Il faut supprimer l’impôt sur les successions, et non l’alourdir ! (1)

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Il faut supprimer l’impôt sur les successions, et non l’alourdir ! (1)

Publié le 17 septembre 2018
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Par Vincent Benard.

La presse nationale affirme que le gouvernement français étudierait une réforme de l’impôt sur les successions. Et malheureusement, cette réforme irait dans le sens d’un alourdissement des successions les plus importantes, en contrepartie il est vrai d’un allègement bienvenu des petites successions. Il est d’ailleurs probable que ce parti pris soit très favorablement accepté dans une France où l’on a consciencieusement appris à haïr les riches.

Pourtant, une telle réforme serait une erreur économique et sociale, doublée d’une faute morale lourde. Et même si cela paraît à maints égards contre-intuitif, il faudrait supprimer l’impôt sur les successions plutôt que l’alourdir.

Le capital est bâti à partir de revenus déjà lourdement taxés

Le patrimoine que chacun peut se constituer ne peut être formé initialement qu’à partir de vos revenus. Or, ceux ci sont déjà lourdement taxés, surtout en France. De même, l’impôt français sur les sociétés, parmi les plus élevés, obère la capacité des entreprises qui ne peuvent pas se délocaliser à former du capital, en France tout du moins… De plus, en France, l’impôt sur le revenu est déjà très largement payé par les plus riches : les 10 % des familles les plus aisées assurent 74 % du produit fiscal de cet impôt.

Taxer lourdement au décès, moment douloureux s’il en est, ou avant le décès, taxer lourdement les donations, est donc, quoiqu’en disent les égalitaristes forcenés, une double spoliation.

Il n’est donc pas étonnant que beaucoup de personnes disposant d’un gros patrimoine s’organisent pour éviter cette seconde vague fiscale, après avoir subi de leur vivant celle des impôts directs. Voyons quels en sont les effets économiques et sociaux.

La spoliation n’est pas efficace socialement

Prendre de l’argent à des familles dont les ancêtres ont prouvé qu’ils pouvaient créer de la valeur, et apprendre à leurs héritiers à faire de même, pour le donner à l’agent économique le plus inefficace et gaspilleur qui soit, l’État, est totalement contre-productif. Quand bien même l’on rencontre des héritiers qui sont moins compétents que leurs aïeuls, qui dilapident l’héritage familial, il y a peu de chance pour que collectivement, les héritiers de grandes fortunes puissent faire un plus mauvais usage de cet argent que l’État.

Si les héritiers réussissent à faire fructifier l’héritage reçu, cela veut dire que leurs entreprises ont continué à bien satisfaire les besoins de la population, se sont adaptées au progrès, à l’évolution des besoins, etc. S’ils dilapident leur fortune, celle-ci profitera également à d’autres. Dans tous les cas, l’État touchera sa part d’impôts.

Mais si vous prenez tout de suite l’argent pour le donner à l’État, quand bien même celui-ci le redistribue, alors vous coupez toute chance pour que les héritiers puissent faire fructifier le patrimoine familial, et vous irez sponsoriser un important pourcentage de dépenses inconséquentes, quand bien même une partie de la dépense publique puisse se révéler utile.

Taxer les flux plutôt que le stock, c’est bon pour les classes moyennes

Une objection courante est que la vente du patrimoine à un autre investisseur pour pouvoir payer la succession ne fait que changer le propriétaire dudit patrimoine, et que le nouveau management aura tout autant à cœur que l’héritier de le faire fructifier.

Certes. Mais le repreneur, s’il est lui même soumis à un fort risque d’imposition sur l’héritage, ne sera guère tenté de donner de la valeur à ce patrimoine. Il y a donc de fortes chances que le repreneur, si repreneur il y a, soit étranger, ou domicilié à l’étranger, ou encore qu’il ait organisé longtemps à l’avance sa vie pour pouvoir programmer une évasion fiscale légale en cas de malheur.

« À la bonne heure », direz vous, « l’impôt sur l’héritage attire du capital étranger dans les caisses de l’État ». Il n’y a pas de quoi s’en féliciter. En contrepartie, les riches Français – et même les petits riches –  auront tendance à vouloir, de leur vivant, aller mettre leur capital à l’abri, en développant leurs avoirs dans des pays à faible taxation du patrimoine et de l’héritage, voire en s’y installant. Et les repreneurs des actifs français n’auront pas les mêmes velléités de développer la valeur de leurs acquisitions sur notre sol.

Or, la vraie richesse d’une population réside dans sa capacité à posséder des actifs de valeur. Si ces actifs changent de pavillon sans que l’émergence de nouvelles entreprises ne compense ces fuites, alors à terme nous serons une nation de salariés, salariés dont l’avenir sera suspendu en grande partie à des centres de décisions lointains et éloignés de nos préoccupations. J’ai beau être un défenseur acharné de la mondialisation, je ne vois aucun avantage à ce que nous ne soyons pas capables de conserver une part prépondérante des actifs que nos ancêtres ont contribué à bâtir.

Lorsque ceux qui savent faire fructifier la richesse ne peuvent le faire, ce sont au final les salariés, dont les entreprises qui n’ont pas assez d’argent pour développer leur appareil productif, qui en pâtissent : qui dit appareil de production moins performant dit moindres rémunérations. Et chômage. Au final, la base taxable de l’État est très loin de grandir autant que si la taxe n’avait pas existé. Capital et travail, capitalistes et salariés, ne sont pas ennemis l’un de l’autre, ils sont indispensables l’un à l’autre.

Un autre impôt sur le capital, l’ISF, avait fait fuir tellement de gens capables de créer de la valeur que certaines études ont estimé de façon très conservatrice qu’il rapportait 4 à 8 fois moins que ce qu’il coûtait en recettes perdues pour la France. Et qui devait payer, dans ce cas, les impôts nécessaires au train de vie l’État ? Les classes moyennes, celles qui ne peuvent pas contourner l’impôt ! Le gouvernement Macron-Philippe a donc eu raison de le supprimer, même s’il ne l’a fait que partiellement.

Aller plus loin et supprimer tout droit de succession permettrait non seulement de maintenir en France des fortunes existantes, mais d’attirer en France nombre de fortunes aujourd’hui installées ailleurs, et enfin et surtout de faire fructifier prioritairement chez nous ces capitaux de départ, sans que la gouvernance des entreprises ne soit impactée par le besoin d’optimiser la structure de l’entreprise en vue d’une transmission ultérieure.

Et les surcroîts d’impôts engendrés sur les flux d’argent (revenus et TVA), plutôt que sur le stock de patrimoine constitué, créditeraient le Trésor public de bien plus de recettes que le millefeuille fiscal actuel, taxant à la fois le revenu, l’accumulation de capital, et la transmission du capital, un cumul qui favorise toutes les évasions.

Vous me rétorquerez que tout ceci est bien théorique. Est-ce vérifié dans les pays qui ont aboli cette taxe sur l’héritage ? La réponse est oui.

Les pays qui ont aboli la taxe sur les successions ne sont pas devenus plus inégalitaires, bien au contraire !

De nombreux pays ont aboli, ou réduit à des taux négligeables, leur impôt sur les successions ou donations, en ligne directe tout du moins.

Huit pays de l’Union européenne ne taxent pas l’héritage en ligne directe : Luxembourg, Autriche, Portugal, Suède, Slovénie, Slovaquie, Estonie, Hongrie. Et l’Italie applique un taux marginal de 4 %. Hors de l’Union, la Norvège, la Russie, le Canada, la Nouvelle Zélande, Israël, appliquent un taux zéro en ligne directe. En Suisse, cet impôt est cantonal et généralement très raisonnable, bien inférieur à 10 %.

Autant dire que les grandes fortunes françaises ne manquent pas de territoires de relocalisation potentiels. Rappelons qu’en France, le taux supérieur de taxation de l’héritage en ligne directe est de 45 %. Seuls le Japon (55 %) et la Corée du Sud (50 %) frappent encore plus lourdement les hautes successions.

Les pays abolitionnistes sont-ils des parangons d’inégalité sociale ? La comparaison des indices de mesure des inégalités de revenus, appelés indices de Gini, de quelques uns de ces pays avec le nôtre, ou avant et après la date de l’abolition, ne soutient pas cette thèse.

La Suède a aboli son impôt sur l’héritage en 2004. Or, la courbe ci-dessous montre qu’en Suède, l’indice de Gini a augmenté régulièrement (signe d’un accroissement des inégalités de revenu) avant l’abolition, et s’est stabilisé après. Et il est resté largement inférieur au nôtre (source : université de Sherbrooke).

La suppression de l’impôt sur les successions n’a donc pas accru les inégalités en Suède et n’a pas rendu les inégalités plus importantes qu’en France, pays qui les taxe fortement.

La même observation peut être faite de l’Autriche, qui a aboli son impôt sur les successions en 2009 (voté en 2008). On constate que l’indice de Gini autrichien, inférieur au nôtre, est resté stable depuis les années 90, et que depuis 2009, une légère baisse a été observée.

Le Portugal a aboli cet impôt en 2004. Nous ne disposons pas de statistiques avant cette date, mais après, la courbe est éloquente :

Malgré un coup d’arrêt au moment de la grande crise financière, là encore, l’égalité de revenus a progressé au Portugal après l’abolition de la taxe sur l’héritage en ligne directe (ils restent imposés à 10 % en ligne indirecte), et l’écart d’inégalités de revenu avec la France s’est considérablement réduit.

Le cas de la Slovaquie est intéressant. Comme tous les ex-pays de l’Est, la Slovaquie a vu les inégalités augmenter après la chute du communisme : tout le monde ne montait pas simultanément dans le train de la croissance. En 2004, la Slovaquie a adopté un combo intéressant d’un point de vue libéral, puisqu’elle a adopté en même temps une Flat Tax (à 19 %) et supprimé l’impôt sur les successions, entre autres. Ce cocktail, dont j’admets qu’il doit faire frémir tout bon socialiste comme la gousse d’ail effraie le vampire, a-t-il plongé le pays dans l’enfer inégalitaire ?

