Transformer le monde : quelle leçon tirer de l’aveu d’impuissance de Nicolas Hulot ?

Nicolas Hulot a commis l’erreur de tous les idéalistes : arriver avec ses grandes idées, une vision, et penser que sur la seule foi de sa popularité et de la vérité de son idéal, la mer allait se séparer en deux sur son passage.

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Nicolas Hulot by OEA-OAS (CC BY-NC-ND 2.0)

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Transformer le monde : quelle leçon tirer de l’aveu d’impuissance de Nicolas Hulot ?

Publié le 8 septembre 2020
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Par Philippe Silberzahn.

Dans une interview à Paris Match il y a quelques jours, Nicolas Hulot revenait sur son passage express au ministère de la Transition écologique en 2018. Il avait démissionné après quelques mois seulement, estimant qu’il ne parvenait pas à faire passer ses idées et n’était qu’un exécutant tenu à l’écart des grandes décisions.

Cet aveu d’impuissance, surprenant pour quelqu’un d’aussi engagé et populaire, peut fournir une leçon importante à ceux qui veulent vraiment changer le monde.

On se souvient du bref passage de Nicolas Hulot au gouvernement. Après être devenu une des personnalités françaises les plus identifiées avec le combat écologique, il avait rejoint le gouvernement comme ministre de la Transition écologique après la victoire d’Emmanuel Macron. L’arrivée d’un tel poids-lourd était un signal fort pour montrer que le nouveau président prenait la question écologique au sérieux.

Las, après un peu plus d’un an, Hulot jetait l’éponge. Il expliquait sa démission en indiquant ne pas parvenir à faire passer ses idées et ne supportait plus « d’avoir à faire des petits pas quand la gravité de la situation exigeait un grand saut ». Cette démission avait bien sûr suscité la consternation des écologistes et de tous ceux attachés à la cause environnementale.

Mais de façon plus importante, elle soulignait la difficulté pour un activiste de faire changer les choses. Si en effet, se disaient nombre d’observateurs, quelqu’un d’aussi engagé et qui dispose d’un tel poids dans l’opinion échoue à faire changer les choses, cela signifie-t-il que le changement est impossible ? Que face aux grands défis de notre époque, on ne pourra rien faire ?

Le changement c’est possible

Heureusement, il n’en est rien. Face aux défis de notre époque, on peut faire quelque chose ; la question est de savoir comment le faire. C’est en cela que la mésaventure de Nicolas Hulot peut nous servir de leçon. La question est importante car jamais une époque n’a eu autant besoin d’individus capables d’agir pour la transformer. Et c’est bien d’action dont il s’agit, et surtout de posture pour agir.

Le sociologue américain Saul Alinsky, très engagé dans les luttes sociales durant les années 1950 à 1970, distinguait deux types d’activistes : les activistes rhétoriques et les activistes pragmatiques.

Les premiers sont idéalistes et veulent se donner bonne conscience. Ils ont une vision, ils visent un objectif idéal et posent la question en terme de quoi, c’est à dire qu’ils font du problème une question morale. Ils sont des activistes rhétoriques car le discours est leur outil principal. Ils pensent que la justesse de leur idéal suffira à convaincre tout le monde pour qu’il devienne réalité.

Les seconds veulent vraiment changer le monde et s’en donnent les moyens. Ils adoptent des principes d’action et posent d’abord le problème en termes de comment. Ils sont intéressés par ce qui fonctionne, aux conséquences de ce qu’ils font. C’est cela qu’ils visent.

Dans son interview à Paris Match, Nicolas Hulot revenait avec amertume sur son bref passage au pouvoir et déclare : « Je n’étais qu’un exécutant, submergé. »

Que quelqu’un disposant d’un tel poids dans l’opinion publique se décrive comme un simple exécutant impuissant face à Matignon a de quoi surprendre, mais c’est en fait consubstantiel à l’idéalisme : placés en situation d’agir, les activistes rhétoriques sont en effet désarçonnés car ils n’ont jamais théorisé leur action. Fascinés par leur idéal, ils n’ont jamais réfléchi à quoi faire en pratique.

On les dit visionnaires, ils se révèlent ectoplasmes. Nicolas Hulot avait le sentiment « que l’écologie n’était pas la priorité de ce gouvernement » ; l’activiste pragmatique lui répondrait que sa tâche était qu’elle le devienne, que le fait que ce ne soit pas une priorité était un point de départ, sa feuille de route, sa mission.

