Taxe d’habitation : le retour des acrobaties de Bruno Le Maire

Le gouvernement, aux abois plus que jamais, ne sait plus où trouver de l’argent sans avoir à remettre en cause ses propres décisions passées.

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Bruno Le Maire, Minister of the Economy and Finance, France By: Chatham House - CC BY 2.0

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Taxe d’habitation : le retour des acrobaties de Bruno Le Maire

Publié le 11 janvier 2019
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Par Nathalie MP.

Heureusement qu’Emmanuel Macron nous assure qu’il garde le cap. Et heureusement que les ministres les plus éminents prennent toujours la précaution oratoire de glisser « baisse des dépenses publiques et des impôts » dans leurs discours. Car à les écouter dire puis se dédire et se contredire à peu près tous les jours, on pourrait presque croire que le gouvernement navigue à vue et tente de se raccrocher hypocritement à la demande de « justice sociale » des Gilets jaunes pour trouver chez « les riches » les recettes fiscales nécessaires à ses nouvelles dépenses…

À ce jeu de la mauvaise foi débitée sur un ton d’enfant de chœur, Bruno Le Maire est indiscutablement le plus fort, ainsi qu’il nous l’a amplement prouvé depuis que, de jeune loup prétendument « libéral » des Républicains (sans succès, il faut le dire), il s’est converti pratiquement du jour au lendemain au « en même temps » macronien.

La baisse des dépenses publiques, c’est promis

On peut compter sur lui pour répéter en boucle et la main sur le cœur partout où il passe que l’État au sens large doit baisser les impôts des Français et donc baisser ses dépenses car il en va de la prospérité du pays :

Il faut maintenant accélérer la baisse des impôts. Mais pour cela, il faut accélérer la baisse des dépenses publiques. […] C’est la condition du redressement de la France et c’est la condition pour la prospérité de tous les Français. (Twitter, 3 déc 2018)

Il n’y aura pas de baisse durable des impôts et des taxes sans réduction des dépenses publiques.

Mais une fois ces quelques mots concédés pour la forme aux vertus d’une cure d’amaigrissement de notre État obèse pour faire redémarrer l’activité et voir en conséquence l’emploi repartir et le pouvoir d’achat augmenter, tout est immédiatement oublié. Ne reste plus que la lancinante question de savoir comment boucler les comptes publics sans s’éloigner trop des fameux 3 % de déficit que l’Union européenne nous impose théoriquement de respecter.

En début de mandat, la suppression de l’ISF voulue par Emmanuel Macron, pour partielle et symbolique qu’elle était, semblait témoigner d’un état d’esprit gouvernemental tourné vers la production de richesse et la responsabilisation des citoyens plutôt que vers la redistribution d’une richesse de moins en moins dynamique.

Les nécessités du « en même temps »

Mais cette orientation politique qui pourrait incontestablement nous être favorable -et dont de nombreux pays se sont inspirés avec succès ainsi que j’aurai prochainement l’occasion de le montrer avec l’exemple des Pays-Bas – a été immédiatement étouffée par les nécessités dirigistes du « en même temps ».

Les politiques publiques avides de moyens telles que transition écologique, plan banlieues, Pass culture, égalité hommes femmes, fonds pour l’innovation, etc. se sont empilées à vive allure tandis que les emplois publics tardent à diminuer malgré toutes les promesses en ce sens. Les ambitions sur ce sujet sont d’ailleurs très faibles : étaient prévues 1 600 suppressions de postes pour 2018 et 4 164 pour 2019. Comparés à nos 5,66 millions de fonctionnaires, ces chiffres sont ridicules.

Ces dernières années, la construction des budgets français a toujours été un exercice de haute voltige dans lequel les « insincérités » et les manœuvres comptables visant à repousser les dépenses et avancer les recettes ont beaucoup contribué à leur donner une apparence acceptable. Les projets de loi de finances pour 2018 et 2019 n’ont certes pas fait exception à la règle, mais les mesures prises en décembre dernier pour amadouer les Gilets jaunes, mélanges d’annulation d’impôts et de dépenses supplémentaires, ont accentué les déséquilibres pour un montant de 14 milliards d’euros.

