Pourquoi il ne faut pas confondre libéralisme et matérialisme

Une confusion, entretenue par certains avec une certaine délectation, consiste à assimiler libéralisme et matérialisme. Souvent avec une réelle conviction mais aussi la plupart du temps par manque de discernement.

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Pourquoi il ne faut pas confondre libéralisme et matérialisme

Publié le 19 août 2020
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Par Johan Rivalland.

Les présupposés et autres raccourcis sans vergogne sont hélas légion. Et ils ont également généralement la vie dure. Parmi ceux-ci, la tentation vive d’assimiler à bon compte libéralisme et matérialisme. Nous allons tenter brièvement de montrer en quoi cela est faux et infondé.

Septième volet de la série « Ce que le libéralisme n’est pas ».

Qu’est-ce que le matérialisme ?

Je ne me lancerai pas dans une approche académique, s’appuyant sur des théories complexes telles que le matérialisme historique par exemple ou d’autres conceptions philosophiques. Pas plus que je ne chercherai à me référer à des définitions sophistiquées. Mes propos se veulent simples et concrets. Le reste appartient ensuite au débat.

De manière simple et instantanément, on peut penser que par matérialisme on entend la recherche par un individu de la possession ou de la richesse matérielle et plus encore, l’attachement qu’il peut ressentir à l’égard de ces possessions, pouvant aller jusqu’à une forme de dépendance.

Aussi vieille que le monde, cette tentation est indépendante de toute théorie philosophique et relève de certains instincts ou de sensations de manque qui peuvent conduire certaines personnes plus que d’autres, en fonction de leur vécu notamment,  à l’éprouver de manière naturelle ou à en faire une obsession.

Le matérialisme, est-ce mal ?

Rares sont les humains qui peuvent affirmer ne pas du tout être matérialistes. Vivre simplement d’amour et d’eau fraîche ne peut raisonnablement être réservé qu’à un petit nombre d’individus dotés certainement d’une grande force de caractère et ayant l’aptitude à se débrouiller entièrement seuls. La plupart du temps, nous cherchons à devenir propriétaires de certains objets, si possible d’un logement, et nous travaillons puis échangeons.

C’est ce que suppose généralement la vie en société. Et une fois les biens acquis, parfois chèrement, au prix d’un travail dans certains cas harassant, il n’est pas anormal d’y être attaché et de chercher à les conserver. Et même lorsqu’on est relativement peu attaché aux choses matérielles, on convient facilement qu’un certain confort de vie permet de faciliter ses aspirations plus élevées. Il est d’ailleurs bien difficile de renier certains progrès matériels dont nous sommes bien heureux de bénéficier aujourd’hui, même s’ils demeurent fragiles par nature.

Que reprocher alors au matérialisme ?

Ce que l’on reproche au matérialisme est en réalité ses excès. C’est lorsque l’obsession matérielle a atteint, par extension, une telle dimension collective qu’elle se fait au détriment du bon sens, de la vie en commun, de l’entraide, de la fraternité, voire de soi-même.

Et lorsque certains individus sont plongés dans un certain relativisme et dans l’erreur qui consiste à croire que la richesse matérielle leur permettra d’accomplir le bonheur (l’argent ne fait pas le bonheur). On risque alors de tomber dans une société caricaturale où tout ou presque devient futile, pure illusion, où certains sont victimes d’une fantastique illusion, tandis que d’autres sont des laissés pour compte oubliés des premiers, devenus indifférents à leur sort.

Ces maux sont-ils imputables au libéralisme ?

Selon les libéraux, la richesse matérielle n’est qu’une conséquence éventuelle de la capacité de l’esprit humain à la créer. Elle n’est nullement un but en soi, si ce n’est dans l’esprit de ceux qui entendent la diaboliser (je vous engage à cliquer sur ce lien, vous ne serez pas déçus…). Elle n’est pas non plus condamnable, loin s’en faut, puisqu’il en va de la liberté de chacun de souhaiter s’enrichir ou être pourvu de nombreuses possessions, tant que cela ne nuit à personne et a été obtenu honnêtement.

Contrairement à ce que certains croient, les libéraux ne sont d’ailleurs pas des obsédés de la croissance ou de toute autre grandeur macroéconomique abstraite pas toujours suffisante à refléter les réalités individuelles. Pas plus qu’ils n’éprouvent davantage que d’autres un attrait pour l’argent, la consommation, l’abondance matérielle.

