Nucléaire : pourquoi vouloir tuer la poule aux œufs d’or ?

L’énergie nucléaire pourra produire l'électricité propre, bon marché, décarbonée et abondante nécessaire aux Français dans les décennies à venir.
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Nucléaire : pourquoi vouloir tuer la poule aux œufs d’or ?

Publié le 6 mai 2019
- A +

Par Michel Gay.

Le programme électronucléaire français continue de susciter une vigoureuse opposition dans une frange de la population. Les accidents de Tchernobyl (1986) puis de Fukushima (2011) sont devenus les références incontournables des opposants au nucléaire civil, tandis que le moindre incident est exploité sans commune mesure avec la réalité.

Pourtant, la volonté politique de réduire les émissions de gaz à effet de serre pour limiter l’évolution du climat a ajouté une légitimité écologique à la production nucléaire d’électricité qui n’en émet pas… et qui est pilotable.

Il y a quelques décennies, l’électricité d’origine nucléaire bénéficiait du prestige attaché aux conquêtes de la science et de la technique. Elle jalonnait une nouvelle victoire de l’intelligence humaine dans la compréhension et l’utilisation des lois de la nature.

Autres temps autres mœurs ?

Aujourd’hui, ce tableau idyllique s’est inversé pour une partie de la population. L’énergie nucléaire est parfois synonyme de pollution radioactive et de risque de catastrophes majeures. Ses déchets s’accumuleraient sans solution de gestion et feraient peser une menace sur les générations futures.

Désormais le développement des centrales nucléaires inquiète une partie de la population, parfois de manière irrationnelle parce que dans les débats médiatiques, les données techniques sont tronquées ou fausses et attisent le conflit passionnel au lieu d’informer. Ces échanges biaisés suscitent souvent des arguments à l’emporte-pièce. Il en résulte un dialogue de sourds où les positions sont figées à l’avance. Les reportages qui s’apparentent souvent à une propagande contre le nucléaire et en faveur des énergies renouvelables, jouent sur l’émotion et même l’effroi.

Naguère célébrés comme des bienfaiteurs, les techniciens du nucléaire se voient dorénavant soupçonnés des pires intentions. S’ils ne parlent pas de leur travail, c’est qu’ils veulent cacher la vérité. S’ils l’exposent dans des publications accessibles à tous ou à l’école, c’est qu’ils cherchent à tromper le public et à défendre leur « pré-carré ».

Le citoyen demande : « Pouvez-vous nous garantir que telle installation ne présente aucun risque ? »

Le risque zéro n’existant pas, rechercher cet objectif, c’est se condamner à l’inaction. Et c’est bien ce que veulent les opposants au nucléaire !

Sortir de chez soi et traverser la rue, c’est accepter le risque d’être renversé par une voiture. L’appréciation d’un risque est liée à la probabilité d’occurrence d’un accident et à la gravité des conséquences possibles.

Pourquoi tant d’irrationalité ?

Le péché originel de l’atome, Hiroshima, est souvent invoqué, comme cause première de cette peur. Mais cet événement est pourtant antérieur à l’euphorie qui a accueilli les premiers réacteurs nucléaires. Le doute et la contestation ne se sont développés qu’ensuite.

Pour les bataillons antinucléaires, Tchernobyl et Fukushima fournissent aujourd’hui de biens meilleurs arguments pour alimenter la contestation antinucléaire.

Les mouvements antinucléaires concentrent leur agressivité sur les centrales productrices d’électricité, et donc de richesses matérielles et sociales pour la population. Saper l’un des principaux moteurs de la production et du confort des sociétés industrielles semble être une motivation des mouvements altermondialistes, anticapitalistes et des… verts. La lutte contre le programme nucléaire est devenue une lutte contre une forme de société pour des écologistes anti-nucléaires appelés Verts par simplicité de langage, et aussi pour les différencier des écologistes pro-nucléaires qui aiment simplement la nature sans pour autant être opposés au nucléaire.

