Les réformes souhaitables de la fiscalité et des activités étatiques

Comme on le sait bien, la France bat – malheureusement – un record du monde dans ce domaine. Or il est parfaitement justifié de souhaiter une baisse de la fiscalité pour deux raisons fondamentales.
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Les réformes souhaitables de la fiscalité et des activités étatiques

Publié le 8 janvier 2022
- A +

Par Pascal Salin.

Parmi les quatre thèmes proposés par Emmanuel Macron pour le Grand débat national nous voudrions évoquer un certain nombre de problèmes qui nous paraissent particulièrement importants et qui se trouvent concerner les deux premiers thèmes (fiscalité et organisation de l’État).

Le débat sur la fiscalité est à l’ordre du jour et l’on peut d’ailleurs considérer comme positif qu’il y ait une prise de conscience des excès de la fiscalité française et de ses effets destructeurs. Comme on le sait bien, la France bat – malheureusement – un record du monde dans ce domaine. Or il est parfaitement justifié de souhaiter une baisse de la fiscalité pour deux raisons fondamentales.

Souhaiter une baisse de la fiscalité

Il y a tout d’abord une justification morale, à savoir que l’impôt est prélevé par l’usage de la contrainte étatique et qu’il constitue nécessairement une atteinte aux droits de propriété légitimes. De ce point de vue la France est loin d’être un espace de liberté et elle est au contraire proche d’un régime totalitaire. Il y aurait là déjà une justification suffisante pour chercher à diminuer au maximum le niveau de la fiscalité.

Mais il existe par ailleurs une justification d’ordre utilitaire, à savoir que la fiscalité détruit les incitations productives. Plus un impôt est élevé — compte tenu de la matière fiscale qu’il atteint – moins les individus sont incités à faire des efforts de travail, d’innovation, de création et de développement d’entreprise, d’épargne et d’investissement, etc…

Par ailleurs, les individus qui bénéficient des services publics ou des subventions qui leur sont distribuées sont d’autant moins incités à faire les efforts productifs nécessaires pour obtenir les revenus qui leur seraient sinon nécessaires pour se procurer ces biens et services. Il y a donc une double destruction des incitations productives par la fiscalité et il en résulte évidemment une production plus faible et donc un « pouvoir d’achat » plus faible pour tous les citoyens. Il ne faut pas s’étonner par conséquent si la croissance est faible en France depuis des décennies et si le taux de chômage est élevé.

De quels impôts parle-t-on ?

Mais si toute baisse d’impôt est bonne à prendre, encore faut-il rechercher quels impôts doivent être diminués ou supprimés en priorité. De ce point de vue il convient également d’utiliser un critère éthique et un critère utilitariste (ces deux critères se rejoignant d’ailleurs souvent car ce qui est immoral est nuisible).

La première exigence serait de diminuer ou même de supprimer totalement la progressivité de l’impôt sur le revenu (mais aussi celle qui existe, par exemple, pour l’IFI, les droits de succession ou la taxe sur les salaires). On considérerait comme choquant qu’un boucher vende un bifteck à un prix proportionnel aux revenus de ses acheteurs. Mais imaginons qu’il applique un taux d’augmentation du prix progressif ! Pourquoi l’État se donne-t-il le droit de se comporter d’une manière aussi choquante ?

La conséquence en est évidemment qu’il punit ainsi ceux qui font le plus d’efforts, ceux qui sont les plus innovateurs, les plus créateurs de richesses. Or toute la population française pâtit du fait que l’on décourage ainsi la création et le développement des entreprises. On en voit d’ailleurs une conséquence regrettable, à savoir l’exil de beaucoup de salariés et d’entrepreneurs qui ne peuvent pas supporter, légitimement, le fait d’être ainsi punis pour leurs talents et leurs efforts.

Il est question que le gouvernement français reprenne la proposition qui avait été mise en œuvre par Nicolas Sarkozy et qui consiste à diminuer ou supprimer les charges sociales ou fiscales sur les heures supplémentaires des salariés. Ceci peut être considéré comme justifié à première vue. En effet, la théorie économique a toujours souligné à juste titre que l’effort marginal a un coût subjectif de plus en plus important et c’est d’ailleurs pourquoi on a spontanément reconnu que les heures supplémentaires devaient être payées davantage.

Mais si un membre de profession libérale ou un entrepreneur fait des efforts de travail supplémentaires et accepte des risques supplémentaires, il devra subir la progressivité de l’impôt sur le revenu. C’est pourquoi il est injuste de vouloir uniquement alléger la pression fiscale sur les heures supplémentaires des salariés. La vraie réforme consisterait à diminuer ou à supprimer totalement la progressivité de l’impôt sur le revenu.

Fiscalité du capital

L’autre réforme prioritaire consisterait à supprimer la sur-taxation du capital, ce qui implique d’ailleurs d’adopter plusieurs réformes. C’est à tort que l’on prétend souvent en France qu’il y a une surtaxation du travail par rapport au capital et c’est bien le contraire qui est vrai.

Sans entrer dans le détail, on peut indiquer qu’il existe un certain nombre d’impôts qui frappent uniquement le capital, par exemple l’IFI, les droits de succession, les droits de mutation, les impôts sur les plus-values, etc.

Mais il convient aussi de reconnaître que l’impôt sur le revenu est destructeur de l’incitation à épargner (et donc à accumuler du capital). En effet, la partie du revenu qui est consommée ne pourra plus jamais constituer une base d’imposition, contrairement à l’épargne dont les rendements seront à nouveau frappés par l’impôt sur le revenu (sans même parler des autres impôts).

C’est pourquoi nous préconisons d’adopter ce que l’on peut appeler l’impôt sur la dépense globale qui consiste à donner aux contribuables la faculté de déduire de la base de l’impôt la partie qui est épargnée1.

Certes il existe un préjugé d’origine keynésienne, à savoir qu’il faut encourager la consommation aux dépens de l’épargne pour stimuler la demande globale. Mais cette idée est profondément absurde car il n’existe jamais d’insuffisance de demande (par exemple parce que la demande mondiale existe toujours) et parce que l’épargne, c’est-à-dire l’accumulation de capital permet d’accroître la productivité. Un salarié peut gagner un salaire d’autant plus élevé qu’il est associé à un montant de capital plus important.

Impôt sur la fortune et droits de succession

Il conviendrait par ailleurs de supprimer l’IFI et les droits de succession. En ce qui concerne le premier, on doit reconnaître qu’Emmanuel Macron a eu raison de supprimer l’impôt sur la fortune pour les placements financiers car l’impôt sur la fortune n’a aucune justification et il est très nuisible. Mais il a eu tort de ne pas le supprimer pour les capitaux immobiliers sous prétexte qu’il convenait de le supprimer uniquement pour les « activités productives ».

