Le programme de Xavier Bertrand ne sauvera pas la France

Ce qui sauvera les Français serait de se passer de l’État et faire confiance aux initiatives des citoyens. Mais le programme de Xavier Bertrand risque de ne pas être d’un grand secours.

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Le programme de Xavier Bertrand ne sauvera pas la France

Publié le 16 octobre 2021
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Par Jacques Garello.

Xavier Bertrand va-t-il sauver la droite ? C’est la question que se posent les journalistes et les commentateurs après la décision du candidat de participer au Congrès du 4 décembre organisé par le parti LR.

Je ne sais pas s’il peut sauver la droite, mais il m’étonnerait qu’il puisse sauver les Français.

C’est l’interview qu’il a donnée le 4 octobre dernier à France Info qui m’inspire ce diagnostic. Durant les semaines qui ont suivi il a sans doute apporté quelques amendements aux réformes qu’il suggère, mais l’essentiel avait été dit. Je m’empresse de préciser que mes commentaires n’ont rien d’électoral ni de politique, je m’explique en tant qu’économiste, au nom d’une science dont peu de gens savent qu’elle ne concerne pas l’argent mais le comportement humain et les institutions qui l’influencent1.

D’ailleurs la plupart de mes remarques s’appliqueraient aussi bien à de nombreux autres candidats de droite, mais aussi de gauche. En fait, depuis des décennies notre classe politique a horreur de la doctrine, elle se veut dogmatique, c’est-à-dire modifier sa politique au gré des évènements ou des sondages – ce qui l’autorise à n’avoir de programmes que ponctuels pour séduire les électeurs et de faire des promesses qui ne seront jamais tenues : réalité oblige !

Le pouvoir d’achat : SMIC et relance de la croissance

Le premier chapitre ouvert dans l’interview de France Info a été celui du pouvoir d’achat. Le thème est au cœur des discours ces jours-ci, il nous a libérés de l’obsession maladive du covid.

La réforme essentielle proposée par Xavier Bertrand est l’augmentation du SMIC, qui passerait de 1259 euros net par mois à 1500. Où trouver ces 241 euros supplémentaires ? Xavier Bertrand rassure les entreprises : la différence ne sera pas payée par les employeurs : « C’est l’État qui mettrait ce différentiel ». Il est très à la mode de compter sur les milliards de l’État, sans accroître ni les ressources fiscales ni le déficit budgétaire. Par définition, l’État peut toujours payer… quoi qu’il en coûte sans doute.

Mais qu’importe ? L’essentiel est de considérer l’augmentation du SMIC comme une panacée – et Xavier Bertrand n’est pas le seul à la proposer.

D’une part le SMIC a l’inconvénient incontestable de créer du chômage. Il est en effet un blocage du prix du travail, et empêche les entreprises d’embaucher pour des emplois peu qualifiés ou peu durables – double précarité qui est considérée comme contraire à la « justice sociale ». De plus, en France, le niveau de SMIC est élevé et proche du salaire médian, de sorte que par comparaison le travail qualifié est moins cher. Ce tassement de l’échelle des salaires pénalise l’embauche des moins qualifiés, qui deviennent ainsi davantage menacés par le chômage. Ce sont donc les salariés et candidats à l’emploi les plus démunis qui payent la rançon du SMIC. Les Allemands n’ont pas eu de SMIC jusqu’à la dernière coalition Merkel, les Italiens ont introduit un SMIC marginal en 2019, et les Suisses ont rejeté le SMIC par referendum. Il n’y a pas de SMIC en Autriche, au Danemark, en Finlande et en Suède. Là où le SMIC est élevé, c’est qu’il y a manque de main-d’œuvre : ce qui signifie que si la croissance permet d’accroître le salaire, l’inverse n’est pas avéré.

D’autre part, le SMIC ne tient aucun compte des différences de qualification et de pénibilité des divers secteurs d’activité – raison pour laquelle il est défini actuellement comme « salaire minimum de croissance »2 applicable à tous les salariés du privé. C’est dire que la rémunération du salarié n’a plus de lien direct avec la valeur du travail qu’il fournit – les uns sont avantagés, les autres spoliés.

Mais le sujet du SMIC n’est pas seul au cœur du débat sur le pouvoir d’achat.

