Idée reçue : le libéralisme, c’est pour les riches

Loin d’être un instrument qui écrase les plus pauvres, le marché est un formidable instrument qui les aide à sortir de la pauvreté et à s’émanciper d’un pouvoir autoritaire.

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Idée reçue : le libéralisme, c’est pour les riches

Publié le 13 juin 2017
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Par Eddie Willers.

Dans la panoplie des clichés à l’encontre du libéralisme, vous pourrez trouver de façon quasi certaine le fait que le libéralisme détruit la vie des plus pauvres et qu’il n’est qu’un instrument qu’utilisent les plus riches pour maintenir leur position. Or ce que je viens de décrire correspond en réalité à la définition même du socialisme. Voyons pourquoi.

Premièrement, regardons les chiffres de la pauvreté au niveau mondial depuis 1820 :Source : Our World in Data

Depuis 1970, la pauvreté n’a eu de cesse de reculer dans le monde. Pourquoi donc ? Les deux pays les plus peuplés de l’époque, la Chine et l’Inde, étaient composés en immense majorité de populations pauvres. Ces deux pays étaient également des pays qui avaient fait le choix de mettre en application des programmes socialistes ou communistes.

Or à la fin des années 1970, la Chine fait le choix de s’ouvrir au monde et d’introduire peu à peu quelques éléments d’économie de marché. En 1991, le Premier ministre indien Rao engage aussi de nombreuses réformes pour réduire le poids de l’État et de la bureaucratie dans l’économie indienne. Résultat : en 1991 le taux de pauvreté de l’Inde était de 46 %, en 2011 celui-ci avait chuté à 21 % !

Contre la pauvreté mondiale

Ainsi les politiques laissant une part plus importante aux mécanismes de marché ont permis de réduire drastiquement la pauvreté au niveau mondial. Pourquoi cela ? Prenons le cas d’une économie où un agent décide de ce que les gens ont le droit de produire, vendre et consommer.

Il se peut que vos capacités ne vous permettent que de produire des gratins de pommes de terre. Coup de bol, nombre des habitants de votre village aiment aussi votre gratin de pommes de terre. Un restaurateur vous engage pour produire ces délicieux gratins de pommes de terre dont vous avez le secret. Vous êtes satisfaits, vous percevez un salaire en échange de la réalisation de ces gratins.

C’est alors que notre agent régulateur intervient : le salaire est trop faible, c’est indécent. Le restaurateur doit vous payez davantage ! Il oblige donc le restaurateur à vous payer plus. Malheureusement, le restaurateur estime qu’en vous payant autant il ne s’y retrouve plus car un nombre insuffisant de clients prendraient du gratin de pommes de terre et il ne couvrirait donc plus ses coûts. Résultat : vous ne percevez plus votre salaire.

Assurer votre propre survie

C’est alors que vous vous dites, tant pis je vais lancer mon activité tout seul, sans être l’employé de quelqu’un. La règle du salaire minimum ne s’appliquera plus. Néanmoins notre agent régulateur souhaite s’assurer que le gratin que vous produisez sera de qualité : il vous oblige à avoir un certain type de cuisine, à respecter des procédures strictes de lavage et épluchage de vos patates etc. Vous devez donc réaliser des investissements importants en matériel. Et par ailleurs, le suivi de ces procédures rallonge considérablement votre temps de préparation et vous oblige à modifier votre recette initiale.

Bilan : votre gratin coûte plus cher à produire et les habitants du village n’aiment plus vraiment votre nouvelle recette dictée par l’agent régulateur. L’État vous empêche donc de proposer vos services et donc d’assurer votre survie.

Le marché émancipateur des plus pauvres

Dans son livre, Le Marché, Laurence Fontaine décrit le marché comme un élément d’émancipation indispensable des populations pauvres. Elle prend l’exemple du marché de Pézenas qui au XVIIIe siècle était relativement peu réglementé et permettait à de nombreuses familles de vendre leur petite production et de compléter leurs revenus.

À l’inverse, dans le Paris des années 1790, de nombreux arrêts sont venus réglementer la salubrité de ces lieux ce qui a pour effet direct d’interdire l’accès à de nombreux marchands pauvres qui ne pouvaient se soumettre à ces règles.

En 1798, le législateur introduit la patente, un droit pour accéder au marché. Laurence Fontaine décrit alors le sort de Marie-Denise et Antoinette Toutain, condamnées pour avoir vendu leurs menues confections de vêtement sans avoir payé la patente. L’imposition de cette règle de la patente a pour effet direct d’interdire la vente de leur production à ces deux sœurs qui se retrouvent alors sans ressources et dans l’obligation de payer une amende.

