Macron : des réformes à pas de fourmis et des économies inexistantes

Oh oui, Macron fait tout ce qu'il peut pour faire des réformes. Mais il peut peu. Et en pratique, il veut peu et préfère beaucoup parler.
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Emmanuel Macron by Pierre Metivier(CC BY-NC 2.0)

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Macron : des réformes à pas de fourmis et des économies inexistantes

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 27 juin 2018
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Ah, décidément, ce n’est vraiment pas simple d’être Monsieur Manu, le Président De La République ! Vu depuis son poste de ministre, puis du poste de candidat, l’affaire semblait pourtant bien engagée : moyennant de solides réformes en poussant les boutons ici, là et là, et en abaissant ce levier-ci tout en remontant ce levier-là, pouf, on remettait le pays au travail et tout le monde était content. Las, il y a beaucoup plus de boutons et de leviers que prévu, et beaucoup, beaucoup plus de monde pour en interdire l’accès.

En principe, il suffisait pourtant d’engager de vigoureuses réformes de fond et de forme et l’affaire était pliée assez rapidement. On lui avait dit, et il le savait, que tout devrait se jouer sinon dans les six premiers mois, au maximum dans la première année. Après, lassitude de l’exercice du pouvoir, fatigue du peuple attendant des résultats, tout risquait de devenir plus complexe, plus gluant, plus long à dépanner.

Il avait donc lancé, en fanfare, moult révisions, forces réformes et grands textes de lois auprès d’un parlement dont la composition, ultra-favorable à son brochet projet, permettait d’attendre une mise en musique rapide et sans faille.

Cependant, des petits grains de sable se glissèrent dans la machine bien huilée du nouveau président, de son nouveau gouvernement, de son nouveau parlement, de son nouveau parti et de ce nouveau peuple qui, mine de rien, ne semblaient pas tout à fait aussi volontaires que prévu dans leurs démarches pro-actives de changement calculé.

En fait de réformes, qu’on espérait fondamentales, profondes et revigorantes, ce fut essentiellement des petits changements, souvent minimalistes, parfois purement cosmétiques, annoncés et médiatiquement poussés en fanfare : celle du Code du travail ne jouera qu’à la marge et sur le long terme, et sa traduction en termes d’effets restera de toute façon mineure ; les bricolages sur l’ISF touchent peu de gens, la baisse des impôts sur les entreprises s’étale mollement jusqu’en 2022 (ce qui veut dire qu’elles ont encore le temps de se faire tabasser fiscalement ailleurs) et toutes ces petites bidouilles seront amplement compensées dans le mauvais sens par la complexité effarante introduite avec la retenue à la source ; les autres bricolages (dans la formation ou la gestion du chômage par exemple) semblent, là encore, une longue enfilade de patchs et autres rustines sur des systèmes fondamentalement vérolés. Je n’évoquerai pas la « réforme » de la SNCF qui, hormis un nombre invraisemblable de jours de grève, d’incidents de réseau et de passagers mécontents, n’a entraîné aucune perspective d’en finir une fois pour toutes avec la dette abyssale et les caprices insupportables de la vieille dame incontinente.

Beaucoup d’observateurs, fins analystes de la vie politique française, feront mine de récriminer devant cette courte liste et cette appréciation négative des efforts fournis : « oh, mais, que dites vous là ! Toutes ces réformes, tous ces textes kilométriques de loi qui épuisent du député par douzaines, tous ces aménagements et ces modifications partout dans des codes de lois, bien sûr que si, c’est important, c’est courageux, c’est fortiche même ! » Et tous ces observateurs en concluront à la mauvaise foi, au procès à charge et à l’absence de lucidité.

Malheureusement, ils auront beau fermer leurs yeux et leurs petits poings en espérant, fort fort fort, que ces « réformes » vont avoir un impact majeur, la réalité refuse de se plier à leurs prières, aussi ardentes soient-elles. Et pour cause : la belle vigueur des révolutions envisagées s’est complètement évaporée dans la bureaucratie, les petits détails administratifs et les compromis politiques médiocres.