Le chapeau trop large de l’écologie

L’écologie a un trop grand chapeau qui recouvre un fourre-tout. Le courant multiforme qui s’est approprié le mot écologie s’alimente de toutes les frustrations et de toutes les souffrances. D’où la facilité avec laquelle, dans une ambiance de malaise, il entre en résonance avec les lieux communs du sous-développement culturel scientifique.

« Les deux tiers de la chaleur produite par une centrale nucléaire partent dans la nature », alors que cette émission n’a aucun effet sur la nature et que les centrales nucléaires n’émettent pas de CO2.

« Ils nous empoisonnent avec leur industrie chimique ou nucléaire » etc.

Ces slogans sont amplifiés par les médias prêts à exploiter le catastrophisme qui capte l’audience et augmente les parts de marché.

Les Verts cherchent à provoquer un référendum sur le nucléaire car ils y voient la condition d’un choix démocratique par la connaissance. Mais cette connaissance, même superficielle, demande des mois d’apprentissage. Qui a le temps de le faire ? À moins de se passionner pour le sujet pendant ses vacances ou d’avoir beaucoup de temps libre, cette acquisition restera un vœu pieux pour la grande majorité du public.

Il existe une autre voie parfaitement démocratique. Elle consiste à déléguer ces choix aux élus de la République dont le rôle est aussi de prendre des décisions au nom du peuple et de la nation. C’est un choix technique et social qui peut être assumé par des hommes politiques, comme l’ont fait Charles de Gaulle et Pierre Messmer.

Les « énergies renouvelables »

Les énergies dites renouvelables telles que le vent (énergie éolienne), la mer (marées ou vagues), la chaleur souterraine (géothermie), le soleil (photovoltaïque) et ses dérivés (biomasse), sont présentées par leurs thuriféraires comme une planche de salut contre le nucléaire.

Ces énergies aléatoires et souvent intermittentes sont utilisées depuis des siècles et ont été abandonnées au profit de sources nouvelles pilotables que furent la houille, le pétrole et le gaz.

Car les énergies dites renouvelables, hors hydro-électricité, constituent un miroir aux alouettes.

De toutes les qualités prêtées souvent trop vite aux énergies renouvelables, la plus fallacieuse est la gratuité.

Le soleil, le vent, l’eau chaude en sous-sol, les marées, tout cela serait offert généreusement par la nature, voire par Mère Nature. Il suffirait de puiser dans le trésor toujours renouvelé.

Encore faut-il capter cette énergie avec un matériel approprié, lequel n’est pas gratuit : éoliennes, foreuses, miroirs paraboliques, panneaux photovoltaïques… généralement fabriqués à l’étranger.

Parler d’énergie gratuite fondée sur une mystique néo-rousseauiste n’a donc pas de sens. Le charbon et le pétrole sont tout aussi gratuits, puisqu’ils existent sans avoir à les fabriquer. C’est l’extraction, le transport, la transformation des produits, les taxes… pour aboutir à produire une énergie utile qui coûtent chers. En aucun cas, l’énergie n’est donnée en cadeau.

Pour résoudre les problèmes, certains Verts au regard candide et se posant en défenseurs de la planète proposent de faire baisser drastiquement la consommation mondiale d’énergie au niveau où elle se trouvait il y a plusieurs décennies. Il faut une superbe indifférence à la démographie et à l’économie pour ignorer qu’un tel retour en arrière, à supposer qu’il soit accepté, entraînerait une chute brutale du niveau de vie avec de dramatiques effets sociaux et humains.

L’efficacité énergétique et les économies d’énergies sont souhaitables et utiles mais elles ne peuvent que limiter la progression de la hausse de la consommation d’énergie.

Nucléaire VS retour à la nature ?

Certains Verts cultivent le fantasme d’un âge d’or préindustriel. Ils veulent renoncer à la civilisation industrielle, ou l’entraver, pour retourner vers la nature. Mais cet âge idyllique n’a jamais existé. Même l’Europe du grand siècle était celle des famines et des épidémies. Que dire aujourd’hui de ces pays du tiers-monde où des millions d’humains meurent de faim et de maladies. Ils font pourtant de l’écologie sans le savoir car leur empreinte carbone est faible…

Parmi les causes qui peuvent concourir à une nouvelle déflagration mondiale figurent la compétition pour les sources d’approvisionnement énergétiques et le déséquilibre croissant entre les nations industrielles riches et celles qui s’enfoncent dans la misère. L’avenir énergétique doit prendre ces faits en considération mais les croisades antinucléaires les ignorent.

