L’hôpital français, victime de la bureaucratie, secouru par l’efficacité allemande !

Le système de l’hôpital français est à bout de souffle, rongé par la bureaucratie, le manque d’efficacité et une fonctionnarisation excessive.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
stamps by Joel Kramer (CC BY 2.0)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

L’hôpital français, victime de la bureaucratie, secouru par l’efficacité allemande !

Publié le 3 avril 2020
- A +

Par Nicolas Lecaussin.
Un article de l’Iref-Europe

Rappelez-vous ! Nombreux étaient ceux qui disaient que la réforme de l’État et la baisse des dépenses publiques en Allemagne dans les années 2000 se faisaient au détriment de la qualité des services publics et du niveau de vie. Les dramatiques événements d’aujourd’hui infirment spectaculairement leurs critiques. C’est bien le système de santé des Allemands qui vient en aide au nôtre !

L’étude de l’IREF sur les hôpitaux de Paris tirait le signal d’alarme

En septembre 2017, l’IREF publiait une Note sur les hôpitaux de Paris qui était – hélas – prémonitoire. Basée sur des chiffres et statistiques officiels, sur des comparaisons internationales ainsi que sur de nombreux témoignages de l’intérieur, notre Note tirait le signal d’alarme à propos d’un système hospitalier à bout de souffle, rongé par la bureaucratie, le manque d’efficacité et une fonctionnarisation excessive. Elle montrait que ce n’était pas l’argent qui manquait mais la bonne gestion et la recherche du travail bien fait.

C’est toujours d’actualité : le monopole de la Sécurité sociale abaisse artificiellement les prix tandis que les hôpitaux tentent par tous les moyens d’augmenter leurs recettes. Les hôpitaux devraient disposer d’une vraie autonomie en ayant la possibilité de fixer les tarifs.

Le mastodonte APHP (le plus important groupe hospitalier public d’Europe avec 100 000 employés pour plus de 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires) devrait être divisé en différents groupes indépendants et le personnel des hôpitaux devrait être recruté sous un statut de droit privé.

L’hôpital français VS l’hôpital allemand

Lors de la privatisation de certains hôpitaux, on aurait pu aller plus loin en intégrant le personnel médical et non médical aux stratégies propres des établissements, le personnel pouvant être impliqué dans la bonne marche financière de la structure.

L’IREF avait aussi donné comme exemple étranger le système allemand : suppression du statut des fonctionnaires, vente de nombreux groupes et CHU, ce qui a donné naissance à de grands groupes privés comme Asklepios, 45 000 employés, 3 milliards d’euros de CA ou Helios, 71 000 employés pour 5,6 milliards de CA. Le risque est ainsi délégué à des sociétés privées.

Aujourd’hui, on ne peut que subir l’inefficacité des hôpitaux publics français comparés aux établissements allemands qui accueillent ces jours-ci des malades français du coronavirus. Et pourtant, il y a beaucoup plus de cas en Allemagne qu’en France !

l'hôpital

La France a donc 5,3 fois plus de morts que l’Allemagne alors que celle-ci a 20 000 cas de plus. Il faut d’emblée couper court aux arguments budgétaires. La France ne manque pas d’argent : par rapport au PIB (2018), elle est le pays où les dépenses de santé dont les plus élevées en Europe : 11,5 % contre 11,1 % en Allemagne, 11 % en Suède, 10,4 % en Autriche, entre 10 et 10,5 % aux Pays-Bas et en Belgique. L’Espagne et l’Italie, qui sont terriblement touchées par le virus, sont à environ 9 % du PIB. La France est aussi championne des prélèvements obligatoires et des dépenses publiques (53,8 du PIB contre 44,3 % en Allemagne, 9 points de plus en 2019 !)

Non, l’argent ne manque pas, à l’hôpital, c’est la bureaucratie qui est excessive

Selon les chiffres de l’OCDE, 35,22 % des emplois hospitaliers en France ne sont pas médicaux ou paramédicaux, contre 24,3% en Allemagne, une différence de 9 points. La fonction publique hospitalière, c’est environ 1,2 million de personnes en France ou 21 % du total des fonctionnaires ; en Allemagne, les emplois publics consacrés au secteur de l’hôpital ne dépassent pas 5 % du total des emplois publics.

