Démission de Nicolas Hulot : accès d’humeur ou réalisme ?

Nicolas Hulot a préféré imputer son départ à des obstacles réels… ou fictifs.

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Nicolas Hulot by Fondation Nicolas Hulot (CC BY-NC-ND 2.0)

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Démission de Nicolas Hulot : accès d’humeur ou réalisme ?

Publié le 3 septembre 2018
- A +

Par Gérard Petit.

Peut-on s’étonner d’une maigre récolte quand on a fait de mauvaises semailles ?

La démission de Nicolas Hulot, car il faut appeler ce départ par son nom, n’est-elle pas la conséquence inavouée de choix inefficaces plutôt que celles des entraves réelles ou fictives qu’il a dénoncées avec amertume ?

Cinq colonnes à la Une

Nicolas Hulot jetant l’éponge ne dira donc plus, avec Guillaume d’Orange, que « point n’est besoin d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer ».

Lobbies noirs contre chevalier blanc, une lutte trop inégale aurait contraint le preux à rendre les armes. Néanmoins, durant l’annonce du renoncement, il a délivré ses derniers oracles. Avec la hâte fiévreuse d’un Évariste Galois à l’approche de son duel fatal, il a répété à satiété que les actions (ou plutôt les inactions) de ce gouvernement n’étaient nullement à la hauteur des enjeux écologiques vitaux, appelant à un changement des paradigmes et présentant à bon entendeur la « croissance verte » comme un oxymore.

Il a dénoncé les entraves à son action, ourdies par de puissants lobbies, seules quelques petites victoires auraient été permises pour un temps lui sauver la mise, les dossiers à forts enjeux écologiques restant efficacement bloqués.

C’est ainsi qu’est le plus souvent résumé par les media le poignant psychodrame que nombre ont pu voir ou entendre, en direct, un matin des derniers jours des vacances.

L’hydre politique continuerait donc à manger ses enfants en commençant par les plus dérangeants, retournant ensuite à la routine inefficace qui la caractérise, faisant semblant d’agir, mais laissant œuvrer ses déterminants ataviques.

L’implacable boucle serait donc bouclée et le pays désormais privé de sa « conscience écologique », placé devant le risque de retourner naturellement vers ses veaux d’or inconséquents, ceux justement poussés ou protégés par les lobbies.

C’est un peu court, jeune homme !

Les explications de Nicolas Hulot auraient pourtant laissé Cyrano sur sa faim, en particulier qu’il ait fait l’impasse sur la conséquence de choix opérés ou confirmés sous son mandat et qui n’ont pas porté leurs fruits, tout comme sur l’inaction qui à prévalu dans des secteurs clés.

On peut à raison arguer de la méchante réalité gardée par ses cerbères sur laquelle viennent buter les plus nécessaires décisions, mais la réalité est souvent plus inertielle que méchante, surtout quand les évolutions proposées, voire imposées, ne sont pas vraiment pertinentes, qu’il s’agisse de leurs modalités concrètes ou des délais impartis.

Nicolas Hulot peut à raison se désoler de l’accroissement des émissions de GES en France depuis la COP 21, au point même d’en faire l’une des raisons de son retrait, mais « en même temps », il a le devoir de s’interroger sur les leviers qui ont été activés pour s’y opposer.

S’agissant des deux premiers contributeurs aux émissions de GES en France, l’effort porté sur l’isolation des bâtiments reste balbutiant et le secteur des transports demeure quasi totalement carboné. Par contre des investissements considérables sont réalisés dans l’outil de production électrique en développant à grande échelle éoliennes et panneaux solaires voltaïques, sans gain aucun à espérer en matière de GES, les productions correspondantes se substituant à celle d’un nucléaire non émetteur.

Ce mauvais résultat global qu’on a voulu présenter comme la conséquence de manœuvres de retardement empêchant le développement suffisant des EnR, est en réalité totalement indépendant du parc déjà construit et de la cinétique de son développement.

Dans ce cas au moins, nul besoin de l’action de lobbies pour que des objectifs, souvent réitérés en mantras, se révèlent d’eux-mêmes contreproductifs, car mal fondés ou antithétiques avec d’autres objectifs.