L’activiste rhétorique vit en effet dans le futur de son idéal, qu’il polit jour après jour, tandis que l’activiste pragmatique vit dans le présent, si imparfait soit-il. Alinsky écrit ainsi :

Je pars de là où le monde est, tel qu’il est, et non tel que je le voudrais. Que nous acceptions le monde tel qu’il est n’affaiblit en rien notre désir de le transformer en ce que nous croyons qu’il devrait être – il est nécessaire de commencer là où le monde est si nous voulons le transformer en ce que nous croyons qu’il devrait être. Cela signifie travailler dans le système.

En cela Alinsky s’oppose aux idéalistes qui ne cessent de disserter sur un monde idéal en se désintéressant de la réalité. Autrement dit, c’est leur idéalisme même qui empêche les idéalistes de servir la cause à laquelle ils sont attachés, car il leur interdit une méthode pragmatique qui rendrait sa victoire possible. Prisonniers de leur idéal, qu’ils ne définissent d’ailleurs jamais en termes concrets, et incapables d’agir, ils n’ont plus que le ministère du verbe et échouent à initier le moindre changement.

Hulot a donc commis l’erreur de tous les idéalistes : arriver avec ses grandes idées, une vision, et penser que sur la seule foi de sa popularité et de la vérité de son idéal, la mer allait se séparer en deux sur son passage. Et lorsque la grande vision tarde à devenir réalité, que fait l’idéaliste ? Il décide qu’il s’agit d’un problème d’exécution : j’ai un superbe plan, une vision irréprochable, ce sont les exécutants qui n’exécutent pas bien.

Alors il fait venir les consultants, crée des groupes de travail, une war room des projets, etc. Mais bien sûr cela ne change rien et rien n’avance. Alors il accuse les autres : résistance au changement ! Hostilité à la réforme ! Conservatisme ! Sabotage ! Bouh ils sont méchants, personne ne veut de ma belle vision ! Et il finit par tout plaquer pour aller bouder et publier une tribune dans Le Monde de temps en temps avec d’autres idéalistes aigris.

Posture du réformateur

Que fait au contraire l’activiste pragmatique ? Il trouve les moyens pour convaincre et faire passer sa réforme. Il construit un consensus, au besoin partiel et brinquebalant, mais un consensus tout de même, sur la nécessité de la réforme et construit une coalition suffisamment importante pour la faire adopter. Cette construction de coalition est la marque de l’activiste pragmatique comme elle est la marque de l’innovateur en organisation.

La démarche est la même, les principes sont les mêmes. Cela suppose précisément ces petits pas que méprisent tant les idéalistes qui veulent un grand soir tout de suite, des petites victoires qui sont autant de changements acquis sur lesquels on capitalise ; cela suppose aussi des compromis, tout aussi inacceptables pour les idéalistes épris de pureté idéologique.

Nicolas Hulot a ainsi été outré que les chasseurs soient reçus et écoutés par le gouvernement. C’est significatif : que l’on aime ou pas les chasseurs, on ne peut leur reprocher d’essayer de défendre leurs intérêts ni reprocher au gouvernement de les écouter, c’est son devoir.

Le compromis nécessaire à la réforme nécessite d’écouter tout le monde, y compris ceux dont les vues ou les pratiques vous déplaisent et d’engager les parties prenantes. C’est bien évidemment la marque des idéalistes de trouver cela répugnant, car la grandeur de la cause interdit tout compromis ; ils moqueront l’activiste pragmatique, l’accusant de trahir la cause, mais c’est ce qui marche et permet un progrès concret.

Ce que l’échec démontre avec cette affaire n’est certainement pas que la réforme est impossible, ni celle de l’État, ni celle des organisations publiques ou privées, ni celle de la société. Elle est possible et elle est souvent faite en France dès lors qu’un pragmatique s’y attelle.

Ce que l’échec démontre ici c’est l’impasse de l’idéalisme. L’impérieux besoin de transformation de notre époque appelle à une révision profonde de la façon dont nous envisageons l’activisme, et à cesser d’être fascinés par le romantisme et l’allure des activistes rhétoriques. Qu’ils boivent un café à notre santé au café de Flore et laissent la place aux activistes pragmatiques.

