Allemagne : plus de 90 % des directeurs d’hôpitaux sont des chefs d’entreprise

L’indépendance financière et la liberté managériale ont facilité la préparation rapide dans les hôpitaux.

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Hôpital by BrotherM (CC BY-NC-ND 2.0)

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Allemagne : plus de 90 % des directeurs d’hôpitaux sont des chefs d’entreprise

Publié le 11 avril 2020
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Par Nicolas Lecaussin.
Un article de l’Iref-Europe

Les différences entre l’Allemagne et la France concernant le nombre de morts dues au coronavirus continuent à étonner. Le 5 avril, il y avait en Allemagne un ratio de 17 morts pour un million d’habitants contre 116 en France, pour 96 000 cas en Allemagne et 90 000 en France. Pourquoi ?

Dans un article récent, nous avions insisté sur le poids de la bureaucratie en France, l’une des causes indéniables des difficultés à lancer toute procédure d’urgence. Une autre explication est liée à la gestion des hôpitaux allemands. Plus de 90 % de leurs directeurs sont de vrais chefs d’entreprise et non pas des administratifs. Ce sont des managers, ils gèrent l’hôpital comme une société qui doit obtenir des résultats.

C’est la raison pour laquelle ils ont pu agir très vite, dès le milieu du mois de février, pour l’achat de matériel médical afin de faire face à l’épidémie. L’indépendance financière et la liberté managériale ont facilité la préparation rapide dans les hôpitaux.

En France, les monstres bureaucratiques comme l’APHP (voir aussi le témoignage d’un ancien directeur) agissent au ralenti, sans aucune marge de manœuvre pour améliorer l’efficacité. Une preuve de plus que le système de santé devrait être géré à la manière du privé.

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  • L’hôpital a besoin de Ghosns (taillés S, ça suffit) et l’implication de l’armée lors d’une crise sanitaire qui mobilise et dirige les services civils.

  • Ils n’ont pas fait l’ENA ?
    Ben ça alors !

    • Quelque chose ne marche pas en France, vite quelques fonctionnaires de plus, ça continue de péricliter, vite encore plus de fonctionnaires, ça va de mal en pis, rajoutons -en encore et encore, jusqu’à l’asphyxie : diagnostique de l’administration et de son m(s)inistre = le personnel soignant ne vaut rien du tout, il faut fermer cette unité !

  • Les hôpitaux publics en France ne sont absolument pas dirigés par des médecins, renseignez vous avant d’écrire n’importe quoi. Ils sont tous dirigés par des managers comme en Allemagne, çà s’appelle des directeurs d’hôpitaux, et leur aptitude au management est assez reconnue pour qu’on en retrouve beaucoup comme directeurs de cliniques privées.
    Le poids de la bureaucratie est bien là, il est du côté de l’Etat qui n’a cessé ces 15 dernières années d’imposer aux hôpitaux une chape de plomb de réglementations et de contraintes, à commencer par la non liberté de ses tarifs. Le résultat de cet enfermement progressif est que le nombre de lits d’hospitalisation a été dangereusement réduit : la vraie comparaison à faire avec l’Allemagne, c’est le nombre de lits de réanimation, 25 000 outre Rhin, 5000 chez nous, cela explique pratiquement tout dans les différences d’approche face au covid 19, en effet c’est bien face à l’insuffisance de lits de réanimation que la politique de confinement et de déprogrammation d’activité, bref d’arrêt complet de toute vie économique et sociale, a été prise.
    Comme quoi l’idéologie quelle qu’elle soit, y compris libérale, est toujours à côté de la plaque pour expliquer le monde réel.

    • « Comme quoi l’idéologie quelle qu’elle soit, y compris libérale, est toujours à côté de la plaque pour expliquer le monde réel. »
      Parce que vous vous y êtes dans le réel?
      Déjà qualifier le libéralisme d’idéologie signe son homme…

      Ensuite, s’il est exact que les hôpitaux publiques ne sont pas gérés par des médecins, ils ne sont pas gérés par des « managers » au sens privé et libéral du terme!!
      Les hôpitaux publiques sont gérés par des administratifs fonctionnaires issus des écoles publiques formant à des métiers de la fonction publique dans le domaine social ou de santé (ex: l’EHESP). Bref, ce sont des fonctionnaires formés à la gestion d’administrations publiques dans le cadre convenu d’une administration publique avec sa hiérarchie ad hoc. 🙂
      Donc absolument rien à voir avec un management d’une structure privée de santé ou autre d’ailleurs.

      Vouloir faire croire que les hôpitaux publiques étaient gérés par des « managers » de la même trempe que ceux des structures privées, il fallait oser. 🙂

      • j’aime bien le côté « manager au sens libéral », le niveau est extrêmement bas à ce que je vois. Vous n’avez donc jamais ouvert de votre vie un livre sur le management, sans parler de pratique cela va sans dire. Les groupes privés qui recrutent sans cesse des directeurs d’hôpitaux pour diriger des cliniques privées savent eux à quoi s’en tenir, vous-même êtes seulement médiocre, car c’est le propre des médiocres de s’accrocher à une idéologie comme à un radeau.

        • Ah, l’insulte n’a pas été longue a venir. 🙂
          Comme toujours, cela signe la fin de l’argumentaire.

          On est d’accord sur un point, certains directeurs des hôpitaux publiques ont ouvert des livres sur le management. Les plus curieux d’entre eux ont du les lire aussi. Mais cela s’arrête là car question application pratique…, c’est la fonction publique.

          « Les groupes privés qui recrutent sans cesse des directeurs d’hôpitaux »
          Curieux. J’ai croisé bcp de directeurs de cliniques privés (indépendantes ou appartenant à des groupes de santé). Je n’ai sans doute pas eu de chance: je n’en ai croisé aucun venant de l’hôpital publique.
          Cela dit cela doit exister: la compétence n’étant jamais récompensée dans la fonction publique, les plus compétents cherchent à travailler dans le privé pour mieux gagner leur vie mais c’est une minorité (idem pour les médecins, infirmiers, manipulateurs radio…etc).
          Une de grosses différences avec le privé, c’est qu’un directeur de clinique incompétent est viré. S’il est simplement médiocre, il finira à un poste subalterne. Dans le Public, un directeur incompétent sera mis dans un placard avec conservation de salaire. Les autres continueront à progresser, les médiocres simplement un peu plus lentement.

          Comme je vous l’ai déjà signalé, le libéralisme n’est pas une idéologie.
          Quant à s’accrocher à l’efficience de la gestion du service publique de santé qui ne devrait ses piètres résultats qu’à l’action extérieur de l’Etat , si ce n’est pas de l’idéologie, c’est au minimum de l’aveuglement.

        • Si des cliniques privées recrutent des directeurs d’hôpitaux publiques, il y a des chances pour qu’elles fassent le tri et prennent les meilleurs. Ceux qui restent à l’hôpital publique ne sont donc pas les meilleurs.

    • « c’est bien face à l’insuffisance de lits de réanimation que la politique de confinement et de déprogrammation d’activité, bref d’arrêt complet de toute vie économique et sociale, a été prise. »
      Plus fort encore!
      Justifier le confinement français total par le nombre insuffisant de lits de réanimation…

      Déjà, en lits d’hospitalisation, la Suisse, les Pays-Bas, la Norvège, la Suède…etc en ont moins que la France avec des scores de covid-19 bien meilleurs. Si on regarde les lits en « soins aigus » (définition plus large que les lits de réanimation pour lesquels je n’ai pas trouvé de comparatifs), la Suisse en a un peu plus que la France (mais très peu), tandis que la Suède et les Pays-bas en ont nettement moins.

      Donc, non. Le nombre de lits de réanimation n’est même pas corrélé aux mesures de confinement total et au nombre de décès.
      En France, cette décision a été prise en raison de l’inconséquence et de l’irresponsabilité de nos gouvernants qui n’ont absolument pas pris la mesure du problème et qui n’ont réagit que bcp trop tardivement après avoir pris des mesures débiles (ex: rapatriements des français de Chine, inutilité des masques…) pendant plsrs semaines, mesures qui ont pu favoriser la dissémination du virus.

      https://data.oecd.org/fr/healtheqt/lits-d-hopitaux.htm
      https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/infographie-coronavirus-la-france-compte-moins-de-lits-en-soins-aigus-que-la-moyenne-des-pays-developpes_3876613.html

    • C’est cela défendez les résultats du système hospitalier français, défendez le contre vent et marée. La comparaison avec les allemands n’est pas flatteuse. Je sais, la faute aux autres.

    • Nulle part dans cet article l’auteur ne dit que les hôpitaux publics sont gérés par les médecins. Il dit juste que ce ne sont pas des managers du privé. En l’occurence ce sont des hauts fonctionnaires de l’école de Rennes…purement administratifs et fonctionnaires.

  • Le plus triste, c’est que nos personnels hospitaliers, sous-équipés et mal payés, sont persuadés qu’ils le sont parce que les hôpitaux français sont gérés « comme dans le privé », avec la rentabilité comme seul horizon…

  • Pas sûr que les suisses aient moins de lits, voici le rapport de Richard Neher, professeur au Biozentrum de l’Université de Bâle. Il est à la tête du groupe de recherche sur l’évolution des virus et des bactéries.

     » En Suisse, un peu plus de 28 000 lits sont disponibles dans le centre et les soins primaires, comme le montrent les chiffres de l’Office fédéral de la statistique. Normalement, environ 83% d’entre eux sont occupés en permanence. Il reste environ 4000 lits qui pourraient être occupés par n’importe quel patient corona.
    De plus, certains établissements de santé pourraient être convertis pour accepter des patients atteints de coronavirus. Il s’agit, par exemple, de cliniques psychiatriques et de cliniques de réadaptation. Ces cliniques spéciales pourraient fournir 2500 autres lits.

    Cependant, la question reste ouverte dans quelle période les 2500 lits supplémentaires peuvent être convertis et si le personnel pourrait même s’occuper des patients corona. Nous basons notre calcul sur le meilleur des cas. Dans ce cas, la Suisse compte environ 6 500 lits pour les patients atteints de coronavirus.

    il y a de lits:
    Public : 28’282 dont 4056 libres au 15.03.
    Cliniques: 9769 dont 2513 libres au 15.03.
    Total : 38051 dont 6569 libres au 15.03

    Pour rappel, France Info avait rapporté le 13 mars que nous avions environ 5’000 lit prêts a accueillir les malades du coronavirus

    • Il y a un mélange entre lits d’hospitalisation en général, lits de réanimation et lits susceptibles d’accueillir des covid dans votre post.
      D’après la statistique suisse que vous nous transmettez, il y a 6500 lits susceptibles d’accueillir des covid mais rien ne dit qu’ils sont occupés et/ou que cela correspond aux lits de réa disponibles. Et cela d’autant moins que le nombre de covid diagnostiqués positifs chute en Suisse.

      Les 5000 lits français correspondent aux lits en Réanimation. Ils ne sont pas tous occupés également. On n’a aucune info en France sur les lits disponibles AU TOTAL pour le covid.
      Et pour cause, si les réanimations de certains hôpitaux publiques sont débordés, des hôpitaux publiques ont auto-limité (décision administrative) l’accueil de covid dans les lits classiques au prétexte qu’en cas de décompensation, on ne pourrait tous les accueillir en réanimation. Ce faisant, on a privé d’un encadrement hospitalier (nursing, oxygène) des patients qu’on aurait certes jamais mis en Réa de toute façon mais pour qui une simple assistance hospitalière aurait pu aider.

      • On comptera les bouses à la fin de la foire;

        pour le moment, mon fils et sa femme vont chaque jour bosser tous les deux et leur gardienne prend les enfants;
        ils ont le droit de se promener avec ces derniers au bord du fleuve et faire les courses où et quand ils veulent.
        Evidemment les cinémas et restos sont fermés, et les gens ne doivent pas se retrouver à plus de cinq, mais à part ça ,ça va.
        Ils trouveront une place à l’hosto si des symptômes se déclarent, le canton s’en porte garant.

        J’ai écris ‘canton’ ? C’est vrai, j’ai oublié de dire qu’ils sont en Suisse alémanique…

  • Lors d’une vraie crise sanitaire , les tabous tombent, on déballe, on se compare aux allemands qui ont des lits et des tampons test en quantités, il est clair que la gestion des hôpitaux public Français est un échec complet, d’après les déclarations et comparaisons de nombreux spécialistes.Un certain président a déclaré nous sommes en guerre, lorsque les stratèges sont incapables de trouver des solutions, il est impératif de les écarter au plus vite

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