Or, s’il avait lu Frédéric Bastiat, il aurait compris que les objectifs des individus dans une société ne consistent pas à produire, mais à tirer des satisfactions à partir de ce qui est produit, c’est-à-dire que la production est un moyen et non une fin. De ce point de vue il est totalement faux de dire que le capital immobilier n’est pas productif : il est productif de satisfactions et l’on peut même dire qu’il s’agit là peut-être des satisfactions les plus importantes pour tout le monde car le besoin de se loger est primordial. La suppression de l’IFI est donc extrêmement souhaitable.

Quant aux droits de succession ils n’ont aucune justification. En effet, ils constituent une attaque importante contre des droits de propriété légitimes et ils sont donc immoraux. Ils ont par ailleurs pour conséquence de réduire l’accumulation de capital, avec les conséquences fâcheuses que cela a nécessairement pour la production de richesses.

Imaginons par exemple que deux individus aient exactement les mêmes revenus au cours de leur vie. L’un d’eux consomme tous ses revenus et n’a rien à léguer. L’autre fait l’effort de réduire ses satisfactions immédiates pour accumuler un capital, par exemple parce qu’il souhaite le léguer à ses enfants ou à une organisation charitable. Est-il juste de punir le deuxième par des droits de succession ? Ce n’est pas parce que quelqu’un meurt que ses droits de propriété doivent être confisqués par l’État, alors qu’une caractéristique importante des êtres humains vient de ce qu’ils sont capables de se projeter au-delà de leur vie.

Suppression de la taxe d’habitation

Par rapport aux réformes fiscales que nous venons d’examiner et qui auraient des conséquences positives considérables, les autres réformes fiscales qui sont à l’ordre du jour ont une importance très secondaire (même si, comme nous l’avons dit, toute baisse des impôts est souhaitable).

Ainsi en-est-il, par exemple, de la suppression de la taxe d’habitation, celle-ci pouvant même être considérée comme l’un des impôts les plus justifiés car il correspond très concrètement aux services publics rendus par une municipalité aux habitants d’une commune.

En outre, il serait totalement injuste de ne pas supprimer cette taxe pour ceux qui se trouvent dans la catégorie des 20 % de revenus les plus élevés, ainsi que pour les propriétaires de résidences secondaires, comme cela a été évoqué. Il a été dit que la suppression de la taxe d’habitation pour une partie de la population permettait d’augmenter le pouvoir d’achat des personnes concernées, ce que d’ailleurs toute suppression ou diminution d’impôt réalise.

Mais cela signifie implicitement qu’on supprime cet impôt pour ceux qui ont les revenus les moins élevés parce qu’on utilise l’idée keynésienne selon laquelle les gens épargnent d’autant moins que leurs revenus sont faibles et qu’on partage le préjugé absurde selon lequel il est nécessaire de favoriser la consommation par rapport à l’épargne.

Fiscalité des sociétés

De même le projet de diminution du taux de l’impôt sur les sociétés ne devrait pas être considéré comme une priorité par rapport aux autres réformes évoquées. Il serait malheureusement trop long d’en expliquer les raisons dans le cadre du présent article (ce qui impliquerait, par exemple de démontrer que cet impôt a un rôle proche de celui de la TVA, contrairement à ce qu’on imagine en général).

Il n’est en tout cas pas justifié de prétendre que cela augmenterait la compétitivité de l’économie française, la compétitivité étant un concept relatif (concernant les rapports entre différentes productions) et non un concept général (ce qui signifie que le concept de « compétitivité de l’économie nationale » est dépourvu de sens).

Satisfaire une majorité aux dépens d’une minorité

L’existence de la progressivité de l’impôt sur le revenu et de l’impôt progressif sur le  capital ou le maintien éventuel de la taxe d’habitation pour les revenus les plus élevés correspondent en fait à une caractéristique très regrettable des processus politiques : les politiciens ont pour objectif personnel d’être élus et réélus et pour cela ils ont tout intérêt à satisfaire une majorité aux dépens d’une minorité sans se préoccuper de la moralité de leurs décisions et de leurs conséquences économiques qui sont en fait fâcheuses pour toute la population (ce qui est rendu possible par le fait que la plupart des gens ne connaissent pas la théorie économique qui permet d’expliquer les causes fiscales de ces conséquences fâcheuses).

Ajoutons enfin en ce qui concerne la fiscalité qu’il est très regrettable d’avoir imposé le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu, alors qu’il faudrait absolument plutôt supprimer le prélèvement à la source des cotisations sociales !

L’organisation de l’État : exposer à la concurrence

Abordons maintenant rapidement le deuxième thème du Grand débat national, à savoir l’organisation de l’État. Il y aurait, bien sûr, un nombre considérable de réformes à faire, mais nous voudrions seulement souligner qu’il serait important d’exposer beaucoup d’activités étatiques à la concurrence.

La concurrence est toujours bonne, en particulier parce qu’elle incite à faire mieux que les autres, donc à rechercher des innovations utiles ; par contre, les positions de monopoles – c’est-à-dire celles qui ne permettent pas à la concurrence de jouer son rôle – sont toujours mauvaises ; mais les seuls vrais monopoles sont les monopoles d’origine publique car l’État utilise son monopole de la contrainte légale pour empêcher que ses activités soient mises en concurrence par des producteurs plus efficaces que lui.

On pourrait en donner des exemples innombrables, mais contentons-nous cependant d’évoquer un domaine où ils sont particulièrement présents et néfastes, à savoir le domaine de ce qu’on appelle les prestations sociales (qui sont en fait des prestations individuelles mais qui sont collectivisées). Il serait ainsi très utile de mettre la Sécurité sociale en concurrence avec d’autres assurances pour lesquelles les assurés pourraient choisir les risques qu’ils souhaiteraient assurer.

Dans le système actuel, les cotisations proportionnelles au revenu constituent une destruction des incitations productives. Dans un système d’assurances privées où les cotisations seraient plutôt proportionnelles aux risques, il y aurait au contraire une incitation pour les individus à accroître leurs efforts productifs afin de couvrir un plus grand nombre de risques.

La concurrence serait également parfaitement justifiée et souhaitable, par exemple, pour l’assurance-chômage. Sans entrer dans le détail du fonctionnement d’un système de ce type, on peut juste souligner qu’il y a une grande quantité de moyens de pourvoir aux besoins d’un individu lorsqu’il traverse une période de chômage et c’est cette diversité que la concurrence permettrait d’obtenir.

Il est enfin évident qu’il serait extrêmement souhaitable de passer du système de retraite par répartition actuel à un système de retraite par capitalisation, tout en redonnant à tous les individus la liberté de décider leur âge de retraite. Ce retour à la responsabilité personnelle aurait forcément des conséquences très positives.

