Énergies renouvelables : cette couleur « verte » qui ne veut rien dire

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Green energy (CC BY-NC-ND 2.0)

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Énergies renouvelables : cette couleur « verte » qui ne veut rien dire

Publié le 28 décembre 2018
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Par Michel Gay.

Le temps est peut-être venu d’envisager des modifications dans la politique énergétique européenne et de remplacer le terme « énergie renouvelable » par « énergie propre » comme les États-Unis, l’Inde et la Chine.

Énergie renouvelable, charbon et nucléaire

L’Allemagne est à l’avant-garde du développement des sources d’énergie renouvelable intermittente (EnRI), en particulier éolien et solaire, mais ses émissions pour la production d’électricité sont 10 fois plus élevées par habitant que celles de la France qui utilise le nucléaire pour produire 75 % de son électricité.

Pire, en 20 ans, la Pologne, dont l’essentiel de l’électricité est produite avec du charbon, a presque autant réduit ses émissions de CO2 que l’Allemagne, dont le total des investissements dans les énergies renouvelables a dépassé 250 milliards d’euros… Comment est-ce possible ?

La réponse est simple : le développement de sources d’énergie intermittente ne réduit plus les émissions de CO2 lorsque leur production atteint un point de saturation dans le mix énergétique. Surfant sur la vague de l’idéologie verte anti-nucléaire, la France s’est pourtant engagée à réduire la part de l’énergie nucléaire à 50 % dans son mix électrique, tout en affirmant que la réduction des émissions de CO2 était primordiale.

Néanmoins, probablement pour apaiser le lobby éolien, le président Macron a approuvé la construction de parcs éoliens en mer, avec un prix garanti trois à cinq fois plus élevé que celui de l’énergie nucléaire (tout dépend de ce qui est inclus dans la facture…).

Le Saint Graal du stockage 

L’électricité produite par les EnRI doit être utilisée immédiatement car les possibilités de stockage sont négligeables devant les besoins. Le Saint Graal serait un stockage d’énergie massif et bon marché capable de combler les absences de production quand le vent ne souffle pas et quand le soleil brille peu à travers l’Europe, pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines.

Mais il  n’existe pas et rien ne permet de penser aujourd’hui qu’il existera un jour… Le réseau ne peut donc pas être alimenté uniquement à partir d’énergies renouvelables sans l’approvisionnement de sources stables et pilotables alimentées par des énergies fossiles ou par… du nucléaire.

Et dans le cas de l’Allemagne, ces sources sont principalement des centrales au lignite, les plus gros émetteurs de CO2. Et pour les alimenter, l’Allemagne creuse de nouvelles mines de lignite à ciel ouvert

L’Allemagne sait parfaitement qu’elle n’atteindra pas ses objectifs de réduction des émissions de CO2 fixés pour 2020. Et l’écart sera considérable. C’est pourquoi elle reporte la fermeture de ses centrales au charbon et construit le gazoduc géant Nord Stream 2 avec la Russie. Le gaz reste la seule possibilité de réduction de ses émissions si elle ferme ses centrales nucléaires et… au charbon/lignite.

Voilà pourquoi l’Allemagne est si déterminée à mener à bien le second tronçon du gazoduc Nord Stream.

L’Union européenne est-elle sur la mauvaise voie ?

L’Union européenne devrait se demander si la voie du développement « choisie » (ou imposée ?) des énergies renouvelables conduit réellement à la réduction des émissions de CO2 et, in fine à la protection du climat. N’est-elle pas plutôt un système financier rentable pour des entreprises privées au détriment de tous les citoyens/contribuables ?

En Europe, une éolienne n’est pas écologique mais elle représente un excellent instrument financier grâce aux subventions qui garantissent des profits élevés (et indus) depuis plusieurs années. Les principaux bénéficiaires sont les marchés financiers et les fournisseurs de gaz naturel, dont les ressources s’épuisent progressivement en Europe. Il restera le gaz en provenance de Russie…

Ce n’est pas le climat qui tire le plus de profit des énergies renouvelables !

Si l’Union européenne voulait vraiment protéger le climat en réduisant les émissions de CO2, elle fixerait des objectifs sans imposer des moyens et des technologies. La fission nucléaire est actuellement la plus efficace (la fusion a encore beaucoup de chemin à parcourir avant la commercialisation). Ses coûts d’investissement initiaux sont élevés, mais sa production est disponible sur demande, quelles que soient les conditions météorologiques. Elle est, de plus, bon marché en raison de sa longue durée de vie et de ses faibles coûts de fonctionnement (l’uranium ne coûte « rien » dans le coût de production de l’électricité).

Les antinucléaires

Mais le nucléaire a ses adversaires. En particulier les activistes conditionnés par l’idéologie et par la peur, dues souvent à l’ignorance, notamment sur les risques et les déchets. Ils savent malheureusement jouer sur les émotions en utilisant le mensonge ou des déclarations fausses et biaisées.

Bien que personne ne soit mort de radiations à Fukushima, ils ont profité de cet accident pour mener une campagne efficace entravant le développement économique du nucléaire en Occident.

C’est le problème des pays occidentaux car les puissances croissantes de l’Asie développent le nucléaire de manière dynamique.

Il est venu le temps…

En plus de l’électricité, le nucléaire permet de produire de la chaleur pour le chauffage et pour dessaler de l’eau de mer, ou plus tard, pour fabriquer de l’hydrogène. Et tout cela est possible avec presque zéro émission de CO2 dans l’atmosphère.

Récemment, le rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a indiqué la nécessité de développer l’énergie nucléaire pour réduire la consommation de pétrole, de gaz et de charbon.

Le temps est peut-être venu, en Europe, d’envisager des modifications dans la politique énergétique européenne et de remplacer le terme « énergie renouvelable » par « énergie propre » comme, par exemple, les États-Unis, la Russie, l’Inde et la Chine. Et puisque la couleur verte accolée au mot énergie n’a aucune définition, pourquoi pas « énergie verte » incluant le nucléaire… propre.

Voir les commentaires (129)

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  • claude henry de chasne
    28 décembre 2018 at 9 h 30 min

    pour casser la dynamique de la dictature verte
    https://www.mesopinions.com/petition/politique/dictature-verte/56486

    • Hourdequin Emmanuel
      31 décembre 2018 at 13 h 25 min

      Et quoi contre la dictature de l’argent (sale des énergies sales) ?

    • Hourdequin Emmanuel
      2 janvier 2019 at 15 h 35 min

      Nos emmerdements (CO2, plutonium, chômage, déficit chronique, chômage, pollution chronique de l’eau de l’air et de la terre, etc.) ne sont pas de nature politique mais de nature physico-chimique, biologique et biochimique. La majorité des politiciens est incompétente en sciences et ne s’y intéresse pas. Seul leur importe de suivre les économistes orthodoxes qui ne sont pas des scientifiques mais des gourous prônant une croissance infinie dans un monde fini en ne distinguant pas les énergies très sales (coût externe non internalisé dans le prix de vente) des énergies sales ou des énergies moins sales avec une vision court-termiste du type « après nous le déluge ». La science n’est pour eux qu’un instrument servant à enrichir les riches au détriment des pauvres en détruisant les biens communs. Stigmatiser les « verts » est absurde car ce ne sont pas les pires. Bien au contraire, ils sont parmi les seuls à l’écoute des scientifiques contrairement à tous les autres qui se comportent comme une belle bande de branquignols qui ne sont pas à la hauteur des enjeux avec tous ceux qui défendent des intérêt privés contre les biens communs et l’intérêt commun comme ceux du lobby nucléaire contre rémunération ou autres avantages (corruption).