D’une part, l’État profond, c’est-à-dire les administrations, les agences, les entreprises plus ou moins publiques et tous les rentiers de la République n’entendent absolument pas laisser passer la moindre réforme d’envergure qui aboutirait d’une façon ou d’une autre, supposée ou réelle, à amoindrir leurs privilèges.

D’autre part, les syndicats, les médias et tout ce que le pays compte d’influents engagés n’ont absolument pas envie de voir leur part du gâteau diminuer sans broncher. Laisser le champ libre à Macron, c’est prendre un risque important de remise en question de ces petits viagers juteux qu’ils ont installés ces 40 dernières années (ou plus).

En outre, il faut bien comprendre que, malgré l’affichage médiatique d’une volonté de fer, malgré la communication musclée destinée à rassurer tout le monde sur des intentions fermement fixées et des convictions boulonnées au corps, Macron lui-même n’a rien d’un révolutionnaire : on parle d’un énarque, d’un inspecteur des finances dont le seul fait d’armes marquant pendant son temps à Bercy fut la mise en place de lignes de car dont l’impact fut, finalement, très modeste. Si l’on ne peut pas vraiment nier la mise en avant exubérante d’une certaine détermination pour remettre le pays sur les rails, on peut largement douter de la volonté réelle, consciente, de passage à l’action et le courage de vraiment ruer dans les brancards.

En pratique, Macron a, comme ses prédécesseurs, tenté de corriger quelques problèmes mineurs qui préoccupent un peu les Français, et c’est tout ce qu’il a fait parce que c’est à peu près toute la marge de manœuvre qu’on lui accorde, peuple compris : il suffit de voir que d’un côté, ce peuple admet sans problème que trop d’argent est claqué dans les aides sociales, et que de l’autre, il réclame que le président renforce sa politique sociale pour bien saisir l’ampleur du problème de cet électorat bicéphale et schizophrène.

Dans le temps d’un an de quinquennat, on est (encore une fois, comme sous Sarkozy, comme sous Hollande) passé d’une volonté de tout remettre à plat, éventuellement avec fracas, à des réformettes de petit législateur besogneux, des discussions oiseuses sur de la vaisselle ou une piscine, des bricolages mineurs, des vexations multiples à 80 km/h et des économies de bouts de chandelle.

Alors que le pays aligne des statistiques catastrophiques (chômage, dette, déficits, dépense publique stratosphériques et dépenses sociales open bar de numéro un mondial), que le nombre de pauvres continue d’augmenter, que la bureaucratie se fait tous les jours plus délirante, personne au gouvernement ne semble prendre la mesure des vraies mesures courageuses qu’il faudrait prendre, à commencer par des économies drastiques.

Le régalien continue de faire les frais de quelques coupes souvent hasardeuses : alors que le ministère de la Culture baigne dans un pognon de dingue (10 milliards d’euros), la Justice doit « composer » (et faire avec seulement 7 milliards) au risque de libérer des dealers faute de juges.

Pompon des réformettes : la cataracte d’impôts et de taxes directes et indirectes continue de tomber, mais les recettes baissent, démontrant l’ampleur des gabegies, des fuites, de l’abandon croissant des Français industrieux qui préfèrent la mettre en veilleuse ou s’en aller plutôt que se faire refaire le fondement avec un trépan fiscal de la taille d’une installation pétrolière offshore.

Et toujours pas d’économies solides en vue, seule transformation qui, en rétrécissant enfin le périmètre de l’État-maman, aurait libéré des énergies et des possibilités de croissance. On pratique la microchirurgie dans les recettes, sans comprendre que c’est le volet dépense qui mérite d’être motoculté aux engins lourds de chantiers.

En fait de transformation, Macron fait paysagiste armé d’un coupe-ongle dans un jardin à la française abandonné depuis un demi-siècle, qu’on camoufle tant bien que mal à coup de communication, de slogans creux et d’un xyloglotte très raffiné mais qui ne change pas de l’habituel.