À propos, a-t-on entendu Nicolas Hulot s’interroger sur les résultats de l’Energiewende allemande, que lui et ses amis Verts n’ont cessé de présenter comme un modèle ? Dispendieuse et inefficace dans la lutte contre les GES, elle trouve pourtant grâce à leurs yeux car en passe d’évincer complètement le nucléaire, un acquis cardinal justifiant tout.

France Stratégie, établissement public (l’ancien Commissariat général au Plan), avait pourtant commis une étude sur le sujet, aux résultats implacables, qu’en a fait le ministre ?

Des lobbies ?

Ironie, on peut en revanche parler à bon droit du lobby du soleil et du vent de son extravagante capacité d’influence et de son opportunisme à surfer sur une vague anti-nucléaire qu’il a d’ailleurs largement contribué à fortifier. Le courant vert éthique est présenté comme une alternative au nucléaire, ce qu’évidemment, à service électrique rendu égal, il n’est absolument pas, mais le message est passé dans l’opinion.

L’ADEME, autre établissement public, n’affirme t-elle pas que 100 % d’électricité renouvelable en France en 2050, c’est possible techniquement et accessible financièrement et que la décision de réduire rapidement la contribution nucléaire dans la production électrique à 50 % ne dépend plus que du politique qui d’ailleurs, sous son influence, l’a inscrite dans la loi de 2015.

Dissonance, c’est par la voix de Nicolas Hulot qu’on a enfin admis officiellement qu’une telle réduction ne permettrait pas d’honorer les engagements de la France pris lors de la COP 21, une conséquence mécanique évidemment connue des acteurs en charge, mais un aveu longtemps retenu par les tenants de la mesure.

Le choix des mots

On définit en général le lobbyiste comme un commis voyageur essayant de faire valoir des intérêts privés auprès des décideurs politiques ou étatiques.

Ainsi, parler de lobby nucléaire est-il un court circuit (au sens électrique du terme) puisque des acteurs de l’industrie électronucléaire (EDF, CEA, ex AREVA) où l’État possède quasiment tout et peut vraiment tout, essaieraient d’influencer d’autres représentants des intérêts de la nation, une affaire d’État en somme.

Décider en connaissance de cause devrait être un pléonasme, en général et en politique tout spécifiquement. Que les politiques souhaitent s’informer des réalités sociales, techniques, industrielles, économiques, ou que les acteurs de ces domaines cherchent à informer les politiques, quoi de plus normal, mais au sein de la machine étatique (au sens large) ces échanges absolument nécessaires ne sauraient être qualifiés de lobbying.

A contrario, les activistes verts, de vrais lobbyistes ceux-là, avaient leurs entrées permanentes au ministère de Nicolas Hulot, lequel aurait dû, à profit, mâtiner ses avis d’autres points de vue.

Par ailleurs et le constat est patent, les PDG des grandes entreprises étatiques ou para-étatiques, qui sont nommés directement ou de facto en Conseil des ministres, ne peuvent guère s’opposer aux orientations, voire aux décisions de l’Exécutif.

Il est clair que Mr Levy actuel président d’EDF qui n’a du point de vue technico-économique, aucun intérêt à arrêter les deux réacteurs de Fessenheim avant dix ans ou plus, devra néanmoins consentir à ce sacrifice idéologique, parce que l’Exécutif politicien en aura décidé ainsi, via une loi votée à l’époque, en 2015, par une majorité redevenue godillot le temps d’un sursaut consensuel anti-nucléaire.

Accès d’humeur plus que de réalisme

Avoir raison trop tôt peut avoir de fâcheuses conséquentes, Giordano Bruno l’a appris sur un bûcher qu’un Nicolas Hulot ne risque guère puisqu’aujourd’hui il est reconnu que c’est la planète toute entière qui brûle et qu’il est plus qu’urgent de s’en occuper.

Parler de ces périls, ce n’est pas agir contre eux et se contenter de coups médiatiques tels que l’abandon de l’aéroport de Notre Dame des Landes, la fin de l’extraction du pétrole en France ou l’arrêt de nos dernières centrales au charbon, mais relève de l’évitement.

Il est plus facile de pousser encore et encore à l’érection des mâts éoliens et à l’étalement des champs solaires car ces totems sont visibles et parlent à l’opinion à qui on raconte qu’ils sont la solution.

De même, la critique du nucléaire présenté comme une addiction française dont il faudrait se défaire au plus vite alors qu’il est la pièce maîtresse du dispositif de lutte contre les GES, est aujourd’hui très populaire, mais totalement irresponsable.