Ce problème de société ne peut pas se résoudre en se complaisant dans l’idéologie et l’irrationnel.

Les déchets radioactifs

L’élimination des déchets à haute activité fait l’objet de plusieurs propositions de solutions qui ne mettront aucunement en danger les générations futures.

Pour le moment, il n’y a pas d’urgence à trancher et le stockage provisoire actuel peut durer encore plusieurs dizaines d’années, ce qui a pour avantage de diminuer la température des fûts d’acier et donc le volume nécessaire du stockage.

L’idéal serait leur destruction. Cette idée n’est pas chimérique. Certains éléments à longue période peuvent être transformés par irradiation en éléments à vie brève qui ne laissent qu’un produit non radioactif. Déjà certains types de réacteurs, en particulier les surgénérateurs, pourraient jouer ce rôle d’incinérateurs de déchets radioactifs.

Actuellement, les modes provisoires de stockage ne grèvent aucune des solutions envisageables dans l’avenir. Chaque année environ 60 tonnes de déchets de combustion (produits de fission et actinides) sont extraits pour les 58 réacteurs en fonctionnement en France. Ces « cendres nucléaires » représentent seulement un gramme par Français et par an pour produire 75 % de leur électricité…

Ils sont ensuite incorporés à une pâte de verre coulée dans des fûts d’acier entreposés dans des fosses bétonnées. La chaleur engendrée par la radioactivité est évacuée par convection ou ventilation pendant quelques dizaines d’années. Ensuite, la radioactivité ayant suffisamment diminué, le stockage définitif sera entrepris.

Après conditionnement à l’usine de la Hague, il reste annuellement 320 m3 seulement de ces fûts d’acier. Les déchets nucléaires de haute et moyenne activité à vie longue conditionnés et en attente de stockage géologique définitif représentent donc 0,5 centilitre par an et par Français.

Le développement du nucléaire n’est peut-être pas la seule issue qui s’offre à notre civilisation, mais un débat rationnel doit être débarrassé des mythes.

Or, l’image qui fait des centrales nucléaires des antichambres de l’enfer est un mythe.

Nucléaire et accidents

Un réacteur nucléaire ne peut pas exploser comme une bombe atomique. Un emballement accidentel de la fission ou un défaut de refroidissement pourrait, par élévation excessive de la température, entraîner des destructions avec libération de matières radioactives. C’est ce qui s’est passé à Tchernobyl et Fukushima.

Tchernobyl a provoqué moins de 100 morts.

Quant à Fukushima, deux rapports (UNSCEAR/ONU et OMS) publiés en 2013 et passés inaperçus, ont conclu que Fukushima ne ferait aucune victime par irradiations.

Le tsunami, lui, a fait 20 000 morts et des dégâts considérables. Mais la centrale nucléaire de Fukushima n’y est pour rien.

Si des associations antinucléaires bien intentionnées « célèbrent l’anniversaire » de Fukushima chaque année en amalgamant les victimes du tsunami et l’accident de la centrale (qui n’a pas provoqué de décès par irradiation), aucune n’a fait état de ces deux rapports.

Le besoin d’une énergie pilotable, non carbonée et massive

Le refus de l’électronucléaire est voué à l’échec à long terme, mais il peut provoquer des dégâts importants à court et moyen terme pour une nation moderne et sa population. Les exemples sont sous nos yeux.

L’Espagne est en pleine déconfiture énergétique avec ses éoliennes.

L’Italie qui a refusé le nucléaire sans avoir de ressources énergétiques sur son sol, importe son électricité de France, d’Allemagne et d’Autriche, en grande partie via la Suisse.

Dans la plupart des États européens ainsi qu’au Japon, en Chine, en Inde, en Russie et dans plusieurs autres pays, la pression de la nécessité emportera toutes les résistances, quelle que soit la couleur politique des dirigeants.