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  • Qualifier Hulot d’idéalistes est discutable. Je le qualifierai plutôt d’illuminé, à moins qu’obscurantiste ne soit plus approprié.
    La présence d’un tel guignol à un ministère d’importance majeure (politique énergétique) est révélateur de la déliquescence profonde dans laquelle est entrée notre société.
    Elle ne tenait qu’à sa popularité et à la volonté du gouvernement de s’afficher ecolo.
    La nomination de Bachelot procède un peu du même principe, c’est juste lié à un regain de popularité dans le contexte sanitaire actuel. Mais bon, la culture ce sont surtout les français qui la font directement, ministère ou pas.

    • Médiacratie et sondocratie sont les mamelles de la nouvelle France

    • Deuxième couche : que le ministère de l’escrologie soit devenu un ministère d’importance majeure est révélateur de la déliquescence profonde dans laquelle est entrée notre société.

      Troisième couche : l’énergie et son éventuelle politique n’ont rien à faire avec l’écologie. S’il faut quand même un secrétariat d’Etat à l’écologie, notamment pour des raisons électorales, placer un guignol à sa tête n’a pas la moindre importance. Au contraire, c’est plaisant. Les abeilles et les petits papillons n’ont qu’à bien se tenir.

  • Il n’y a pas d’imposteur sans public, sans ces parades sociales dans lesquelles il se jette à corps perdu, dans le jeu desquelles il quête sa consistance. C’est le désespoir d’une subjectivité naufragée dans les tempêtes du social qui prédisposerait au jeu de l’illusion ceux dont il abuse. […]
    Par ses emprunts aux couleurs de l’environnement, l’imposteur témoigne d’une exceptionnelle « adaptation à la réalité » et, nageant dans les faux-semblants comme un poisson dans l’eau, respectueux plus que tout autre des règles, des procédures, des formes, il bénéficie souvent, jusqu’à ce qu’il soit démasqué, de l’estime de tous, ou presque. C’est le prototype de l’adaptation et de l’habileté sociale, le sujet idéal des façonneurs de comportements. »
    (Roland Gori, La Fabrique des imposteurs.)
    Il y a bien longtemps l’écologie fut une science. Certes c’était une science naturelle encore embryonnaire, une science non exacte, une science de la complexité, celle des causes multifactorielles et des nombreuses rétroactions. Et comme toute science naturelle, c’était le domaine du doute, de la remise en question permanente, du débat critique, bref un truc non vendable à la populace.
    Il fallait une idée simple, une cause unique, avec des méchants et des gentils. L’humanité et ses découvertes sont devenues les méchantes, la nature la gentille.
    Après avoir été « marchand de cerveau pour coca cola » lorsque c’était la mode il est devenu la figure de proue de l’écologisme lorsque cette idéologie a eu le vent en poupe. Je pense que Nicolas Hulot n’a jamais été qu’un imposteur.

  • hulot est un résumé du succès de l’ecologie…

    en gros il adhere au discours général.façon l’environnement est important » ( euh moi aussi).. mais justement il a aussi une emprise sur la réalité car il se nourrit de popularité..or toute mesure écologique heurte des gens..ces gens se plaignent..et il les entend..

    donc.il adhère à une forme de .pragmatisme..qui correspond à des reculades en fait sauf sur des points symboliques..

    donc il n’est pas antinucléaire, ni anti avion ni anti bagnole ni anti rien..
    il en voudrait un usage plus intelligent ou autre qualificatif creux..

    littéralement il ne sait pas ce qu’il veut, mais l’affirme avec force et conviction.

    il veut changer de système..sauf que la particularité de notre système est de changer tout le temps.. il ne comprend donc pas que ce qu’il dit par là est ..
    « je veux que vous viviez comme ça…et que rien ne change ».

    on peut néanmoins admirer la stratégie des écolos.. emotions ..signalement de vertu , ciblage des journalistes et des éducateurs..

  • Nicolas Hulot travaille surtout pour lui-même. Il a quitté le gouvernement pour ne pas altérer son image (et devenir complice du pouvoir) et pour justifier, il donne ce genre d’interview.

    je ne suis pas sûr qu’il veuille réellement changer quelque chose pour l’écologie, vu comment il ne met pas sa vie privée en conformité avec ses idées (voir son parc automobile, immobilier, ses voyages en avion…).

