ISF : l’escroquerie du « cadeau aux riches »

Non, rétablir l’ISF n’est pas une bonne idée.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

ISF : l’escroquerie du « cadeau aux riches »

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 5 décembre 2018
- A +

Par Patrick Aulnas.

« L’État fait des cadeaux aux riches » (réforme de l’ISF). « L’État distribue de l’argent aux patrons » (CICE transformé en baisse de charges). Ce vocabulaire est devenu banal et ne choque plus personne. Pourtant, il est le fruit de la démagogie politicienne. Susciter l’envie, la jalousie, la convoitise, les sentiments les plus bas, est devenu un argument politique omniprésent.

Un piège rhétorique

Les media et la plupart des journalistes sont tombés dans un piège rhétorique. Lorsque l’État réduit un prélèvement, il ne fait de cadeau à personne. Il laisse simplement un peu plus d’argent entre les mains de ceux qui le gagnent. Laisser entendre qu’en diminuant un impôt, on risque de commettre une injustice revient à considérer qu’il appartient à l’État de répartir les revenus et les patrimoines. Beaucoup de ceux qui s’expriment ainsi n’ont pas conscience d’être manipulés par une idéologie.

Impossible de baisser l’IR puisqu’il est payé par les « riches »

L’idée que l’État, donc les politiciens, doit assumer la responsabilité de la répartition est désormais entrée dans les esprits. À tel point qu’on a assisté par le passé à des querelles d’une indicible médiocrité. Par exemple, lorsqu’il fut question au cours du quinquennat de Nicolas Sarkozy de diminuer l’impôt sur le revenu (IR), la mesure fut jugée injuste par la gauche. Pourquoi ? Parce que ceux qui ne paient pas cet impôt (57 % des foyers fiscaux aujourd’hui) ne bénéficieraient pas de la mesure. On s’en doutait un peu. La baisse de l’IR est analysée comme « un cadeau aux riches ». Les 43 % qui paient l’IR étant des riches, il est impossible de baisser l’IR.

Une baisse d’IR suppose une subvention aux exonérés !

Nos petits politiciens ne s’encombrant pas de subtilités lorsqu’il est question de démagogie, certains socialistes proposèrent alors la chose suivante : si vous diminuez l’IR de ceux qui le paient (évidemment !), vous devez consentir un avantage positif (donc une dépense publique) en faveur de ceux qui ne le paient pas. Autrement dit, pour baisser une recette fiscale, il faut nécessairement créer une dépense publique nouvelle. Question de justice. Comment résorber les déficits publics avec une telle logique ?

Attirer les riches : un pari économique sans aucun risque

Le niveau du débat fiscal est devenu si désespérant à force de politisation bas de gamme que le bon sens le plus élémentaire a disparu. Macron veut attirer les riches que Hollande a fait fuir. Il supprime l’ISF et le remplace par un IFI (impôt sur la fortune immobilière). Que risque-t-on en attirant les riches ? Rien. Ils vont investir, dépenser, épargner… et être imposés sur tout cela. Évidemment, ils dépenseront assez peu dans les hard discounts. Ils auront une malicieuse tendance à choisir des yachts, des voitures de luxe, de l’hôtellerie-restauration cinq étoiles et tutti quanti. Scandale des scandales ! Pourtant, lorsque les riches dépensent, le seul risque encouru est une augmentation du chiffre d’affaires des entreprises concernées et peut-être des embauches.  Mais un tel faste est considéré par certains comme une honte pour notre austère République. Pure démagogie !

On vous déteste, mais venez…

Il faut donc, pour compenser « le cadeau d’ISF aux riches », taxer davantage les biens et services de luxe. Le message devient limpide : on ne vous aime pas, mais venez quand même, on vous attend au tournant ! N’est-ce pas la meilleure façon de rendre la réforme de l’ISF improductive ? Bien entendu, il s’agit vraisemblablement de l’objectif politique des hérauts de la justice fiscale.

Les économistes sont à côté de la plaque, comme d’habitude

Certains macro-économistes enfourchent également le dada de la justice fiscale. Ils invoquent des études prouvant par A+B que les riches ne dépensent pas ou peu en cas de baisse de la pression fiscale. Chacun sait que la propension à consommer est inversement proportionnelle au niveau du revenu. Il est donc facile de gloser à l’infini et d’accumuler des études sur le sujet. Mais d’autres macro-économistes, tout aussi compétents, considèrent que la théorie du ruissellement est une réalité. Ce que dépensent les riches se propage vers les moins riches. Là encore, on s’en doutait légèrement. Un riche qui achète un yacht fait travailler les ouvriers des chantiers navals. Mais les macro-économistes ont l’art de ne jamais être d’accord sur rien, ce qui jette un doute sur leur rigueur intellectuelle. Le propre des théoriciens de l’économie est visiblement de disposer d’une utilité marginale qui tend vers zéro lorsqu’on se rapproche d’un problème concret.

