Éolien offshore les 15 milliards d’économie d’Emmanuel Macron sont du vent

L’annonce du Président Macron de 15 milliards d’euros d’économie sur les éoliennes en mer n’est qu’une supercherie supplémentaire de communication.

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Eoliennes offshore Thorton Bank(CC BY-NC-ND 2.0)

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Éolien offshore les 15 milliards d’économie d’Emmanuel Macron sont du vent

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 11 juillet 2018
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Par Jean-Louis Butré et Arnaud Casalis1.

Le 20 juin 2018 le président Macron et le ministre Nicolas Hulot ont annoncé à grand renfort de médiatisation une économie de 15 Md€ sur le coût d’installation des éoliennes en mer. À un moment où le gouvernement proclame vouloir boucler son budget en réalisant d’importantes économies budgétaires de l’État, une telle annonce est évidemment flatteuse.  Elle résiste toutefois difficilement à la réalité des faits.

De quoi parle-t-on réellement dans ces projets d’éoliennes en mer ? Un bref retour en arrière s’impose pour rappeler que les gouvernements précédents ont décidé de donner corps à la transition énergétique de façon idéologique, sans la moindre analyse du potentiel des ressources ni de leur faisabilité économique. Dans le plus grand désordre et en l’absence de réflexion sur ce que devrait être l’intérêt général, ils se sont lancés dans des politiques opportunistes sous la pression immédiate de groupes de pression alliant spéculateurs et prétendus écologistes.

Pour masquer le fiasco de l’éolien terrestre le gouvernement lance l’éolien offshore encore plus coûteux

Les subventions aux éoliennes terrestres assurant une rentabilité incomparable à tout autre investissement, aux frais du contribuable, il a fallu corriger une image promise à être désastreuse lorsqu’il a commencé à être public le fait que le secteur éolien ne créerait pas d’emploi en France (les machines sont toutes importées) et que cette énergie intermittente serait  à l’origine d’un prochain triplement du prix de l’électricité pour le consommateur.

L’idée fut donc vite vendue, par quelques industriels, de créer une filière d’énergie éolienne dite « marine » (en réalité littorale) permettant de tenir un discours franco-français sur la création d’emplois compatible avec le discours politique ambiant. On sait quelle fut la suite, avec l’arrêt ou la cession des projets (Siemens, General Electric) dans des conditions de décisions encore mal élucidées.

Électricité offshore plus de 7 fois le prix normal

C’est dans ces circonstances  que furent hâtivement lancés des appels à projets d’éolien marin, sans étude préalable autre que celles des promoteurs les portant dans leurs cartons, assorties d’exigences de rémunération sans précédent.

Alors qu’EDF est tenu de vendre à ses concurrents 25% de sa production d’électricité à 49 € le MWh dans  les conditions imposées par la loi Nome, et que les éoliennes terrestres lui vendaient déjà la leur au double de ce prix, le premier projet de Veulette proposait un prix d’achat  imposé à EDF de 110 € le MWh.

Profitant d’une volonté politique défaillante et de la légèreté de Mme Ségolène Royal, les projets suivants ont ensuite vu leurs  offres acceptées à des prix exorbitants atteignant  jusqu’à 230 € le MWh. Il n’est pas non plus inutile de comparer ce prix à celui du marché spot de l’électricité qui oscille souvent  aux alentours de 30 € le MWh et qui est même quelquefois négatif lorsqu’il faut délester le réseau allemand de la surproduction erratique de ses propres éoliennes.

Des opposants déterminés

Seule l’action des opposants aux projets regroupés dans des associations locales et nationales a permis d’attirer l’attention sur des pratiques choquantes ayant pour objet de bénéficier de la manne publique au détriment du citoyen. C’est à eux qu’on doit la contestation juridique et médiatique des projets d’énergie marine.

En acceptant que les projets soient maintenus avec des tarifs de 150 € le MWh, certes en baisse, mais toujours très supérieurs  à des tarifs normaux, le Président Macron vient  de donner son feu vert à un gâchis de subventions de l’ordre de 20 Md€ que paieront les contribuables pour faire vivre une filière déficitaire.

Une supercherie de communication

C’est peu dire qu’en  proclamant une économie de 15 Md€, le Président ne fait que dissimuler de moindres déficits. Il use en fait d’une posture de communication en contradiction avec la réalité, à l’image de son ministre Hulot qui annonce que les projets d’usines éoliennes en mer sont l’équivalent de deux centrales nucléaires en oubliant de dire que, par l’intermittence de leur production,  ces gisements électriques ne produiront au mieux que le tiers de leur capacité et porteront préjudice à des pans entiers de l’économie des littoraux français.

