Du communisme à la collapsologie, une utopie en remplace une autre

Le dogme fondateur de la nouvelle idéologie à la mode est le catastrophisme, dont l’avatar extrême est la « collapsologie ».

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Greta Thunberg på Mynttorget, Stockhom By: ulricaloeb - CC BY 2.0

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Du communisme à la collapsologie, une utopie en remplace une autre

Publié le 29 juin 2019
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Par Michel Negynas.

Des années 1950 à 1970, en France et, dans une moindre mesure dans la plupart des pays développés, l’utopie était le collectivisme, avec une réalité, le communisme. Le monde meilleur était celui des soviets, le « centralisme démocratique », et celui de Mao. Quasiment tous nos sociologues et philosophes de cette période, ceux que nous avons exportés, en particulier dans les grandes universités américaines, chérissaient l’URSS, la Chine et Cuba.

Certains ont même trouvé des excuses à Pol Pot. Beaucoup de nos acteurs, metteurs en scène, chanteurs, en étaient de fervents porte-voix. Nos futures élites de l’École Normale supérieure envoyèrent leurs condoléances au peuple soviétique pour la mort du camarade Staline. Et l’enseignement, du primaire aux facultés, baignait dans l’autarcie intellectuelle d’un monde chanté par Jean Ferrat et Isabelle Aubret : collectiviste et déjà vantant les vertus du retour au passé.

La désillusion fut cruelle lorsqu’il ne fut plus possible de se voiler la face : le collectivisme heureux était un enfer. Et finalement la chute du mur rendait quasi impossible de continuer à être communiste. Sauf en France, peut être. Pour une minorité le salut était une fuite en avant, une radicalisation vers le trotskisme et la dictature prolétarienne, enfantant les brigades rouges. Mais ces courants ne pouvaient être que marginaux, et ils le restèrent.

Nouvelle idéologie

C’est alors qu’une autre idéologie monta en puissance. À vrai dire, elle ne sortait pas de nulle part. Suite logique des travaux de Heidegger, Hanna Arendt et quelques autres, parallèle à la gentille et hédoniste « flower power » américaine, l’écologisme remplissait toutes les cases pour devenir la nouvelle utopie de la classe moyenne supérieure et des intellectuels médiatiques.

La sobriété heureuse remplaça le collectivisme heureux. Le fait que Hans Jonas, un des théoriciens de l’écologisme, ait démontré que le dogme écologiste ne peut conduire qu’à la dictature d’une élite pour se réaliser ne gêna personne. C’est à croire que l’intelligentsia, surtout en France, a une propension naturelle à choisir une vision de la société qui conduit à l’autoritarisme.

Évidemment, la critique du dogme écologiste ne conduit pas à négliger la protection de l’environnement et de la santé, comme la critique du communisme ne conduisait pas à nier les inégalités. Et de la même façon que les communistes français étaient de braves gens, démocrates dans leur grande majorité, et soucieux de justice sociale, l’immense foule des citoyens écologistes n’ont aucune velléité de sortir d’un régime républicain. Néanmoins, dans les deux cas, l’idéologie fondatrice conduit au totalitarisme. Et dans les deux cas, si on peut pardonner aux militants de base, on ne peut guère absoudre leurs guides.

Le dogme fondateur de cette nouvelle idéologie est le catastrophisme, dont l’avatar extrême est la « collapsologie ». Notre société serait menacée d’extinction par notre propre faute. Un des périls est la montée des eaux et la disparition d’espèces. Et notre devoir est de sauver la biodiversité. Comme Noé nous construisons donc des arches qui ne sont plus évidemment physiques mais organisationnelles : le GIEC pour le Climat, l’IPBS pour la biodiversité. Nous voulons aller vers une sobriété heureuse, proche de la nature telle que nous l’imaginons, mais en ayant éliminé tout risque de toutes sortes. Peu importe que les deux objectifs soient souvent en opposition.

Une idéologie qui plait aux élites

Une partie de l’extrême gauche, toujours désireuse de faire le bien de l’humanité malgré elle, a naturellement adopté la nouvelle idéologie. L’élite bien pensante, et le monde artistique, ont suivi avec enthousiasme. Acteurs et actrices font des kilomètres dans leurs jets privés pour porter la bonne parole. Science Po et l’IDDRI, son pôle développement durable, ont remplacé l’École normale à la pointe du combat.