  • Il nous a bien fait rêver avec Ushuaïa, son virage écolo n’a pas été crédible pour les raisons évoquées ici. Reste les vacances pour Monsieur Hulot, ironie du sort ! « Son grand-père paternel, architecte, vivait dans le même immeuble parisien que le cinéaste Jacques Tati, lequel s’en est inspiré pour créer le personnage de Monsieur Hulot dans Les Vacances de monsieur Hulot (1953). » Source Wikipédia.

  • Monsieur Silberzahn, si vous deveniez libéral?

    Au lieu de faire une distinction entre « idéalistes » et « pragmatiques » vous devriez faire celle de « bureaucratie » versus « liberté ». Et là tous s’éclaire!

    Les bureaucraties n’ont a leur disposition « que » la contrainte.
    Ce que la plus part des gens pensent être une garantie absolue d’efficacité est en fait la cause d’un échec certain et chaque fois répété, peu importe d’ailleurs le bureaucrate qui se trouve aux manettes, qu’il soit idéaliste ou pragmatique.
    Car c’est cette contrainte -notamment à cause de l’irresponsabilité qu’elle engendre- qui écarte immanquablement du décideur bureaucratique toute infromation pertinente qui lui permettrait d’arriver à une décision informée. (Hayeck)

    C’est donc là qu’il faut placer votre « summa divisio, votre « catégorie ».

    Quant à Hulot. qui n’est rien d’autre qu’une Greta Thunberg avec du poil au menton, il était évident qu’il faisait seulement partie du « plan com » d’une vaste opération consistant à exproprier les citoyens.

    • Ne soyez pas si dur avec Mr Silberzahn, il ne fait que reprendre le thème abordé il y a quelques jours sur l’éthique de conviction et l’éthique de responsabilité, basé sur les écrits de Max Weber ou Saul Alinsky.

      Comme je le comprend (peut être), il fait grosso modo la différence, ou même l’opposition, entre ceux qui n’ont rien à foutre des conséquences de leur idéologie (après moi le déluge, tant pis pour vous), et ceux qui, tout en trouvant les idées intéressantes, se préoccupent avant tout des réalités du terrain pour la faisabilité.

    • « Monsieur Silberzahn, si vous deveniez libéral? »

      Qu’est-ce que c’est que cette allusion gratuite ? L’auteur a déjà démontré dans de précédents articles qu’il n’avait pas de leçon à recevoir en la matière.

      « Au lieu de faire une distinction entre « idéalistes » et « pragmatiques » vous devriez faire celle de « bureaucratie » versus « liberté ». »

      Ce sujet, qui a déjà été traité de très nombreuses fois sur Contrepoints, n’est pas celui que l’auteur a souhaité traiter. Ça vous gène ? Un auteur peut-il encore choisir le sujet dont il veut parler ou faut-il qu’il reçoive au préalable l’accord de la bureaucratie Vernunft ?

  • Le triste sire hulot s’est aperçu que pas grand monde ne voulait de sa vision apocalyptique et des changements drastiques qu’entraînerait une politique écologiste. Les gouvernements passés et actuels font suffisamment de mal à notre économie et notre mode de vie sans aucune influence sur notre Monde, qui de toute façon ne demande rien et n’attend rien ne change d’un iota. Les écolos trouvent qu’il y a trop de gens sur Terre et la vraie décroissance qu’ils appellent de leurs voeux, c’est surtout la décroissance démographique. Et à force de faire peur aux gens et de les culpabiliser, la population Européenne est en train de diminuer drastiquement. On assiste à un suicide civilisationnelle, et comme la nature à horreur du vide… En définitive, nous ne serons pas remplacés, c’est simplement que nous laissons la place.

  • Quand il s’agit de bosser nos médiatiques personnages à la langue bien pendue sont aux abonnés absents. Hulo à répondu aux sirènes de la renommé sans doute qu’il était en panne de reconnaissance. Être adulé est un tel plaisir pour ces gens là, surment l’unique…. Mais la critique venant, la fuite était nécessaire.

  • Ce faux jeton ferait mieux de donner l’exemple et se débarrasser de son hors bord de course qui consomment des litres de fuel par minute et de ses nombreuses voitures!

  • « L’impérieux besoin de transformation de notre époque … »

    C’est l’époque qui a besoin de transformations et évolue d’elle même, car elle est la résultante des actions individuelles et des possibles. Le « besoin » n’est que dans l’idéologie elle-même.