Naissance du marché au Moyen-Âge

La description de l’auteure tout au long du livre fait apparaître le marché comme un réel instrument de libération des classes les plus pauvres. Au début du Moyen-Âge, les paysans et artisans étaient démunis de marché et devaient donc vendre leur production au seigneur qui lui même assurait la redistribution de la production auprès de son peuple.

Néanmoins peu à peu, les seigneurs se rendent compte qu’ils peuvent bénéficier de l’instauration d’un marché sur leurs terres : ils ont eux-mêmes accès à des produits qui ne sont pas produits sur leurs terres et peuvent collecter des taxes.

Cependant en ouvrant un marché, ils diminuent leur pouvoir vis-à-vis de leur peuple dont la survie ne dépend plus uniquement d’eux. Les paysans et artisans peuvent dorénavant vendre à une multitude de personnes qui viennent pour le marché et peuvent directement acheter ce dont ils ont besoin auprès d’eux.

Émancipation du pouvoir par le marché

Le marché leur permet donc de s’émanciper du pouvoir autoritaire du seigneur et d’acheter ce dont ils ont véritablement besoin sans l’assentiment du seigneur.

Si vous lisez entre les lignes, vous comprendrez assez vite que le seigneur du Moyen-Âge n’est personne d’autre que notre État moderne. Dans un pays où 57% de la production est d’origine publique, une immense partie de ce que nous produisons est directement acheté et redistribué par l’État. En érigeant des réglementations dans tous les sens, l’État empêche les plus pauvres de vendre leurs services ou leurs produits.

En échange, il préfère leur donner des subventions et donc les rendre dépendants de son bon vouloir. L’émancipation permise par le marché est aujourd’hui annihilée par un État qui tient ses citoyens les plus pauvres en laisse et les nourrit de croquettes au goût douteux.

Loin d’être un instrument qui écrase les plus pauvres, le marché est un formidable instrument qui les aide à sortir de la pauvreté et à s’émanciper d’un pouvoir autoritaire. Le graphique présenté au début de cet article n’en est que la plus incapable preuve.

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  • Il suffit de comparer les pays socialistes aux capitalistes. Un bon exemple est la Russie et le Japon qui était au même stade de développement en 1917.
    Ou encore Cuba, un des pays les plus avancés de l’Amérique latine quand Castro s’est emparé du pouvoir, et la Corée du sud, pauvre et dévastée par la guerre.
    Aujourd’hui le salaire moyen d’un Cubain est de 15 dollars par MOIS, l’ONU a fixé le seuil de pauvreté à 120 dollars par mois.
    La Corée du sud est devenue la 11e puissance économique mondiale avec un PIB par habitant de 35.000 dollars, où la population vit dans la prospérité, la pauvreté ayant disparu.
    Les Cubains sont plus pauvres qu’avant le socialisme.
    Les Coréens s’enrichissent un peu plus chaque jour!

  • Le libéralisme c’est d’assurer à chaque individu leurs libertés individuelles sans distinction de classe, de race, d’ethnie ou de religion.

    Le libéralisme qui servirait la défense des riches est l’ une des visions caricaturales des anti-libéraux qui s’obstinent à croire que d’être anti-socialiste c’est forcement être du côté des riches et du capitalisme.

    • @ Le nouveau
      D’accord mais le problème est toujours le même, le « vrai » libéralisme a aussi son « éthique » nécessaire pour un jeu qui fonctionne sans risque ni danger: un simple cambrioleur qui vous menace de son revolver détruit le système: bien sûr, l’état au seuls pouvoirs régaliens devrait vous aider, arrêter le cambrioleur, le juger, le condamner et le mettre en prison. Mais vous savez bien que les flics arriveront trop tard, surtout si le cambrioleur est armé et vous ne retrouverez pas vite vos biens volés!
      C’est la différence entre un libéralisme théorique et le réel où les prétendus « libéraux » s’attachent surtout à « leur propriété », même si c’était la priorité d’un autre, il y a peu, comme le seigneur féodal vendant sa défense assurée par ses hommes d’armes contre une part de leur récolte!
      Rien de neuf, sous le soleil!