On aimerait croire que le départ d’un Nicolas Hulot, « empanaché d’indépendance » pour croiser à nouveau Cyrano, est le fait d’un accès de réalisme, le résultat d’une prise de conscience que les politiques qu’il portait ou qu’il soutenait sont une impasse et qu’il faut en changer au plus vite pour s’attaquer résolument aux vrais foyers tout en préservant les vrais atouts.

Mais on peut s’étouffer en mangeant son chapeau, un risque que Nicolas Hulot n’a pas voulu prendre, préférant imputer, sur un ton égotique, les raisons de cette esquive aux obstacles réels ou fictifs qu’il invoque.

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  • Le gourou Hulot n’avait pas d’autre alternative que de quitter ce poste . Confronté aux réalités du terrain il ne pouvait dire à sa secte qu’en fait nombre de leurs élucubrations n’avaient aucun sens et que la multiplication et l’augmentation irraisonnée des taxes ne pouvait convenir qu’aux plus obtus . Comment leur faire comprendre que face aux 7,5 milliards d’habitants sur la terre les 67 millions de français ne pesaient rien ? Il a enfin compris qu’il n’était qu’un outil électoral pour Macron et son égo surdimensionné ne l’a pas supporté .

  • Ajoutez à la liste de ses méfaits l’interdiction des nicotinoïdes en agriculture, une véritable catastrophe pour le monde agricole d’autant que les abeilles ne s’en porteront pas mieux.
    Je passerais sans indulgence sur son acharnement ridicule contre le glyphosate.

    • Après l’industrie française, nos politiciens sont en train de démolir l’agriculture française avec leurs interdictions du progrès génétique, la recherche est morte, et des pesticides!

    • Un jour, la France va interdire les insecticides tueurs d’insectes….parce que ça fait peur…

      non§??? un insecticide qui tue les insectes, les salauds..ils osent tout.

    • « d’autant que les abeilles ne s’en porteront pas mieux. »
      Question naïve, où en est-on des connaissances sur ce sujet ?
      J’ai l’impression de lire tout et son contraire en ce moment.

  • Hulot la parlotte. aucune connaissance scientifique , mais une idéologie dogmatique démesurée est parti ; bon vent , et surtout qu’on arrête de parlez de lui et de ses « idées » sur mesure dont il ne maîtrise rien. !

    • non ..si vous avez une politique énergétique… vous aurez tout ce qui va avec la politique énergétique…la mise en place du parc électronucléaire est aussi contestable sur ce point que le reste. ça a « été fait avec l’argent de gens qui sont et c’est leur droit , antinucléaires.
      ce que vous dites comme beaucoup d’ingénieurs et laissez nous décider de la politique énergétique car on s’y connait… ça a aussi conduit au concorde…et un certain nombre de trucs »techniques » faits avec l’argent du contribuable.

      et je vais encore dire un truc ..si au moins on avait une vague idée de quel interet supérieur national peut justifier dans le temps l’existence même une politique énergétique..!!!. en fait que la politique s’en mêle c’est plutôt une épée de Damoclès sur la tête des investisseurs; quand on considère les capitaux et les temps en jeu…
      si au bout de 10 ans un zig peut arriver et dire , ça ne plait plus aux gens tu arrêtes ton truc… les investisseurs ne feront rien!

    • Souhaiter « bon vent » à un ministre écologiste démissionnaire : check.

      (gg)

  • Lorsque ce que l’on propose est irréaliste faut pas s’étonner qu’il y ait des obstacles. Ce type est un idéologue, complètement hors de la réalité!

  • Un GW installé en PV produit environ un TWh par an tandis qu’un GW installé en nucléaire produit entre 6 et 7 TWh par an. Autrement dit, pour fournir un service équivalent, il faut installer 7 GW de PV pour compenser 1 GW de nucléaire. Mais ce n’est pas tout. Pour compenser l’intermittence du PV, à savoir l’arrêt complet de la production de manière aléatoire, il faut installer une puissance équivalente à partir d’une source pilotable chargée de prendre le relai lorsque la la production du PV s’interrompt.

    Toute chose égale par ailleurs, ce sont donc 14 GW nouveaux qu’il faut mobiliser pour compenser un seul GW de nucléaire. A cela s’ajoute la durée de vie du PV vs le nucléaire, à peu près deux fois plus courte. Une durée de vie deux fois plus courte implique le doublement de l’investissement initial. Même en posant l’hypothèse qu’un GW de PV coûterait le même prix d’installation qu’un GW nucléaire (ce qui est loin d’être le cas puisque le PV est beaucoup plus cher à installer), le PV revient mécaniquement 28 fois plus cher à installer que le nucléaire de seconde génération, à service rendu équivalent. La même démarche de calcul économique basique peut être appliquée aux éoliennes, sachant qu’un GW d’éoliennes produit environ 2 TWh par an.

    Une transition énergétique à base de PV ou d’éoliennes n’est pas une transition mais un véritable suicide énergétique à l’échelle d’un pays.

    La démission de Hulot est un premier pas dans le bon sens pour éviter le suicide énergétique de la France. Au delà de ce cas particulier heureusement évacué, c’est désormais l’ensemble de l’appareil d’Etat qui a favorisé le développement des éoliennes et du PV ces dernières années qu’il convient de licencier, politiciens comme fonctionnaires, sans hésitation ni regret. Alors que ces margoulins d’Etat ont tenté de condamner la France et les Français à la précarité énergétique pour tous, on n’ose espérer la survenue d’un procès pour haute trahison car ce serait probablement trop demander à l’Etat obèse.

    • @Cavaignac: Si ce n’était que cela, ce serait encore acceptable. Mais bien pire, la valeur des GW des EnR n’existe que par ses subventions.
      Il ne suffit pas de 7GW de PV pour égaler 1GW de nucléaire, parce que ce dernier est modulable selon les besoins. L’électricité n’étant pas stockable directement, il faut obligatoirement un consommateur à l’autre bout du fil. Même si sur la période, votre production ENR égalait la consommation, il n’y aurait aucune possibilité de couvrir les besoins selon la quantité et la période. Et qui donc accepterait de payer du même prix une livraison stable d’une livraison erratique ?

      L’Australie du Sud a été plus loin que l’Allemagne : black out réguliers, fuite des usines, prix astronomiques pour le consommateur, pic du prix de base délirant par moment… Mais tant que les voisins compensent, le déni des électeurs continue…

    • Je n’ose pas imaginer, avec les coûts générés par l’achat obligatoires de la puissance ENR, un white out, le réseau explosant en tous points parce que non prévu non traité, surtensions dans tous les coins, tous les moulins a vents produisant en même temps. L’Australie pourrait être une aimable plaisanterie en comparaison.
      Ils peuvent le faire ❓ Ils le feront, au nom de leur « lutte » ❗

    • ben faut surtout d »‘abord et avant tout mettre à l’arrêt des trucs en parfait état de marche…qui produisent à un coût de revient intéressant…

  • et en plus on a échappé de justesse à un retour de cohn bandit..^^

  • l’écologie associatif à but non lucratif ,à eu des effets positifs mais l’écologie politique le bazar ,la contradiction permanente,à part taxer et foutre le Bordel !!

    • « En France, la somme des dépenses publiques de soutien aux EnR est estimée pour 2016 à 5,3 milliards d’euros (Md€). Cette mobilisation financière va connaître une progression forte ». Rapport de la Cour de Comptes, mars 2018.
      Ce ne sont pas le bazar ni la contradiction permanente pour ceux qui, les mains tendues, empochent ces milliards.

  • N Hulot est un enfant gâté qui n’avait pas la carrure pour endosser le costume de ministre. Daniel Cohn Bendit a très bien compris que lui aussi ne serait pas à la hauteur des enjeux. Il est toujours plus facile de vitupérer contre le système que d’être l’auteur des changements. Les écolos seront toujours d’éternels bobos sans grande envergure politique.