N’est-ce pas, d’ailleurs, ce cher John Maynard Keynes qui, dans ses Essais sur la monnaie et l’économie (1931), mettant en exergue l’alternative entre épargne et consommation, proclamait ceci :

 

 … Or donc, vous maîtresses de maison pleines de patriotisme, élancez-vous dans les rues demain dès la première heure et rendez-vous à ces mirifiques soldes que la publicité nous vante partout. Vous ferez de bonnes affaires, car jamais les choses n’ont été si bon marché, à un point que vous ne pouviez même rêver. Faites provision de tout un stock de linge de maison, de draps et de couvertures pour satisfaire à vos moindres besoins. Et offrez-vous, par-dessus le marché, la joie de donner plus de travail à vos compatriotes, d’ajouter à la richesse du pays en remettant en marche des activités utiles et de donner une chance et un espoir au Lancashire, au Yorkshire et à Belfast.

Non point pour moi, ici, l’objectif de m’en prendre à Keynes ou chercher à le décrédibiliser d’une quelconque manière en le citant abusivement, mais simplement de rappeler qu’il s’opposait là à ceux qui attribuent à l’épargne une fonction essentielle (loi des débouchés de Jean-Baptiste Say), autrement dit une conception au cœur des idées libérales.

Que disent réellement les libéraux ?

En outre, on ne produit d’ailleurs pas que des biens, mais aussi des services. Les libéraux (mais pas seulement) ne manquent jamais de le rappeler. L’attrait des biens matériels n’est pas une obsession libérale, pas plus que du capitalisme. Et si je me réfère à l’article « Matérialisme » de l’encyclopédie Wikibéral, voici une citation de Pascal Salin qui permet de traduire avec justesse ce que pensent les libéraux :

On reproche au libéralisme d’être matérialiste, de prôner la poursuite exclusive de la richesse aux dépens de toute autre valeur, alors qu’il n’a d’autre aspiration que de permettre l’épanouissement des êtres humains et la réalisation de leurs objectifs, spirituels, affectifs ou esthétiques autant que matériels. On lui reproche d’être sauvage alors que, fondé sur le respect intégral des autres, il exprime l’essence même de la civilisation.

On est donc loin du « matérialisme primaire » dont ils sont accusés par l’auteur du texte mis en lien plus haut, qui n’y va pas avec le dos de la cuillère lorsqu’il écrit :

Spirituellement et moralement appauvri, nourri d’un matérialisme primaire, le libéral réfute les religions, le sacré, ses principes de charité et de piété car ils seraient en totale opposition avec ses impératifs de jouissance sans borne. Obsédé par l’argent, favorisant les pratiques usuraires, estimant que tout est trop cher pour sa personne et pas assez cher pour l’autre, le libéral considère l’exploitation de l’homme par l’homme comme loi imminente de la nature. Au même titre que les carnivores ont toujours dévoré les herbivores, la société sous le joug libéral doit rester coupée en deux : une minorité de riches face à une majorité de pauvres…

L’idéologie libérale assume toutes les laideurs et encourage toutes les outrances : culte du moi trouvant sa morbidité ultime dans les excès de la chirurgie esthétique, métrosexualité, télé-réalité, prolifération des drogues et des jeux d’argent, animaux anthropomorphisés, concours du plus gros mangeur de burger, limousine géante, géomarketing… Le libéralisme se joue de la finesse, le libéralisme aime la graisse et le sucre.

Des a priori d’autant plus tristes qu’ils sont malheureusement assez largement partagés et devraient avoir la vie dure pour longtemps, vu la propension des fausses idées ou autres slogans simplificateurs à se propager durablement dans la société et la difficulté à pouvoir rétablir les vérités.

A contrario, loin de ces caricatures ridicules, ceux qui se réclament de la philosophie libérale n’aspirent, comme  tant d’autres, qu’au bonheur et à la réussite, ainsi qu’à la garantie des libertés de chacun.

Ce que décrit l’auteur ci-dessus ne relève, finalement, que du fantasme. Il établit une liste de tous les maux présumés de la société que l’on peut avoir en tête et leur accole l’étiquette « libéral ». Comme si le libéralisme dominait vraiment le monde et était responsable à lui seul de toutes les déviances humaines. Très facile, mais hélas si tristement habituel.