Cette nouvelle utopie a bien plus d’atouts que la précédente pour durer. Elle est poussée par des organisations internationales, non démocratiques et incontrôlables, qui ont gagné la bataille de la communication, et acquis ainsi un pouvoir de nuisance médiatique qui freine toute contestation. Elle transcende les clivages politiques. Elle est à court terme compatible avec un capitalisme libéral, ou pseudo libéral. D’ailleurs, les secteurs financiers et marchands en font leurs choux gras. Ainsi, tous les acteurs de la société s’instrumentalisent mutuellement pour faire progresser la chose.

Or, des milliers de risques sont susceptibles de menacer notre environnement et notre santé. Cela ne nous empêche nullement de vivre, et même de vivre mieux et plus longtemps. Sans trop qu’on sache pourquoi, certains de ces sujets, réels ou supposés, émergent, et ce sont ceux-là qui accaparent les media : pesticides, dioxines, climat, métaux lourds, ondes électromagnétiques… Ils deviennent alors des totems emblématiques qui imposent l’action immédiate. Nos priorités sont ainsi dictées par l’émotion plus que par la raison.

Petit à petit, ce processus participe à la construction d’un monde fantasmé. Il a ses mythes, issus d’histoires érigées en sagas, générées parfois par de vrais évènements environnementaux ou sanitaires, comme le drame de l’amiante, mais souvent nées de pure fiction médiatiquement et politiquement entretenue, comme le cas du glyphosate ou du diesel.

En plein post-modernisme

Il a ses règles, souvent imprégnées d’une morale simpliste, (les générations futures) et traduites dans un jargon juridico-scientifique par des lois et des normes. Des idées reçues qui pourraient être contredites par des raisonnements très simples (la consigne des bouteilles, le locavorisme, les énergies renouvelables) sont devenues des lieux communs dont la soi-disant évidence ne peut plus être mise en doute.

La science est utilisée lorsqu’elle est, en apparence du moins, conforme au dogme (climat, biodiversité) et elle est niée lorsqu’elle gêne (glyphosate, OGM…). Nous sommes en plein post-modernisme : la vérité, y compris scientifique, est une construction culturelle. Cette utopie a donc aussi ses Lyssenko.

Le problème survient lorsque ce monde fantasmé rencontre le monde réel. Car cela arrive, inévitablement : le principe de réalité est implacable. Et pour l’instant, le peuple n’est pas prêt à se laisser imposer les choix de l’élite. Pour certains sujets, ça coince déjà : à titre d’exemple, l’arrêt du nucléaire et du charbon commence à être repoussé de programme en programme dans les pays européens, et envers et contre tout, même avec un accord de Paris, les pays pauvres ont besoin des combustibles fossiles pour se développer.

Soit le public finira par se rendre compte qu’on lui a raconté des histoires, soit il s’enfoncera dans le déni, rendant les institutions responsables de ce qu’il percevra comme leur échec. Dans les deux cas, les dégâts seront considérables : pour la démocratie, les médias, et surtout, la science.

Michel Negynas est l’auteur de Chroniques d’un monde écofantasmé.

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  • vous n’abordez pas le problème de la science , le fait est que des branches entières épaulent l’idée de l’effondrement..de la pire des façons, avec des arguments d’autorité. quand vous entendez des chercheurs parler avec le coeur plus que la raison, on est mal barrés..et ces chercheurs aussi sont mal barrés car le monstre avec lequel ils jouent va es bouffer tout cru.

    • Lisez le Science & Vie de juin de cette année. Vous verrez que la collapsologie n’est pas étudiée par des huluberlus. Bien sûr, libre à vous de continuer à croire que ce sont des prophètes fous.

      • Scoence et Vie est devenu un organe de propagande. Le pire dans ce qui nous arrive, est la subversion d’une partie des scientifiques.

      • Huit et dernier… Avant dernier ❓

        • Juste dernier. Après ce compte, j’irai voir sous d’autres cieux plus intéressants et moins climato-sceptiques ce que le libéralisme propose.