Un mépris des lois et de la démocratie

Emmanuel Macron  et Nicolas Hulot ont méprisé la démocratie en annonçant des décisions comme celle de construire le parc eolien du Tréport alors que le maire, les élus, la population et les associations de pêcheurs sont depuis des années totalement opposés à ce projet.
En  prime, ils ont bafoué le 20 juin 2018 toutes les lois et les fondements de la participation citoyenne, l’enquête publique du Tréport n’étant  même pas encore faite.
Ce véritable Ukase a obligé le maire de la ville à réagir pour exprimer sa colère . Voici le texte de  sa lettre ouverte du 5 juillet 2018

Depuis lundi un bateau barge travaille sur le futur chantier du parc éolien offshore, visible de notre plage ils auront du mal maintenant à nous dire que nous ne verrons pas les moulins à vent. Ce qui me pose problème aujourd’hui c’est l’interdiction de pêche sur le secteur, l’économie de la pêche Tréportaise en est mise en danger, j’adresse aujourd’hui un courrier au préfet maritime pour trouver des solutions.

 

Monsieur le Préfet, 

 

Depuis quelques jours, je perçois la présence au large du Tréport d’un navire dont la mission serait de préparer l’installation éventuelle des ancrages des 62 éoliennes du projet mené par la société «Éoliennes en mer Dieppe Le Tréport». Je suis consterné par la présence de ce bateau dont l’action me semble prématurée (voir photo ci-dessous).

 Même si le Président de la République a assuré que ce parc verrait le jour, vous n’êtes pas sans savoir que l’enquête publique n’est, pour le moment, pas encore programmée, que l’issue n’est donc pas connue et que, dans l’éventualité où un avis favorable serait donné, des recours seraient encore possibles.

 Au-delà de la consternation, c’est surtout l’indignation qui m’étreint. En effet, j’ai été alerté par les pêcheurs du Tréport. Ils ont été avisés de l’interdiction qui leur était faite de travailler dans la zone où se trouve ce navire. Alors que la période de la pêche du rouget-barbet et de la seiche débute, cela est fort préjudiciable et aucune compensation n’a été prévue, ni même envisagée.

 De plus, les répercussions sur cette action risquent d’être plus lourdes encore. En effet, les bateaux de pêche les plus conséquents pourront se rendre sur d’autres secteurs, mais cela aurait pour conséquence de les dérouter vers d’autres ports pour décharger leur pêche et s’approvisionner. L’activité de la CAPA (Coopérative des Artisans Pêcheurs Associés) qui commercialise le carburant et la glace s’en trouverait impactée.

 J’en appelle donc à vous, Monsieur le Préfet, pour mettre bon ordre dans cette situation et faire en sorte que les droits des professionnels de la mer ne soient plus bafoués.

 Recevez, Monsieur le Préfet, l’expression de mes salutations distinguées.

Laurent JACQUES

Maire du Tréport

Jean-Louis Bultré est l’auteur de Éolien, une catastrophe silencieuse, paru aux éditions de l’Artilleur en 2017.

  1. Jean-Louis Butré est président et Arnaud Casalis est administrateur de la Fédération Environnement Durable.
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  • a qui profite l’incompétence…???

  • Les éoliennes ne sont pas rentables.
    Çà ne marche déjà pas sur terre, pas de doute, ça ira donc bien mieux dans l’eau et au large !

    Et les Shadocks pompaient, pompaient…

  • On a reproché tant de fois à M. SARKOZY de faire de la com, mais là à part vous, aucun « journaliste » objectif ne s’offusque concernant Macron qui pour l’heure jette l’argent des contribuables par la fenêtre..

  • « Nous venons, écrivains, peintres, sculpteurs, architectes, amateurs passionnés de la beauté, jusqu’ici intacte, de Paris, protester de toutes nos forces, de toute notre indignation, au nom du goût français méconnu, au nom de l’art et de l’histoire français menacés, contre l’érection, en plein cœur de notre capitale, de l’inutile et monstrueuse Tour Eiffel, que la malignité publique, souvent empreinte de bon sens et d’esprit de justice, a déjà baptisée du nom de « Tour de Babel ».