Comment en convaincre ?

Dès lors, il est bien sûr difficile de fournir des démonstrations suffisamment éloquentes pour ôter de la tête des accusateurs, et de tous ceux qu’ils rallient peu à peu à leurs suffrages, les idées reçues qui y sont solidement ancrées. Mais est-il bien juste de devoir le faire ?

Il faudrait, en réalité, à chaque fois qu’ils avancent une assertion, pouvoir répondre à celle-ci. Mission impossible, combat inégal. L’extrait de texte cité ci-dessus mériterait à lui seul force développement. C’est donc chaque jour à de multiples assertions comme celle-là qu’il faudrait être en mesure de répondre. Déraisonnable et absurde.

Il n’y a donc que de brèves tentatives comme le présent billet (pas celui d’un « riche ») pour tenter de faire entendre une voix et de ramener un peu à la raison. Même s’il y a peu d’illusion à se faire. Puis au débat qui suivra, je l’espère, pour tenter de l’enrichir, car je ne suis pas certain de m’être montré bien convaincant ou d’avoir su penser à tous les justes arguments. C’est ensuite histoire de patience. Encore faut-il être audible. C’est alors question de persévérance.

 

À lire : articles de la série « Ce que le libéralisme n’est pas » :

 

Article initialement publié en juin 2018.

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  • En général lorsqu’on dispose d’argent on consomme plus de biens et services. De l’extérieur cela peut donner l’impression que la personne en question est vénale. C’est simplement un jugement partiel.
    Inversement on peut avoir le même type de jugement sur la pauvreté : il est fainéant !

    • Ma jeunesse a baigné dans le Journal de Mickey, avec Donald et l’oncle Picsou.

      Donald est typiquement un fainéant et matérialiste, car il dépense sans compter et voudrais profiter de la fortune de son oncle. Picsou est un pingre : il économise chaque sou, porte des vêtements élimés et ne profite pas de son argent à part pour prendre des bains d’or. Il est beaucoup moins matérialiste et en un sens plus pauvre que son neveu fauché.

  • C’est pourquoi je prône l’utilisation du terme néolibéral, pour qualifier ce libéralisme « philosophique » et celui d’ultralibéral pour qualifier celui de la domination. Je fais ainsi la peau du terme « libéral » qui a été dévoyé par ignorance ou par ressentiment.

    • Le terme le libéral est très bien. Pourquoi « néo » et pourquoi pas « ultra » tant qu’on y est  » ? Ah zut, vous le proposez.

      Le libéralisme à toujours était une philosophie politique et du droit

      De plus, il désigne bien notre famille, où minarchistes, libéraux classiques ou autres anarcaps aiment à se disputailler.

      Ce que vous appelez la « domination » c est le capitalisme de connivence que tout bon libéral combat, ce n est pas du libéralisme.

      • Tout système humain entraîne des rapports de domination. Justement parce que le matérialisme n’est pas suffisant pour expliquer les rapports et besoins humains. (Voir pyramide de Maslow). Les différents systèmes et chapelles libérales ne font pas exception à la règle.
        La concurrence est le moyen trouvé par certains libéraux pour réguler ces rapports de domination. Mais la concurrence ne peut jamais être parfaite, des économistes tout sauf marxistes l’ont démontré : c’est une utopie, comme celle des marxistes qui croient en la perfection de l’état, les théocrates en la perfection de dieu… etc.

        • De même que le marché n’a pas à être régulé puisqu’il est la régulation, la concurrence n’a pas à être parfaite puisqu’elle n’est que le moyen de tendre vers une amélioration (et non vers la perfection, ce qui sous-entendrait qu’on serait capable de définir un modèle cible par avance). L’espèce de truc improbable dénommé « concurrence pure et parfaite » a été attribué aux libéraux par quelques socialistes pervers pour justifier de nouvelles critiques à leur encontre.

          La CPP est en réalité du Communisme Pur et Parfait, copieusement stupide. La pire des conditions de la CPP est celle de la mobilité des facteurs, qui correspond très exactement à la définition du socialisme dans la constitution soviétique (à chacun selon ses besoins). Stupide, on vous dit…

          • « Le marché n’a pas à être régulé parce qu’il est la régulation ». Le marché est régulé par la concurrence. Le marché n’est pas une religion.