          • Mais vous avez parfaitement le droit d’être partisan de la poële à frire ❗

          • il faudra commencer par nous expliquer ce que sont l »écologie et le climato scepticisme…

          • il est certain que vos n’aurez pas de mal à échapper au climato sceptiques..par contre vous serez obligé de vous farcir des idioties mais climato correctes..

            planter des arbres…

            maintenant asseyez vous et posez vous la question ça signifie quoi deplanter un arbre par rapport par exemple à laisser les arbres pousser…

            ben si tu plantes un arbre, tu dois cultiver un arbre, ce qui demande de polluer un peu eh oui.. il faut aussi un endroit où le planter…et là..fais l’effort réfléchis… tu le plantes où? sur une terre agricole qui fut défrichée? ( pas d’agroforesterie ne europe svp) ou tu abats des arbres et tu en replantes auquel cas on appelle ça sylviculture..

            il n’y a RIEN d’évident à ce que planter des arbres soit une chose « verte » parce que tu ne peux pas regarder que cet arbre qui au passage va demander beaucoup d’energie humaine pour croire..car dans la nature le taux de survie d’un arbre est faible..un chêne produira des millions de glands qui feront des centaines de milliers de chêne d’un an etc etc…et un SEUL chêne similaire au parent..

            si tu plantes un arbre et que tu dis j’ai stocke du carbone..tu as tort..tu en as pour des décennies de boulot et d’émissions de CO2 ans de boulot par le simple fait de vouloir faire croître CET arbre plutôt que de laisser la biomasse faire sont truc..

          • @ Amahuit et Dernier
            Vous avez tout à fait le droit de croire Fred Vargas lorqu’elle sort qu’à 1,5° de plus ce serait 4 milliards de personnes qui mourraient. Mais posez vous la question comment on fait nos lointains ancêtres pour survivre à ces températures, et comment font les gens qui vivent sous les tropiques!
            Le ridicule ne tue malheureusement pas.

          • La science se base sur des faits puisque c’est l’étude de la nature.
            Le CO2 accusé de tous les vices ne représente que 0,04% de l’atmosphère terrestre, autrement dit rien, il ne peut en conséquence augmenter la température, alors que l’eau représente entre 0,1 et 0,4% suivant la météo.
            Il est INDISPENSABLE à la vie sur Terre puisqu’il nourrit la flore et le phytoplancton qui l’absorbent et libère l’Oxygène qui nous permet de respirer.
            Depuis 1850 la température a augmenté de 0,7° c’est à dire en un siècle et demi.
            Auparavant sévissait une période de refroidissement nommée le Petit âge glaciaire de 1350 à 1850. Elle a tué 2 millions de français rien que dans les années 1680-90, morts de froid ou des famines qu’il a provoqué. Ce sont des dizaines de millions qu’il tua dans le monde.
            Après un refroidissement la température remonte. Vous accusez le printemps d’être un réchauffement dramatique? Tout comme lui le réchauffement actuel est un BIENFAIT.
            Depuis le début notre ère il y eu 2 réchauffements: époque romaine et l’ère des vikings où ils établirent des colonies au Groenland (Greenland en anglais, donc Terre Verte)
            et 2 refroidissements du IIIe au VIIIe siècles, puis le Petit âge glaciaire jusqu’en 1850.
            Ce qui indique que le climat de la Terre n’a JAMAIS été stable! Dans des ères plus éloignées, la température fut de 10° supérieure à l’actuelle, et les ères glaciaires sont bien connues!
            Il est donc IMPOSSIBLE scientifiquement d’affirmer que le réchauffement est dû aux activités humaines. Les vrais climatologues ( comme Richard S. Lindzen, professeur de climatologie au MIT, et Reid Bryson le père fondateur de la climatologie moderne ) penchent plutôt pour un réchauffement naturel et s’opposent à l’alarmisme.

      • je ne dis pas que ce sont des prophètes vous, en général, ils sortent du registre de la science.
        science et vie…

      • non..ça ne marche pas comme ça amachin..

        la science ne se fait pas par autorité..ou par vote ou qui a le plus gros diplôme.

        on peut être un huluberlu et avoir raison..

        que ce soit des prophètes fous ou non , je m’en fiche un peu..
        je ne CROIS pas ce dont ils sont convaincus.je crois éventuellement ce qu’ils ont prouvé.
        or il s’agit de spéculations..ça veut dire il y a des si..il y en a beaucoup.

        d’ailleurs ….qu’est ce qui a été prouvé par le giec?

        je me souviens d’avoir vu sur france 5 un débat qui fut conclut par jouzel qui devait donner un FAIT qui justifiait sa position alarmiste..il répondit..93% de l’énergie est capté par les océans… ceci n’est pas un fait…
        il faut choisir votre position..
        moi je doute de la science…votre réponse ne peut pas être tu as tort car les scientifique PENSENT autrement..

        le mécanisme est toujours le m^me quand un personne arrive en disant attends là tu spécules..la réaction est émotionnelle..mais tu te rends compte de ce qui se passerais si c’était vrai?
        quand le type alors dis que ça ne change pas grand chose il sera disqualifier à parler car il est nuisible à l’intérêt de l’humanité qui serait de prendre des précautions sur TOUT.