    Sans tomber dans l’exaltation du chauvinisme, nous avons le droit de proclamer bien haut que Paris est la ville sans rivale dans le monde. Au-dessus de ses rues, de ses boulevards élargis, du milieu de ses magnifiques promenades, surgissent les plus nobles monuments que le genre humain ait enfantés. L’âme de la France, créatrice de chefs-d’œuvre, resplendit parmi cette floraison auguste de pierres. L’Italie, l’Allemagne, les Flandres, si fières à juste titre de leur héritage artistique, ne possèdent rien qui soit comparable au nôtre, et de tous les coins de l’univers Paris attire les curiosités et les admirations.

    Allons-nous donc laisser profaner tout cela ? La ville de Paris va-t-elle donc s’associer plus longtemps aux baroques, aux mercantiles imaginations d’un constructeur de machines, pour s’enlaidir irréparablement et se déshonorer ?

    Car la Tour Eiffel, dont la commerciale Amérique elle-même ne voudrait pas, c’est, n’en doutez point, le déshonneur de Paris. Chacun le sent, chacun le dit, chacun s’en afflige profondément, et nous ne sommes qu’un faible écho de l’opinion universelle, si légitimement alarmée. Enfin lorsque les étrangers viendront visiter notre Exposition, ils s’écrieront, étonnés : « Quoi ? C’est cette horreur que les Français ont trouvée pour nous donner une idée de leur goût si fort vanté ? » Et ils auront raison de se moquer de nous, parce que le Paris des gothiques sublimes, le Paris de Jean Goujon, de Germain Pilon, de Puget, de Rude, de Barye, etc., sera devenu le Paris de M. Eiffel.

    II suffit d’ailleurs, pour se rendre compte de ce que nous avançons, de se figurer un instant une tour vertigineusement ridicule, dominant Paris, ainsi qu’une gigantesque cheminée d’usine, écrasant de sa masse barbare Notre-Dame, la Sainte-Chapelle, le dôme des Invalides, l’Arc de triomphe, tous nos monuments humiliés, toutes nos architectures rapetissées, qui disparaîtront dans ce rêve stupéfiant. Et pendant vingt ans, nous verrons s’allonger sur la ville entière, frémissante encore du génie de tant de siècles, nous verrons s’allonger comme une tache d’encre l’ombre odieuse de l’odieuse colonne de tôle boulonnée…

    C’est à vous, Monsieur et cher compatriote, à vous qui aimez tant Paris, qui l’avez embelli, qu’appartient l’honneur de la défendre une fois de plus. Et si notre cri d’alarme n’est pas entendu, si nos raisonnements ne sont pas écoutés, si Paris s’obstine dans l’idée de déshonorer Paris, nous aurons, du moins, vous et nous, fait entendre une protestation qui honore. »

    Dans 100 ans nous rirons des lobbystes de la FED comme nous rions aujourd’hui de ce discours !

    • La tour Eiffel est un ouvrage d’art unique qui a modifié la physionomie de Paris mais n’a rien d’un massacre paysager et environnemental. Elle s’avère aujourd’hui être un monument extrêmement rentable pour Paris et la France de par sa forte attraction touristique. Les éoliennes que l’on implante un peu partout sur notre territoire n’attireront jamais les touristes au contraire. Elles ne seront jamais bénéfiques sur le plan économique.
      Dans les constructions modernes, le viaduc de Millau est la construction emblématique du 21eme siècle. Il est à la fois utile (suppression des bouchons et des nuisances du trafic de transit dans la ville de Millau) et attractif sur le plan touristique. Comme pour la tour Eiffel, il a eu ses détracteurs (un certain José Bové entre autres). On ne les entend plus aujourd’hui.

      • Rien d’un massacre paysager… dites-vous… aujourd’hui… C’est pourtant ce qui se disait à l’époque, et par des gens d’une autre importance que Butré, croyez-moi. Le texte ci-dessus a été signé par Zola, Maupassant, Coppée, Huysmans… !
        Vous rappelez à juste titre l’intérêt touristique, pourtant nié à l’origine, du Pont de Millau. On pronostiquait même la mort de la vallée qui ne serait plus traversée par le trafic routier.
        Et, ne vous en déplaise, l’éolien favorise le tourisme (industriel) – j’ai déjà cité le cas de Bouin en Vendée – et ne dévalorise pas le tourisme traditionnel. Croyez-vous que l’ile de Noirmoutier soit moins fréquentée depuis que de son rivage, on puisse y voir des eoliennes ?