Article publié initialement le 28 janvier 2019.

  1. On peut se reporter à ce sujet à notre ouvrage, La tyrannie fiscale, éditions Odile Jacob, 2014
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  • claude henry de chasne
    28 janvier 2019 at 8 h 44 min

    l’IR pour tous au premier euro , les allocations et autres aides de l’etat incorporées aux revenus..corollaire de la baisse des taxes..
    Fin de la politique familiale , 1 revenu =1 impôt
    assiette plus large donc baisse des taux
    là on y verra beaucoup plus clair, plein le cul de la redistribution

    • NON pas la fin de la politique familiale. Nous sommes passés en taux de natalité de plus de 2 enfants à 1.88 en 4 ans.
      Une chose est certaine : le maintien démographique repose absolument sur les familles nombreuses. Si deux enfants sont nécessaires, mathématiquement pour remplacer les deux parents, les enfants de rang 3, 4, 5 et au-delà sont nécessaires pour remplacer les gens n’ayant qu’un ou pas d’enfant.

      Il faut bien prendre conscience que ce phénomène de démographie devient de plus en plus grave,la solidarité intergénérationnelle joue un rôle majeur dans les retraites, l’assurance maladie, les activités professionnelles

      Le quart de la population française n’a en effet pas de descendance. Le taux d’infécondité, c‘est-à-dire la proportion de femmes terminant leur vie féconde sans enfant était en 2012 de 11,7%. Ajoutons que c’est le cas de 15% des hommes. De plus, environ 18% des femmes n’ont qu’un enfant.

      -1
      • Personnellement je ne suis pas favorable à une sorte de planning familiale étatique.
        Je pense que si on veut des enfants, on en assume toutes les conséquences, notamment financières. C’est trop facile de faire des enfants avec l’argent des autres.
        Cela n’enlève en rien la possibilité d’aider ces personnes, volontairement et librement.

        • Tout dépend si l’on considère que les enfants sont une sorte d’investissement collectif pour l’avenir…

          • J’aimerais mieux que les enfants soient considérés autrement que comme un « investissement collectiviste », mais de toute façon sur un site libéral ça n’est guère un argument.

          • Considérer un enfant comme un investissement est la pire chose que l’on puisse lui faire. Et collectif, cela devient le summum.

        • Ce n’est pas si facile que cela d’élever des enfants. C’est d’ailleurs LE défi en cours et à venir (voir le chômage des jeunes et la violence des quartiers).

          C’est tout simplement l’avenir de la société qui est en jeu : https://institutdeslibertes.org/la-peste-blanche/

          Le voir oblige juste à dépasser son égocentrisme.

      • claude henry de chasne
        28 janvier 2019 at 11 h 45 min

        pas d’accord pour encourager des naissances , alors que les besoins en main d’oeuvre diminuent

  • Ce retour à la responsabilité personnelle aurait forcément des conséquences très positives.

    C’est très juste. Mais voilà, nos polytocards aiment bien se sentir les chefs, peu importe que le pays soit à la dérive. Ils aiment les ors du palais. Supprimons les aussi.

    Excellent article, merci.

  • Bonjour
    Quand on se pose des questions sur l’impôts, il faut d’abord décider du niveau des dépenses publiques et de la surface d’intervention de l’état.
    Veut -on un système libéral (état régalien), un système d’état providence (assurance social-éducation) ou une social démocratie (économie de marché sous contrôle) ?
    Du choix découlera le volume de prélevement.
    Ensuite, comment prélever; une assiette large et un taux bas ou des impôts incitatifs. Ou le plus possible comme en France.
    Personnellement, je préfere un systeme libéral, avec une imposition le plus proche du consommateur. Par exemple; taxe sur les carburants pour les routes, redevance tv pour la radio diffusion, police et justices payante etc.. Un citoyen qui n’utilise pas ces services ne paye pas.

    -1
    • « Veut-on un système… »

      Comme la méthode Macron le démontre amplement, tout sera fait pour que le débat ne puisse pas avoir lieu. Le sujet est tabou car trop d’intérêts particuliers honteusement dissimulés derrière le voile de l’intérêt général en dépendent. Mais puisqu’il est également fondamental, si le sujet ne peut être débattu pacifiquement par des voies démocratiques, il le sera autrement.

      • Mais les français veulent l’état providence, mais pour eux.
        -Quand ils sont vieux, des retraites confortables et des subventions pour les aides à la personne, et pas d’immigration
        -Quand ils sont jeunes, des études ‘gratuites’ sans sélection, X pour tous et ne pas payer les retraites des vieux (voir le post hargneux contre CHDC).

        • claude henry de chasne
          29 janvier 2019 at 5 h 34 min

          (si on ne veut plus payer de retraite il faudra que les actifs hébergent , soignent, et subviennent aux besoins de leurs parents bon courage a tous)

          • Vu que pour l’instant c’est plutôt l’inverse qui se passe, ça serait un juste retour des choses, n’est-ce pas 😉 ?
            Mais il serait peut-être utile de se demander pourquoi on en est arrivés là. Au-delà de la rengaine habituelle avec les 35h et les six semaines de congés…

          • si on ne veut plus payer de retraite

            Je crains que l’on arrive à ne plus pouvoir payer ces retraites, vu qu’il faut sauver le monde d’après notre casque à pointe en chef … 🙁

        • Oui c’est sûr les retraites sont confortables.
          42 ans de cotisations pour 800 Euros de retraites.

  • Je regrette que le thème de la fiscalité des sociétés soit peu développé, c’est justement celui-ci que j’aurais mis au contraire dans les priorités.

    • L’ordre des priorités, je ne me sens pas d’en juger. Cet article développe deux aspects essentiels, il devrait être lu et à mon avis soutenu, mais on peut imaginer que certains parviennent à contre-argumenter, par tous ceux qui veulent débattre et/ou agir pour nous sortir de la mouise. Ensuite, on peut discuter de la fiscalité des sociétés. Mais il est évident que les propositions formulées par M. Salin auraient des effets considérables, et remettre en cause leur priorité revient un peu trop à une manière détournée de s’y opposer sans vraiment argumenter.

      • Loin d’être une remise en cause, mon commentaire était un souhait de développement d’arguments contraires à ceux qui sont habituellement admis :

        La fiscalité des entreprises étant supportée en dernier lieu par les consommateurs, elle est la plus pernicieuse parce que la moins visible, ce qui explique d’ailleurs son niveau stratosphérique (60,4% selon l’article de Fergus MacDonnell d’aujourd’hui).

        D’autre part elle nuit à la compétitivité des entreprises exportatrices par rapport aux entreprises étrangères du même secteur, avec les conséquences que l’on connait sur les performances générales de ce pays par rapport à ses concurrents proches.

