Agriculture biologique : des croyances au lieu de la science

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Paroles de jardiniers by Département des Yvelines(CC BY-ND 2.0)

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Agriculture biologique : des croyances au lieu de la science

Publié le 3 mars 2019
- A +

Par Ludger Weß1.

L’agriculture biologique aime faire valoir qu’elle recourt à des méthodes scientifiques. C’est peut-être le cas dans certains domaines, mais ses principes de base sont fondés sur des conceptions mystiques.

Quel est le problème avec l’agriculture biologique ? Ce ne sont pas les objectifs : l’agriculture doit protéger autant que possible et utiliser le moins possible le sol, l’air, l’eau et d’autres ressources. La population mondiale augmente et la superficie agricole n’est pas infinie.

Mais il y a un mais : l’agriculture biologique empêche ses adeptes d’utiliser les meilleures pratiques pour une agriculture économe en ressources. Elle bannit de l’arsenal de ses méthodes presque toutes les technologies développées depuis les années 1920 – y compris la génétique moléculaire, le génie cellulaire et génétique et les pesticides modernes. Ils sont universellement considérés comme non naturels  ou contre nature, et les lobbyistes de l’agriculture biologique font tout leur possible pour interdire ces technologies à d’autres agriculteurs.

On oublie, ce faisant, que l’agriculture en elle-même n’est pas naturelle : qui cultive des plantes alimentaires ne peut pas le faire « en harmonie avec la nature », mais doit intervenir dans la nature : défricher, labourer, semer, désherber, lutter contre les bioagresseurs, fertiliser, irriguer, récolter, protéger, améliorer les plantes. Chacune de ces étapes a des conséquences sur l’équilibre écologique tant prisé. Tout le monde modifie les sols, les habitats, la biodiversité, les gènes, le climat.

Cependant, ces conséquences sont moins graves – est-il allégué – lorsque la culture est pratiquée selon des méthodes naturelles. Le naturel est régi par une maxime simple en agriculture biologique : n’est autorisé que ce que l’on trouve dans la nature. Les engrais produits artificiellement sont interdits, de même que les plantes ou les produits phytopharmaceutiques issus des laboratoires et des usines.

 

Une conception absurde de la nature

Les représentants de l’agriculture biologique tirent tout cela d’un concept de naturel qui remonte au XVIIIe siècle et qui est réfuté depuis le XIXe siècle. Ses défenseurs construisent une dichotomie entre les substances naturelles et les substances synthétisées chimiquement, et interdisent l’utilisation de ces dernières. Cela conduit à des contorsions lorsque l’agriculture biologique veut garder une substance qui ne se trouve pas dans la nature, comme nous l’avons décrit ailleurs (divulgâcheur : c’est bien sûr naturel lorsque la NASA en trouve des traces dans une météorite).

Cette dichotomie ne peut pas être justifiée scientifiquement. Dès le début du XIXe siècle, des scientifiques ont établi que le métabolisme des êtres vivants est basé sur les mêmes substances chimiques que celles peuvant être produites en laboratoire. Les êtres vivants ne se caractérisent pas par une Vis vitalis spéciale, une force vitale mystérieuse. Aucun organisme vivant ne peut distinguer une molécule de sucre dans son alimentation selon qu’elle provient d’une plante, d’une raffinerie ou du laboratoire d’un chimiste.

Les êtres vivants ne peuvent pas non plus savoir si une substance chimique qu’ils trouvent dans la nourriture ou dans l’environnement se trouve ailleurs dans la nature – comment cela pourrait-il être possible ? Les molécules ne portent pas d’étiquettes et les êtres vivants n’ont pas de registre mentionnant toutes les substances d’origine naturelle et leur permet de faire le tri.