Hé bien non ! La tendance inégalitaire s’est retournée après 2004. Là encore, on ne peut pas, en toute rigueur, en imputer tout le mérite aux seules réformes fiscales. 2004 est aussi l’année de l’entrée de Slovaquie dans l’Union européenne, et donc de l’ouverture de nombreuses nouvelles opportunités d’affaires pour ce pays. Mais il apparaît évident que des mesures fiscales allant à l’encontre de l’hypertaxation des riches, tant sur le revenu que sur le capital, n’ont pas empêché une réduction des inégalités de revenus. Et la multiplication d’exemples similaires peut laisser penser que non seulement elles n’ont pas empêché cette tendance plus égalitaire, mais qu’elles y ont contribué.

Ces courbes de Gini illustrent en pratique ce que nous avons vu d’un point de vue théorique dans les paragraphes précédents : taxer des flux et des revenus du capital plutôt que des stocks de capital profite d’abord à l’économie en général, et donc aux classes moyennes.

Le cas de la Suède

Il est intéressant de constater que la Suède1, pays de tradition socialement fortement redistributrice, a aboli l’impôt sur les successions en 2004 sous un gouvernement de gauche et un accord de l’opposition. Les Suédois avaient compris que leur impôt successoral, vieux de 110 ans et qui avait atteint des proportions confiscatoires, était un boulet pour l’économie de leur pays. Les grands entrepreneurs suédois organisaient leur existence de façon à échapper à cet impôt ! Ainsi, exemples emblématiques parmi beaucoup d’autres, les Wallenberg avaient créé des structures off-shore et des fondations pour ne pas s’en acquitter, et le fondateur d’Ikea, Ingvar Kamprad, avait tout simplement quitté le pays, ainsi que d’autres grandes fortunes moins connues, comme les Rausing ou les Lundberg, également plusieurs fois milliardaires.

Les économistes suédois étaient presque unanimes à dire que les organisations patrimoniales visant à anticiper l’évasion fiscale au moment du décès réduisaient l’efficacité économique de la gouvernance des entreprises locales, et portaient en germe la délocalisation ou la disparition pure et simple de nombreuses entreprises familiales. En outre, l’optimisation vis-à-vis de cet impôt était telle que son produit fiscal était devenu tout à fait marginal pour les recettes de l’État.

Mais cet impôt était également très mal vécu par les familles moyennes. Il n’était pas rare de voir le conjoint survivant obligé de vendre la maison familiale et se retrouver dans l’incapacité de retrouver un nouveau logement correct après impôts. L’enfant souhaitant entreprendre ne disposait plus du collatéral pour garantir le prêt qui lui aurait permis de faire grandir son entreprise, etc.

En abolissant quasi simultanément son impôt sur la fortune et son impôt sur l’héritage, la Suède a stabilisé ses inégalités en croissance, et a fortement augmenté ses recettes fiscales totales entre 2004 et 20162, de 32 % en termes corrigés de l’inflation (50 % en termes courants), alors que la pression fiscale totale a diminué de 51 à 44 % du PIB. Et de nombreuses fortunes suédoises, dont l’emblématique Kamprad et les autres familles précitées, sont revenues s’installer en Suède, où ces grandes fortunes participent activement au financement du développement de nouvelles entreprises, confirmant que la détention de capitaux élevés n’est pas un frein à la naissance de nouvelles entreprises lorsque le contexte juridique et fiscal est favorable.

La Suède est très loin d’être un paradis fiscal, et il est bien sûr hors de question de créditer la suppression de la taxe sur les successions de l’ensemble des progrès de l’économie suédoise depuis 2004. Mais personne ne peut contester que la fin de l’imposition du stock de capital a fortement contribué à améliorer à la fois l’état économique général et les finances publiques, et ce alors même que l’État suédois avait frôlé la banqueroute 10 ans plus tôt, en 1993. Aujourd’hui, aucun parti majeur de Suède ne songe sérieusement à revenir sur l’abolition de la taxe sur les successions.

  1. Quelques sources sur l’abolition de l’impôt successoral en suède : 1, 2.
  2. Sources pour les recettes fiscales et l’inflation en Suède.
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  • c’est sans doute vrai…reste que parler d’alourdir ou alléger un impôt particulier sans parler des autres et disons de la philosophie générale qui va avec l’imposition en général au préalable rend l’exercice bancal..On ne peut pas ne pas parler de destination de l’impôt non plus et de dépense publique.
    c’est comme parler de la taxation du diesel sans avoir expliqué l’objet de l’a taxation du carburant en général.

    et toute personne qui pense que l’impôt doit punir les riches avant tout, est d’accord avec cet impôt ..
    or, la seule façon de punir les riches est de les rendre plus pauvres, vous allez juste changer de cible, il y aura toujours des riches., sans doute davantage.. vous aurez toujours des gens à punir, et pire si on est tous riches ou tous pauvres ce qui revient au même, vouloir punir les riches sera aussi punir les pauvres…

    dans la tête desrichophobes, il y aussi nécessairement l’idée que les riches ne sont pas les riches mais ceux qui ont un niveau de richesse donné.. ce n’est pas un hasard si un hollande vous dira un riche gagne plus de 4000 euros..il a d’ailleurs oublié de parler du patrimoine, ce qui est gonflé..

    c’est peut être un peu alambiqué mais je veux montrer que les belles idées généreuses et prétendument favorables aux pauvres reposent avant tout sur une vision parfaitement arbitraire des choses, les gens n’aiment juste pas ceux qui sont en général »sensiblement » plus riches qu’eux..

    Et si les gens pensent que l’etat a un champ d’action illimité et qu’il peut faire ce qu’il veut donc a un besoin d’argent illimité, alors ce n’est pas la peine de raisonner. Il faudra toujours plus d’impôts. la justification d’un taux d’imposition particulier par une optimisation des recettes fiscales est bizarre selon moi..

    • (petite précision sur Hollande : il parlait bien sûr de 4000€ d’argent privé. Lui-même touche actuellement beaucoup plus, mais c’est uniquement de l’argent public alors ça va – le contraire eût été terrible pour lui, je rappelle qu’il n’aime pas les riches, mais que toute son attitude montre clairement qu’il s’aime lui-même particulièrement)

      • @ jacques lemiere
        En fait, en fiscalité, il vaut mieux faire un choix: taxer les transactions OU taxer le capital.
        En France, on taxe les deux!
        Une succession est bien une transaction: le défunt est présumé abandonner ses biens, les héritiers les acquièrent.
        Acheter des actions (transaction), toucher un dividende (transaction), revendre les actions (transaction), taxer la plus-value (taxe sur le capital), ISF ou IFI (taxe sur le capital).
        Et c’est malsain: en taxant la plus-value des actions ou du bien immobilier, l’état n’a pas partagé le risque et ne vous remboursera rien sur une potentielle moins-value!

    • Le problème de base est que l’Etat ne sait plus ou siphonner de l’argent, alors diluons, planquons, éparpillons.. façon puzzle ….
      Si on veut prendre le mal à la racine, il faut accepter une fois pour toutes que l’impôt ne peut être prélevé que sur la richesse générée par la nation, autrement dit, quelque chose s’approchant du PIB.
      Un moyen assez simple de coller au PIB est de se baser sur le chiffre d’affaire de l’ensemble des entreprises (grosso modo 2x le PIB).
      Actuellement, l’Etat collecte déjà pratiquement tout l’impot via les entreprises. Donc si l’on remplace absolument tout, de la TVA aux plus petites niches fiscales en passant par l’IR, par un impot sur le CA, on collecte exactement la même chose. Ensuite on met au programme électoral présidentiel tous les 5 ans le taux de ce prélèvement. Aujourd’hui il serait voisin de 25%. Ce qui est proche de la TVA, donc facialement « indolore », même si en dessous, cela change sacrément la donne. Ceux qui emploient du people gagnent les cotisations sociales, et ceux qui font de la tambouille fiscale internationale paient enfin l’impot… Mais là, on va rentrer dans un autre débat.
      Toujours est-il qu’avec une telle règle, on ne refacture pas le patrimoine, on allège de 95% la fiscalité et donc les fonctionnaires associés, et on évapore toutes les « optimisations » fiscales…

      • @ Marius Sonpeneu

        Je crois illusoire de penser que l’état français puisse virer des fonctionnaires sous statut pour inutilité: d’abord la grève, ensuite le boxon!

        Sinon, il est immoral de taxer un chiffre d’affaire: toute production « industrielle » n’est en fait que taxée (TVA en cascade) à la vente. Et l’entreprise, par l’IS donc sur les bénéfices!
        On a beaucoup parlé des tax rullings (rescrits, en France). Cela ne déplaît pas du tout à l’administration des impôts, incapable de toute façon de contrôler en détail la comptabilité des grandes entreprises, bien sûr. Donc un arrangement prévisionnel n’est qu’une approximation imprécise mais une rentrée sûre pour le trésor.
        D’habitude (je suis « indépendant »), toute déclaration fiscale contient des erreurs (pas tricherie!) qui, comme on dit, sont « des os à ronger » pour le contrôleur (éventuel), satisfait d’avoir pu corriger la déclaration.
        Le contrôleur ne peut passer du temps que si des sommes importantes sont en jeu! Donc un contrôle individuel ne se justifie que si il y a divorce clair entre bénéfice déclaré et niveau de vie observé!

        En France, « l’espièglerie » fiscale est condamnée et honteuse; dans le pays où je suis né, c’est le sport national où il faut jouer au plus fin!