        • P. Salin ne parle que de l’IS, me semble-t-il. J’ai personnellement l’IS en queue de priorités. D’abord, l’IS est loin de pénaliser la motivation à la création de richesses. Baisser l’IS correspond plus à chercher à attirer des sociétés par une espèce de prime qu’à viser à ce qu’elles croissent plus et mieux. Mais surtout, l’IS est pour moi le canal par lequel l’effet Laffer se manifeste quand on supprime ou qu’on baisse les taxes et impôts idiots. Pour les sociétés, supprimons immédiatement et en totalité les impôts « de production », ceux que paient les entreprises indépendamment de si elles font ou non du profit, c’est une telle évidence qu’on se demande comment ça n’est pas encore fait ! Et qu’on se demande quelle mouche peut avoir piqué nos dirigeants pour en rajouter, sur les Gafa, par exemple…

          • « on se demande quelle mouche peut avoir piqué nos dirigeants »
            La mouche de la démagogie, tout simplement.

          • Bah … continuer à surtaxer le profit et préserver les entreprises incapables d’en réaliser, c’est pas très autrichien mais plutôt keynésien comme démarche, non ?

            • Le taux d’IS devrait descendre vers les 28%, c’est dans les tuyaux. Ca veut dire que les 60% dont vous parlez recouvrent un montant équivalent de ce que j’appelle « taxes idiotes ». En les supprimant, à mon avis, on rend un grand nombre d’entreprises capables de réaliser des profits, et même si un taux plus faible me plairait, on ne serait plus dans la surtaxation puisqu’on aurait déjà divisé le taux effectif par 2.
              Pour que survivent les entreprises rentables, je compte surtout sur la suppression des aides qui devrait accompagner celle des impôts de production.

        • Vous pouvez tester la métaphore de la vache, qui marche pas mal.
          Si vous taxer les vaches, ce ne sont pas ces dernières qui vont payer mais bien le consommateur final.
          Les entreprises c’est la même chose. Taxer les entreprises (et tous les intermédiaires), c’est juste taxer le consommateur d’avantage.

          • Il faut toujours penser au phénomène d’incidence fiscale:
            Ce n’est que très rarement celui qui paie au trésor public qui est vraiment le dindon de la farce.

            Taxez un bien sans substitut possible, c’est le consommateur qui paiera (quel que soit comment est perçue la taxe).

            Taxez un bien soumis à une concurrence internationale dure, le consommateur ira à l’étranger (ou via internet) pour y échapper. C’est donc le fournisseur du bien qui gobera la taxe (tant qu’il y parvient).

            Pour l’entreprise, ce n’est bien sûr pas elle qui paie, mais cela peut être son propriétaire, les employés, les fournisseurs (eux-mêmes souvent des entreprises), suivant les rapports de force entre les agents.

  • Il est faux de dire que le fisc prend au contribuable la totalité de ce qu’il gagne !

    La vérité est que bien souvent ce dernier peut même en garder une partie…

    😉

  • Un article qui “décoiffe” notamment à propos de la fiscalité et dont les solutions sont à l’opposé de la politique de Macron qui se dit libérale.

    Je suis allée au 1er débat public organisé par Bayrou. Je l’ai quitté avant la fin, 4 heures de débat cela me suffisait.

    Je reviens de ce débat complètement effrayée. Ce qu’on nous montre à la télé est édulcoré. Ce n’est pas la réalité du terrain.
    Il règne une violence qui m’a effrayée. On a eu droit aux raisonnements de Lutte ouvrière, des gauchistes, des anarchistes, de l’extrême droite.
    Bayrou s’est fait insulter, siffler, accuser de corruption. Il a gardé son calme. Certains qui n’étaient pas d’accord avec celui ou celle qui parlait criait et lui répondait en criant, des videurs étaient présents pour calmer le jeu. Certains sont à la limite de l’hôpital psychiatrique.
    Ils ne veulent plus de députés, d’élus, ils veulent voter ce qu’ils veulent avec le RIC, veulent récupérer tout l’argent des riches, ne veulent plus de l’UE, etc..
    Je ne sais pas comment on va s’en sortir, il règne un climat insurrectionnel, révolutionnaire. On nage en plein dans la lutte des classes. Je ne vois pas comment Macron peut s’en sortir ou tout autre politique qui le remplacerait. Je suis épouvantée par ce qui arrivera après le grand débat.
    Les débats qu’on nous montre animés par Macron ou Philippe ne sont que du théâtre avec des participants triés sur le volet, compte tenu de ce que j’ai vécu à Pau et où n’importe qui a pu entrer et parler.

    Les gens du débat animé par Bayrou sont repartis avec le sentiment que l’Etat est une énorme machine à broyer les peuples à force d’empilement de lois qui se contredisent parfois et que personne n’osera simplifier bien au contraire, même chose pour la fiscalité complètement délirante.

    • @lapaladine
      Merci pour ce témoignage très intéressant. L’intolérance que vous rapportez est effectivement très inquiétante. Cependant, parmi toutes les revendications que vous reportez, plusieurs vont dans le bon sens et sont plutôt encourageantes :
      « plus de députés, plus d’élus, RIC, plus d’UE », d’autres désespérantes : « récupérer tout l’argent des riches ».
      Quant au « sentiment que l’État est une énorme machine à broyer les peuples à force d’empilement de lois qui se contredisent », s’il se diffuse vraiment, on ne peut que s’en réjouir car c’est exactement la vérité.

    • monsieur Bayrou est un symbole du politicien professionnel, qui ne sait faire que cela et qui monopolise la place pour son bien à lui seul depuis des décennies.

      Pas étonnant que la contestation soit forte.

  • « C’est pourquoi nous préconisons d’adopter ce que l’on peut appeler l’impôt sur la dépense globale qui consiste à donner aux contribuables la faculté de déduire de la base de l’impôt la partie qui est épargnée »

    Je n’ai sûrement rien compris mais c’est pas la même chose que la TVA ?

    • Si je comprends bien, c’est en effet la TVA et surtout rien d’autre, toute la différence étant dans le fait de ne pas payer d’impôt autre que la TVA…

      • Merci MichelO ^^
        Effectivement pourquoi pas. Une TVA à l’échelle nationale (qui représente déjà la moitié des recettes), et une flat tax ou une taxe d’habitation pour les collectivités territoriales (commune et région).

        Avec bien entendu l’obligation constitutionnelle d’avoir un budget au moins en équilibre pour chacune des strates. Rien de plus simple: budet N = recettes N-1 😀

        • budget N = recettes N-1, ou budget N = recettes N.
          Au centime près, c’est importnat Mais là j’en demande trop, à des latins peu volontaires alors que cela fonctionne bien chez les Suisses.