          • La cpp « truc improbable ». La cpp a été une notion introduite par Léon Walras pour théoriser l’économie de marché, c’est la théorie classique de l’économie liberale, celle de l’équilibre : c’est certainement pas pour la dénoncer ni soutenir les thèses socialistes.

        • définissez ce que vous entendez par « domination. » certaines dominations sont acceptables ‘autres pas;…
          tout système humain implique de la coercition, la philosophie libéral propose qu’elle soir minimale..

    • Euh, en général, le terme « néo » est utilisé pour décrire des trucs pas forcément très sympathiques : le néo-nazi, le néo-cons…

    • Ne pas accoler le terme libéral à son antonyme, comme cela pas de confusion!

    • @ Jean Taillardat
      Le dominateur dans l’économie de marché est le consommateur. C’est lui qui décide et tue ce qui n’est pas bon pour lui. C’est dans l’économie socialiste que les entreprises monopolistiques dominent, car le consommateur est désarmé!

  • Le véritable péché matérialiste consiste, non pas à posséder des biens, mais à envier les biens d’autrui acquis légitimement (tu ne convoiteras point… aucune chose qui appartienne à ton prochain). Les matérialistes les plus enfiévrés, les plus ultras, en viennent à voler les biens d’autrui parfois directement, mais plus souvent par l’intermédiaire de la fiscalité et de la réglementation produites par l’Etat obèse.

    Fainéants, les ultra-matérialistes oublient fort opportunément les efforts qui furent nécessaires, souvent sur plusieurs générations, pour créer à partir de rien la situation matérielle à l’instant t qu’ils envient. Ils se réclament d’une injustice imaginaire conséquence de l’inégalité matérielle, alors que cette inégalité est juste. La revendication d’égalité matérielle est la perversion mensongère du principe d’égalité devant la loi. Ils pervertissent également la fraternité en exigeant d’autrui qu’il cède ses biens sous la contrainte, notamment fiscale. Ils pervertissent enfin la charité (volontaire, individuelle) en lui substituant la pseudo-solidarité socialiste (obligatoire, collectiviste).

    Les ultra-matérialistes veulent jouir du confort matériel mais refusent obstinément de contribuer à sa création par leurs efforts personnels. A l’origine de l’esclavage, on trouve les mêmes déterminants, les mêmes déviances forgées dans les flammes d’une envie dévorante. Au fond, les ultra-matérialistes sont des esclavagistes dans l’âme.

    • @ Cavaignac
      Bravo, vous avez tout à fait raison et je partage ce point de vue!

    • L’enrichissement personnel, le prêt à intérêts et l’envie (péché capital) ont été critiqués pendant 2000 ans par les chrétiens qui ne sont pas précisément des matérialistes.

    • Jesus ne serait il pas libéral ainsi que son père au vu des tables de la loi ?
      Bon, la multiplication des pains ou la pêche miraculeuse fait tache mais n’est ce pas l’un des premiers principe du commerce, appater le badaud pour qu’il défende votre cause ?

  • « L’idéologie libérale assume toutes les laideurs et encourage toutes les outrances »
    Collector cette citation. Pouvez-vous préciser d’où elle sort je n’ai pas compris ?

      • Déjà le titre; « Le libéralisme : un sida mental, un cancer sociétal « , on dirait les diatribes de JMLP. SIDA mental, vous n’avez pas honte. Vous vous abaissez à des titres racoleurs digne des zinc de bistrot.

      • Cet article vaut en effet son pesant de cacahuètes, on navigue entre l’hystérie et la folie pure. Ce gars doit avoir des troubles digestifs à la seule évocation du mot « libéral » et malheureusement pour lui sa haine trop visible et maladroitement caricaturale enlève tout intérêt à la prise en compte d’un quelconque argument. Mais quand même globalement rigolo de lire ça…

        • Le problème est que c’est un énorme tissu de mensonge qui sera lu par des adeptes (jeunes très certainement) et partagé pour de beaux slogans dans les manifs ensuite…

  • Est ce bien raisonnable de s’ acharner à défendre ce mot ne faut il pas utiliser un autre que les adversaires auront du mal à contester
    de l’ audace encore de l’ audace et un peu de génie.
    MORILLE Alain

  • La meilleure démonstration, mais les français ne parviennent pas à saisir la réalité, est que ce sont les régimes illibéraux qui cumulent en fait toutes les tares, en plus de la misère. Cuba et la Corée du nord sont les pays les plus pauvres de la planète!