Cela n’a pas empêché l’Allemagne d’avoir davantage de lits en réanimation (29,2 pour 100 000 habitants contre 11,6 en France) ! Dans notre pays, même le nombre de lits « normaux » d’hôpital a connu une chute vertigineuse ces dernières années : de 468 000 en 2003 à moins de 400 000 aujourd’hui. En 2018, environ 180 000 patients en urgence ont passé une nuit dans un couloir faute de lit disponible et près de 5 % des lits en région parisienne sont considérés hors d’usage faute de personnel.

Au lieu de nous gargariser à longueur de journée avec notre prétendu « meilleur système de santé au monde », il faudra en tirer les leçons après cette crise et le réformer en profondeur. En prenant comme modèle les Allemands, par exemple…

Sur le web

Voir les commentaires (62)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (62)
  • Vos chiffres ,certes arrêtés au 29/03 ,
    sont flatteurs pour nous, nous sommes à 4500 décès pour 520 en Allemagne à hier ,l »écart se creuse dramatiquement,
    quant à nos prélèvements il me semble que c’est 56% du PIB et non 53,8,ce qui aggrave la démonstration.
    C’est le résultat d’un pays confié à une Enarcho-bureaucratie qui a tout envahi depuis 40 ans avec l’accord béat de sa population.
    Hier au soir sur Europe 1 ,l’invité était un dinosaure de la politique ,Claude Evin,cela donne une idée de la qualité des intervenants…ancien ministre socialiste de la santé qui a largement participé à la situation actuelle qui a notamment fait baisser drastiquement le prix des médicaments favorisant ainsi la délocalisation massive de ce secteur,réduisant à néant les laboratoires français passés de la 5ième place dans les années 80 à la 17 ou 20ième et que nos gouvernants font semblant de découvrir.

    • Il faut cependant noter que le nombre de cas plus élevé en Allemagne peut s’expliquer par un nombre de tests beaucoup plus important.

      • Effectivement. Même sur ce point, la comparaison est cruelle entre les deux pays.

        Plus de tests signifie une meilleure prise en charge, à un stade plus précoce, donc moins de décès.

        Tout est lié.

      • PCC parle du nombre de décès pas du nombre d’infectés…

    • Les dépenses pèsent 56% du PIB. Une partie de ces dépenses est financée par le déficit. Elle n’est pas prélevée immédiatement, mais elle sera prélevée tôt ou tard et ce jour là, ce sera douloureux, notamment pour ceux qui s’imaginent que lorsque l’Etat paye, c’est gratuit.

    • C’est très trompeur de compter en % du PIB, mieux vaut utiliser des sommes absolues. 11.1 % du PIB allemand c’est environ 440MM€, 11,5% du PIB français c’est 320MM€, ca fait 120 milliards de différence, +37% alors que la population ne fait que 18% de plus. Bref les allemands dépensent plus pour leur santé car plus riches.
      Mais ça ne justifie pas le management nul chez nous.

      • Faisons le même calcul dans l’autre sens, l’état français prélève 48% du PIB ( même s’il dépense 56% à l’aide de la dette)
        et l’allemand 40% (et dépense 40%, à l’équilibre)

        Résultat, il reste à dépenser :

        – 18’900 euros par an par habitant chez nous,
        – 23’000 euros par an par habitant chez eux…

        4’100 de différence dans la poche, alors que nous n’avons que l’écart n’est que de 2’300 en PIB par habitant (36’000 contre 38’300)

        La différence va directement dans la panse obèse de l’ogre étatique qui s’occupe si bien de nous…

        En fait, il avale tout, et nous étale sur la gueule ce qui ressort !

      • Oui les allemands sont plus riche parce que moins socialistes alors que ne l’oublions pas à la sortie de la guerre de 45 l’Allemagne était pratiquement rayé de la carte économiquement et que la France (grâce à une défaite éclair) à été l’un des pays qui à le moins souffert de la guerre; Édifiant comment le socialisme peut ravager un pays.

  • L’herbe est plus verte ailleurs.

  • tout le systeme administratif d’etat est vérolé .. on le sait bien .. l’etat français est un zombie

  • Bel article et grande pertinence.
    Comment cramer autant d’argent avec d’aussi piètres résultats?
    L’état est un zombie, certes, mais une bonne partie de la population aussi. Combien d’emplois administratifs purs dans les hopitaux ( et les autres secteurs?), financés par de l’argent public, qui ne servent qu’à emmerder les productifs et les bonnes volontés? Combien de français vivent grace à ce systeme?
    Tellement que la moindre retouche jette tout le monde dans la rue.