Combien de temps ceci peut-il encore perdurer ?


—-
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  • « se faire refaire le fondement avec un trépan fiscal de la taille d’une installation pétrolière offshore. »

    je n’ose imaginer comme ce doit être douloureux.
    surtout sans apport lubrifiant.

  • @ h16
    Remarquable article qui fait largement le tour du problème de « réforme » en France!

    Mais qui, dans ce pays, veut vraiment la réforme, au point de vouloir y participer personnellement?

    Pour la stratégie, psychologiquement, c’est évidemment du sommet de l’état que devait venir l’exemple, en cascade, pour avoir un effet persuasif. Ce ne fut pas le cas, contrairement à d’autres pays du continent! Tout reste donc à faire puisque le sommet de la courbe de A.B.Laffer est dépassé!
    Encore faudra-t-il que les Français acceptent!

  • Quand H16 dit « ce pays est foutu » j’ ai toujours vu une petite lueur d’espoir mais en fait y’ en a pas….les politiques coulent le pays depuis 40 ans mais le peuple aussi est responsable, tellement englué dans l’assistanat )à un moment de sa vie il ne peut se résoudre à tuer le système en place ..bref on récolte ce qu’on sème.

  • Comme l’article et les commentaires précédents le soulignent à juste titre, c’est maintenant le peuple qui est devenu tellement dépendant de l’état qu’il ne peut plus le remettre en question.
    Les ressorts du socialisme sont les mêmes que ceux des pires dictatures :
    Rendre le peuple dépendant du pouvoir afin d’assurer sa pérennité.

    • Le processus définitif est déjà en place (jusqu’à son explosion finale), ça s’appelle l’ineptocratie. L’ineptocracie est un système de gouvernement où les moins capables de gouverner sont élus par les moins capables de produire et où les autres membres de la société les moins aptes à subvenir à eux-mêmes ou à réussir, sont récompensés par des biens et des services qui ont été payés par la confiscation de la richesse et du travail d’un nombre de producteurs en diminution continuelle.

    •  » Le communisme fournit aux individus des plaisirs inférieurs, mais qui n’en sont pas moins des plaisirs. Si, préalablement avilis, les hommes finissent par se plaire dans la paresse et l’irresponsabilité crasses, s’ils finissent par aimer une vie végétative de clochard, d’asilaire ou de relégué, le socialisme leur donne d’infinies possibilités de les réaliser. La loi du moindre effort qui aboutit au socialisme règle aussi le socialisme. Une fois qu’on y est, on n’a plus envie d’en sortir et l’on tâche seulement d’aménager sa bauge confortablement.  »

      Alain Besançon

    • @ cachou42
      « L’état » est une appellation abstraite, bien trop imprécise et qui ne sera jamais responsable de rien! Cela comporte comme ailleurs les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire mais aussi militaire ou de police, + la majorité des enseignants et une part significative de soignants, s’accompagnant d’une fonction publique pléthorique, du Paris étatique jacobin avec son administration aux différents niveaux de pouvoirs du mille-feuille, sans compter les multiples organismes, agences commissions, comités ou autres organisations et initiatives dépendant de la manne financière nationale, ce qui explique bien les 56, 57 % de PIB (sans doute non exhaustifs).
      Qui de tous ceux-là, vivant de revenus reçus de l’état, prendra parti aux côtés des entrepreneurs de toutes tailles, des TPE aux grands groupes multinationaux, qui préfèrent construire de la richesse par leur création de plus-value.

      O.K., les enseignants, les soignants, les pompiers etc… créent aussi de la richesse ou la préservent, mais pour ceux-là, combien d’autres se démènent dans une paperasserie ultra-compliquée, pas toujours indispensable?

      Donc, cet état-là doit (la France, vu ses résultats, n’a pas trop le choix!) faire une cure d’amaigrissement, comme ses voisins, et pour cela, les voies possibles sont heureusement bien nombreuses!

  • Macron nous refait le coup de Hollande : des hausses de taxes et d’impôts en pagaille, mais pas d’économies. Il prévoit surement une amélioration de l ‘économie qui lui permettra de rebaisser opportunément les impôts peu avant les prochaines élections. N’oublions pas qu’il était conseiller de Hollande…
    Mais….pas d’économies, et par dessus le marché, un PIB qui souffre des baisses de dépenses d’une partie de la population. La hausse de la CSG, pas un truc énorme, a suffit à calmer bien des consommateurs. Alors, l’an prochain, avec le prélèvement à la source, je crains que les classe moyennes et hautes ne réduisent sensiblement leurs dépenses pendant quelques mois. (Et oui, quand vous êtes habitué à voir 5000 euros sur votre feuille de paie, et que ça passe à 4000, vous commencez par serrer les fesses..). Donc, un PIB qui va morfler. Je ne sais pas sur quoi compte vraiment Jupiter pour arranger le pays, mais perso, je commence à en avoir raz le bol…

    • Et je n’ai pas mentionné la hausse des carburants; plus 20 euros par plein pour ma part. Du coup, j’ai tendance à limiter mes déplacements non obligatoire, et donc mes dépenses..
      Et comme mon salaire de fonctionnaire est gelé depuis des années (sauf année électorale^^), et qu’il a même baissé en janvier avec la hausse d’un prélèvement (sais même plus lequel….), il faut bien que je limite mes dépenses par ailleurs…
      C’est pas ma famille qui va consommer à-tout-va ces prochains mois…

      • @ claire
        Une bonne nouvelle pour vous! Il existe un nouveau carburant à la pompe, moins cher, plus efficace (plus de km), qui pollue moins, qu’on ne trouve pas encore partout mais qui semble promis à un bel avenir: le CNG, francisé en GNV: une solution d’avenir, probablement intéressante tant que ce gaz naturel comprimé (traduction de CNG en Anglais) sera promu pour ses qualités un peu moins polluantes. Disons tout de suite que la comparaison avec le LPG est limitée: pas d’interdiction de parking sous-terrain, par exemple.

    • Donc, un PIB qui va morfler.

      ces id..ts ont la solution à ce problème . augmenter les impôts, en fait surtout les taxes diverses et avariées… 🙁
      Cela booste le PIB, le temps d’être réélu…

      • @ MichelC
        Non la France a sans doute passé le cap de la courbe de A.B.Laffer qui confirme le proverbe que trop d’impôts tuent l’impôt!

        • Si, relisez le commentaire : cela n’a qu’un temps, et c’est cela qu’ils misent les polytocards (pas polis…).

  • il est un fait nous allons droit dans le mur ..et leurs plus gros probléme ,l’élites à confisquer le pouvoir …à des fins personnels …ils ont trouvé la parade pour se partager le gâteau…le FN qui doit être présent au 2ème tour qui leur garenti soit la gauche ou la droite
    d’être gagnant …ils demandent à leurs électeurs de voter contre leurs FN…ce qui veux dire ,qu’il n’y a aucune différence entre ces gens là..ils sortent de la même école ,ce sont des consanguins …leur peuple va devoir se réveiller…c’est impératif !!!!

  • Je suis libérale
    27 juin 2018 at 16 h 21 min

    Vivement une hausse massive des taux d’intérêts. Toute la macronie sera contrainte de faire des réformes d’envergure.

    • Certes, mais alors c’est quand même nous, les contribuables, qui seront très mal…

      • Je suis libérale
        27 juin 2018 at 18 h 35 min

        Comme tout processus de sevrage, le sevrage de l’addiction à la dépense publique sera difficile au début puis ça ira mieux ensuite.

        • Hahaha nope. La parasitocratie opérera quelques confiscations supplémentaires (quelques dizaines de % de vos avoirs bancaires et immobiliers suffiront) et se maintiendra au pouvoir pour quelques décennies supplémentaires.

    • Elle mettra le pays en coupe réglée (confiscation de l’épargne) pour faire bonne figure face aux créanciers et continuer la fête du slip. Ceux qui se révolteront seront massacrés comme au Vénézuela.

  • Ce ne sont pas les Français qui bloquent les réformes, mais l’Etat profond dont parle très bien h16. Le président et les ministres ne décident absolument rien, du moins rien de fondamental. Les ministres peuvent valser, le boulot est fait par d’autres, grands énarques tapis dans l’ombre, qui ne veulent absolument pas qu’on change quoi que ce soit, qu’on touche à quoi que ce soit. L’immobilisme vient de là, de ces gens hauts placés, véritables décideurs, et qui adorent les petits fours de la République. Et de tout ces organismes qui vivent de l’Etat obèse (diverses caisses, organismes etc) et il va de soi qu’avec le prélèvement à la source, de nouvelles vont apparaître, augmentant les coûts de fonctionnement.

  • Macron : des réformes à pas de fourmis et des économies inexistantes

    Des réformes à pas d’acariens de rien plutôt. Donc pour les économies, le microscope ne suffira pas…

    • @ MichelC
      C’est quand même plus que les 3 1/2 précédents: bon non! Ce n’est pas Fr.Fillon dont personne ne saura ce qu’il aurait fait!!!
      Avec des si, on met Paris en bouteille!

  • Macron se plaît à dire que son épouse est son ancre . Pourtant sauf erreur il est sevré et majeur .
    Il serait donc grand temps qu’il se comporte en adulte , qu’il largue les amarres et prenne le gouvernail pour sortir du port . Finie la maternelle , il est à la grande école maintenant .

  • Je me dis que les énarques disent que ce sont des réformes lucides, ils ont parfaitement raison. Dans notre pays, il n’est pas du tout concret de croire pouvoir faire de profondes réformes.

    Donc par souci de réalisme, on fait fait de petits ajustements en attendant le déluge…

    • @ Koris
      Oui la France et ses habitants de souche sont rébarbatifs à tout changement: ils sont essentiellement conservateurs, même à gauche! Pourquoi?
      « Mais parce qu’on a toujours fait comme ça! »

      Donc pour réformer, il faut « feinter », d’où ma théorie (mais je peux me tromper) de créer une « brèche »: créez une brèche dans un barrage (comme le statut à la SNCF ou dans la fonction publique), puis éloignez-vous pour contempler l’eau détruire finalement et assez rapidement le barrage et la vallée sous-jacente. (Souvenez-vous de Fréjus!)

  • tant que nous serons dirigés par des hauts fonctionnaires ayant la possibilité de rejoindre leur corps d’origine en cas d’échec , comment voulez vous que ces gens la se tire une balle dans la pied en réformant quoi que ce soit et surtout en touchant a leurs privilèges !

    • @ duglimbule
      C’est quand même clair! Si quelqu’un ose supprimer, même à terme, le statut de la fonction publique ou de la SNCF, cela risque de devenir « viral » avec contamination des autres statuts jusque là, réputés intouchables! Le bac est injustement accusé d’être sélectif: tout le monde peut vivre sans avoir le DROIT de devenir haut-fonctionnaire! Un gars efficace dans le travail qui reste dans le budget vaut mieux qu’un diplômé pistonné lamentable, énarque ou pas!

      • Le Corps des Mines ou celui des Ponts, c’est celui des membres du conseil de direction, les virus qui affectent le statut de cheminot, en supposant qu’il ne s’agisse pas que d’une maladie asymptomatique et sans conséquences, ne remontent pas jusque là…

  • Ce ne sont pourtant pas les preuves et rapports qui manquent légitimant l’urgence des réformes (rapport Perruchot (enterré) sur la mafia syndicale; rapport en cours (bientôt enterré) Cap 22 sur la réforme de l’Etat; rapports récurrents de la Cour des Comptes (jamais repris par les gouvernements) sur toutes les errances bureaucratiques..). Ce qui manque c’est le courage associé à l’envie quasi mécanique des élus de profiter du système..

  • Les commentaires sont fermés.

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