  • Ben.. faut pas mentir hein… Plusieurs personnes ici ont de grandes tendances matérialistes (je les qualifie de « mécaniste ») : en effet, tout ce qui est psychologie et sociologie est souvent refusé, oublié, nié jusqu’à l’absurde.
    La seule variable de choix possible selon certain est l’argent, le pognon, l’utilité, bref, le matériel.

    • Parce que c’est de l’esbrouffe, de l’imposture, de l’escroquerie intellectuelle! Dénoncées par Bricmont et Sokal dans leur livre « L’imposture intellectuelle ». Il suffit de lire un ouvrage de ces soi-disant sciences humaines pour constater qu’on peut y dire n’importe quoi. Et certains ne se gênent pas!

      • Bonjour Virgile. Toujours dans le calme et la sérénite à ce que je vois.
        Je n’ai pas lu ce livre, mais à lire ce qu’il en est dit sur Wikipédia, cela a l’air d’une critique justifiée du postmodernisme et pas de la psychologie et sociologie.
        Si je suis d’accord sur le fait que les sciences humaines ne peuvent que rarement dégager des « lois » au sens scientifique et que la psychologie peut donner des modèles mais non des certitudes (je parlais récemment avec une tenante de la psychanalyse.. c’était pathos à tous les étages.. ben non merci), donc si je suis d’accord avec les limites qu’ont la psycho et la socio, et les limites que doivent reconnaitre leurs partisans, il est impossible de tout refuser.
        La pyramide de Maslow, grand classique, c’est pas de la physique quantique. Les théories sur le développement personnel sont à étudier, à regarder, à comprendre car elles contiennent des faits, des réalités, des schémas, des modèles, MAIS, en effet, ne contiennent pas la Vérité.
        L’attrait purement esthétique d’un objet, l’amour de l’art, l’envie d’une plus grosse voiture que le voisin malgré le prix, la jalousie, l’avarice, les troubles psychologiques/psychiatriques, etc, sont des faits que les « mécanistes » ne prennent pas en compte.
        Un acheteur de grande distribution disait « le consommateur veut une seule chose : le prix le plus bas ». C’est un exemple parfait pour montrer que c’est faux :-). Sinon les marques ne se casseraient pas la tête pour inventer de nouveaux produits (ou faire semblant), pas de nouveaux parfums (subjectivité), pas de marketing, pas d’image-marque, pas de « expérience-consommateur », pas de théatralisation blabla.
        Donc ni esbrouffe, ni imposture : parfois de l’exagération. Certains n’ont que leur champ d’étude en tête et explique tout via cette grille de lecture. Comme certaines féministes, certains gauchistes, certains (pseudo)-libéraux, etc etc,

        • Vous assimilez un acheteur de grande distribution à une « marque » dans votre raisonnement !

          Je suis d’accord que la recherche quantitative est stupide, que l’on a beaucoup à apprendre en sciences humaines, que chacun voit midi à sa porte … Mais les discours politiques se référant à des « sciences sociales » sont truffés de ce genre de syllogismes.

        • Si mon cher, lorsqu’ils dénoncent l’imposture c’est bien celle de la psychologie et sociologie, lesquelles ne sont pas des sciences puisque invérifiables. Ce qui permet de raconter n’importe quoi. On est bien revenu de l’époque où Freud était considéré comme un grand savant. en fait ses interprétation sont totalement subjectives!

          • Oui et non. C’est le souci avec les sciences sociales : elles n’ont pas toutes les caractéristiques de la science.
            Mais dire que le complexe d’Oedipe n’existe pas chez l’immense majorité des petits garçons, c’est impossible.
            Ses interprétations ne sont pas TOTALEMENT subjectives, mais le sont.
            Et ne confondez pas psychologie et psychanalyse 🙂

  • Malheureusement, le terme libéralisme est de nos jours complètement déformé et les critiques mettent dans le même panier libéralisme, capitalisme, individualisme, égoïsme, égocentrisme…
    Et malheureusement, il sera difficile voire impossible à convaincre les générations Z ou milléniales convaincus par la gretatitude ou le bucolique des assos humanitaires financés par… les riches 😉

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