        • La Tour Eiffel est toujours moche, mais ça n’a rien à voir. L’argument consistant à dire qu’il faut dépenser n’importe comment et sans rentabilité aucune l’argent du contribuable parce que nos descendants trouveront parfois une utilité marginale à ce qui aura été construit devrait envoyer ses défenseurs se terrer dans un coin, rouges de honte.

        • L’objet de mon propos, c’était surtout que la comparaison des moulins à vents semés un peu partout dans nos campagnes avec l’unique tour Eiffel construite en ville est nul et non avenu. Point barre.

        • L’intérêt de la Tour Eiffel, c’est sa vue de Paris depuis la tour. Mettez des Tour Eiffel tous les 10 Km, je doute qu’il y ait bcp de touristes.
          Encore une fois, je ne suis pas contre les ENR, je suis contre les subventions. Si vous voulez chez vous être autonome, just do it, mais pas avec l’argent extorquée des autres.

          • @ gillib
            Devenez président: comment faire gagner votre point de vue contre ceux qui ont des intérêts et des convictions différentes?

            • Inviter les gens à devenir Président pour faire valoir leur point de vue, ça tient de l’oxymore. Un Président fait valoir son autorité ! Un point de vue se défend en se référant à des principes et à une logique intellectuelle, pas en devenant Président…

            • J’ai pas compris ?

        • @ Guido Brasletti
          Vous avez raison, évidemment à mon avis!
          Non, je ne trouve pas qu’une ou plusieurs éoliennes défigurent un paysage, ni sur terre, ni, à fortiori, en mer, pas même les White Cliffs Dover!

          La différence, c’est que la tour Eiffel fut construite pour l’exploit jusqu’à ce qu’elle devienne un porte antenne de la radiophonie produite par les studios qui l’habitaient.

          Les éoliennes produisent de l’énergie électrique et probablement plus en mer que sur terre, sauf, sans doute, au Pot-au-Noir.

          De plus, il est sans doute absurde de vouloir imposer le nucléaire français, en voie de réduction de production, dans des continents où le réseau de distribution serait impayable alors que presque partout, les rivières, le vent et le soleil sont des sources connues, gratuites et fiables d’énergie: l’énergie aussi peut se décentraliser, dans ces pays!

          Hors de France, les fana’s de l’électronucléaire ne paraissent pas majoritaires!

      • Désolé, vous dites cela parce que vous y êtes habitué, mais on ne peut pas dire qu’elle soit jolie. Paris le serait davantage sans!

        • @Virgile
          Bonjour,
          Je ne suis pas parisien, et pour être allé voir la tour une seule fois et m’y être placé juste en dessous, j’ai compris pourquoi elle était aussi attractive. Esthétiquement, c’est pas trop ça, par contre, techniquement, je comprends qu’on veuille la voir et y monter dedans. Ce que je n’ai pas fait, du fait du tarif prohibitif pour mon porte-feuille. Avoir fait un truc aussi haut, à cette époque, en fer, est une prouesse technique.

          • @ STF et à Virgile
            Je crois qu’il est vain d’objectiver sa propre idée à propos de cette construction. La tour n’est plus qu’un fait qui existait avant nous et nous survivra, elle est le premier site touristique « payant » français en termes de nombre de visiteurs: c’est donc maintenant un fait et un symbole indétrônable, belle ou pas (subjectivement), pour la France!

      • Hug
        Bonjour,
         » Elle s’avère aujourd’hui être un monument extrêmement rentable pour Paris et la France de par sa forte attraction touristique. »
        Pour aller au deuxième étage de la tour il en coûte 10€ par l’escalier, 16 par l’ascenseur, 19€ pour accéder au sommet avec ses propres jambes, et 25 avec l’ascenseur. 7 millions de personnes la visitent chaque année. Pas mal pour une simple construction en fer.
        La traversée du viaduc de Millau est payante. Elle coûte 10,40€ pour la classe 1 (les automobiles), 28,20€ pour les poids-lours et les autocars à deux essieux, et 36,70€ pour les super-lours, (tarifs été TTC http://www.leviaducdemillau.com/fr/circuler/un-itineraire-plus-court-moins-cher). Avec 4 millions de véhicules qui traversent le viaduc par an depuis 2004, les 400 millions dinvestis par le groupe Eiffage vont être atteints ou le sont déjà. L’Etat s’est contenté d’investir l’argent public pour les aménagements alentour (dont l’aire de repos).
        Tout comme la tour Eiffel, le viaduc est un défi technique. La tour devait être démontée après l’exposition de 1889. Le viaduc est construit pour durer 120 ans sans réparations majeures.