  • Le CO2 jouant un rôle minime dans les cycles climatiques qui existent depuis toujours (cf optimum romain, optimum médiéval, petit âge glacière fin moyen âge-renaissance…etc) et surtout avant la période industrielle, la question à poser est plutôt celle-ci: en quoi avons-nous besoin d’une politique de réduction des rejets de CO2?
    Le CO2 n’est pas un polluant. Il est à l’origine d’un verdissement de la planète et d’une augmentation de 10% de la productivité agricole depuis le début du XXè siècle.
    Pour son développement, l’humanité a surtout besoin d’une énergie abondante et bon marché. C’est ce que font les USA et tous les pays d’Asie.
    La lutte contre le CO2 est surtout le cheval de bataille de tous les décroissants contempteurs d’une société libre et ouverte, économiquement active. Le communisme s’étant effondré sur lui-même et le socialisme n’allant guère mieux, il ne leur reste plus que cela (avec l’égalitarisme) pour essayer de transformer la société selon leur conception du monde et des rapports humains.

    https://www.contrepoints.org/2015/04/21/205301-le-co2-nest-pas-un-poison
    https://www.contrepoints.org/2013/03/26/119497-matt-ridley-la-planete-devient-plus-verte
    ouvrage: « L’innocence du carbone » de François Gervais

    • L’auteur de l’article reprend à son compte la revendication principale des « lobbies verts » et les met face à leur contradiction fondamentale : ils veulent sortir du nucléaire et en même temps réduire les émissions de CO2 parce-que eux sont convaincus qu’il s’agit d’un poison qui va tuer la Terre.

    • C’est clair, le CO2 en lui même n’est pas un polluant.
      Il peut cependant constituer un indicateur de mesure de la pollution de toute l’activité… même si c’est très biaisé.

    • Hourdequin Emmanuel
      29 décembre 2018 at 11 h 58 min

      Le climatoscepticisme ne change en rien le problème. Contre ce fléau, l’inaction est la pire des conduites à tenir. Son coût est incommensurable et reporté sur la collectivité. La destruction des biens communs au profit des intérêts privés conduit à couper la branche sur laquelle on est assis, à savoir la survie de l’humanité sur la belle et unique planète Terre qui l’a fait naître.

  • Encore raté !
    Sur les 20 dernières années, la période où la Pologne a le plus réduit son ratio emission CO2/hab est celle, à partir de 2010, où l’éolien est apparu significativement dans la production électrique (en légère augmentation par ailleurs)…

    • @Joe Bar: Dans l’extrait suivant :

       » le développement de sources d’énergie intermittente ne réduit plus les émissions de CO2 lorsque leur production atteint un point de saturation dans le mix énergétique. »

      quel est le mot que vous ne comprenez pas ?

      PS: Significativement dans le sens de quantité est un anglicisme. Pouvez vous préciser ?

    • D’ailleurs, les polonais croient tellement en l’avenir de l’éolien qu’ils sont en train d’investir dans le modernisation de leurs centrales à charbon et la construction de nouvelles centrales à charbon modernes. Ils y croient tellement qu’ils ont lancé un programme de construction de centrales nucléaires dont la première devrait être mise en service en 2024.
      Les polonais ont l’air parfaitement au fait des avantages et inconvénients de l’éolien.
      Il fait très froid en Pologne l’hiver. Ils ne peuvent se payer le luxe du moindre problème dans leur approvisionnement en électricité.

  • « Si l’Union européenne voulait vraiment protéger le climat en réduisant les émissions de CO2, elle fixerait des objectifs sans imposer des moyens et des technologies. »

    Je suis sceptique sur le résultat permit par « la fixation des objectifs » (FO) à priori ! Je pense que la « méthode du système » (MS) est meilleure.

    Avec FO, on promeut  » l’intendance suivra « , avec des résultats promis.
    Avec MS, on promeut  » les directives », avec des résultats calculés.

    La fiabilité des méthodes, leurs « fourchettes » mini maxi, est éloquente.
    Pour FO, si le max est fixé, le min sera toujours une excuse pour un retard. La qualité des moyens n’est pas primordiale.
    Pour MS, on sait forcément que le min doit être supérieur à zéro, et le max ne pourra pas être dépassé. Le tri des système devient évident.

    Quant aux moyens, leur efficacité est bien plus prouvable par MS que FO.
    Exemple avec la transition énergétique :
    Pour FO, on fixe le % de EnR et le choix des moyens se fait sur leur caractéristiques à atteindre l’objectif, sans trop se fixer sur les contraintes puisqu’elles ne sont pas visibles : Donc, éolien et PV à donf ! Quant aux suites, (disponibilité, prix, futures…) elles sont établies sur des idéaux peu fiables.
    Pour MS, on choisi eolien et PV à donf : Même le max le plus optimiste montre que les suites seront très difficiles. Certes, la folie continue mais elle n’est pas cachée !

  • L’énergie nucléaire est une énergie non-renouvelable qui présente comme toute source d’énergie des avantages et des inconvénients.
    Certes, elle est non-fossile et ne produit pas de CO2 ; de plus, et confère une certaine indépendance stratégique (Uranium exclu).
    Au-delà des risques de sécurité, qu’il serait malhonnête d’ignorer, l’énergie nucléaire produit des déchets radioactifs difficiles à recycler et à stocker (à cause de la chaleur et des émissions radioactives qu’ils génèrent) et dont la durée de vie peut être très longue (plusieurs milliers d’années) ce qui rend leur stockage, à long terme et de manière sûre, impossible. En outre, le rendement des centrales étant relativement faible, elles nécessitent beaucoup d’eau pour être maintenues en fonctionnement ce qui a pour effet de réchauffer le cours d’eau utilisé avec des effets sur la faune et la flore. Bref, des avantages et des inconvénients.
    Après la période du tout nucléaire, la France cherche maintenant à ré-équilibrer son mix énergétique.
    Les différents lobbies des énergéticiens – nucléaire, éolien… – s’écharpent, parfois sans grande finesse et sans grande honnêteté intellectuelle, ce qui rend les débats et forums peu transparents.
    Voici néanmoins les conclusions de l’Ademe sur le sujet :
    https://www.novethic.fr/actualite/energie/energie-nucleaire/isr-rse/la-france-n-a-pas-besoin-de-nouveaux-epr-car-ils-ne-seraient-pas-competitifs-selon-l-ademe-146700.html

    • En quoi les déchets nucléaires, de faible volume et ne demandant qu’un minimum de bon sens pour ne pas s’en approcher une fois stockés, sont-ils un problème ? Vous semblez penser que nos descendants seront si bêtes qu’ils ne s’en méfieraient pas et qu’il faut les protéger contre eux-mêmes. Moi je pense que nos descendants seront si futés qu’ils pourraient même leur trouver une utilité…
      Et je passe sur la question de l’eau et du rendement, qui ne fait pas honneur à votre culture scientifique.

    • L’Ademe! L’exemple type d’honnêteté et d’impartialité!

    • L’Uranium est un fossile… de l’étoile précédente 🙂
      En cela, il est totalement non renouvelable, et encore moins que les carburants fossiles qui ne le sont déjà guère avec notre échelle de temps…

    • claude henry de chasne
      28 décembre 2018 at 17 h 33 min

      le mythe des déchets a vécu

      • Non, pas vécu. Il est encore omni-présent, mais il y a plusieurs catégories de déchets, dont certains seraient largement valorisables, certes avec des « incinérateurs » pas simples a mettre au point, mais comme notre économie va crever des écolos-pastèques, on finira par les acheter aux chinois ou aux russes (leurs RNR sont quasi opérationnels)

    • je ne vois pas les déchets comme un problème sur le plan technique , mais je vois par contre la durée de vie des centrales comme un problème, pour faire tourner ce genre de truc il faut être dans un pays à relativement haut niveau technique et « stable »… et ça j’ai du mal à voir comment on peut prévoir ça à 30 ans près.

      Un hypothèse de base pour assurer la sécurité est donc d’ignorer qu’il puisse y avoir un quelconque décrochement de notre pays qui devienne brusquement un foutoir que fuiraient en premier les ingénieurs compétents. Puis les moyens financiers d’assurer le suivi technique etc..