        • On peut considérer que l’impôt est amoral, auquel cas, on retourne à l’individualisme total, et aucun service public.
          A partir du moment où l’on accepte le principe de services collectifs, alors ils ne peuvent être construits que sur la base de la richesse créée, en en ponctionnant une partie. On appelle ca comme on veut, mais cela revient au même.
          Ensuite, quelle est l’assiette de ce prélèvement ? et bien la richesse créée, dit autrement, le PIB. Le PIB est égal à la somme des Valeurs Ajoutées. Comme la Valeur Ajoutée est une « tambouille » soumise a toutes les erreurs possibles et imaginables (sans même parler d’optimisation…), il est plus simple de se reporter au CA, qui inclus forcément une valeur ajoutée (sinon a quoi sert la personne morale en question ?). Le ratio VA / CA est de l’ordre de 2, donc le taux de prélèvement est dans le même ratio entre les deux.
          Plus simple, englobe tout, et collecte la même somme à la fin. Avantage, il n’y a qu’un seul « Taux », qui est visible et pas planqué sous le tapis, qui lui devient un enjeu politique. Sinon, on va continuer indéfiniment a créer des dizaines de petits prélèvements planqués dans tous les coins…

  • Je vous parie que notre gouvernement, aussi mauvais que les précédents, qui parle en ce moment de remettre à plat les règles d’imposition sur la succession, ne fera aucun geste en faveur des héritiers . . . pourquoi changer puisque l’appel du pied de Macron à sa gauche vient d’être fait et que la croissance est bien moins bonne que ce qu’il espérait !

  • Le problème n’est pas dans le punir les riches ou pas, mais dans la recherche de tout ce qui peut être imposé et taxé par cet état qu’est depuis la Révolution! Aucun désir de réduire les dépenses et toujours augmenter les rentrées fiscales! Faire des lois qui entraînent automatiquement des dérapages « taxables » comme le code de la route5 les 80kmh, les zones 30 abusives, les parkings payants etc…

  • vous bosser , vous payer impôt, taxes et autres.vous économiser pour devenir propriétaire, vous payer impôt foncier ,impôt locaux, et en plus L’ÉTAT veux vous confisquer vôtre bien au moment de le transmettre en héritage, c’est la double peine..ce gouvernement sevrer retourner prendre des cours de mathématique quand on 1 euros à dépenser ce n’est pas 2 euros !!
    en faîte, ils en ont rien à foutre ce n’est pas leur argent ..ils ont bon avoir une autre politique ,ce n’est qu’un slogan..la nouvelle norme des politiques , les arnaqueurs ,au pouvoir !!! tout ce qu’ils font de l’enfumage !!!

  • Il faut bien financer l Etat. Quel impot preconise l auteur ?

    D apres l article, je suppose qu il preconise de taxer les revenus (taxer les flux et non le stock).
    Franchement je sois pas sur que ca soit la meilleure chose pour motiver les gens que de taxer leur travail (meme avec une flat tax, plus tu gagnes plus tu paies).
    Il serait plus efficace de taxer moins le travail et plus les heritages. Car si on ne taxe plus les heritages, on finit par avoir une societe d heritiers (si tu travailles et tu es doue, l Etat te pontionnera. si tu es bien ne tu peux simplement vivre de tes rentes en ne faisant rien, comme le faisaient certains francais il y a 100 ans. On appelait ca des rentiers).
    As t on vraiment besoin de plus Arnaud « nono » Lagardere ou de X Niel ?

    • « Il faut bien financer l état ? »

      Trop facile la réponse : non il ne faut pas. D ailleurs c est un bien mauvais investissement qui ne rapporte rien, sauf des taxes supplémentaires années après années. Un investissement s est censé rapporter à terme non ? Il y a prise de risque. Un investissement est il obligatoire ?
      On n investi pas, on paye hors des prix et de force ( essayez de ne pas payer ) des services monopolistiques défaillants, que souvent nous n utilisons pas, et quand on les utilise c est nimp ( éducztion naze ) et nous achetons hors de prix une protection des biens et des personnes que l’etat est bien incapable d assurer.
      C est du racket et je suis gentil, pas de l’investissement

      A moi maintenant :

      L état est il nécessaire pour que les hommes vivent en société ?
      Ne me parlez pas des routes s il vous plait.

      • On peut discuter du perimetre de l Etat, mais meme un liberal comme Bastiat reconnaissait la necessite d un Etat pour les fonctions regaliennes (armee, police, justice)

        Personnellement je pense qu un Etat est necessaire car dans le cas contraire au mieux on se retrouve dnas une espece de far west anrchique, au pire on se fait envahir par le voisin qui lui a conserve un Etat et donc une force coercitive efficace

        • Personne n’a dit qu’il ne fallait pas d’état. Une armée non surdimensionnée est nécessaire. Mais a-t-on besoin de sous-marins nucléaires et d’un porte-avions dans un pays si faible économiquement ❓

          • Certes , mais comment fait-on si certains pays qui rêvent d’islamiser la France , ou encore communistes , ont , eux , des sous-marins nucléaires et des porte-avions ? si tu veux la paix prépare la guerre … moi aussi , j’aimerais que tout le monde soit pacifique et commerce intelligemment mais nous sommes sur terre , pas dans la 4° dimension et ceux qui ont le pouvoir sont rarement bons …

            • si certains pays qui rêvent d’islamiser la France

              Vous pensez aux USA et à leur allié l’AS ❓ Les autres ont assez de troubles internes pour penser à autre chose. Dans ce domaine, le danger est interne.

          • @MichelC sans porte avions, vous pouvez deja faire une croix sur tout les DOM TOM en cas de Probleme, faute d aviation
            Pour les sous marin nucleaire, vous suggerez d abandonner la force de dissuasion ? c est sur que si un jour on a un pb serieux avec les russes, on va devoir compter sur les USA pour nous proteger (rappellez vous de Suez pour ceux qui y croient)

            • Qu’apportent les DOM-TOM à la France ❓ Des charges ❗ Rien d’autres. Rendons leur leur liberté, reprenons la notre.
              Quand à posséder un PA ou des sous-marins nucléaire, quand l’armée est déjà à l’os, la belle affaire. Quel pays en UE possède ce genre de jouets, à part UK ❓

              • Le budget « militaire » en général a vocation à passer au plan Européen, et il contribuerait a un ensemble nettement plus sérieux que les confettis d’armées actuellement en œuvre dans nos contrées.
                Ce serait d’ailleurs une vraie bonne lisibilité de l’Europe, puisque nous ne sommes plus censés nous foutre sur la gueule à l’intérieur… enfin il parait 😉

                • @ Marius Sonpeneu
                  Non, une armée européenne ne serait possible qu’en Anglais, ce que la France n’accepterait pas et sans le U.K., ce serait dommage.
                  Non, on a déjà l’OTAN/NATO: c’est bien suffisant et efficace.

                  • Un peu contradictoire non ? l’OTAN n’est pas Européenne, et parle anglais, sous contrôle total US. Vous souhaitez indéfiniment vous faire piloter par ces gens qui nous considèrent comme leur satellite et nous font une guerre interne en permanence ?
                    Moi non.
                    Donc gardons l’OTAN si vous voulez, mais sans les US, et donc il restera quoi ? Une armée Européenne, qui parlera Anglais, ou plutôt globish… dans des réunions internationales, les plus malheureux sont bel et bien les anglais, qui finissent par parler un anglais totalement détérioré par inclusion de termes qu’ils ne comprennent pas, et par détérioration du sens de leurs propres mots. Ils n’ont pas de plan B, tandis qu’il nous reste chacun notre langue d’origine 😉

          • Mouais, dans un monde bien volatil tailler dans la force de frappe nucléaire ne devrait peut-être pas être une priorité. Arrêtons déjà d’envoyer nos troupes policer l’Afrique et interdisons constitutionnellement la participation à diverses aventures (Lybie, Syrie…) qui n’ont rien à voir avec notre défense.
            Pour les autres économies, il y a plein d’idées sur ce site, je suis sûr qu’on peut tailler dans le gras sans problème.

            • Qui attaquerait la France avant de bousiller la Pologne et l’Allemagne ❓ La Russie ❓ Elle n’est pas en état de le faire, même pas demain.
              La Turquie ❓ Elle n’a pas d’arme nucléaire et pas bien plus peuplée que la Russie. De plus, elle est bien occupée avec les kurdes, jusqu’à l’obsession.
              L’AS ❓ Ils n’arrivent pas à éviter les cibles civiles au Yémen. Aucun risque, même demain.

              S’il y a agression contre un pays de l’Europe, c’est l’affaire des pays de l’Europe, sauf à vouloir tous disparaître comme des larbins.
              A plusieurs, on sera plus efficace. Souvenez vous de la fable de La Fontaine, « la grenouille et le boeuf ».

              D’ailleurs actuellement le pays n’a pas les moyens de s’offrir un nouveau PA. Si, mais en maquette, tout comme moi une maquette de lambo…

              • @MichelC
                Vous êtes probablement mieux informé que moi en géostratégie.
                Je vois nos nukes comme une garantie d’indépendance vis-à-vis des USA.
                Hormis la protection US, Qu’est-ce qui empêcherait la Russie de laminer l’Allemagne et la Pologne, en effet?
                Et qu’est-ce-qui empêcherait les US de nous bousiller le jour où notre politique intérieure ne leur convient plus (par exemple: dans un scénario kosovar?)

                A un horizon 30 ans, il n’est pas déraisonnable d’imaginer qu’un nombre de pays africains à la belle démographie pourraient nous laminer sur le plan conventionnel. Il leur suffit de se sortir les doigts du c… sur le plan économique.
                Pour le PA je serais presque d’accord, il sert surtout à aller planter le souk loin de nos frontières…

        • La fonction crée l’organe : pas de fonction définie préalablement, pas d’organe nécessaire.