Le cas de l’Allemagne est particulier. Ce pays se repose sur le charbon (lignite) de son sous-sol et sur l’importation de gaz russe qui fournissent (à eux deux) 60 % de l’électricité. Et ce pourcentage va augmenter car 20 % de l’électricité allemande provient toujours des réacteurs nucléaires…

La civilisation industrielle connaîtra une phase électronucléaire comme elle a traversé des phases charbon et pétrole. Certains peuvent s’opposer à cette mutation au nom d’une mystique néo-rousseauiste. D’autres peuvent agir pour préserver l’intérêt collectif sans faire miroiter de solutions miracles.

D’un point de vue écologique, la combustion du charbon et des hydrocarbures engendre une nuisance déjà bien réelle : la diffusion de particules fines nocives et l’augmentation de la teneur de l’atmosphère en gaz carbonique.

Seul le recours à des sources d’énergies non carbonées peut limiter ce processus.

Quelles sources d’énergies utiliser ?

Des recherches de laboratoires tentent d’augmenter le rendement pour produire des panneaux photovoltaïques à un coût accessible et surtout pour trouver le moyen de stocker massivement et à faible coût l’énergie produite par le vent et le soleil, ce qui est encore loin d’être le cas. Sauf pour les STEP (Station de Transfert d’Énergie par Pompage) dont les sites sont quasiment saturés en France. Des STEM (Station de Transfert d’Energie Marine) sont à l’étude mais si l’idée est séduisante, les réalités physiques et économiques sont plus contraignantes.

Le stockage massif correspondant aux besoins d’une nation n’interviendra pas avant quelques décennies… ou jamais.

La géothermie, les marées, la houle ? Ces énergies constitueront un appoint coûteux qui restera marginal.

Alors, le nucléaire ?

 C’est la seule source d’énergie massive et pilotable offerte « ici et maintenant ». C’est la solution de l’avenir avec des réserves connues de plusieurs siècles.

Les actuels réacteurs consomment moins du centième de l’uranium naturel acheté (0,7 % avec un recyclage partiel). Le reste n’est pas encore utilisé, à part la petite quantité de plutonium (engendré dans le réacteur) récupérable à condition de retraiter le combustible irradié.

Avec les programmes actuels de développement de centrales nucléaires, les réserves utilisables de minerai d’uranium seront donc épuisées dans un peu plus d’un siècle.

À moins que…

À moins qu’aux réacteurs actuels succèdent les surgénérateurs pour lesquels 100 % de l’uranium naturel (composé à 99,3 % d’uranium 238 non fissile) ou du thorium devient un « combustible nucléaire ». La durée des réserves d’uranium naturel est soudain multipliée par un facteur proche de 100.

Mais ce type de réacteurs cristallise la contestation des antinucléaires car pour eux tout doit être durable, sauf le nucléaire.

En effet, avec ce type de réacteurs surgénérateurs, le nucléaire devient durable puisque les réserves mondiales d’uranium et de thorium connues à ce jour permettraient d’alimenter plus de dix fois le parc mondial actuel pendant plusieurs milliers d’années.

En France, le stock de 300 000 tonnes d’uranium dit appauvri (encore moins radioactif que l’uranium naturel qui n’est pas dangereux) restant après la fabrication du combustible nucléaire est aujourd’hui précieusement conservé sur notre sol. Il permettrait d’alimenter ce type de réacteur de quatrième génération pendant 3000 ans (trois mille ans !)….

Si les surgénérateurs de la quatrième génération démarraient vers 2050, il y aurait alors 5000 ans de réserve de combustible nucléaire déjà sur le sol français. Ce stock stratégique permettrait de fournir toute l’électricité dont la France aura besoin, sans avoir à importer du combustible.

Ces surgénérateurs serviraient aussi à contenir et à éliminer le plutonium créé dans les réacteurs.

Afin que nos enfants ne nous accusent d’incurie, il faudrait être prudent avant de tuer la poule aux œufs d’or que constituent les centrales nucléaires, et de crier haro sur les surgénérateurs !

