La France peut-elle tenir encore longtemps ? d’Agnès Verdier-Molinié

Ce que l’on voit, ce sont les 2800 milliards d’euros de dette à fin 2020. Ce qu’on ne voit pas, ce sont les plus de 4000 milliards d’engagements hors bilan…

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La France peut-elle tenir encore longtemps ? d’Agnès Verdier-Molinié

Publié le 15 février 2021
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Par Francis Richard.

« La France peut-elle tenir encore longtemps ? »

La réponse est non. Quel est le problème ? L’endettement public. Rien de nouveau.

En 2005 déjà, le rapport Pébereau sur la dette publique avait tiré la sonnette d’alarme : elle n’était pourtant que de 1067 milliards d’euros à fin 2004… sans compter les engagements hors bilan :

« En 1978, la dette représentait moins de 10 % du PIB, en 2002 moins 50 %, en 2007, 64,5 % du PIB avant de s’envoler progressivement pour atteindre 98,1 % en 2019 et finalement 120 % en 2020. »

Et encore l’endettement public ainsi calculé n’est que la pointe de l’iceberg. Ce que l’on voit, ce sont les 2800 milliards d’euros de dette à fin 2020. Ce qu’on ne voit pas, ce sont les plus de 4000 milliards d’engagements hors bilan…

Ne pas rembourser la dette

D’aucuns proposent de ne pas rembourser la dette et même de dépenser plus en augmentant les recettes : en rétablissant l’impôt de solidarité sur la fortune et en taxant les plus aisés, c’est-à-dire les riches.

Ils ne voient pas que, sans les investisseurs, il n’y aurait « plus de versement des retraites, plus de financement des salaires des agents publics, plus de versement des prestations sociales, etc. »

Ils ne voient pas que la crise qui en résulterait ne serait pas uniquement économique mais financière et qu’il faudrait renflouer le secteur bancaire qui détient une part importante de cette dette.

Le prix à payer

Agnès Verdier-Molinié donne brièvement trois exemples pour montrer que ce n’est pas une option.

En Grèce, le défaut a été évité, mais cela a tout de même coûté très cher et continue de coûter très cher à la population :

« Le parti grec Syriza voulait annuler la dette grecque, ils ont vite compris que ce n’était pas crédible […]. Les banques ont accepté des échanges de dettes, l’Europe a permis d’augmenter la durée de remboursement et de faire baisser les taux mais il n’y a eu aucune annulation de la dette qui aurait voulu dire défaut de la Grèce et catastrophe pour tous. La Grèce a ensuite mis 7 ans pour pouvoir à nouveau emprunter sur les marchés. »

Elle cite un article du Point du 2 avril 2020, où Jean-Claude Trichet, ancien président de la BCE, dit que les mesures suggérées par certains pour résoudre le problème des dettes publiques – une inflation élevée ou le dépôt de bilan des États – seraient catastrophiques :

« J’ai vu, en tant que président du Club de Paris, combien cette dernière solution [le dépôt de bilan des États] était traumatisante en Amérique latine. »

Elle rappelle enfin qu’en 1797 les républicains, après le coup d’État du 18 fructidor, avaient pris le pouvoir et fait « voter une loi annulant les deux tiers de la dette publique » :

« Il faudra attendre presque vingt ans, sous la Restauration, pour de nouveau lever un grand emprunt. »

Rembourser la dette en l’augmentant

Depuis 45 ans, l’État est déficitaire et n’a emprunté que pour combler ses déficits de fonctionnement et pour rembourser les emprunts précédents venus à échéance. Cela ne peut continuer indéfiniment.

Pourtant, comme si la croissance pouvait se décréter, l’idée chimérique de certains est de « faire de la dette en plus pour générer de la croissance et arriver à payer la dette ». C’est pour concrétiser une telle idée que Christine Lagarde a été nommée à la tête de la BCE…

L’UE s’est mise à emprunter en son nom propre en misant sur le fait que les pays frugaux paieraient pour les pays dépensiers. Mais cette fuite en avant n’est pas durable, car un jour les frugaux ne voudront plus payer et tout le monde paiera, d’une manière ou d’une autre :

« Il va vite s’avérer irréaliste de vouloir tout concilier : taux d’intérêt à zéro, inflation à 2 %, un euro pas trop fort par rapport au dollar, une Europe qui s’endette sans créer de nouveaux impôts. »

La France, un enfer fiscal

En France, on sait ce qu’il faut faire pour créer de nouveaux impôts, furtivement ou pas. On pourra, par exemple, augmenter la CSG (Contribution sociale généralisée) des retraités moyens et aisés de 8,3 à 9,2 % ou, une fois de plus, faire payer les riches.