        Pour les éoliennes il est question de plusieurs milliards d’investissement d’argent public dans un projet sans fond, qui sera encore moins rentable que ne le sont les moulins à vents qui tournent actuellement. Pour aller dans le sens de votre phrase : « Elles ne seront jamais bénéfiques sur le plan économique. » De plus les éoliennes n’ont pas vocation à être des oeuvres d’art me semble-t-il.

        • @ STF
          L’énergie éolienne a quand même un passé qui, de la marine à voile aux moulins à vent des Pays-Bas ou celui d’A. Daudet s’est suffisamment justifiée. Il n’était pas rare, dans le temps, de voir une petite éolienne métallique électrifier la clôture d’une prairie, loin de tout réseau électrique. Et ce n’est pas EDF qui fera distribuer son électricité nucléaire dans les villages reculés de la brousse africaine!
          Donc, dans ces endroits-là, il y a tout lieu de croire que l’éolien, l’hydraulique ou le solaire ont toute leur place.

          • Et oui, la charrue avec des bœufs avait aussi un passé. Je n’irais pas me faire soigner par vous si votre référence est la saignée.
            Dr Diafoirus Ignorantus, ignoranta, ignorantum.

          • @mikylux
            Bonsoir,
            « L’énergie éolienne a quand même un passé qui,… »
            La rame aussi a un passé, mais c’était galère !
            Quand Eole ne souffle pas, les skippers des courses maritimes transatlantiques ou mondiales font du sur-place.
            Pour qu’EDF installe une centrale nucléaire dans la brousse africaine, il faut que cela soit rentable pour EDF. C’est le cas pour n’importe quelle autre industrie. EDF est déjà bien assez dans le rouge comme ça.

          • Une éolienne pour remonter quelques centaines de litres d’eau dans l’abreuvoir, j’ai vu ça en effet. Et en l’absence de vent, on a une petite motopompe ou on amène une tonne d’eau avec le tracteur. Pour électrifier une clôture, vous n’avez sans doute pas eu à payer d’amende pour divagation des vaches, dans votre famille ! Les vaches changent de champ, et l’éleveur préfère trimballer sa clôture et ses batteries qu’installer une éolienne et de venir pédaler quand le vent tombe.

  • Le développement à marche forcée de ces moulins à vent inefficaces et couteux est de la folie pure et dure. Hulot est un gougnaffier, un illuminé que le président et le 1er ministre ont grand tort de vouloir conserver au sein du gouvernement.

  • Vu la corrosion du milieu marin, je doute de la pérennité de ces éoliennes offshore.
    cela fera juste une pollution marine supplémentaire.

    • Surtout des récifs artificiels. A priori ces éoliennes ne seront pas une catastrophe pour la vie marine (sauf les oiseaux tant qu’elles fonctionnent). Mais bon, ça fait cher le récif artificiel.

      Pour la navigation et les autres métiers de la mer, il faudrait examiner l’impact dans le détail.

    • @breizh
      Bonjour,
      C’est une des raisons pour lesquelles les américains en laissent pourrir une dizaine de milliers.

  • Rien ne semble pouvoir arrêter la machine infernale. La raison en est très simple : la dépense est une drogue.

  • Les seules économies réalisées à ce jour par Macron consistent à piquer du fric dans la poche des citoyens français qu’on appelle les contribuables.

  • Eolien + PV vs nucléaire en France en 2017 :
    – 21 GW installés vs 63 GW
    – 33 TWh produits de manière erratique vs 380 TWh constants
    – 100 milliards déjà investis en coût de construction initial brut, autant pour l’éolien et le PV que pour le nucléaire

    La messe est dite.

    C’est de la folie furieuse de continuer à investir dans l’éolien et le PV alors que plus personne ne peut ignorer, maintenant que l’expérience est faite, que leur bilan économique est tout simplement catastrophique, sans même parler du bilan écologique lui aussi dramatique. L’éolien maritime est la nouvelle danseuse de l’Etat obèse, une manière pour lui d’insulter les Français en leur balançant leurs impôts à la figure. L’éolien est pour l’Obèse une manière spectaculaire de revendiquer son omnipotence néfaste, son pouvoir de nuisance sans limite : « voyez comment on gâche en futilités l’argent qu’on vous spolie, et vous n’y pouvez rien ».