    • Pourtant les exemples cités dans l’article montrent que non, l’abolition de cet impôt ne rend pas la société plus inégalitaire, avec des héritier oisifs d’un côté et de pauvres travailleurs de l’autre, bien au contraire. Il faut accepter la réalité des faits.

      • 1) l auteur nous montre que les graphes qui vont dans son sens (les USA ont aussi baisse les taxes sur le Heritage (G Bush)) et ca n a pas eut un effet tres sain sur l economie

        2) dans les exemples de l auteur, il est difficle de dire ce qui est du a la baisse des taxes sur l Heritage et ce qui est du a d autres mesures. Par ex, le Portugal avait adopte un gros paquet de mesure liberales. Est ce les privatisations , la reforme du marche du travail ou autres ?

        3) la plupart des reformes font sentir leurs effet a long terme. Rien ne dit qu une reforme qui a un effet positif a court terme va etre saine a ong terme. C est un peut comme laisser gonfler l endettement. A court terme c est bon car ca fait de l activite economique. a long terme c est mortifere
        Je suis persuade qu une societe d heritiers (car c est a ca que mene la non taxation des heritages et donc la surtaxation du travail pour compenser) nous fait tendre vers l ancien regime

        • @ cdg
          D’accord pour dire que l’article « emmêle les pinceaux »!
          Par contre ne pensez pas qu’un rentier ne paye pas d’impôts sur ses revenus! (et sur son capital si immobilier, en France).

        • vu qu’à chaque génération, il faut partager l’héritage entre tous les frères et soeurs, il n’y aura pas de société de rentiers, pas assez de gras à répartir.
          vu que les gens meurent de plus en plus vieux, on ne va pas se dire à 20 ans qu’il n’est pas nécessaire de travailler car tôt ou tard on héritera. quand les enfants héritent à 60 ans de leurs parents, il a bien fallu qu’ils travaillent les 40 ans qui précèdent.

    • Non, il n’existe aucune raison objective de financer l’Etat socialiste obèse qui est parfaitement illégitime et inutile. Seul l’Etat régalien minimal est légitime et utile, légitimant par destination les impôts nécessaires à son fonctionnement.

      Les héritiers ne vivent pas de leurs rentes puisqu’ils n’en n’ont pas. Ils doivent travailler pour maintenir leur capital, comme n’importe qui. S’ils ne le font pas, ils perdent leur capital. Qu’on soit héritier ou non, investir est un travail comme un autre et n’a strictement rien à voir avec la rente.

      Les héritiers ne sont pas des rentiers, pas plus que leurs parents avant eux. En revanche, les retraités de la répartition sont des rentiers, parce qu’ils perçoivent de l’Etat un revenu sans contrepartie de création de richesse. D’une façon générale, toute personne dont les revenus proviennent d’une forme ou d’une autre de la redistribution socialiste étatique est un rentier. Le collectivisme socialiste est un régime de rentiers, exactement comme l’Ancien Régime en son temps.

      Seul l’Etat est en mesure de verser une rente financée par un vol fiscal préalable (destruction de richesse). Toute rente est nécessairement publique.

      • D accord sur votre tirade sur les retraités mais vous vous trompez sur le rentier « classique ».
        Meme si le modele en a prit un coup apres la premiere guerre mondiale et l apparition de l inflation, il existait (decrit par Blazac, Proust par ex) et existe toujours (regardez les magazines qui vous expliquent comment vivre en ayant arreter d etravailler. un magazine aussi communiste qu investir avait fait un dossier il y a quelque temps)

        • Ces déclarations inopportunes sur les rentes, de Balzac à Investir, ne respectent pas la définition précise du terme. C’est l’illustration triste de l’usage confus et dévoyé de la science économique par des non-économistes. L’investissement nécessite beaucoup de travail et, accessoirement, exige de travailler beaucoup plus qu’en étant salarié la plupart du temps. L’intérêt et la plus-value ne sont pas des rentes. Ils forment la rémunération légitime de celui qui apporte son capital, au même titre que le salaire est la rémunération légitime du salarié.

          L’erreur commune à propos de la rente est du même ordre que celle des physiocrates qui croyaient que toute richesse était concentrée dans le produit de la terre, dans le travail paysan. Tous méconnaissent pareillement l’origine et la nature de la création richesse qui réside exclusivement dans l’échange volontaire.

          Une rente ne peut exister en dehors de l’Etat qui la finance par la spoliation légale. La retraite par répartition est bien la principale rente dans notre pays. Dès qu’on passera à la retraite par capitalisation, la rente issue de la retraite par répartition disparaîtra enfin pour être remplacée par l’investissement individuel, qui est un travail comme un autre.

          • @ Cavaignac
            l’origine et la nature de la création richesse qui réside exclusivement dans l’échange volontaire.

            C’est bien gentil mais on échange quoi contre quoi?
            Les produits agricoles furent la première réponse. Pour les autres, il faut d’abord les fabriquer!
            L’économie, « science humaine », ne suffit pas pour expliquer le monde!

      • Vous avez le chic pour raconter n’importe quoi, avec, ici, un talent pour travestir le sens des mots digne de « 1984 ».
        Non, le retraité, dans un système par répartition n’est pas un rentier. A la rigueur, celui qui beneficie d’une retraite par capitalisation. Est rentier celui qui vit des revenus de SON capital, qu’il soit héritier ou pas. Rien n’interdit de considérer que les actions nécessaires à la constitution et au maintien d’une rente est un travail. En revanche supposer que le capital issu d’un héritage n’autorise pas son détenteur a se constituer une rente est une ânerie sans nom.
        Passez un peu moins de temps à vous bâtir votre propre sémantique (une des caractéristiques des totalitaires) et un peu plus à bâtir un discours cohérent et en adéquation avec le réel.

        • N’importe quoi.

          Un retraité est un rentier qui tire ses revenus du pillage du travail de ses propres enfants.

          • Un retraité a passé 30 ans de sa vie à dépenser le fruit de son travail pour l’éducation de ses enfants, tout en finançant par voie obligatoire les retraites de ses parents.

        • Celui qui vit du revenu de son capital travaille tout autant que le celui qui vit de son salaire. Il travaille d’autant plus que le rendement du capital ne sort pas de nulle part et que personne ne lui en fera cadeau, pour ses beaux yeux.

          Les rentes sont forcément publiques. C’est tellement vrai que certaines prestations sociales sont directement dénommées « rentes ». Ces rentes sont justifiées par la générosité légitime de la société vis-à-vis de ceux qui ne sont pas en mesure de créer des richesses. Parmi toutes les rentes versées par l’Etat, la retraite par répartition est la rente la plus commune de notre société. Mais elle n’est pas inéluctable. Pour que la retraite ne soit plus une rente (publique), il convient de passer à la capitalisation.

          Rente : revenu non issu du travail. Investir, c’est travailler, contrairement à ce qu’une terminologie faussement économique, qui confond rente et revenu des capitaux, voudrait faire accroire. Dans la réalité, l’intérêt et la plus-value ne peuvent pas être des rentes car sans travail acharné, un capital disparaît inéluctablement. En revanche, le moyen d’obtenir un revenu sans finir pendu comme voleur est de le demander à la puissance publique qui agira par abus de pouvoir. Typiquement, la retraite par répartition est une rente, strictement équivalente aux rentes d’Ancien Régime.

          • Forcément, si vous tronquez les définitions, les conclusions ne peuvent être que fausses…
            Rente (définition du Larousse par ex) : revenu périodique non issu du travail, contrepartie du droit du propriétaire d’user de sa terre.
            La rente, dans sa definition originelle, se réfère toujours à l’exploitation d’un patrimoine.
            Que vous plaidiez pour une retraite par capitalisation est légitime. Pas la peine pour ça de tordre le cou à la sémantique.

          • Je note aussi, avec un certain amusement, que votre contresens ne vous empeche pas de rejoindre la cohorte de vos contemporains pour qui le rentier, profiteur sans scrupule, reste l’homme à abattre.

            • La définition que vous citez est une acception particulière et étroite de la définition générale. Vous auriez également pu parler de « rente viagère » ou, encore mieux, citer Ricardo et sa théorie de la rente pour opposer une définition encore plus spécifique, la rente étant pour lui l’excédent du produit d’une terre fertile par rapport au produit des terres de qualité inférieure. Ricardo distinguait d’ailleurs les profits des capitalistes et la rente des propriétaires.

              On voit bien ici les cabrioles intellectuelles peu pertinentes, à une époque où on n’avait pas encore pleinement compris l’origine de la création de richesse. Libre à vous de rester bloqué au milieu du XIXe siècle.

              La rente désigne communément un « revenu non issu du travail » et c’est cette définition générale qu’il convient de retenir car c’est elle qui fait sens pour comprendre la réalité économique.

              • Allez donc raconter vos lubies à tous les magazines économiques qui recourent fréquemment au marronnier : – quel capital vous faut-il pour devenir rentier ? Ou encore aux assureurs pour qui la rente servie aux assurés est assise sur un capital constitué…
                Au besoin, faites un sondage autour de vous pour découvrir la definition « commune » d’un rentier.
                Ca vous permettra peut etre de reprendre pied dans la réalité tout court…

                • Ou encore aux assureurs pour qui la rente servie aux assurés est assise sur un capital constitué…

                  Cela s’appelle une rente viagère et non une rente. La rente viagère n’a pas le sens péjoratif comme la rente tout court. Cultivez-vous un peu SVP, pour être précis et sortir du HONK HONK économique.

                  • D’ailleurs, vous devriez apprécier la rente viagère à sa juste valeur, vous demandez à ce que l’héritage soit confisqué.