En France, on est riche (sic) quand on fait partie du premier décile, c’est-à-dire « à partir d’un revenu fiscal mensuel de 4600 euros » ou, selon l’Observatoire des inégalités, à partir de 3470 euros par mois » ; soit deux fois le revenu médian…

La France est un enfer fiscal. Il existe en effet 483 impôts, taxes et cotisations. Si les articles du Code général des impôts n’ont pas été augmentés en nombre, ils « se sont boursouflés de l’intérieur »

Ce qu’on voit, ce sont les prétendus cadeaux aux entreprises – CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) ou Pacte de responsabilité. Ce qu’on ne voit pas, ce sont les hausses :

  • d’impôts sur la main-d’œuvre, sur les outils de production ;
  • de cotisations sociales.

Ainsi « la France est le pays qui, avec la Grèce, possède dans la zone euro la fiscalité la plus lourde sur les entreprises par rapport à sa valeur ajoutée ».

La France et son coût de production des services publics

Si encore l’État rendait des services à la hauteur de ses ponctions. Mais le coût de production de ses services est de 27 % du PIB en 2018, soit 3,6 % de plus que la moyenne des 21 pays européens, soit 84 milliards d’euros.

Ce surcoût correspond… à son déficit habituel. Il est dû entre autres à la superposition des niveaux de décision, si bien qu’il s’avère être « un système à la fois ruineux et ingouvernable », qui, de plus, remplit mal ses missions régaliennes.

Ce surcoût pèse, via la fiscalité, sur les entreprises. Avant la crise induite par la (folle) politique sanitaire, la dette des entreprises françaises s’élevait déjà à 2000 milliards, deux fois plus élevée en proportion que celle de leurs homologues allemandes :

« La dette vient en grande partie du fait que nos entreprises sont plus imposées, cela pèse aussi sur l’investissement et donc sur l’emploi. »

Les remèdes

Agnès Verdier-Molinié propose des remèdes à l’endettement public qui ne sont pas dans l’air du temps mais qui sont inévitables. Ce sont tous des remèdes de libération, faute de quoi, et à ce rythme, la France ne tiendra plus longtemps :

Baisser les impôts : ceux des Français (pour faire revenir les riches qui sont partis), ceux des entreprises, ceux sur le patrimoine (exonérer de droits de succession les entreprises et augmenter l’abattement sur les donations).

Baisser les dépenses publiques : reculer l’âge de la retraite, réduire le nombre d’agents dans la fonction publique, rationaliser les prestations sociales, réduire le train de vie de l’État.

Libérer le travail : faciliter les accords d’entreprises, diminuer les contraintes qui pèsent sur les entreprises (pour sauver ce qui reste de l’industrie et, pourquoi pas, réindustrialiser), supprimer le statut public des agents de l’État.

Décentraliser les décisions : c’est-à-dire le contraire de décentrer et déléguer au privé.

Conclusion

Bref, cela revient à suivre les bons exemples des pays frugaux (Danemark, Suède et Pays-Bas) qui se portent mieux que la France (moins de dépenses publiques, moins de chômage et une richesse par habitant supérieure) :

« Si nous voulons rester libres, ne pas voir débarquer le FMI, il va falloir faire preuve de bon sens et appliquer les réformes qui marchent chez les autres et on verra à quel point la France peut réussir. »

 

D’Agnès Verdier-Molinié, chez Albin Michel :


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  • C’ est comme dans le sport, la France n’ est jamais aussi héroïque que dans la défaite. On va y aller dans le mur vous allez voir, et on n’ en tirera aucune conséquence.

  • Alors là Agnès, ça m’étonne, mélenchon a dit que la dette est illégitime.

    Ça signifierait que les gouvernement successifs ont agi sans penser au lendemain? voila qui m’étonne encore plus..

  • Aucuns bons arguments n’a encore une fois été donné contre l’annulation (le défaut) sur la dette de l’Etat.
    Au contraire il est même écrit que cela empêcherait la France d’emprunter sur les marchés ce qui n’est une excellente chose.
    Donc j’espère qu’il y aura défaut.