    • allez, pour le plaisir :

      • « Le communisme fournit aux individus des plaisirs inférieurs, mais qui n’en sont pas moins des plaisirs. Si, préalablement avilis, les hommes finissent par se plaire dans la paresse et l’irresponsabilité crasses, s’ils finissent par aimer une vie végétative de clochard, d’asilaire ou de relégué, le socialisme leur donne d’infinies possibilités de les réaliser. La loi du moindre effort qui aboutit au socialisme règle aussi le socialisme. Une fois qu’on y est, on n’a plus envie d’en sortir et l’on tâche seulement d’aménager sa bauge confortablement. »
      Alain Besançon (La normalité du communisme selon Zinoviev)

    • C’est ce que je cherche, la liste des postes d’un CHU. Il est normal qu’un hôpital ait des non soignants : cuisine, compta, admission, brancardier, mais que fait le reste ?

    • ça c’est la marque indélébile du socialisme qui est une maladie chronique de la France.

  • qui dirige l’APHP ? Un énarque !!!

  • D’accord, mais ce serait bien plus précis de comparer :

    11,1% des 3’500 milliards d’euros du PIB allemand (388 milliards pour la santé)
    aux
    11,5% des 2’400 milliards d’euros du PIB français (276 milliards, soit 112 milliards de moins…)

    • Ils sont 23 % de plus ,donc 23% de 2400 milliards ça fait combien en plus ?
      On est encore en dessous ce qui souligne notre manque de travail évident.

    • @Leipreachan :
      mais bien sûr, c’est forcément un manque de moyens et d’intervention de l’état, mais bien sûr …

      • Tiens ? un p’tit nouveau…

        • C’est bien pour cela qu’on parle en %. Ca n’a aucun sens de mettre de parler en données brut. J’ai bien peur que bien que p’tit nouveau, il a raison.

          • Normal, si on parle en donnée brut on pourrait se rendre compte qu’on a moins de caviar avec 20% de 1’000 qu’avec 10% de 3’000.

            J’ai passé 40 ans de ma vie dans le monde germanique, et pas une seule fois on m’a dit : l’année prochaine vous gagnerez 3% de plus, a chaque contrat annuel (hé oui, pas de CDI, fallait bosser pour mériter un nouveau contrat), on me disait : pour cette année, on vous propose telle somme, en général supérieure à l’année précédente, libre à moi de calculer un % par curiosité.
            J’ai gardé tous mes contrats.

            Mais vous avez raison, les pourcentages sont bien utiles quand quand on est fauché…

            Ma remarque au petit nouveau est qu’il puisse supposer un seul instant que je demande quoi que ce soit à l’ogre étatique alors que mes convictions commencent là où se termine le libertarianisme le plus débridé de nombreux contributeurs.

          • En somme, il n’y a qu’une façon de me fâcher, me traiter de socialiste…
            😉

            • On est pas méchant au point de vous traiter de socialiste quand même ! :o)
              Mais, ca n’est pas non plus du libertarianisme débridé que de dire qu’ils sont plus de 80 millions et nous 66 millions. D’où les %.
              Mais, bon si on est d’accord sur le fond… le reste n’est pas grave.

              • Il y a une grande différence dans la façon de compter, en France il y a 66 millions ‘qui se répartissent’ dans le pays et outre mer (de haut en bas)

                En Allemagne, ‘nous’ sommes tant dans la ville, tant dans le village, ce qui fait tant dans le ‘Kreis’, puis tant dans le Land, et ce sont ces gens qui influent et décident du maillage des hôpitaux et autres centres de soins;

                La réunification n’a eu aucune influence sur les structures du Baden-Würtemberg ou de Bavière et surtout, la RFA n’a pas eu a rattacher un pays nommé RDA, mais 5 Länder de l’Est ce qui a permis à chaque nouvelle Landesregierung de gérer sa mise à jour avec Berlin, sans que le gouvernement fédéral n’aille s’occuper directement des citoyens.