    • @ Le nouveau
      Entièrement d’accord avec vous, sauf pour le dernier mot.
      Le capitalisme est l’un des fruits bénéfiques du libéralisme. Être libre, c’est avoir la libre disposition de son propre corps et des fruits de son action (travail), ce qui implique l’obligation faite à chacun de respecter la propriété des autres. C’est la lente progression des idées de liberté dans un petit nombre de pays au cours des siècles passés qui a permis l’épargne (personne n’épargne si ce qui est épargné risque à tout moment d’être saisi de force par des prédateurs), d’où l’accumulation du capital et l’avènement du capitalisme. On ne peut être libéral et anti-capitaliste. Donc, être libéral (ou anti-socialiste, ce qui revient au même si on définit correctement le socialisme), c’est forcément être du côté du capitalisme.
      Par contre, et c’est peut-être ce que vous vouliez dire, la libre disposition de son propre corps entraîne la liberté de s’engager dans n’importe quelle action qui respecte la propriété d’autrui, ce qui fait que les défenseurs du libéralisme ne sont pas forcément du côté des situations acquises. Celles-ci peuvent à tout moment être remises en question de par de nouveaux entrepreneurs. Le libéralisme est effectivement, en sus des bienfaits rappelés ici par Eddie Willers, un formidable instrument de mobilité sociale.

      •  » Entièrement d’accord avec vous, sauf pour le dernier mot.  »

        C’est effectivement vous qui avez raison. C’était un peu maladroit de ma part d’avoir rajouté ce dernier mot.

  • C’est un peu fumeux comme explication. La croissance en Chine et en Inde est due à un rattrapage, voilà tout. Parler de libéralisme dans une dictature ou l’état possède 60% de l’économie, contrôle les réseaux de communication, manipule les taux de change. Contre exemple, aux États Unis, le revenu des 40% les plus modestes stagnent depuis les réformes libérales des années 80. En Afrique et dans les ex pays soviétiques, l’absence d’état fort (fort ne veux pas dire obèse) profite surtout aux corrompus et contribue à l’instabilité politique.
    C’est d’ailleurs une logique qui dépasse le libéralisme. Quelque soit le système (théocratique, socialiste, mafieux, capitaliste…), les groupes les plus forts n’ont de cesse de prendre le pouvoir pour écraser les perdants. Le libéralisme n’échappe pas à la règle, surtout qu’il n’y en a aucune pour les en empêcher.

    • C’est un peu fumeux comme explication.
      Evidemment qu’il y avait un retard et qu’un rattrapage était possible, mais il ne vous a pas échappé que le rattrapage a justement commencé lorsqu’un peu de libéralisme a été introduit dans ces pays.

    • Tout à fait d’accord ! Aucune doctrine ne peut réellement s’affirmer pleinement, car il s’agit le plus souvent pour un pays d’une question d’ajustement aux conditions internes et externes. Et comme il n’existe pas d’humain pur et vertueux…

    • @ Tigrou666
      Questions :
      1) Comment expliquez-vous que ce miraculeux « rattrapage » ne se soit pas produit partout ? Comment expliquez-vous qu’il ne se soit produit ni dans la Chine de Mao ni dans l’Inde des Gandhi ?
      2) Dans les systèmes théocratiques, socialistes, mafieux (qui représentent tous une forme de socialisme), quelle sont les règles qui empêchent les « les groupes les plus forts de prendre le pouvoir pour écraser les perdants » ?
      Remarques :
      1) Même si vos « 60% de l’économie chinoise contrôlés par l’état » sont exacts, cela n’en fait ni un pays moins libéral, ni plus socialiste que la France mais ça en fait certainement un pays infiniment plus libéral et moins socialiste que la Chine de Mao (de 90 à 95% de l’économie contrôlée par l’état, car le socialisme intégral – 100% de l’économie au mains de l’état – n’a jamais pu être mis en œuvre nulle parce que même ses dirigeants seraient morts de faim).
      2) Il y a au moins un siècle que les USA ont cessé d’être un pays libéral (même s’ils restent globalement un peu plus libéraux que la majorité des pays européens), ce qui a été consacré par la création de la « Réserve Fédérale » ou banque centrale des USA dont l’action a abouti à la multiplication par 100 de la masse monétaire entre 1914 et 1995 ! Et ça continue ! Autant de richesses prélevées frauduleusement sur le dos de leurs propriétaires légitimes qui auraient pu s’en servir pour investir, payer des salaires de plus en plus élevés grâce à l’accumulation du capital productif consécutive, etc. Le mythe des USA « ultra libéraux » a la vie dure chez les anti-libéraux. La-bas aussi d’innombrables réglementations, taxes et impôts entravent la liberté, la formation du capital, le développement économique, et ce ne sont pas les quelques possibles timides réformes de l’ère Reagan, contrebalancées par l’augmentation des dépenses publiques, remises en cause depuis, qui y ont changé quelque chose.