    • bon..disons dette non remboursable, signifiant que de la richesse a été foutue en l’air, ou j’ai payé la bouffe demon voisin durant dix ans…et il me dit merde…

      la question est comment sortir de cela sans engendrer une défiance absolue..
      quoiqu’on fasse, il est souhaitable que cleui qui en décide u soit celui qui a prêté et fait des sacrifices sur son mode de vie.. c’est lui qui peut être lésé , c’est lui qui doit décider..

      personne n’a interet à un monde où personne ne fait plus crédit à son prochain..

      ensuite bien sur se questionner sur la légitimité à emprunter quand ce n’est pas celui qui emprunte qui rembourse…( et à dépenser quand ce n’est pas celui qui dépense qui finance…consentement à l’impot…) sinon…

      • ce n’est pas annuler la dette le problème, c’est conserver le crédit.. des tas de dettes ne sont jamais remboursées..des tas d’investissements sont foireux..

    • L’État Français obligé de se passer du crédit! Il va falloir changer les décideurs, parce que ceux en place ne savent pas faire! (élus comme hauts fonctionnaires)

      • L’État Français n’aurait aucun problème à se passer du crédit, une fois le pays arrivé dans l’état où le mettrait la faillite/annulation de la dette : il n’y aurait plus ni État Français ni Français en capacité de quoi que ce soit.

        • D’accord, mais dans ce cas tous les francais qui vivent des subsides de l’Etat ont enormement de soucis a se faire. jusque la les « investisseurs » etaient bien gentils de financer leur train de vie en achetant les obligations francaises. Une fois le defaut passer, ca va faire tout drole

    • Je rejoins Ba : si défaut signifie 20 ans d’impossibilité pour l’état français d’emprunter, donc 20 ans de discipline fiscale forcée, eh bien, vive le défaut ! C’est d’ailleurs hilarant que ce soit des étatistes forcenés qui prônent le défaut car ce faisant ils scient la branche pourrie sur laquelle ils sont assis…

      • 20 ans d’anarchie et de sous-développement, qui seraient suivis de 20 autres, et de 20 autres, et…
        La promotion du défaut comme moyen de faire apparaître spontanément la qualité, vous n’y voyez pas comme un défaut ?

        • Annuler la dette reviendrait aussi à faire exploser l’union européenne, étant donné que c’est l’Allemagne qui nous finance au moyen de sa signature. Le Frexit est sans doute la pire chose qui pourrait nous arriver: on deviendrait un pays du tiers-monde en quelques mois.

          • Et en plus ce genre de chose est prétexte à la guerre. Et sérieusement j’ai pas envie de me faire trouer la peau pour les manigances financières des « grands de ce monde ».

    • Disons que le défaut est juste la manière forte de renvoyer l’Etat à la vérité de gestion pure et dure. D’une certaine manière je comprends ce que vous dites: Défaut=plus d’emprunt= ils vont devoir montrer les choses telles qu’elles sont, sans combler les trous avec des emprunts puisque personne ne prêtera, et les français vont plus demander de comptes. C’est ce qu’on pourait espérer, mais en fait il risque plus d’y avoir une révolte communiste et une rage taxatoire pour payer les « gentils fontionnaires ». Qui veulent tellement votre bien qu’ils sont prêts a mette vos enfants en prison pour vous extorquer le fric que vous leur « devez ».
      Les très riches vont se barrer en toute urgence avant de se faire tondre/lyncher, les usines (qui restent) seront saisies et gérées façon Zimbabwe par des syndicalistes et ce sera la terreur dans la rue.
      Et puis autre chose: En temps de paix il ne faut pas emprunter pour pouvoir emprunter en temps de guerre. Certes, Mais là si on se prend un guerre alors qu’on vient de faire défaut, bonne chance!
      Ne pas tenir ses engagements et très très souvent une mauvaise idée.

    • Si la France fait défaut, elle ne pourra plus « roll over » sa dette, ce qui entraine la nécessité de spolier les citoyens de 4000 milliards en 10 ans environ, soit 400 milliards par an. En dix ans, le pays est archi totalment ruiné et revient au niveau de l’Argentine (qui était un pays riche dans les année 50).

    • « Aucuns bons arguments n’a encore une fois été donné contre l’annulation (le défaut) sur la dette de l’Etat. »

      Quand il y a une dette, en face il y a un créancier.
      Et le créancier……… c’est vous.
      On annule la dette, OK.
      Alors vous n’avez plus de Livret A, plus d’assurance-vie….

      Ne vous fatiguez pas, je sais vous allez me dire que vous n’en avez
      rien à foutre, car vous n’avez pas d’épargne.