Les sources d’énergies abondantes et bon marché que sont le charbon, le pétrole et le gaz ont été à l’origine du développement de nos civilisations modernes et en sont aujourd’hui le moteur.

L’énergie nucléaire pourra produire l’électricité propre, bon marché, décarbonée et abondante nécessaire aux Français dans les décennies à venir pour succéder au moins partiellement aux énergies carbonées, pour le bien et la grandeur de la France.

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  • On peut supposer que jadis les fournisseurs d’attelages ont diabolisé la voiture automobile…donc rien de nouveau.
    Quant a la poule aux oeufs d’or ,les futurs epr anglais sont des poules en or avec oeufs en carton mais c’est sans importance dans un mixe energetique destine uniquement a consommer de l’ impot a destination des banquiers..et fournir de l’électricité pour eclairer les chateaux de la famille royale et faire briller les joyaux de la courone

  • Grand plaidoyé.

  • Si on avait écouté les ingénieurs de Fukushima au lieu des financiers et leurs associés politiques, le tsunami n’y aurait fait aucun dégât.
    La sécurité suppose d’abord d’instiller un peu de compétence dans les processus de décision.

    • Ca n’aurait rien changé. L’absence de dégâts sur le terrain n’empêche en rien les dégâts médiatiques, c’est la grande leçon de Fukushima.

  • claude henry de chasne
    6 mai 2019 at 9 h 49 min

    le nuke SERA l’énergie de demain .. c’est très clair..mais va falloir punir les constructeurs de l’EPR a 10 milliards

    • Pas d’accord le nuke n’a aucun avenir tant qu’il est entre les mains de l’etat directement ou indirectement. Tout va peter un jour a cause des renouvelables et ce jour la le nuke aura sa chance mais pas avant..derniere lubby de l’ue depenser 7 milliards dans une usine d’accus ,derniere tentative pour sauver l’europe de la penurie energetique.

      • réactitude, en quoi des usines de batteries peuvent-elles sauver l’Euope de la pénurie énergétique? En permettant de stocker l’électricité des éoliennes et des panneaux solaires? Dramatiquement insuffisant, et ruineux!

        • claude henry de chasne
          6 mai 2019 at 12 h 15 min

          bmd non ce serait pour les voitures Electrique, ceci dit les composants des batteries sont en chine

      • claude henry de chasne
        6 mai 2019 at 12 h 14 min

        non , le nuke comme source d’energie c’est l’avenir.. si c’est l’etat qui gère çà sera plus cher , voila tout

        • Oui mais si c’est plus cher des solutions alternatives emergeront.
          La voiture electrique sera de toute facon un fiasco industriel puisqu’on a decide la’suppression de la voiture individuelle…les gens finierons par ne plus se deplacer du tout hors c’est la mobilite qui est un facteur de croissance.
          Construire des centrales nucleaire dans un tel environnement économique est impossible.

  • Hier, autour de 100 km/h de mistral. Je descends du village de St Remèze vers la vallée où on a une magnifique vue sur cette vallée du Rhône enlaidie par des champs d’éoliennes. Qu’à cela ne tienne, cette laideur doit être compensée par ces dizaines d’éoliennes tournant à plein régime… Eh bien, non … AUCUNE n’est en fonction, elles sont toutes arrêtées !!
    Pas de vent, ça ne marche pas. Trop de vent, ça ne marche pas non plus… ça devient compliqué…
    La centrale atomique n’est pas forcément très belle non plus mais au moins elle fonctionne, elle…

    • Quand ça souffle naturellement, pas besoin de ventilateurs géants, ça donnerait mauvaise image 🙂

    • claude henry de chasne
      6 mai 2019 at 12 h 16 min

      exxcellent

    • Elles n’ont pas besoin de tourner pour rapporter du ble d’ailleurs je ne les ai jamais vu tourner , sans doute qu’elles sont factices et sont la pour faire de la pub !

  • Finalement l’ânerie du RCA venu du CO2 devrait avoir pour conséquence de renforcer le nucléaire. Ce le serait si l’on était logique et cohérent. Deux adjectifs que nos dirigeants, sans compter tous ces écolos-gauchistes, ne connaissent pas. Seule la Chine semble l’avoir compris.