  • Hourdequin Emmanuel
    28 décembre 2018 at 14 h 28 min

    L’énergie nucléaire est une énergie sale.
    Son coût est gigantesque et reporté sur les générations futures (déchets, démantèlement, accidents comme Tchernobyl et Fukushima). L’accident nucléaire est irréversible et non assuré. La prise de risque est d’autant plus inutile qu’une excellente solution existe : les énergies renouvelables. Par contre, persévérer dans l’erreur nucléaire nous empêchera d’accéder à cette solution, seule capable de nous sortir de la crise. Le nucléaire est une gabegie de l’argent du peuple. Le peuple ne veut pas du nucléaire ni des nucléocrates mais le nucléaire n’est pas démocratique. Oligarchie, technocratie, ploutocratie et intérêts privés l’emportent sur l’intérêt général et la démocratie. Le nucléaire, c’est le pot de fer contre le pot de terre. Stop, avant qu’il ne soit trop tard !

    • Parce que les EnR sont démocratiques??
      Demandez donc aux français s’ils sont pour les EnR avec une électricité 2 à 3 fois plus chère (cf Allemagne) et des taxes diverses et variées en sus?
      Les seuls qui seront d’accord ce sont les bobos éco-conscientisés qui gagnent suffisamment vous payer sans problème le supplément.
      Dites, qu’est-ce que vous avez compris au mouvement des GJ?

    • L’inconvénient du nucléaire, c’est que les déchets sont à votre porte.
      L’avantage des EnR, c’est que les déchets de l’extraction des terres rares et de la production du matériel ne sont pas à coté de chez vous. De même, les nuisances potentielles du recyclage pourront être exportées. Bref, du NIMBY (Not In My BackYard).

      Tchernobyl est le résultat d’une technique non sécure (et connue pour cela) et d’une gestion de crise typique d’un Etat qui n’a pas de compte à rendre à sa population. La conception des Centrales occidentales n’a rien à voir.
      Fukushima est la conséquence d’une sous-estimation du risque de submersion par les tsunami. Risque connu et dont la sous-estimation était tout aussi connue mais dont personne n’avait voulu tenir compte (conflit d’intérêt? coût? mésentente entre les différents intervenants?). Vous auriez mis une usine chimique à l' »emplacement de la centrale, le résultat aurait été le même (voire pire).

      « Le nucléaire est une gabegie de l’argent du peuple.  »
      Pas vraiment! Jusqu’ici, c’est surtout l’Etat qui se vote à lui-même de plantureux dividendes payés par EDF. Le coût moyen de l’électricité produite par une centrale est de 33E/MWh. Les EnR sont au minimum du double pour les meilleures technologies sans tenir compte des coûts de raccordement et tout cela payé par l’argent des autres. Si ce n’est pas de la gabegie d’argent du peuple… Ne parlons pas de l’intermittence, de l’absence de stockage et, surtout, de la necessité de maintenir des centrales classiques (avec les coûts afférents même quand on ne s’en sert pas) pour palier à l’intermittence justement.

      La seule énergie quasiment propre est l’hydroélectrique. La quasi-totalité des sites exploitables en France sont déjà équipés et les derniers qui le pourraient rencontrent l’opposition de nos écolos également anti-nucléaires…

      • « Etat qui n’a pas de compte à rendre à sa population »
        « conséquence d’une sous-estimation du risque »
        A votre place, j’éviterais de prendre ces deux prétextes, réels, comme ne pouvant pas s’appliquer en notre beau pays pour justifier l’absence de risque… on travaille ardemment à atteindre ces deux standards de qualité dans notre monarchie 2.0 😉
        Quant l’hydroélectrique comme énergie propre, oui, à peu près, modulo les destructions initiales massives lors la création de la réserve d’eau… il suffit de voir les impacts « négligeables » de la création des trois-gorges en Chine 😉

      • Hourdequin Emmanuel
        28 décembre 2018 at 16 h 30 min

        Pour sortir de la crise, il faut non seulement sortir du nucléaire mais aussi limiter la consommation d’énergie. Une croissance infinie dans un monde fini est physiquement impossible et il n’y a pas de planète B. Il n’y a pas de croissance économique sans croissance de la consommation d’énergie et l’énergie consommée est exclusivement sale. C’est ce mode de développement qui est responsable du réchauffement climatique, de la pollution radioactive et de la pollution de l’air. Les coûts externes engendrés sont incommensurables et reportés exclusivement sur la collectivité présente et future. Le renouvelable, c’est ce qu’il y a de moins pire en minimisant les externalités négatives et en préservant les ressources. Augmenter le PIB en polluant par le dumping environnemental et social est absurde. Il faut optimiser l’IDH (indice de développement humain : santé, éducation) avec une consommation d’énergie par habitant minimale. Il faut lutter contre le gaspillage, le harcèlement de la publicité sous toutes ses formes (pollution durable), les longs transports de marchandises (taxation du kérosène et du fioul lourd des bateaux). Il faut changer de paradigme et redéfinir le progrès. C’est l’avenir de l’humanité qui est en jeu. Rester dans le nucléaire, c’est une fuite en avant qui n’augure rien de bon.

        • Votre propos est un fatras de sujets jetés en vrac dans tous les sens. Il faut éviter de faire du gloubi-boulga avec tout et n’importe quoi 🙂
          Le PIB est une unité financière, vaguement basée (par certains) sur une équivalence de consommation énergétique… Pourtant une partie partie de ce PIB ne consomme pas grand chose en matière d’énergie (a commencer par l’ingénierie financière), mais passons.
          Si vous parlez de santé, d’éducation et de diverses composantes du développement humain souhaitables, vous allez rapidement boucler sur la civilisation telle qu’elle existe… A l’évidence, vous ne placez pas le logement et l’alimentation dans les priorités 😉
          Pour agglomérer encore un peu plus le foutoir, vous balancez une prétendue pollution radioactive liée à la croissance infinie… quelle source d’info ? Et regardez plutôt la quantité du nucléaire dans le mix énergétique planétaire avant de balancer ca comme cause à la « croissance infinie »…
          Le nucléaire n’est surement pas un outil de transformation énergétique propre (aucun ne l’est), mais soyez honnête une fraction de seconde, et mettez son bilan en face du bilan de toutes les autres formes d’industrie, et on en reparle

        • claude henry de chasne
          28 décembre 2018 at 17 h 39 min

          @emmanuel

          la décroissance çà ,n’est pas dans la perspective humaine.;
          personne n’en veut , ne vous fatiguez pas , vous verrez les résultats des verts aux prochaines élections

          • Hourdequin Emmanuel
            28 décembre 2018 at 17 h 43 min

            Les scientifiques on alerté les politiques mais les politiques ne sont pas à la hauteur de l’enjeu.

            • claude henry de chasne
              28 décembre 2018 at 17 h 53 min

              quels scientifiques? et quel enjeu?
              si le réchauffement climatique est prouvé , les causes sont elles également le resultat d’études sérieuses?
              quel est réellement l’impact du CO2 sur cet éventuel phénomène
              la terre se rechauffe depuis la fin de la dernier glaciation , l’homme y est il pour QQ chose?
              voila de VRAIES études scientifiques ,a produire.. rien d’autre

              • Hourdequin Emmanuel
                28 décembre 2018 at 19 h 30 min

                Le taux de CO2 dans l’atmosphère qui augmente exponentiellement depuis la révolution industrielle ne vous suffit pas ? On peut toujours jouer l’autruche, ça ne change rien au problème !

                • Lors de l’optimum médiéval (XIè-XIIès) les températures et le CO2 étaient plus élevés que maintenant. Origine? Les forges médiévales? Les déjections équines en raison du déplacement hippomobile effréné?
                  Et lors de l’optimum romain où les températures (et le CO2) étaient un peu plus hautes que lors de l’optimum médiéval. Qu’allez-vous accuser dans les activités humaines?
                  Soyons sérieux, des variations climatiques parsèment l’histoire humaine sans que l’humanité y soit pour quoique ce soit. Pourquoi ce dernier épisode serait différent? D’autant plus que l’augmentation de la température s’est arrêté depuis 1998 (cf GIEC).
                  Renseignez-vous.

                • Le CO2, c’est excellent pour les plantes. Alors pourquoi ne vous réjouissez-vous pas ?