    • Ba,Vous espérez aussi l’inflation qui ne l’oubliez pas échappe à tout contrôle ?
      Vos espérances laissent à désirer…

    • Vous vous fatiguez pour rien, tous les commentaires en dessous montrent que les gens d’ici ne comprennent rien à l’économie, je viens justement ici de temps en temps pour me taper des barres… On ne peut être libéral que par ignorance (ou si on est millionnaire peut être).

      La dette covid est quasiment exclusivement prise par la banque centrale et non pas par des financeurs privés, cette dernière prendra le relais pour la dette globale potentiellement (c’est ce qu’elle fait déjà en fait). Nos dettes étatiques sont donc de la planche à billet pure (la différence avec avant, par exemple pendant les années 30, c’est qu’on s’engage à rembourser, d’où l’absence d’inflation pour l’instant).

      Supprimer cette dette comprise entièrement de chiffres virtuels n’aura qu’un effet : une inflation massive. Autrement dit un rééquilibrage entre la valeur du travail (qui restera présente) et la valeur du capital (qui ne fait que gonfler et prendre des parts sur ce dernier depuis des décennies sans contreparties). Ce sera donc une bonne chose de ce point de vue… ça ne veut pas dire que ça sera tout rose évidemment.
      En d’autres termes plus concrets, le petit porteur avec son livret A à 10.000€ perdra 5.000€ (par exemple, en gros rien) ; pendant que le rentier sur l’immobilier ou la bourse, ne participant pas à l’économie réelle, ne faisan rien de productif de ses journées et au contraire forçant les prix des logements à la hausse (pour que les petits porteurs galèrent ensuite à se loger – oui ce sont ces rentiers les parasites, pas les autres), perdra 500.000€, soit sa retraite, et devra se trouver un travail. 🙂

      Et sinon aucune perte de confiance de la part d’investisseurs du coup, puisque personne ne sera floué. Par contre diplomatiquement les Chinois et Ricains seront probablement un peu mécontents car cette mécanique renforcera nos exportations aux dépends de nos importations (et l’€ reviendra à une valeur stabilisée ce faisant en quelques années). Mais en fait les Ricains le font déjà (le dollar a perdu 10% en 2020) et dans tous les cas à part grogner ils ne feront rien car sinon ils se priveraient de 450 millions de consommateurs potentiels (environ, c’est l’UE ce chiffre et pas tout le monde y est sous l’€ mais vous me suivez j’imagine)

      Et si vous suivez toujours vous comprendrez que c’est la solution incroyablement parfaite à tous nos problèmes économiques depuis la mondialisation en fait ! (la montée du chômage etc, évidemment puisqu’on est en concurrence face à des esclaves payé 1€ par mois pour faire un boulot similaire…).

      • Simple rappel informatif en complément de votre commentaire :

        Les conséquences fiscales envisageables de cette crise sanitaire sans précédent ne sauraient être éludées.

        « les gouvernements devraient (…) envisager des impôts plus élevés pour les ménages les plus aisés et les entreprises très rentables », estime Vitor Gaspar qui co-signe le texte avec son adjoint Paulo Medas et deux économistes du FMI, John Ralyea et Elif Ture.

        « beaucoup de pays doivent (désormais) faire plus avec moins, ce qui crée des contraintes budgétaires croissantes », souligne Vitor Gaspar, responsable des affaires budgétaires au FMI.

        https://www.capital.fr/economie-politique/les-impots-des-plus-riches-doivent-augmenter-face-a-la-crise-pour-le-fmi-1383141

  • le problème n’est pas seulement les décideurs politiques qui prennent depuis 40 ans des décisions démagogiques, mais aussi le peuple Français et son incurie économique .
    la mentalité quasiment communiste qui habite les Français rends impossible toute réforme , nous irons dans le mur mais ce sera toujours la faute des autres pays ou des riches. le crash viendra donc et ce pays maintenant fragmenté va voler en éclat

  • L’état providence est irreformable. La France va suivre sa course vers la pauvreté. Les français s’appauvrissent déjà, c’est très lent mais c’est irrémédiable. Nous marchons vers la misère et nous allons y arriver.

    • A moins qu’une minorité ne se révolte. Toutes les révolutions viennent de minorités. Le peuple, ensuite, suit comme des moutons.

  • Rembourser une dette est légitime et peu contournable quand cette dette est placée en partie à l’internationale et que l’on a une dépendance au produits mondialisés énorme.
    Pour s’en sortir madame Lagarde a raison il faut pour cela de la croissance …. mais voilà on est rentré dans la décroissance verte anti tout ( à part les subventions et impôts ) sur déjà une décroissance industrielle en particulier liée à nos coûts de travail bien peu compétitif dans un marché mondial ouvert . Sur le baromètre je vois plutôt un gros avis de tempête.

  • les hommes politique font vivre les pays et notamment la France a crédits. et s’ils veulent faire un gouvernement mondial c’est pour sauver leurs système le capitalisme. un autre monde est possible, une économie distributive avec une allocation de bien être pour tous et celui qui travaille a sont salaire en plus, paradisme.org.

    • ça commence par une allocation de bien être et ça finit dans un bain de sang.
      relis l’histoire, ton paradis est perdu depuis le jardin d’éden

    • Merci le communisme ont a déjà donné et on sait où cela mène. Pauvreté et dictature! Mais c’est ce que veulent les écolos communistes!

  • On est riche en France en 2021 à partir de 3470 euros par mois selon l’observatoire des inégalités. Dans notre marche égalitariste, punitive et redistributive forcenée, nous allons être progressivement riches en France à partir de 3000 euros/ mois, puis, 2500, puis 1000 etc, au fur et à meure où le stock de pauvres va augmenter et les riches restant s’enfuir. Tout le monde à la soupe populaire administrée par l’Etat, le grand rêve socialiste d’un pays enfin débarrassé de ses individus les plus entreprenants.

    • sais tu quels sont les seuils équivalents dans les grands pays de l’OCDE? je suis curieux de comparer

      • je vanne pas
        je serais vraiment intéressé par les chiffres des autres pays, car il me semble que nous sommes régulièrement déclassés depuis pas mal d’années

      • Lorsqu’on consulte l’observatoire des inégalités.fr, on ne trouve aucune comparaison internationale sur le sujet !! autrement dit, on est bien dans une situation de l’entre-soi où l’aboutissement du dogme égalitariste n’a absolument rien à voir avec une documentation comparative objective constituant une alerte éventuelle pour agir, mais qui a à voir avec un programme politique bien précis sur notre sol. Le socialisme ayant prouvé depuis longtemps son inefficience sur la base de ses critères historiques (le marxisme, la valeur travail etc) tente de se refaire la cerise par exemple sur l’écologisme, ou ici sur le ressenti des inégalités (l’envie, la convoitise, la jalousie) des français.

  • Une piste qui n’est jamais évoqué mais qui pourtant serait très juste et qui consisterait à capter en intégralité le patrimoine des baby-boomers le confisquer et l’utiliser pour rembourser la dette puisque c’est a leur seuls profit qu’elle a été créé

    • La dette a été créée pour éduquer les jeunes, en pure perte semble-t-il…

      • Les réactions à mon post me font bien rire parce que les libéraux prônent toujours la responsabilité mais dès qu’il s’agit de se dédouaner de ses propres responsabilités alors là

        • Ah ? Vous pouvez préciser en quoi vos interlocuteurs seraient responsables ? Pour la plupart ici, ils se sont battus toute leur vie pour changer les choses, et n’ont pas réussi, et vous, vous arrivez et n’avez rien de plus pressé que de les poser en boucs émissaires plutôt que de soutenir le même combat.
          Enfin, ne vous inquiétez pas, vous n’aurez aucun mal à passer pour irresponsable, vous.

          • La dette a été créé à partir de 1975 très précisément pour financer l’État-providence soit des retraites non provisionnée des dépenses de santé en explosion et cetera et cetera mais certainement pas l’éducation des jeunes

            • La dette a été créée pour dépenser plus que ne le permettaient les rentrées. Point. Il aurait fallu réduire les dépenses et surtout la place de l’Etat. Prétendre que telle dépense ou telle autre, qu’on n’a jamais remises en question ni l’une ni l’autre, a ou n’a pas eu son rôle dans l’augmentation de la dette, est hors-sujet et même suspect. A moins de montrer que l’éducation des jeunes n’a rien coûté, que tous se sont débrouillés avec des pré-contrats et des petits boulots pour payer leurs frais de scolarité, comme certains ici l’ont fait il y a 50 ans, parce que leurs parents ont jugé que ce serait plus formateur…

              • @MichelO
                +1000,
                Il est difficile d’expliquer un temps que les moins de 20 ans,etc…etc…
                Nos parents estimaient en effet que la formation à l’autonomie et la vie active était la meilleure école, ce qui pouvait s’expliquer par leur propre vécu difficile.
                Même si les temps ont bien changé avec l’élévation de notre niveau de vie des dernières décennies,rien en ce monde n’est jamais définitivement acquis.
                Ne faudrait-il pas remettre au goût du jour certaines citations trop souvent oubliées,en parfaite adéquation avec d’incontournables études mathématiques et économiques ?

                « Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage, Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage, Polissez-le sans cesse, et le repolissez, Ajoutez quelquefois, et souvent effacez ».Nicolas Boileau (1636, 1711)

            • @Philippe
              Élargissons le débat :
              Que vous inspire l’utilisation systématique actuelle de l’hélicoptère mondial monnaie qui n’est pas spécifique à notre pays ?
              Les dettes ne sont jamais créées par hasard,
              et les banques centrales maîtres du jeu, ne peuvent que difficilement contrôler l’inflation qui peut se manifester tôt ou tard.
              Telle est bien la nouvelle donne mondialisée à prendre surtout en considération pour notre avenir, différente du contexte des années 70 que vous évoquez concernant notre pays.

      • La dette a été créée pour éduquer les jeunes ah bon ? Vraiment ?

        • Je n’ai pas dit qu’elle y avait réussi. Mais il est clair que pour payer les études au-delà de 14 ans à des millions de jeunes qui n’étaient qu’en infime minorité capables d’en tirer profit, on a dépensé énormément d’argent qu’on n’avait pas, donc créé de la dette…

          • Alors qu’il aurait fallu enseigner à créer des richesses. L’apprentissage, par exemple, montre au jeune apprenti que c’est en créant des richesses qu’on construit sa carrière et sa vie. Les années de statut étudiant apprennent au contraire à vivre aux dépens des autres sans rien fournir en échange.

    • faudrait un peu sortir du logiciel confiscation/taxe, on est plus sous Brejnev
      maintenant si tu veux te porter volontaire pour donner l’exemple, je t’en prie

      • Le principe est simple celui qui a bénéficié de l’endettement public doit le rembourser en priorité en l’occurrence les boomer ont confisqué la rente des retraites plus récemment la rente du covit en imposant la faillite économique au pays pour protéger les plus de 70 ans

      • Et je ne parle même pas de la rente de l’immobilier qui profite uniquement à ceux qui détiennent déjà un patrimoine

        • Préparez vous à vivre dans la misère car le nombre d’emplois se réduit de plus en plus, donc le seuil où les assurances sociales peuvent payer (puisque ce sont les entreprises qui les financent) est atteint. Avec les faillites provoquées par le confinement le nombre de cotisants a sérieusement baissé tandis que celui des prestataires a bondit. Les français n’ont toujours pas compris que l’état n’a PAS un rond, il ne fait que racketter les entreprises et spolier les français.

        • @Les mots » profits « et » patrimoine » semblent vous déranger :
          Afin que tout soit clair et pour reprendre un adage célèbre :
          -votre ennemi serait il la finance ?

          • Je suis entrepreneur donc je vous laisse réfléchir

            • @Philippe,

              C’est tout réfléchi :

              L’entrepreneur par définition assume de lourdes responsabilités,il compte avant tout sur son courage,sa détermination,son travail,bref sa volonté indéfectible pour réaliser autant que faire se peut un parcours sans faute lui permettant d’envisager la pérennité de son entreprise,la constitution et la transmission d’un patrimoine.
              L’entrepreneur doit faire preuve d’efficacité permanente dans un cadre concurrentiel.

              Il semble vous avoir échappé que ce fut le lot quotidien de ce que vous nommez « Les boomers »qui n’ont pas constitué un patrimoine et des profits avec des procédés magiques.

              Par ailleurs je reconnais qu’ il serait absurde de nier vos difficultés avec la crise actuelle et le contexte économique.
              Je vous souhaite donc tout le courage nécessaire pour réussir à affronter cette situation.

              • En quoi votre comparaison avec l’entrepreneur et les boomer a un sens aucun

                • Philippe : Vous ciblez les boomers comme boucs émissaires, (CF le commentaire de MichelO), et j’ai répondu à votre demande de « réfléchir », car étant vous même……. entrepreneur.
                  Par ailleurs les boomers que vous désignez rapidement comme responsables de beaucoup de maux actuels, (sans aucun argument probant), ne représentent pas un bloc homogène ce qui demande d’autres précisions.

              • Par contre votre définition de l’entrepreneur et ce que je fais effectivement tous les jours me vont très bien puisque c’est exactement mon parcours actuelle et ça marche très bien pour moi merci

                • Ça marche aussi très bien pour beaucoup de boomers qui ont fait le maximum pour améliorer leur situation,et point n’est besoin de leur en vouloir.
                  Chaque période de la vie a ses avantages et inconvénients.
                  La seule chose qui importe est d’assumer ses actes et décisions pris librement.

          • Ou son ami serait-il l’assistanat public ?

        • Mais oui, si j’avais placé 100’000 EUR en cryptos au début de l’année passée, j’aurais actuellement 1’400’000 EUR sans les emmerdements que l’on a en France dans l’immobilier. Changement de pays, impôt ZERO. Que du bonheur.

    • Capter le patrimoine … amusant. Alors c’est quoi le « patrimoine » :
      – des biens immobiliers dont la valeur dépend du marché ; plus de « riches », plus d’acheteurs, plus de valeur ;
      – des valeurs mobilières ; même raisonnement ;
      – des obligations d’Etat qui constituent précisément ce que vous voulez rembourser.

    • C’est un mythe, il manque au moins 1 zéro au patrimoine des babys boomers pour rembourser la dette française. Et puis l’année d’après il n’y aura plus rien. Rentrées fiscales : zéro.

    • Voulez vous dire, monsieur Philippe, que les enfants des séniors actuels seraient en quelque sorte privés de facto de leur héritage familial parfaitement légitime ?
      Pas sûr que votre boîte à idée ait un grand succès auprès de votre génération qui n’est en rien comparable à priori avec la génération spontanée ,mais peut-être n’ai je pas compris le dessous des cartes ?

      Nous vous saurions de plus de précisions…….

  • « on ne meurt pas de dettes, on meurt de ne plus pouvoir en faire »

    (Céline)

  • La question n’est pas de savoir si la France peut « tenir » malgré sa dette…

    La question est de savoir ce qui se passera lors du « bain de sang » de 2022, après que la gauche en s’abstenant ait fait élire Mme le Pen…

    La situation sera bien pire qu’un défaut de paiement !

    • Je ne crois pas au « bainde sang ». Avec les moutons qui attendent tout de l’état nounou, ils vont encore demander au nouveau pouvoir de les biberonner encore un peu plus longtemps. Ce qui ira fort bien au RN qui est l’un des plus étatistes qui soit.

    • Faudrait cesser de délirer! De quel bain de sang parlez vous? Même si Marine est élue (ce qui n’arrivera pas) elle ne peut faire pire que Macron vu son programme économique de gauche, qui ne change rien de ce qui est imposé aux français depuis 1981 !

      • le seul bain de sang que je vois arriver, c’est celui des conflits inter communautaires qui vont s’amplifier quand l’état nounou sera devenu incapable d’acheter la paix sociale. rien à voir ou presque avec Marine, qui est une socialiste comme les autres

  • Si on a un petit peu d’argent et il ne va pas faire bon vivre en France dans les années qui vont venir. Si je comprends bien ça serait presque un devoir de partir à l’étranger pour mettre son argent à l’abri, et éventuellement le transmettre à ses enfants sans impôts. Une fois que la France sera dans le mur et que les réformes auront été faites on pourra revenir pour refaire démarrer l’économie…

    • Le problème est qu’une fois dans le mur, on ne fait pas toujours les bonnes réformes; souvent on empire encore la situation (cf. Argentine)

  • Excellent article qui, à défaut de nous remonter le moral, pointe la nullité de notre personnel politique.
    J’ajouterais à la liste des remèdes:
    1) Supprimer rapidement au moins la moitié des communes.
    2) Supprimer l’ENA qui n’est qu’une fabrique de crétins prétentieux.
    3) Prononcer un moratoire sur la transition écologique qui contribue grandement au naufrage de notre industrie et de notre agriculture.

    • Les mesures proposées sont bonnes en soi. Mais elles n’apporteront pas grand chose à la situation actuelle. Hélas.

    • et
      4) Obtenir un moratoire concernant l’arrivée en France des immigrés
      5) Refuser les regroupements familiaux qui ont un effet multiplicateur par 4 ou par 5 de chacun des immigrants qu’il soit en règle ou clandestin

  • Comme d’habitude il y a du bon et du moins bon chez AVM.

    Du côté des constats pertinents, l’abondance des taxes et des contraintes réglementaires ou encore l’idée folle d’annuler la dette.
    Du côté des erreurs d’analyse, le niveau de la dette qui serait problématique. C’est faux. Seul le niveau des intérêts annuels pourrait l’être, et il ne l’est absolument pas ! Autre erreur qui est consubstantielle à son leitmotiv, baisser la dette pour réduire le train de vie de l’Etat : en France, ça ne se produira jamais. Même si la dette devait baisser, ce qui ruinerait nos efforts de croissance, l’Etat ne diminuera pas ses dépenses, ni les allocations en tout genre, il augmentera les impôts !

    • Il ne peut plus augmenter les impôts, nous sommes déjà au taquet; regardez ce qui s’est passé lors de la dernière tentative: nous ne sommes pas passés loin de la guerre civile

      • Il n’y aurait aucune guerre civile si on augmentait les impôts des riches ou des entreprises. Attention je ne dis que c’est une bonne idée, mais seulement que son acceptabilité serait bien supérieure à celle d’une nième taxe sur les bagnoles.

        • @Jerèmy Lapurée

          Sauf que augmenter les impôts des « riches » n’est pas significatif.(Quels riches?)
          L’augmentation des impôts des classes moyennes inférieures et supérieures, encore nombreuses, semble une piste à privilégier pour certains économistes réputés.

          • « Economistes, économistes… »
            Il paraît totalement contradictoire de se prétendre économiste et de ne pas admettre qu’on est du côté de la courbe de Laffer où toute augmentation des impôts est économiquement contre-productive, et ne peut donc avoir de justification que politique.

            • Tout à fait d’accord MichelO.
              L’économie marche de pair avec le politique,et la tendance politico-économique actuelle, au niveau mondial, est le nivellement par le bas des classes moyennes, (il suffit pour s’en convaincre d’observer la forte poussée des populismes dans beaucoup de pays comme conséquence directe de cette situation).
              Les prochaines augmentations de taxes et impôts qui sont dans les cartons ,que d’aucuns subiront, toucheront prioritairement le plus grand nombre de ménages aisés, comme le suggèrent quotidiennement sur certains médias des professeurs d’économie et autres milieux…politiquement connus et déterminés, il va sans dire.

  • Pronostic ou souhait ?

  • Une mesure simple à laquelle Agnès Verdier-Molinié n’a pas pensé,
    éradiquer la fraude aux prestations sociales.
    il s’agit quand même de 50 milliards d’Euros par an.
    Mais là, la température risque de monter de 10 degrés.

    • Eradiquer la fraude sociale, c’est un argument qui revient tout le temps sur la scène, et surtout dans les camps adverses. Méfiez-vous 😉 Il y en a même qui construisent carrément des budgets autour de cette idée. Si c’était aussi facile à faire que de percevoir des impôts, il y a longtemps que cela aura été fait. A mon avis, c’est peine perdu, faute de moyen comme d’habitude. Et puis vous ne voudriez tout de même pas que le gouvernement s’attaque aux gens modestes ?

      • Lisez le livre du magistrat Charles Prats, « Le cartel des fraudes »
        Les pauvres ne fraudent pas, il s’agit d’une véritable criminalité.
        Petit florilège extrait de son livre :
        – 5 millions de fraudeurs
        – 52 milliards d’euros de fraude par an
        – 20 % des djihadistes français résidant à l’étranger reçoivent des aides
        sociales.
        – 1/3 des numéros de Sécurité sociale attribués à des personnes nées à
        l’étranger le sont sur la base de faux documents
        – 3,1 millions de centenaires reçoivent des prestations sociales, alors que
        l’INSEE n’en dénombre que 21 000
        – 252 porteurs de cartes Vitale ont plus de 120 ans…
        Etc…. etc…..

      • Pour réduire la fraude, il suffirait de simplifier le système à outrance. Mais ça éliminerait aussi des milliers de postes de fonctionnaires, ce qui ferait des économies supplémentaires non désirées.

      • Les chiffres parlent d’eux-mêmes,mais comme vous l’indiquez : « A mon avis, c’est peine perdu, faute de moyen comme d’habitude ».
        https://www.capital.fr/votre-argent/fraude-fiscale-apres-controles-le-fisc-ne-recupere-que-la-moitie-des-sommes-1356646

  • Aucune chance que les lucides préconisations de l auteur soient appliquées en France;il faut voir d ailleurs les commentaires de ses articles dans le Figaro(pourtant soit disant journal de droite) où elle intervient parfois,c’est hallucinant!Elle est forcement vendue « aux forces occultes de l ultraliberalisme »
    La France est avant tout malade de son aveuglement ideologique,incapable de remettre en question son deni de realité.Mais comme disait Ayn Rand »vous pouvez ignorer la realité mais vous ne pourrez pas ignorer les conséquences d ignorer la realité »

  • Les commentaires sont fermés.

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