    • Il faut aussi d’urgence interdire le chauffage au gaz et passer au tout électrique. Les vendeurs de chaudières gaz (même à condensation) sont des criminels !

      • Et si on laisser simplement les gens choisir? Pour ma part, je n’ai jamais eu de facture aussi faible qu’avec le gaz (chauffage et cuisine).

    • Les Chinois sont même sur la surgénération. Ils vont avoir une belle avance.

      • Marius Sonpeneu
        7 mai 2019 at 8 h 55 min

        Grand classique par chez nous…
        Dès qu’on sait faire quelque chose, on le sous-traite ailleurs, donc on n’aura plus qu’à leur acheter tout prêt…
        Elle est pas belle la vie ? 🙂

  • Autre avantage des surgénérateurs souligné dans l’article: les réacteurs de génération IV , du type surgénérateurs-incinérateurs, seront capables de casser les déchets à vie longue. En contrepartie les opérations de retraitement et de fabrication des combustibles seront plus complexes mais techniquement faisables (car plus dosantes pour les opérateurs que dans les installations actuelles) et il restera toujours quelques déchets résiduels à stocker en couche géologique profonde.

  • Criez le haut et fort afin que l’on vous entende. Je sais, ce n’est pas facile mais il faut le faire aussi souvent que possible. C’est ce que je tente régulièrement et inlassablement.

  • « Les accidents de Tchernobyl (1986) puis de Fukushima (2011) sont devenus les références incontournables des opposants au nucléaire civil »

    Soyons clair : si ce que les climatologues de l’apocalypse nous promettent est à moitié exact : montée des eaux détruisant New-York, fonte du permafrost, réfugiés climatiques, famines, etc … Alors on peut se payer un bon millier de Tchernobyl pour prévenir le réchauffement.

    Sinon, il faut d’urgence interner les prophètes de l’apocalypse.

    • L’apocalypse est a la portee de nos ecolos mais je me demande comment ils feront ensuite pour vivre de leur travail apres la mort de ces salauds de capitalistes pollueurs et tueurs de petits oiseaux !

  • « Les Verts cherchent à provoquer un référendum sur le nucléaire car ils y voient la condition d’un choix démocratique par la connaissance. … À moins de se passionner pour le sujet pendant ses vacances ou d’avoir beaucoup de temps libre, cette acquisition restera un vœu pieux pour la grande majorité du public… Le choix est aux élus… »

    Faux. Il y eut récemment un référendum pour l’aéroport de NDDL. Réunions et discussions ont eu lieu. Et le résultat a été en faveur de l’aéroport. Mais qu’ont décidé les « élus de la république » ? L’abandon.
    https://www.huffingtonpost.fr/2017/12/14/notre-dame-des-landes-le-referendum-de-2016-est-enterre-par-le-gouvernement_a_23306960/

    La question n’est pas technique ou procédurière. Il s’agit simplement que tous les gens prennent leur responsabilité sur leur avenir, et pas leurs voisins. Il est anormal qu’un petit lobby choisissent entre 2 risques pour moi !

  • Il est finalement assez simple de déterminer si un article ou un commentaire dans un débat s’appuie sur des bases solides. Plus il contient d’invectives vers le camp d’en face, et moins il est crédible et appuyer sur des faits.

  • Je suis étonné que l’auteur de cet article ne cite pas TMI qui a été accidenté en décembre 1979. Pas plus que super phénix (surgénérateur) honteusement mis à l’arrêt pas une « sinistre de l’escrologie » par pur dogme politique!

  • Bien d’accord. Ce pourquoi, je suis pour conserver 60 % du parc nucléaire (et non 50 comme Macron), 220 mille emplois, un de nos fleurons d’expertise et énormes recettes à l’exportation pour le pays.

    Les écologistes dérapent dans le fanatisme, c’est complètement surréaliste de penser que seuls l’éolienne et le photovoltaïque vont faire fonctionner les industries françaises et produire l’électricité pour 68 millions de personnes.
    Le problème n’est pas seulement les manifestations en face des centrales, mais que les activistes traquent sans cesse les employés qui y travaillent et leur foutent le moral par terre en les culpabilisant.
    La presse de gauche enfonce le clou. Le Monde publiait il y a encore quelques jours «Le nucléaire produit des déchets qui resteront radioactifs des millénaires»….
    Je suis au contraire pour financer plus de recherche sur le nucléaire, retraitement et sécurisation. La France travaille avec quelques pays sur les réacteurs de 3ème génération qui produiront déjà plus d’énergie et moins de déchets. La tendance de réduction s’en va dans ce sens. Car pour le moment on n’a pas encore trouvé la solution pour retraiter les déchets eux-mêmes de façon conséquente, seulement 1%.

    Le problème est là, l’on doit donc investir dans la recherche plutôt que de condamner cette énergie propre. On peut se demander si la reprise des missions ver la Lune n’a pas pour objet l’enfouissement de ces déchets. Les américains avaient eu aussi cette idée folle de les envoyer carrément dans l’espace, heureusement abandonnée pour le moment.

    Cela dit, pour les déchets de consommation, et on parle de 868 millions de tonnes annuelles, seulement 37 % sont recyclés. En France, on est à la traîne. Les écolos feraient mieux de s’occuper des questions urgentes qu’ils peuvent résoudre. C’est sans compter nos déchets informatiques (ordis, tv, cells, etc.) envoyés en Thaïlande, laquelle comme la Chine va les refuser. Du fait de la perte de la Chine, les villes américaines croulent sous les ordures, le problème arrive chez nous. L’Asie se ferme, les pays occidentaux vont envoyer où ces ordures, en Afrique?

    Donc on ferait déjà mieux d’investir et de se concentrer sur le traitement plus efficace de ces tonnes de déchets auxquels contribuent comme tout le monde nos écolos. Et foutre la paix à l’énergie nucléaire.

    • Marius Sonpeneu
      7 mai 2019 at 8 h 53 min

      Moi , je n’y suis pour rien.
      Tout ça, c’est la faute des autres.
      C’est à eux de changer
      🙂

    • Mais qu’est ce que l’économie face à la sécurité et à la santé ?

      Question politique, je ne suis ni écolo, ni de gauche, loin de là. Il n’empêche que le nucléaire est toxique, malsain : personne ne peut dire le contraire. Et de plus, les maison écologiques consomment beaucoup moins qu’une maison normale, celà a été prouvé. Question énergie, je suis sûr que l’on peut faire des économies : un stage à l’armée ça aide crois moi ;). Chacun peut diviser sa note avec de la volonté, et faire attention à sa consommation.

      Certes, si la presse « enfonce le clou », il n’empêche que ces déchets sont là, c’est un problème que l’on repousse, et qui va retomber sur les générations futures.

      Nope, il faut financer la technologie et les énergies renouvelables, pas le nucléaire qui doit apparenir au passé. C’est une énergie trop facile, mais archaïque.

      Et pour les déchets de consommation, tu as raison, mais ce n’est pas une raison pour repousser le problème. Il faut avancer d’un côté comme de l’autre.

      Foutre la paix à l’énergie nucléaire nous retombera dessus plus tard. Et si une catastrophe arrive, ce ne sera pas toi qui inteviendra avec tes gros bras, mais les pompiers, forces de l’ordre, ouvriers… C’est facile de juger à froid et assis confortablement devant sa télé; on ne voit que la face agréable de la chose.

      Bonne soirée

      • Nous n’avons pas les mêmes sens de la priorité; l’énergie ne sert pas seulement à regarder la télé, ou à combler d’autres caprices, mais à sauver des vies comme dans les hôpitaux.

        Et à quel moment ai-je envisagé de remplacer le nucléaire par le charbon, pétrole et les sources d’énergies que tu dictes ? Je ne suis pas pour ces dernières. Concernant les victimes du nucléaire, je vous renvoie sur le livre « the crime of CHERNOBYL », écrit par à base de témoignages, et si vous n’aimez pas lire, https://www.youtube.com/watch?v=LnEQHbtQoUM.