                Les 80 millions représentent dans l’esprit des Allemands la somme des Länder (de bas en haut).
                C’est peut être un point de vue, cela permet à une majorité d’Allemands de s’amuser ou de mépriser le gouvernement fédéral sans pour autant renier la gestion du Land.

                En gros, ‘tous des enfoirés à Berlin’ , mais ils sont loins et à Hambourg/Hanovre/Stuttgart on est cool…

                • Surtout qu’on entend que la France a mieux géré la crise que l’Italie qui est très régionalisée,en gros chaque région a fait n’importe quoi dans son coin contrairement à notre pouvoir central qui gère et comme vous le rappelez l’Allemagne avec ses länders qui sont très indépendants de Berlin gère le mieux la crise en Europe.
                  Chez nous nos régions ne servent qu’à jeter l’argent par les fenêtres placer tous les copains et employer des cohortes de fonctionnaires .

              • En général quand on vous parle en % sans préciser les données brutes c’est qu’on cherche à manipuler votre vision. Les médias en abusent déjà.
                Pour gérer la différence de population, il suffit de comparer la somme allouée par habitant.

  • il y déjà de nombreuses années, un chef de service d’un grand hôpital parisien dénonçait le nombre grandissant d’administratifs par rapport aux soignants !

  • Abolition de l’assureur unique et ouverture à la concurrence, couverture dès le premier euro pour les assureurs et mutuelles.

    Transformation de la CMU en « chèque santé ». Financement de la CMU par l’impôt sur le budget de l’Etat.

    Privatisation des hôpitaux et des universités. Liquidation de la FPH.

    Création de « supermarchés de la santé » regroupant les spécialités de ville, quadrillant le territoire, ouverts 24/7 et prenant en charge les petites urgences. Financement par capitaux privés.

  • En rapport Prix /Qualité, on est les meilleurs du monde.
    Macron , En même temps » semble être Auto-Reverse. Notre logique en est retournée sens dessus dessous.
    L’avant et l’après , par devant et par derrière, toutes ces notions n’ont plus de sens en Macronie.

  • NEIN, pas de méthode allemande. on n’est pas pragmatique en France.

    Choix sécu ou privé on finance ce qu’on veut sur notre salaire sur un engagement annuel défini par le salarié sécu ou privé et hop la.
    Dito pour la retraite
    Dito pour la culture
    Dito pour les transport
    Dito pour éducation national
    Dito pour tous ce qui n’est pas régalien.

    Bref au choix en début d’année valable pour 1 ans

  • Il y a aussi un « non-dit » en France un « un complexe de faire appel au secteur privé » et une absence d’humilité a admettre ses erreurs.

    -Il manque des lits ?
    Aujourd’hui 3 avril il y encore des places dans l’Est de la France dans les cliniques privées. On préfère utiliser des TGV.

    -On veut mettre un hôpital provisoire ?
    On met une tente militaire limité à 30 places, caricaturale d’un pays sous-développé au lieu d’appeler Algeco spécialisé en logistique de structure provisoires capable de monter en dur sur 5 étages avec sanitaires et confort de travail pour les soignants.

    -On veut des tests ?
    On ne fait aucun appel d’offre à 70% de l’industrie du diagnostique Française. Vous imaginez qu’en France aucune entreprise n’est capable d’élaborer et créer des doses de tests comme en Allemagne?
    On vous fait croire que cette industrie n’existe pas et que c’est impossible en France chaque soir.

    -On doit faire des test ?
    Mais on refuse de laisser le monopole des hôpitaux aux labos privé et vétérinaires ultra-pros des tests qui auraient pu les faire a très grande échelle bien qu’ils se soient proposés.

    -On manque de masques ?
    On refuse de demander aux centrales d’achats spécialisées en logistique d’importation. On préfère se démerder dans son entre-soi. LVMH en initiative privée a montré que le secteur privé était plus efficient et en récupère 40 millions avec ses acheteurs et son savoir faire logistique et organisationnel. Mais ils ne veulent pas admettre.

    On ose vous même croire que les masques ne servent a rien et que vous êtes trop con pour savoir les mettre. Digne de l’ex URSS et la Pravda.

    -Le prix des lotions hydroalcooliques augmente ?
    Au lieu de faire appel à l’initiative privée de production supplémentaire, on colle une loi digne de MADURO de contrôle des prix du secteur privé qui crée une pénurie.
    C’est con ? Oui c’est con.