Un pari économique sans risque – attirer les capitaux, donc ceux qui en possèdent – est totalement noyé sous l’opportunisme politicien. Le goût des Français pour la politicaillerie leur fait perdre de vue leur intérêt le plus élémentaire.

Cet article a été publié une première fois en 2017

Voir les commentaires (65)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (65)
  • Notre république est très particulière elle fait fuire les riches et attire les pauvres,elle n’est pas particulière,elle est de moralité douteuse car si elle n’aime pas les riches elle adore les milliardaires !

    • A défaut de faire revenir les riches, attirer les pauvres, c’est encore, vu l’évolution de notre pyramide des âges, ce qui peut nous arriver de mieux. Ce sont les forces vives de demain, celles qui serviront à payer les retraites dans le vieux pays que nous sommes en train de devenir, si nous ne faisons rien.

      • Ben non, ce qui permettra de payer les retraites de demain, c’est d’attirer et de retenir des créateurs de richesses, pas des travailleurs pauvres ou des chômeurs sans initiative.

        • Les « créateurs de richesse » sont les entrepreneurs, les patrons, les actionnaires, les investisseurs, les financeurs. Il en faut, et les faire revenir ou éviter de les faire fuir est une bonne chose. Mais les usines, les services, les commerces ont aussi besoin de main-d’oeuvre, faute de cette main-d’oeuvre adaptée, 500000 emplois ne sont pas pourvus en France. Pourquoi croyez-vous que l’Allemagne ait accepté d’accueillir des centaines de milliers de migrants ?

          • Si la France n’est pas à même de former et de motiver ses propres ressortissants, pour des postes qui sont un tant soit peu qualifiés ou simplement en horaires décalés, 1) elle ne formera pas mieux des immigrants, à supposer qu’il veuille en venir pour se former et 2) elle ferait mieux de se spécialiser dans des domaines où les besoins en personnel non-qualifié sont satisfaits par l’automatisation. Quant à l’Allemagne, la question est pourquoi les migrants y vont-ils plutôt qu’en France ? Ne serait-ce pas justement parce que ces migrants y voient des possibilités de grimper à l’échelle sociale s’ils ont un minimum d’ambition, alors qu’en France les classes sont stratifiées et pétrifiées, au point de n’avantager de ses aides et subventions que ceux qui seront à vie pauvres et assistés ?

            • C’est un fait que les migrants quand ils arrivent en Europe, préfèrent l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la Suède que la France. Pourquoi ? Parce qu’en France, on sait surtout fabriquer du chômage. Ce qui montre au passage que les migrants ne sont pas des chasseurs d’assistanat, mais bien des chasseurs de boulot. Finalement, c’est un signe qui ne trompe pas. Quand les migrants voudront de nouveau venir en France, cela signifiera qu’on est sur la bonne voie du redressement économique…

              • J’ai eu le plaisir de sortir de ma province pour visiter une entreprise dans le « 9-3 ». Je faisais un peu tache dans le paysage.
                J’ai noté la présence de villages de tentes des plus pittoresques, probablement des crèches édifiées par les locaux en préparation de Noël?
                Re: le besoin de main-d’oeuvre, c’est avec ce genre de raisonnement de court terme qu’on pourrit l’avenir. MichelO l’explique mieux que moi.
                Cela dit, oui, il y a des chances que les mecs les plus brillants se barrent en Allemagne. Ça n’exclut pas que les, euh, moins motivés restent ici, aidés par les super assos dont le business plan dépend de leur volume de chair humaine.
                Du reste, pourquoi ne pas offrir des contrats d’expatriés à nos migrants économiques? Tu bosses, tu gagnes des sous, tu repars plus riche qu’avant, et ta petite (ou pas si petite) famille reste un problème pour ton pays.

      • Ce que vous dites n’a pas de sens. Ce sont les investisseurs et les entrepreneurs qui créent les emplois et les richesses, pas les chômeurs!

      • encore faut il qu ils ne soient pas au rsa

    • elle n’attire pas les pauvres, elle les fabrique et les entretient comme on entretient son animal domestique, en demandant des remerciements de de l’admiration, parce qu’on s’occupe bien de lui.