    Les désirs individuels sont relativement constants dans l’histoire. Soif de pouvoir, de richesse, de gloire pour certains. Besoin de construire une famille, d’avoir des amis, de s’accomplir pour la plupart. Les idéologies ne sont qu’une transposition à la société, un habillage, une justification égocentrée de ces désirs individuels.

    La réalisation effective peut tout à fait être secondaire pour « les activistes rhétoriques » qui trouvent leur satisfaction dans l’illusion de l’action. En revanche le côté anti-libéral et dictatorial de la tentative de réaliser ses propres désirs en imposant sa volonté aux autres n’a rien d’une illusion.

    • oui…
      ceci dit
      « Activisme politique
      L’activisme politique désigne un engagement politique privilégiant l’action directe. C’est une forme de militantisme dont l’une des modalités peut être de braver la loi, s’agissant d’actions qui peuvent parfois être considérées comme violentes »

      ou
      activisme
      nom masculin

       DÉFINITIONS
      Système de conduite qui privilégie l’action directe (en particulier dans le domaine politique, social).
      Attitude morale qui insiste sur les nécessités de la vie et de l’action et sur les compromissions nécessaires avec des principes trop stricts.

      activisme rrhétorique???

      • il ne faut pas tourner autour du pt ce sont des dictateurs en herbe..

        si ces gens disent vrai alors la majorité des gens VEUT changer demode de vie..
        elle ne fait pas..

        ils veulent en réalité imposer un changement demode de vie via une autorité qui nest pas légitime démocratiquement ..

        les élections perdues, ils protestent contre la légitimité des gouvernements qui ne sont pas d’accord avec eux..

  • Il est quand même à l’origine d’une première mondiale, vous avez été le premier pays (le seul ?) à interdire la recherche et l’exploitation de sources d’hydrocarbures .. soit il a un brevet en poche pour remplacer toute la filiale polymères, industrie pétrochimique, soit il en veut à la nation, soit il c..

  • Avec une formation de Paparazzi reconverti dans le commerce de gel douche, cet individu profiteur sans scrupule, est une véritable tare de par sa nuisance écolo politique.
    Il est déplorable que certains continue a s’intéresser ace parasite.
    Seul un inventaire de ses conneries, vaste sujet constituerait une référence utile.

  • Article sans intérêt parce que déconnecté de toute réalité, qui plus est non pertinent sur le plan théorique.
    1) Comme l’ont signalé presque tous les autres commentateurs, Hulot est le type même de l’arriviste cynique dont la posture peut se résumer à « faites de que je dis mais pas ce que je fais ». Une posture qu’on retrouve chez la plupart des politiciens (dont le « métier » consiste essentiellement à imposer aux autres ce dont ceux-ci ne veulent pas, ce que les individus veulent et ce pourquoi ils sont prêts à des sacrifices étant réalisé par la libre interaction entre eux, en dehors de la politique).
    2) La distinction entre idéaliste et pragmatique telle que décrite est non pertinente. L’idéaliste doit être intransigeant sur le plan des idées (à condition qu’elles soient valides, c’est à dire non réfutées) et pragmatique sur le plan de l’action. Sans idées solides, pas de boussole et sans compromis avec la réalité, pas d’action. Qui plus est, les idées valides se fondent dans la réalité, les autres non.

    • L’idéalisme intransigeant que vous décrivez est au bord de la paranoia..Et y a pas plus pragmatique qu’un parano..Malheureusement pour les autres…!!! Or Hulot n’est vraiment pas parano ..Plutôt mélancolique et avec un idealisme romantique..c’est autre chose, plus psychologique et cela vous deplaiera…Peu importe…..!!!

      • Paranoïaque = quelqu’un qui se prend pour le centre du monde et est par conséquent convaincu que les autres agissent délibérément pour lui nuire. En général, les autres en question agissent selon eux-mêmes, sans volonté de nuire au paranoïaque. Ils ont d’autres préoccupations. Aucun rapport avec l’intransigeance sur les idées valides, ce qui n’empêche pas leur contestation, puisque pour rester valides, elles doivent demeurer non réfutées. Si la preuve qu’une idée à laquelle il croit est apportée, l’idéaliste doit y renoncer, sous peine de s’éloigner de la réalité.