                    • Donc la rente viagère n’est pas une rente… Bien bien…
                      Et je serais pour la suppression de l’héritage ?! Encore mieux dans le n’importe quoi !

                    • Vous confondez le sens économique général de la rente avec le sens très particulier du terme employé dans le domaine de l’assurance, pour distinguer les versements en capital des versements en rente au terme de certains contrats, le deuxième cas correspondant à une aliénation du capital du crédit-rentier au profit de l’assureur.

                      Caramba, encore raté ! Essaye encore !

                    • Pif paf pouf 🙂

                • A quel âge commence-t-on à fumer? 15 ans? Mettez le prix d’un paquet de cigarettes par jour en bourse à partir de cet âge, et calculez la rente obtenue! Je vous rappelle qu’à long terme, les indices boursiers ont fait 5.2% de l’an en moyenne depuis 125 ans.

                  • @ Gada
                    Mais vous oubliez qu’en fumant on meurt statistiquement plus jeune et que la rente nécessaire probable à la retraite peut être calculée plus généreuse pour un capital accumulé identique, mais réparti sur moins d’années.
                    Sérieusement ça déc… grave!
                    Rente n’a aucune connotation morale, sauf pour les envieux et les jaloux!

                    J.B.Poquelin dit Molière a écrit ce problème dans sa pièce « L’Avare » et L.De Funès l’a jouée dans un film! Tout a été dit, peut-être, sur la relation entre gens et argent et l’effet toxique du second sur les premiers!
                    Les soifs de pouvoir ou d’argent (c’est kif!) ne sont jamais assez satisfaites!

                    Et des index boursiers en hausse pendant 125 ans ne prouvent en rien que VOUS ne ferez pas un trade perdant! Pour qu’il y ait des gagnants, il faut des perdants!

                    • Investir en bourse, ça veut dire le contraire de trader, c’est choisir des indices et des valeurs de père de famille et profiter de leur croissance bien supérieure à celle des PIB. Surtout, c’est un système gagnant-gagnant, contrairement à ce voudraient nous faire croire les socialistes : grâce aux investissements, l’économie crée plus de richesses et dans une proportion supérieure. N’importe quel paysan vous le dira, pour qu’il y ait une bonne récolte, il faut avoir bien semé, mais certainement pas que le voisin soit perdant !

                    • Je ne parlais pas de « trade », mais d’investissement. Dans une série de fonds internationaux basés sur les indices, par exemple.
                      C’est une supercherie enseignée aux Français depuis l’école, que de leur dire que la bourse est aléatoire.
                      Les petits Américains apprennent le contraire, et ne s’en portent pas plus mal (et leur économie non plus)

                    • Ceci dit, le trading (au sens d’opérations de courte durée) est bel et bien une forme de gestion des investissements, tout aussi honorable que l’investissement de plus long terme, ni plus ni moins spéculatif. Entre les deux types d’opérations, seul change l’horizon de temps et donc la nature du risque pris.

                      Le terme « spéculation » est à utiliser avec précaution car son emploi désordonné est souvent justifié par sa connotation négative impropre, destinée à nuire, alors que le terme signifie simplement « anticiper », « prévoir ».

                      Les trackers sur indices internationaux que vous citez sont le résultat de milliards de transactions quotidiennes à travers le monde, à très court terme, pour parvenir à coller fidèlement aux indices mais également aux taux de change.

                      PS. La bourse ne peut pas être un jeu à somme nulle. La preuve évidente en est qu’à chaque seconde de nouveaux capitaux entrent et d’autres sortent. Or, un jeu à somme nulle est forcément un jeu fermé, à quantités de ressources fixes, sinon la logique gagnant-perdant ne peut fonctionner. La réalité de la bourse est d’un autre ordre : lorsque la tendance est haussière, la plupart des acteurs gagnent et à la baisse, la plupart des acteurs perdent. Cas particulier, les vendeurs à découvert ne gagnent pas contre les autres acteurs mais contre la tendance. Leurs investissements sont contra-cycliques, tirant les cours à la baisse à l’achat, tirant les cours à la hausse au moment de la vente. En cas de baisse, les vendeurs à découvert qui se rachètent préservent les investisseurs de long terme d’une baisse des cours qui aurait pu être plus importante.

              • Puisque vous aimez les généralités : la rente est assise sur un capital. Celui ci peut être foncier ou financier (pour le propriétaire ou l’epargnant ou encore le retraité par capitalisation). Il peut être aussi immatériel : droits d’auteurs, rente de situation, voire de monopole, etc… Ces rentes sont alors considérées comme produits d’actifs immatériels.
                Voilà l’approche qui vous permet éventuellement de comprendre l’économie.
                La retraite par repartition n’entre pas dans cette catégorie, mais résulte de droits acquis en échange d’une vie de travail.

                • Une rente ne peut pas être assise sur un capital matériel ou immatériel, dès lors qu’on comprend que le revenu du capital est le fruit d’un travail. Au contraire, la rente est assise sur la spoliation légale organisée par l’Etat. La spoliation est la condition nécessaire et suffisante de l’obtention d’un revenu non issu du travail, c’est-à-dire sans contrepartie de création de richesse. Ce que vous qualifiez de « droit acquis » est un faux droit qui se résume au recel du produit de la spoliation étatique préalable effectué chaque mois sur les fiches de paye des actifs, victimes du vol légal.

                  Au-delà d’être économiquement désastreuse, la retraite par répartition est aussi immorale. En économie, l’inefficience s’explique toujours par l’immoralité intrinsèque du dispositif ou de l’institution. C’est évidemment le cas de toute procédure de collectivisation.

                  Vous aviez déjà raconté n’importe quoi à propos des commerçants qui, selon vous, ne créeraient pas de valeur. Ils apprécient certainement votre sollicitude à leur égard. Voilà que vous persistez dans votre vice particulier à propos de la rente. L’économie ne se comprend heureusement pas à la mesure de vos pittoresques divagations.

                  • La définition la plus générale, polyvalente et précise de la rente est : -produit périodique issu de l’exploitation d’un capital ou actif, matériel ou immatériel.
                    Nettement préférable à la votre – revenu non issu du travail – à la fois trop restrictive et peu ou prou péjorative…

                  • Et le sens general de la rente n’est pas celui économique. La rente au sens economique a une definition bien precise : -surplus de revenu induit par l’inélasticité du marché (Possession d’un bien rare ou d’une aptitude particulière non reproductible, inadaptation de l’offre à la demande)

                    • Oui, on connait bien le petit plaisir malsain des socialistes qui consiste à sombrer dans le grand n’importe quoi, mais avec l’apparence du professionnalisme et du sérieux nécessaire à la diffusion de leurs propagande mensongère. Qu’on en juge :
                      « La rentabilité véritable d’un projet ne s’explique que par une rente économique, c’est-à-dire une position qui permet d’obtenir un taux de rentabilité des investissements supérieur au taux de rentabilité exigé compte tenu du risque. La rente économique est l’essence de la stratégie de l’entreprise : créer des imperfections dans les marchés de produits et / ou des facteurs de production et constituer ainsi des barrières à l’entrée que tout dirigeant d’entreprise doit s’efforcer d’exploiter et de défendre. » (dixit Les Echos)

                    • Posséder une oeuvre de Picasso est une rente ❓

                    • Allons bon, après les contresens, la morale et maintenant le socialisme.
                      Mais mon pauvre Cavaignac, même l’étymologie vous donne tort : rente vient de rendita – choses rendues (rendere – rendre).
                      Vous vous êtes fait un film tout seul avec votre « revenu non issu du travail ».

                    • @ Michel C
                      Qualifier de rente la possession d’un actif ? Apparemment, vous n’avez pas tout suivi. La rente est le revenu tiré d’un actif, pas l’actif lui-même, ni sa possession. Pour parler de rente, il faudrait donc, condition nécessaire, que vous tiriez un profit régulier de ce tableau…

                    • « Possession d’un bien rare »

                      Soyez donc plus précis : vous ne parlez pas de revenu mais de possession. Il est bien écrit possession non ❓

                    • @ MichelC
                      La « possession d’un bien rare » fait référence à « inélasticité du marché » et pas à « revenu ».

                  • « Au-delà d’être économiquement désastreuse, la retraite par répartition est aussi immorale. En économie, l’inefficience s’explique toujours par l’immoralité intrinsèque du dispositif ou de l’institution »
                    Manquait plus que la morale ! Votre propension a débiter des âneries au km me stupifie.

                    • @Jean Manchzek

                      « Manquait plus que la morale » en effet pour enfin rebondir sur le sujet qui en l’occurrence nous préoccupe :
                      -Pensez-vous que l’impôt sur les successions est MORAL et économiquement COHÉRENT, après avoir lu l’article convainquant de Vincent Bernard qui démontre tout le contraire de façon étayée et magistrale ?

                    • @ Publiuscum
                      1. « Morale »… M’est avis que vous aurez encore plus de difficultés pour la mise en place d’une définition commune que pour la « rente ». M’est avis aussi que si l’on convoque la morale dans cette histoire, je vous parie que l’on pourra justifier, au choix, soit une confiscation totale de l’héritage, soit la fin de l’impot sur les successions, soit tout autre taxation intermédiaire, fixe ou progressive. Donc de grâce, laissons les grands mots au vestiaire !
                      2. Si vous définissez la cohérence comme une adéquation entre le but affiché et le résultat obtenu, il est clair, d’après la démonstration de Vincent Bernard (prenons la pour argent comptant, faute de mieux) que l’impôt sur les successions n’est pas cohérent, puisque, par exemple, il semble rater une des cibles qu’il s’est fixée, comme la correction des inégalités.
                      PS : Bercy doit être d’un tout autre avis sur la cohérence de cet impôt. Le but pour ce ministère est de faire rentrer des sous dans les caisses de l’Etat. L’impôt sur les successions, c’est 12 milliards d’euros annuels. Et bien entendu, nous avons la fiscalité la plus lourde de toute l’Europe. Objectif atteint, donc !