    • * Le problème posé est la répartition des richesses avec équité entre tous les Français ou presque.. c’est le noeud du problème et où fixe la barre des prélèvements dans le curseur du libre-arbitre exercé par le Gouvernement en place ? ce matin le sondage de F.Info est désastreux : Macron 18% d’opinion favorable et E.Philippe 70% d’opinion défavorable.. https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/en-pleine-crise-des-gilets-jaunes-les-cotes-de-popularite-d-emmanuel-macron-et-edouard-philippe-en-chute-libre_3087189.html
      *à l’étranger aussi, sa côte est mauvaise : ils le prenaient pour 1 Napoléon mais découvrent que ce n’est qu’1 petit marquis, un simple banquier… https://www.youtube.com/watch?v=0JmFQTfduNk
      * et qui + est, dans le + grand silence médiatique pour mieux nous mettre devant le fait accompli et passer ce pacte imbuvable en profitant de la panique générée par la crise des gilets jaunes : analyse détaillée du contenu du pacte de migration de l’ONU que devrait signer au nom de tous par procuration, Macron à Marrakesh le 11.12.2018… https://www.youtube.com/watch?v=1pqpP2pnDGM

  • c’est un contre sens …si vous êtes riche ,vous quitter la France ,l’on VOUS le reproche…
    aller comprendre !!!

  • « Les médias et la plupart des journalistes sont tombés dans un piège rhétorique ».
    Ils ne sont pas tombés dans ce piège ils ont participé à le créer et ils s’y vautrent avec délice car ils sont payés (très cher pour certains) pour faire de l’audience car l’audimat aujourd’hui conditionne tous les grands médias dans une boucle infernale:
    audience = + de pub = + de fric
    et + c’est fort = plus d’audience
    Quant aux petits journalistes encore pleins de fraîcheur et moins bien payés ils savent que leur chemin est tout tracé et que s’ils s’en écartent ils seront impitoyablement écartés.

    • le « ils » est trop caste, certains pensent d’autres ont délégué la réflexion à d’autres..Pour faire plus courts beaucoup sont simplement cons .
      Mais aussi , commencer à penser c’est accepter de reconnaître que toute sa vie est fondée sur l’hypocrisie et la contrevérité. C’est sortir du confort de la bien-pensance.

    • Mouais. Je pense surtout que c’est la voie de la facilité. Ce n’est pas très facile, même pour un brillant économiste, de tenter de prouver que la suppression de l’ISF est une bonne ou une mauvaise chose pour l’économie du pays. Cet impôt rapporte 5 milliards par an. Je n’ai encore entendu personne démontrer que son existence nous fait perdre plus de 5 milliards de recettes fiscales par an. Ce serait pourtant « l’argument qui tue » par excellence. Du coup, nos brillants journalistes à qui on demande de meubler l’antenne préfèrent se limiter aux petites phrases et à faire des hypothèses sur les signes extérieurs de richesse à taxer ou pas.

      • C’est au contraire très facile pour un économiste, même amateur, de prouver que la création de l’ISF est une mauvaise chose pour l’économie du pays : la France est le seul pays à l’avoir, et son économie est la pire des pays comparables. Il n’est pas certain que sa suppression, retour à une situation normale, suffise à nous redresser, mais il est expérimentalement démontré que son instauration a largement contribué à nous couler.

        • Il y a bien d’autres raisons pour expliquer la mauvaise santé économique de la France que le seul ISF. On sent bien intuitivement que l’ISF a tendance à faire fuir, mais ce n’est pas le seul repoussoir, il y a aussi l’imposition des revenus du capital, le lourd poids de l’administration, de la réglementation, la faiblesse de la négociation dans les entreprises qui crée du jusque-boutisme syndical, les grèves à répétition etc… Pour mesurer l’impact du seul ISF, il faudrait pouvoir calculer le rendement réel de ces 5 milliards d’ISF. Combien l’Etat perd en recettes fiscales évaporées à cause de l’effet repoussoir du seul ISF ?

          • « Combien l’Etat perd en recettes fiscales évaporées à cause de l’effet repoussoir du seul ISF ? »
            Entre 15-20 milliards d’Euros/an. Ceci incluant les impôts directs non perçus et tous les impôts indirects (taxes diverses, TVA…etc) mais sans compter les impôts et cotisations qui auraient pu être perçus en France par les emplois crées par ces « riches ».
            https://www.capital.fr/polemik/pour-ou-contre-l-isf-1225661

            • Merci pour l’info, qui vient donc de l’IFRAP. Ca peut donner un premier élément de réponse, à condition qu’on valide bien que l’exil fiscal est lié uniquement (et non pas « principalement ») à l’ISF. Car on a aussi en France quelques spécificités fiscales sur l’imposition des succession et des revenus du capital. Quoiqu’il en soit, vu le montant affiché, et parce qu’il est souvent cité dans les motifs de l’exil, cela a plutôt tendance à confirmer mes doutes : l’ISF a de fortes chances de constituer un impôt négatif pour les recettes fiscales. Ce qui confirme aussi mon incompréhension initiale : pourquoi personne aujourd’hui n’évoque ce point précis parmi les défenseurs de la suppression de l’ISF ?

              • @Jérémy Lapurée
                Impositions sur les revenus du capital, sur les successions, ISF, loyers fictifs, et d’autres, sont dans le package « exil fiscal ».
                L’I.S.F serait un impôt négatif s’il coûtait plus à prélever et à gérer que ce qu’il « rapporte », comme ce fut le cas pour la « taxe carbonne » et ses portiques.

        • la preuve çà n’existe qu » en france

  • ce matin à la radio d’etat…les petites tête de bercy doivent penser car il ne faudrait pas que les nouveaux impots coûtent plus chers à soutirer qu’ils ne rapportent.
    La redistribution bénéficie toujours en premier lieu à ceux qui la gèrent.
    Si déjà on s’attaquait à la complexité , qui fait que beaucoup incapables de savoir si ils sont bénéficiaires ou perdant, soutiennent le status quo …le pire est toujours possible, il est même certain sauf , tant que la bête à sucer est encore vivant aux agents de suçage.

    • « La redistribution bénéficie en premier lieu à ceux qui la gèrent. » Merci de le rappeler, car c’est exactement LE problème.
      Braquer le projecteur sur les soit-disant envieux dont seraient peuplés notre pays, c’est faire oublier que notre problème majeur, c’est la cohorte des « agents de suçage » comme vous les dénommez qui constituent, non pas une population d’envieux (outre fainéants et autres jugements gratuits dont la population est abusivement qualifiées par les pseudo-élites), mais l’armée de parasites qui forment la parasitocratie dont nous devons nous débarrasser.

  • Cette « théorie du ruissellement » est encore une arnaque intellectuelle. Tout cela vient de cette idée d’individus aux poches pleines qui planquent leur argent n’importe où mais en tout cas pas en le dépensant dans notre pays.
    Alors que la vraie richesse est dans les entreprises et que le vrai sujet, c’est l’investissement dans l’économie et surtout celle de demain.
    On entend souvent qu’il y a des tonnes d’argent (quasiment gratuit!), que donc, l’investissement n’est pas un problème, c’est le manque de débouchés ou de bon projets. Je peux vous dire d’expérience, ayant travaillé dans plusieurs startups, qui avaient un bon business plan, que trouver de l’argent, au delà des 0,5 million de chez Oseo/BPI, c’est très difficile. Dès que vous avez besoin de 20 à 30 millions pour vous élargir à l’international, il n’y a plus personne.

    • L’ISF présente 2 inconvénients majeurs :
      1) elle stigmatise les français et les divise
      2) elle fait fuir les riches et leur argent ainsi que leur dynamisme nous manquent gravement.
      Je suis heureux que Macron réforme contre vents et marées mais il aurait dû abolir l’ISF plutôt que de le manipuler comme cela.
      D’une part on parle encore de cadeau aux riches, et d’autre part, les moyennement riches sont fortement investis en immobilier, sont dégoûtés et songent maintenant sérieusement à partir pour de bon ! Bref, c’est un foirage complet, une fois de plus par crainte des gens de gauche qui ne comprennent rien à l’économie !

    • La théorie du ruissellement est parfaitement socialiste. Elle considère que les richesses sont en quantité définie, et qu’en en offrant une certaine quantité à un riche, celui-ci va la redistribuer à des moins riches. Elle conforte donc dans l’opinion le concept de quantité limitée de richesses et celui que la manière de s’en procurer est de bénéficier d’une redistribution régie par l’arbitraire de celui qui en dispose.
      La réalité devrait s’appeler théorie de la main verte, du principe que laisser les billets verts à ceux qui ont démontré qu’ils savaient les faire fructifier permet d’une part qu’ils continuent, et d’autre part de donner à d’autres la saine vocation d’en faire autant.

  • L’idée de détaxer le fric investit dans la vrai vie est très bonne toutefois il serait bien s’assujettir une CSG sur les bénéfices modulée en fonction que les investissements concernent des entreprises nationales, de union européenne ou hors UE et d’avoir une fiscalité moins favorable si plus de 20 % le sont hors UE (valable pour les banques également).
    Moins taxer la propriété (même immobilière) mais moduler la taxation des loyers en fonction de « l’énergivorité » du bien à faire contrôler tous les 2 ans (5 ans si conforme) et à chaque changement de locataire…
    L’impôt foncier n’est associé à aucun service sinon payer le surveillant du tiroir où est stocké un double de votre titre de propriété (dit conservatoire des hypothèques). Par contre la taxe habitation soit disant supprimée elle est associée à l’usage des services publiques locaux de l’entretien de la voirie, etc., … Le bouquet final c’est que les ordures ménagères sont inclues dans l’impôt foncier c’est d’une logique très Énarquienne !
    Celui qui achète un yacht pour ses week-ends paye sont emplacement au port, son carburant il suffit d’augmenter les taxes associées plutôt que faire un impôt bidon !
    PS : Je ne suis que propriétaire occupant de province et mon Yacht est une Renault Captur

    • Vous n’auriez pas une vocation réprimée pour l’inspection des finances ? Le rôle de la taxation est de fournir les moyens de fonctionner pour la puissance publique. Quand on souhaite l’utiliser pour modifier le comportement de son prochain, qu’on veut plus protectionniste ou plus écologiste, on s’éloigne de la liberté (et on accuse implicitement le prochain de mal-pensance déviationniste en l’absence de taxation). Quand on associe un impôt à un service, on défend implicitement le monopole d’Etat pour ce service, ce qui est contradictoire avec la perception par la force : en toute logique si on veut bénéficier du service, on paie le fournisseur, public ou privé, sinon on est exonéré.

      • @ MichelO
        Sans compter que quelle que soit la répartition plus ou moins jugée équitable en ce qui concerne les impôts et les taxes, ce n’est pas le problème qui est bien la trop grande quantité d’argent consommée (brichaudée) par les autorités centrales et périphériques, alors qu’on sait les chiffres depuis des années, sans meilleure efficacité, au contraire, mais chaque pas dans l’autre sens a droit au flot de critiques habituelles.

  • « ce pays est foutu ».

    • La plupart des commentaires témoignent d’une pertinence et d’un courage exemplaires. Quand je les lis, je me dis qu’avec de telles ressources, ce pays est loin d’être foutu.

  • hollande a fait fuir les riches…;et on va devoir payer une des ces innombrables connerie ; le conseil constitutionnel a déclaré illégale la taxe de 3% sur les dividendes crée par hollande en 2012 ; l’état , donc nous , va devoir remboursé jusqu’à 5,7 milliards d’euros ;

  • « on risque de commettre une injustice revient à considérer qu’il appartient à l’État de répartir les revenus et les patrimoines »
    C’est pire que ça, on laisse entendre que la principale raison de vivre de l’impôt est de travailler à la justice sociale. Ce n’est pas vrai du tout : l’impôt [cf DDHC de 1789] sert avant tout à contribuer à l’entretien de la « force publique » [Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés.]
    On ne paie pas des impôts pour que les riches soient moins riches et les pauvres moins pauvres, mais pour que l’Etat, l’administration puissent convenablement fonctionner pour le bien de tous, pour faire des routes, soigner des gens, maintenir l’ordre public, etc.

  • L’auteur de l’article serait crédible s’il argumentait pour la suppression pure et simple de l’ISF. S’émouvoir de la taxation des biens de luxe au motif que cela fera fuir les riches, sans s’émouvoir de la taxation exclusive des biens immobiliers (car les propriétaires de biens immobiliers sont captifs et qu’on peut les charger à outrance sans que la base taxable parte à l’étranger), est bassement cynique.

  • Quand je pense que rien que si la part de PIB détournée par l’état passait de 57% à 47% tout irait bien mieux… mais les Français veulent-ils vraiment que ça aille mieux ? Et je n’ose même pas rêver à une France où l’état ne détournerait que 15% du PIB, pour assumer ses missions régaliennes… la France deviendrait un aimant pour les investisseurs du monde entier, français compris ! Mais NON : la préférence va à un système social vermoulu…

  • Il est vrai que rendre 5 milliards au riche ne créera pas 5 milliards de dépenses ou d’investissement en France car la France est sans doute une des pays développer ou investir est le moins rentable. Donc oui ce « cadeau » ne servira pas à relancer l’économie française. Pour cela il faudra libéraliser ce pays gangréné par l’étatisme et le dirigisme jusqu’à la moelle mais macron n’est qu’un étatiste light qui ne fera aucune réforme en profondeur.

    • En revanche, faire fuir les « riches » et futurs « riches » va rapidement appauvrir tout le monde en France (pas seulement l’état) de beaucoup, beaucoup, beaucoup plus que ce que rapporte directement l’ISF ou IFI.
      A croire que tout le monde au château compte aussi mal que Jacline M.

  • Dans le genre escroquerie intellectuelle / manipulation, il y a aussi l’étude de l’OFCE sortie cet été qui a été reprise par la totalité des médias, y compris ceux qu’on pourrait espérer plus à l’abri de tomber dans le panneau (Le Point, Les Echos, etc.)

    En résumé, cette étude nous apprend que 46% des baisses d’impôts est capté par les 10% les plus riches. Pour obtenir ce pourcentage, l’OFCE oublie de préciser qu’il raisonne en valeur absolue. Et forcément, même si vous baissez un tout petit peu les impôts de quelqu’un qui en paye plusieurs millions par an, cette baisse représente tout de suite un montant en valeur absolue sans commune mesure avec une baisse appliquée à celui qui en paye très peu.

    Bizarrement, l’OFCE n’a pas réalisé le même type d’analyse lorsque Hollande a décidé en 2012 de mettre fin au prélèvement forfaitaire libératoire sur les revenus du capital afin de les soumettre au barème progressif classique de l’IR. Je n’ai bien sûr pas les chiffres précis, mais je peux parier sans risque qu’on aurait conclu que 99% de cette hausse d’impôts était supportée par les 10% les plus riches…

    Cette vieille ficelle de l’écran de fumée pourcentage/valeur absolue marche toujours auprès des médias, hélas.

  • Nous avons pourtant un exemple qui montre que lorsqu’il y a des riches, ça va bien pour ceux qui le gèrent et ceux qui y vivent : Monaco. Avec nos brêles énarchiques, Monaco serait un cailloux stérile.

    • Vous connaissez la plaisanterie:
      « Donnez à gérer le Sahara à un énarque et au bout de 4 ans, il est obligé d’importer du sable… »

    • Monaco est un territoire à éviter pour les français qui ont des moyens à soustraire aux convoitises fiscales.
      Pour s’y installer, il est nécessaire, au préalable, de répudier la nationalité française….

  • et à quel stade financier on est considéré comme riche ?
    on tient compte de quels critères exactement ?

    • Si comme je le suppose vous êtes une femme,
      j’ai un début de réponse :
      admettons que vous soyez rousse;
      vous savez que vous avez franchi un cap social lorsque de ‘rouquine’, vous passez à ‘auburn’ ou ‘blond vénitien’…

    • Le critère débile selon lequel si vous avez un patrimoine de 800K, et épousez quelqu’un au même patrimoine, bingo: riche.

  • « la théorie du ruissellement est une réalité. »

    Non, telle qu’elle est habituellement présentée, cette théorie n’a aucun fondement. Par exemple qu’un riche achète un montre de luxe ou que mille pauvres achètent un steak ne change rien au niveau global de la consommation. Le même raisonnement peut être appliqué aux retraités. Leur consommation ne fait pas tourner l’économie. Qu’ils consomment ou pas est totalement indifférent.

    On n’existe pas par sa consommation. Ceux qui le croient sont condamnés à la déception et à la vacuité éternelles. La consommation n’a strictement aucune importance pour l’économie. Qu’un seul riche ou que mille pauvres consomment n’a strictement aucune importance.

    Ce qui compte, c’est la production. S’il existe, le ruissellement des riches vers les pauvres vient de leurs investissements productifs, immobilier, création d’entreprises, investissements financiers…, autant de sources de créations d’emplois et de richesses nouvelles.

    Produire (créer) est infiniment plus difficile que consommer (détruire). C’est pourquoi il importe que l’environnement fiscal, réglementaire, social, culturel, éducatif, soit le plus favorable possible pour les entrepreneurs, les investisseurs et les employés productifs, les trois moteurs privés de la prospérité d’un pays (le moteur public se limitant aux missions régaliennes de sécurité mises au service des trois catégories productives).

    Avec certitude, l’Etat est incapable de se substituer à ces catégories productives. Un fonctionnaire ne pourra jamais remplacer un entrepreneur, un investisseur ou un employé productif. C’est tout simplement impossible : le fonctionnaire n’est pas câblé pour cela. Chaque fois qu’un Etat s’est essayé à la collectivisation, ça s’est terminé par un échec retentissant, pour cause d’incompétence et d’irresponsabilité. Si un Etat fait fuir les entrepreneurs et les investisseurs, s’il décourage les employés productifs, pire encore s’il essaye de prendre leur place en s’imaginant être un stratège, il condamne le pays à la ruine.

    • Oui, cette mal-nommée théorie du trickle-down est volontairement mal présentée par les partisans de la progressivité fiscale en escamotant l’argument sous-jacent plus subtil: quel est l’impact comparatif sur la prospérité générale d’une somme donnée selon qu’elle est contrôlée par un citoyen fortuné ou par l’état?
      Le propriétaire va la consommer ou l’investir, probablement de façon judicieuse puisqu’il a su s’enrichir, et ce faisant contribuera à stimuler l’activité, la qualité et la compétitivité de ses fournisseurs ou choix d’investissements.
      L’état va au contraire s’en servir pour aider, indemniser, boucher des trous, brider, surveiller, égaliser, redistribuer … , rien là qui ne favorise l’excellence ou la qualité.
      Cette percolation redistributive spontanée volontaire s’avère en fin de compte vertueuse quoiqu’égoïste face à la redistribution forcée par l’état socialement et économiquement ruineuse quoiqu’altruiste.
      L’état n’a pas à redistribuer les cartes car il en est incapable et n’aboutit qu’à l’effet inverse de ses objectifs affichés.

      • « L’état va au contraire s’en servir pour aider, indemniser, boucher des trous, brider, surveiller, égaliser, redistribuer » : que de la consommation !

        Bref, quand l’Etat obèse intervient, il détruit les moyens de la production (les capitaux) pour les consommer immédiatement en pure perte. Quand, par hasard, il décide d’investir, il ne peut s’empêcher de faire n’importe quoi (transition escrologique, projet de Gross Paris, etc.), tout simplement parce qu’il est incompétent, parce qu’il n’est pas soumis à concurrence, parce qu’il ne prend aucun risque avec son propre argent, parce qu’il n’a pas de clients mais des usagers ou des assujettis. L’Etat, définitivement, ne sait pas comment il faut faire pour produire. Au mieux, l’Etat est sous-optimal. Ce n’est pas de la mauvaise volonté, juste de l’incompétence par nature.

        Ceux qui pensent que le cœur du débat économique se résume à l’opposition riches vs pauvres se fourvoient gravement. Le cœur du débat est l’opposition liberté économique vs collectivisation, Etat régalien vs Etat obèse.

    • si la consommation baisse la production augmente?

      • La consommation en réduisant les stocks est un aspirateur qui incite à la production.
        C’est pourquoi même si le riche se vautre dans la consommation locale, il stimule la concurrence et l’industrie et même les recettes fiscales bien mieux que si sa fortune est détournée par l’état vers des objectifs lamentables et contre-productifs.

  • « Les médias et la plupart des journalistes sont tombés dans un piège rhétorique »
    Tout à fait vrai. Comme est révélatrice cette affirmation qu’on commence à entendre sur les ondes : l’ajournement de la taxe sur les carburants va « coûter » 2 milliards !!
    Alors que ca va surtout faire économiser 2 milliards aux Francais…

  • Sur le fond…
    Baisser l’IR n’est pas le sujet. La supression de la TH n’aurait pas non plus du voir le jour. Car s’il est deux impôts (avec la CSG) qui répondent à l’esprit de la DDHC de 1789, c’est bien ceux là [contribution en fonction des revenus]. La TH présente un autre avantage : elle lie clairement la contribution du citoyen aux services dont il peut disposer dans sa commune. Il aurait été plus pertinent de supprimer ou réduire fortement la taxe foncière…
    De fait, les doléances des Gilets jaunes ressemblent bigrement à celles qui ont engendré la refonte fiscale de la révolution de 1789 : fin des contributions indirectes, jugées injustes puisqu’elles frappent en poids relatif bien plus durement ceux qui gagnent peu, et mise en place d’un système d’imposition uniquement fonction des revenus. Je ne pense pas que les Gilets jaunes demandent autre chose. Et c’est clairement révolutionnaire étant donné ce qu’est devenue notre fiscalité au fil du temps, par paresse, lâcheté et hypocrisie : déconnectée, illisible, technocratique et injuste. Il est temps de revenir aux fondamentaux.

  • Joe Bar , supprimons l’impôt sur le revenu et que la Csg le remplace sur tout les revenu !!
    tout le monde contribura sur ce qu’il touche et remettons la taxe d’habitation et la hauuse de celle-ci au taux d’inflation mais pas à 10%
    nos élus doivent etre raisonnable avec un budget % de defficit !!

  • nous avons 4 anciens presidents qui nous coutent annuellement 13 millions d’euros ..regarder giscard cela fait 40 ans a 2 millions d’euros ..80 millions d’euros d’économie !!

  • et aussi les anciens 1er ministre des factures a rembourser jusqu’a 100 000 euros y compris fillon ..l’on marche sur la tête…
    des comissions a 250 000 euros voir une ou deux réunions par an !! supprimer le Conseil Economique et social qui ne sert qu’à placer
    des gens battus et syndicalistes pour remerciement.. si j’ai bonne memoire 3500 euros par mois … supprimons l’impôt sur le revenu et le remplacer par la CSG sur tous les revenu ..ce sera un impôt payé par tout le monde y compris nos députés !!! pour redonner du pouvoir d’achat et relancer l’economie mettre la tva à 12 % plus les impots direct et indirect sont confiscatoire cela tue la croissance et le pouvoir d’achat..
    Revenir sur la taxe d’habitation , avec 2 conditions .A ) hausse de la taxe d’habitation pas plus que le taux d’inflation….B ) le budget
    est le controle par une interdiction de deficit de plus de 0% ..En finir avec le gaspillage des envies de grandeur inapproprié et ceux qui joue avec l’argent du contribuable .Confiscation de leur bien pour rembourser ..

  • A propos du ruissellement..
    D’aucuns le contestent. Soit, mais que fait-on depuis 40 ans ? On fait l’exact opposé d’une politique de ruissellement (c’est à dire d’offre), on fait de la demande à plein tube, de l’aide au pouvoir d’achat, de l’allocation sociale, de l’effectif supplémentaire de service public, bref on ne ruisselle pas, on évapore. Et c’est quoi le résultat ? près de 6 millions de chômeurs… no comment

    • ceux que j’ai rencontrés qui nient le ruissellement consideraient juste que le ruissellement aurait du aboutir à une redistribution des richesses comme ils la rêvent et l’organisent.

      leur théorie de la redistribution postule que l’etat est plus « efficient » à dépenser de la richesse qu’il ne crée pas qu’il prend aux riches pour donner aux pauvres..
      comment est mesurée l’efficience??
      si vous estimez en effet que le but ultime est de faire disparaître les inégalités de richesse alors..le ruissellement ne « marche pas »..

      les socialistes( et beaucoup de gilets jaunes) ne se rendent pas comte que la redistribution ..passé un certain niveau.. freine la production globale de richesse non pas d’une façon rigoureusement démontrable mais empiriquement prouvée depuis longtemps.

      mais la redistribution des richesses marche relativement et absolument à très court terme..
      tu es rassasié aussi quand tu manges les semences …
      Ceci dit vous ne convaincrez jamais une personne persuadées que le but de tout état est de réduire les inégalités de richesse, inégalités de richesses qui sont une conséquence selon eux d’une injustice..

      Bien sur, il faut supposer le peuple est ignorant ou idiot il ne se rend pas compte qu’il est opprimé..il accepte d’être exploité, il accepte des salaires indécents…

      trop profond dans la culture désormais..foutu.

  • Tout impôt sur le capital est du vol pur et simple.
    L’impôt est fait pour payer des services communs.
    Chacun doit y participer en fonction de ses revenus proportionnellement et éventuellement progressivement.
    Y compris bien sur les revenus du capital mais pas le capital lui-même.
    Mais l’inculture économique entretenue des français leur rend ce raisonnement inaudible.
    L’IR comme tout impôt direct ou assis sur des objets dits de luxe se doit d’être punitif pour les « riches » et jouissif pour les « pauvres »!
    Ce pays reste beaucoup trop collectiviste pour évoluer sainement.

  • « Ainsi certaines gens, faisant les empressés,
    S’introduisent dans les affaires :
    Ils font partout les nécessaires,
    Et, partout importuns, devraient être chassés. »

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Yves Montenay.

Vous vous souvenez, il y a maintenant environ un an et demi, avant la fin du premier confinement, le plus dur, puis régulièrement depuis j’avais écrit qu’il y aurait une reprise en V et qu’il ne fallait pas s’inquiéter alors que les articles catastrophistes se multipliaient.

Bien sûr mon V a été un peu secoué par les demi-confinements qui ont suivi. Nous abordons maintenant la cinquième vague… Mais, à chaque fois, l’économie est moins secouée, car tant nos gouvernants que les acteurs économiques de base ont ap... Poursuivre la lecture

Par Michel Gay.

En vue de la primaire écologiste dont le premier tour aura lieu du 16 au 19 septembre 2021 et le second du 25 au 28 septembre, Éric Piolle, maire EELV de Grenoble, a dévoilé son mirifique programme vert le 17 août 2021.

Mesures coercitives et interdictions

L’écologiste Éric Piolle promet une trentaine de mesures coercitives toujours plus liberticides pour « atteindre une neutralité climatique dès 2045 », soit 5 ans plus tôt que les préconisations officielles du gouvernement, elles-mêmes en avance de près de 50 an... Poursuivre la lecture

cadeaux fiscaux
0
Sauvegarder cet article

Par Simone Wapler.

L’urgence sanitaire est à peine terminée que voici l’urgence climatique qui pavera la voie de l’enfer fiscal.

Nous sommes déjà en période pré-électorale et les journalistes, peu portés au recul ou à la critique, nous vantent les baisses d’impôts du quinquennat Macron. Oui, cher camarade contribuable, Macron fut grand et généreux avec nous, jugez-en un peu : baisse des impôts sur les sociétés, suppression de la taxe d’habitation, transformation de l’ISF. Que de baumes sur nos cœurs meurtris de contribuables !Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles