40 ans de choix pourris

Cela fait 40 ans qu'on a fait le choix de la bureaucratie, du socialisme et du tout Etat. Et maintenant, il va falloir payer et l'addition sera salée.
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Bâtiment de la sécurité sociale à Rennes (Crédits 01.camille, image libre de droits)

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40 ans de choix pourris

Publié le 29 mai 2020
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par h16

Reconnaissons à Macron et à toute sa fine équipe un certain talent pour la dramaturgie : en transformant un problème essentiellement logistique (éviter un potentiel débordement des urgences hospitalières) en crise sanitaire puis en crise économique d’ampleur biblique, l’actuel locataire de l’Élysée a, vraiment sans le vouloir, posé sur la table des questions que peu, dans ce pays, veulent voir abordées.

La première de ces questions est évidente. Elle est maintenant sur beaucoup de lèvres et sera d’autant plus difficile à escamoter que la situation économique se dégrade maintenant de jour en jour :

Où part le pognon ?

Eh oui : si l’on peut admettre que, de nos jours, pour plus de 1000 milliards d’euros de prélèvements par an, on a un système de santé poussif, des soignants mal payés et des technologies dépassées, il n’en reste pas moins que du côté du payeur, la question revient, lancinante. Or, la pandémie a permis d’illustrer de façon assez criante les choix effectués.

Ainsi, les systèmes de santé d’un côté et de l’autre du Rhin donnent un bon aperçu des stratégies choisies par les deux États européens. L’un comme l’autre y consacrent à peu près la même proportion de leurs revenus (autour de 11,5 % du PIB) mais les résultats sont quelque peu différents : du côté germanique, l’organisation fait la part belle à la subsidiarité et au secteur privé (plus de 90 % des chefs d’établissements hospitaliers sont des entrepreneurs), pendant que le côté français a choisi l’organisation centralisée, jacobinisme oblige, dans lequel l’hôpital est dirigé par un fonctionnaire. Le personnel administratif représente moins d’un quart (24 %) des effectifs en Allemagne, là où plus d’un tiers (35 %) se bouscule en France pour tamponner des petits papiers indispensables à la survie des malades.

Au bilan, le contraste des efficacités constatées entre les deux systèmes n’est pas flatteur pour la France : même sans regarder le nombre de morts Covid-19 rapportés à la population, qui met clairement la France dans les pays les plus touchés, force est de constater que l’Allemagne dépense finalement moins que nous pour plus de lits de soins intensifs (6,02 pour mille habitants) contre 3,09 en France. Un autre indicateur comme celui des appareils IRM par million d’habitants confirme ce dont on se doutait franchement : on prélève beaucoup mais on n’a pas du tout ce pour quoi on paye.

Au passage, il sera difficile d’ignorer que le coût de gestion du système de santé allemand est très inférieur à celui du système français. Différentes études pointent vers des dizaines de milliards d’euros d’économies possibles.

Il est assez manifeste que les indéboulonnables pleurnicheuses syndicalisées et politisées qui nous entretiennent partout des abominables coupes budgétaires dans la santé publique nous enfument très largement, probablement pour cacher l’évidente gabegie de la bureaucratisation galopante de tout le système.

Un système social vraiment enviable ?

Une seconde question vient alors bousculer immédiatement la première. Malgré l’évidence de ces dépenses somptuaires qui n’aboutissent absolument pas à un service de qualité en face, le système en place n’en vaut-il pas la peine ? Est-ce qu’en réformant par-ci, par-là, en nettoyant un peu les tubulures chromées qui vont de tous ces petits portefeuilles de contribuables à toutes ces strates administratives aux odeurs naphtalinées, ne pourrait-on pas améliorer la situation et sauver tout ce qui peut l’être d’un système qui, on nous le répète encore maintenant, fait des envieux partout dans le monde, si, si ?

Là encore, l’examen des chiffres bruts ramène à la réalité comme un coup de pelle derrière la nuque ramène à plus de pragmatisme.

En effet, comme l’a fait ce fort intéressant article si l’on examine par exemple le pouvoir d’achat du Français moyen depuis les années 1960, on observe un phénomène troublant : les Trente glorieuses faisaient la part belle à l’initiative personnelle dans un environnement légal relativement simple, une administration frugale et un système social léger. Il s’en est suivi que le revenu moyen annuel d’un Français est passé de 9900 euros en 1960 à 19 300 euros en 1980, et ce malgré la crise de 1973, ce qui revient quasiment à un doublement.

De 1980 à 1990, période bénie des socialistes où les codes de lois se dilateront, les interventions de l’État furent épiques, et le système social enflera en importance et en ponctions de tous les côtés, ce même revenu n’a progressé que de 8 % (pour passer à 20 900 euros) ce qui est tout sauf phénoménal. Les 14 années suivantes, qui virent notamment l’introduction des 35 heures et d’un monceau d’autres âneries du même acabit, permirent d’atteindre 22 900 euros ; la progression est tout sauf fulgurante.

À la fin de l’année 2019, le revenu moyen annuel français tourne autour de 23 440 euros. Le vigoureux confinement imposé par notre actuel gouvernement va heureusement changer la donne puisqu’on s’attend à un petit trou d’air de plus de 8 % en France ce qui devrait donc se traduire par un revenu moyen annuel redescendant autour de 20 000 euros à la fin de l’année, soit, peu ou prou, le niveau des Français un peu avant les génialissimes années Mitterrand, mais avec des radios libres et Canal+, plus de minitel, des vélos électriques dans la capitale et 2200 milliards d’euros de dette.

Mazette, 40 ans de système social et de stagnation pour tout ça, franchement, cela aurait été dommage de se priver !

Soyons clairs : non, personne n’envie vraiment le système social français qui a tout d’un village Potemkine. Il fait rêver ceux qui ne le connaissent pas, ceux qui ne le financent pas, ceux qui en profitent, mais fait cauchemarder ceux qui le payent, ceux qui le subissent et ceux qui en sont victimes.

La seule vraie question est maintenant de savoir si l’on doit ou non conserver ce système, celui qui consiste à collectiviser tout ce qui peut l’être, qui consiste à monopoliser par le public ce que le privé sait faire en concurrence, qui consiste à retirer progressivement mais inexorablement la responsabilité de chacun pour la remettre à d’obscures administrations qui décideront de tout par des processus bureaucratiques de plus en plus complexes.

Comme, manifestement, il ne sera jamais question de revenir en arrière, le choix de conserver ce système sera donc fait. Soit. Dans ce cas, tout le monde devra assumer : comme à chaque fois lorsque la bureaucratie gagne, les choses iront de pire en pire. Mordez votre chique et n’en parlons plus.

Si, en revanche, ce choix n’est pas assumé mais subi, si, tous, nous nous faisons endormir par les subventions, les aides et les promesses, bref, les carottes faciles, la peur des PV et des sanctions, les coups de LBD dans la figure, bref, les bâtons habituels, alors la question suivante est : comment voulez-vous que tout ceci se termine bien ?


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  • comme disaient les Monthy Python… And Now for Something Completely Different:

    Stupeur! Guy BEDOS a fait l’association « France, Terre d’asile » légataire universel de sa succession, droits compris.

    juste un sketch!

  • Bonjour. Pardon de déranger, d’habitude je n’interviens pas dans les éditos (pour des raisons que certains comprendront), mais les commentaires ici sont parfois lus par l’auteur : j’ai une question : est-ce qu’on aura droit à un article sur l’attaque de Trump contre la liberté d’information, d’opinion, contre les réseaux sociaux ou bien est-ce trop « touchy » (Trump est libéral, you know…) ? J’en profite pour demander pourquoi il n’y a jamais d’articles sur Viktor Orban, ce grand adversaire du communisme.
    J’espère que ces simples questions n’entraineront pas mon bannissement.

    • Pardon de le dire comme ça, mais il me semble que c’est plus subtil que ça.
      Si j’ai bien compris…
      Les réseaux sociaux aux States bénéficient d’une certaine, je ne sais trop comment dire, « mansuétude » pour les propos des tiers qui y sont tenus. Les réseaux ne peuvent être tenus responsables des propos publiés sur leur site. Ils ont aussi la possibilité de retirer les propos qui contreviennent à leur charte.
      Là où ça se corse, c’est lorsqu’un réseau social se met à commenter les propos publiés. En entrant dans le jeu, il passe alors de facto d’un statut d’hébergeur à un rôle de directeur de publication, qui engage sa responsabilité. En somme le beurre et l’argent du beurre : « je fais ce que je veux sur mon site mais je reste irresponsable ». Ça peut pas marcher.

      • A discuter si un article parait.
        (en attendant, n’oubliez que ces réseaux sont privés, les proprio font ce qu’ils veulent comme dirait Jacques B).

        • Encore une fois, plus compliqué que ça…
          La situation actuelle est le résultat d’un « marché » passé entre le législateur et l’hébergeur.
          Donnant donnant : l’hébergeur bénéficie de l’irresponsabilité pénale tant qu’il se contente d’un rôle de boîte aux lettres. Il est censé rester neutre par rapport à la chose publiée. Son seul choix, sa seule liberté, c’est publier ou ne pas publier (ou retirer si c’est contraire à la loi).
          Dès lors qu’il se mêle à la discussion, qu’il se met à porter un jugement moral ou politique sur les avis publiés sur son site, il perd son statut de « boîte aux lettres » et partant de l’irresponsabilité pénale…

    • 🙂 🙂

      Vous reprochez de ne pas aborder les sujets qui VOUS intéressent! Cela vous évite d’intervenir sur le sujet de l’article.
      Belle tentative de diversion et de détournement d’un débat, typique d’un déficit en arguments à opposer à l’auteur de l’article…

      Il y a déjà pléthore d’articles sur les thèmes que vous souhaitez voire abordés, dans tous les autres médias français et dans tous les médias démocrates US. Cela n’est pas suffisant? Vous n’avez pas trouvé votre bonheur? 🙂

      • Bonjour Cyde : comme dit, je n’interviens pas dans les éditos, quelque soit le sujet : je laisse l’auteur tranquille (lui et moi ne sommes pas sur la même longueur d’onde).
        Si les attaques contre la liberté menées par Trump et Orban ne sont pas un sujet qui mérite d’être traité ici, site d’opinion défendant les libertés contre l’étatisme, il y a peut-être un léger souci, non ?
        Je comprends que vous et vos comparses soyez gênés aux entournures par ces personnes, et que même votre compétence de contorsionniste aurait du mal à cacher ce qu’est Trump.
        Mais chut chut, ce n’est pas le sujet de l’article ici, je n’ai juste pas trouvé d’autres moyens pour interpeller la rédaction.

        • Plait-il ?

          Je sais bien que les gauchistes s’imaginent que tout ce qui n’est pas de gauche est à mettre dans un même sac, mais ce n’est pas le cas : le libéralisme n’a rien à voir avec les idéologies de droite illibérales.

          C’est pourquoi on ne compte plus les articles de Contrepoints très critiques à l’égard de Trump. En moins de 3 mn, j’en ai retrouvé quelques exemples ;
          https://www.contrepoints.org/2018/08/19/322741-trump-ne-comprend-rien-au-libre-echange
          https://www.contrepoints.org/2018/08/23/323095-donald-trump-mission-accomplie-vraiment
          https://www.contrepoints.org/2018/10/08/327055-milton-friedman-condamnerait-la-politique-anti-immigration-de-donald-trump
          https://www.contrepoints.org/2018/12/11/332214-dette-us-trump-sen-fiche-il-ne-sera-plus-la
          https://www.contrepoints.org/2019/06/08/346390-donald-trump-a-t-il-perdu-les-pedales
          https://www.contrepoints.org/2019/09/11/353257-zemmour-trump-la-droite-malade-du-conservatisme-antiliberal

          De même, il m’aura fallu quelques minutes pour trouver des exemples d’articles critiques d’Orban :
          https://www.contrepoints.org/2014/08/01/175482-hongrie-la-democratie-liberale-est-morte
          https://www.contrepoints.org/2018/04/18/314291-union-europeenne-vers-lorbanisation-de-leurope
          https://www.contrepoints.org/2020/04/18/369307-cest-le-printemps-pour-orban-mais-pas-pour-la-hongrie
          https://www.contrepoints.org/2020/04/07/368414-coronavirus-la-crise-amplifie-les-divisions-entre-etats
          https://www.contrepoints.org/2017/06/08/291532-parlement-europeen-veut-engager-sanctions-contre-hongrie

          Mieux : un combo de critiques de Trump et Orban :
          https://www.contrepoints.org/2018/10/31/329151-trump-orban-bolsonaro-la-nostalgie-de-la-servitude

          • Merci Rafael pour tous ces liens. En effet, il y en a eu, pas tous récents. Sur Orban, je fais mon mea culpa : ils sont parus alors que je prenais une pause de ce site.
            Pour l’article combo Trump/Orban, les commentaires assénant de critiques l’auteur (M. Aulnas) laissent pantois le libéral que je suis : autant de défenses de Trump et Orban, ça laisse songeur :-).
            Ici, j’espère juste un article sur Trump et les réseaux sociaux. Au lieu d’un sempiternel article copié-collé sur des sujets rabâchés 100X qui n’ont aucune vocation informative, mais juste à rassembler les poissons du bocal en communion.
            Pour les gauchistes, ben déjà je ne pense pas qu’ils soient légion ici, et c’est amusant de lire qu’ils mettent tout dans le même sac alors que à chaque article et commentaire, le simplisme binaire libéralisme/socialisme (c’est-à-dire 99% de la politique à croire certains libéraux) est utilisé.