        il faut regarder les faits et la logique.

        mais croire la majorité des scientifiques n’est pas un position scandaleuse. ce n’est pas par contre une position scientifique.. vous n’êtes en RIEN qualifié à affirmer que ceux qui doutent ont tort, d’autant plus que visiblement cous ne savez pas de quoi je doute!!!
        vous devez donc normalement aller voir les scientifiques et leur demander il dit que un ensemble de modèles n’a pas de signification claire est ce vrai..?
        il dit que on ignore pourquoi le niveau de lamer augmentait avant le CO2 est ce vrai?
        il dit que l’essentiel du débat tient à ce qu’ on PENSE plausible sur la variabilité naturelle est ce vrai?
        et on peut continuer..
        quoique
        tiens recemment
        https://www.youtube.com/watch?time_continue=2442&v=3WbGVAo1hyQ ce type là fut viré..

  • faire confiance à des gens qui prônent l’écologie sans le pratiquer , et puis quoi encore …..parce que tout ces crétins , enlevez leur la clim , les portables , ordi , bagnoles , avions etc etc etc et vous les verrai faire un caca nerveux ; le faite ce que je dis pas ce que je fais et ben justement ça commence à bien faire !

  • toutes les religions ont un objectif et des méthodes.. infaillibles
    pour régner sur la bêtise humaine..
    d' »abord croire .. là inutile de trier on s’aperçoit que des hordes d’individus  » croient » des carabistouilles autrement plus abracadabrantes que le réchauffement climatique..
    et personne ne s’en émeut, on s’en arrange..
    deuxièmement militer pour porter la bonne parole.. à on est servis par les réseaux de gauche
    troisièmement menacer ! l’apocalypse ,la fin des temps etc…
    Quatrièmement pondre des oukases comportementales ;
    comment consommer et quoi
    Cinquièmement monter des tribunaux de la foi:
    sixièmement casser les libertés individuelles et appliquer des lois coercitives au nom du dogme ..
    et tout çà recycle les déçus du socialo_communisme..pour continuer a exister a travers une croyance

    • Ce que vous décrivez n’est pas le fait des religions en particulier, c’est le fait des dérives de n’importe quel système de pensée. Ce qui est le cas lorsque les plus radicaux prennent le pouvoir, aidés en cela le plus souvent par la conjonction de circonstances internes (divisions) et externes (survie) particulières.

      Et puis si il y a vraiment un truc partagé par tous les humains, c’est bien la croyance. En commençant par croire qu’on ne l’est pas soi-même.

    • Permettez une petite rectification,
      ‘ carabistouilles autrement plus abracadabrantesques ‘
      serait plus adapté à l’étendue de la crédulité humaine.

  • Je pense que la petite Greta manque d’activité physique et qu’elle irait beaucoup mieux si elle passait quelques heures par jour, tous les jours, à travailler dans un potager bio ou à désherber des allées sans produit, puisque c’est son idéologie et qu’elle veut imposer à la planète.
    Ah, le bonheur du désherbage penché en 2, le maniement de la binette, le coup de bêche ! Le soir, vous êtes sainement vanné et puis l’activité physique génère des hormones positives pour le cerveau. Elle en a grand besoin.
    Ca doit gravement miner de rester assis sur un banc, le regard dans le vide.

    • Oh une attaque ad hominem. Bravo ! Les idées avancent avec des gens comme vous ! (pas loin par contre…)

      • Nimporte quoi. Eventuellement un ad personam

        En revanche « les idées avancent avec de gens comme vous «  est bien un ad hominem.

        • Ah oui en effet. Mon latin est un peu rouillé. Donc oui, je critiquais Kassy pour son argument bas de gamme ad personam.

      • Ce qui est critiquable, c’est d’utiliser cette jeune fille handicapée

      • ça n’a rien à voir…
        ça met en avant l’hypocrisie des gens..

        oh, utiliser un gosse ça par contre aucun problème avec ça…

        • ça ne vous dérange pas que le porte parole d’un mouvement soit disant fondé sur une science pas pratiquée par des hurluberlus soit une enfant..
          vous savez très bien qu’aucun interviewer ne va l’agresser comme il le doit..

    • Le pire, c’est que ça recommence à pousser dès la binette posée !

      Mais comment pourraient ils le savoir ?

  • C’est parfaitement juste. Ce qui est un peu consolant, c’est que je trouve que des voix dissonantes commencent à se faire entendre concernant la dictature de l’écologisme. Espérons qu’elles ne resteront pas à l’état de murmure!

  • Pourquoi tant d’écho est donné à tous ces communistes recyclés alors que leurs idées ont toujours provoqué le mal. Ils se sont toujours trompés et une fois de plus avec leur décroissance ils vont nous foutre dedans.

    • Pourquoi Cassandre est-elle célèbre, tandis que tous ceux qui ont prévu « business as usual », et avec raison, sont oubliés ?

  • Un des inspirateurs de ce mouvement est Leo Strauss, juif orthodoxe allemand, disciple de Carl Schmitt – juriste et inspirateur du cadre juridique permettant la suspension des droits et la mise en place de la dictature hitlérienne – avant d’émigrer à Londres puis aux Etats-Unis… avec une bourse de la Fondation Rockefeller.
    Les Straussiens estiment que la Vérité est réservée aux esprits supérieurs, ils ont donc une vision élitaire des sociétés humaines. Cela fonde un véritable culte de l’Etat, ce dernier définissant en final le Bien et le Mal.
    La conséquence stratégique en est la désignation d’un ennemi (désigné comme le Mal) pour entraîner la cohésion de la nation autour de l’élite.
    On comprend bien que le CO3 soit un ennemi de choix pour endoctriner non pas une nation, mais toute la planète selon ce processus. Car la finalité est bien une dictature mondiale… Et l’écologisme ne manque pas d’imagination: pesticides, Ogm etc…
    Pour faire bonne mesure, Strauss fut aussi un admirateur de Machiavel (qui fait reposer le pouvoir, non sur la vertu, mais sur l’apparence de la vertu): le « prince » ne peut gouverner efficacement qu’en se faisant « grand simulateur et dissimulateur » et en « manoeuvrant par la ruse la cervelle des gens ».
    Ce que font très bien médias et ONG, militants consentants ou idiots utiles d’une oligarchie transnationale visant un pouvoir planétaire.

    • Mon billet n’a rien à voir avec une quelconque théorie du complot, et je ne souhaite pas qu’il suscite des commentaires nauséabonds.

      • Commentaires nauséabonds? Vous employez les termes de l’inquisition gauchiste? L’anti-Trumpisme tend pourtant à conforter cette théorie de la main mise de l’oligarchie sur le pouvoir!

    • de quels oligarques parlez vous donc? la collapsologie n’est pas nouvelle…en fait il serait m^me intéressant de regarder ce qui a justifié les peurs passées de fin du monde pour chercher le point commun si il existe..

      • Il s’agit d’une oligarchie transnationale, qui s’est coalisée autour des plus grands détenteurs de capitaux au fil du temps, d’abord à partir de la Grande-Bretagne. Depuis 70 ans elle mène une guerre (larvée ou ouverte) contre pratiquement toutes les nations en utilisant la puissance monétaire, économique et militaire des Etats-Unis – nouvelle puissance internationale après 1945 –, ainsi qu’un « soft power » assis sur la conquête culturelle, médiatique et éducative par le truchement de réseaux infiltrés.

        Ce système n’a qu’un objectif: la destruction des Etats-nations en vue d’une gouvernance mondiale. Ses modes opératoires: d’une part, la subversion des élites, le « changement de régime », la guerre, auxquels il faut ajouter les assassinats ciblés; d’autre part la fracturation et la destruction interne des sociétés, en particulier par les « droits des minorités » qui s’imposent à la majorité sous couvert de droits de l’homme, et qui sont le plus sûr moyen d’attenter aux démocraties.
        Les instances internationales (BRI, ONU – et surtout les organismes qui en dépendent: OMS, GIEC…–, OTAN, FMI etc…) ainsi que l’Union Européenne ont été créées pour servir ce projet. De nombreux sujets, qui font l’objet d’une pensée imposée dans les médias ou d’une occultation, sont liés à ce projet: progressisme, immigration, bienfaits de l’UE et de l’euro, nécessité de guerres « humanitaires », pouvoir des banques centrales, affaissement éducatif, réchauffement climatique, propagande anti-russe…

        • Propagande anti-russe? Je vous signale que la Russie a agressé la Géorgie, puis l’Ukraine et annexé la Crimée, malgré le droit international. Il n’y a aucune raison selon vous? Poutine ne cache aucunement sa volonté de rétablir la sphère d’influence de l’URSS. Il suffit d’écouter ses discours au peuple russe!