    • non c’est faux! nicolas il était comme nous un carambar par ci par là, une orange à Noel…un petit train m^me pas électrique ,il fallait le pousser. on ne peut pas dire enfant gâté.

      staline ou hitler avait une grande envergure politique aussi…

      non hulot est secondaire… un écologiste aux larges épaules issu du peuple avec les même idées que lui…kif kif…

  • ben si il avait promu des décisions inefficaces…et n’avait pas subi d’entraves réelles. ce serait un peu inquiétant du niveau de compétence « chez les petits mon-sieurs qui nous gouvernent »

  • moi je trouve qu’il a de beaux cheveux. et il agit..il est parti. et avant il était venu.

    disserter sur la démission d’un ancien animateur de télévision d’un poste de ministère dont personne n’est capable de savoir ce que ça recouvre…
    j’espère que schiappa va pas démissionner.. non, schiappa t’en va pas…. ne démissionne pas..la France elle a besoin de toi…

  • une des missions de l’ademe je crois est de promouvoir la transition energetique autrement dit les énergies renouvelables, il est donc PARFAITEMENT logique et rationnel de leur demander un rapport sur le sujet.

    Elle est chargée depuis sa création en 1991 de la mise en oeuvre des politiques de protection de l’environnement, du développement durable et de l’énergie en France

  • il est bel homme, moderne avec de larges épaules et jeune, surtout pour les jeunes et les vieux, c’est un atout en terme d’image auprès de médias étrangers, il donnait une image volontariste et décoiffée de la france. La france est actuellement en tête dans la lutte contre le changement climatique et si dans 100 ans et dans 100 000 milliards d’euros la temperature du globe aura moins crû de 0 virgule quelque chose degré celsius! vous ferez moins le malin à cont’point.

  • j’adore aussi ma solution est la meilleure sur le plan économique et environnemental il est donc urgent d’empêcher la liberté économique et de faire pleins de lois pour la rendre obligatoire…et subventionnée.

  • L’article rappelle que « l’effort porté sur l’isolation des bâtiments reste balbutiant ». C’est donc en priorité sur l’isolation des bâtiments qu’un ministre de l’écologie devrait mobiliser l’opinion et les pouvoirs publics.

    Or le problème de l’isolation est qu’elle accroît, non seulement l’indépendance énergétique de la population, mais son indépendance tout court car, en réduisant les besoins en consommation d’énergie, elle réduit du même coup les taxes perçues sur cette consommation.

    Pour éviter cette perte de recettes fiscales, tout l’art de la transition écologique voulue par les pouvoirs publics est de maintenir la population dans la dépendance énergétique parce que c’est un bon moyen de la maintenir dans la dépendance à l’Etat avec l’obligation de consommer un type d’énergie choisie pour maximiser la taxe dont elle n’est que le prétexte.

    De ce point de vue, le ministère de l’écologie en France n’est qu’une annexe de l’administration fiscale. Dans ces conditions, un ministre de l’écologie ne peut pas être écologiste. Hulot a été placé face à cette contradiction. Il ne pouvait que démissionner.

    • pire sur le fond m^me si l’isolation des bâtiments est énergétiquement efficace, l’ensemble des gens va se retrouver plus riche et qu’est ce qui va les empêcher de dépenser son argent et émettre du CO2 ailleurs???

      ce qui grattouille l’etat c’est que la solution réelle soit d’appauvrir les gens ( tant que nous n’avons pas d’autre moyen de produire l’essentiel notre énergie qu’avec du fossile).

      c’est un politique difficile à mettre en place, car en dépit des dénégations les gens finissent par s’en apercevoir… et que en plus l’etat aussi se trouve appauvrit.

      si on croit au rca il faut interdire d’utiliser du fossile, pas le taxer , la seule raison acceptable et « climatique » de taxer est de mettre l’argent dans des moyens ou la découverte de moyens qui permettent de se passer du pétrole, ce qui est une pure spéculation et qui en outre demande du pétrole!!! et il faut alors dire on va cous rendre pauvres sans garantie que ce soit efficace!!!
      il est plus plausible que l’etat utilise l’argent des taxes pour payer des fonctionnaires.

      là encore voyons au pire du pire utiliser l’argent pour zigouiller ceux qui commentent le crime d’utiliser du pétrole mais bon les autres…la lutte contre le rca sera alors efficace…et ça fait froid dans le dos/

      c’est une farce et un bal des hypocrites , HULOT? GORE di CAPRIO mènent le bal!!!

      • et quand vous aurez créé des fonctionnaires dont le rôle réel et de diminuer la productivité, la réalité est que ces chevalier du CO2 en vivent directement… et ça ressemble diablement à n’importe quel fonctionnaire régulateur de l’économie.. qui crache sur le marché mais par ailleurs prie pour la croissance, car il en vit…

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