmée ensuite par Marianne : « l'énergie nucléaire n'est pas durable et ne doit donc pas faire partie de la taxonomie » a déclaré le porte-parole du ministère allemand de l'Économie et du Climat dirigé par le Vert Robert Habeck au sein de la coalition SP... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles