Zemmour, Trump : la droite malade du conservatisme antilibéral

Il se pourrait que la droite en France, comme aux États-Unis, en se dissociant radicalement de l’héritage libéral qui est aussi celui de la civilisation occidentale, entame aussi son déclin groupusculaire.

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eric zemmour credits fondation France-Israel (licence creative commons)

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Zemmour, Trump : la droite malade du conservatisme antilibéral

Publié le 11 septembre 2019
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Par Claire Libercourt.

En juillet, des conservateurs américains se sont rassemblés à Washington pour discuter de l’avenir de la droite américaine après l’élection de Donald Trump. La National Conservatism Conference s’est tenue à Washington sous le patronage de Tucker Carlson, et rassemble pour l’instant une poignée de militants, de théoriciens et de politiques visant à transformer le mouvement conservateur américain de l’intérieur en l’adaptant à l’air du temps nationaliste et protectionniste. Visiblement soucieux de s’adapter à l’agenda politique de la Maison blanche, les nouveaux conservateurs « nationalistes » ne sont plus aussi attachés que leurs prédécesseurs à la liberté individuelle et à la limitation des prérogatives de l’État fédéral, désormais objets de leurs critiques acerbes.

Parmi ses penseurs d’aujourd’hui, on compte Patrick Deneen, professeur à l’Université de Notre-Dame, qui clame dans son livre Why Liberalism failed (2018) que le libéralisme, en triomphant partout en Occident, a aussi révélé ses contradictions internes et décliné jusqu’à la pathologie. La définition suffisamment large que l’auteur donne au terme « libéralisme » lui permet surtout de condamner toute la civilisation moderne comme une entreprise d’aliénation de l’individu, remettant en selle les critiques réactionnaires et pastorales jusqu’à présent plutôt cantonnées aux écrivains traditionalistes européens.

Le conférencier le plus écouté fut sans doute l’auteur de The Virtue of Nationalism  (2018), Yoram Hazony, du Herzl Institute de Jérusalem. Très apprécié par les franges les plus nationalistes de la droite israélienne, Hazony se livre à une réhabilitation assez baroque et a-historique du nationalisme, le réduisant à une sorte de courant antilibéral visant à l’autodétermination des peuples à travers l’histoire, et l’exonérant fort curieusement de toute prétention impérialiste.

Abandon du libéralisme

C’est que le conservatisme se doit à la fois de s’adapter au nouveau style présidentiel trumpiste et à l’agressivité de la nouvelle gauche identitaire qui lui fait face. Il s’agit de défendre en priorité l’identité nationale, quitte à abandonner en rase campagne toute réflexion économique sérieuse sur les effets de l’interventionnisme étatique, mais aussi la tradition de la Rule of Law face à l’urgence supposée de la situation politique et culturelle.

L’esprit du temps populiste et trumpiste a traversé l’Atlantique et souffle aussi sur le microcosme conservateur français, qui organise de son côté, autour de Marion Maréchal, sa propre convention le 28 septembre à Paris. Avec en guest star Éric Zemmour, le colloque se propose d’organiser une alternative « au progressisme, au multiculturalisme et au libre-échangisme auxquels [la droite] a bien trop été souvent soumise ». Se retrouveront donc des souverainistes, des identitaires et des nationalistes qui, comme aux États-Unis, communieront autour de thèmes à la mode sur le marché politique : l’identité nationale, la détestation du libéralisme et la panique identitaire face à l’immigration.

Dans le cas français comme américain, l’ambition de cette nouvelle droite radicale est la même : peser sur l’agenda politique des formations de droite et d’extrême droite pour les faire converger. Seulement, si en France ce genre d’ambition connaît un certain succès éditorial — la classe journalistique aime à se faire peur en invitant Zemmour and co —, il n’est pas certain que cela se traduise dans les urnes.

Chambre d’écho idéologique

La candidature identitaire de Bellamy aux élections européennes a enregistré un score historiquement bas, et le « conservatisme » en France ressemble fort à une de ces multiples chambres d’écho idéologiques qui s’installent en France, marchant main dans la main avec ce que Jérôme Fourquet nomme l’archipélisation de pays, ou son morcellement en entités culturelles et sociologiques relativement indépendantes les unes des autres. En choisissant uniquement la niche conservatrice, la droite risque d’abandonner durablement le terrain électoral à un parti présidentiel endossant à la fois l’image de la compétence et de l’autorité, que cette image soit réelle ou non.

Il se pourrait que la droite en France, comme aux États-Unis, en se dissociant radicalement de l’héritage libéral qui est aussi celui de la civilisation occidentale, entame aussi son déclin groupusculaire.

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  • Comparer les conservateurs americains a la droite française c’est assez hardi..
    ce qui caractérise les conservateurs americains c’est qu’ils sont pus proche des idées lepenistes que des ventres mous socialisants de la droite française..
    le libéralisme est il mort non pas comme idéal mais comme réalité politique ?
    c’est çà la question

  • Il faut reconnaître que trouver une doctrine mêlant à la fois du nationalisme et du conservatisme d’une part, et du libéralisme d’autre part tout en gardant un minimum de cohérence, c’est pas simple …

    • Tout dépend du sens que l’on donne à ces mots. Notamment le « libéralisme » peut être dévoyé… au nom de la liberté (de quelques-uns de contraindre les autres à entrer dans leurs vues. Se rappeler Saint-Just!

  • Conservatisme est un mot qui incite à la caricature en sous-entendant immobilisme. Il faudrait plutôt voir une volonté de continuité. Et l’on comprend mieux alors la véritable opposition entre ceux qui veulent inscrire l’histoire humaine dans une continuité et ceux qui veulent faire table rase du passé.
    J’avance qu’un certain libéralisme cache en fait un processus révolutionnaire. Et comme toute révolution, il veut s’imposer comme une vérité indiscutable…

    • Vous avez raison de commencer par une notion de vocabulaire.
      Pour moi, « inscrire l’histoire humaine dans une continuité » est la définition du progressisme, en opposition à l’immobilisme.

      • Il y a continuité d’un état ou continuité d’une évolution, imaginaire ou réelle. Votre définition du progressisme ressemble étrangement à celle du marxisme, ceci étant dit afin que le vocabulaire soit précis.

        Le libéralisme ne peut pas être plus conservateur lorsqu’il observe l’existence des droits naturels inaliénables de l’humanité (liberté, propriété, sûreté, résistance à l’oppression). Quand on déclare que quelque chose est Inaliénable, on professe une forme de conservatisme, le progressisme consistant à aliéner les droits de l’homme et du citoyen, notamment la suppression de la propriété privée.

        Le progressisme est une aliénation.

    • «Conservatisme est un mot qui incite à la caricature en sous-entendant immobilisme.»

      On peut faire de même avec progressisme. Il y a toujours des nuances, c’est là que le discernement intervient. Le suffixe isme définit une catégorie simple, où le discernement est écarté. C’est commode pour notre cerveau mais non descriptif de la réalité.

    • d’autant que la liberté çà secoue l’existant

    • On voit bien que les plus conservateurs aujourd’hui sont les écologistes. Ils regardent la photo du pays en 1960 et disent : voilà c’est ça que je veux.

      • il me semble que’en effet le progressisme peut être vu comme le simple fait de ne pas vouloir entraver les évolutions technologiques…

  • Il faudrait une droite…potiron ,liberale a l’interieur nationaliste a l’exterieur. Du Trump quoi !

  • Conservatisme anti-libéral… C’est un pléonasme !
    La droite n’a jamais été libérale que sur le plan économique. Et la gauche que sur le plan sociétal.
    Les droites américaine et française restent libérales sur le plan économique. Toutes deux réclament toujours moins d’impôts, moins de dépenses publiques, moins de réglementations, moins de fonctionnnaires. Et se méfient toujours autant des immigrés. Il y a certes une évolution : elles ne veulent même plus des immigrés pour les boulots ingrats, ou pour peser sur les salaires à la baisse. La crainte naturelle de la droite face aux immigrés est devenue une obsession insurmontable. Panique identitaire face à l’immigration est bien le mot qui convient.

    • Sauf que ce que vous appelez libéralisme pour la gauche est fondé sur des faux droits typiquement socialistes, « à chacun selon ses besoins ». Rien à voir avec le libéralisme.

      • Mauvaise lecture. J’avais par exemple en tête la libéralisation/dépénalisation du cannabis, mesure typiquement libérale, portée en France essentiellement par la gauche…

        • Légalisation parfaitement illibérale si elle n’est pas précédée de la responsabilisation des consommateurs, avec la fin de la prise en charge par l’Etat des conséquences de leur consommation, par exemple avec la reconnaissance du droit pour les employeurs de discriminer les consommateurs de cannabis. Si ce n’est pas le cas, c’est un faux droit socialiste.

          • Ce qui est parfaitement illiberal est en premier lieu l’interdiction par l’État de l’usage des drogues, tant que celui-ci ne nuit pas à autrui (tabagisme passif, alcool au volant…).
            Conditionner le retour en arrière, cad à avant la pénalisation, à des exigences supplémentaires, qui, en outre, ne sont pas réclamées pour les drogues légales (alcool, tabac,…) est passablement hypocrite.
            J’ai l’impression de lire la prose d’un gouvernement qui accepte le retour au 90 km/h dans des conditions si strictes qu’elles le rendent impossible.

            • @Jean Nepafini
              Bonsoir,
              Un gouvernement n’a pas à accepter ou interdire quoique ce soit, ni à poser quelque condition : il exécute.

            • Quand le cannabis était légal, l’Etat n’était pas providentiel. Revenir à la situation antérieure, pourquoi pas, mais à la situation antérieure dans toutes ses dimensions.

              L’exemple des 90 km/h n’illustre pas le sujet correctement puisque, précisément, votre gouvernement ne veut pas rétablir la situation antérieure.

    • çà c’est ce que veulent les électeurs de droite, et la droite ne l’a jamais fait , c’est la raison de sa chute

    • « La droite n’a jamais été libérale que sur le plan économique »
      non même pas, même pas ça, la droite est aussi interventioniste en économie que la gauche…

  • « les nouveaux conservateurs « nationalistes » ne sont plus aussi attachés que leurs prédécesseurs à la liberté individuelle et à la limitation des prérogatives de l’État fédéral »
    ??
    Heu .. vous ne confondriez pas avec les « liberals » US ? (« libérals » qu’il faut traduire en « gauchistes » ou « progressistes » et non pas « libéraux » comme le font les ignares ou ceux qui confondent gauchisme/progressisme avec libéralisme ce qui est assez courant malheureusement)

  • En fait une erreur fondamentale ce de ne pas voir qu’on n’a pas le choix entre libéraux et conservateurs mais entre progressisme et conservatisme …
    Certains trouvent un certain libéralisme chez les progressiste: rien n’est plus faux:
    L’autorisation de l’IVG, PMA ect n’est pas plus libérale que son interdiction CAR son autorisation est assortie de sa prise en charge par la collectivité.
    Une relative ouverture des frontière n’est pas plus libérale que leur fermeture CAR leur ouverture est assortie d’une prise en charge partielle voir totale des immigrés par la collectivité …
    Les exemples sont légion …

    • « En fait une erreur fondamentale ce de ne pas voir qu’on n’a pas le choix entre libéraux et conservateurs mais entre progressisme et conservatisme »
      Exactement.
      Le libéralisme et le conservatisme ne sont pas contradictoires, au contraire, d’aucun prétendent que le conservatisme est le complément indispensable au libéralisme pour en éviter les dérives, non pas via l’état, mais via la pression sociale.

    • Un libéralisme fondé sur des « droits à », sur des faux droits, est en réalité un socialisme.

    • @yep3000 : « n’est pas plus libérale que son interdiction CAR son autorisation est assortie de sa prise en charge par la collectivité. »

      Oui, mais je remarque que la prise en charge collective est secondaire. Le plus important est la loi qui AUTORISE l’IVG, PMA, … pour ceux qui l’ont voulu, libéraux ou socialistes.

      Au fait, si la prise en charge par la collectivité n’est pas libérale, alors on peut déduire qu’une prise de gain par la collectivité ne l’est pas non plus.

      Et même remarque.

      • « la prise en charge collective est secondaire » …
        Non, car cela détruit le deuxième pilier du libéralisme qui est la responsabilité …
        La liberté sans responsabilité n’est pas du libéralisme

      • Je suis obligé de dire que c’est absolument faux, la PMA n’est pas autorisée en général. Allez voir votre gynéco, mettez les billets sur la table, et dites je veux une PMA avec M Machin. La réponse sera non. Il y a des lois, si vous êtes homo, non mariée, trop vielle, sans examens obligatoires, sans délai de réflexion, ce sera non.
        Allez à l’étranger, je l’ai fait, c’est le rêve, tout est facile, rapide, ça vous coute un peu plus (seulement un peu car tous ces examens/consultations inutiles ne sont pas remboursées à 100%) mais reste abordable. Bonus altruiste, vous faites faire de grosses économies à la collectivité.
        En France, la liberté médicale est limitée car l’état veux tout prendre en charge, et quand il ne peux pas, il interdit.

  • Le droite est surtout malade de s’être soumise trop longtemps aux rescrits (im)moraux du socialisme. Quand elle se soigne enfin, l’auteur lui reproche de vouloir guérir, de vouloir se réveiller de son envoûtement.

    La gauche a tellement perverti le sens des mots que tout est chamboulé. Une fois soulevée la chape de plomb façon Orwell, les antifas s’avèrent être les nouveaux fascistes et l’illibéralisme proclamé de certains est ce qu’on fait de plus proche d’un libéralisme bien compris, pour ne citer que deux exemples parmi d’autres.

  • Il est regrettable que la droite française rejette le libéralisme. Les idées le liberté individuelle et de responsabilité, d’Etat limité, de liberté des échanges, de défense du droit de propriété…., ne sont défendues par aucun parti politique important. De gauche ou de droite, les partis politiques restent ainsi englués dans le socialisme.

    • Quand on entend les déclarations au socialisme chimiquement pur de certains caciques de droite (par exemple Pécresse dernièrement, « 500 euros pour l’achat d’un vélo » ou « redynamiser la vie nocturne à Paris »), on comprend qu’il s’agit d’une droite seulement de dénomination, dont les convictions sont fermement ancrées à gauche.

      Droite et gauche confondues, c’est le parti unique, le parti inique, en pensée, en parole, par action, et par omission.

  • L’opposition entre libéralisme et conservatisme me semble mal avisée. A l’ère du progressisme triomphant et autoritaire, vert ou rouge, le conservateur est avant tout quelqu’un qui souhaite conserver… ses libertés.

    Il y a une part inhérente de libéralisme dans chaque conservateur. Même chez Eric Zemmour par exemple, qui défend avec un certain courage sa liberté d’expression et dont le corpus idéologique accorde une place fondamentale à la responsabilité individuelle.

    • Tout à fait ! On peut même ajouter le nationalisme, et cela nous donne … le Gaullisme ! qui a été enterré par ceux là même qui s’en réclamaient.

  • Attention à ne pas tout mélanger.
    Aux Etats-Unis le terme « liberal » n’a pas la même signification qu’en France. Le « liberal » aux USA est plus proche du socialisme. De même il a une connotation plus sociétale qu’économique, contrairement à la France.

    • Vous dites çà à cause du livre « Why Liberalism failed » ?
      Mais contrairement au trompeur « liberal », « liberalism » correspond bien à « libéralisme ».

  • « Il se pourrait que la droite en France, comme aux États-Unis, en se dissociant radicalement de l’héritage libéral qui est aussi celui de la civilisation occidentale, entame aussi son déclin groupusculaire. »

    Bien vu, mais j’ai l’impression que le libéralisme n’a pas entamé, mais plutôt, achevé son déclin groupusculaire, en se dissociant radicalement de l’héritage nationaliste et conservateur, qui était aussi celui de la civilisation occidentale…

    j’ajoute que d’un point de vue historique, le véritable sens de conservateur implique aussi le libéralisme et le nationalisme.

  • ma foi, si on en revenait à une relation entre l’électeur et le politique plus simple..

    le simple fait pour certains de vouloir etre à gauche est une plaie…

    ça les amène à ne pas juger une proposition en égard à leur conviction mais en égard à la position de leur parti.. à terme ça politise tout .. en ce moment c’est le migrants/réfugiés..impossible d’avoir un discours de bon sens sur le sujet..

  • « une réhabilitation assez baroque et a- historique du nationalisme, le réduisant à une sorte de courant antilibéral visant à l’autodétermination des peuples à travers l’histoire, et l’exonérant fort curieusement de toute prétention impérialiste. »
    Voilà une phrase bien caricaturale. Ce n’est pas parce que certains nationalismes ont été conquérants, que l’autodétermination des peuples est à condamner. De même que ce n’est pas parce qu’il existe de mauvais usages de la liberté que cette dernière ne serait pas à rechercher.
    L’auteur ne voit-il pas le lien entre autodétermination des peuples et liberté? Qu’un certain libéralisme qui contourne cette autodétermination – et donc la démocratie – sous prétexte d’efficacité économique, est à la liberté ce que le noeud coulant est à la corde?
    Le mot « liberté » est bien général et je constate que ceux qui s’en réclament en ont parfois une conception assez limitée… pour les autres. Je préfère largement le mot « autonomie » ou que l’on précise de quelle liberté on parle: liberté d’entreprendre, liberté de fixer ses prix, liberté d’exprimer ses opinions etc…
    Quand à l’image de « compétence » et « d’autorité » du gouvernent actuel… ce n’est qu’une image façonnée par des services de com’ (ça nous coûte combien?). A l’aune des décisions prises, la liberté des citoyens n’y trouve certainement pas son compte: objectivement et sans faire de caricature, on est dans l’autoritarisme et non dans l’autorité. Quant à la compétence… voir l’article de Nathalie MP de ce jour!
    Enfin, l’auteur n’a dû écouter de Marion Maréchal que ce que les médias en disent. Ses positions concilient souveraineté nationale et libéralisme économique façon Bastiat. Mais la souveraineté nationale, pour les mondialistes qui nous gouvernent, doit être éradiquée à tout prix…

    • Bien d’accord avec vous. Claire Libercourt estime peut-être que les méchants Israéliens, influencés par « les franges les plus nationalistes de la droite israélienne », oppriment les gentils Palestiniens et veulent leur voler leur terre, d’où l’expression « prétention impérialiste » ?

  • Mais enfin QUAND est qu’il y a eu, en France, une droite libérale?? QUAND?

  • Votre article est en partie sauvé du ridicule par l’expression « Il se pourrait que » du dernier paragraphe.
    Pour le reste, considérer Trump comme un anti-libéral alors qu’il déréglemente l’économie américaine comme jamais, c’est fort de café. Que dire alors des Démocrates ou des RINOs ?

    Comme pour un autre article traitant de la politique étrangère de l’Oncle Sam, je reste sur ma faim avec un tel article, qui critique le conservatisme (sans bien le définir, d’ailleurs) mais n’a rien à proposer à la place, sinon « l’image de la compétence et de l’autorité » (on est bien avancé, avec ça)…

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