      • Si la preuve qu’une idée à laquelle il croit est fausse l’idéaliste …

    • je ne crois pas que c’est n arriviste cynique, c’est un militant sincère mais idiot en ce sens qu’il n’a pas pensé ce qu’il dit qui se retrouve à une position de pouvoir. Des hulots il y en plein chez les militants écolo..

      • @jacques lemiere
        Un militant sincère ? Un gars qui a passé une grande partie de sa vie à sillonner la planète en avion ou en élicopterre, possède 7 véhicules à moteur et prétend priver les autres d’énergie et de déplacements motorisés ?
        Les seuls militants sincères sont ceux qui mettent leurs préceptes en pratique dans leur propre vie et s’abstiennent de vouloir les imposer aux autres par la force.

        • Très juste! Hulot lui n’est qu’un hypocrite qui se fait de la pub en faisant semblant d’aimer la planète, dont il se fout dans sa vie privée, dans l’espoir de gagner plus de fric. Point !

    • Qu’on soit idéaliste, romantique ou pragmatique vouloir quelque-chose envers et contre tout (et en particulier changer le monde) amène forcément à se sentir incompris, rejeté, trahi …

      Il ne suffit pas d’avoir des « visions », ni même d’être un génie. Il faut convaincre les autres de vous suivre (et jusqu’en enfer pour les plus visionnaires).

      Si Hulot s’est imaginé qu’un autre grand visionnaire allait lui donner les pleins pouvoir et se sent frustré, il ne peut s’en prendre qu’à lui même. Pour tout ceux qui se prennent pour des génies (mais ont le QI d’une huitre) et réclament les pleins pouvoirs, je propose d’organiser un marché au prédicateur dans toutes les villes de France. (A la saison des tomates).

      • @alan
        Il y a bien des exemples gens qui ont réussi à imposer quelques chose envers et contre tout par la ruse, le mensonge et la force : Staline, Mao, Fidel Castro… Jamais des idéalistes.

        • Ainsi que Hitler, Franco Mussolini …

          Dans tous les cas, on voit bien que le facteur de « réussite » dans l’arrivée au pouvoir n’est pas du à la capacité ou la clairvoyance. Simplement la loi des grands nombres (de prédicateurs) associée à la stupidité humaine amplifiée par la conscience de groupe.

    • Votre critique n°2 n’en est pas une car vous dites finalement peu ou prou la même chose que l’auteur. Encore faut-il faire l’effort de comprendre le propos.

      Par ailleurs dire que c’est non pertinent sur le plan théorique montre que vous ne connaissez pas le sujet traité ici puisqu’il existe une littérature académique importante en management stratégique qui corrobore ces propos.

      • @Raphaël
        1) Le fait qu’il existe une littérature sur le sujet ne prouve rien. Il existe plein de littérature sur des inepties.
        2) Où l’auteur établit-il la nécessaire distinction entre intransigeance sur les idées valides et compromis dans l’action ?
        3) Nous ne parlons pas des mêmes « idéalistes ». En aucun cas, la volonté d’imposer la sienne par la force ne peut être qualifiée d’idéal.

  • très bon article. une fois de plus.

  • Mettez un libéral pur sucre dans un gouvernement.
    Ne pensez vous qu’il fasse les mêmes erreurs que Hulot?
    rappelez vous Alain Madelin.

    • @nevez
      Liberal et gouvernement sont antinomiques.

      • Et doivent le rester !

        Au mieux une ligne supplémentaire dans la constitution, afin de rendre impossibles les manigances totalitaires des idéologues.

        • Un vrai libéral n’a aucun programme à proposer. Difficile de se faire élire en proposant de déconstruire ce que les autres on mal fait et sans le remplacer. Si certains veulent tenter leur chance … Good luck !

  • Le crétin ignorant et hypocrite veut changer le monde? Je meurs de rire devant tant de forfanterie! Hug a raison, ce n’est qu’un obscurantiste.

  • Saul Alinsky était un pragmatique certe! mais un gauchiste notoire dont le but était d’éradiquer la démocratie américaine …
    Il a formé Obama et Hilary Clinton a l’activisme gauchiste ‘avec pour corolaire le mensonge et la déformation des faits et le dénigrement systématique de notre civilisation . Le résultat est nullement une amélioration du monde mais son changement quel que soit le cout, à la « Lénine » ,lui aussi un grand pragmatique .
    Hulot est une andouille dangereuse, malgré tout, et Alinsky une ordure au verni universitaire, dont le travail de sape des USA est visible chaque jour. .

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