    -Le confinement est la pire des solutions ?
    C’est le secteur privé qui va en subir les conséquences de faillites, et des générations suivantes qui vont payer les dettes, on s’en fou.

    -Un nouveau traitement apparaît ?
    Quand bien même cela serait efficace sur 10% des gens, on prend pas le risque de valider. Le principe du fonctionnaire. Je préfère assurer en en faisant le minimum du minimum de prendre un risque en surjouant le principe de précaution.

    Trop d’état, trop de monde dans la mentalité socialiste dans l’état, trop de « principe de précaution » et de gens qui veulent se justifier avant l’efficacité, trop de trop de mentalité anti-secteur privé, trop de condescendance, trop d’absence de non-fonctionnaires dans les structures de décision, trop de bureaucrates et bureaucratie.

    La France est une nouvelle URSS, mais les Français qui ne le savaient pas le découvrent…

    • Tout est (bien) dit là. Mais je fais confiance à notre état pour tirer les mauvaises conclusions de cette crise et d’accentuer l’étatisation et la fonctionnarisation de notre système de santé. On dépensera et contrôlera encore plus pour un résultat moindre. Histoire de sortir de notre système soit disant ultra libéral….

    • Implacable !

      Et déprimant…

    • Vous ne savez pas que le privé c’est le diable? on ne transige pas satan mais on peut le taxer éventuellement….

  • Autant je suis entièrement d’accord sur le fond de l’article, autant le nombre de morts rapportés au nombres d’infectés me paraît totalement hasardeux en ce moment. L’Allemagne a choisi une méthode beaucoup rigoureuse consistant à tester le maximum de personnes et ainsi isoler individu par individu sur le principe de la Corée, et a priori de prendre les malades en charge plus tôt . La France, a la ramasse comme c’est en train de devenir la triste norme, n’a (avait) pas de quoi tester, on peut penser que le nombre d’infectés chez nous est probablement bien supérieur. Ça n’empêche pas que je me demande, encore, pourquoi je me fais autant defoncer par Bercy pour un résultat aussi merdique a chaque crise!!

    • La Corée encore et toujours ….!!! Attendons un peu …nos amis asiatiques qui contrôlent se demandent actuellement d’où vient l’augmentation du nombre d' »infectés  » dans leurs grandes villes…Idem à Singapour qui du coup se décide à confiner..Ce que feront les coréens aussi…y a pas de solution miracle…La bestiole est finaude..!!

      • on comprend mal les moins un …mais bon..
        il est un peu normal qu’on cite les pays asiatiques non?
        et que va t il se passer à la fin du confinement ? le nombre d’infectés ne va t il pas réaugmenter?

        donc on confine pour combien de temps? puisque le nombre de cas..n’est pas pertinent. ce qui est pertinent est un vaccin, une traitement ou une disparition miraculeuse du virus..

        je le répète tant qu’on a un virus et en face une large population non immunisée..on doit prier.

        dans l’optique d’un immunisation de la population par la maladie , le confinement est inutile si les hôpitaux ne sont pas mis en risque d’etre débordés grace à des pratiques limitant la contagion …
        le confinement si c’est la ruine ET les morts mais un peu plus lentement.. pas certain que ce soit un bon choix..

        il y a un pari..si pas de vaccin..on sera ruinés pour rien non?
        mais non en effet la bête ea du potentiel..et c’est elle l’ennemi.

        • si ça se trouve, peut être que plusieurs dizaines de pourcent sont déjà immunisés après avoir été porteurs sains… pour le savoir, il faudrait faire des tests par sondage au hasard dans la population, pas seulement sur les malades en réanimation.

          • Je pense effectivement que cela pourra se passer ainsi…Une population représentative …Et des tests rapides pour savoir où nous en sommes..Prenons la Creuse voisine de mon département..Qqs cas aucune hospitalisation et aucun mort..A priori un département naïf..Le tester serait très intéressant…

      • « idem à Singapour qui du coup se décide à confiner »
        Vous n’arrêtez pas de nous la sortir celle-là. Mais pas de bol, ce n’est pas vraiment ce que vous affirmez, loin de là.

