Les prophéties de monsieur Hulot

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Nicolas Hulot by Damien Senger (CC BY-NC-ND 2.0)

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Les prophéties de monsieur Hulot

Publié le 15 mai 2020
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Par Philippe Charlez.

Après nous avoir annoncé que le coronavirus devait être compris comme un « ultimatum de la nature », bravant le confinement et habillé en Moïse des temps modernes, le prophète Hulot s’en est donc allé au sommet du Mont Sinaï pour recevoir du Dieu Écologie les nouvelles tables de la loi. Dieu a cette fois réfléchi davantage puisqu’il a transformé ses Dix Commandements initiaux… en 100 principes.

Le temps est donc venu de marcher vers un nouveau monde sans mensonge, résistant à la fatalité mais créant du lien, misant sur l’entraide, honorant la beauté du monde en nous réconciliant avec la nature.

Un catalogue de bonnes intentions auquel on ne peut qu’adhérer ! Des aphorismes que Jean-Jacques Rousseau aurait pu écrire dans sa Rêverie du Promeneur solitaire.

À partir du commandement 23, l’idolâtrie du nouveau monde se précise légèrement :

Le temps est venu d’opérer la mue d’un système périmé, de laisser de l’espace au monde sauvage et d’écouter les peuples premiers » (l’Homme de Neandertal ?) bref de changer de paradigme.

Il faut avoir la patience d’aller jusqu’au commandement 40, pour que ce nouveau monde se matérialise quelque peu. Le Dieu Écologie retrouve alors progressivement son chromosome néomarxiste considérant que :

Le temps est venu d’une mondialisation qui partage, de préférer le juste échange au libre-échange, la solidarité universelle, des démocraties inclusives, de s’inspirer des citoyens, d‘une économie qui préserve et redistribue, de mettre un terme à la dérégulation, à la spéculation et à l’évasion fiscale, d’exonérer les services publics de la loi du rendement.

Sans oublier l’aversion du risque en considérant que «  le temps est venu d’appliquer le principe de précaution. »

Pas de propositions concrètes

On attendrait de la dernière salve des propositions concrètes. Mais à part des idées hautement originales comme « voyager près de chez nous, relocaliser des pans entiers de l’économie ou encore nous libérer de nos addictions consuméristes » on restera sur sa faim.

Les derniers principes sont encore plus vagues que les premiers : « ralentir, se réapproprier le bonheur, croire en l’autre ou encore admettre la complexité ».

Journaliste vedette, il fut génial. Ministre de l’Environnement et du Développement Durable il s’était positionné comme défenseur d’une écologie pragmatique n’opposant en rien écologie et croissance économique. Aux affaires il avait même courageusement reconnu l’irréalisme de la réduction à 50 % de la part d’électricité nucléaire en 2025 ce qui lui avait attiré les foudres de ses amis écologistes. Et, il est regrettable qu’en septembre 2018, il ait quitté le gouvernement sur un « coup de gueule ».

Profondément frustré, Hulot s’est radicalisé. Il se fait aujourd’hui le chantre d’un discours délirant et confus. Assimilant crise sanitaire et crise climatique, tantôt collapsologue annonçant que « demain sera pire qu’hier » tantôt mystique se référant à Saint Augustin, tantôt marxiste décrétant « qu’il faut aller chercher l’argent là où il est ». Il souhaite « changer de modèle » sans aucune autre précision considérant que « le télétravail est aujourd’hui une victoire du modèle néo-libéral et synonyme de capitalisme du désastre », que « les États sont endettés à cause des paradis fiscaux ».

Mais le plus inquiétant n’est probablement pas là. L’ancien animateur n’est pas le seul à profiter de la pandémie pour partir en croisade.

Un gouvernement d’union nationale

Son ancien apôtre Matthieu Orphelin aujourd’hui député dissident de LREM et principal meneur d’un groupe de frondeurs est lui beaucoup plus clair dans ses propositions.

Il plaide en faveur d’un gouvernement d’union nationale« écologie et économie seraient pour la première fois un seul et même grand ministère ».

Une proposition assez proche de celle d’EELV qui, lors des européennes de 2018, réclamait que « l’écologie soit la norme juridique supérieure afin de subordonner les critères économiques aux critères environnementaux ». Un message que le gouvernement semble avoir entendu.

Une reprise post pandémie sous condition écologique semble effectivement se dessiner notamment après les récents discours du ministre de l’Économie Bruno Le Maire et de la ministre de l’Environnement Élisabeth Borne.

Une position idéologique

Ainsi les soutiens publics à Air France et Renault seront-ils conditionnés non pas à un souci de rentabilité mais à… des engagements environnementaux forts. L’avionneur est ainsi prié de limiter voire de supprimer ses vols courts tandis que le constructeur automobile est sommé de sortir de la voiture thermique au profit de la voiture électrique.

Une position plus qu’idéologique de la part du gouvernement face à des compagnies aux abois et dont la survie dépend d’abord et avant tout de leur rentabilité future « tous types de propulsions confondus ». Une fois de plus la France risque d’être à la pointe de l’ineptie environnementale quand Angela Merkel, Boris Johnson ou autre Donald Trump seront eux à la pointe du pragmatisme économique.

À suivre.

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  • jacques lemiere
    15 mai 2020 at 7 h 24 min

    quand il s’agira de sortir de l’ambiguïté…il ya aura problème…
    on croit deviner que hulot ne soutient pas la dictature néanmoins, il essaye de « convaincre »..

    arbitraire PARTOUT… voyager près de chez nous…implique de définir la distance maximum..
    relocaliser des pans entiers de l’économie..lesquels?

    qui tranchera cette multitude d’arbitraire.???

    c’est le syndrome de l’anti-consumériste… »ON » consomme trop…

    • claude henry de chasne
      15 mai 2020 at 8 h 52 min

      quand on s’adresse a des « croyants » , ni l »ambiguïté, ni le pragmatisme, ni la science n’ont de valeur..
      c’est l’avantage du « croyant » !

      • Bien vu pour les valeurs des croyants, toutefois les scientifiques dans leur grande majorité ne sont pas loin de dire la même chose qu’Hulot.

        • claude henry de chasne
          15 mai 2020 at 18 h 51 min

          je ne suis pas d’accord avec çà, on communique beaucoup mais on ne regarde pas assez la contradiction

          • Ne seriez-vous pas alors dans une croyance face au plus de 90% de scientifiques impliqués actuellement dans les disciplines concernées ?

            • Vos chiffres d’ou les sortez-vous, C’est quoi les disciplines concernées . Les climatologues tout comme les économistes à modèle économique, une modification de variable ou une variable qui s’ajoute, un coronavirus(cygne et signe noir ), auquel s’ajoute des moyennes ou on mélange la carpe et la carpette, tout cela s’appelle science, divinatoire … Comme on oublie les prédictions, l’astrologue, non le climatologue peut prophétiser à nouveau!
              Le doux souvenir quand mon charmant professeur du P.S.U. nous annonçait le refroidissement planétaire avec New York réduit à ouvrir sous congélation par la glace …

        • Ah bon, lesquels ? Perso je suis un « scientifique » et je passe mon temps entouré de « scientifiques ». Et autant un certain nombre sont des « doux rêveurs un peu gaucho » il y a quand même, dès qu’on parle nombre, mesurabilté, confrontation aux données expérimentales etc. une forme de méfiance vis à vis de l’écologie « grand public » à la Hulot.

          • Lesquels ? Et bien tous ceux qui n’ont pas un mépris du grand public et qui étudient les phénomènes liés au climat du climatologue au biologiste.
            Et non pas ceux qui ont un avis sans être concernés et tout particulièrement ceux aux cheveux blancs qui ont prospéré durant les trente glorieuses.

        • De tout temps la majorité des scientifiques se sont trompés sur le futur. Jusqu’à nouvel ordre la divination n’est pas une science (ni les statistiques d’ailleurs et les prévisions climatiques ne sont que cela)

      • jacques lemiere
        16 mai 2020 at 7 h 50 min

        voui…pour les croyants pas de problèmes…mais justement…mis en pratique ça touche aussi les autres et les croyants vont rentrer dans leur trou..

    • La dictature, c’est les autres.

    • En tout cas HULOT consomme trop avec ses grosses voitures , et ses déplacements en helicoptére

  • « préférer le juste échange au libre-échange » rappelle la grande époque de l’URSS, où le troc avec les « pays frères » était de rigueur, la valeur officielle des monnaies nationales ne correspondant plus à rien, comme on l’a vu sous Chavez avec une valeur officielle, une valeur pour les achats extérieurs et une valeur, très réduite, au marché noir

  • Monsieur hélicoptère pourrait éventuellement avoir son mot à dire s’il faisait publiquement des excuses pour son comportement passé.

    • Le moins que l’on puisse dire de ce donneur de leçons c’est qu’il ne montre pas l’exemple ! Ultra-motorisé, ultra capitaliste (pourrait partager ses plus de 7 M€ avec les petits retraités pour montrer l’exemple), 3 maisons (voire davantage) maisons éloignées de plus de 100 kms les unes des autres (Bretagne, Alpes, Corse) comment, de ce fait, oser faire la leçon à qui que ce soit ? La plupart des gens sont bien en deça de de déploiement de biens immobiliers et mobiliers !
      Il avait reconnu il y a quelques années qu’il n’était même pas capable de faire le tri de ses poubelles !
      Bref Mr Hulot doit d’abord se renseigner sur l’origine de la pandémie, ensuite, jouer une partition plus modeste ! Oui les élections commencent à se préciser (et comme nous le savons personne n’a convaincu jusque là !) mais partant de constats faux et donnant une image à l’opposée de celle qu’il veut nous imposer, il est mal barré !

    • jacques lemiere
      15 mai 2020 at 19 h 59 min

      non voyons.. c’est quoi le consumérisme? ce n’ets pas le fait de consommer ou de consommer beaucoup ..mais un « désir » ou besoin…compulsif d’acheter des choses…hulot consomme beaucoup mais pas compulsivement et en plus il le regrette…

      le consumérisme c’est d’abord un procès d’intention…

      ça finirait en cassage de gueule…

  • j’adore ce donneur de leçon qui veut nous imposer une politique qu’il n’est pas capable de suivre lui même

    • comme tous les trouducs de ce pays tous ceux qui devraient la fermer sont les 1ers à l’ouvrir et nous faire la leçon…

  • claude henry de chasne
    15 mai 2020 at 8 h 47 min

    ce type est un imposteur , ni plus , ni moins

  • La petite bête
    15 mai 2020 at 9 h 59 min

    Nicolas Hulot, que je pense sincère, est un idiot utile du mondialisme, dont les impostures climatique et sanitaire sont des chevaux de Troie.
    Ce n’est pas la vogérence qui l’étouffe, pas plus que le gouvernement français qui, en même temps, lutte contre la pandémie et empêche les soignants de soigner, les pharmaciens de vendre des masques…
    Et les compromissions mercantiles ne sont pas loin derrière…

    • Sincère? Il vend sa camelote soi-disant écolo, mais que Greenpeace accuse d’être frelatée! Un bel hypocrite oui et un imposteur !

  • Quelles sont les compétences de ce monsieur pour jouer au prophète de malheur?

  • Jusqu’à quand va-t-on laisser cet inventeur de l’escrologie (avec Arthus Bertrand) nous bassiner avec son catastrophisme? Après avoir pollué la planète plus que nous tous réunis, en avion à récation, en jet privé, en hélicoptère, en 4X4 et en ayant grâce à cela amassé une fortune non négligeable et créé une Fondation Nicolas Hulot au bénéfice exclusif du créateur de la Fondation, il continue à prôner frugalité, pauvreté, misère pour « protéger la nature » contre la méchanceté humaine. Chiche! Nationalisons ses neuf véhicules à moteur, sa fortune personnelle qui irait dans le reboisement et ses multiples propriétés pour les transformer en forêts « poumons verts » de la France!

  •  » C’est une catastrophe ?
    Oui « mais une catastrophe qui a pour effet de donner vie à un conte de fée. On est
    surpris par le silence. A l’entendre on s’aperçoit que les trésors de Paris étaient
    auparavant comme effacés par le bruit. Les monuments surgissent avec une majesté
    inconnue. Parfois, au coeur de la capitale, je crois être à Versailles ».
    De qui ? D’un esthète parcourant Paris confiné en ce mois de mai 2020 ? Non… mais de
    l’intellectuel ultra-pétainiste Fabre-Luce en décembre 1940.
    Le désastre a du bon.
    Un autre écrivain collabo, Paul Morand, exprime au même moment les mêmes
    sentiments : « ah, retrouver les soirées studieuses, le lit à 9 heures, la mort du bruit, l’air
    de la campagne à Paris. La réapparition de la lune, la réhabilitation des étoiles, la
    disparition de la publicité ».
    Le poète Léon-Paul Fargue jubile : « Paris a perdu l’odeur de l’essence, le rugissement
    des autobus, le couac impératif des voitures. Aujourd’hui, ma vieille cité reprend
    insensiblement ses premières amours. Ses aspects oubliés. Le regard, sans être gêné,
    porte jusqu’au bout des avenues tranquilles ».
    Montherlant ne boude pas son plaisir : « pas de bruit d’auto. Le temps des raseurs fini.
    La bougeotte refrénée par la difficulté des transports ».
    Période merveilleuse.
    Giono, le grand Giono : « Paris n’a jamais été si beau, si plein d’espoir que maintenant ».
    Giono a une autre raison de s’en féliciter. Il écrit à Jean Paulhan : la France périphérique,
    celle des paysans et des artisans va enfin prendre sa revanche sur la civilisation urbaine
    et technicienne qui la méprise. « Ce que je vous annonce c’est le bouleversement total.
    Vous autres, à Paris, vous ne vous rendez pas compte que vous sentez mauvais ! »
    Extraits d’une excellente compilation/ comparaison entre 1940 et 2020 faite par J.F. Kahn dans le quotidien belge « Le Soir »

    • Excellent ! La comparaison peut se poursuivre. En 1940, on allait acheter sa viande au marché noir chez le coiffeur, en 2020, dans mon bled, on peut acheter des masques faits main chez ma pâtissière qui a organisé un petit business avec des copines couturières. CA estimé : 12000 à 14000 € !
      Au moins, les initiatives sont encouragées !

  • J’aime beaucoup le commandement 38 « Le temps est venu de s’émanciper des dogmes. » Quoi de plus dogmatique que les mouvements écologistes aujourd’hui ?

  • je veux rester agnostique !!!! En aurais je le droit ou devrais je subir cette nouvelle religion de gourous auto proclamés?

    • avoir le choix va devenir de plus en plus difficile avec les dogmatiques qui nous gouvernent en ce moment.

  • 100 principes, c’est petit bras. Il faut être plus ambitieux que ça mon Nico

  • A dix principes près, on n’est pas loin des 110 propositions du candidat Mittérand avec ses alliés communistes en 1981. C’est parce qu’il n’a pas d’alliés mis à part ses copains rouges repeints en verts qu’il a du s’arrêter à 100 ?

  • M Hulot a été ministre et a fini par rendre son tablier pour cause d’incompétence et de constatation qu’il ne pouvait mettre en oeuvre ses élucubrations. Alors il veut quoi ? Pourquoi ne prend il pas un bateau à voile, comme Greta, pour aller prêcher les Américains, les Indiens et les Chinois qui polluent 100 fois plus que nous, nous qui n’avons plus d’industrie, et bientôt plus d’économie du tout ?

  • Nous supposerons que Hulot propose de léguer sa fortune à l’état soviétique qu’il nous prépare !!!! La mise au pas se fait doucement et tous y vont de leur surenchère de Jadot à Dupont Aignan en passant par les extrêmes de droite et gauche pour aboutir à une socialisation complète de la société avec nationalisations ouvertes ou rampantes par participation de l’état au capital , et bien sur les emplois aidés … Rien ne nous sera épargné !!! Petit clin d’œil , j’attendais avec gourmandise le commandement 69 mais il n’a pas été cité , dommage !!!!

  • Je connais des écologistes de longue date qui ne peuvent pas le voir en peinture.

    Mais la question que je me pose est la part d’hypocrisie et de surcompensation chez les repentis de l’environnement.

  • jacques lemiere
    15 mai 2020 at 20 h 22 min

    une chose est certaine hulot n’a jamais affronté de contradicteur..

  • Lesquels ? Et bien tous ceux qui étudient les phénomènes liés au climat du climatologue au biologiste (95%) et même ceux des agences fédérales américaines qui n’auront pas, du coup, de primes avec Trump.
    Et non pas ceux qui ont un avis sans être concernés et tout particulièrement ceux aux cheveux blancs qui ont prospéré durant les trente glorieuses.

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