  • Je commencerai à prendre au sérieux les militants pour les baisses d’impôts quand ils proposeront dans le même temps un budget en équilibre. Faute de quoi la France aurait vite fait de se retrouver dans la situation catastrophique qu’a connue la Grèce.
    La priorité est de militer pour la réduction des dépenses mais malheureusement nous sommes loin d’en prendre le chemin. Non seulement la réduction du nombre de fonctionnaire n’est pas à l’ordre du jour mais c’est « open bar » pour faire face aux revendications de tous les corporatismes de l’administration : policiers, enseignants, agents des impôts, personnel de la CAF, de la Poste etc. que le gouvernement doit arroser en primes et heures supplémentaires car cette population est le rempart de son maintien au pouvoir

    • C’est assez facile de proposer un budget en équilibre, il suffit de supprimer le ministère de la culture, celui de l’écologie, et aussi quelques autres dépenses idiotes dans la santé et dans les retraites, même si là c’est moins instantané. Toutefois, l’ordre des choses est bien d’abord de s’assurer que la création de richesses est améliorée, plutôt que de s’y refuser au prétexte qu’on ne stipule pas à quel gâchis mettre fin pour pouvoir se le permettre : quand on écrit son budget, on commence par recenser les recettes sûres. Si certaines sont compromises, leur rationalisation est urgente, avant de s’occuper des dépenses.

    • Il faudrait reprendre la position de Vauban dans « La dîme royale » : un impôt unique égal à un pourcentage fixe des revenus de chacun (autrement dit flat tax dès le premier euro pour tous) (Vauban proposait 10% !!!), inscrit dans la Constitution, et c’est la responsabilité de l’État de se débrouiller avec ça.

  • Pascal Salin préconise de supprimer les impôts sur le capital. Il faudrait donc supprimer l’impôt foncier, mais il ne le mentionne pas explicitement. Y a-t-il une logique à conserver l’impôt foncier?

    • L’impôt foncier, comme la taxe d’habitation, comme les impôts de production pour les entreprises, se justifient par le fait qu’en théorie ils correspondent à un service directement rendu à celui qui le paye, et qui se traduit par une valorisation du bien (impôt foncier), des facilités locales pour l’habitant (taxe d’habitation) ou l’entreprise (impôts de production).

      • Oui, mais ça c’est la théorie. La taxe d’habitation est d’ailleurs bien plus justifiée par des services rendus à celui ou ceux qui habitent qu’à celui qui possède, pour la taxe foncière. Et comme bientôt, seuls les résidences secondaires seront soumises à la TH, ça révèle la véritable justification : on taxe ce qui ne peut pas s’échapper et partir à l’étranger…

      • seules les résidences…

  • La fiscalité devrait être intangible et écrite dans le marbre. L’Etat nous contraint à l’instabilité perpétuelle. La seule et unique chose à faire en premier serait de redéfinir la fonction de l’Etat et donc de son coût. Ensuite il faudrait fixer un objectif et offrir un choix. Voulez vous gagner de l’argent ou préférez-vous rester dans un système communiste. Personne ne le dit dans les médias et pourtant c’est le cas. Une prise de conscience est nécessaire pour modifier les habitudes collectivistes.

  • La démagogie cela suppose du je m’en foutisme alors que nos élus sont extrêmement sérieux ! Par contre leur responsabilité ne peut pas être engagée. Pour finir il n’existe à ce jour pas d’analyse permettant d’affirmer ou d’infirmer l’utilité (ou pire) les dégâts causés par ces individus. Je suis prêt à parier qu’en les remplaçant par des fous d’un asile psychiatrique l’on aurait un aussi bon (mauvais en fait) résultat. Diriger un pays de 67 millions d’individus au pifomètre devrait en théorie soulever une bonne réaction d’un peuple. Même complètement déconnecté de la réalité économique et financière.

  • Sauf à considérer que les politiciens sont aussi stupides que le peuple et qu’un consensus dans la connerie semble toujours la meilleure solution.

  • Vous avez dit « Régime totalitaire ». Oui! Le Fisc est devenu le bras armé d’un régime qui n’a plus rien de démocratique. Encore un petit effort. La Stasi fiscale et administrative est en place et les tentacules se multiplient. Ce n’est même pas le fait de payer qui me soucie, c’est ce flicage pour tout, dans tous les domaines qui se renforce, s’élargit, prend des formes multiples . Vous avez aujourd’hui tout un ensemble d’organismes divers et variés qui ont des prérogatives sur votre patrimoine (Fisc mais également par exemple Safer, Conservatoire du Littoral qui peuvent vous exproprier sans aucun problème), mais aussi sur votre jardin (pas le droit de couper un arbre Hé!Oui)….. Dans votre propre maison vous allez avoir le compteur Linky (« 3 lessives par semaine c’est beaucoup..surtout que vous partez souvent le week-end  » Et Pan! restriction)° etc etc . C’est dramatique.

  • Débattre de la priorité de baisser telle taxe ou de supprimer telle autre est une impasse. En effet, à dépenses égales, la suppression d’une taxe implique la hausse d’une autre taxe. On ne fait que déplacer le problème sans le résoudre. Le mandat Macron, dans la plus parfaite continuité de ses prédécesseurs, est à cet égard édifiant.

    Rien ne sera possible tant qu’on n’aura résolu par priorité le sujet de la baisse globale et massive des dépenses publiques. La baisse des dépenses publiques dépend du périmètre de l’Etat et de ses excroissances. De 57% de dépenses publiques dans le PIB, la France doit revenir dans un premier temps à 40% par des mesures fortes, par des coupes franches et massives, et dans un second temps descendre à moins de 30%, idéalement 20% à terme. Compte tenu de la structure des dépenses publiques, les trois postes de dépenses publiques à réduire en priorité sont clairement les retraites par répartition et l’assurance santé, à privatiser en urgence, de même que la masse salariale des trois fonctions publiques qui doit être divisée par deux.

    Le débat primordial est donc celui du modèle de société dans lequel nous voulons vivre. Si le sujet essentiel reste tabou, rien ne sera possible en dehors de la violence, comme l’actualité le démontre amplement. Les politiciens doivent notamment s’interroger sur leur responsabilité immense de n’avoir accepté le débat qu’après que des violences aient été commises.

    Accessoirement, il faut lutter contre la tendance à transférer à l’Europe la puissance fiscale, faute de quoi le débat serait illusoire.

    On doit admettre que si les violences sont nécessaires pour enfin, enfin, ouvrir le débat, cela signifie en réalité que seule la violence est nécessaire, tandis que le débat est vain. Le débat démocratique doit redevenir la norme pour remplacer la violence. Les politiciens illégitimes qui n’acceptent le débat que sous la contrainte de la violence doivent être mis hors d’état de nuire. Ce sont de dangereux fauteurs de troubles en lutte acharnée contre l’intérêt supérieur de la France.