        Le confinement mode Singapour n’a rien à voir à le confinement français: les restos restent ouverts pour la vente à emporter, les gens peuvent sortir moyennant masque et observation d’une distance entre individus, les services publiques restent fonctionnels seul l’accueil publique est réglementé et limité…etc
        Et quand vous consultez la liste des secteurs privés considérés comme faisant partie « de secteurs économiques clés » devant rester ouverts (cf 2è lien) et fonctionnels, vous comprendrez qu’il n’y a vraiment rien à voir avec la France!!
        Singapour a renforcé ses contrôles à ses frontières pour limiter l’arrivée de personnes venant de pays contaminés mais celles-ci ne sont pas fermées.

        Quant à votre assertion « car l’épidémie commence a leur échapper », ce n’est pas la réalité. Voici ce qu’en dit le site de l’ambassade de France qui n’a aucun intérêt a montré que Singapour fait mieux que la France: « Au 3 avril 2020… sur les 1 114 cas de coronavirus Covid-19 confirmés à Singapour. 5 décès sont à déplorer. » Cela fait une létalité à 0,45%!
        La France aimerait bien avoir un tel score.

        https://sg.ambafrance.org/Coronavirus-Covid-19-Situation-a-Singapour-31-mars-2020

        https://covid.gobusiness.gov.sg/essentialservices/

  • Ceux qui ont déjà été traités dans un hôpital étranger se rendent bien compte de l’organisation pitoyable chez nous: système informatique minimaliste, aucun partage des informations.

    Lors de la grossesse de ma compagne, la secrétaire avait un agenda papier par médecin. Elle avait mal noté un RDV, elle a mis 10 minutes à le retrouver…

    Et si vous côtoyez du service hospitalier, vous savez qu’on demande régulièrement aux infirmières de faire le ménage… 4 ans d’étude pour prendre la place d’une femme de ménage…

    • il faut privatiser les hopitaux et que ceux ci ce mettent au niveau de productivité de l’industrie avec tout ce que cela implique, spécialisation, robotisation, performance, informatisation totale. la médécine doit fonctionné comme les industrie de pointe avec rentabilité maximum à la clef (qui démontre qu’on est efficace ET que les clients sont satisfaits).

  • l’existence de la collectivisation trouve son origine en un désir d’égalité de traitement, pas dans ‘efficacité globale..
    ce qui fait que les gens qui défendent l’idée d’un système de santé collectiviste ne peuvent pas utiliser un argument de qualité globale.. celle ci est arbitraire et fixée par les choix des décideurs tout comme les sommes qui lui est alloué..
    dans un système libre un patient a les soins qu’il peut se payer..en général plus il est prospère plus il a des besoins..
    dans un système collectiviste un patient aura les soins que le système décide arbitrairement de lui allouer.

    la réussite du collectivisme se mesure à l’égalité.. pas à l’efficacité.

    c’est fait pour l’aspect collectiviste..
    maintenant qui décide du nombre de lits de réa en allemagne? en france?
    qui décide du nombre de tests en allemagne en france..

    et ensuite ceux qui décident peuvent ils être compétents?

    • ce n’est pas tout à fait exact car à la fin vous n’avez ni l’un ni l’autre.
      les système étatistes y arrivent toujours là.
      En DDR le gouvernement avait décidé que tous le monde devait avoir une voiture, comme en Amérique.
      A la fin, vous aviez le choix entre une Trabant et une Trabant, qui n’avait d’ailleurs de voiture que le nom, et que, à la fin, seul des cadres dirigeants du SED, genre Angela Merckel, pouvaient obtenir, vous parlez d’une « égalité ». La Trabant, c’est le symbole de la rareté socialiste. Vous remplacez Trabant par « santé » et le pays DDR par Françe, et vous avez la situation d’aujourdhui: une Trabant-santé!

      • En RDA en 1970 il fallait attendre 17 ans pour obtenir une traban mais il y avait des passe droit bien sur et les plus « chanceux » pouvait même importer des Mercedes…

    • « dans un système libre un patient a les soins qu’il peut se payer »
      Il se trouve que dans les système libre tout est moins cher donc les pauvres peuvent se payer beaucoup plus de chose que dans les pays socialiste qui ne font au final que gérer les pénuries (df Venezuela et autre pays communistes)

  • Triste réalité, les non soignants dirigent les hôpitaux, ils ont des emplacements de parkings réserver pendant que le personnel soignant doit venir en métro dans un quartier pourrit ou toute sorte de gens bizarres

    • Bon ça c’est une évidence….Ils avaient avant la « décence » d’avoir leurs bureaux au sein des établissements de santé…Ils se sont faits construire de très beaux bâtiments bien loin du monde médical et des patients..Et le DG est bien sûr tout en haut de l’édifice et intouchable..

