Suisse : un succès économique dont on parle peu

La Suisse : ce voisin qui réussit et dont on ne parle pas…

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Genève by Yves Merckx(CC BY-NC-ND 2.0)

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Suisse : un succès économique dont on parle peu

Publié le 1 août 2018
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Par Claude Sicard.

Il est un pays, tout proche du nôtre, où l’économie est l’une des plus prospères du monde, où il y a très peu de chômage, où le niveau de vie est extrêmement élevé, où la balance commerciale est très positive chaque année, un pays dont la monnaie est extrêmement forte et où il n’y a pratiquement jamais de grèves. Il s’agit de l’un des pays les plus démocratiques du monde puisque avec son système de référendum populaire les citoyens peuvent à tout moment s’exprimer, proposer des lois et éventuellement contrebalancer les pouvoirs du Parlement.

C’est un pays où le chômage des jeunes est faible : 6,4 %, contre 24 % en France, un pays, curieusement, dont personne ne parle jamais. Nos hommes politiques et les grands medias l’ignorent totalement : il s’agit, chacun l’a compris, de la Confédération helvétique. Aussi très nombreux sont nos concitoyens qui se bousculent-ils pour aller y travailler, et on les comprend fort bien.

Examinons quelques chiffres de près. Le PIB de ce pays a connu une croissance moyenne régulière de 2,1 % par an dans la période 2004-2014, contre 0,9 % dans le cas de la France et 1,3 % dans celui de l’Allemagne. Le PIB/tête1 est extrêmement élevé : 82 971 $, contre 44 730 $ pour la France et 54 609 $ pour les USA. Sa balance commerciale enregistre très régulièrement des excédents très importants (30 MdFCH en 2014), le principal partenaire commercial étant l’Allemagne. Et les statistiques mondiales indiquent que la Confédération helvétique détient le cinquième des réserves mondiales de change. Aussi ce pays a-t-il la réputation d’être l’un des mieux gérés du monde.

Contrairement à un cliché très répandu, la Suisse ne vit pas que de ses activités tertiaires, et lorsque l’on évoque le cas de ce pays, on pense aussitôt à ses activités bancaires et financières. La Suisse possède, ce que l’on ne dit jamais, une industrie très forte qui représente environ 22 % du PIB2, contre 11 % seulement dans le cas de la France, pays sinistré au plan économique du fait de son grave déclin industriel, et 26 % dans celui de l’Allemagne.

Bien que la Suisse ait de nombreuses activités industrielles, le climat social, dans ce pays, est totalement apaisé. La notion de « paix du travail » s’y est installée durablement : elle a vu le jour lors de la grande crise économique de 1929. Les Suisses ont alors mis en place un dialogue constructif. En 1937 furent signés les premiers accords dits de « paix du travail » entre les syndicats et le patronat de l’horlogerie. Et il y en eut un grand nombre ensuite. Ce sont des conventions qui permettent de gérer pacifiquement les conflits et de trouver des solutions.

Dans une étude de l’Institut allemand WSI portant sur la période 2005-2012, sur 16 pays, la France s’est classée en tête en matière de grèves avec 139 jours perdus pour 1 000 salariés, la Suisse, tout au contraire, se trouvant en dernière position avec 1 jour de grève pour 1 000 salariés. Dans cette étude, l’Allemagne était bien placée avec 16 jours seulement, ainsi que la Grande Bretagne avec 23 jours. Les syndicats en Suisse n’ont pas renoncé à la grève comme moyen d’action, mais elle est tout à fait exceptionnelle.

Il existe, évidemment, dans ce pays modèle, un droit du travail, mais celui-ci est extrêmement succinct : 400 articles seulement, contre plus de 4 000 en France. Et il n’y a pas de SMIC. La loi porte sur quelques points essentiels : égalité homme/femme, 45 heures maximum par semaine, et quatre semaines de congés payés par an. Il n’est pas obligatoire pour les employeurs de motiver les raisons d’un licenciement, la loi se bornant à lister les motifs de ruptures abusives : maladies, accidents, grossesses….