                • Oh, mais c’est trop horrible…

              • Hourdequin Emmanuel
                28 décembre 2018 at 21 h 47 min

                La science n’est pas une opinion mais un consensus (contrairement à la politique). Les politiciens et leurs opinions personnelles à courte vue ne sont pas à la hauteur des enjeux à savoir la survie de l’humanité sur la planète Terre qui nous a donné naissance et qui, par conséquent, mérite un plus grand respect (dans notre propre intérêt).

                • claude henry de chasne
                  29 décembre 2018 at 2 h 48 min

                  Non la démarche scientifique apporte un éclairage qui dépasse les opinions, çà reste une constatation dont l’objectivité est prouvée par la démarche elle meme..
                  la science n’apporte pas de reponse , a ce jour , sur les causes réelles du réchauffement climatique: çà c’est un fait.
                  Tout le reste sont des spéculations a portée politique .. çà c’est un autre fait

                  • Hourdequin Emmanuel
                    29 décembre 2018 at 13 h 11 min

                    C’est prouvé par les mesures et les appareils de mesure. Ce sont des preuves OBJECTIVES, contrairement aux opinions qui sont subjectives. La méthode scientifique dont l’efficacité est redoutable est un va et vient entre des mesures objectives et des modèles mathématiques qui collent aux mesures (en tenant compte des incertitudes de mesure). Tant que le modèle correspond aux mesures actuelles et qu’il est capable de prévoir les mesures à venir (prédictibilité), alors on le garde sinon on le modifie légèrement pour tenir compte de paramètres plus fins ou alors, on le change. Le modèle utilisé à un instant t est un consensus scientifique, c’est celui qui colle le mieux aux mesures et aux prédictions à plus ou moins longue échéance. Contrairement à ce que vous dites, la science a plein de solutions, comme le médecin a des solutions pour soigner son patient, dès lors qu’il a établi le bon diagnostic et je vous conseille, dans votre intérêt, d’écouter les conseils de votre médecin. Le rôle des politiques est d’écouter les scientifiques. La méthode scientifique est à la hauteur des enjeux, contrairement à la politique qui ne fait que représenter des intérêts dans un fatras de conflits d’intérêt stériles en perdant de vue l’essentiel, à savoir la survie du patient ou plutôt la survie de l’humanité sur sa planète.

                    • claude henry de chasne
                      29 décembre 2018 at 17 h 04 min

                      je ne suis pas d’accord..

                      Le giec prédisait des catastrophes pour l’an 2000 , avec des projections élaborées selon les principes que vous décrivez..

                       » Le modèle utilisé à un instant t est un consensus scientifique, c’est celui qui colle le mieux aux mesures et aux prédictions à plus ou moins longue échéance »
                      çà s’est avéré faux

                       » La méthode scientifique est à la hauteur des enjeux »
                      non , désolé la methode est bidon et est critiquée partout sur la planete et depuis longtemps
                      http://www.scmsa.eu/archives/ART_2001_Daly_falsification.pdf

                    • Un consensus scientifique ne vaut par tripette ! Le consensus a longtemps été, entre scientifiques — des vrais et pas seulement ceux choisis par les médias — que la masse était constante. Einstein a montré le contraire. Mais le consensus vous arrange sans doute, parce que si la masse était bien constante, il n’y aurait pas de centrales nucléaires !

                    • Sauf que quelquefois, le médecin se trompe ou tous les médecins ne sont pas du même avis. Or, en matière de réchauffement climatique, en dehors du GIEC (qui n’existe et ne vit que grâce à la thèse du RCA) on ne peut dire qu’il y a unanimité.

                  • Hourdequin Emmanuel
                    29 décembre 2018 at 17 h 20 min

                    On ne peut pas rester dans le déni pour la mesure du CO2 qui augmente exponentiellement depuis la révolution industrielle ni dire que c’est tout à fait normal et que ça n’entraînera aucune conséquence fâcheuse. C’est pareil pour un scanner ou une radio qui montre une tumeur. On ne doit pas rester dans le déni de cette tumeur et faire comme si de rien n’était. Le GIEC ne s’est pas trompé, contrairement à ce que vous dites. On le constate déjà très bien.

                    • Corrélation n’est pas causalité.
                      Depuis 1998, la température mondiale n’a quasiment pas augmentée (0.04° en 20 ans, cf GIEC!!) alors que le taux de CO2 a continué à augmenter. Donc quid??
                      Quel néo-mécanisme de rétroaction négative bipolarisée stratosphérique allez-vous inventer pour expliquer cela?

                    • Hourdequin Emmanuel
                      30 décembre 2018 at 19 h 23 min

                      La posture de refuser qu’une tumeur maligne détectée au scanner ou qu’une trop grande augmentation de CO2 mesuré dans l’atmosphère ou que la dissémination de matières radioactives comme le plutonium soient des nids à emmerdes est purement idéologique. Refuser de voir la vérité en face est un manque de courage. Vouloir que tout le monde fasse pareil est de la propagande. Cela conduit assurément à la catastrophe alors qu’il faudrait réagir vite et bien, avant qu’il ne soit trop tard puisque des solutions existent. Ce serait dommage de ne pas tenter notre chance avec ces solutions. Il n’y a rien à perdre et tout à gagner.

                    • @Hourdequin Emmanuel
                      Vous n’avez par répondu à ma remarque précédente concernant la stagnation de la température mondiale depuis 20 ans alors que le taux de CO2 continuait à augmenter.
                      Parce que vous n’avez rien à répondre?
                      Quand les idéologues de l’écoconscientisation sont pris en défaut, ils se réfugient immanquablement dans les grandes déclarations de principe, l’émotionnel et les injonctions catastrophistes. Belle démonstration.

          • Hourdequin Emmanuel
            28 décembre 2018 at 20 h 27 min

            Une croissance infinie dans un monde fini qui produit une baisse du pouvoir d’achat de la population et une augmentation de la pollution (dumping environnemental et social puisque les deux vont de pair) prouve que l’argent fout le camp du pays (paradis fiscaux, importations de pétrole et d’uranium, délocalisation de toutes notre industrie). Par contre, la pollution reste et toutes les maladies qui vont avec.
            Je ne parle même pas de décroissance.
            De plus tout organisme doit à moment donné cesser de croître, sinon il ne peut plus se nourrir et finit par exploser. Devenir un monstre n’a rien d’enviable et, surtout, ça n’a aucun intérêt.

            • Si l’argent quitte la France, ce n’est que la conséquence de sa folie taxatoire et non a cause d’une croissance effrénée qu’elle n’a jamais eu d’ailleurs. Vraiment curieux vos conceptions économiques, les dégâts de l’EdNat?
              Cet argent va dans des pays moins taxophiles et, curieusement (lol), en meilleur état économique avec une croissance digne de ce nom. Ces pays progressent et la France stagne voire regresse.

              « De plus tout organisme doit à moment donné cesser de croître, sinon il ne peut plus se nourrir et finit par exploser.  »
              Malthus encore et encore… Mille fois démontré comme faux mais revenant mille et une fois de plus.

              • Hourdequin Emmanuel
                28 décembre 2018 at 21 h 35 min

                Notre tissu industriel se désagrège à cause du dumping environnemental et social (tout fout le camp en Chine). Kérosène et fioul lourd détaxés conduisent à la pollution et au chômage. L’importation du pétrole, de l’uranium, l’optimisation fiscale des GAFA grâce aux paradis fiscaux et la non taxation des transactions financières n’arrangent pas nos affaires.

                • Ah, c’est nouveau : l’absence de taxe conduit à un déséquilibre.
                  Alors votre solution est de tout taxer à 10000%, et l’équilibre sera à nouveau atteint?

                • Le tissu industriel allemand et suisse (par exemple) est soumis aux mêmes contraintes (pétrole, Chine…etc) et à la même concurrence des paradis fiscaux (souvent bien plus performant dans ce domaine que la Suisse elle-même). Pourtant les industries allemandes et suisses sont florissantes.
                  Le problème de la France n’est donc pas dans ces contraintes internationales auxquels tous les pays sont soumis, mais plutôt dans son fonctionnement interne.