    • Les politiciens doivent notamment s’interroger sur leur responsabilité immense de n’avoir accepté le débat qu’après que des violences aient été commises.

      Absolument d’accord. Et pour le reste, de même.
      Personnellement, je suis moins mesuré que vous. J’utilise le terme de polytocards.
      Excellent commentaire.

    • Si vous devez confier autant de votre pognon à un assureur ou une caisse de retraite privés qu’actuellement, pour un rendu similaire, il n’y a aura pas de gain financier pour le Français lambda. Sauf à démontrer au préalable que le secteur privé peut faire aussi bien pour moins cher.
      Il y aurait cependant un coup à jouer en rendant l’assurance santé facultative, mais il n’est pas sûr que cela enchante le secteur privé.

      Bien évidemment, la couardise de nos politiciens, qui n’acceptent la « négociation » qu’après l’insurrection, est coupable. Entre opérations de propagande pour rendre socialement acceptables les décisions à venir, et incapacité à entendre les oppositions quand ils sont persuadés qu’un passage en force ne leur sera pas préjudiciable, ceux-ci restent en réalité étrangers, sauf caillou dans la chaussure, à une marche démocratique du pays. Il est temps d’introduire une bonne dose de proportionnelle à l’assemblée nationale – dans l’idéal, le groupe majoritaire ne devrait bénéficier d’aucun coup de pouces – et le RIC dans l’élaboration de nos lois.

      • « Sauf à démontrer au préalable que le secteur privé peut faire aussi bien pour moins cher. »
        La démonstration est partout, il y en juste qui ne veulent pas la voir…

        • Non, pas partout. Dans certains secteurs (télécoms…) pas dans d’autres (eau…). Quid, donc, du secteur de l’assurance santé ?
          Selon moi, un indice peut être apporté par le niveau de concurrence. C’est le cas dans le secteur des télécoms : concurrence réelle. Pour la fourniture de votre eau, vous n’avez pas le choix, c’est celui de la commune. De plus en plus en de communes en reviennent à la régie municipale, moins coûteuse.
          La privatisation de l’assurance santé pourrait être profitable si ses modalités le permettent. Il serait nécessaire d’une part que l’AS soit facultative (pression à la baisse sur les prix) et que le choix de l’assureur demeure entièrement libre. Pour les mutuelles d’entreprises, on voit bien aujourd’hui que ce n’est pas le cas (elles sont obligatoires ET uniques au sein de l’entreprise).

      • Si certains veulent se regrouper pour, par exemple, gérer leur épargne retraite en commun sur un principe de la répartition, qu’ils le fassent ! Mais qu’ils ne nous obligent pas à participer. En quoi est-ce compliqué à comprendre ?

        Si certains veulent regrouper leurs dépenses de santé pour les redistribuer entre eux de manière égalitaire, qu’ils le fassent ! Mais qu’ils ne nous obligent pas à participer. En quoi est-ce compliqué à comprendre ?

        Si certains veulent regrouper leurs héritages pour les redistribuer entre eux de manière égalitaire, qu’ils le fassent ! Mais qu’ils ne nous obligent pas à participer. En quoi est-ce compliqué à comprendre ?

        Bref, sur tous ces sujets, le recul de l’Etat obèse incompétent est une question de principe éthique, de morale publique, au moins autant qu’une question financière. Pas touche au grisbi ! Dégage ! Le gain financier viendra ensuite, naturellement, récompense de la vertu publique retrouvée grâce à l’instauration d’un Etat régalien.

    • @Cavaignac
      Excellent commentaire dans l’absolu.
      Dommage que le début soit dé-corrélé de l’article, qui insiste sur le caractère nocif parce qu’immoral de tout impôt, et propose exactement les mêmes pistes que vous pour réduire les dépenses.

    • claude henry de chasne
      29 janvier 2019 at 5 h 45 min

      @Cavaignac

      pas mieux, bravo

  • « Il y a tout d’abord une justification morale, à savoir que l’impôt est prélevé par l’usage de la contrainte étatique et qu’il constitue nécessairement une atteinte aux droits de propriété légitimes. De ce point de vue la France est loin d’être un espace de liberté et elle est au contraire proche d’un régime totalitaire. »

    Arrêtons avec ce genre d’âneries qui plombent la cause qu’elles prétendent servir. La pression fiscale est très forte au Danemark ou en Belgique, qui ne sont pas vraiment des pays totalitaires. A l’opposé, elle est faible en Russie qui est loin d’être une démocratie. Il n’y a aucun lien entre totalitarisme et niveau de prélèvements.

    Si je veux entendre des fake news, il me suffit d’aller écouter le discours de Philippe sur le 80 km/h. Je n’ai pas envie d’en découvrir sur un site libéral.

    • Bonjour J Quille
      Le Danemark et la Belgique sont des pays démocrates, mais pas libéraux. La Russie est un pays autoritaire avec des élections imparfaites, et pas libéral.
      La démocratie ne veut pas dire libéral. Au contraire. Une démocratie libérale ne fait pas confiance au peuple, il fait confiance à la constitution. Ce n’est pas le peuple souverain, mais la constitution souveraine, comme au USA.
      PS Mon petit point Godwin :). Hitler est arrivé au pouvoir tout à fait démocratiquement.

      • Ne compliquez pas le débat, svp. Salin a qualifié la France de pays « proche d’un régime totalitaire ». On peut déplorer que la France ne soit pas un pays assez démocratique ou assez libéral. Mais certainement pas la qualifier de « proche d’un régime totalitaire ». Je nous invite collectivement à aller chercher la définition de totalitarisme pour constater que ce terme ne peut absolument pas s’appliquer à un pays démocratique, peu ou prou libéral par ailleurs. Ce genre d’outrance dessert fondamentalement la crédibilité de son auteur.
        PS : précision, Hitler n’a jamais été élu, il a été nommé chancelier par manigances.

        • Je suis désolé si vous avez du mal à suivre… :).
          Quant à Hitler, je n’ai pas dit qu’il a été élu, j’ai écrit qu’il est arrivé au pouvoir démocratiquement.

        • Si je lis la definition de Brzezinski d’un état totalitaire, je compte 5 points sur 6

          • Voyons voir…
            « Dans les années 1950, le politologue Carl Joachim Friedrich et son assistant Zbigniew Brzeziński identifient comme « totalitaire » un régime dans lequel on trouve six éléments : une idéologie officielle, un parti « de masse » unique, la terreur policière, le monopole des médias, celui des forces armées et une économie planifiée »
            Vous savez compter ? Ou connaissez les définitions des concepts dont parle EB ?
            Non franchement, je trouve hallucinant de défendre des âneries pareilles !
            Etonnons nous apres ça que le libéralisme ait du mal à percer en France…

            • Allez si je fais le bisounours j’en compte que 3….