Et la loi fixe ce que sont les délais de rupture : 7 jours durant la période d’essai, un mois la première année, deux mois de la seconde à la neuvième année, puis trois mois ensuite. Et les indemnités de licenciement sont très exceptionnelles.

Pour tout le reste, les conditions de travail sont négociées entreprise par entreprise en se référant, lorsqu’elles existent, à des Conventions collectives de groupes d’entreprises ou de branches. Ces CCT ne concernent en fait que la moitié seulement des salariés. Elles fixent des conditions plus avantageuses que celles résultant de la loi : une cinquième semaine de congé très souvent.

Quant aux heures supplémentaires, elles sont compensées de diverses manières ; selon les cas il y a des rattrapages, et, éventuellement des compensations financières.

Pour ce qui est du syndicalisme, il constitue un cas spécifique en Europe. L’USS (Union des Syndicats Suisses), créée en 1880, a opté pour l’action réformiste, le communisme ayant été repoussé au lendemain de la première guerre mondiale. Ce syndicat qui est dominant a opté pour la recherche d’une convergence d’intérêts avec les employeurs. Cela a conduit à un modèle helvétique de partenariat social. Il existe également un second syndicat qui résulte de la fusion de la Confédération des Syndicats Chrétiens (CSC) et de la Fédération Suisse des Employés (FSE). Ces deux syndicats participent aux négociations pour l’établissement des conventions collectives, mais le taux de syndicalisation des salariés n’est que de 16 à 18 %.

La Suisse nous fournit l’exemple d’un modèle très intéressant à faire connaître aux salariés français qui continuent, eux, à se cantonner dans une culture d’affrontement. La Charte d’Amiens, de 1906, est toujours l’ADN du syndicalisme français : elle a marqué la victoire du syndicalisme révolutionnaire dans notre pays.

Cet article a été publié une première fois en mars 2018

Sur le web

  1. Source : FMI.
  2. Industrie, hors BTP.
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  • la population de la suisse est de même pas 9 millions d’habitants ; il est sans doute beaucoup plus facile de diriger un petit pays qu’un pays comme la France avec son administration pointilleuse et ses dirigeants plus ou moins corrompus ; quand au référendum , les rares fois ou les citoyens y ont accès ,  » on  » s’assoit sans vergogne sur leur vote…….sur que d’ici , la Suisse fait envie.

    • Comme le succès des Suisses ridiculise les français ils évitent d’en parler, ou alors l’attribuent aux banques.

    • @ Véra
      La Suisse n’est pas dirigée étant une fédération véritablement démocratique dépourvue de politiciens professionnels. C’est donc le pays le plus libéral. Et c’est ce qui explique son succès!

      • C’est aussi le pays le plus anarchique par définition !
        En effet, anarchie signifiant ‘absence de strate ou d’ étage’, avec trois couches dans son ‘mille feuilles’ (la commune, le canton, l’état fédéral), la Suisse est ce qui se rapproche le plus de cette fameuse anarchie.
        Ce que les français appellent anarchie est en réalité l’anomie, l’absence d’ordre…

    • @véra
      Bonjour,
      L’un des problèmes de la France est qu’elle est dirigée, gouvernée. Elle l’est par des socialistes. Elle ne l’est pas par ces citoyens.
      Son vrai problème est qu’il n’y a pas de démocratie en France.

      • la France n’est pas dirigée, elle est pillée par des voyous institutionnels. Chaque année, le nombre d’affaires non résolues en police et gendarmerie dépasse les trois millions, multiplié par 30 en un siècle alors que la population n’a cru que de 65 %. La justice n’est plus rendue puisque les gens sont jugés sur ce qu’ils sont et non sur leurs actes par des commissaires politiques qui ne rendent de comptes à personne.

        • @Théo31
          !bonsoir,
          Par « gouvernée/dirigée » j’entends que les guignols en place décident du cap à suivre. Sarkozy, président nous a ch.é dessus quand nous lui avons répondu « Non » à propos d’un réferendum européen, et qu’il a signé « Oui » au Portugal.
          Puisque ces guignols décident du cap à suivre, c’est évidemment eux qui sont directement responsables de l’état calamiteux du pays. Que la police et la Justice – qui sont aux ordres – ne fassent pas ce pourquoi elles existent est lié au cap voulu, par le manque total de démocratie et par le piétinement incessant de la DDHC de 1789.