                  • Hourdequin Emmanuel
                    31 décembre 2018 at 17 h 50 min

                    C’est parce que l’Europe fonctionne mal. On se tire dans les pattes en faisant du dumping environnemental et social (nucléaire en France avec l’argent du peuple et celui des chinois, lignite en Allemagne puisque c’est rentable et pas interdit, scandale VW ou Renault qui dépassent 13 fois les normes, etc.) au lieu de construire une Europe de l’énergie renouvelable en circuit court. Ce serait drôlement plus intéressant que ce qui se passe en ce moment qui donne qu’une envie qui est de sortir du système, comme les anglais, au grand bonheur des américains et des chinois qui divisent pour régner.

            • Une croissance infinie dans un monde fini qui produit une baisse du pouvoir d’achat de la population

              Vous avez fumé de l’épaisse hein? Du Saint-Maclou je parie ❗
              Et moi qui croyais connement qu’il fallait un peu de croissance pour l’emploi. Donc la croissance réduit l’emploi.

              Préparez vous un doctorat honoris causa en économie? Ou un Nobel? On ne sais jamais…

              • Hourdequin Emmanuel
                28 décembre 2018 at 23 h 50 min

                On relie toujours croissance à emploi alors que la délocalisation et le dumping créent le chômage et le mal-être. Les énergies renouvelables et le circuit court créeront de l’emploi non délocalisable et peut être une baisse du PIB à cause d’une diminution du nombre de cancers donc de la fabrication et de la vente de médicaments ou une baisse des ventes de voitures au profit d’une augmentation des ventes de vélo. Une baisse du PIB qui ne signifie nullement une baisse de l’emploi, bien au contraire. Finalement, peu importe, du moment que nos vélos sont faits chez nous et qu’on est contents d’en faire pour aller travailler. Et tant-mieux si on achète moins de pétrole, c’est mieux pour notre déficit commercial, notre santé et notre climat.
                La croissance infinie dans un monde fini c’est de l’économie orthodoxe dépassée qui ne prend pas en compte l’énergie car dans ce modèle, elle est gratuite et il n’y a qu’à se baisser pour la ramasser (la voler et la spolier aux autochtones et aux générations futures). Dans ce modèle la nature n’a aucune valeur car elle n’appartient à personne.
                Heureusement, il existe une autre économie (hétérodoxe) plus en phase avec les lois de la physique où l’énergie a une place centrale et essentielle (c’est le nerf de la guerre). Si on donne son vrai prix à l’énergie (au kWh, nourriture comprise) par une fiscalité écologique juste et un vrai prix donné à la nature et à la biodiversité, nécessaires à la survie de l’humanité, alors l’énergie devra être économisée et respectée. Ce sera la fin du dumping, des esclaves énergétiques si polluants et de la vision court-termiste si destructeurs et le début de la lutte contre le réchauffement climatique indispensable à la survie de l’humanité sur notre belle planète.

            • claude henry de chasne
              29 décembre 2018 at 2 h 52 min

              vous constatez des faits ,mais vous avancez les causes qui vont dans le sens d’une opinion.;
              la croissance de la population mondiale est une cause, la sur consommation ds matières premières est une conséquence.;
              donc si on veut agir sur les conséquences il faut repartir de la cause, et remettre en cause les thèses natalistes par exemple

        • Pour sortir de la crise, il faudrait que l’état laisse le marché de l’énergie jouer librement. La planète suit la loi de Lavoisier : rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. La décroissance, c’est bon pour les vocations de flagellants, de grâce laissez les autres vivre à leur gré, et rappelez-vous que le pire obstacle énergétique de l’histoire a été le charbon de bois, parfaitement renouvelable…

          • Hourdequin Emmanuel
            28 décembre 2018 at 19 h 32 min

            On parle de croissance infinie dans un monde fini, pas d’autre chose. Prenez une grenouille qui gonflerait sans arrêt pour être plus grosse que le bœuf, ça ferait quoi à la fin ?

            • Belle formule, mais qui ne veut rien dire. L’univers est infini, pour autant qu’on le sache(*), il serait même en expansion, et la croissance n’est pas infinie, on peut facilement en donner une borne supérieure chaque année.
              (*)Deux choses sont infinies : l’univers et la bêtise humaine. Mais en ce qui concerne l’univers, je n’en ai pas encore acquis la certitude absolue. — Albert Einstein. Remarquez bien que l’infini de la bêtise humaine est parfaitement contenu dans une humanité finie, ce qui invalide votre thèse simpliste que le contenant d’un infini ne peut être fini.

              • Hourdequin Emmanuel
                28 décembre 2018 at 21 h 23 min

                Je ne parle pas de l’univers mais de la terre. De plus l’univers n’a pas de limite mais peut être fini (hypersphérique). C’était l’hypothèse d’Einstein. La constante cosmologique est un paramètre qu’il a ajouté en février 1917 à ses équations de la relativité générale (1915), dans le but de rendre sa théorie compatible avec l’idée qu’il y avait alors d’un Univers statique.

              • Hourdequin Emmanuel
                29 décembre 2018 at 0 h 28 min

                « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » (Lavoisier). Ça marche pour la matière et l’énergie (équivalence masse-énergie d’Einstein E=mc2) par contre, ça ne marche pas pour la bêtise. L’une des plus grandes bêtises humaines, c’est de vouloir couper la branche sur laquelle on est assis. Cette bêtise passe par une mauvaise utilisation de l’énergie par le gaspillage et la pollution sans limite en sacrifiant la nature sur l’autel du dieu argent alors que l’argent n’est qu’un outil au service de l’humanité ainsi que l’énergie devant être utilisée à bon escient et dans le respect des générations futures.

                • Il y a dans votre analyse un (des) paramètre que vous occultez volontairement.
                  En décembre 1952, le smog de Londres a provoqué des milliers de morts.
                  Aujourd’hui, alors que la croissance exponentielle de cette ville attire des travailleurs du monde entier, ce risque n’est plus qu’un mauvais souvenir.
                  Il en va de même pour les tours antisismiques de Tokyo par rapport aux maisons de briques crues d’Iran, etc…
                  La croissance économique n’est nullement une tumeur qui augmente de volume, c’est aussi ce qui a réduit un ordinateur de 3 étages à la taille d’une puce dans un téléphone.
                  La seule chose qui croît est la population, ce qui augmente la consommation humaine, celle même que vous voulez limiter, et là, que proposez vous ?

                  • Hourdequin Emmanuel
                    29 décembre 2018 at 14 h 25 min

                    L’éducation.
                    La recherche scientifique.
                    La transition énergétique vers les énergies 100% renouvelables. L’abandon pur et simple de l’économie orthodoxe qui conduit au dumping social et environnemental pour des raisons purement idéologiques.
                    La prise en compte de l’énergie dans l’économie pour l’économiser et limiter la pollution avec une économie hétérodoxe basée sur l’IDH et non le PIB avec, au centre, une protection de la biodiversité et de la nature pour protéger l’espèce humaine et une taxation et une punition de la pollution et de la destruction des biens communs (fiscalité écologique juste et justice de l’environnement).
                    La recherche d’un IDH maximal avec une consommation d’énergie minimale pour TOUS les terriens plutôt qu’un PIB maximal avec une pollution et une destruction maximale de l’environnement bénéficiant à un minimum de terriens en en sacrifiant le maximum et les générations futures.
                    Redéfinir le progrès.
                    Ne plus réduire la science ni l’instrumentaliser à des fins personnelles.
                    Ne plus tout tourner autour du Dieu argent mais l’utiliser comme outil d’amélioration des conditions de vie, sinon l’abandonner ou le redéfinir autour du joule qui est une unité d’énergie universelle.
                    Baser tout système humain (économique ou social) à partir des constantes universelles de la physique.

                    • « Baser tout système humain (économique ou social) à partir des constantes universelles de la physique. »
                      L’organisation « scientifique » de la société. Ben voyons, vous ne doutez de rien.
                      Je vous signale que cela a déjà été essayé…avec quelques 10aines de millions de morts à la clé.
                      Mais c’est sûr, c’est parce que vos prédécesseurs n’avaient sans doute pas pris les bons paramètres et les bonnes constantes! Vous (et quelques autres de votre même courant de pensée) savez quels sont les bons éléments à utiliser pour diriger l’humanité dans le sens que vous, vous pensez adéquat. Du constructivisme totalitaire de la plus bel eau…

                    • Hourdequin Emmanuel
                      31 décembre 2018 at 12 h 13 min

                      Je ne parle absolument pas d’organisation « scientifique » de la société, je parle simplement de construction sur des fondations « solides ». Que connaissez-vous de plus solide et de plus universel que les constantes universelles de la physique ? Je vous défie de trouver du plus costaud. Mon idée très très bête, je le concède, est qu’il ne faut pas construire sur du sable. Prix variable avec la loi de l’offre et de la demande, boursicotage, inflation, déflation, spéculation à outrance, transaction financières à la microseconde sans aucune taxation, capitalisme financier qui détruit le capitalisme industriel, tout cela n’a aucun intérêt, surtout s’il produit la destruction de notre environnement donc de nos conditions de vie, comme aujourd’hui. https://fr.wikipedia.org/wiki/Constante_physique#Constantes_universelles.
                      En physique, le principe fondamental de conservation de l’énergie vient du fait que les équations sont invariantes par translation dans le temps et que les constantes universelles sont bien des constantes. Le totalitarisme actuel est celui de l’argent qui donne tous les pouvoirs sans aucune limite.

      • claude henry de chasne
        28 décembre 2018 at 17 h 36 min

        oui le nucléaire c’est le seul avenir énergétique vraiment fiable

        • Pas forcément, mais dans l’ordre des choses, si on veut stopper le bordel, il est probablement préférable de s’occuper d’abord des autres causes 🙂

          • claude henry de chasne
            28 décembre 2018 at 17 h 40 min

            deux cas soit l’urgence c’est le réchauffement et il vaut mieux alors le nuke que le charbon
            soit il n’y a pas d’urgence et alors on arrête de faire chier les autres avec ses convictions religieuses

            • Même sans théorie réchauffiste, on a un sérieux problème de balance commerciale. Et ce n’est pas en remplaçant le nucléaire qui ne coute rien sur ce plan par de l’importation de ventilateurs géants qu’on va améliorer la sauce… pendant qu’on ne change rien aux importations de pétrole et de gaz… représentant peu ou prou le montant de notre déficit commercial 🙂

              • claude henry de chasne
                28 décembre 2018 at 17 h 58 min

                le deficit commercial est le rechauffement climatique sont 2 choses
                le deficit commercial est directement lié au poids de la depense publique sur le travail.. point.
                réduisons donc les taxes d’abord, ensuite on verra , si l’électricité alternative est moins chère(‘réellement moins chère) pour quoi la subventionner?
                le consommateur lui meme devrait s’e apercevoir et prendre les dispositions qui s’imposent

                • Tssss…. Pas confondre déficit budgétaire et déficit commercial 😉

                  • claude henry de chasne
                    28 décembre 2018 at 19 h 18 min

                    désolé mais le déficit commercial est directement lié au coût du travail ou a la qualité des produits.. si tout ce qu’on sait produire c’est de l’administration, c’est clair qu’on a un probleme

                    • Quel rapport entre balance commerciale et cout du travail ? Les US ont une balance commerciale déficitaire, le Royaume Uni a une balance commerciale ultra déficitaire (pire que la France), et pourtant ces deux chantres du libéralisme ont des cotisation sociales très inférieures à la France. Donc faux argument.
                      La qualité des produits ? je n’ai pas l’impression que l’on fasse des produits de plus mauvaise qualité que d’autres… Par contre, peut-être que nous ne produisons pas les produits qui se vendent, auquel cas, ce serait une qualité de compréhension de marché… commerce, marketing… rien que des gros mots vu du Français gaucho moyen 🙂 Et donc enfin, nos importation d’hydrocarbures, que l’ Royaume Uni avait le privilège d’avoir jusqu’avant les années 80 (d’où l’effondrement de leur balance commerciale depuis la fin du pétrole de mer du nord), et nos chers voisins allemands disposent du charbon, chez eux… comme les polonais d’ailleurs…

        • Hourdequin Emmanuel
          28 décembre 2018 at 17 h 40 min

          Oui, très fiable comme fuite en avant vers la catastrophe et comme gabegie du siècle et des siècles à venir ! Tout ça pour 50 ans de grillage de saucisses ! Le nucléaire est le pire moyen de faire bouillir de l’eau et faire bouillir de l’eau est le pire moyen de faire de l’électricité.

          • claude henry de chasne
            28 décembre 2018 at 17 h 42 min

            Toutes les énergies sont fossiles ou nucléaires..
            le soleil c’est du nucléaire , et le soleil rien de plus naturel..
            alors la branlette , moi je veux bien mais çà ne marche pas

            • Hourdequin Emmanuel
              28 décembre 2018 at 17 h 46 min

              Le nucléaire c’est bien quand c’est à 150 millions de kilomètres, bien à l’abri des radiations ionisantes grâce au champ magnétique terrestre. Les plantes savent se satisfaire de l’énergie solaire alors, pourquoi pas nous (biomasse, photosynthèse artificielle, conversion d’énergie rayonnante en énergie chimique et énergie chimique en énergie électrique et inversement).

          • Bruler du charbon ou du pétrole pour faire bouillir la même eau est entaché du même rendement de Carnot… et en prime ca génère des polluants aériens divers …

            • Hourdequin Emmanuel
              28 décembre 2018 at 17 h 49 min

              Moins pire que la radioactivité … De toutes façons, le choix entre les énergies fossiles et l’énergie nucléaire est un faux dilemme (figure de style rhétorique). Une troisième voie existe : l’énergie renouvelable.

              • claude henry de chasne
                28 décembre 2018 at 18 h 02 min

                non il n’y a pas d’energie  » renouvelable » , sauf a avoir une consommation energetique un million de fois plus faible.;
                allez faire fonctionner une usine ou un TGV avec des panneaux
                reste le cheval , qui mange de l’herbe , et qui vous permet de faire un paris Nice en 4 mois..

                • On pourrait remplacer toute notre production énergétique par du PV… Comme j’aime bien le solaire et la science fiction, j’ai fait quelques petits calculs rapides… le panneau ferait 20Km de large, sur 40000Km de long tout autour de la planète…. Je n’ai pas calculé le poids du machin à produire 😉

                • Hourdequin Emmanuel
                  28 décembre 2018 at 19 h 36 min

                  Exact ! Entendez « source » d’énergie renouvelable : qui se renouvelle en moins de temps que la vie d’un homme.

              • Il faut sortir d’un coma sacrément prolongé pour ne pas avoir detecté la différence de morts par pollution aériennes diverses comparé a ceux par irradiation de nos centrales nucléaires sur ces 50 dernières années 🙂

              • Désolé pour les crétins verdâtres (rouges à l’intérieur?), la radio-activité est nécessaire à la vie.

                • Hourdequin Emmanuel
                  28 décembre 2018 at 23 h 03 min

                  Point trop n’en faut tout de même (le moins possible est le mieux possible) ! Tout comme l’argumentum ad personam, figure de rhétorique couramment utilisée par ceux qui sont à cours d’arguments et manquent de respect vis à vis de leur adversaire. Mais ça finit toujours par se retourner contre-soi comme s’irradier soi-même pour prouver que ça ne fait rien.

              • On m’avait déclaré, et j’avais lu chez des affabulateurs prosélytes, quasi sectaires de votre gabarit, que les panneaux photo-voltaïques gardaient un bon rendement malgré les nuages.
                J’ai donc acheté un panneau de 100 watts pour charger une batterie (marque de référence) au cas ou nos électriciens CGTistes refassent des coupures de courant « perlées » à la mode des années « 60 ».
                Rendement en plein soleil bien orienté : 95 à 100 watts…super !
                Sous les nuages : entre 0 et 5 watts. Dont acte…
                (Et encore je ne me suis pas penché sur la pollution générée par la fabrication de mon équipement…)

                Les éoliennes sans vent ne tournent pas sauf si elles sont entraînées par leur moteur électrique pour favoriser leur redémarrage.

                Ce sont bien des faits.

                Ce n’est pas que je sois contre l’énergie renouvelable mais quand on lit votre prose on a plus que l’impression de lire le programme d’une secte hallucinée qui nous promet un monde idéal… »un jour ».

                C’est comme quand on me rétorque que les batteries Li-Ion polluent…mais que cela sera mieux un jour avec le Graphène… : Projections aléatoires et surtout pas d’actualité…EN ATTENDANT ON FAIT QUOI ?

                Le nucléaire c’est MAINTENANT, ce sera nécessaire toujours pour les périodes sans vent et sans soleil (à ce propos : troisième jours consécutif dans la brume dans mes montagnes ce qui est habituel par temps anticyclonique l’hiver).

                Vouloir se passer de l’énergie fossile (souhaitable à moyen terme) sans passer par le nucléaire est illusoire.

    • claude henry de chasne
      28 décembre 2018 at 17 h 34 min

      non le peuple ne rejette pas le nucleaire , il rejette les « solutions »
      qui n’en sont pas
      faisons un referendum.. vous verrez

      • Hourdequin Emmanuel
        28 décembre 2018 at 17 h 59 min

        Je ne demande pas mieux qu’un référendum !

        • claude henry de chasne
          28 décembre 2018 at 18 h 03 min

          oui un referendum honnête.. qui mettrait a la disposition des électeurs la vérité scientifique sur la société a basse consommation energetique

          • claude henry de chasne
            28 décembre 2018 at 18 h 04 min

            pas une ville n’y survivrait

            • Le pire est qu’on n’empêche personne de choisir de énergiser à base de renouvelable… tout est en vente libre. Je le fais depuis des années, partiellement. Je n’ai rien demandé a personne.
              Mais certains glandos gesticulateurs ne font que causer, et attendent qu’on leur livre tout cuit dans le bec, en remplacement du biberon nucléaire qu’ils utilisent (et ne sont pas près de remplacer) pour venir gesticuler en ce lieu 🙂

              • claude henry de chasne
                28 décembre 2018 at 19 h 25 min

                vous vous trompez, je me chauffe au bois, je vis sur mes terres
                et je parie que mon empreinte carbone (si il s’agissait de cela) est
                200% moins importante qu’un citadin
                mais l’écologie des villes me fait braire

    • sale excellent; POURQUOI PAS;;MAIS DEMONSTRATION SVP

  • Bonjour,

    Le choix de la sémantique, est-ce le débat soulevé par l’article ? Si le but est de laisser penser que le nucléaire est propre, permettez moi d’émettre des doutes.
    Ou bien est-ce la propreté d’une énergie qui est débatue ici ? sur quelles critères estiment-on qu’une énergie est propre dans ce cas ? sa capacité à ne pas émettre de déchets, quelles type de déchets ? Sa capacité à ne pas émettre de CO2 ?
    Il semble important de recadrer le débat, si j’ai bien saisi (merci de me dire si je me trompe), le sujet ici est de répondre au besoin de décarbonner les émissions des différents secteurs industriels, en se focalisant sur la productoin d’énergie électrique.
    Il semble peu convenable de procéder par analogie avec d’autres pays, car les stratégies énergétiques ont fortemment différées par la passé et diffèrent toujours, il faut donc recadrer sur le marché Français, qui est à plusieurs égards bien spécifique (forte interconnection européenne, part du nucléaire prédominante, producton très centralisée entre autre)
    Cette production majoritairement d’origine nucléaire permets à la France d’être parmis les pays développés les moins émetteurs de CO2, cela va dans le sens des conclusoins du GIEC cité dans l’article.
    Or ce parc nucléaire arrivant en fin de vie, un étallement des extensions de durées de vie des centrales existantes est à prévoir afin de remplacer le système de production électrique existant.
    Le système de remplacement le plus compétitif, et qui le sera d’autant plus à l’horizon 2050-2060 est bien composé en majeur partie d’EnRI.
    Le rapport de l’ADEME de décembre 2018, qui concentre les données les plus récentes afin de modéliser différents scénario d’évolution du système électrique Français, dans le but de diminuer les émissoins de CO2, conclut que (extraits du rapport https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/evolution-mix-electrique-horizon-2020-2060-010655.pdf):
    – Pour des niveaux de demande compris entre 430 TWh et 600 TWh, l’optimisation économique de l’évolution du système électrique français conduit à une part d’EnR de 85 % en moyenne en 2050, et de plus de 95 % en 2060, dans l’ensemble des cas, hormis ceux avec déploiement volontariste d’EPR.
    – D’un point de vue économique, le développement d’une filière nucléaire de nouvelle génération ne serait pas compétitif pour le système électrique français. La construction d’un EPR en 2030 nécessiterait 4 à 6 Mds€ de soutien public. À plus long terme, le surcoût de développement d’une filière industrielle EPR (24 GW en 2060) serait au minimum de 39 Mds€ pour la nation.
    – L’augmentation progressive de la part de renouvelable permet de faire tendre le coût total de l’électricité facturée au consommateur vers 90 €/MWh hors taxes (2) (à comparer à près de 100 €/MWh de coût actuel), ceci malgré l’augmentation prévisible du prix des énergies fossiles et du CO2. Par ailleurs, réduire la demande d’électricité (grâce à l’efficacité énergétique notamment) induirait une diminution des coûts totaux du système de 7 % et des émissions de CO2 de 22 % en 2060 tout en permettant une augmentation des exportations.
    – Le prolongement d’une partie du parc nucléaire historique, avec l’atteinte de l’objectif de 50 % de nucléaire entre 2030 et 2035, permet une transition efficiente d’un point de vue économique et climatique. Pour les scénarios étudiés, une fermeture de 30 % des réacteurs à l’âge de 40 ans, puis à nouveau de 30 % des réacteurs restants à 50 ans est possible avec un coût nul pour la France sur la période 2030-2044. La fermeture systématique des centrales nucléaires à 50 ans génère des coûts supplémentaires lorsque la capacité nucléaire totale passe en deçà de 30 GW.
    – Dans un contexte d’augmentation de la taxation du carbone, le mix électrique français offre des opportunités économiques pour décarboner de façon significative les autres vecteurs énergétiques et le mix électrique de nos voisins européens.
    – Dans la plupart des scénarios étudiés, l’évolution du mix électrique engendrerait un rétablissement des prix de marché de gros (déprimés depuis quelques années en raison des surcapacités en Europe) qui permettrait un développement des EnR sans système de soutien à partir de 2030 pour le photovoltaïque au sol et 2035 pour l’éolien terrestre. À l’inverse, une prolongation trop forte du nucléaire historique historique maintiendrait les prix de marché bas et déséquilibrerait la rentabilité de tous les moyens de production : la marge totale issue des installations nucléaires se verrait diminuée de 3,6 Mds€ par an sur la période 2030-2044, et le seuil de rentabilité des EnR serait décalé en 2045.
    – Concernant l’inertie du système et sa stabilité, même avec 87 % d’EnR en Europe continentale en 2050, il serait possible, pour moins d’1 €/MWh, de maintenir en fonctionnement une puissance synchrone suffisante pour assurer la stabilité du réseau, selon les exigences que se fixe le gestionnaire de réseau irlandais Eirgrid pour les prochaines années. Des analyses supplémentaires seraient nécessaires pour approfondir cet aspect du système électrique.

    Il semble que le débat nucléaire VS EnRI ait beaucoup pollué les discussoins sur la PPE, les conclusions de ce rapport permettent d’y mettre un terme et de se focaliser sur les autrs industries « sales » ie. batiment, transport, agriculture, et de valoriser le potentiuel d’avoir un vecteur gaz décarboné avec les EnRI (H2, NH4 de sythèse) en les utilisant dans le réseau existant afin de faire dustockage saisonnier et de l’utiliser dans les transports.

    Luc

    • Hourdequin Emmanuel
      28 décembre 2018 at 23 h 25 min

      Correctifs :
      1 – CH4 de synthèse (à la place de NH4) -> méthane
      2- le débat nucléaire VS EnRI n’a pas « pollué » les discussions sur la PPE. C’est un débat essentiel, confisqué au peuple par la technocratie et l’oligarchie. De toutes les manières il faudra bien faire un choix et le bon (on ne peut ménager la chèvre et le chou).
      D’accord pour dire qu’il faut lutter contre tous les gaspillages d’énergie mais aussi contre tous les gaspillages d’argent public dans les mauvais choix énergétiques.
      Une chose est certaine : le nucléaire est un puits sans fond d’argent public (déchets, démantèlement, accidents) et pire encore. Une autre est certaine aussi : le coût de l’inaction est incommensurable (et c’est le peuple qui paye le plus lourd tribut). Si on ne fait pas payer le pollueur, c’est le pollué qui paye. Polluer est criminel et devrait être puni d’amendes et d’emprisonnement.

      • En déclarant que polluer est criminel, vous condamnez la vie humaine, ce qui est un crime.

        Le malentendu provient de la définition délirante de la notion de pollution imposée par les escrologistes, qui considèrent que tout rejet humain est une pollution anormale. Rien n’est plus mensonger. Tout rejet n’est pas nécessairement une pollution. Au contraire, rejeter dans l’environnement ce qui n’est pas utile à l’activité humaine est normal. C’est précisément ce que nous faisons tous, à chaque respiration. Les rejets sont la condition de la vie. La vie n’est pas un crime.

        Dans une définition raisonnée de la pollution, seuls les rejets en excès, manifestement inutiles et objectivement nuisibles, sont condamnables, sous réserve de démontrer les atteintes à la propriété privée des plaignants (ce qui met hors-jeu les ONG qui agissent par défaut, puisqu’elles ne sont pas propriétaires de l’environnement, qu’elles ne disposent d’aucun droit à son égard et qu’elles ne subissent aucune nuisance objectivement démontrable).

        Typiquement, les rejets humains de CO2 ne sont pas nuisibles. La part humaine dans le CO2 naturel est infime. La responsabilité du CO2 dans le réchauffement est elle aussi infime. Enfin, le réchauffement naturel actuel, loin d’être catastrophique, est en réalité une bénédiction pour l’humanité (cf le verdissement de la planète, entre autres bénéfices constatés).

        S’il existe un vrai crime à dénoncer, c’est celui de l’anti-humanisme démentiel des escrologistes, qui va jusqu’à réclamer un génocide de masse au nom d’une prétendue surpopulation qui n’existe que dans leurs cerveaux malades de criminels.

        • Hourdequin Emmanuel
          29 décembre 2018 at 12 h 10 min

          Le crime c’est l’écocide, c’est à dire détruire la biodiversité parce que c’est un bien commun gratuit et qu’on considère qu’il ne vaut rien alors qu’il est nécessaire à la survie de l’humanité sur sa planète. Ne coupons pas la branche sur laquelle on est assis. Les biens communs sont nécessaires à la vie. Si la liberté et la fortune d’un petit nombre détruit la survie du reste de l’humanité, alors, il faut que la collectivité réagisse pour défendre sa survie en établissant des règles pour empêcher cette minorité de nuire à la majorité (taxation de la pollution, mise en prison des pollueurs). Sinon, on se tire tous une balle dans le pied (y-compris les pollueurs) car nous sommes tous dans le même bateau (la Terre à 30 km/s sur son orbite autour du soleil dans le vide intersidéral) et si on fait des trous dans la coque, on coule tous.

          • Votre prose serait passionnante si la majorité de la population n’était pas condamnée à la misère, voire à la disparition, à partir d’une morale de pacotille fondée sur une pseudo-science fallacieuse, par exemple la prétendue menace sur la biodiversité ou le non moins imaginaire RCA. Il est toujours préférable d’attendre de la fin de l’histoire, quand le bon sens prévaudra sur les escrocs verdâtres. Qui sait qui finira en prison pour de bon quand le voile des mensonges sera déchiré ?

            • Hourdequin Emmanuel
              29 décembre 2018 at 22 h 46 min

              Vous voulez parler du mensonge du nucléaire propre et pas cher sans émission de CO2 ? Ou de celui de la pseudo lutte contre le réchauffement climatique lancé de longue date par nos gouvernements successifs (notre planète brûle, make our planet great again, etc) ?

              • Réchauffement climatique en arrêt depuis 20 ans et qui n’a toujours pas atteint le niveau de l’optimum médiéval.
                Maintenant, si les thuriféraires du RCA veulent financer cette (sainte?) lutte avec leur propres deniers, je n’ai rien contre. Mais là, curieusement, les rangs des généreux donateurs se clairsement…

  • Continuez à écrire vos articles car ils sont très explicites et parfaitement clairs. A la fin, le irréductibles finiront bien par comprendre que le nucléaire est une source d’énergie précieuse. D’ailleurs la Chine est en train d’investir massivement dans la construction de centrales nucléaires. Dire que la France était à la pointe et n’a trouvé rien de mieux que d’écouter des brasseurs de vent et des feignants adeptes des séances de bronzette!

    • Hourdequin Emmanuel
      29 décembre 2018 at 19 h 30 min

      La Chine récupère toutes nos industries et on se laisse faire avec notre dumping social et environnemental fruit de notre ultralibéralisme dérégulé à l’américaine (sauf qu’on se protège moins bien que les américains). Elle n’a même pas besoin de son armée pour nous manger tout cru puisque nous nous jetons de nous même dans la gueule du loup. Il faut changer de paradigme.

      • « avec notre dumping social et environnemental fruit de notre ultralibéralisme dérégulé à l’américaine »
        Et vous êtes capable de dire cela sans rire. Chapeau!!
        Pourtant avec 57% du PIB d’origine étatique, 47% du PIB en prélèvements fiscaux et un code du travail de plus de 3000 pages, nous n’avons pas vraiment là des chiffres « à l’américaine ».

        • Hourdequin Emmanuel
          30 décembre 2018 at 0 h 11 min

          Je ne parle pas de la France mais du monde en général. La France suit le modèle dominant comme tout le monde et notre code du travail est en train d’être détricoté pour suivre l’idéologie dominante. L’argent, le réchauffement climatique, la pollution, l’évasion fiscale sont des problèmes mondiaux qui n’ont aucune frontière.

        • Les grandes envolées lyriques sont faciles à proférer sans rire, ce ne sont que des mots qui s’enchaînent pour faire appel aux sentiments subjectifs et écarter toute réalité logique et scientifique.

          • Tout à fait. Des slogans tout faits, de l’émotionnel et, in fine, l’appel à une autre voie guidé par une nouvelle élite « éclairée » se voulant scientifique.
            L’histoire se répète facilement avec le délitement de la mémoire…

    • Hourdequin Emmanuel
      29 décembre 2018 at 20 h 06 min

      La prolifération est la pire externalité négative du nucléaire car c’est un véritable nid à emmerdes. http://environnement.blogs.liberation.fr/2009/09/15/joseph-stiglitz-la-proliferation-pire-externalite-du-nucleaire/

      • Certes. C’est la pensée de Stiglitz, prix Nobel d’économie pour ses travaux sur l’asymétrie d’information en économie. Cela ne donne pas de valeur plus importante à son avis sur le nucléaire très loin de son domaine d’expertise. Si sa grande proximité avec les milieux alter et gauchistes ainsi que sa proximité avec le régime vénézuélien il y a qq années, en disent long sur ses opinions, cela ne constitue pas des éléments en faveur d’une compétence particulière sur le nucléaire.
        En dehors de qq autres blogs et sites écolos, vous avez quoi d’autre?

  • Les commentaires sont fermés.

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