La taxe d’habitation pour les riches

C’est pourquoi, après avoir consciencieusement débité une nouvelle fois sa tirade sur la baisse des dépenses et des impôts, Bruno Le Maire n’a pas tardé à en venir au fait : et si l’on maintenait la taxe d’habitation (TH) pour les foyers les plus aisés ?

Au printemps, cette taxe avait déjà donné lieu à pas mal de cafouillages. Lors de sa campagne présidentielle, Emmanuel Macron s’était engagé à la supprimer pour 80 % des foyers les plus modestes. Afin d’éviter que le Conseil constitutionnel n’y décèle éventuellement une rupture de l’égalité des citoyens devant l’impôt, le gouvernement a ensuite décidé d’étendre la suppression à tous les foyers fiscaux, avec pour conséquence de faire passer la baisse de recettes fiscales induite de 10 milliards à 18 milliards d’euros.

Malgré diverses incantations du gouvernement incluant les termes « économies », « refonte de la fiscalité locale », « choc de simplification » et « Action publique 2022 » afin de donner un peu de crédibilité à la promesse présidentielle qu’il « n’y aura aucune augmentation de la fiscalité », l’idée de l’instauration d’une surtaxe à la taxe foncière des résidences secondaires a rapidement fait son chemin.

Aujourd’hui que la situation est pire à tous points de vue, il est évidemment tentant de revenir sur cette exonération de la TH pour les foyers les plus riches. Tentant pour les recettes fiscales, naturellement, mais si Bruno Le Maire met ce nouveau revirement, pardon, cette proposition sur la table, c’est avant tout parce qu’il a la « justice sociale » chevillée au corps ! Et ça tombe drôlement bien, figurez-vous, parce que que les Français sont justement en grande demande de justice.

Mais n’attendez pas de Bruno Le Maire qu’il dise les choses clairement ou simplement (vidéo, 01′ 27″) :

Il est donc important « d’aller au bout » de la suppression de la TH à laquelle le gouvernement s’est engagé, mais il est également important de demander aux Français ce qu’ils en pensent pour les ménages les plus aisés. Question du journaliste, histoire de bien préciser les choses : donc vous n’êtes pas fermé au maintien de la taxe d’habitation pour les 20 % les plus aisés ? Ce à quoi le ministre « semble », je dis bien « semble », avoir répondu que non. Par souci d’écoute des Français, naturellement.

Darmanin en renfort

Tout ceci se passait donc dimanche 6 janvier dernier. Dès le lundi 7 sur RTL (à 11′ 24″), le ministre du budget Gérald Darmanin venait apporter de l’eau au moulin de son collègue de Bercy en se montrant favorable au maintien de la taxe pour les ménages qui ont « de gros revenus et de grosses habitations ». Les très riches, quoi.

Quant au porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, il indiquait que cette possibilité était sur la table si le grand débat national proposé aux Français par Emmanuel Macron dans le cadre de ses mesures pour sortir de la crise des Gilets jaunes faisait ressortir une telle demande.

Et le mardi 8 janvier, surprise ! Si le gouvernement continue à indiquer que sa décision dépendra des conclusions du grand débat national, Bruno Le Maire clame partout qu’on l’a mal compris alors qu’il avait été on ne peut plus clair :

J’ai redit dimanche qu’il fallait aller au bout de la suppression de la taxe d’habitation. Aller au bout de la suppression de la taxe d’habitation, cela veut dire aller au bout de la suppression de la taxe d’habitation.

Mais ses conseillers admettent comme Darmanin « qu’on pourra regarder comment on fait pour les plus riches » (soit nettement moins que 20 % des foyers fiscaux, le seuil de 80 % étant atteint à 2 500 euros de revenu mensuel net pour un célibataire).

Notons au passage que le grand débat qui se voit donc élevé au rang de boussole pour guider l’action gouvernementale vers plus de « justice sociale » brille surtout par une succession de péripéties complètement déboussolées qui vont à n’en pas douter lui donner un fort crédit dans l’opinion.

Au bout du compte, il semblerait bien que le gouvernement réalise la performance d’avoir décidé de supprimer complètement la taxe d’habitation tout en disant qu’il attend les conclusions du grand débat tout en voulant la conserver pour les « très riches ».

Le « en même temps » s’est manifestement mué en grand n’importe quoi.

Il ressort de toutes ces contorsions que le gouvernement, aux abois plus que jamais, ne sait plus où trouver de l’argent sans avoir à remettre en cause ses propres décisions passées. Même l’ISF, que les déclarations récentes d’Emmanuel Macron semblaient avoir mis à l’abri de tout détricotage, va faire l’objet d’une évaluation dont on devine qu’elle pourrait finalement tout changer.

Le bel alignement conceptuel de campagne qui consistait à libérer et protéger a volé en éclats, ne laissant plus qu’un pilotage à vue pathétique que le gouvernement tente de reconceptualiser au moyen du grand débat national et de l’instrumentalisation de la « justice sociale » demandée par les Gilets jaunes.

Là où la vraie réponse consisterait à alléger les charges et les réglementations qui entravent de plus en plus les forces productives afin de faire de la France un pays qui protège par l’emploi plutôt que par les allocations chômage, il sera aisé de faire en sorte que cette demande aboutisse à une « meilleure » répartition de l’effort fiscal, l’intérêt étant que si de l’impôt peut être récupéré par ce biais auprès des foyers les plus aisés, il sera moins nécessaire de faire montre du moindre « courage » pour baisser les dépenses publiques.

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  • le summum des finances bruno le maire , tout les pays du monde aimeraient l’avoir dans son gouvernement !!! l’exemple même de la connerie E.N.A parcourt pour rentrer aux affaires étrangères Spécialistes de la finance d’entreprise , quelle chance pour la France , la politique autrement , pour un maroquin , traite à ces idées , collabo , que des qualités, le retournement de veste , donneur de lecons , son seul problème est de taille : Incapable de réduire la gestion de la dépense publique et de mettre une politique
    fiscale non confiscatoire… L’exemple même
    de l’élite de l’E.N.A…je recois 1 je dépense 10
    APPLAUDISSEZ !!!! La FRANCE à son Sauveur !!

    • l’amateurisme de ce gouvernement s’est vu depuis le début, ils font bourdes sur bourdes…la bête, prise à la gorge, ne sait plus comment s’en sortir et cumule maladresses sur maladresses …au lieu de calmer les choses ils font tout pour se faire lyncher en place publique.

  • Notre pauvre Bruno ne sait pas où économiser de l’argent donc je lui donne un tuyau… parmi des centaines d’autres dans le gigantesque fromage de nos dépenses publiques. Il existe en France 250,000 associations pour un budget de 34 Milliards et qui font certainement un travail très utile.
    Parmi les innombrables comités, nous avons le Comité de la charte du don en confiance, un organisme d’agrément et de contrôle des associations avec certainement plein de gens compétents.
    Seules 60 associations, apparemment les plus soucieuses en matière de transparence financière, y ont adhéré.
    Ne peut-on pas obliger toute association demandant de l’argent public à y adhérer ? Je pense qu’un tri s’opérera assez vite…

  • pauvre France, gouvernée par des incapables, qui n’ont aucun courage à expliquer aux français l’état actuel des finances publiques
    plombées par plus de 40 années de politique débile par nos élites d’autrefois et de maintenant. De plus avec ce gouvernement de fantoches qui s’en met plein les fouilles comme d’habitude, on va se retrouver avant la fin de l’année sous tutelle de l’Europe.
    Qu’on ne donne pas de leçon aux autres pays (Italie par exemple), n’est ce pas Macron, mais que l’on mette les vrais mesures en place et rapidement car il y a le feu dans la maison France.
    Que l’on vire déjà tous ces bons à rien de soit disant ministres, que l’on fasse un gouvernement réduit comme en Allemagne et que l’on s’occupe plus sérieusement des fraudes diverses au niveau des différents organismes sociaux, etc… il y a de quoi faire et de faire rentrer l’argent dans les caisses