                    • @Jean manchzek
                      Je vous accorde que les leçons de morale sont passées de mode en ce moment,c’est le moins que l’on puisse dire!
                      Reconnaissez au moins qu’il existe encore une valeur, sinon une morale,à savoir la valeur travail.
                      Vous n’êtes pas sans ignorer que les successions correspondent,dans l’ensemble ,à une vie de travail déjà taxée et laissée par nos ascendants, après un véritable parcours du combattant étranger à tout assistanat!
                      Comment dès lors concevoir une nouvelle taxation difficilement compréhensible ?
                      Quelle « morale »(au sens large), tirer de cette histoire?
                      La notion de réduction des inégalités n’est-elle pas un leurre dés lors que le nivellement par le bas est essentiellement supporté par les classes moyennes?

                  • @ Cavaignac
                    Mais non! Une retraite par répartition consiste à abandonner une part de salaire contre la promesse de toucher une somme mensuelle (une rente, si vous voulez!) quand vous ne travaillerez plus. C’est une sorte de contrat!
                    La répartition ne capitalise pas vos cotisations mais poursuit le système que les actifs payent les retraités: ça, c’est le problème de la sécu, pas celle du retraité! Idem pour la règlementation et la somme mensuelle due. C’est votre système, obligatoire pour un salarié, ça, c’est la loi française. Et depuis 1947, la sécu n’a jamais, je crois, été jugée pour vol!
                    Le reste est du baratin!

          • Les rentes sont forcément publiques.

            Tout juste. Sont des rentiers les fonctionnaires, les syndicalistes, les salariés d’entreprises à marché captif comme la Sécu, une partie des agriculteurs, etc, plus prosaïquement tous ceux qui touchent des subventions, les premiers étant les mieux protégés puisque bénéficiant d’un statut leur garantissant l’impunité et une rente à vie.

            Qui descend le plus dans la rue pour brailler : les rentiers ou ceux qui les entretiennent sous la contrainte ?

    • Xavier Niel est-il un héritier ? Il me semblait qu’il avait construit sa fortune sur le Minitel rose…
      L’avantage de la flat tax par rapport à l’impôt progressif c’est que dans un cas : « plus tu gagnes plus tu paies » (comme vous le dites si bien), dans l’autre : « plus tu gagnes plus tu paies encore plus » – pas franchement motivant.
      Enfin, l’intérêt de taxer les flux plutôt que les successions, c’est que les flux sont compliqués à délocaliser. Les successions, beaucoup moins.
      Dans tous les cas je crois me souvenir qu’il y avait dans les propositions de Macron une idée de fournir à tout « jeune » un capital de départ, identique pour tous. Ceci ne serait possible que si on supprimait complètement toute possibilité d’héritage. Dans tous les cas, la suppression de l’impôt sur les successions en France n’est pas pour demain…

      • Fournir à tout jeune un capital de départ identique, c’est juste la transposition au capital de ce qu’on fait maintenant avec les diplômes. On ne peut pas dire que ça marche très bien… C’est surtout la garantie pour les mauvais d’avoir de l’argent à brûler, et comme il faut bien que cet argent vienne de quelque part…

      • @ Anagrys
        L’article dit et montre plus ou moins bien qu’une taxe modérée sur les successions a un effet similaire que l’absence de taxe sur les revenus moyens.

      • pour l’instant, tout « jeune » a une dette publique à rembourser, identique pour tous.

    • Je vous signale que l’argent d’une succession ce sont les économies réalisés sur l’argent gagné après que le fisc est prélevé sa part. C’est donc une double imposition, du vol caractérisé!

    • Tout impôt sur le stock de capital est stupide car il épuise inéluctablement son assiette. Il est donc voué à disparaître car, à terme, il n’y aura plus rien à taxer. Quand l’Etat aura tout collectivisé, avec quelle taxe vivra-t-il ? Seuls les flux de revenus nouveaux, issus de la création de richesse, peuvent être valablement taxés (salaires, intérêts, plus-values…), et encore seulement avec circonspection et précaution, avec des taux faibles uniformes, sinon la création de richesse disparaît elle-aussi par découragement.

    • @ cdg
      Pour faire une entreprise, il faut du capital + du travail: un « rentier » qui investit est donc aussi utile qu’un salarié qui travaille!
      La vie n’est pas « juste », c’est exact!

  • « Chez les Français de nos jours, on ne saurait distribuer son patrimoine entre ses enfants, sans que l’État intervienne. Après avoir régenté la vie entière, il veut encore en régler le dernier acte.
    Alexis de Tocqueville.

    Rien de nouveau. Taxes, taxes sur taxes, impots, impôts sur les économies. Impots sur les investissements fait avec ses économies, impôts sur la consommation, impots sur le foncier achèté avec des économies, et j en passe et enfin taxe lorsqu on meurt.
    Vous appelez ça comment vous ?
    J appelle ça de la spoliation légale, autrement dit du Vol.

  • Taxer les riches à l’excès augmente, me semble-t-il, les inégalités.
    Si un employeur veut motiver un collaborateur méritant, il doit lui accorder, par une augmentation de salaire ou une prime, une amélioration de son pouvoir d’achat. Plus les taxes sont élevées sur cette rémunération, plus l’augmentation devra être conséquente. La surtaxe génère donc une inflation sur les hauts salaires et c’est l’emploi, in fine, le grand perdant.

  • * Cet article est plein de bon-sens. Cette idée « à la Saint-Simon » n’a plus cours. Cela augmenterait la précarité dans les classes moyennes et démantèlerait des entreprises car les héritiers ne pourraient plus faire face à des droits de succession trop lourds pour eux.
    * * Le problème est que le Pouvoir court après notre Dette et obéit aveuglément aux dictats de la Commission Européenne alors que toutes les Dettes mondiales des Etats seront dans l’impossibilité d’être honorées et 1 chambardement politique s’impose dans les budgets et la règlementation bancaire, notamment revenir à la Séparation des banques en deux.. Ils feraient mieux de poursuivre + assidument l’évasion fiscale qui a progressé depuis que Macron est là ! ….pour l’immobilier cest + aisé; ils ne peuvent emporter leur patrimoine comme les escargots.
    http://www.wikistrike.com/2018/09/macron-vire-3-100-controleurs-des-impots.resultat-la-fraude-fiscale-explose-pour-depasser-les-100-milliards.html

    • Ah, considérez vous que la France est une prison, que nous sommes prisonniers de naissance? On ne s’évade que d’une prison. Pour ma part, l’évasion fiscale est la simple liberté de choisir son lieu de résidence. Cela dérange les pillards et les parasites de France? Très bien, qu’ils crèvent, ou qu’ils apprennent à vivre sans prisonniers.

      • On peut choisir son lieu de résidence comme on veut, mais alors on y vit également avec les revenus associés.
        La logique du beurre, et de l’argent du beurre amène immanquablement à des agacements croissants…
        Il ne faut pas se foutre de la gueule du monde non plus, tant il suffit de constater que le « choix » de cette résidence est uniquement dicté par la fiscalité appliqué aux revenus tiré du pays d’origine.
        Ceux qui ne sont plus d’accord du tout avec le pays s’expatrient totalement, vont travailler ailleurs, et changent de pays. Tout simplement. Il ne demandent pas leur retraite au pays d’origine pour aller la passer dans un pays leur faisant un pont d’or pour importer ces revenus 🙂

        • Chacun devrait être propriétaire de sa retraite, pas l’état.
          Même si cela passe par un contrôle de l’état à minima.
          Chacun ira vivre ou il l’entend, dans la mesure des ses moyens et pas de ceux des états.

          • Haaaa ! La belle utopie du monde sans frontières, ou toutes les monnaies sont unifiées, où les états sont bien gérés, et dans lesquels on s’installe comme on veut, et surtout pas parce qu’on échappe à une fiscalité confiscatoire, mais sans abandonner l’élastique qui nous ramène au chaud quand ca merde 😉
            Personne n’empêche (enfin.. pas sur) d’être travailleur indépendant, de cotiser à minima à la caisse publique, et de construire une autre retraite dans son coin… made in ailleurs…
            Pour l’instant, on voit des retraités retraités fiscaux qui ne lâchent ni leur revenu du collectif, ni leur sécu pour se faire soigner au bercail en cas de pb dans ces pays si avantageux 😉
            Donc oui, sur le papier, on devrait tous avoir le droit de faire ce que l’on veut, mais alors on se démerde totalement, mais il ne faut pas espérer grand chose du collectif que l’on a fuit…

        • @Marius Sonpeneu
          Agacements peut-être. Mais non! Je reçois une retraite pour avoir cotisé en France. Ma protection sociale n’a plus rien de française donc je ne paie plus et mes revenus insuffisants ne donnent pas lieu à impôt et je ne vis plus en France mais dans le pays de ma nationalité.

          La France souhaite pouvoir taxer tous les Français, partout! Je leur souhaite bien du plaisir avec toutes les conventions bi- ou multinationales signées!

    • @ Alainnet
      Il est très bizarre de « connaitre le montant de la fraude fiscale »!
      Une fraude peut être mise à jour par l’administration et condamnée par elle ou par la justice. Le reste, c’est mystère!

  • Quand on vous vole, il faut savoir reprendre ce qui vous a été volé . . . si vous voyez ce que je veux dire.
    L’incivilité va devenir une nécessité si l’on ne veut passer pour des c.

  • Supprimer ..non il faut supprimer l’héritage cela évitera aux gens de stocker l’argent et ils feront tourner l’économie…quand aux riches , ils feront comme d’habitude..et , peut être , on pourra supprimer les impôts sur le revenu et pas mal d’autres taxes.
    Au fou devez vous dire mais a mon avis il vaut mieux mourrir endetté que milliardaire !

    • Mais quelle bonne idée! Je suggère que tout euro non dépensé soit automatiquement confisqué après 3 mois d’inactivité! Bien sûr il faudra que tous les moyens de production soient détenus par l’Etat: on ne voudrait pas de vilain pognon stocké dans les entreprises. Cela assurera des flux constants de pognon forcément circulatoire, pour acheter de bons biens circulatoires obligatoirement périmés au-delà d’un mois… Pour le logement, pareil, on va pas laisser stagner tout ce pognon, merde…

  • qui vole un oeuf … ne doit pas s’étonner si on lui vole un boeuf

    • Voler c est mal pour moi. Je récupère seulement mon œuf.
      Mais bon c est de la théorie tout ça, même pour vous, vous le savez bien, théorie qui ne s applique pas très bien en pratique, donc je doute de la théorie. On est pas des gauchistes.
      Essayer de convaincre semble plus efficace et conforme à nos principes.
      A moins que vous ne soyez un gauchiste ?

  • L’état français étant en faillite, les polytocards au pouvoir tentent de repousser le mur au lieu de réduire la vitesse. Ce sera peine perdue, les millionnaires ayant les moyens de s’organiser pour minimiser ce genre d’impôt confiscatoire.

    Avec cette clique au pouvoir, la claque au pouvoir est pour bientôt ❗

  • trèsméchantultralibéral
    17 septembre 2018 at 11 h 14 min

    Le principal argument défendu ici est que la taxation de l’héritage est néfaste en terme de création de richesse et de réduction des inégalités. La prétendue démonstration me semble pour le moins contestable, mais peu importe. Car ni la création de richesse ni la réduction des inégalités n’ont quoique ce soit à faire avec ce débat.

    Franchement, je pourrais être convaincu que la taxation d’une partie de mon héritage est globalement génératrice d’une plus grande valeur ajoutée, je la refuserais toujours. Et les inégalités : OSEF.

    Le problème c’est de savoir ce qui est Juste. Et ce qui est Juste c’est de décider librement ce que l’on fait de sa Propriété. Dans le cas de l’héritage cela signifie que l’Etat n’a absolument aucun Droit de décider à qui et dans quelles proportions je devrais léguer mes biens.

    Il n’y a pas lieu non plus de faire de distinction de taxation entre les héritiers. L’impôt est illégitime, et s’il doit tout de même être maintenu pour financer les fonctions vraiment régaliennes, comme le pensent les classiques, alors il doit être simple, neutre économiquement et le même pour tous.

    • La justice n’est pas moins étrangère au débat que la création de richesse ou la réduction des inégalités.
      Ce ne sont que de mauvaises raisons dont le seul intérêt est de révéler le discours idéologique sous-jacent.
      Taxer les successions, ou n’importe quoi d’autre, répond avant tout à une logique budgétaire. Bercy veille aux recettes de l’Etat, et nos discussions sur le sexe des anges ne changeront rien tant que le politique ne sera pas persuadé qu’il doit d’abord réduire les dépenses de l’Etat.

      • @Jean Manchzek

        « tant que le politique ne sera pas persuadé »

        En fait, je ne crois pas qu’ils aient envie d’être persuadés ni feindre qu’ils y aient une quelconque mésentente sur ce sujet…

      • @ Jean Manchzek
        100% d’accord avec votre intervention.

      • « répond avant tout à une logique budgétaire »

        Il répond à la logique clientéliste. Il s’agit de s’attaquer de près ou de loin à ce qui ressemble à un riche (koulak en URSS).

  • Les voleurs ont besoin d’argent à cause de leur politique débile, c’est le cercle vicieux!

  • Malgré les nombreux articles sur des sujets économiques divers, on ne peut que regretter que rien ne change. Je sais me direz vous les contributeurs aux écrits dans Contrepoints n’ont pas vocation ou la capacité de changer les choses. On pourrait seulement espérer que les politiques y puisent une source d’inspiration intelligente en reconnaissant que ce qui est très souvent exposé est frappé au coin du bon sens et surtout accompagné d’éléments factuels qui ne sont p

  • Le Fisc…….un « Charognard ».?

  • L’impôt sur la mort est tentant parce que les morts sont timides.
    Cette forme de rapacité particulièrement virulente en France trahit deux défauts des gouvernants: une lâcheté de pilleurs de tombes et une incompétence ruineuse puisque nécessairement cette spoliation entraîne à terme la fonte de la masse imposable.
    Et toute cette « redistribution » pour acheter facilement les suffrages de la majorité exonérée!
    La seule réforme qui vaille dans ce domaine est le retour au droit à la propriété, tel que consacré par la DDHC 1789.

    • Justement l’impôt sur les successions remonte à la révolution française. Mais il a augmenté, comme beaucoup d’autres, avec les besoins de trésorerie de l’Etat. Supprimer cet impôt, ou l’amoindrir, ne peut se faire sans redéfinir au préalable les contours des missions de l’Etat, afin d’en réduire les dépenses. Et ceci est vrai aussi pour toutes les autres taxes.

      • @Jean Manchzek
        « redéfinir au préalable les contours des missions de l’Etat »

        Le problème est que l’Etat s’est donné pour mission essentielle de « redistribuer » autorirairement (un pognon de dingue) pour « réduire les inégalités ».
        Même les rares politiciens qui ont compris les bienfaits de la percolation spontanée (alias « ruissellement ») ne peuvent pas s’empêcher de redistribuer parce que c’est rentable électoralement face à un peuple jaloux. Le résultat est double:
        – les taux de confiscation dépassent largement l’optimum de Laffer (plus on les augmente moins on récolte), quoiqu’en dise Piketty,
        – et les missions régaliennes sont sacrifiées.

  • Si vous conservez un héritage conséquent comme un domaine, un château ou autre bien dont vous pourriez vous occuper pour différentes raisons, vous ne touchez pas d’argent, mais vous êtes obligés de sortir des sous pour cela, quitte à vous endetter.
    Il est alors plus facile de vendre votre domaine à des investisseurs chinois et empocher la différence; tout bénef !

    • @ Leipreachan
      En droit de succession, le défunt ne paie plus rien évidemment. Ce sont les héritiers qui payent pour recevoir! (Mais recevoir n’est pas obligatoire)
      Pour vendre votre château, vous devez payer les droits de succession pour l’acquérir avant.
      Donc si vous le vendez à un acheteur (Chinois?), vous aurez payé la succession + les frais de vente dont probablement des taxes.

      • C’est bien ce que je dis :
        J’accepte l’héritage et je le vend.
        Puis je récupère les frais de succession sur le produit de la vente, bénéfice net minimum 55% de la valeur ou plus.
        Les frais liés a la vente sont payés par l’acheteur.
        Je dénonce par là que les frais de succession trop gourmands nuisent à la conservation du patrimoine.

        • @ Leipreachan
          Exact! Si vous n’avez hérité que du château, vous ne percevrez que 55% du prix de vente (selon vos calculs), autant dire une bonne moitié! En abandonnant 45% à l’état en sus de vos taxes de succession: ça fait beaucoup, non!

          Quel Pays!

      • Sauf que l’acheteur chinois sera probablement une société immortelle qui ne paiera plus aucun droit de succession. Juste des impôts sur les revenus éventuels.
        La fête se terminera quoi qu’il arrive.

  • Ce n’est pas l’impôt sur les successions qu’il faut supprimer, c’est l’impôt sur le revenu.
    Pourquoi ? Parce qu’à chacun selon ses mérites et non selon les mérites de ses aïeux.
    Ainsi en taxant très fortement l’héritage et en détaxant les revenus, nous aurions des effets extrêmement bénéfiques pour notre société :
    – nos enfant naîtraient un peu plus égaux en droit ;
    – les entreprises péricliteraient moins du fait de l’incurie des héritiers ;
    – la consommation serait forte, donc l’économie aussi ;
    – Le foncier ne serait plus un investissement favorisé (faible revenu, faible transmission) : n’oublions pas le mot de Jack London qui disait « achetez de la terre, on n’en produit plus » ;
    – Nous transmettrions à nos enfants une éducation plutôt que de l’argent.

    Voilà un nouveau paradigme pour notre société.

    Bonne journée !

    • Ca paraît sensé, mais le problème fondamental est d’inciter les gens à créer des richesses, et que la meilleure incitation qu’on connaisse est de les laisser jouir de cette richesse et la transmettre à qui ils souhaitent. A quoi bon créer de la richesse si on ne peut pas en faire profiter ceux qu’on aime ?

    • Votre truc ne fonctionnera que quand on foutra la paix à ceux qui prennent des risques.
      Or actuellement, comme patron de PME, l’asymétrie est immense.
      Pas seulement à cause des taxes, mais de l’état qui intervient pour vous dire comment gérer votre personnel. L’aléa fiscal est trop important en France pour entreprendre.

    • trèsméchantultralibéral
      18 septembre 2018 at 15 h 23 min

      C’est une idée très intéressante Véronique, mais voyez vous, ici nous ne sommes pas une bande de gauchistes qui penseraient que l’alpha et l’omega de toute forme d’organisation politique est la réduction des inégalités !

      « la consommation serait forte donc l’économie aussi ». Je renonce à qualifier cette assertion. Je me souviens, enfant, l’avoir entendu et m’être posé maintes questions là dessus, tellement je la trouvais obscure. Mais les adultes devaient avoir raison…. Plus tard, j’ai découvert des gens comme Mises, Friedman ou Say qui évidemment n’étaient pas du tout d’accord et j’ai compris que l’on s’était bien foutu de ma gu…

      Le nouveau paradigme dont vous parlez est assez proche de l’URSS, société tellement géniale qu’elle n’existe plus…

      Bref si vous voulez continuer à débiter ces amphigouris totalement charabiesques de la pensée unique, je vous suggère d’aller vous inscrire sur http://www.lemonde.fr et d’en faire profiter les lecteurs de ce site garanti « fakenewsproof ».

    • La réponse de Milton Friedman à un étudiant plaidant en faveur de l’abolition de l’héritage, lors d’une conférence donnée en 1977 :

      « Quel serait l’effet d’un impôt à 100% sur les successions ? L’effet serait d’encourager les individus à consommer l’ensemble des richesses qu’ils produisent.

      Mais alors, où trouverions nous les usines, les moyens de productions, les incitations au progrès technologique, si nous établissions un système encourageant les individus à dilapider tout le capital accumulé au cours de leur vie ?

      Nous ne réalisons pas à quel point le libre marché incite les individus, de toutes classes sociales, à travailler dur et accumuler leur patrimoine au bénéfice de leurs enfants. J’admets trouver ce comportement très curieux, nous jugeons presque tous que nos richesses apporteront plus de confort à nos enfant qu’à nous-même. En tant que parents, nous avons de bonnes raisons de penser que nos enfants auront de meilleurs revenus que nous, pourtant nous économisons tout ce que nous pouvons pour eux.

      Si vous imaginez que l’impôt à 100% sur les successions n’a aucun effet sur notre propension à accumuler nos richesses, vous êtes comme un éléphant dans un magasin de porcelaine… Cela détruirait le progrès continu que connaissent nos sociétés. Cela détruirait n’importe quelle société. »

  • Enfin une réflexion sensée! Merci, et j’espère que vous serez non seulement entendu mais suivi!

  • En fait , si vous réfléchissez bien , strictement rien ne vous appartient JAMAIS ! A partir du moment où je ne peux donner LIBREMENT et sans devoir déclarer , c’est que ce n’est pas vraiment à vous . On vous fait CROIRE que c’est à vous , mais c’est faux . tOUT ? Absolument tout , appartient à la mafia que l’on appelle Etat ! Autant , finalement , ne rien avoir du tout ! Vous n’aurez rien , mais au moins la bête immonde n’aura rien non plus et donc croulera , et ça , mes amis , c jouissif !!!

  • Henri David Thoreau , américain , père de la désobéissance civile écrit en 1848 ( qui a été en prison pour avoir refuser de payer des impôts pour financer la guerre contre le Mexique et financer l’esclavage disait en première page de son livre :  » le meilleur gouvernement est celui qui gouverne le moins et à terme ne gouverne pas du tout « !

    • @ jacques
      C’est sans doute pour ça que cela n’a été essayé nulle part!

      • La Belgique n’a pas eu de gouvernement pendant deux ans.

        • @ Théo31
          Non, la Belgique n’est jamais sans gouvernement! Tant que le nouveau n’a pas prêté serment, c’est l’ancien qui s’occupe des affaires courantes et quand la « crise » gouvernementale a duré plus de 500 jours, les Belges ont trouvé un subterfuge pour assurer un budget copié du précédent!
          Donc ce gouvernement fonctionnait, le parlement aussi comme l’administration et le Roi, chef de l’état! Pas de problème!

  • Après avoir rétabli le pizzo mafieux en faisant payer la redevance même à ceux qui n’ont pas de télé , maintenant les successions , vous pouvez être SURS ET CERTAINS que la prochaine étape pour vous voler sera de ressortir la réintégration des loyers fictifs dans l’IRPP car c resté dans les tiroirs et non abandonné . Vous verrez bientôt si je n’ai pas raison !!! Il faut absolument destituer de ses fonctions le gauchiste psychopathe macron ou se barrer rapidement de ce pays de fou qui ressemble de plus en plus à une dictature communiste :

    • Sauf que la mafia vous accorde sa protection en échange du « pizzo « .
      Enfin en principe , car même la mafia ne peux vous protéger de l’état…

  • Nos gouvernants sont imperméables à ce genre d’argumentation. Leur seul souci, c’est de taxer encore plus, tout en limitant le nombre de mécontents.
    Qui peut encore prétendre que M. Macron est libéral?

  • Le danger est que comme le psychopathe macron sait qu’il ne repassera jamais à cause de toutes ses mesures impopulaires déjà prises , son arrogance et rigidité quasi maladives , il se dit que foutu pour foutu je vais faire passer de force tout ce que je veux , ça ne changera plus rien pour moi ! Attendez-vous au pire !!!

  • Moyenne des héritages : 32 KEuros. Vu que c’est ce qui reste après toutes les taxations vécues à la création, vie et fin de ce patrimoine… Les gros patrimoines, qui « rapporteraient », ont déjà fait sécession, vu que l’on a enfin atteint les 100 milliards annuels d’optimisation fiscale.
    Moyenne d’âge des héritiers : 55 ans. A cet âge, sauf à être SDF et ayant réussi à ne pas mourir dans la rue, vous considérez que cela ne sert qu’à améliorer votre retraite, vu ce qui attend les divers régimes.
    Donc effet d’annonce au sens socialiste dur, et emmerdement maximum pour rien pour la population générale. Une belle idée!

  • Le survol du territoire montre ces innombrables champs de cultures, abords et accès soigneusement entretenus par le travail et le savoir faire de propriétaires, déjà normalement taxés. Il est difficile de ne pas penser à ces taxes récurrentes sur la mort perçues d’autorité par l’État à la disparition de chaque génération pour chaque parcelle construite ou pas. Quelle justification morale? Si l’on compare la remarquable maintenance de ce patrimoine effectuée à l’initiative d’une multitude de gens à l’état des routes et de leurs infrastructures à la charge de l’État, alors c’est l’État qui devrait payer les propriétaires à leur disparition pour avoir contribué à la valorisation du pays.

  • On peut baisser le rideau. Macron vient de signer la fin de la récré. Les droits de succession ne seront pas modifiés sous son quinquennat. Il en a sans doute assez de voir sa cote baisser !

  • Quand on donne de l’argent à quelqu’un, on ne paye pas de TVA! C’est un scandale!

  • La légitimité de l’impôt sur les successions c’est qu’en fait la succession est profondément immorale en récompensant celui qui s’est « donné la peine de naître, et rien de plus ». (Figaro)

    Une fois cela dit, il est clair que toute taxe sur l’héritage a un effet désincitatif sur la volonté de création de richesses de ceux qui voudraient laisser à leurs enfants ou proches un bien un peu significatif.

    Tant que cette priorité à la transmission à des personnes physiques sera répandue ( quels parents imaginent aujourd’hui de priver leurs enfants de l’héritage de leur patrimoine au bénéfice une fondation caritative ? en France c’est d’ailleurs interdit par le code civil) le « réglage » sera donc fin.

    Et il est peu probable qu’un tel impôt puisse rapporter beaucoup d’argent, sauf à le faire payer par les plus pauvres, qui sont les plus nombreux et les moins susceptibles d’y échapper…

    • Il rapporte environ 12 milliards par an. Et c’est effectivement le plus lourd d’Europe (en taux).
      L’idée de la Macronie, à qui l’on ne cesse de reprocher son tropisme droitier, était de compenser l’image de président des riches qui colle à Macron, en contrebalançant la réduction de l’ISF par un alourdissement de la fiscalité sur les successions.
      La logique du « en même temps ». J’allège les impôts des riches, et en même temps, je les alourdis ! Le tout avec la bénédiction probable de Bercy, pour qui quelques milliards de plus ne sont pas à négliger.
      Macron a réagi vite, cette fois-ci, plus vite que pour Benalla, le 80 km/h ou les 5€ des APL.
      Les Français n’aiment pas l’impôt sur les successions. Et celui-ci est déjà très élevé, comparé à nos voisins. Pas bon pour l’image du président, ni celle du pays.
      Donc, voilà, Castaner n’a plus qu’à aller se rhabiller !

      • @Jean Manchzek

        « Les Français n’aiment pas l’impôt sur les successions »:
        Vous oubliez de rajouter que les Français préfèrent une reconnaissance et une juste rémunération du TRAVAIL et du TALENT, plutôt qu’un nivellement par le bas insidieux, qui est la doctrine inverse que prône Contrepoints, et qu’une majorité souhaite,à savoir : « Le nivellement par le HAUT ».

  • L’impôt sur l’héritage est déjà hyper élevé en France… Les pays voisins sont nettement plus avantageux. Même la Wallonie en Belgique a un taux très faible. <10%
    En plus, l'alourdir ne tient pas d'une chose, c'est qu'un héritage n'est pas fait que de numéraire, loin de là, mais de patrimoine, de maisons, de meubles, d'actifs, de véhicules… A liquider rapidement pour pouvoir payer les taxes…
    Bref, les gens vont devoir renoncer à leur héritage ou le vendre à vil prix parce que pas possible de payer l'Etat qui n'attendra jamais la vente d'une maison…

  • la com, je fais balancer l’impôt sur les successions …je pousse un coup de gueule :les retraités ,laisser les tranquille,
    c’est une mascarade électorale !! les prochaines arrive,il faut ménager les électeurs…en tous les cas, j’oublie pas…à vous de voir…la seule chose dû changement augmentation du PIB quand à la dépense publique vous êtes de doux rêveur !!!
    déjà est annoncé augmentation de taxes de carburant .. le fioul en ce moment à prix 20 centimes d’euros..et ce n’est pas fini …
    ce gouvernement a un problème avec les mathématiques : je prend 1 Euros ,j’en dépense 5 …là, il parle d’augmention du budget de l’éducation, les élections Européenne, ils ont besoins d’électeurs …

  • En Chine, les droits de succession n’existe pas !
    Je confirme qu’on dit en Chine, que la France est le dernier pays communiste du monde.

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