  • Il n’y a pas de raison de désespérer, le GIEC n’est qu’un instrument de l’ONU au service des gouvernements en chasse perpétuelle de moyen financiers pour que dure l’absurdité qu’ils ont bâtis . L’écologie politique est une escroquerie dont tout le monde essaie de tirer la substantifique moëlle qu’il va chercher dans la poche de tous . La science est détournée et on voudrait que le pigeon ne cesse de roucouler pendant qu’on le plume au nom d’un soi-disant consensus . Un consensus qu’on ne peut mettre en doute sans risque d’excommunication et pourtant: https://www.wikiberal.org/wiki/liste de scientifiques sceptiques sur le r%C3%A9chauf . 31000 mécréants osent remettre en cause tout le bousin, et pas n’importe lesquels . Il nous appartient de les soutenir et de choisir de faire circuler ou de bêler avec le troupeau en attendant de payer la facture de la bêtise anti-humaniste des pastèques

  • Tant qu’il y aura des gens pour resister à cet enfumage leur rêve didactorial ne prendra pas corps . Vouloir faire croire qu’il y a un consensus scientifique sur un sujet alors qu’il y a plus d’inconnus que de certitude est une erreur . Il ne reste plus qu’à choisir, résister ou bêler avant de pleurer . A partager et transmettre sans modération https://www.wikiberal.org/wiki/liste de scientifiques sceptiques sur le r%C3%A9chauf . 31000 scientifiques, et non de moindre envergure, s’opposent au diktat des pastéques . Si vous avez le temps regardez bien le pedigree de chacun, c’est édifiant . Il ne reste plus qu’à espérer que cette escroquerie finira un jour avec son Nuremberg

  • Je ne suis pas sûr que le communisme et l’écologie puissent être mis sur le même plan
    Le communisme était dès l’origine un projet politique englobant la totalité de la société et de l’économie.
    L’écologie n’est à l’origine que la défense de l’environnement, centrée sur quelques enjeux perçus comme prioritaires : pesticides, eau, air dans les villes, etc…
    C’est d’ailleurs de cette absence de projet politique global que résulte la stagnation des partis écologistes depuis les années 70.

  • Je me demande parfois si notre tropisme pour la Grande Catastrophe n’est pas la conséquence d’un long formatage par nos actualités. A part une partie du journal de JP Pernault sur TF1 à 13h00, tout le reste n’est que accidents, guerres, malheurs, tristesse et mélancolie… Les moments les moins dépressifs sont les commentaires enflammés des petites phrases des politiques, faute, pour les journalistes, d’être intellectuellement armés pour juger de leurs programmes. C’est souvent léger, sans grand intérêt, mais côtoie, hélas encore, les sombres penchants humains pour la critique et le négatif…
    Dans le détail, j’ajouterai, à titre explicatif, qu’il n’y a guère de différence, au départ, entre le glyphosate, les OGM, le diesel, l’amiante…
    Il y a toujours deux éléments à l’origine de tels débats :
    1. Un rapport ou une étude sur la dangerosité du produit
    2. La négation par ses partisans ou lobbyistes du problème soulevé
    La science, un peu comme la cavalerie, arrive souvent plus tard, avec l’esprit de nuance.
    Ainsi le diesel, « victime » d’un rapport de l’OMS… Effectivement dangereux pour la santé lorsqu’il n’est pas « fapé » (l’étude de l’OMS portait sur ce type de motorisation), il devient aussi voire plus vertueux que l’essence quand il l’est. Le rapport de l’OMS remonte au début des années 2010. Ironie du sort, il est sorti apres l’obligation des FAP sur les voitures (2011)… Ce n’est que cette année que notre gouvernement lance une étude pour vérifier si les (nouveaux) diesels pourraient aussi bénéficier de la vignette crit air 1.
    La science et la vérité prennent leur temps…

  • Heureusement que des articles viennent contrecarrer les doctrines officielles
    Quel bonheur ont eu tous les soviétiques jusqu’à la chute du mur de Berlin. Ils baignaient dans la joie et l’abondance sans oublier les pays frères en particulier la DDR avec sa Stasi n’oubliez pas si vous allez à Berlin de visiter sa prison
    Saint Petersbourg est redevenue une capitale merveilleuse
    Vous soulignez aussi le travail maléfique des ayatollahs verts. Ceci n’empêche pas de respecter l’environnement
    Il faut surtout restaurer des normes sociales d’avant 68et permettre aux familles d’éduquer leurs enfants

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