    • C’est tout de même amusant, plutôt effrayant d’ailleurs, que le sujet des fraudes (fiscales, sociales, clientélistes, corruption, …) revient toujours comme étant LE moyen « de faire rentrer de l’argent dans les caisses ». C’est un peu comme si on disait qu’il faudrait que tous les gens soient honnêtes pour résoudre le problème des places de prisons. C’est vrai mais c’est un peu compliqué, il faut y travailler, mais ça ne va pas se faire en 5 minutes…
      Le véritable enjeu, c’est de se poser la question des dépenses. L’argent est-il bien dépensé, quel doit être le périmètre de l’Etat et des collectivités, que peut-on économiser, optimiser, supprimer, éventuellement augmenter… etc… C’est un peu plus complexe, ça remet en cause des situations confortables (coucou Chantal et ses pareils… pour ne citer qu’eux), des rentes de situations, des mauvaises habitudes (39 jours d’arrêt de travail par an dans les collectivités…) mais c’est la seule manière. Tout le reste ne sert qu’à amuser à la galerie…

      • « que peut-on économiser, optimiser, supprimer ».
        Petite liste partielle d’économies rapides et sans incidence sur les véritables missions de l’Etat :
        – Subventions aux Associations : 75 milliards/an.
        – Transition énergétique : 51 milliards en 2016.
        – Subventions à la presse : 80 milliards.
        – Aides à l’immigration légale et illégale : 70 milliards.
        – Aides aux syndicats : de l’ordre de 50 milliards.

        • Les milliards valsent déjà suffisamment sans qu’il ne soit besoin de se tromper de 2 ou 3 puissance de 10….
          Le « jaune budgétaire » qui recense les aides aux associations fait mention de 34 Milliards…
          Les aides à la presse stricto-sensu concernent 368 publications pour à peu près 80 Millions par an (pas milliards…), le plus subventionné étant « aujourd’hui en France » suivi de près par Libération et le moins pourvu « Objectif Languedoc Roussillon ».
          Les subventions aux syndicats sont de 120 millions, 80 pour les syndicats de salariés (la CGT a le gros lot, 20 millions) et 40 pour les syndicats patronaux.
          etc…
          Pour avoir des ordres de grandeur en tête, les recettes annuelles de l’Etat sont de 300 milliards €, les dépenses 390 milliards €… d’où notre déficit de 90 milliards €, soit près de 25%, que l’on exprime en % du PIB histoire que ce soit moins impressionnant…

          • Bien sûr que l’exactitude est préférable.
            Mais imaginez que la totalité de mon imposition, sur toute ma vie, ne représente qu’un goutte d’eau dans le plus petit de ces postes.
            Ce que je veux dire c’est que la plus petite économie aura déja du sens pour un citoyen moyen, à son échelle.
            Nous avons besoin d’actions fortes, de symboles forts , pour nous sentir à nouveau concernés par la république

            • Tout à fait d’accord. C’est le grand argument de ceux qui ne veulent surtout rien changer que de prétendre que quelques millions dans un budget en milliards n’ont pas d’importance. Je veux juste pointer qu’il n’existe pas quelque part un gros paquet de milliards qu’on pourrait supprimer pour baisser la dépense publique mais que ce sont d’innombrables paquets de petits millions qu’il faut remettre en cause. Comme c’est compliqué et que ça remet en cause de petits fromages bien savoureux et bien pratiques pour s’acheter des fidélités, des alliances ou de la paix sociale, on préfère faire croire qu’il suffit de trouver les gros milliards qui se cachent, faire « payer les riches » (on est toujours le riche de quelqu’un…), fantasmer sur « les 80 milliards de la fraude fiscale » ou les dividendes du CAC40…

          • Les aides à la presse se comptent en milliards, car il ne faut pas se limiter aux seules subventions directes. Ce n’est pas 80 mld, mais quand même, on est loin des 80 millions aussi.
            Les plus subventionnés sont Le Monde et Le Figaro, en volumes absolus, ou L’Humanité si on compte par exemplaire. Je ne sais pas d’où vous avez sorti vos titres, le ministère publie régulièrement les montants.
            De toute façon, nous avons ici une autre exception française, peu de nos voisins la pratiquent.

      • On confond allégrement aussi l’évasion fiscale ou l’exil fiscal avec les fraudes en bonne et due forme, ou avec la bonne vieille corruption. Par ailleurs, les 39 jours d’arrêt sont de la fraude aussi 😉
        Il faut dégraisser le mammouth et enlever quelques grosses couches de complexité pour pouvoir y voir clair.
        Mais le vrai problème, il est technique. Comment faire pour convaincre ces pit-bulls à lâcher les morceaux auxquels ils se sont agrippés.