    • « – 100 milliards déjà investis en coût de construction initial brut, autant pour l’éolien et le PV que pour le nucléaire »
      Tiens, vous revoilà, vous et vos mensonges !

      • Pour ceux qui nourriraient des doutes sur le coût démentiel des énergies soi-disant renouvelables, les données ont déjà été fournies. Elles sont amplement disponibles en ligne, notamment le coût d’au moins 2,5 ou 3 milliards le GW pour l’éolien et d’au moins 5 ou 6 milliards le GW pour le PV, auquel il faut ajouter le coût de mobilisation des centrales conventionnelles pour pallier l’intermittence, sans lequel les moulins à vent ne pourraient même pas fonctionner.

        Il faut ajouter également le coût d’adaptation du réseau pour supporter des productions diffuses et aléatoires, ou encore les subventions, notamment sur le prix de rachat scandaleux imposé à EDF que chaque Français paye douloureusement dans ses factures d’électricité, autant de distorsions de prix intolérables sans lesquelles aucun investissement privé n’aurait pu être initié tellement les pathétiques dispositifs sont dénués de rentabilité.

        Il suffit de compiler ces différentes informations pour constater la réalité objective d’un investissement public et privé de l’ordre de 100 milliards qui a déjà été nécessaire pour construire les 21 GW des énergies fatales alors qu’elles fournissent des quantités en sortie absolument lamentables. Il est même plus que probable que l’estimation du coût de 100 milliards est en réalité trop conservatrice.

        Au lieu de vous contenter d’éructations d’autant plus péremptoires qu’elles sont infondées, vous pourriez fournir quelques éléments économiques probants pour tenter d’alimenter votre thèse (si seulement elle existe et que vous ne vous contentez pas d’affirmations idéologiques). Jusqu’à preuve du contraire, vous en êtes incapable. Sans doute contestez-vous également les malheureux 33 TWh produits aléatoirement à partir de 21 GW de puissance installée ? On attend avec impatience vos extraordinaires révélations.

        • Encore une fois, vous racontez n’importe quoi :
          – le coût de la construction d’un parc éolien, c’est 1,2 milliard le GW (et encore j’ai tiré ce chiffre d’un site anti-éolien !)
          – pour le photovoltaïque, c’est au max 4 milliard le GW pour les anciennes installations (chiffre à la baisse pour les plus récentes)
          – à 13 GW installés pour l’éolien et 7 pour le PV, je vous laisse faire le calcul, mais petite indication, on est bien loin de vos 100 milliards
          – dernière chose : vous n’avez toujours pas compris qu’avec notre mix énergétique français, les ENR n’ont pas besoin de centrales à flamme pour fonctionner, mais au contraire, diminuent le recours à celles-ci quand on utilise les premières (eh oui, c’est bien le nucléaire qui a besoin de centrales d’appoint, et pas les ENR, en tout cas jusqu’à un certain %tage dans le mix total).

          • Pour l’éolien, le matériel proprement dit revenait entre 1,5 et 2 milliards le GW ces dernières années. Les études préalables, l’accès aux terrains nécessaires, l’installation et tout ce qui accompagne le matériel représentaient entre 1 et 1,5 milliard le GW. Pour aboutir aux 13,6 GW installés, chaque GW d’éolien a couté à la France de l’ordre de 3 milliards d’investissement initial moyen.

            Concernant le PV, essentiellement diffus, une installation de 3kW chez un particulier demandait ces dernières années 20 000 euros en moyenne, soit 6600 euros le kW ou 6,6 milliards le GW. Les fermes en PV sont moins couteuses, mais elles sont plutôt marginales. En moyenne, pour aboutir aux 7,7 GW installés, il a fallu mobiliser de l’ordre de 5 à 6 milliards le GW.

            A ces 85 milliards environ, il convient d’ajouter les autres coûts indiqués plus haut dont le montant a dépassé assurément 15 milliards ces dernières années.

            Ces deux moyens de production ont bel et bien couté au minimum 100 milliards au pays. Il s’agit là d’une estimation très basse. La réalité, lorsqu’elle sera établie un jour prochain, sera pire encore.