C’est tout simplement parce que la nature produit chaque jour de nouveaux mélanges explosifs de substances, en fonction de la saison et de l’environnement (le cocktail chimique d’une fraise, par exemple, est décrit ici), que les enzymes de notre foie, l’organe de détoxification le plus important, sont très peu spécifiques : elles cassent les grosses molécules grâce à des réactions standard. Dans de très rares cas, cela conduit à des substances intermédiaires toxiques (on étudie cela de manière approfondie pour les produits phytopharmaceutiques et les médicaments avant de les approuver). Les substances dérivées de bactéries, de plantes ou d’animaux ne se distinguent pas, dans leur comportement de dégradation, de celles qui sont apparues lors de réactions chimiques en laboratoire. Du reste, les micro-organismes et les plantes produisent aussi des substances qui endommagent les nerfs, provoquent des cancers et des mutations, ont des effets hormonaux, détruisent le foie, le cœur, les reins et d’autres organes, provoquent des allergies et induisent des maladies chroniques.

Bon nombre des poisons naturels utilisés par les agriculteurs biologiques sont ainsi préoccupants du point de vue toxicologique : la roténone obtenue à partir de racines de Paraderris elliptica provoque la maladie de Parkinson (elle est désormais interdite dans l’UE). Les toxines contenues dans l’extrait de chrysanthème (pyrèthre) sont cancérogènes et nuisent également aux nerfs humains. Les sels de cuivre, un métal lourd, peuvent causer le cancer du foie chez les utilisateurs. Néanmoins, l’agriculture biologique les utilise car ils sont d’origine naturelle. Selon cette logique, les dioxines et l’amiante seraient également autorisés en tant que pesticides (si, par exemple, ils tuaient des insectes nuisibles)… après tout, la dioxine et l’amiante sont des substances naturelles.

 

Naturel et persistant

L’amiante et la dioxine sont aussi de beaux exemples de produits naturels persistants. Ce n’est pas du tout le cas que la nature ne produise que des substances qui se décomposent rapidement. Amiante est un nom collectif pour des minéraux naturels. Des dioxines sont régulièrement émises en quantités importantes lors des feux de forêt et de brousse, des éruptions volcaniques, etc. L’amiante n’est pas biodégradable ; la dioxine ne peut être décomposée dans la nature que dans des conditions très spéciales par quelques micro-organismes. Le cuivre utilisé en agriculture biologique est un autre exemple : une fois appliqué, il ne peut plus être retiré du sol ; il s’accumule et disparaît dans le meilleur cas par lessivage – pour s’accumuler dans les eaux.

Mais de nombreuses substances produites par des organismes s’accumulent aussi dans l’environnement, se répandent dans la chaîne alimentaire et se dégradent au bout de plusieurs décennies, voire siècles. Celles-ci comprennent les plus de 5 000 composés organiques connus du chlore, du brome ou de l’iode que produisent des micro-organismes, des plantes et des animaux.

En 2006, des chimistes de l’Université de Hohenheim ont découvert dans les aliments un composé organobromé d’origine naturelle jusqu’alors inconnu qui s’accumule dans la chaîne alimentaire. Il est produit par des micro-organismes sur les fonds marins et peut être trouvé dans des échantillons du monde entier, y compris dans le lait maternel et dans l’air.

Les échantillons de contrôle alimentaire de routine ont montré que des poissons contiennent cette substance naturelle en plus forte concentration que la somme de tous les polluants anthropiques (somme des congénères de PCB, du DDT et de ses métabolites, des autres pesticides chlorés et des substances chimiques présentes dans l’environnement). Cette substance est également concernée par ce que les environnementalistes attribuent de manière forfaitaire, sans nuance, aux hydrocarbures aromatiques halogénés : des effets potentiellement néfastes sur la santé.

Quiconque rétorquerait maintenant que le « cocktail chimique » auquel la société industrielle nous confronte, paraît-il, au quotidien comporte des risques dus à des interactions inconnues ou imprévisibles, ferait bien de ne pas manger de salades de fruits exotiques ou de macédoine de légumes (même sans pesticides de synthèse, ce sont de purs cocktails chimiques) et d’exiger que l’on retire les livres de cuisine du marché. Après tout, il n’a pas encore été démontré que les combinaisons d’aliments proposées dans les livres de cuisine ont été testées pour leurs interactions, d’autant plus que la cuisson non naturelle des aliments (les animaux ne les font pas cuire ou rôtir) produit des substances insuffisamment caractérisées.