    • Sous tutelle de l’Europe ? Avec ce qu’elle va se prendre en Juin, l’Europe des potamacron, je ne compterai pas trop la dessus. La aussi, ce sera un sacré bon débarras.

    • Bonjour bebert & Nathalie

      Qu’on cesse de se polariser sur ce seuil mythique de 3% de déficit budgétaire qui ne distingue même pas l’endettement vertueux (investissement rentable) de l’endettement toxique (aides …) voire de l’endettement oublié (engagements non provisionnés: retraites…).
      Il ne faut pas hésiter à dépasser ce seuil arbitraire pour des investissements intelligents à rentabilité certaine, quitte à préparer un Frexit si les gnomes de Bruxelles ne se laissent pas faire.
      Exemple parmi d’autres: suppression totale immédiate des droits de succession/donation. C’est un « mankagagner » de 16G€ qui creuse le déficit d’autant certes mais pas pour longtemps si on prend en compte les effets induits par l’attractivité renouvelée de la France pour les investisseurs, entrepreneurs et jeunes « cerveaux » ambitieux qui n’ont d’autre choix que de s’expatrier depuis des décennies pour enrichir nos concurrents aux dépens de notre dette sociale. Arrêtons enfin d’emmerder « les riches » qui font tourner la boutique!
      Il faut cesser de gouverner dans le guidon pour enfin regarder l’horizon (5 ans?) même si ça tangue.
      Le Président n’a pas été élu pour être populaire mais pour réparer un rafiot qui coule depuis 40+ ans.
      Au lieu de faire de la comm (maladroite), il aurait dû nommer un petit governement technique, maxi 10 ministres compétents sans attaches politiciennes genre Blanquer, habilités à tailler dans le vif (hauts fonctionnaires et syndicats) là où c’est nécessaire.
      On ne soigne pas un grand malade sans faire du mal, et parfois, si M. Bayrou, il faut gouverner contre le peuple pour l’empêcher de sombrer.

      • « Il faut gourverner contre le peuple pour l’empêcher de sombrer » oui et « le Président n’a pas été élu pour être populaire » : tout d’accord avec vous, j’ajoute qu’en prenant les bonnes décisions il sera impopulaire dans un 1er temps, mais en voyant les résultats, le « peuple » reviendra vers lui. Je continue de penser qu’hélas, un Président (majuscule pour terme générique) n’a pas de pouvoirs ou juste à la marge. Tout se décide entre très hauts fonctionnaires et rien ne changera jamais sans un Président « militaire » ou… je ne sais pas…

        • Un Président n’a pas de pouvoir lorsqu’il ne change rien dans le mauvais fonctionnement de l’entreprise qu’il dirige. La première chose que fait un bon chef d’entreprise lorsqu’il prend ses fonctions, consiste à faire le ménage dans les équipes : ceux qui ne font pas l’affaire dégagent !
          Après seulement on peut prendre des mesures pour redresser l’entreprise. C’est tout à fait valable pour la France. Le Président en a les moyens, s’il ne le fait pas c’est que c’est un dirigeant inapte. Car se faire élire n’est pas un signe suffisant de compétences. En outre tout ça est largement aggravé car le conseil d’administration et de surveillance, en gros l’organisation des pouvoirs institutionnels est tout aussi défaillant : le président (je suis passé en mode minuscule volontairement) ne risque pas sa peau.

          • Petite correction :
            le président en a le pouvoir, mais à mon avis il est très loin d’en avoir les moyens (intellectuels)…

      • Je ne comprends toujours pas comment des gens intelligents et ouverts d’esprit ne veulent pas comprendre que Macron et les siens sont seulement des charognards venus s’empiffrer sur ce qu’ils considèrent une carcasse en décomposition. Ils n’ont strictement aucune intention à agir dans l’intérêt de ce pays et de ses habitants.
        Il n’y a qu’à écouter leurs déclarations emplies de suffisance, de morgue et de mépris, à regarder leurs tentatives toujours plus pénibles de noyer la réalité, à constater les avantages hallucinants qu’ils s’octroient même en pleine crise, pour s’en convaincre.
        Il n’y a pas de possibilité de sortir par le haut de cette crise. Ceux qui en sont la cause vont combattre jusqu’au bout pour ne rien lâcher de leurs avantages, en ayant en plus l’intime conviction qu’ils risquent leur peau au sens propre en cas de défaite (je ne sais pas si la crainte est justifiée, mais je sais qu’il l’ont).
        Il n’est pas raisonnable de croire qu’une quelconque « élite » pourra agir dans le sens de l’intérêt général. On le voit tous les jours, le seul intérêt qui les porte est le leur. Les seuls à même de décider du sens de ce fameux « intérêt général » sont ceux concernés, les citoyens. Toute autre approche aboutit invariablement aux dérives totalitaires qui ont marqué le siècle dernier.
        J’ai connu de l’intérieur ce que ça veut dire de gouverner contre le peuple, et ce de manière institutionnalisée, pas en cachette comme aujourd’hui en France. Et je vous assure que vous ne voulez pas vivre ça.

        • Certes il y en a qui s’empiffrent, mais M.Macron, si c’était pour le fric, il serait resté dans sa banque.
          Il y a bien assez de reproches à lui faire pour ne pas en rajouter à côté de la plaque

          • C’est bien que vous ayez de telles certitudes. J’aimerais bien savoir comment (et surtout pourquoi) les millions gagnés par Macron « dans sa banque » se sont complètement volatilisés juste avant l’élection.
            Sans oublier, quand même, que ces gains faramineux dans la banque ont été le fruit du carnet d’adresses qui devait un jour ou un autre être valorisé.
            Sans oublier non plus qu’il est d’abord passé par la fine équipe de M. Hollande et par un certain ministère qui gère des… sous, après être parti de la banque. Pourquoi diable est-il parti de sa banque ?
            Et ne me rappelez pas sa démission de la fonction publique, pour laquelle je n’ai toujours pas de preuve formelle, car de toute façon, si elle est réelle, elle s’est faite après son passage par la banque, par l’Elysée et par le ministère. C’était pour les besoins de la campagne, en gros.
            Tout ça c’est bien trouble et la connivence n’est jamais loin dans sa carrière.

            • Pourquoi se fatiguer? Ayez confiance dans le Canard, Mediapart et al. Les turpitudes qui vous raviraient d’aise laissent des traces qu’on aurait facilement exhumées au moment idéal. La réalité du personnage est suffisamment criticable pour ne pas l’alourdir de vos fantasmes oiseux.

              • Donc, à votre humble avis, Fillon avec ses costumes et son épouse qui faisait exactement comme 150 autres était la turpitude personnifiée.
                Macron, par contre, qui fait « cadeau » à Havas, par l’intermédiaire de la loyale Pénicaud, d’un contrat en toute illégalité, on a pas le droit de se poser des questions. Ni sur les montants faramineux des soi-disant travaux de rénovation, dont le prix dépasse presque la valeur de vente. Ni toute autre question, parce que lui, n’est-ce pas, il n’est pas comme les autres, il est le chevalier sans peur et sans reproche.
                Comme si le Canard etc trouvaient seuls leurs « bombes », et qu’ils les lançaient n’importe quand.
                Non, pour Macron le moment n’est pas encore venu, c’est tout. Après, vous avez tout à fait le droit de croire au Père Noël et aux licornes.

    • Et qu’il y ait moins d’argent qui sorte des caisses, ce serait bien aussi.

  • Les très riches…..on attend avec impatience le montant de richesse prevu..un smic et demi ?

  • Qui aurait l’idée de faire diriger une entreprise par des apprentis (sorciers) ? Personne. C’est pourtant ce que notre prétendue démocratie a fait aux dernières élections, à cause d’un régime électoral de vote par défaut qui écarte 80 % des électeurs du choix qu’ils voudraient faire.

  • On a abolit l’esclavage, on devrait pouvoir abolir la France.

  • les bouffeurs de gamelle sont des gens sans convictions ; le maire en fait parti , autant dire qu’il est d’une parfaite inutilité ;

  • Tout le problème vient de la définition du « riche ». En fait, elle est simple. C’est celui qui gagne plus que moi…

    • Exactement.
      D’ailleurs, quand je lis : « on va demander aux français s’il faut faire payer les plus riches »… c’est de l’humour…? Demander aux français s’il faut faire payer les autres (parce-que le riche, de toute façon, c’est l’autre, c’est pas moi) et s’attendre à un résultat intelligent c’est… bref.