            Si les prix baissent aujourd’hui (par exemple, le GW en PV est plutôt de l’ordre de 3 à 4 milliards désormais et certains espèrent même tomber à 1 milliard dans quelques années), l’investissement réalisé pour accumuler les premiers GW installés a été bien plus cher par le passé. Mais malgré les baisses de prix, la capacité de production de ces deux énergies fatales est dramatiquement faible du fait de l’intermittence et son utilité sociale est par conséquent dérisoire. La meilleure preuve de son inutilité sociale est qu’aucune installation n’est compétitive sans les masses de subventions déversées indispensables pour motiver les investissements. L’autre preuve est qu’une production de 33 TWh pour 21 GW de puissance installée est plus que faible. Ce n’est pas avec une production aussi faible qu’on pourra réindustrialiser le pays et assurer son développement.

            Les prétendus renouvelables obèrent dramatiquement l’avenir de la France.

      • A défaut d’arguments des insultes, pas très joli joli, Mr Brasletti.

        • Avant de déterminer à qui vous allez accorder votre confiance, je vous invite à aller voir la discussion que nous avons déjà eu, le 6 juillet, à ce sujet sous l’article :
          https://www.contrepoints.org/2018/07/05/319644-la-transition-energetique-en-question
          Vous y constaterez notamment que Cavaignac a tendance à maximiser les coûts des ENR et minimiser ceux du nucléaire, et plus généralement à raconter un peu n’importe quoi, comme le moment où, quand je lui demande, par quelle source, il peut justifier les 100 milliards pour les ENR, il me répond benoîtement : « Oui, et même la plus sérieuse qui soit : la facture d’électricité où chacun peut aisément constater qu’on lui vole largement plus de la moitié de son argent, dépensé en pure perte pour financer des moulins à vent(s) »…

          • Et je confirme. Sans les faux prix éoliens ou PV qu’on bascule sur les consommateurs au profit de profiteurs, experts non pas dans la production d’énergie mais dans la captation industrielle de subventions, la facture d’électricité serait bien plus légère. Encore une fois, dehors de vos imprécations, vous restez sans argument, totalement sec.

            • Errare humanum est, perseverare diabolicum.
              La CSPE, grâce à laquelle on finance le développement du nucléaire, vaut environ 1/5 du coût du kWh. Mais elle sert aussi à financer le tarif social de l’électricité.
              En clair, c’est moins d’1/5 de votre facture qui sert à financer les ENR. Bien loin de votre « largement plus de la moitié »…
              Vous n’en avez pas marre de débiter des âneries sur des sujets que vous ne maîtrisez pas ?!…

              • grâce à laquelle on finance le développement des ENR

              • En 2016, la C.S.P.E. s’élevait quand même à 4,4 milliards d’euros. Voir pages 50, 51 etc… du dossier sur ce site : https://www.ccomptes.fr/fr/publications/le-soutien-aux-energies-renouvelables

              • @Guido Brasletti
                Bonsoir,
                La C.S.P.E est une taxe, qui s’ajoute à d’autres taxes, pour qu’EDF, dans le rouge de 50Mds€, puisse claquer, sur commande des illuminés qui sont dans son Conseil d’Administration, 20Mds de plus pour construire des moulins à vents, plein d’acier et de ferraille, en pleine mer, pour un retour sur investissement aussi négatif que ceux dans les terres.
                Je trouve étrange de parler de « financer un tarif social », en ajoutant à un prix déjà élevé (puisqu’il y a un tarif social) une taxe qui augmente encore ce prix. Il est vrai que l’ajout de couches de taxes est un sport national. 1/5 d’un coût ça fait 20% de ce coût. Bref autant que la T.V.A. sachant que sur une facture EDF, il y en a deux de T.V.A. On est déjà à 45% avec ces trois taxes. Supprimer ces taxes et il n’y aura plus besoin de financer « un tarif social ». Ou alors on peut demander des factures rétroactives sur la période 1950 à 2018 à tous ceux qui ont eu un contrat chez EDF dans cette période. EDF sera sauvée, et pourra planter des moulins à rien partout.

          • Des insultes ce sont des insultes. L’éolien est subventionné. Point barre.

            • Et le nucléaire ne l’est pas et ne l’a jamais été ?

            • Dénoncer les mensonges de quelqu’un, c’est l’insulter ? Allons bon ! Vous avez le code pénal tres élastique…
              Sinon, je ne vous ai pas entendu, quand lors de nos tout premiers échanges, Cavaignac a porté, le premier, atteinte à mon honneur…
              Auriez vous l’indignité selective ?