            • « les commentaires assénant de critiques l’auteur »

              Il ne faudrait peut-être pas confondre le journal Contrepoints et les lecteurs qui commentent… tous ne sont pas libéraux, c’est une évidence. Et c’est tant mieux : cela signifie que Contrepoints diffuse les idées libérales au-delà des convaincus.

            • « le libéral que je suis : » mouarff

              • Claude.. pas vous svp…

                • moi je ne suis pas libéral..
                  je suis attaché à certaines libertés individuelles..

                  et je vais défendre chat bleu dont la position est essentiellement critique sur les aspect environnementaux qui semble lui importer et sur effectivement on va dire du rejet des dirigeant populistes  » de droite  » comme trump ou orban.

                  Pour la part , je considère que trump est souvent navrant MAIS…
                  d’un autre coté c’est un constat, on est habitués aux dirigeants étatistes , bardés de bonnes intentions qui rongent peu à peu les libertés individuelles, trump est navrant mais il n’est pas pire que les autres sur le plan pratique..

                  comparons la france sur le covid 19 macron dit et fait des conneries.. mais pas beaucoup de délégitimation ou d’attaques de la part des médias… trump dit des conneries et foncièrement il est délégitimer..

                  trump est une benediction pour la démocratie..il dessille tous ceux qui croient qu’un président est une forme de sauveur..un président est juste élu..il va peut être enfin faire revenir à la raison les ancien libéraux tentés par des lois liberticides. il a commencé sa mandature avec des gens qui criaient ce n’est pas mon président…et qui se disent adeptes du fact checking et de la vérité..ironique non?
                  ne mentent il pas?
                  ou alors quand un démocrate parle et ment je dois mettre cela sur le compte d’un licence poltique accordée aux gentils..le mensonge acceptable pour la bonne cause..

                  trump ment..mais d’une façon grotesque sauf que macron ment ou obama mentent aussi il le fait juste  » comme il faut »…
                  tiens nous avons des émeutes raciales…nous avons combien d’année de discours victimaires sur les noirs aux usa..

                  trump c’est comme l’absence de gouvernement en belgique..ça montre qu’un président ne sert pas à tant de chose que cela..

                  et pour résumer nous allons avoir des médias français qui vont reprendre sans les regarder les attaques contre trump venant des démocrates us.. souvent juste des procès d’intention..
                  tandis que nous avons en france des communistes et des trotskistes et des anciens maoistes..qui ne sont pas vraiment titillés..

            • Par ailleurs, P. Aulnas est « libéral macroniste », autant dire que c’est un libéralisme a minima discutable… Et que le critiquer n’est en général pas de l’illibéralisme, tant s’en faut !

        • hello Blue Cat

          votre nationalité américaine justifie pleinement votre intérêt pour Mr Trump (beeerkkk, caca,…) mais ici certains avec des intérêts français voient une certaine loi Avia (bravo, encooooore, merci…) qui donne envie « d’intervenir dans les éditos »
          En partant naturellement du postulat de base que tout ce qui est fait pour le Bien (the Good en anglais dear Blue Cat) ne simplement PEUT PAS être « une attaque contre la liberté »

          PS tous ces échanges sont vains, hélàs.

        • Chat-Bleu a écrit : « Je comprends que vous et vos comparses soyez gênés aux entournures par ces personnes »

          Pour quelqu’un qui fréquente le site depuis des mois et qui s’est déjà fait bannir plusieurs fois, on ne peut pas dire que le mot « comprendre » s’applique facilement à vous.
          Votre message est du troll chimiquement pur, vous n’êtes plus très loin d’une nouvelle sortie.

          • Bonjour Guillaume P.
            Au lieu de me traiter de troll (et de mentir encore par la même occasion), pouvez-m’expliquer pourquoi l’auteur utilise opportunément le nombre d’appareil d’IRM par millions d’habitants au lieu du nombre d’IRM effectuées par milliers d’habitants ? Parce que si on se prend cet indicateur, on voit que la France est le 3ème pays de l’OCDE qui effectue le plus d’IRM par mille habitants derrière l’Allemagne et les USA.
            Mais chut chut, je ne vais pas dévoiler les trucs et astuces du sorcier masqué.

            • Évidemment, aucun rapport avec ce que j’ai cité, à savoir votre provocation absurde sur les libéraux qui seraient complaisants avec Orban et Trump. C’est du pur trolling exactement dans la même veine que ceux que vous avez exercé sous de nombreux autres pseudos et qui vous ont valu la porte.
              Vous aurez beau faire, vous êtes aussi fin et reconnaissable qu’un derrick dans un champ de permaculture.

              • Guillaume P, au lieu de mentir en me traitant de troll, il vous est facile loisible de constater l’écart de traitement entre n’importe quel politique français qui se fait traiter de communiste au moindre fait, et Trump qui abreuve de centaines de millions les sociétés de transports en communs des villes américaines (source ? ses tweets), qui veut intervenir dans les choix industriels de certaines sociétés (source ? ses tweets), qui vise à lutter contre les « fake » news en mettant sous tutelle des entreprises privées (source ? ses tweets). Mais bon.. peut-être que je me trompe.
                Pour la question des IRM, laissez tomber, vous n’êtes pas compétent pour répondre.

                • @Chat-Bleu
                  Bonsoir,
                  D. Trump ne se réclame pas du libéralisme (au sens strict français) ni d’être un libertarien (au sens américain).
                  De plus, la Constitution U.S permet au gouvernement d’intervenir dans l’économie du pays. Intervention qui est cadrée par les libertés individuelles contenues dans le Bill of Rights.
                  Ce que prévoit de faire « Orange man bad » est du style de ce qu’il faisait en tant qu’entrepreneur quand il reprenait des sociétés en difficultés.
                  Je pense qu’il est conscient du gouffre qu’il côtoie. Le Covid a aussi affecté les américains et mis une belle claque à ce qu’il a remis sur pied.
                  Il a relancé l’économie du pays en lâchant la bride aux citoyens américains. Je pense qu’il est conscient du désastre économique de la crise de 2008 dont Detroit est le symbole. Les grandes entreprises y ont fait faillite et la ville a perdu 3/4 de sa population.
                  Les grands sites industriels ont été abandonnés.
                  Le truc c’est que si Trump disait à ces citoyens que les temps qui vont arriver seront très difficiles et qu’il comptait sur eux pour redresser le pays, les américains se bougeraient et l’économie repartirait en 2 ans.
                  Si Macron tenait le même discours… euh non, il n’en est pas capable, il n’en est pas là, et il n’aurait pas la crédibilté suffisante.

                  • Bonjour STF, la question ici n’est pas de savoir si Trump est libéral ou pas, c’est de savoir comment il souhaite s’imposer en dictateur, notamment sur la liberté d’expression.
                    La Constitution française permet aussi au gouvernement français d’intervenir je suppose.

                    • Cher Chat bleu,
                      Trump n’a probablement pas tant de respect que ça pour les libertés individuelles. En bon utilitariste qu’il est je pense en effet que ça ne le gênerait pas de piétiner les libertés garanties par le premier amendement.
                      Son interventionnisme économique et son creusement de la dette ne sont pas non plus du goût de beaucoup de libéraux. Sa tentative de prise de pouvoir sur la FED pour la mettre à sa botte (perso je préférerai la dissoudre) et faire en somme de l’inflation compétitive au détriment des épargnants c’est pas hyper « Hayek compatible ». Je vous accorde ça.

                      Mais il y a quelque chose de malhonnête dans votre démarche: Je vous cite « Si les attaques contre la liberté menées par Trump et Orban ne sont pas un sujet qui mérite d’être traité ici, site d’opinion défendant les libertés contre l’étatisme, il y a peut-être un léger souci, non ? »
                      En somme vous tenez les lecteurs, les auteurs et la rédactions responsables de propos qu’ils ne tiennent pas. Et quoi? On vous doit une profession de foi libérale? Le fait de de ne pas parler d’un sujet signifie il que nous (il n’y a pas des « Nous » chez contrepoints, car « nous » ne sommes que des individus à part entière mais j’espère que l’on me pardonnera cette faute , « for the sake of the argument ») avons des opinions honteuses à ce sujet? Be vous rendez vous pas compte à quel point vous êtes en permanence dans le procès d’intentions?

                      Vous savez quoi je vais vous dire un truc a propo d’Orban et Trump: C’est pas mes potes. Franchement je les aime pas, j’aime pas leurs idées, j’aime pas leur interventionnisme, j’aime pas leur populisme. Mais il y a un truc que j’adore chez eux! Ils pietinnent le politiquement correct. Ils taillent des croupières aux distributeurs de moraline qui nous cassent les gonades depuis 5 décennies en occident. Et ça, ça me plait. Et comme l’appareil médiatique en majorité est contre eux, alors qu’ils font preuve d’une complaisance abominable envers des tout aussi pourris comme Obama, Clinton ou plus récemment Whitmer (que je méprise avec une profonde sincérité) et bien on se contente de ne pas hurler avec les loups. Et je dirai même que personellement, plus les médias de gauche en font dans le trump bashing, plus ça me le rend sympatique. Plus Orban est décrit comme ignoble et fasciste etc… plus il me plait. Parce que ceux qui le qualifient ainsi sont des journaleux suffisants, franchement pas objectifs, avec un agenda politique pas plus glorieux que celui qu’ils critiquent, et qui seraient probablement encore plus despotiques si (god forbids) ils arrivaient au pouvoir. Je l’assume totalement: Je suis complaisant avec Trump bien que nombre de ses opinions soient incompatibles avec les miennes et ma raison est simple: J’aime le voir casser du gauchiste. J’aime le voir prendre nancy Pelosi puantes de mépris et d’hypocrisie, à eur propre pièges. J’aime voir Trump mettre des coups de pieds dans la fourmilière des cet establishment qui se croit intoichable. De même, j’aime pas Orban. Mais qu’est ce que j’aime le voir faire des doigts d’honneur verbaux aux armées de petits fats qui dirigent des institutions Européennes se gargarisant de démocratie mais incapables de respecter un scrutin populaire. Oui j’ai un plaisir coupable à voir à voir des salauds honnêtes et francs du collier mettre leur nez dans la merde à des salauds hypocrites immatures, condescendants. Et si vous n’êtes pas capables de comprendre ce plaisir cynique, et bien je ne vois pas pourquoi je devrai me justifier auprès de vous.
                      Bonne continuation à vous.

                    • Mitch : j’aime beaucoup la première partie de votre réponse. Le milieu par contre est pas top : je n’exige pas de Contrep un article, je m’interroge en tant que lecteur sur la ligne éditoriale d’un site qui se dit libéral et qui est prompt à faire feu de tout bois pour défendre les libertés.
                      Trump (et Orban) ne sont pas des épiphénomènes, loin de là. Loin d’être un anti-américain primaire ou anti-Trump basique (je lui reconnais des bonnes choses notamment sa lutte contre la main mise ruineuse des entreprises pharma sur le système de soin américain, le rendant épouvantablement coûteux), je suis surpris que des sujets un peu bateau soient traités 12x par 8 auteurs mais pas cette tentative de musellement du petit oiseau bleu…
                      Pour le politiquement correct, boh… je suis plutôt traditionaliste, pas trop ma tasse de thé.

                    • @Chat-Bleu
                      Bonjour,
                      « c’est de savoir comment il souhaite s’imposer en dictateur, notamment sur la liberté d’expression. »
                      Dans tout ce que j’ai lu ou vu de Trump, ses tweets et autres interventions média, il n’a pas ce souhait. Macron par contre…
                      Le liberté d’expression, le premier Amendement donc, n’est pas combattue par Trump : elle l’est par les démocrates au Sénat et à la Chambre des Représentants dont les fers de lance sont AOC, Omar, Harris, (surnommées the Squad) Pelosi. Elle l’est aussi par certains gouverneurs démocrates eux aussi. La Constitution est combattue, pas seulement le 1er Amendement et le Second par les démocrates au nom du progrès.
                      Quand il écorne, « attaque » si vous voulez » la liberté d’expression et que la clique de gauche lui tombe dessus, il ne fait que la mettre dans sa propre hypocrisie. J’avoue que la clique de gauche lui facilite la tâche.

                      Les médias s’acharnent sur Trump sur une soit disante collusion avec la Russie, inexistante ; une pression mise sur le président ukrainien, fausse, mais instillée au marteau-piqueur par les médias, malgré la mise à disposition des transcriptions, et la déclaration du président ukrainien niant toute pression.
                      (Il y a aussi la différence de traitement médiatique et politique entre le juge Kavanaugh et Joe Bien pour des agressions sexuelles.)

                      Depuis 1776, combien de Constitution aux U.S.A ? Combien de dictateur aux U.S.A ?
                      Depuis 1789, combien de Constitutions en France ? Combien de dictateurs en France ?
                      Vous n’êtes pas de France alors je vous réponds :
                      1 seule Constitution et 0 dictature pour les U.S.A
                      5 Constitutions et 3 dictatures pour la France. (Napo 1er ; Napo III ; Pétain) Une quatrième est pour le moins sous-jacente.

                      « il vous est facile loisible de constater l’écart de traitement entre n’importe quel politique français qui se fait traiter de communiste au moindre fait »
                      Sur les médias mainstream, les politiciens ne se font pas traiter de « communistes ». Sur Contrepoints c’est le cas. Ailleurs très très très rarement.
                      Par contre, vous entendrez plus facilement, plus fréquemment, dans les médias mainstream du : « extrême-droite », du « néo-ultra-libéralisme » dès qu’un citoyen, même pas politicien, évoquera une liberté individuelle, les frontières, la propriété privée,…

                    • STF, bon ben j’avais dit que je n’allais pas répondre ici, vu que ce n’est pas le sujet de l’article, mais vous ne me laissez pas vraiment le choix.
                      Trump veut réguler les réseaux sociaux (entreprises privées) en remettant en cause la loi 230 (Biden aussi apparemment).
                      Déjà, le décret qu’a pris Trump est illégal car anticonstituionnel, ça commence mal.
                      En rendant responsable les réseaux sociaux de ce qui est publié, il les pousserait à être très strict et supprimer toute opinion « divergente » ou polémique, donc à restreindre les possibilités de liberté d’expression.
                      Imaginez que vous ne puissiez plus accuser Macron de communiste totalitaire car le réseau supprimerait votre message pour « mensonge » ou que vous ne puissiez plus traiter Macron d’escrolo voleur car c’est insultant.
                      Pour revenir à Trump, vous faites ce que vous avez déjà fait par le passé : l’excuser au prétexte que d’autres font pareil (faire diversion, comme dirait Schopenhauer). M’en fous de Pelosi et les autres. Ici, c’est Trump qui attaque la liberté d’expression dont il bénéficie lui-même en plus.
                      (Vous mentionnez les accusations de collusion avec la Russie, vous pouvez aussi mentionner les accusations de meurtre de Trump vis à vis du présentateur de télé dont j’ai oublié le nom, qui mentionne sa femme du doux surnom de « Wacky Sarah » (je sais plus le prénom.. sorry).
                      Comme on dirait dans le secteur bancaire, les rendements passés ne présagent pas du rendement futur : en quoi est-ce que cela nous concerne actuellement que il y ait eu Napoléon et Pétain ? (en plus dans des circonstances fort particulières). Pour info, la France n’a pas été en guerre civile ya 155 ans avec plus de 250.000 morts.
                      Je vous parle du présent, vous savez ce présent où aux USA, des policiers tirent au flashball sur des personnes sur leur porche de maison, ce qui est une grave atteinte à la propriété privée et bafoue cette belle constitution.
                      Les USA sont de plus en plus un état policier, avec un fou étatiste au sommet qui souhaite que seule sa « vérité » soit diffusée.

                    • @Chat-Bleu
                      Bonsoir,
                      « Imaginez que vous ne puissiez plus accuser Macron de communiste totalitaire car le réseau supprimerait votre message pour « mensonge » ou que vous ne puissiez plus traiter Macron d’escrolo voleur car c’est insultant. »
                      Pas besoin d’imaginer : nous avons la loi Avia toute fraîche.

                      « Déjà, le décret qu’a pris Trump est illégal car anticonstitutionnel, ça commence mal.
                      En rendant responsable les réseaux sociaux de ce qui est publié, il les pousserait à être très stricts et supprimer toute opinion « divergente » ou polémique, donc à restreindre les possibilités de liberté d’expression. »
                      J’en reviens à ce que j’ai écrit : Trump montre l’hypocrisie des médias et des démocrates qui ont pour but de faire exactement cela : verrouiller tout ce qui ne pense comme eux. (ainsi que détruire la Constitution U.S afin de détruire le pays, ceci est un autre sujet) Trump a été victime d’un des réseaux sociaux qui l’avait sanctionné. Il me semble que son compte officiel avait été supprimé.
                      Pour être clair, je ne soutiens pas Trump quand il piétine les libertés individuelles dont il est le garant en tant que Président U.S. Je pense qu’il est plus intelligent qu’on ne le croit, et qu’il est bien meilleur tacticien que les démocrates.
                      Le décret qu’il a pris est inconstitutionnel, ok, la Cour Suprême le mettra à la poubelle.

                      Les policiers français n’ont rien à envier aux policiers américains. De descentes de police, des contrôles, qui tournent mal, nous en avons aussi.
                      Trump n’y est pour rien dans les bavures policières. La plupart des forces de police sont des forces locales, municipales (NYPD, LAPD, etc) ou avec des sheriffs et des adjoints, ou de comtés, eux gérés par des shériffs et des adjoints. Trump n’est responsable que des agents fédéraux.
                      Aux U.S.A, dans certains états, si la police s’amuse à tirer sur votre porche au flashball, ou à entrer sans s’annoncer, vous avez le droit de leur faire goûter leur propre médecine, si vous avez les outils bien évidemment. Si vous trouvez les U.S.A « état policier », alors ne venez pas en France. Même Wikipedia définit la Police Nationale comme une police d’état.

                      « Pour info, la France n’a pas été en guerre civile ya 155 ans avec plus de 250.000 morts. »
                      Pour info, la Guerre de Sécession a éclaté à cause des votes démocrates refusant la fin de l’esclavage.
                      La France a été en quasi guerre civile, Peuple VS agents de l’Etat, plus d’une fois pendant le XIXème siècle dont la plus connue est La Commune. Ces quasi guerres civiles ont été réprimées dans le sang.

                      Les accusations de meurtre contre Trump ne sont que des accusations, voire des allégations. Les Clintons par exemple, ont une série de « morts étranges (suicide, accident) gravitant autour d’eux. Pour l’instant, ce ne sont que des allégations, aucune accusation n’a été faite.
                      La même « tactique » a été mise en place pour le cas « Sydney Epstein » car Trump avait pris le même jet que lui pour se rendre sur une île. Trump avait pris Epstein en train de malmener la fille adolescente d’une employée de l’hôtel, l’avait attrapé, et l’avait foutu hors de l’hôtel. Epstein est mort, pendu dans sa cellule surveillée, peu après son incarcération pour des chefs d’accusation innommables, et peu après avoir déclaré qu’il allait faire des aveux et donner des noms.

    • Chat bleu vous vous êtes gouré, trump defend Sa liberté d’expression et celle de Tous les americains.. Bah, ça arrive à tout le monde…

      • Nous en reparlerons si un article en parle :-).