    • Vu ceux qui en débattent, ce n’est clairement pas le cas.
      Macron, Le Maire, Darmanin, Mélenchon et co sont largement au-dessus des niveaux invoqués. Ils ne sont pas dans les 20%, mais dans les 2%. Seulement, ces décisions ne les affectent pas.
      Leur but est seulement de diviser, de tromper, de détourner l’attention.

  • Pour trouver des propos moins clairrs que ceux de BLM, c’est dur !
    il est en même temps favorable à la suppression de la TH pour tous mais aussi favorable à l’ouverture du débat sur le maintien de la TH pour les +riches. Quel que soit le résultat, il a sa porte de sortie !!!!

  • Si on veut un jour réduire la dépense publique, il faudra se poser la question des missions de l’Etat: qu’est-ce qui relève de l’Etat (sécurité, protection des droits naturels des citoyens, protection de l’état de droit, …?); et qu’est-ce qui peut être traité par le privé (santé, éducation, …?) et donc mis en concurrence. Une fois cette redéfinition des missions de l’Etat faite, il faudra voir comment la financer (taxe progressive ou taxe proportionnelle). Mais ce n’est pas Bruno Le Maire qui mènera cette réflexion.

    • A Jacques Peter
      « Mais ce n’est pas Bruno Le Maire qui mènera cette réflexion ». J’ajouterai, qu’il en est parfaitement incapable, tant il est englué dans l’idéologie socialo-marxiste à la  » jupiter « .

  • Y aurait-il un problème de transparence sur les dépenses publiques?
    Grâce à la séquence GJ, nous avons appris l’existence de la CNDP (qu’aurait été le débat en France sans cette autorité???), son personnel et son budget. Mais je constate que l’information des Français a ses limites: l’IFRAP avait publié hier un article, non seulement sur la CNDP, mais aussi sur toutes les autres autorités administratives (23 de mémoire) avec la rémunération de leurs dirigeants, en y mentionnant aussi les 700 agences et autres comités théodule. Avec le coût total de ces bidules.
    Ce matin, le même article ne mentionne plus que la CNDP…

  • Bruno Le Maire est surtout le spécialiste du Retournement de veste. Ex UMP, ex adversaire de Sarkozy dans la désignation des leaders de l’UMP, allié de Fillon à la Présidentielle de 2017 et démissionne vite, sentant le vent tourné et il rejoint Macron et sa nomination à Bercy. Un vrai Politique mais une ausi la vraie girouette tournant avec le vent.

  • Il est possible que Bruno Lemaire soit sincèrement convaincu de la nécessité de baisser les dépenses publiques mais la question est : le peut il ? Le système de dépense publique est tellement ancré dans le fonctionnement du pays qu’il est sans doute impossible de le controler. Un exemple pour illustrer mon propos . J’appartiens à un club sportif d’escrime. Celui-ci est subventionné par la municipalité, l’escrime étant comme on sait un sport à 100% amateur. Lors de la présentation des comptes du club je m’inquiétais auprès du président du déficit annuel, d’ailleurs assez peu important. Le président me répondit avec un grand sourire que tout allait bien mais qu’il fallait maintenir un déficit pour que la subvention municipale reste au moins la meme cette année. Il avait donc , en fin d’année, fait quelques dépenses pour arriver à ce déficit. Ce système se répète à l’infini tous les ans dans toutes les associations qui veulent obtenir des subventions. Qui est capable de controler ce système profondément pervers ? Personne j’en suis sur, meme un ministre ne le peux pas.

    • « Il est possible que Bruno Le Maire soit sincère[ment con vaincu] …  »
      On rigole bien, chez vous !