              • Ici, on est censé défendre des positions argumentées. Ecrire un commentaire signifie qu’on accorde plus de poids à la recherche de la vérité qu’à celle des honneurs ou à son amour-propre.

  • aucune rentabilité, pollution visuelle et auditive , désastre environnemental pour la faune et la flore ……….. et ces glands de politiques qui s’acharnent à faire payer par les contribuables leurs projets criminels avec le sourire……je crois qu’il est temps de mettre un grand coup de pied dans la fourmilière

  • Quelle belle démocratie où la dénonciation argumentée de scandales ne produit aucun effet…

  • Autant de mots pour ne rien dire au final.
    Puisque qu’apparemment vous faites une fixette sur l’argent du contribuable, j’aurai bien voulu voir vos têtes quand EDF a annoncé le nouveau montant de l’EPR de Flamanville et le rachat d’Areva 🙂

    • toi tu dois vivre au crochet de quelqu’un ou pas payer d’impôts..

      • Aaaah tout de suite on sort les crocs ! C’est ce qui se passe généralement quand on n’aime pas mais que les arguments sont pertinents 😉
        Mais pour vous rassurez, je paye bien mes impôts ! Je préfère même en payer davantage pour financer des projets EnR plutôt que pour rafistoler à droite et à gauche nos centrales nucléaires. C’est pas beau ça ?
        C’est le contribuable français des années 50 qui a financé notre programme atomique civil soit y en passant. Chose qui est tout à fait normal quand vous insérez une nouvelle énergie sur le marché, c’est le cas pour l’éolien et le photovoltaïque aujourd’hui.

        • @ Wind of change
          Vous n’aurez jamais raison face à ceux qui, accrochés à leur « pognon », veulent profiter à plein du prix léger actuel de l’électricité, tant qu’ils sont en vie, et n’ont pas envie de voir l’action EDF (cotée à 12,24 €, aux dernières nouvelles) dans leur « bas de laine », diminuer de valeur!

          Ainsi, en France, il suffit d’aller voir sur le site de l’ASN que la loi prévoit que dans tous les cas, il appartiendra au producteur d’électricité d’origine nucléaire d’assumer les frais de démantèlement des réacteurs et centrales et la conservation en toute sécurité des déchets radioactifs!

          Je doute sérieusement que les provisions ad hoc suffisent, le moment venu, à régler l’addition!

          https://www.asn.fr/Informer/Dossiers-pedagogiques/Le-demantelement-des-installations-nucleaires/Le-financement-du-demantelement

          • @mikylux
            Bonsoir,
            « Ainsi, en France, il suffit d’aller voir sur le site de l’ASN que la loi prévoit que dans tous les cas, il appartiendra au producteur … »
            Cette loi me paraît fort normale. Le seul problème, est que l’actionnaire majoritaire d’EDF est l’Etat français, et que celui-ci n’est responsable de rien. L’Etat est en train de pourrir sciemment la première source d’énergie en France, le nucléaire donc, pour des lubbies qui coûtent plusieurs fortunes et qui ne rapportent rien à EDF. EDF est sommeé de dépenser de l’argent qu’elle n’a pas dans l’achat d’électricité qu’elle ne produit pas, plus cher que ce qu’elle la vend ; argent qui est donc mal utilisé, et surtout qui ne va pas dans l’entretien qui aurait dû être fait de ses centrales rentables elles ni dans la recherche sur le nucléaire et le traitement des déchets.
            EDF, tout comme la SNCF, est renflouée avec l’argent pris aux contribuables, par contre, on continue d’avoir des factures.

            « Je doute sérieusement que les provisions ad hoc suffisent, le moment venu, à régler l’addition! »
            C’est sûr que 100Mds de plus ne feraient pas de mal à ces provisions.

        • Bonjour Woc
          Vous n’avez rien compris. On est contre toute forme de subvention, pour les ENR ou pour le Nuk.
          Laissons le marché fournir l’énergie dont on a besoin.

        • ce que vous oubliez de dire c’est que l’Etet c’est EDF donc le contribuable, sauf que le contribuable n’a pas son mot à dire quand à l’optimisation d’une ressource qu’il paie déjà cher et qu’il doive payer tout le temps pour les conneries de gens qui sont incapables de gérer une entreprise…alors vous payez des impôts mais surement pas assez ..

  • Les commentaires sont fermés.

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