En réalité si Xavier Bertrand se positionne ici comme nombre d’autres candidats, c’est parce qu’on voit dans l’augmentation du pouvoir d’achat un outil de relance de l’économie. C’est la vieille idée keynésienne suivant laquelle l’économie est dopée par une « demande globale » plus dynamique : les Français vont consommer davantage, et les carnets de commandes des entreprises vont se remplir.

Comme l’histoire économique l’a démontré sans cesse, ce miracle qui consiste à s’enrichir en dépensant davantage ne s’est jamais produit. La manne tombée du drone étatique peut se porter sur des produits étrangers, ou sur des produits nationaux qui ne sont pas produits en quantité suffisante de sorte que les prix augmentent et le pouvoir d’achat réel est ainsi rapidement diminué.

Il en est ainsi en particulier dans les pays où le marché du travail manque de flexibilité, notamment grâce au SMIC, mais aussi suivant les modalités de l’assurance chômage. La fiscalité sur les entreprises et la progressivité des impôts sur le revenu sont aussi des facteurs de rigidité de « l’offre globale » mais, ce qui est plus grave, de l’absence de mobilité des emplois et des investissements.

Fiscalité : rien sur la spoliation fiscale

Les gouvernants actuels se sont vantés d’avoir diminué la fiscalité sur les entreprises : « moins d’impôt de production ».

C’est un hommage rendu aux premiers de cordée. Après avoir prôné d’un côté l’économie de la demande globale, on veut s’intéresser aussi à l’économie de l’offre globale. C’est une façon de reconnaître le rôle déterminant de l’entreprise, naguère considérée comme le lieu d’exploitation des salariés. Xavier Bertrand s’inscrit dans cet hommage électoral, on a besoin du patronat (au cours de l’université d’été du Medef Bruno Le Maire a été applaudi chaleureusement pour les services rendus par l’État aux entreprises françaises).

Mais en réalité « la production » ne paye pas d’impôt : ce sont les entrepreneurs, les salariés et cadres, les actionnaires qui paient des impôts sur leurs revenus, et ceux qui gagnent le plus d’argent sont soumis à des taux d’une telle progressivité qu’il s’agit d’une véritable spoliation. C’est une puissante incitation à ne pas pousser plus loin l’effort productif. Les premiers concernés sont les entrepreneurs individuels, les patrons de PME et TPE, les artisans, qui ne voient aucun intérêt personnel à développer leur affaire. On a beau vanter sans cesse les mérites des start-up et des entrepreneurs individuels, on peut même leur promettre ou leur allouer des aides et subventions, mais l’État reprend d’une main ce qu’il a donné de l’autre.

Une conséquence encore plus dramatique de cette spoliation fiscale est de perdre chaque année une centaine de milliers de jeunes Français qui iront exercer leurs talents ailleurs (en Allemagne par priorité d’ailleurs). La France exporte ainsi son  capital humain : une perte encore plus lourde que celle de l’expatriation du capital financier.

En dépit de ces évidences, Xavier Bertrand approuve pleinement la suppression de la taxe d’habitation, qui laisse croire aux contribuables qu’ils sont plus à l’aise : c’est électoralement payant. Mais il faut bien compenser cette disparition par d’autres impôts locaux – les municipalités sont incitées à accroître leur « effort fiscal » et la compensation par l’État des pertes subies est d’ores et déjà un leurre.

Les retraites : à 64 ans, mais à petits pas

La classe politique française a tendance à se battre sur l’âge du départ à la retraite : de 55 ans à 67 ans (Édouard Philippe) les uns vont à l’enchère les autres vont à l’encan. Xavier Bertrand a une position médiane : ce sera 64 ans mais en reculant un trimestre chaque année, ce qui nous mènerait à 2032. Alors le problème serait réglé.

Évidemment mettre l’âge de la retraite au centre des réformes sur le régime des retraites est une hérésie que j’essaie de combattre en vain depuis des années 3. En effet il s’agit d’une réforme paramétrique, puisqu’on modifie les paramètres pris en compte pour équilibrer le système (montant et durée des cotisations, montant et formes des pensions), mais on reste dans la logique du système actuel, qui est le système par répartition.

Quand il était ministre du Travail, Xavier Bertrand avait d’ailleurs salué le système par répartition comme une conquête sociale, sous entendu remportée par les syndicats, alors que le système a été mis en place par Vichy en 1941. La répartition, il est vrai, est sympathique : les jeunes actifs paient pour les vieux retraités. Mais cette solidarité intergénérationnelle ne peut survivre avec une population vieillissante. Dans les années 1970 il y avait 4 actifs pour un retraité, il y a aujourd’hui 1,2 actif pour un retraité. Changer les paramètres et augmenter l’âge de la retraite c’est aller sans cesse plus loin : augmenter le nombre d’années de cotisation, et diminuer le nombre d’années de pensionnés (bien que, fort heureusement, les retraités survivent plus longtemps).

Comme tous les candidats (à ma connaissance aujourd’hui, excepté Denis Payre) il n’est fait aucune allusion au système le plus efficace et le plus juste : la capitalisation. Sans doute la transition d’un système à l’autre exige-t-elle des aménagements financiers délicats, mais l’introduction d’un ou deux piliers de capitalisation a pu se faire avec succès dans un grand nombre de pays qui ont su aborder la réforme des retraites sérieusement – alors qu’en France, nous sommes victimes de la tyrannie du statu quo.

La coloration à droite

Certes Xavier Bertrand peut se prévaloir devant l’électorat dit de droite d’avoir des formules et des choix qui tranchent avec le délire des candidats de gauche, Verts compris : « l’autorité, le travail, les territoires ». Il souhaite une « pause des réformes sociétales » (mariage, PMA), une obligation pour les immigrés de respecter les lois de la République, la hausse de la part du budget consacré à la police, la justice (et les prisons qui vont avec), la disparition de certaines instances de déconcentration comme les ARS, la sauvegarde des écoles dans les petites communes.

Mais d’une part ces réformes sont à la mode et le président Macron et d’autres candidats peuvent tenir les mêmes discours : il faut séduire le centre – que l’on soit de droite ou de gauche. Et d’autre part, et le plus important à mon sens, ces réformes accumulent de nouvelles dépenses publiques. Elles sont sans doute justifiées, mais pour les financer il serait nécessaire de réduire toutes les autres dépenses de l’État, donc de réduire l’État à ses seules fonctions régaliennes. Or, c’est précisément ce que Xavier Bertrand ne veut pas faire, puisqu’il conserve et même développe les postes budgétaires liés à l’État providence (qui constituent le gros tiers des dépenses de l’État) et puisqu’il ne remet pas en cause la Sécurité sociale, ruineuse pour les  assujettis.  Il ne conteste pas davantage le nombre et le monopole des services publics, bien qu’il fasse une allusion à la concurrence scolaire et qu’il rende justice aux cliniques privées souvent capables de suppléer aux carences de l’hospitalisation publique.

Peut-on dire que les électeurs de droite trouveront leur compte dans les considérations concernant la nécessaire révision constitutionnelle et les affaires étrangères ? Réduire le mandat présidentiel à un seul quinquennat peut plaire aux électeurs, mais ne serait-il pas plus réaliste de modifier la loi électorale et le calendrier électoral pour donner enfin au Parlement un véritable pouvoir de contrôle de l’exécutif ?

Quant aux affaires étrangères Xavier Bertrand demande que « la France se fasse respecter » car elle est membre du Conseil de Sécurité de l’ONU. De même « l’indépendance énergétique » de la France n’est pas pour demain.

Xavier Bertrand se montre très critique à l’égard des « énergies renouvelables », en particulier des éoliennes. Le nucléaire revient à la mode depuis la hausse du prix du gaz, qui met en évidence notre dépendance vis-à vis de la Russie et de l’Algérie, mais aussi vis-à-vis du marché mondial.

Quant à l’Union européenne, Xavier Bertrand devra préciser encore sa position : peut-il ignorer la crise très grave qu’elle traverse ? La présidence française au 1er janvier 2022 va-t-elle tout changer ?

Un programme paramétrique

J’utilise ici le clivage que l’on retient habituellement pour les réformes des retraites : on essaie de bricoler ce qui existe sans jamais chercher à changer de système.

Les élections présidentielles de 2022 ne semblent pas prendre la dimension d’un choix de société. Le choix entre la droite et la gauche n’existe pas pour deux raisons : l’une est la faiblesse de la gauche, réduite aux Insoumis, l’autre est le fait qu’Emmanuel Macron joue « en même temps » gauche et droite.

Mais, plus fondamentalement, la classe politique française, ses partis et ses leaders, ne sortent pas du même système politique installé depuis des lustres : tout remonte à l’État, dans le domaine économique, social, juridique et sociétal. Le citoyen est devenu un sujet du pouvoir.

Un vrai choix de société serait la réduction de l’État au seul domaine régalien, et l’adoption du principe de subsidiarité : subsidiarité verticale (les problèmes sont réglés au niveau local, régional et l’État n’intervient qu’en ultime recours), subsidiarité horizontale (assez du tout politique, priorité à la société civile sur la classe politique). Tôt ou tard, ce qui sauvera les Français sera un véritable changement systémique : se passer de l’État et faire confiance aux initiatives des citoyens4. Je ne crois pas que Xavier Bertrand nous soit d’un grand secours. Le problème n’est pas de sauver la droite, mais de sauver les Français.

  1. Cette conception de la science économique a été celle de ses origines (école de Salamanque, Adam Smith Théorie des Sentiments moraux, Say, Bastiat, etc.) et de ses plus récents développements (école autrichienne Menger, Mises, Hayek).
  2. Il a été au début salaire industriel, puis salaire interprofessionnel
  3. Jacques Garello Comment sauver vos retraites, Ed.Libréchange, 2015 Cet ouvrage est une synthèse des trois volumes de Jacques Garello et Georges Lane Futur des Retraites et retraites du Futur (tome 1 L’avenir de la répartition tome 2 Les perspectives de la capitalisation tome 3 La transition) publiés par la Librairie des Universités, Aix-en-Provence 2008/2009
  4. Je me permets d’indiquer que les réformes nécessaires pour ce changement systémique sont clairement exposées dans le manifeste Réformer pour libérer
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  • Merci des site & articles comme celui-ci pour remettre l’église au centre du village.

    Et oui, « La politique consiste à rendre possible ce qui est nécessaire ».

    Puis, « Quand une fois j’ai pris ma résolution, je vais droit au but et renverse tout de ma robe rouge ».

    Dans les deux cas, comme Sœur Anne… mais pas la Foldingo.

  • Si c’ est pour nous maintenir sous perfusion, effectivement il sauvera moins le pays que l’ aurait fait indirectement une Sandrine Rousseau en coulant le navire en 6 mois avec tout à reconstruire!
    Quant au bonhomme, il a témoigné une première fois de sa parfaite indécence en se réclamant investi d’ un rôle national en remportant petitement une petite élection dans une région à moitié morte, et de son courage de mollusque dernièrement en rejoignant la primaire. Il ne manque plus qu’ il la perde.

  • De toute façon, la messe est sans doute dite pour Xavier Bertrand depuis qu’il s’est lui-même rétrogradé de candidat à candidat à la candidature.

  • Le Français moyen se passer de l’Etat ? Quelle bonne blague ! Il va falloir stimuler la responsabilité personnelle et ça, c’est pas gagné avec nos Glandeurs Jaunes….

    • Et pourtant les gilets jaunes orignaux demandaient de pouvoir vivre de leur travail sans se faire assommer de lois et de taxes à la con, ça a durait 1 mois, après le mouvement s’est fait pourrir par le gouvernement et les manifestants professionnels habituels, mais c’étaient plus les mêmes gens…

  • Le peuple « moyen » n’a plus d’accès au système complexe dans lequel il vit : formation insuffisante des jeunes, à qui on donne le bac par défaut, accès numérique difficile aux anciens, absence de citoyenneté des adultes centrés sur leur confort individuel.
    Le citoyen, savamment et systématiquement démuni de leviers, a démissionné, il est soumis à un État dont les guichets sont le seul recours. Du tréfonds de notre culture centralisée et technocratique, pas facile de rétablir des adultes avec des assistés paumés… Surtout quand l’élite technocratique assoit son pouvoir sur l’asservissement, qu’il entretient à coup de chèques électoraux !

    • Oui clairement il ne faut pas compter sur cette classe politique qui vit de l’argent des autres pour cesser d’être etatiste pas plus que les fonctionnaires de statut où d’ailleurs même les retraités du baby-boom

  • Je pense d’ailleurs à la réflexion que c’est comme ça qu’il faut comprendre l’expression les jours heureux du CNR vivre tranquillement de l’argent des autres a leur crochet en détournant la puissance régaliennes de l’Etat

    • Objectif « … vivre tranquillement de l’argent des autres… »
      Voilà le fond d’un problème insoluble…

      • Mais, on vit toujours de l’argent des autres, enfin on ne le vole pas on fait un échange équilibré.. Sauf quand l’état s’en mêle… Problème soluble, voter pour des libéraux pas pour des socialos déguisés.

  • L’abaissement de l’age de la retraite et l’augmentation de l’espérance de vie – c’est à dire le simple financement de ce qui a déjà eu lieu – ne peut me semble-t’il se faire que par augmentation des richesses globales.

    Economiquement, sans préjuger qui de l’état ou de l’ensemble de la population va être officiellement propriétaire des richesses, cela suppose une capitalisation. (Notez bien que le propriétaire d’une usine peut avoir un portefeuille bien garni qui fait des envieux, mais que la richesse est surtout l’ensemble des routes qui mènent à l’usine, le carnet de clients et le savoir faire des employés : si vous avez ça, alors vous êtes riche même avec des dettes).

    Sur un continent où on détruit la productivité (socialisme) et les richesses en infrastructures (« transitions » à perte et savoirs) et où on adule les prophètes de la décroissance (écologisme), il faudra m’expliquer comment on fait.

  • Le gros benêt mou nous propose de continuer ce qui a été fait depuis 40 ans. Sacré programme pour redresser la France !
    Aucune réforme de fond pour éviter d’affronter syndicats ou monopoles administratifs.
    La France s’enlise petit à petit dans les derniers rangs des classements de l’OCDE sans que cela n’émeuve personne.
    La présidentielle de 2022 s’annonce superbe.
    – Bertrand, gros benêt mou sans aucune perspective pour la France (comme les autres candidats LR) par lâcheté.
    -Hidalgo, sans idées sauf pour ses copains fonctionnaires dont le rendement au travail reste impressionnant et prête à tout et son contraire (surtout appliquons des idées qui ne fonctionnent pas)
    -Jadot et Melanchon pour un stalinisme non éclairé
    -Le Pen pour un clientélisme des anciens électeurs de la gauche
    -Zemmour sans parti qui va se faire dézinguer par les autres car pas de sérail ; et sans programme économique pour redresser le pays
    -Macron qui a raté son quinquennat et qui n’a pas de raison de ne pas rater le suivant.
    Voilà le choix des français : la peste ou le choléra.

    • Depuis quelques lustres la France brille par la médiocrité voire la nullité de ses dirigeants. Ce qui est affligeant c’est que les français votent pour eux !!! Bref, la France s’enfonce dans les profondeurs du misérabilisme et ce n’est pas demain qu’elle s’en sortira.

  • Les programmes ne servent pas à sauver un pays mais une élection. Et puis, la France, ne peut plus être sauvée, il ne faut plus compter que sur nous même pour se sauver du désastre qui vient.
    Sont rigolos avec leur smic ou leur retraite, ce n’est pas ça qui determine une économie florissante, il faut mettre les gens au boulot, le travail est le secret de la réussite. Travail, famille patrie, voilà le bon ordre et les priorités. Et pour mettre au travail, il faut qu’il soit valorisant, pas 80 % allant dans la poche de l’état et de ses courtissants. Le social, non, ça n’a jamais aidé personne quand sa dure une éternité…

    • Baby-foot- Moi j’aime bien l’idée de la capitalisation car c’est l’investissement en contrepartie et l’investissement est bel et bien la création de richesses dont tout le monde profite en vertu de ses efforts. Ainsi c’est ce que j’ai personnellement fait parallèlement à mes obligations de cotisations obligatoires en économisant des sommes équivalentes et maintenant à la retraite je multiplie par 5 le montant de mes pensions sans amputer mon capital qui malheureusement sera imposé à ma mort à hauteur de 45%.
      C’est la justice financière et ensuite la rédemption fiscale dite juste, égalitaire etc

  • Sauver la France est indispensable.

    Mais ne faudrait-il pas sauver d’urgence l’Europe de notre dépendance en semi-conducteurs Taiwanais et en gaz Russe ?

    • Bof… Il faut rendre les Taiwanais et les Russes dépendants de nos produits de luxe ou autres. L’indépendance, ça ne vaut pas, et de loin, la dépendance croisée.

    • Sauvez du gaz russe.. Mais si ils ne vendent rien ils ne nous achètent pas nos produits. C’est ça le commerce, échanges échanges echanges , la couleur du pognon n’a aucune importance… Si on n’embetait pas ces gens là, on aurait bcp moins de problèmes. Quand je dit on, les usa, nos maîtres.

    • @MichelO : je crains que les Chinois se fichent pas mal de la dépendance des Taiwanais …

      @Baby-foot : entre quelques oligarques privés de sac à main de luxe et des millions d’Européens privés de Smartphone et de chauffage, qui représente une menace pour les gouvernants ?

      • Dans les 2 guerres mondiales, on s’en est pris aux populations en bombardant les villes pour faire plier les dirigeants.

        Dans une guerre froide économique moderne, il me semble logique de faire pareil.

        • Ma conclusion est qu’ils se battent pour savoir quel sera l’élu ayant l’honneur d’aller lécher les bottes de Poutine et Xi Jinping.

      • Pour Taiwan, je ne crois pas que les Chinois s’en fichent. Ils ont une conception d’une Chine millénaire unique, et c’est une épine dans leur pied. C’est en tout cas l’impression que j’avais retirée de mes discussions avec des Chinois lors de mes voyages en Chine. Mais j’avais aussi retiré de ces discussions leur sentiment que patience et longueur de temps font plus que force ni que rage, ou qu’il vaut mieux pour eux laisser mûrir le fruit, quitte à l’y aider un (gros) peu, et attendre qu’il tombe de lui-même, il n’en sera que meilleur.
        Pour les sacs à main , ne négligez pas la classe moyenne/riche chinoise. C’est cette classe inexistante il y a 30 ans qui représente une clientèle potentielle très très significative pour des produits occidentaux, et un levier considérable parce que le gouvernement chinois ne peut pas se permettre de la mécontenter : c’est elle qui fait marcher le pays. On est bien plus près là-bas qu’ici d’une situation propice à La Grève d’Ayn Rand ou à quelque chose de similaire, et les dirigeants chinois en sont très probablement conscients.

        • Oui, à l’échelle mondiale, l’humanisme passe par l’embourgeoisement et non par la philosophie.

          Pour mettre fin à des milliers d’années de guerres et d’horreurs, fabriquons des sacs à main et oublions les grandes idées qui n’ont aucun sens et d’autres effets que de provoquer des conflits.

  • Ça me fascine de penser qu’il y aurait des gens RÉELS qui militent pour Xavier Bertrand.

    Probablement des gens qui ont pour prénom Xavier ou Bertrand.

  • Imaginer que la capitalisation est la baguette magique qui sauve les retraites paraît un peu trop idéologique. Capitalisation ou pas, lorsqu’une grande part de la population est plus âgée, il faut bien que l’on travaille plus longtemps, pour avoir moins de personnes à charge et plus de personnes cotisantes. Le capital accumulé n’est d’aucun secours : s’il s’agit de prodiguer des soins à un sénior à domicile, le sac de billets déposé devant sa porte ne sera d’aucune utilité. Il n’y a pas d’autres solutions que de travailler plus tard, il ne s’agit pas en effet d’une réforme, mais d’une nécessité.

    • « Capitalisation ou pas… »

      L’argent est juste un facilitateur de marché : si les prix baissent et le bas de laine reste constant, on s’enrichit.

      « lorsqu’une grande part de la population est plus âgée »

      C’est ce qui m’inquiète dans les prétendues visions économiques de nos dirigeants : le coût des services ne peut qu’augmenter car ils impliquent des emplois et des heures de travail qui ne sont guère compressibles et bénéficient peu de la production de masse.

  • LR est un parti socialiste conservateur pas un parti de droite ; la droite en France commence à Dupont-Aignan. Etant de droite, je souhaite la disparition de LR et attend un candidat libéral qui porterait le programme défini en fin d’atricle en y adjoignant la votation à la suisse. On peut rêver en attendant Zemmour et Ch. Gave

  • Je rassure l auteur, Bertrand n a aucune chance de gagner la presidentielle donc pas de danger
    La meilleure presidente aurait ete Rousseau: en moins d un an elle aurait coulé le pays. dommage qu elle n ait pas gagné la primiaire EELV (en plus on aurait eut des debats interessants avec son integrisme MLF/racisé)

    Pour le reste, si les jeunes francais vont en RFA c est pas a cause des impots (l IR allemand est bien plus lourd qu en France) mais tout simplement qu on y trouve plus facilement un travail bien payé (c est a dire qui permette de se payer autre chose qu un logement exigu a 1 h de son travail).
    On en arrive au point qui manque dans l article: si l etat francais preleve autant c est surtout pour payer un systeme social ruineux. Ce que pertrand ne peut denoncer car les principaux beneficiaires sont ses electeurs : les retraités

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