          • @STF

            « Par le piétinement incessant de la DDHC de 1789 » dites-vous ?
            Avez-vous bien lu ce torchon ? Je veux dire, l’avez-vous lu entre les lignes ?

            Parce qu’en lisant ce morceau de papier hygiénique de bien près, vous vous rendrez compte qu’au contraire, la DDHC de 1789 légitimise l’action de tous les gouvernements qui se sont succédés jusqu’à nos jours : je pense par exemple à l’article 17 qui légitimise le fait que l’on déloge un agriculture, quitte à le rouer de coups s’il refuse, pour y construire un stade de foot !

            • La nécessité publique n’exige évidemment pas de stades de foot.

            • @Modern Coding
              L’article 17 mentionne « une juste et préalable indemnité » comme condition. Même avec la notion de nécessité publique, l’Etat aurait dû protéger le droit de propriété de cet agriculteur. Donc rouer de coups celui qui refuse n’est pas légitime, et montre que nous ne vivons pas dans un Etat de droit.

              Et oui, j’ai bien lu ce texte, et je ne le qualifierai pas de « torchon ».
              Il y a des articles limpides tel le second par exemple qui dit que les associations politiques, les partis actuellement, ne peuvent avoir que le but de conserver les 4 droits fondamentaux que sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression. Aucun des partis politiques présents lors de la dernière campagne présidentielle n’est légitime.

          • Les auteurs du désastre ont cependant de nombreux complices : les électeurs.

    • Ainsi le succès de la Suisse tiendrait à sa « faible » population ? Expliquez nous donc pourquoi des pays de taille comparable comme la Grèce ou le Portugal n’ont pas d’aussi bons résultats ? Rappelons aussi que la Suisse ne dispose que de très peu de ressources naturelles, ni aucun accès à la mer, et malgré ça son économie flambe. Il va falloir chercher d’autres explications…

  • La différence de mentalité entre Suisse et France s’explique à mon sens par la révolution française, qui a répandu chez nous les graines de la perpétuelle discorde. Comme une manipulation génétique de nos consciences politiques.

    • non, la revolution française n a fait que poursuivre le centralisme de Colbert.
      c est la bureaucratie et sa caste de fonctionnaires qui pensent savoir ce qui est le mieux pour les francais et qui par leur salaires et leurs avantages pillent l economie et conduisent tout ce qu il touchent a la faillite

  • Cet article nous montre surtout qu’il est pleinement possible de vivre heureux, riche et sans chômage au cœur de l’Europe.

    Mais bien plus près de nous, il y a un endroit où il n’y a pas de chômage, pas grève et à peu près pas de syndicat, des entrepreneurs heureux et des entreprises de classe mondiale.

    Cet endroit, c’est la Vendée.

    Ce devrait être un exemple pour tous les politocards et faire la une de tous les médias, mais non, n’allons pas voir pourquoi aux Herbiers l’économie est en surchauffe …

    • @ Rick la Trick
      Bonjour,
      Il y a aussi Monaco, comme simple exemple de politique économique. Je n’ai pas souvenir d’avoir lu ou entendu qu’il y avait des grèves àsur le Rocher.

    • Ha non pas la Vendée !!! Villiers s’est fait cracher à la gueule par les Français et ils ont bien eu raison de choisir Hollande qui lui au moins à la tête de son département avait fait ses preuves…

  • Les Suisses sont des gens posés, entreprenants, responsables, qui prennent le temps de discuter et de rechercher une solution lorsqu’il y a un problème. Aux antipodes de la France, c’est le dernier pays au monde où nos politiciens chercheraient de l’inspiration.

  • Cet article me rappelle la réflexion excédée d’un homme politique (dont j’ai oublié le nom) à l’adresse de l’électorat dans les années 1990 : « Mais enfin qu’est-ce que vous voulez comme projet pour la France, qu’elle devienne une grande Suisse! » Oui effectivement, c’était ce que nous voulions parce que la France, par nature, avait tout pour être une grande Suisse. C’était son genre de beauté. La classe politique dominante, ce qu’elle voulait, elle, c’était la grandeur de la France. Aujourd’hui le résultat est là : nous avons laissé passé notre chance de devenir une grande Suisse et la grandeur de la France a été perdue. Echec total, un pays pillé, exsangue avec un Etat qui fonctionne bêtement comme une sangsue, qui divise pour régner et qui nous encombre.

  • Comme tout ce qui marche et fonctionne bien aux pieds des murailles de Fortress Europe, au mieux, ignoré et méprisé, au pire, ciblé et puni. En ce qui me concerne, le seul endroit en Europe ou investir. La notion de propriété privée n’est pas encore galvaudée et vidée de sens.

  • La Suisse reste néanmoins un pays socialiste. Social-démocrate.
    Que dire des cotisations LPP qui augmentent avec l’âge, excluant les anciens du marché du travail?
    Plus de libertés, ce serait parfait.

    • @MichleC
      Bonjour,
      Le socialisme tente de s’installer en Suisse. L’an dernier, il était question d’un Revenu Universel.

      • Il y est déjà présent. Mais les suisses sont moins abrutis que les français.

        • Et surtout, ces socialistes sont en majorité romands, l’esprit pollué par la proximité de la France et de ses journalistes et chaines TV.
          La différence entre la TSR romande et la SRF alémanique ou les journaux est édifiante, c’est un autre pays !
          C’ était moins le cas avant Mitterand, mais ces dernières années le ‘Röstigraben’, fossé des röstis, s’est agrandi…

    • c’est vrai qu’en France, les anciens ne sont pas du tout exclus du marché du travail…

      • Tout n’est pas génial en Suisse, à cause du socialisme plus présent que l’on ne croit.

        • cela ne dépend-il pas des cantons ?

          • Oui, Genève, c’est la France. Déficit permanent. Taxes locatives pour les propriétaires, part de 25% de logements sociaux dans les nouvelles constructions financés par les acheteurs, et après ils s’étonnent des loyers elevés.

  • les suisses sont plus riches que nous , ils nous ont donc volé notre argent..je comprends qu »ils ne s’en vantent pas…

  • La France souffre du socialisme, comme tous les pays qui subissent cette calamité. La Suisse n’a pas été aussi infectée car elle n’a pas subie les deux guerres mondiales qui ont favorisé le développement de ce cancer politique.

  • Pour ce qui me concerne, c’est un plaisir de travailler avec des entreprises suisses, droiture, ponctualité, simplicité.

    Même si tout n’est pas rose « façon de parler », la Suisse est pour moi LE modèle.
    A coté d’eux, nous sommes une vieille dictature archaïque et sale .

    Entre Patek Philippe et Edouard Philippe, on ne met pas longtemps pour choisir. 🙂 🙂 🙂

    Aujourd’hui c’est la fête chez eux, bonne fête !

  • Bel article et commentaires réconfortants sur les bienfaits du libéralisme bien compris appliqué à un pays qui, pourtant, dispose de potentialités économiques inférieures à celles de la France.
    Dans un moment de fiction, imaginez un parvenu, au demeurant habile stratège qui, devenant Président de la Confédération Helvétique aurait toléré qu’il existe dans son entourage un espion, (patenté par le budget confédéral) se travestissant en « policier » matraqueur!
    A mon avis la réaction serait immédiate, le parvenu et l’espion perdraient immédiatement leurs fonctions, seraient déchus de leur nationalité Suisse et seraient contraints de demander l’asile politique à un pays sensé être celui « des droits de l’homme. »

    • Déchus, non.
      Mais l’équivalent du goudron et des plumes, la Suisse étant un petit pays, difficile de passer incognito dans la rue.

  • J’ai comme l’impression que personne ici n’a vécu en Suisse pour penser qu’il y fait bon vivre !
    Après deux années passée là-bas, j’en suis revenu et ne le regrette pas : pays très « fliqué », où la délation est un sport national, où la culture est une cata . . . bon, j’arrête là.

    • Entièrement d’accord avec Michal mais cela n’enlève rien aux succès économiques!

    • Faudrait savoir. Les français réclameraient plus de sécurité parait-il…
      La sécurité n’est pas du ressort exclusif de l’Etat mais de chaque citoyen qui doit y participer. Cela passe par une attention et une responsabilisation de tous (voire une intervention éventuelle) devant un comportement illégal. Les étatistes français ont tout fait pour déresponsabiliser la population et pour la priver de possibilité de réaction en cas de problème au profit de l’Etat. Et en matière de délation, l’Etat français fait tout pour l’encourager dans le domaine de la fiscalité…
      Quant à la culture française subventionnée par l’argent des autres… Vous n’êtes pas très difficile. 🙂

      • Ce que certains appellent délation, les Suisses l’appellent ‘courage civique’.
        Jamais vous ne serez livrés à vous même avec un ramdam après 22h, les motos en échappement libre sont mises hors d’état de nuire en quelques minutes, chaque patrouille a dans le coffre un petit rouleau pour mesurer immédiatement la vitesse des cyclomoteurs et leur bruit.
        Résultat PV et présentation dans les trois jours qui suivent au poste en état légal.
        Mon fils a déjà été refoulé à la frontière pour une Harley bruyante, alors qu’elle était au norme chez nous.
        En France, vous ne ‘délatez’ pas, mais vous envoyez dans un couloir sans retour, comme un boeuf à l’abattoir, ce vieux monsieur qui, a bout de nerfs devant le bruit sous ses fenêtres’ sort le flaubert pour tirer dans le tas.
        Alors là, le raid s’en mêle pour arrêter le forcené !
        Appeler ‘forcené’ un vieux qui a été laissé tomber par l’état, qui l’a envoyé balader quand il se plaignait du bruit et que le sentiment d’être seul au monde a envahi petit à petit.
        Et merci aux constats d’accidents faits en Suisse par la police cantonale, ceux qui ont déjà tenté de remplir dans le calme un constat avec des gens du voyage ou avec une bande d’oisifs surexcités ont vécu de grands moments de solitude…
        Heureusement que nos dames ont compris le truc et simulent un choc à la tête pour appeler les pompiers en espérant que la maréchaussée les suivent.

    • La culture est tellement ‘cata’ en Suisse, que toute notre élite d’écrivains, chanteurs, comédiens, sportifs de renoms y ont déposé leur valises, pour essayer (je suppose) de remonter la moyenne de ce pays d’incultes.

  • La Suisse n’est pas un pays mais une confédération de pays qui ont chacun leur histoire, leurs particularités humaines, voire leur langue. Ainsi, cette diversité historique permet un équilibre entre les différentes régions. C’est donc très distinct de la France arbitrairement organisée en départements et régions où l’individu a plus de peine à se reconnaître dans une communauté politique. Les citoyens suisses votent les sujets qui les concernent, tant au niveau communal que cantonal et fédéral, d’où un équilibre entre le peuple et les dirigeants.

    • Et les Suisses votent pour organiser leur vie, celle de leur famille ou de leur commune.
      Il ont eu le temps d’affiner leur conscience politique en près de 700 ans de démocratie.

      Nous en sommes loin, nous qui votons pour demander à l’état de régenter la vie des AUTRES, de les mettre dans le droit chemin en espérant, ce qui n’est jamais le cas, échapper à cette coercition qui nous retombe invariablement sur la g…..

      Je pense même que si on faisait un copié-collé du système suisse, il nous faudrait une génération pour le maitriser, avec un bordel sans nom entre temps.

  • Les syndicats Français ne représentent pourtant que 11% des salariés. À l’exception de l’Estonie et la Lituanie (10%), aucun pays européen n’a un taux aussi faible. Dans l’Union européenne, la moyenne est de 23%

  • Je rêve d’un monde où tous les pays auraient un excédent commercial de 30 MdFCH…

    • Qu’est-ce que ça peut bien vous faire étant donné qu’il s’agit d’une statistique agrégeant des échanges privés ? En quoi ce qu’achète votre voisin et où il l’achète vous regarde-t-il ? De quoi vous mêlez-vous ?

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