    • J’ai déjà entendu cette situation de déficit provoqué pour conserver le niveau de subvention reçue. Peut-être faut-il un effet boule de neige inversée : avec la baisse des aides de l’Etat reçues par chaque municipalité, en compensation de la suppression de la taxe d’habitation, celles-ci seront bien obligées de réduire les enveloppes distribuées aux associations, plus ou moins selon l’utilité de chacune, et donc les associations elles-mêmes reverront leurs dépenses. La subvention ne doit pas être à fonction des dépenses de l’association concernée mais à hauteur des possibilités de la municipalité. Bien sûr, avec le maintien de la TH pour les « plus riches », avec donc une augmentation pour tenir compte du fait que l’Etat ne compensera pas correctement, cette boule de neige inversée ne sera pas mise en œuvre…

  • « sans s’éloigner trop des fameux 3 % de déficit que l’Union européenne nous impose théoriquement de respecter. »

    Non, que la France s’est engagée à respecter devant nos partenaires Européens.
    L’UE n’a rien imposé.

  • On assiste juste à une mise en musique (le terme de mise en cacophonie serait plus adapté) du grand leitmotiv présidentiel « Thèse, antithèse, foutaises ! »…

  • La suppression de la TH était une ânerie. C’est un impôt relativement vertueux, si tant est qu’on puisse qualifier un impôt de vertueux :
    – il établit un lien assez clair entre l’habitant et les services rendus ; en le payant, je sais que je finance la crèche de mes enfants, l’entretien de ma rue, le ramassage de mes ordures, l’embellissement de mon quartier, etc
    – par le systeme des abattements, et par le fait qu’il frappe plus les grandes surfaces, il est relativement juste…

    S’il avait fallu supprimer une taxe, c’était plutôt la foncière, qui n’obéit que très partiellement aux 2 items ci-dessus…

    A partir de là, quoi de plus normal que tout parte en c.uilles ? Les communes sont financées par l’Etat, le lien citoyen-impôts se distend, et la mesure risque d’attirer les foudres du CC. On a vraiment une bande d’amateurs au pouvoir…

    • D’accord avec vous Joe Bar, c’était une ânerie. Peut-être sont assise n’etait-elle plus correcte, alors il suffisait de l’actualiser. Mais c’est un impôt dont le but est clair : financer les équipements que tout le monde utilise. Les maires se font un plaisir de parler de leurs services « gratuits » (dernier en date : les transports pour les enfants à Paris) mais en payant des impôts, on prend conscience de la relativité du « gratuit ». Personne ne devrait en être exonéré. En ne payant plus rien, difficile de conserver la notion de « bien public » à respecter…
      Et puis, les villes pauvres vont se paupériser encore plus, il va de soi que si vous faites partie des 20%, vous allez choisir d’habiter une ville avec le plus de 20% possibles. Comment feront les villes où plus personne ne payera de TH ? Elles crieront à l’injustice sociale, à la ghettoïsation, déplorant les effets dont elles chérissent les causes…

    • Le programme de suppression de la TH par Macron était l’indice de son amateurisme en matière de réforme fiscale. C’est vraiment la seule qui corresponde aux services rendus par les collectivités locale et que les abattements à la base et en fonction des familles rendaient plus distributive. C’est facile de supprimer les revenus des collectivités sans toucher aux revenus de l’état. Les taxes foncières ne correspondent pas à un service rendu, sauf son complément qui est à taxe d’enlèvement des ordures ménagères. IL fallait donc associer la TEOM (quand on est pas à la redevance) à la taxe d’habitation. La vraie réforme est celle des valeurs locatives ; il fallait trop de courage pour la faire. Il fallait aussi réformer l’impôt sur le revenu en revoyant les tranches et en supprimant les CSG. Manque de courage aussi.

  • comme l’a dit un député européen à propos de ses collègues : « they will hang you and they will be right ».

  • BLM n’a visiblement pas commandé des neurones en bon état de fonctionnement. Il aurait pu apprendre quelques mesures comme le nombre de mètres carrés dans un hectare. Ca lui éviterait de passer pour une brêle devant son auditoire.

    Faut pas lui en vouloir d’essayer de soigner les clientèles électorales de son champion en vue de la branlée qui l’attend.

  • BLM , surmené , jour et nuit dévoué à sa tâche les Francais sont injuste !! il est amaigri
    épuisé par sa fonction . Vous êtes un peuple ingrat , vous ne le mériter pas !!! Il fait tout pour vous !!!

  • Les commentaires sont fermés.

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