        De même, j’espère que vous avez vu le reportage d’Arte sur le mensonge de la sécurité nucléaire : https://www.youtube.com/watch?v=STjGOGkMz4k :à regarder.

        L’énergie renouvelable est à exploiter, ou du moins nous devons investir, parce que nous sommes en retard dans un domaine qui pourrai être rentable (dans tous les sens du terme). Si l’on y met de la volonté, on peut y arriver, mais nous n’avons pas tous la même volonté ou la même force morale… Beaucoup préfère la facilité n’est-ce pas ? On peut améliorer l’énergie solaire et l’énergie éolienne (devenue archaïque quand on en constate les défauts).

  • « Tchernobyl a provoqué moins de 100 morts. »

    J’espère pour toi que c’est une blague, en tout cas je ne pense pas que l’on puisse rigoler avec ça. Même un enfant de 10 ans sait l’empleur de la catastrophie de Tchernobyl.

    100 morts ? Parmi tous les pompiers et les « liquidateurs » ? Parmi toutes les victimes de cancer dans le monde ? (va dire ça à mon ami d’enfance dont le père était atteint)

    Mais d’où viennent tes sources ? Ah oui, d’articles pronucléaires, waouuh quelle solidité !!! Tu insultes tous les sacrifiés que l’URSS a envoyé sur place. Et si une catastrophe arrive, tu seras le premier a prendre l’avion pour fuir.

    Comment peut-on être aussi ignorant ? Honnêtement, j’ai pas entendu de bêtises comme celle-là depuis quelques années.
    Mes élèves de 5e sont bien plus compétents que toi, désolé mais
    c’est un fait.

    Sur ce, j’espère que tu arrêteras d’aller sur internet pour trouver
    des « sources ». Va en bibliothèque pour ça, c’est la base.

  • Mieux vaut éviter de parler de gaz à effet de serre. Car enfin, c’est quoi un gaz à effet de serre ? il y en a une trentaine de définitions, toutes différentes. De plus, dans une serre, les échanges de chaleur se font par convection, très peu par radiation. Le modèle du GIEC étant radiatif, il n’a rien à voir avec une serre.
    Quelques précisions utiles Taux de CO2 dans l’air : 0,04% dont 6% environ de CO2 anthropique. Le CO2 n’a que 2 fenêtres étroites d’absorption/émission, ce qui n’est pas le cas de la vapeur d’eau, dont le taux dans l’air est de 1 à 5%. En outre, un gaz émissif dans l’air, plus froid que la surface, ne peut le réchauffer (seconde loi de la thermodynamique).

  • « la combustion du charbon et des hydrocarbures engendre une nuisance déjà bien réelle : la diffusion de particules fines nocives et l’augmentation de la teneur de l’atmosphère en gaz carbonique ». Cette phrase est maladroite. Elle fait croire que le CO2 est une nuisance, un polluant, et c’est justement ce que les Verts intégristes et la Sainte Eglise Réchauffiste veulent nous faire croire, en oubliant qu’il est gaz de la Vie sur Terre. Sans lui, pas de photosynthèse, pas d’oxygène, pas de Vie sur notre planète. Son taux a augmenté en 130 ans, de 0,03% à 0,04% (de 280 ppm à 410 ppm) et la végétation et les cultures en profitent. Le taux actuel étant faible au regard des 600 derniers millions d’années, dont la moyenne fut de 2000 ppm, son augmentation est bénéfique et l’on ne peut que se réjouir que le taux de CO2 dans l’air continue à monter (du reste, dans les serres, on injecte du CO2 pour avoir 1200 ppm et les cultures en profitent).

  • Splendide plaidoyer, juste et objectif, avec une conclusion imparable : l’énergie nucléaire est la seule issue pour le développement de l’humanité et la préservation de la planète.
    Il lui manque juste un élément de prospective, certes en core un peu lointaine : le passage d’une énergie nucléaire obtenue par fusion et non par fission. Quand cette filière sera industrielle (dans un ou deux siècles ?) on disposera d’une énergie encore plus propre (pratiquement aucun déchet radioactif) et inépuisable (l’hydrogène, combustible utilisé, est l’élément naturel le plus répandu dans la nature).

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