            • Selon vos standards, les pays de l’Est communistes juste avant 1989 n’étaient pas totalitaires non plus. Pas de parti unique (sauf pour l’URSS et la Roumanie, et encore…), pas de terreur policière, etc…
              « Franchement, je trouve hallucinant de défendre des âneries pareilles »

    • La liberté politique ne vaut rien sans liberté économique. Un pays qui se prétend démocratique mais dont l’Etat vole plus de la moitié des revenus des habitants n’a de démocratique que le nom. En effet, que vaut la voix d’un électeur que les hommes de l’Etat jugent incapable de gérer lui-même ses propres affaires économiques, du berceau à la tombe ? Rien en vérité ! Ce n’est pas un hasard si dans de nombreuses social-démocraties, le taux de participation aux élections s’effondre à mesure que le poids de l’Etat obèse augmente. Ce n’est pas un hasard si tout l’occident, de l’Europe à l’Amérique du Sud, est actuellement en rébellion contre les Etats obèses.

      Une social-démocratie n’est pas la démocratie, juste un succédané qui ne fait plus illusion.

    • @Jean Quille
      J’ai du mal à comprendre pourquoi vous vous offusquez tant de la désignation de l’impôt comme atteinte aux droits de propriété légitimes. N’êtes-vous pas un fervent partisan d’un système miraculeux (le « revenu universel de base ») qu’il serait possible de donner à tout le monde sans rien prélever à personne ?

    • @Jean Quille
      Toute plaisanterie mise à part, il semble que vous n’ayez pas pris la peine de lire votre citation de l’article avec attention. En effet, il est bien précisé « De ce point de vue », c’est à dire du point de vue fiscal. On se limitera donc à ce domaine, à l’exclusion de tout autre.
      Tout impôt lié aux possessions ou aux revenus (proportionnel, progressif…) implique que l’administration fiscale ait une connaissance précise des possessions et des revenus de chacun, ce qui constitue déjà, en sus d’une atteinte au droit de propriété, une intrusion dans la vie privée de chacun. Quand ces possessions et revenus sont, en sus, taxés en fonction de leurs types et caractéristiques (possessions immobilières : localisation, superficie, nombre de pièces, agencement intérieur, usage…, possessions financières : investies dans quoi, sur quel type de supports, pour combien d’années…, revenus : salariaux, « industriels et commerciaux », fonciers, « plus-values »…, donations…, héritages…, c’est encore pire. Et quand les hommes et femmes politiques au pouvoir estiment que tout ce que vous possédez et produisez leur appartient par défaut, et qu’ils vous font « un cadeau » quand ils renoncent à vous en prendre la totalité, quand ils ne supportent pas que le moindre revenu leur échappe, ne sommes nous pas en effet soumis à une administration fiscale totalitaire ?
      Le seul impôt non intrusif dans la vie privée des individus, c’est l’impôt égal pour tous, par exemple 100€ par mois par adulte entre 18 et 125 ans. La seule chose que l’administration fiscale doit savoir, c’est que vous existez. Mais il a d’autres graves défauts que je n’aborderai pas maintenant.

  • Moralement, la progressivité de l’impôt est totalement indéfendable. C’est une lamentable confusion entre l’égalité en droit et l’égalité en moyens. Résultat? Nous n’avons ni le premier, ni le second. Nous avons un système de castes, des privilèges, des niches, des passe droits, des avantages, des subventions, des Topaze en veux tu en voila et quelques millions d’exilés. C’est une dictature soft. Le grand débat? Un gamin mal aimé, jouant avec des allumettes, dans une cocote minute remplie de gaz sous haute pression. Tout va très bien, en Monarchie Populaire de France

    • Constitutionnellement, la progressivité de l’impôt n’est pas indéfendable (et c’est un partisan de la flat tax qui vous le dit). Dans la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, il est écrit pour la contribution commune »(cad l’impôt) : « elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés ».
      En clair, les riches doivent payer plus que les pauvres, selon une fonction mathématique qui n’est absolument pas précisée (donc une droite, une parabole, une exponentielle ou encore une fonction logarythmique répondent à la question). Et nul ne peut se soustraire à cet impôt, de par sa naissance, son rang ou son utilité publique.
      De fait, en France, il y a très peu d’impôts progressifs, et au global, ils comptent pour une partie minoritaire dans les recettes publiques.

      • Vous confondez proportionnalité et progressivité. Si rien n’est précisé, c’est forcément la solution la plus favorable à la propriété privée qui doit être retenue, l’intention des rédacteurs de la Constitution ne laissant planer aucun doute à ce sujet. En outre, vous étalez une franche méconnaissance de l’histoire, notamment des raisons qui ont conduit à rédiger la DDHC pour corriger les dérives passées. La répartition égale est bien évidemment la référence à un taux unique car des taux différents d’un individu à l’autre méconnaissent le principe d’égalité devant la loi, de l’égalité en droit.

        Oui, on peut se soustraire à l’impôt abusif (socialiste). C’est non seulement un droit mais également un devoir pour l’honnête citoyen correctement éduqué, le devoir de la résistance à l’oppression (collectiviste). L’abus de l’impôt est une des multiples formes de l’oppression étatique, comme la violence, le meurtre ou le mensonge politique.

        On vous rappelle accessoirement que la Constitution a pour objet de limiter le pouvoir de l’Etat, pas de régenter nos vies. Si ce n’était pas le cas, il n’y aurait pas besoin de constitution. Pas besoin de constitution pour que de minables dictateurs pillent leurs pays.

        • « Vous confondez proportionnalité et progressivité. »
          Houla ! Ca commence fort… et mal !
          « La répartition égale est bien évidemment la référence à un taux unique car des taux différents d’un individu à l’autre méconnaissent le principe d’égalité devant la loi, de l’égalité en droit »
          Vous n’avez rien compris (ou faites semblant) ! L’égalité devant l’impôt signifie que, que vous appeliez Charles Hubert de La Trochembiais ou Raoul Trainesavate, à ressources égales, l’impôt devait être égal. Cela signait en réalité la fin des privilèges où parce que vous étiez de noble extraction, ou représentant du clergé, vous échappiez à l’impôt… Sous l’ancien régime, seul le Tiers-Etat payait des impôts. Noblesse et clergé n’en payaient pas. C’est à cela que la DDHC a voulu mettre un terme. Et c’est à cela que fait référence l’égalité devant l’impôt.
          Conseil pour conseil, je vous suggère de revoir l’Histoire de France, un peu de droit, et aussi, ce qui ne gaterait rien, quelques notions de math…
          Une petite visite medicale pour infirmer un diagnostic de paranoïa ne serait pas de trop non plus.

          -2
          • Aujourd’hui, les fonctionnaires ont remplacé les nobles.

            En effet, il est indifférent pour les comptes publics qu’un fonctionnaire touche 2000 euros de revenus en payant 200 euros d’impôts ou perçoive directement 1800 euros sans payer d’impôt. La charge, au final, est la même pour ceux qui doivent la financer et les fonctionnaires ne payent pas vraiment d’impôt. Ils payent un impôt fictif.

            En revanche, les producteurs du secteur privé payent la totalité des taxes, qu’ils soient salariés, entrepreneurs ou investisseurs. Quand ils payent les impôts, ce sont leurs propriétés privées qui sont lourdement spoliées.

            La Ripoublique n’a fait que reproduire et prolonger le modèle d’Ancien Régime. 1789 était bien une révolution, c’est-à-dire un tour complet pour revenir au point de départ.

      • « selon une fonction mathématique qui n’est absolument pas précisée »
        Ben si. A l’époque, « en raison » était très clair, cela signifiait ce qu’on appellerait aujourd’hui une proportionnalité linéaire, donc une flat tax.

        • Le Conseil constitutionnel ne doit pas être de votre avis sinon il y a longtemps que la forme actuelle de l’IR aurait été invalidée pour anticonstitutionnalité…

          • Le nombre de lois qui auraient dû être invalidées pour anti-constitutionnalité…

          • Et le respect du consentement à l’impôt , il y a combien de loi qui viole cette partie de la constitution?
            Pour consentir il faut pouvoir retirer son consentement, sinon ca n’a aucun sens

            • claude henry de chasne
              29 janvier 2019 at 5 h 54 min

              exact faisons un referendum sur le consentement a l’impôt avec ceux qui en payent et pas ceux qui en vivent

          • le conseil constitutionnel n’a jamais invalidé la TVA sur une autre taxe (cf TICPE, CSP) : c’est pourtant tout à fait anticonstitutionnel !

          • Cela prouve juste que le ConCon, club de politichiens recyclés, ne sait ou ne veut ni lire (les mots raison, quotité …) ni compter.

        • Ce sens est resté, mais il n’est plus employé que sur ce domaine mathématique précis, cf. CNTRL [raison] :
          MATH. Rapport existant entre une quantité et une autre. ou
          En raison directe de + compl. prép. [Exprime que deux quantités varient dans la même proportion]
          Il enquille les bourdes, notre Jean Quille.

      • « la progressivité de l’impôt n’est pas indéfendable  »

        Ah, pour mémoire, le premier qui s’est essayé à créer un impôt progressif en France a fini pendu, démembré et dispersé. Comme quoi, il y a parfois une justice. Les politiciens feraient bien de ne pas oublier les leçons de l’histoire.

  • Le Président de la République a raté dés son mandat la 1ére Marche !! Sa 1ére Réforme :
    Impôts , Niche fiscale et de la Depense publique … Il ne pouvait l’ignorer , il a été conseillé de Hollande et Minisre des Finances ; Aucune Excuse !!! Quand au Ministre des finances actuel , sur quelle référence, il a été nommé ?? ( ENA Affaires Étrangère ) !!! Qu’il est à l’écoute de propositionS sur la TVA ; Il sert à quoi??
    Encore un qui prépare son carnet d’adresse !!!
    Ne sert pas L’ÉTAT, mais pour soi même !!!!

  • Superbe article ! Au deux raisons de diminuer les impôts données par Pascal Salin (atteinte au droit de propriété et appauvrissement général causé par la dés-incitation à produire et épargner), j’en vois au moins quatre supplémentaires, deux d’ordre utilitariste, une d’ordre moral et utilitariste et une dernière d’ordre politique.
    La première, c’est que, toutes choses égales par ailleurs, plus l’État coûte cher, plus le pouvoir d’achat sur tous les biens et services qui ne sont pas fournis par lui diminue, exactement de la même manière que plus le coût du logement augmente, plus le pouvoir d’achat sur tous les autres postes de consommation diminue.
    La deuxième, c’est que les services fournis par l’État sont inévitablement d’un très mauvais rapport qualité/prix, quand ils ne sont pas carrément contre-productifs et nuisibles. A quoi bon se fatiguer à satisfaire les « usagers » quand ceux-ci sont contraints de payer quoi qu’il arrive ? Pascal Salin aborde ce point lorsqu’il justifie l’ouverture à la concurrence pour les assurances maladie et retraite.
    La troisième, c’est que la manne des impôts et de la création monétaire, comme tout ce qui est gagné frauduleusement, donne inévitablement lieu à une lutte intense pour le partage du butin. Cette lutte est catastrophique à la fois sur le plan moral (les gens se détournent des activités productives pour participer à la curée) et, sur le plan utilitariste, car tous les moyens utilisés dans la lutte sont perdus pour tout le monde.
    La quatrième, c’est que, dès lors qu’on a admis que certaines personnes ont le droit de prélever le fruit du travail des autres par la force, quelles qu’en soient les justifications, il n’y a aucune raison pour qu’elles n’utilisent pas une partie de ces ressources pour renforcer leur pouvoir. Une part considérable du montant des impôts est consacrée à la propagande et à la discréditation des opposants. Il devient progressivement de plus en plus impossible de changer le système par la voie des urnes. Le socialisme, même sous sa forme « sociale démocrate » est incompatible avec la démocratie. Nous y sommes.

  • « la partie du revenu qui est consommée ne pourra plus jamais constituer une base d’imposition », la partie qui est consommée va constituer une partie du revenu d’une personne tierce, partie qui sera une base d’imposition

    • Le bilan de l’impôt redistribué est au mieux nul, plus souvent négatif. L’impôt ne crée pas de richesse, il se contente de déplacer une richesse déjà créée par ailleurs. Au total, l’impôt ne peut prélever plus que ce qui a été créé initialement.

      En revanche, une consommation privée dans le cadre de l’échange volontaire crée constamment une nouvelle richesse qui pourra être taxée ensuite. Plus l’impôt est faible, plus il y a d’échanges volontaires, plus il y a de richesses à taxer et plus les impôts entrent dans les caisses publiques sont importants. Plus l’impôt est élevé, moins il y a d’échanges volontaires et moins les impôts entrent.

      Avec l’épargne, l’impôt est certes différé dans le temps mais il est démultiplié lors des échanges monétaires ultérieurs. Un impôt faible qui favorise l’épargne est bon pour les finances publiques. C’est une grave erreur de taxer les capitaux car cet impôt détruit l’assiette sur laquelle il repose. Tout impôt sur le capital s’autodétruit inexorablement.

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