      • je ne sais pas si trump défend la liberté d’expression mais j’en doute mais le fait est qu’une bonne partie des démocrate ne le fait plus..et ouvertement..

        les démocrates..sont pires que trump!!!
        et en france seule un minorité défend la liberté d’expression..!!!

        alors trump..

        merci trump.. non pas à cause de trump..mais de la leçon qu’il donne.. est qui est une constitution qui protège les libertés individuelles est la clef…pour garantir les libertés individuelles…
        un président est TOUJOURS un tyran en puissance.

    • Chat-Bleu si vous avez envie de vous exprimer sur Trump ou quoi que ce soit d’autre, profitez donc de la liberté d’expression tant qu’elle n’est pas trop bridée. Créez votre blog et allez y, c’est gratuit. Vous êtes libre d’écrire sur les sujets de votre choix. Contrepoints aussi.

  • Dans votre comparaison rapide avec le système hospitalier allemand vous oubliez que le personnel soignant si il y est mieux payé travaille plus et plus longtemps,n’est pas noyauté par les syndicats,n’est pas utilisé comme réservoir d’embauches par clientélisme de la part des élus,ne gère pas un parc immobilier comme celui de l’APHP qui permet de loger ses soignants « à prix d’ami imbattable « dans les beaux quartiers(combien de lits de réa cela représente?),n’a pas a géré les congés bonifiés qui permettent de subvenir aux besoins des DOM TOM.

    Quant au système social français qui fait rêver ceux qui ne le financent pas et ceux qui en profitent qui sont souvent les mêmes c’est bien tout le problème car ils sont majoritaires!

  • L’Etat obèse est à bout de souffle, sans aucune marge de manœuvre.

    Avant crise, il prélevait déjà 70% de la création de richesses du pays (1132 milliards de prélèvements obligatoires) et était endetté à plus de 200% de ses recettes annuelles (2400 milliards de dettes). Fin 2020, la dette va s’envoler vers 250% des recettes. Pour éviter le défaut, l’Obèse va devoir augmenter ses prélèvements jusqu’à 80% de la richesse créée, ce qui finira de placer l’économie en récession permanente et provoquera la révolte des classes moyennes productives, puisque ce sont elles et personne d’autre qui payent pour tous les autres.

    C’est fini pour l’Obèse socialo-étatiste. La fin de la route est atteinte. Sa réforme n’est plus une option.

    Mais cette fois-ci, il ne s’agira plus de faire semblant de tout changer en apparence pour que rien ne change au fond. Non, il va falloir assumer la vraie réforme, celle qui est douloureuse, avec des coupes en profondeur, celle qui fait des perdants, ceux qui tétaient goulûment aux mamelles de la nounou étatique. Ce sera un changement de paradigme majeur, un marqueur pour ce siècle.

    « Covid m’a tuer ».

    • la BCE ne risque-t-elle pas de prolonger l’état français zombie ?

      • La BCE va rapidement expérimenter ses propres limites. Son bilan atteint déjà pratiquement 45% du PIB de la zone euro et va bientôt dépasser 50%, contre seulement 30% du PIB US pour la Fed (malgré les aides récentes et les déficits courants accumulés par Trump et d’Obama). Ceci dit, la Fed perd elle aussi progressivement ses marges.

        Parce que la France n’est pas la seule à devoir être aidée, l’impression monétaire qui finance l’aide promet d’être monstrueuse et risque d’entraîner l’euro dans une impressionnante chute libre. L’euro n’est pas la monnaie mondiale comme peut l’être le dollar. Quand on dit par exemple que la dette française est à moitié détenue par des étrangers, en réalité ce sont d’autres Européens, très peu des Américains ou des Asiatiques. En outre, ce sont des Européens « frugaux » qui commencent à se dire qu’ils devraient peut-être quitter l’euro tant qu’ils le peuvent. L’euro n’est pas non plus attaché au dollar comme peut l’être le yen. Le Japon peut se permettre des excès que l’Europe ne peut pas. L’euro est essentiellement utilisé par les nations européennes, fonctionne en vase clos, sans le pouvoir du dollar d’exporter la dévaluation monétaire au reste du monde.

        Quand la BCE jettera l’éponge face à l’énormité de la situation (de même que la BNS pour l’instant en soutien de la BCE pour éviter une survalorisation du franc suisse), le cas français sera désespéré. Les dettes et les prélèvements auront encore augmenté, la récession se sera aggravée. La monnaie qui aura cours en France ne vaudra plus rien. Que feront les GL quand le prix du litre d’essence vaudra 5 ou 10 euros tandis que leur revenus auront baissé par rapport à aujourd’hui ?

        Plus le choix : les réformes à venir vont devoir taper dans le dur, faire mal. La crise du Covid a fait fonction d’accélérateur, en aggravant brutalement ce qui aurait pu traîner gentiment durant une décennie encore.

    • le ciel t ‘entende

    • @Cavaignac
      Bonjour
      « L’Etat obèse est à bout de souffle, sans aucune marge de manœuvre. [..] C’est fini pour l’Obèse socialo-étatiste. »
      Il est à bout de souffle. Mais il n’est pas vaincu. Il fait et fera tant qu’il le pourra, tout ce qui lui sera nécessaire pour vivre, voire survivre. De plus, il lui reste sa fameuse « violence légitime », contre laquelle nous n’avons aucun moyen de défense, pas même légalement et judiciairement, et je crains fort qu’elle ne s’exerce à nouveau de façon plus débridée.
      De plus, le dialogue n’est pas possible parce qu’ils sont bornés, inaccessibles, et que les lois votées finiront par nous rendre dissidents à minima.
      Les membres symbiotiques de l’obèse parasite veulent y rester accrochés, ils y sont soudés. Ils ne sera pas facile de les décrocher et ils ne s’en décrotteront pas d’eux-mêmes.

      • C’est l’art de la politique de rendre possible ce qui paraissait impossible la veille. On ne sera pas surpris si la présidentielle est avancée de quelques mois / années…

        • … de là à ce que Jupitre 1er se fasse donner les pleins pouvoir par une Assemblée et un Sénat quasi vides…

      • « De plus, il lui reste sa fameuse « violence légitime », contre laquelle nous n’avons aucun moyen de défense, »
        Si, voter avec ses pieds soit individuellement, soit pour les entreprises qui ne sont pas encore parties, et cela sans espoir de retour. ( Cf: La GREVE d’Ayn Rand ). Sinon, retour après l’effondrement.
        CPEF

    • @cavaignac comme dit P Roth on pourra dire « exit le fantôme » .Mais il n y aura pas de réforme sans faillite retentissante. Il faudra que les pis de lait et de miel soient taris. Malheureusement

      • Un optimisme naturel pousse à envisager la solution réformatrice maîtrisée plutôt que la crise violente incontrôlable. Mais Cavaignac est sans doute un grand naïf.

        • L’histoire de France ne plaide pas vraiment pour une « solution réformatrice maîtrisée »…

          Je suis peut-être un grand pessimiste car quand je lis « solution réformatrice maîtrisée », je comprends faire ce qu’on fait depuis des décennies. Changer les intitulés, débattre et surtout manifester pendant des mois pour changer un truc à la marge mais surtout en ne touchant rien sur le fond.

          J’en viens à espérer qu’on appuie sur le bouton « reset » parce qu’avec le retard pris depuis les 90′, on n’a plus vraiment dix ans devant nous pour espérer faire encore partie des grands de ce monde.

          • la france est un pays qui accumule les privilèges de castes , jusqu’à l’insoutenable , personne ne renonce a rien!
            Puis la revolution arrive et tout est demoli

    • @ Cavaignac : sur le problème de fond de la France, vous écriviez il y a quelques temps, sauf erreur, qu’un indicateur de première importance est le nombre d’heures travaillées en moyenne dans une vie.
      Je suis tombé hier sur quelques articles parlant d’un classement effectué fin 2018 par l’OCDE, sur la base du nombre d’heures travaillées par habitant (= nb d’heures totales travaillées dans le pays/ nb d’habitants) : la France arrive dernière du classement, avec 630 heures/an. de mémoire, le premier est le Luxembourg, avec plus de 1.000 heures/an.
      Cela pour dire que le problème est profond…
      Par ailleurs, dans quelle mesure la situation, y compris l’État obèse jusqu’à l’absurde, n’est-elle pas réclamée par beaucoup de Français ? Autrement dit, la réforme en profondeur est-elle si près que cela d’arriver ? J’aimerais le croire, mais je n’en vois aucun signe annonciateur. Il se peut au contraire que la tendance, existant depuis plusieurs années, au départ de ce pays des éléments les plus entreprenants, les plus valables, se renforce encore. Et qu’en France ne se retrouvent plus que des socialistes de plus en plus socialistes, prenant des mesures de plus en plus socialistes, comme d’autres pays l’ont fait avant nous : Russie, Cuba, Vénézuéla, etc.
      Vision pessimiste des choses je sais, mais d’un autre côté une refondation en profondeur du système français ne pourra se faire qu’avec l’assentiment des Français. Et quand on sait le nombre et la capacité de nuisance des ennemis de la liberté et autres parasites dans ce pays, on se dit que le retour vers la liberté sera semé d’embûches et probablement très douloureux.
      « Il est plus facile de tromper les gens que de les convaincre qu’ils ont été trompés. » Mark Twain

      PS : j’ai tenté de retrouver ce classement complet sur le site de l’OCDE : peine perdue. À part ces quelques articles se contentant de résumer le classement de l’OCDE, aucun article, aucune analyse ne semblent exister qui se basent sur ce concept pourtant fondamental.

      • Je ne m’en souviens pas mais j’ai bien eu raison 😉

        Si l’âge de départ effectif à la retraite dans un pays est de 60 ans et de 65 ans dans l’autre, on accumule 5 fois la durée annuelle du travail répartie sur l’ensemble de la vie active. Par exemple, 5*1600/40, ça fait 200 heures de travail annuel supplémentaire en moyenne sur toute la vie.

        Si en outre le pays où l’on travaille plus a la bonne idée augmenter l’apport en capital associé au travail, l’écart est rapidement irrattrapable. C’est ainsi qu’un pays se retrouve avec un PIB par habitant plusieurs fois supérieur à celui de son concurrent en moins de deux ou trois décennies (cf Suisse vs France).

        Les autres variables déterminantes sont le taux d’emploi (taux d’activité moins le chômage rapporté à la population en âge de travailler) et le taux de temps partiel.

        Je n’ai pas retrouvé votre étude OCDE mais vous avez une étude similaire chez Rexecode, bien qu’un peu ancienne.
        http://www.rexecode.fr/public/Analyses-et-previsions/Documents-de-travail/La-duree-effective-du-travail-en-France-est-une-des-plus-faibles-d-Europe

        • Merci pour le lien : j’avais vu passer ces chiffres, mais le chiffre des heures travaillées par habitant (ou nb total d’heures travaillées dans une vie) me semblait meilleur car synthétique.
          Cela dit une info de votre lien est intéressante : le nombre d’heures travaillées par les NON salariés, autrement dit les chefs d’entreprises et prof. libérales, dont on voit qu’il figure parmi les plus élevés d’Europe. Ce qui confirme l’impression que j’ai depuis un bon moment : les patrons sont obligés de mettre les bouchées doubles, dans ce pays, pour que survive leur entreprise – et leur famille – vu le contexte défavorable. Ils compensent, d’une certaine façon, la faible quantité de travail fournie par les salariés. Quoi d’étonnant en pays semi-socialiste ?

  • si on résume cette crise :
    1-malgré plusieurs rapports et alertes (SRAS, H1N1) des gens qui sont payés pour ne font pas de stocks stratégiques (masques, protections, médicaments de 1ere nécessité)
    2-malgré plusieurs alertes, on ne fait rien (frontières, voyages..). au contraire on tient des élections et des matches de foot
    3-recommandations : si vous êtes malades, ne faites rien, si vous êtes en train de mourir, appelez le samu
    4-le système s’emballe, mais plutot que de faire appel au privé, on envoie des malades en avion ou TGV médicalisé (8 dans l’avion ?)
    5-Un ahuri propose un traitement: plutot que d’essayer, on l’interdit , et on le réserve aux mourants, pour l’interdire même aux mourants par la suite
    6-en n’ayant pris que de mauvaises décisions, on confine tout le monde, on saborde l’économie
    7-ayant achevé la 1ere partie de l’oeuvre destructrice, et constatant que la bête bouge encore, on cherche comment rendre les choses encore plus compliquées et nocives pour l’économie (normes, contraintes, restrictions, tracasseries)
    8-On largue encore quelques pilules empoisonnées, façon mort au rat pour être sur de ne rien laisser au hasard : accélération de la fermetures des centrales nucléaires, accélaration du programme éolien, mort de la voiture thermique et des emplois qui vont avec, et je fais confiance aux lecteurs pour en trouver d’autres (rétablissement de l’ISF, quelques lignes supplémentaires dans le code du travail…)

    • @Dexter
      Bonjour
      « et je fais confiance aux lecteurs pour en trouver d’autres (rétablissement de l’ISF, quelques lignes supplémentaires dans le code du travail…) »

      – Loi Avia ;
      – Nouveau décret sur les armes à feu mettant en place un fichier central des possesseurs d’armes à feu contenant des informations très personnelles. (données dont des sénateurs avaient soulignées le caractère sensible lors du débat sur la création d’une Carte Vitale biométrique, et sur le scandale des cartes vitales. Données qui étaient susceptibles d’être piratées d’après eux. Il me semble que des données personnelles contenues dans un registre d’Etat ont déjà été piratées. Les données des passeports biométriques sont déjà centralisées dans le fichier TESS, lequel avait provoqué des inquiétudes quant à la sécurité de ces données.)

  • Bon, c’est pas tout, ça. Quand est-ce que l’on mange?
    Ah zut, plus rien à manger 🙁
    Comme avec la brioche : il n’y a plus de merles? Mangez des grives!
    Alors on va se manger des émeutes et des LBD dans les gencives, plus de dents, et cela à l’œil. Merci l’état. Cool.

    CPEF 🙁

    • @MichelC
      Bonjour,
      Vu que le Ministère de l’Intérieur a commandé, en pleine pénurie de masques, pour plusieurs millions d’euro de munitions en 5.56 OTAN, de munitions de LBD, de grenades lacrymo, je crois que l’obèse sent venir l’orage.

  • Encore une analyse pertinente du système français !

    Curieusement, chaque fois qu’une analyse met à mal la bureaucratie socialiste « enarchique » française, il y a un commentateur qui se veut objectif et pertinent qui vient parler du monstre du Loch Ness, ici Mr Trump et Mr Orbán, les dirigeants qui aiment leur peuple et gèrent leur pays avec efficacité.
    On comprend sans difficulté (et avec un certain écœurement) d’où viennent ces saillies nauséabondes qui osent critiquer des gens qui, eux, ont des convictions sincères et les assument.

  • Pour ma part je ne vois pas le rapport entre vos échanges et l’article de H16.
    Pour ce qui nous concerne il me semble que la France, pays qui nous concerne, fut le promoteur d’un dogme: chaque pays doit avoir la liberté et le droit de disposer de lui. Nous avons le droit de ne pas souhaiter d’aller sur des voies choisies par d’autres, et chacun est libre par son vote de faire les choix de société qui conviennent à ces peuples. Alors laissons américains et/hongrois faire leurs choix cela nous permettra plus librement de faire les nôtres.
    Concernant les réseaux sociaux, Umberto ECCoO avait eu une réflexion: les réseaux sociaux ont donné la parole à des légions d’imbéciles. Il n’avait pas tord quand on en apprécie le contenu: invectives, insultes, fausses informations, prosélytismes, ect…
    Enfin pour en revenir à l’article il est vrai que nous payons aujourd’hui 40 ans d’impérities et solutions de facilité ou de démagogie. Nous n’avons pas été gérés et nous n’avons pas rempli notre rôle de citoyen en ne réagissant pas devant les manipulations comptables et sociales que des politiques cyniques mettaient en place sous notre nez. Nous avons préféré profiter aveuglément de la vie, jouir d’une offre de consommation pléthorique et dire que advienne que pourra tout cela ne nous fait pas de mal. Nous allons maintenant connaître l’effet boomerang ….

    • @ Baudouin DF
      « nous n’avons pas rempli notre rôle de citoyen en ne réagissant pas devant les manipulations ». Parlez pour vous si c’est votre cas. Ne parlez pas pour ceux qui ont été assez lucides et courageux pour réagir et qui ont connu le sort peu enviable réservé aux résistants. Si vous aviez fait comme eux vous sauriez comment les détenteurs de pouvoirs abusifs réduisent à l’impuissance ceux qui ne sont pas gentils avec eux. En vous culpabilisant comme vous le faites, vous vous rendez complice de votre propre servitude. Libre à vous, mais souffrez de ne parler que pour vous.

      • Effectivement nous avons applaudi à toutes les solutions de confort et facilités, du moment que c’était payé par les autres
        Retraites à 60 ans, 35 h, santé gratuite ( même plus 25€ à avancer, ….), protection toujours plus grande des salariés, même s’ils ont commis des fautes graves
        Maintenant il va falloir payer l addition

    • Baudouin DF
      Quant à la liberté de paroles, je ne regrette pas qu’elle permette à l’imbécillité éventuelle d’être exprimée car ceci est largement compensé par l’intelligence qui s’exprime plus et avec plus d »efficacité. Les légions d’imbéciles que vous évoquez sont comme des bulles de savon qui éclatent sans laisser de traces. Par contre, les mines de contributions enrichissantes que nous trouvons sur Internet restent et s’amplifient. Internet nous permet de nager plus dans un bain d’intelligence que dans un bain de bêtise car l’intelligence neutralise la bêtise. C’est sa supériorité. D’où la nécessité de défendre la liberté d’expression. C’est notre seul espoir de sortir de la bêtise de nos régimes politiques complètement dépassés.

      • La bêtise est le terreau qui permet à l’intelligence de s’épanouir. Vérifiable dans toute conversation de deux personnes ou plus.

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Pour comprendre pourquoi les hommes politiques font fausse route face à la crise, il est bon de se rappeler les thèses défendues par Friedrich Hayek. Voici 10 idées-clés de l'auteur autrichien. Par David Azerrad. Un article de l'Institut Coppet.

Inspiré d’un essai de Bruce Caldwell, éditeur de The Collected Works of F. A. Hayek, dans lequel ce dernier identifie les 10 thèmes clés de la pensée de Hayek.

1.  Les récessions sont inévitables

Des alternances de périodes de croissance économique et de périodes de stagnation ou... Poursuivre la lecture

Article disponible en podcast ici.

Pénurie de blé, de pétrole, de gaz, de métaux ou d’huile, etc. Le tout avec une inflation de 5 % et une belle croissance de 0 %. Notre situation ressemble à l’Allemagne de 1920 avant l’hyperinflation…

L'Allemagne de 1920

Durant la Grande guerre, le gouvernement allemand a massivement émis de la monnaie pour financer sa guerre, soit par l’émission d’obligations, soit par la création du mark-papier à la place du mark-or, mettant fin à l’étalon-or.

Une fois sorti des poches de l’État, tout ... Poursuivre la lecture

Au mépris d’une histoire monétaire multimillénaire, les autorités (gouvernements et banques centrales) se sont lancées dans une grande expérience planétaire : la monnaie n’a plus d’ancrage dans le réel, elle repose sur de la dette :

Aujourd’hui l’argent de votre compte en banque est une dette que votre banque reconnaît avoir à votre égard. Elle vous le rendra… si elle le peut, et si les autorités y consentent (comme les Canadiens, les Libanais ou les Russes peuvent en témoigner). Votre livret A est adossé à de la dette publique française... Poursuivre la lecture
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