 

Mysticisme subtil ou escroquerie ?

Le dogme de l’agriculture biologique, qui prétend n’utiliser que des substances présentes dans la nature, n’est pas scientifique. Il serait scientifique d’examiner chaque substance pour déterminer sa toxicité et son comportement de dégradation, puis de décider laquelle peut être utilisée dans quelles circonstances.

Après tout, même les substances chimiques produites par des êtres vivants ou par des processus naturels peuvent être aussi toxiques pour l’homme et les animaux que celles produites artificiellement. Elles peuvent s’accumuler et avoir des effets durables sur l’environnement. Les substances les plus cancérogènes de notre alimentation sont d’origine naturelle : les toxines des moisissures et l’alcool.

C’est pur mysticisme que d’attribuer à des substances naturelles des propriétés précieuses, holistiques, de les considérer comme saines, douces, fines ou pleines d’énergie. La promesse publicitaire qu’un aliment ou un produit cosmétique est sans chimie n’est pas simplement un non-sens, c’est une supercherie : rien n’est automatiquement plus sain ni plus bénéfique parce que c’est tout à fait naturel.

 

Sélection végétale « naturelle » ?

L’agriculture biologique traite la production de nouvelles variétés avec le même obscurantisme. L’amélioration des plantes est une intervention artificielle dans la nature que l’homme pratique depuis environ 10 000 ans pour rendre les plantes plus nutritives, plus goûteuses, plus productives et plus résistantes. L’agriculture biologique ne rejette certes pas l’amélioration des plantes en tant que telle, mais tous les processus utilisant des méthodes techniques modernes comme étant non naturels. Celles-ci comprennent non seulement le génie génétique classique et l’édition du génome, mais également la sélection d’hybrides interspécifiques, y compris la technologie CMS [cytoplasme mâle-stérile], à laquelle s’est ajoutée récemment la mutagenèse (les mutations induites), qui utilise des produits chimiques ou un rayonnement de haute énergie.

Que ces procédés soient considérés comme non naturels ne peut être expliqué rationnellement. L’échange de gènes entre espèces (« transfert horizontal de gènes »), tel qu’il est pratiqué dans le génie génétique classique pour produire, par exemple, des bactéries produisant de l’insuline humaine, est présent dans la nature chez d’innombrables plantes et animaux.

Dans la nature, même les plantes et les animaux échangent des gènes. E. coli, notre bactérie intestinale, a conservé pratiquement toutes ses capacités, non pas par l’évolution classique, mais par le transfert horizontal de gènes. Nous aussi, les humains, possédons des dizaines de gènes qui proviennent d’autres organismes et qui sont entrés dans notre génome par le biais de virus et de parasites. On en trouvera un aperçu ici.

Les barrières entre espèces, souvent citées, dont le franchissement est présenté comme non naturel ou même contre-nature, sont une fiction qui n’a rien à voir avec la réalité biologique. Elle est fondée sur l’idée fausse selon laquelle les organismes ne peuvent échanger des gènes entre eux que lorsqu’ils se reproduisent entre eux.

 

Barrière entre espèces et rythme de l’évolution

De plus, l’édition du génome est pratiquée dans la nature depuis des millions d’années, car ce n’est qu’ainsi que les bactéries peuvent se défendre contre les virus. Les hybrides interspécifiques ne sont pas non plus une invention humaine : ils jouent un rôle de premier plan dans l’évolution.

Les mutations par rayonnement sont la norme dans la nature. Le rejet de la sélection par mutation est tout particulièrement étrange : augmenter le taux de mutation par irradiation artificielle n’est pas correct selon les principes des fondamentalistes de l’agriculture biologique, car cela accroît le « rythme de l’évolution » – mais que se passerait-il si le sélectionneur de plantes se déplaçait vers des régions où la radioactivité de fond naturelle est plus élevée ? Embarquer du matériel végétal dans des avions ou des navettes spatiales serait-il non naturel, mais le transporter vers les hauts plateaux du Tibet ne le serait pas, bien que l’objectif soit dans les deux cas de soumettre le matériel génétique à une exposition accrue au rayonnement cosmique ?

De plus, 20 milliards de mutations par an sont produites sur un seul hectare de blé. Malgré cela, nous continuons à transformer et à manger les grains de blé et à laisser croître les plantes adjacentes, qui sont également mutées par les rayons du soleil, sans craindre que les mutations se propagent dans la nature, se répandent par « contamination » et perturbent la biodiversité.

Si l’agriculture biologique était cohérente en termes d’amélioration des plantes, elle devrait arrêter la culture de raisins et de melons sans pépins, s’abstenir de greffer (c’est de la multiplication par clonage, dans laquelle des gènes peuvent aussi être transférés entre le greffon et le porte-greffe) et donc à la plupart des variétés de fruits à pépins et à noyau, refuser le triticale et le blé (des chimères de différentes espèces), ainsi que bannir presque toutes les variétés modernes à haut rendement, car elles ont été produites par des interventions chimiques ou physiques et sont donc considérées comme des OGM au sens de la directive de l’UE sur les OGM.

 

Conclusion

Le concept de naturalité de l’agriculture biologique ne peut être ni scientifiquement justifié, ni appliqué de manière cohérente. Il se fonde sur des règles arbitraires. Il n’a rien à voir avec la raison, mais avec la foi et les sentiments, deux mauvais conseillers en matière d’alimentation de l’humanité.

Parallèlement, de plus en plus d’études mettent en garde contre le recours à l’agriculture biologique pour nourrir la planète et protéger le climat. L’agriculture biologique nécessite plus de terres pour les mêmes niveaux de productions que l’agriculture conventionnelle, et cette utilisation des terres entraîne une déforestation supplémentaire, augmentant les émissions de CO2 plutôt que de les réduire.

On rappelle que les objectifs de l’agriculture biologique ne sont pas faux et toutes ses méthodes ne le sont pas non plus. Cultures associées, rotation des cultures, utilisation d’organismes utiles, etc., l’agriculture biologique les a mises à l’ordre du jour – des méthodes qui sont maintenant aussi utilisées par les agriculteurs qui ne veulent pas abandonner complètement les pesticides de synthèse, les engrais minéraux et les variétés à haut rendement.

Le dogmatisme de l’agriculture biologique fait fausse route et il serait désastreux que, comme le réclament sans cesse ses partisans, elle soit pratiquée à l’échelle mondiale. Le monde ne peut pas être nourri avec des aliments biologiques, à moins que tout le monde ne devienne végétarien, que les prairies humides et les prairies alpines et les steppes de ce monde soient utilisées pour produire des céréales, que plus aucune nourriture ne soit gaspillée et jetée (pour mémoire : en agriculture biologique, chaque année, des tonnes de nourriture sont perdues dans les champs parce que les agriculteurs biologiques n’utilisent pas de pesticides efficaces), que l’on se passe de cultures pour l’énergie et de stimulants (après tout, le thé, le café, le vin et le houblon ne sont pas nécessaires à la survie) et que personne n’ingère plus que les calories nécessaires selon les recommandations nutritionnelles de l’OMS.

En un mot : il n’y a pas que les habitants de Berlin-Mitte et de Downtown Manhattan qui devraient passer au « lait » d’avoine, aux galettes de légumes et aux steaks de tofu, mais également tous les Chinois, tous les Africains, tous les Russes et quelques milliards de personnes supplémentaires. On peut souhaiter cela, mais cela rappelle la solution proposée par l’Église catholique pour lutter contre le sida : si tout le monde renonçait aux rapports sexuels avant le mariage et extraconjugaux, nous n’aurions pas besoin de médicaments de haute technologie contre le VIH, car l’épidémie prendrait fin naturellement.

Traduction par Wackes Seppi de Biolandbau: Glaube statt Wissenschaft

  1. Ludger Weß écrit sur la science depuis les années 80, principalement le génie génétique et la biotechnologie. Il a été chercheur en biologie moléculaire à l’Université de Brême.
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  • le bio c’est du pipeau

    • c’ est son charabia pour en faire un produit de vente cher qui est pipeau.

      • oui sinon libre aux gens de boycotter les produits non bio..
        mais la diffamation est au moins en creux inévitable avec le bio..
        le bio c’est plus sain..plus palatable..

        • le seul bio valable c’est celui que l’on cultive soi meme..
          regardez la liste des pesticides autorisés en bio… vous allez rire

          « l’agriculture biologique utilise bien des pesticides. Une centaine d’engrais et d’intrants (pesticides, insecticides ou fongicides) sont autorisés par la réglementation de l’agriculture bio en France  »

          https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=celex%3A32008R0889

          KESKONSMARR!

          • non le bio est un label avec un cahier des charges.
            la question est ailleurs..les tenants du bio multiplient des affirmations sur la supériorité du bio au point de vue de la santé, du gout, et de l’environnement ..qui ne reposent sur rien..sinon la diabolisation m^me de ce qu’ils refusent d’utiliser…

            je n’ai rien contre le bio sinon cela…

            non un produit bio n’est pas nécessairement plus sain , meilleur au gout au ayant moins ‘d »impact sur l’environnement pour le produire…affirmations d’ailleurs toutes complexes…
            mais les études faites vont dans le sens d’une difference non significative…pour un coût plus élevé.
            mais si vous avez peur des pesticides et engrais de synthèses. bouffez bio si ça vous chante..

            c’est comme les vegans…aucun problème avec les vegans sauf quand ils commencent à dire que c’est « supérieur » au non vegan.

            je cultive mon jardin, leur seul avantage indéniable de mes légumes est leur fraîcheur. le gout peut être meilleur dans le commerce en conventionnel.. je peux cueillir mes tomates au top en été, mais la fin de saison, les tomates sont pas particulièrement savoureuses…

            non au contraire les maraîchers savent faire ce que les gens veulent et la chaine de distribution est au point…

            par contre si vous voulez des fruits délicats à bas coût et en masse…c’est délicat… mais le march » est juste limité les gens ne veulent pas payer une poire cher.

  • La différence entre un concombre bio et non bio ne saute pas aux yeux ,ils sont parfois aussi moche l’un que l’autre ,pousse sous serre, ,n’a pas grand besoin a part un peu d’eau,…l’un était a 1€89 ,l’autre a 1€20….une douzaine sur l’étalage pour l’un des dizaines sur l’autre..la’difference de prix est donc lié a la surface d’étalage occupé….je suppose , qu’en fait ,les deux concombres…sortaient de la même serre….mais il fallait occuper la zone bio du magasin ou écouler ces braves concombres leur fin de vie a la decheterie , qui achète un concombre presque deux euros d’une espèce pas très goûteuse mais a l’aspect rustique ….pas facile la vie d’une ménagère !

  •  » L’agriculture biologique nécessite plus de terres pour les mêmes niveaux de productions que l’agriculture conventionnelle, et cette utilisation des terres entraîne une déforestation supplémentaire, augmentant les émissions de CO2 plutôt que de les réduire. »

    Sommes nous vraiment tenus de continuer à produire deux fois ce que nous consommons?

    • tenus? nous? pour le savoir allez demander à UN agriculteur pourquoi tu produits « trop »? ça revient à aller vois sont voisin et lui demande pourquoi il travaille autant alors qu’il achète des trucs qui ne servent à « rien » téléphones, voyages, cinéma…

      • tenus? nous? pour le savoir allez demander à UN agriculteur pourquoi tu produis « trop »? ça revient à aller voir son voisin et lui demander pourquoi il travaille autant alors qu’il achète des trucs qui ne servent à « rien » téléphones, voyages, cinéma…

      • ce que je veux dire est le « nous » implique qu’on ne mette tous ensemble et qu’on réfléchisse à ce qu’on doit produire pour satisfaire….

        quoi… si c’est les choix des consommateurs fiez vous au marché..
        si c’est les besoins des consommateurs..aie..définir les besoins des gens..
        si c’est ce qu’on peut donner aux gens compte tenu des « fameuses »limitations..que nous impose la sauvegarde d’une quantité arbitraire de biodiversité on est pas rendus les gars et c’est un arbitraire;…

        l’auteur le rappelle bien : l’agriculture est le contraire du respect de la biodiversité.

  • Le bio, c’est extra pour avoir des légumes et des fruits goûteux,…généralement ? Enfin, si c’est vous qui le faites dans votre jardin avec les bonnes graines !
    Mais c’est un procédé de riche ! Allez parler d’agriculture biologique à un paysan chinois, thailandais, africain et qui sais-je encore ? « Comment je vais payer mes factures d’électricité, de tv, d’internet, de smartphone avec si peu de rendement » ? vous répondront-ils !
    Le problème de nos écolos, c’est qu’ils ne voyagent pas et ne voient pas qu’ils sont des pachas

    • Entièrement d’accord, j’ai les moyens de m’acheter ce que je veux, et je prend le temps d’aller cultiver mon jardin juste pour moi, ce serait impossible avec les contraintes inhérente à l’agriculture dans certains pays.

  • Toutes les études menées à tous les endroits de la planète Terre, révèlent que partout l’air, l’eau et le sol sont pollués que ce soit en raison des activités humaines, qu’en raison des activités géologiques propres à la Terre (volcanisme surtout). En conséquence, il n’existe pas de « produit biologique » ou « bio ». Il s’agit d’une belle arnaque qui, heureusement, n’atteint que celles et ceux qui croient de manière angélique aux vertus du « bio ».

    • De toute façon il n’y a aucun aliment naturel sur nos marchés, puisque tous ont été modifié génétiquement par l’homme, de manière naturelle ou non. Y compris nous même d’ailleurs, sinon nous serions encore des singes. Ces crétins d’écolos refusent l’évolution et veulent figer la nature. C’est bien pour cela que j’ai toujours dit qu’ils étaient ignorants et stupides!

      • Votre croyance en votre intelligence fait peur Virgile… Vous utilisez des mots que vous ne comprenez pas : « modifié génétiquement par l’homme de manière naturelle ou non » n’a aucun sens. Et votre phrase suivante sur les singes impliques que nous nous sommes nous mêmes modifiés génétiquement.
        A vous lire, le moindre changement chimique dénaturalise la chose. Vous ne faites pas la différence entre naturel et artificiel.
        Je vais vous ignorer à l’avenir je pense.

    • Et de la radioactivité du rayonnement solaire!

    • À ceux qui me disent : « c’est bon pour la santé, c’est naturel » je réponds que le cyanure, l’arsenic, le mercure, le plomb, la cigüe, le pétrole sont parfaitement naturels, ça ne me donne pourtant pas spécialement envie d’en manger à cause de supposées « vertus »…

  • on ajoutera que 99,9% des pesticides présents dans la nature sont naturels car produits par les plantes pour se défendre, mais que sur ces 99,9%, la grosse centaine qui a été testée est cancérigène pour les rats, donc si vous mangez bio vous réduisez d’un millième la quantité de pesticides cancérigènes ingurgitée, la foi seule sauve mais non la réalité scientifique. Plus prosaïquement, la chimie naturelle développée dans la nature n’est pas différente de celle développée par l’industrie chimique .. quand la religion vous égare, chers consommateurs bobos …

  • Article décevant, piochant n’importe quel argumentaire pour justifier son idéologie.
    Sa malhonnêteté intellectuelle est particulièrement tangible dans le paragraphe du  » cocktail chimique ».
    Bien, je vais maintenant m’empresser à cuisiner des « cocktails chimiques » dont les interactions n’ont pas été testées !

    • Votre ignorance est affligeante! surtout lorsque en plus vous la mettez en exergue! Il n’y a aucune idéologie à faire remarquer les conneries débitées par les bobos écolos!

    • Ah bon? Et quels sont vos arguments en dehors d’affirmations péremptoires?

    •  » je vais maintenant m’empresser à cuisiner des « cocktails chimiques » dont les interactions n’ont pas été testées »

      Faites gaffe quand vous mélangez l’acide nitrique, sulfurique et le toluène, il paraît que c’est toxique pour les foetus.

    • D’accord avec vous. La « science » a bon dos. Si la démarche scientifique invoquée pouvait être employée dans toutes les études pharmacologiques…
      Cela dit, ceux qui fréquentent les magasins bio peuvent constater qu’on y trouve pratiquement pas d’obèses, donc de futurs AVC, diabètes, etc. La sécu devrait remercier les clients bio pour les économies à venir.

  • Cet article est intéressant et hautement nécessaire , en ce sens, qu’il démontre que nos problèmes a venir, de survie, son infiniment plus compliqué et subtile que ce que les c… d’écolos et gochos, et de GIECO idéalos voudraient nous le faire croire

    • Et il démontre que nos problèmes à venir, de survie, sont infiniment plus compliqués et subtils que ce que la majorité des libertariens et contributeurs de ce site ne veulent admettre ou ne parviennent à imaginer en ne pensant de manière limitée.

      • Je crois surtout que la majorité des lecteurs de ce site ne prend pas pour argent comptant les affirmations écolos.
        La pensée limitée et réductrice se rencontre bcp plus souvent chez nos écolos qui sont incapables d’admettre justement cette complexité et qui vouent régulièrement aux gémonies tout ce qui n’est pas bio, durable, « éco-responsable » et gaïa-compatible ( 🙂 )!
        Se faire accuser de « limitation » est typique des écolos incapables de sortir de leur argumentation -mantrat et qui n’ont rien pour répondre à des argumentaires contradictoires un tant soit peu construits.
        Les libéraux/libertariens n’ont rien contre le bio quoique bcp d’écolo essayent de le faire croire (taper sur le libéralisme fait toujours recette en France). Par contre, les libéraux ne veulent par d’un bio subventionné avec l’argent des autres et imposé à tous soit-disant pour le bien de tous.
        Si les tenants du bios veulent acheter du bio, grand bien leur fasse mais avec leur argent sans essayer d’en diminuer les coûts en l’imposant aux autres.

        • C’est marrant comme je pourrais écrire exactement la même chose envers les libertariens en changeant quelques termes.

          • Ah, parce que les écolos ont des arguments construits? Leurs discours se font régulièrement démontés ici les laissant rapidement sans argument.

  • Mouais mouais mouais. Quelques raccourcis classiques sur les rendements et la confusion avec la productivité, mais bon…
    Je ne saisi pas très bien le point défendu par cet article.
    Et question à tous les gens ici qui détestent religieusement le bio : connaissez-vous beaucoup d’agriculteurs passés au bio qui sont revenus au conventionnel pour cause de rendements ? de rentabilité ?
    Et puis passer au bio est un choix privé d’un producteur privé. Ce n’est pas très libertarien de le critiquer. Et puis s’ils utilisent vraiment plus de terres (propriétés privées), je ne vois pas selon quel principe libertarien vous pouvez vous y opposer.

    • « Je ne saisi pas très bien le point défendu par cet article »

      Peut-être simplement le point de vue de la vérité et la science contre celui du mensonge et de l’obscurantisme.

      Il est vrai que puisque que la nouvelle religion doit sauver le monde on peut mettre la science au rencart – Farenheit 451 nous débarrassera des livres de chimie impies pour commencer.

      • Décidément, les bio-sceptiques sont encore plus dangereux que les climato-sceptiques.

      • Comme je viens de l’écrire à Cyde plus haut, j’inverse les termes et le reproche de mensonge et d’obscurantisme s’applique à vous. C’est fou comme nos visions sont opposées. Sauf que moi j’ai raison 🙂

    • Les libéraux et libertariens n’ont rien contre le bio en soi.
      Ce qu’ils critiquent c’est argumentaire visant à faire croire que c’est plus sain, mieux pour la planète, plus « durable » car cet argumentaire n’est pas simplement utilisé pour convaincre d’acheter bio (après tout, c’est une forme de pub biaisées et/ou malhonnête mais il y en a bcp d’autres) mais pour faire financer (directement ou indirectement) ce bio via des subventions et de l’imposer aux populations.
      Car le bio coûte cher. Cela gène pas mal certains de nos écolos qui aimerait bien faire prendre une partie de ce surcoûts par les autres pour pouvoir continuer à profiter de leur petites lubies.

    • « connaissez-vous beaucoup d’agriculteurs passés au bio qui sont revenus au conventionnel pour cause de rendements ? de rentabilité ? »

      Des agriculteurs passent au bio pour gagner plus grâce à une rentabilité supérieure (par un prix supérieur) même si le rendement est inférieur.
      En France, le bio durera tant qu »il y aura des subventions et des clients prêts à payer plus cher. Supprimer l’un ou l’autre, et ce sera fini.

      https://www.agriculture-environnement.fr/2010/03/09/labandon-de-la-culture-de-cafe-bio-en-amerique-centrale-a-commence

      • Merci pour ce lien de 2010 issu d’un site très très orienté et dont tous les articles sont écrits par la même personne. C’est pas une source extraordinaire vous en conviendrez.

        • Ce lien rapporte des faits, rien de plus. Ces faits ne vous plaisent pas, évidemment.
          En général, quand un militant ou un idéologue n’a rien a répondre à des faits qui ne vont pas dans son sens, il attaque celui qui rapporte ces faits pour essayer de le déconsidérer. Méthode classique pour détourner l’attention.
          Belle démonstration Amady. 🙂

    • les arrêts du bio sont plutôt du au fait de se retrouver bloqué techniquement! La cause première des déconversion (en grande culture) est l’invasion immaitrisable de vivaces dans les parcelles(Rumex ; chien dent;..).
      Il y a aussi les viti bio qui une année de grosse attaque de mildiou (ou la vigne mettrait des années a s’en remettre) arrête le label bio une année pour utiliser un fongicide de synthèse qui va vraiment protégé leurs vignes et qui récupère deux ans après le label quand même.
      Je connais le plus gros viti de vendée qui a fait cela en 2015/2016 et reparti bio 2017.Il y aurait un paquet de viti bio dans ce scénario…mais impossible bien sur d’avoir des chiffres…
      c’est tellement «  »durable » l’agri bio…!

  • Quitte à mourir en bonne santé manger bio.
    Le bio n’a évidemment pas la’possibilite de nourrir tout le monde, par conséquent les peuples auront des problèmes de malnutrition….. manger bio n’est évidement pas bon pour la sante et un abruti de ministre a dit que c’était irreversible, ils veulent tous nous tuer c’est une certitude !

  • Les commentaires sont fermés.

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Le choix du mot biologique n’est pas anodin.

Ses adeptes français n’ont pas choisi de traduire simplement le mot anglais organic par organique, ce qui aurait été le choix de la logique. En choisissant le mot biologique, ils ont probablement voulu insister davantage sur la notion de vivant qui existe cependant dans le mot organique, mais parmi d’autres significations.

 

Bio : le choix des mots

Selon la définition de l'Insee :

« L'agriculture biologique est un mode de production agricole qui exclut l'emploi de s... Poursuivre la lecture

agriculture
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Pourquoi se limiter aux #pesticides « de synthèse » ? Pour épargner les pesticides utilisés en #agriculture #bio ? Parce qu’ils ne seraient pas néfastes pour la #biodiversité ou la #santé humaine ? Où sont les études scientifiques les préservant du principe de #précaution ? https://t.co/u6DREAFCsE

— Frèd Le Piche (@lepiche) September 20, 2022

Il y a dix ans, le 20 septembre 2012, paraissait en kiosque un numéro de L'Obs ravageur : « Oui, les OGM sont des poisons ! » était-il annoncé en couverture.Poursuivre la lecture

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