  • Merci pour ces rappels de bon sens illustrés par quelques exemples bien choisis. D’une manière générale, je félicite l’auteur pour sa série « idées reçues », une de mes préférées sur Contrepoints. Car, ne l’oublions pas, ce sont les idées qui gouvernent le monde.
    Une coquille s’est glissée à la fin : « Dans un pays où 57% de la production est d’origine publique » ! Lire : « Dans un pays où la sphère publique (traduire les hommes de l’état) accapare de 60 à 70% de la richesse produite … par les autres ». La sphère publique produit peu au sens propre. Les services réels qu’elle fournit (protection, justice, assurances, transports en commun, voirie et routes) sont au mieux passables (voirie et routes), généralement médiocres (protection, assurances) ou carrément déplorables (transports en commun, justice) pour un coût faramineux. Sans approvisionnement en biens du capital dont elle a besoin (trains, bureaux, équipements informatiques, matières premières, énergie …) auprès des entreprises privées, ce serait encore pire. Comme elle n’est ni soumise à la concurrence (ce qui explique la médiocrité des services rendus) ni soumise à l’obligation d’équilibrer ses comptes (ce qui explique les coûts faramineux), ni testée sur un marché (où se rencontrent l’offre et la demande), il est impossible d’avoir la moindre idée de la valeur réelle de ce qu’elle produit (la valeur que lui attribueraient des consommateurs volontaires), donc de la proportion que ces services représentent par rapport à la richesse globale produite.

    • Je ne suis pas sûre que lorsque qu’on privatise des monopoles (autoroutes, transport ferroviaire…) on obtienne de meilleurs résultats, accessibles à tous (assurances, éducation). Ce n’est pas sûre non plus que le privé aille dans des domaines non rentables, mais du moins nécessaire (recherche fondamentale, justice, culture et patrimoine). Le problème n’est pas de cracher sur le public, mais de trouver une bonne articulation avec le privé, propre à l’histoire de chaque territoire.

      • « Ce n’est pas sûre non plus que le privé aille dans des domaines non rentables, mais du moins nécessaire (recherche fondamentale, justice, culture et patrimoine). »

        Rien ne peut être non rentable mais nécessaire. Si c’est nécessaire, les gens sont donc prêts a le payer. La définition de non rentable, c’est justement que ce n’est pas assez nécessaire pour le prix.

        La recherche fondamentale est déjà entreprise dans le privé.

        La culture est subventionnée par l’état a perte et c’est un mauvais calcul car cela revient a forcer les gens a consommer un bien qu’ils jugent eux-même pas assez nécessaire. En effet sans subvention, les gens ne seraient pas prêt a payer ce prix pour ce bien. On prélève donc leur salaire pour subventionner ce bien afin d’abaisser le prix pour qu’il devienne en adéquation avec le prix que les gens sont prêts a y mettre. C’est comme de produire une baguette de pain a 10 euros et de vous prélever 9.5 eur de votre salaire et de vous proposer la baguette a 0.5 eur, pour votre bien. Cela conduit a une erreur d’allocation, car cette baguette ne devrait jamais voir le jour, car non rentable.

        La seule logique a tout ça est de pouvoir consommer un bien tout en le faisant payer par d’autres.
        La culture ne devrait pas être subventionnée, c’est une énorme erreur d’allocation. Elle doit juste exister par elle-même, a la juste valeur de ce que les gens sont prêts a payer, rien de plus.
        S’il devait exister de l’argent publique, ça n’est certainement pas dans le cinéma ou autre qu’il doit exister.

        • Ouais pas toujours aussi évident : Hitler à construit un réseau autoroutier unique au monde à l’époque qui ne servait pas à grand monde dans un premier temps. Il s’avère qu’avec le temps ce réseau constitue une force du tissu économique de l’Allemagne.

          • La construction de ces autoroutes a mobilisé un très grand nombre de travailleurs et de biens du capital qui auraient pu être employés à servir des besoins jugés plus urgents par les autres travailleurs-consommateurs allemands de l’époque. Ils ont d’ailleurs du être quasiment intégralement reconstruits après la guerre en Allemagne de l’Ouest, et, sans entretien, ils étaient dans un état pitoyable en Allemagne de l’Est avant la réunification.

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