      • sur un site d’EDF, ils avaient relégués les travailleurs non fonctionnaires dans un autre bâtiment pour pas qu’ils donnent le mauvais exemple. Travailler c’est un vice.

  • Vous ētes cruel. Vous voulez priver tous ces rats de leur fromage…

  • Bon article.

    Il est toujours utile de comparer ses lois, ses institutions, ses pratiques, etc. avec ce qui se fait ailleurs et de réfléchir honnêtement et sérieusement sur ce que l’on peut en reprendre.

    Au passage, il faut espérer qu’un certain nombre de personnes comprendront enfin que l’étranger ne se résume pas à l’empire étasunien, lequel ne semble pas être très performant face au virus Corona – et non Coronavirus – alors qu’il a été touché après les autres et aurait pu en tirer des leçons : encore faut-il s’intéresser à autre chose que la vie dans les « shopping malls » du Bas-Nebraska et connaître un tant soit peu les langues étrangères…

    Avec toutes les précautions méthodologiques qui s’imposent, il faudra étudier l’organisation et les pratiques dans les pays qui auront réussi : sous réserve de confirmation sur une plus longue période, il s’agit de la Corée du Sud (malgré un démarrage inquiétant dû aux agissements irresponsables d’une secte d’abrutis), de Taïwan et de l’Allemagne, voire de Hong Kong et Singapour (mais ce sont des cités-États, donc des cas assez particuliers, ce qui ne veut pas dire dépourvus d’intérêt).

    • En termes de santé les USA pratique une forme de socialisme très perverse. Comme pour le système financier le système de santé est rongé par la réglementation d’état qui fausse totalement le marché. les USA sont très très loin d’être l’épouvantail libérale que se plait à critiquer la France.

  • Sans contester le fond de l’article avec lequel je suis d’accord, il vaudrait mieux se garder de faire des comparaisons avec les chiffres du covid tant que l’on ne peut pas mesurer exactement le nombre de personnes infectées (ou, du moins en avoir une approximation réaliste)

  • Les français descendant des francs et autres germains peuvent regretter d’être dirigés par des bureaucrates pour beaucoup originaires de la France romane!
    D’ailleurs, toute autre considération mise à part, les alsaciens lorrains qui ont connu le régime bismarckien l’ont tellement apprécié qu’ils ont imposé aux fonctionnaires français en 1918 puis en 1945 de le conserver!

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

La crise du covid a amené des restrictions des libertés.

La question qui se pose est de savoir pourquoi celles-ci ont été soutenues par une partie non négligeable de la population. Contrepoints s'est entretenu avec Samuel Fitoussi, auteur d'une note pour l'Institut Sapiens sur les erreurs de gestion systémiques pendant la crise sanitaire. Il a étudié l’économie à Cambridge et à HEC.

 

Contrepoints : Irresponsables par nature : vous revenez sur la séquence ahurissante des auto-attestations, dont les plus fervents défe... Poursuivre la lecture

C’est devenu une sorte de tradition élyséenne : pas de mandat présidentiel réussi sans sa grande arche culturelle et/ou sociétale. François Mitterrand a aboli la peine de mort, son prédécesseur avait légalisé l’avortement et François Hollande a ouvert le mariage aux couples homosexuels. Quant à Emmanuel Macron, il a mis l’extension de la PMA aux femmes célibataires ou lesbiennes au menu de son premier mandat.

Nouvelle étape pour le second : « l’aide active à mourir » sur laquelle le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a émis i... Poursuivre la lecture

Alain Aspect, couronné ce mardi Prix Nobel de physique 2022, est en colère.

Il est atterré par l'extension du complotisme dans la population, y compris parmi la communauté scientifique. Interrogé sur France Inter, le physicien a exprimé son inquiétude et il a souligné en s'adressant aux jeunes :

"La science n'est pas l'ennemie des problèmes actuels [...] La science est la solution. Lancez-vous dans la science avec l'objectif de résoudre ces problèmes qui vous intéressent. "

 

"La science est la solution"

Pour ... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles