Les Donneurs de leçons, pourquoi la France est en vrac

Le dernier livre de Nicolas Lecaussin égratigne les donneurs de leçons dont regorgent la politique et les médias.

Par Francis Richard.

Ils sont tous là, les donneurs de leçons… Et elle va mourir la France, laissée en vrac…

Le donneur de leçon sait tout.

« Il se prononce sur tous les sujets, car il les connaît forcément très bien. En tout cas mieux que les autres… Il a la science infuse, donc il fait la leçon à tout le monde. Pas seulement une leçon de morale, mais aussi une leçon de conduite. »

Le donneur de leçons, c’est l’homme politique, le fonctionnaire, le syndicaliste, le journaliste, le président, Emmanuel Macron en l’occurrence.

Alexis Tocqueville avait prédit l’apparition de ces « faux tyrans » qui ressembleraient plus à des « tuteurs » qu’à des despotes…

Les tenants de l’étatisme

La garde rapprochée du président Emmanuel Macron est composée de douze de ces donneurs de leçons, dont dix ont des liens avérés avec le PS ou des élus socialistes :

  • Alexis Kohler
  • Anne de Bayser
  • Patrick Strzoda
  • Ismaël Émelien
  • Stéphane Séjourné
  • Sibeth Ndiaye
  • Bruno Roger-Petit
  • Julien Denormandie
  • Benjamin Griveaux
  • Christophe Castaner

Philippe Étienne et Sylvain Fort sont les exceptions qui confirment cette ruineuse continuité socialiste, de Hollande à Macron.

Qui se ressemblent, s’assemblent : l’énarque Macron est entouré d’énarques… qui croient tous comme lui que l’État doit s’occuper de tout ou presque. Et d’aucuns disent qu’ils sont libéraux… Ce doit être ironique…

Le libéralisme de Macron

Car avec Macron :

donneurs de leçonsLes dépenses publiques continuent d’augmenter (56,5 % du PIB en 2017), taux d’augmentation de 2,5 % en 2018.

Le déficit de l’État (hors administrations locales et Sécurité sociale) est de 26 % de son budget (c’est évidemment moins soft que de l’exprimer en pourcentage du PIB).

Le nombre de chômeurs en France a un peu baissé, grâce une conjoncture mondiale favorable, mais nettement moins qu’en Allemagne.

Onze nouveaux impôts et taxes ont été créés depuis mai 2017.

Les carburants y sont toujours fortement taxés (157 % sur le SP95, 130 % sur le gazole).

Des réformettes ont bien été menées, mais sans véritables conséquences concrètes, hormis, bien sûr, la CSG pour les retraités

Les réformes libérales, ça marche

Ce donneur de leçons et ses semblables devraient s’inspirer de ce qui s’est fait aux Pays-Bas ou au Canada. Car c’est la preuve concrète que les réformes libérales, ça paie et ça garantit la victoire aux élections.

Au lieu de ça il donne des leçons aux dirigeants étrangers et leur demande d’adopter ce qui ne marche déjà pas en France, parce qu’il trouve sans doute que ça marche trop bien chez eux.

On peut ne pas aimer Donald Trump, pour un tas de raisons, mais force est de constater que les donneurs de leçons français, qui le critiquent, voire l’insultent, devraient (s’ils étaient honnêtes, ou lucides, mais c’est certainement trop leur demander), dire que les résultats sont là, grâce aux suppressions massives de réglementations (notamment écologistes) et aux baisses d’impôts et taxes :

  • le taux de croissance y est de 4,2 %,
  • le taux de chômage de 3,9 % (3,6 millions d’emplois ont été créés depuis janvier 2017).

Plus égaux que les autres

Un des modèles de ces donneurs de leçons, qui en est un lui-même, Nicolas Hulot, ne fait pas ce qu’il dit aux autres de faire, avec son écurie automobile et ses déplacements en hélicoptère…

Mais il n’est pas le seul. Les donneurs de leçons sont pléthore, qui prétendent lutter contre les inégalités et sont pourtant furtivement plus égaux que les autres :

  • les hauts fonctionnaires d’organisations internationales qui jouissent de l’immunité fiscale ;
  • les journaux de la presse écrite qui reçoivent de mirifiques subventions publiques ;
  • les fonctionnaires parlementaires qui bénéficient de privilèges exorbitants ; les salaires des fonctionnaires du ministère des finances et de l’économie qui sont disproportionnés par rapport à ceux des autres ministères ;
  • les syndicats (ils ne représentent quasiment plus rien en France) qui vivent surtout de subventions et dont les permanents sont payés par les entreprises ou l’administration.

Vous avez dit transparence ?

Ces donneurs de leçons ont tout le temps le mot de transparence à la bouche mais dissimulent leurs biens et revenus, à commencer par le premier d’entre eux, le président dont les déclarations de patrimoine sont sujettes à caution, c’est le moins qu’on puisse dire…

Le bilan de ces donneurs de leçons, qu’ils dirigent le pays ou qu’ils en profitent éhontément, ne peut qu’être négatif. Le prétendu libéralisme, accusé de tous les maux, n’y est pour rien.

Il faut être cash : la France est une démocratie centralisée, l’État y saigne les contribuables, 50 % des Français ne paient pas l’impôt sur le revenu, une partie de la population vit sur le dos des autres, une minorité, les syndicats, s’oppose à tout changement, le président cumule pratiquement tous les pouvoirs, le fisc est tout-puissant, la Cour des comptes est impuissante, le monopole de la vérité (officielle donc), de par la loi, est détenu par les médias traditionnels.

Leur imposture

Alors il faut lire le livre de Nicolas Lecaussin qui entre dans le détail sur ces donneurs de leçons, qui sont en même temps des prédateurs.

L’auteur fait à la fin une tirade qui résume leur imposture :

« Un coup de maquillage social, un coup d’éponge compassionnelle, un coup de savonnette écolo, un coup de shampoing avec plein de paillettes fiscales, on remue le tout dans un mixeur, et l’État-providence présente sa peinture cache-misères, à même d’éblouir les alouettes. »

Et dit fermement à l’adresse de ces donneurs de leçons :

« Les Français savent mieux que vous ce qui est bon pour eux ! C’est ce qu’auraient dû demander les Gilets jaunes (les vrais). « Foutez-nous la paix ! », « Laissez-nous tranquilles ! », « Laissez-nous faire ! ». »

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