Qu’on arrête de prendre les entreprises pour des vaches à lait !

alkainel - vache-agriculture(CC BY-NC-ND 2.0)

OPINION : pour le moment on se gargarise du nombre de faillites qui n’explose pas mais on se doute bien que le naufrage va arriver.

Par Jean Kircher.

Il ne vous a sans doute pas échappé que la crise hystérico-sanitaire qui sévit dans notre pays a mis à mal la bonne santé de nos entreprises. Pour le moment on se gargarise du nombre de faillites qui n’explose pas mais on se doute bien que le naufrage va arriver.

En attendant, nous entrepreneurs, PME, artisans, commerçants, restaurateurs non issus du monde financier nous sentons sensiblement méprisés malgré les miettes distribuées pour nous empêcher de couler tout de suite.

En effet, notre quotidien devient vraiment difficile suite aux différentes décisions que vous prenez du haut de votre tour d’argent. Vous n’êtes bien sûr pas vraiment conscient des conséquences de vos actes.

Je veux parler des multiples privilèges, passe-droits et autres petites démissions que vos délibérations successives avec les syndicats politisés provoquent dans le monde du travail.

Ainsi les possibilités innombrables pour nos salariés de se mettre en congé maladie à la moindre occasion :

  • congés de vacances non accordés,
  • poste de travail non conforme aux desideratas de l’employé,
  • remarque par le supérieur considérée comme désobligeante,
  • ennuis privés ou familiaux.

La démission quasi systématique des médecins pour arranger le pauvre travailleur exploité y est pour beaucoup. À tel point que les patrons recherchent ardemment les rares médecins conseil qui osent remettre en question le certificat de complaisance du médecin traitant.

Ainsi les congés paternité que certains employés père de nombreux enfants exploitent allègrement et arrivent à être absents de l’entreprise pendant un ou deux ans.

Ainsi les intégrations d’immigrés qui sous prétexte d’avoir travaillé comme plongeur dans un restaurant dans leur pays d’origine ont droit à une reconnaissance professionnelle d’équivalence dans un  métier parallèle chez nous et sont donc payés au taux standard. Ils ne savent rien faire et il nous faut au moins deux ans pour les amener à notre niveau de qualification.

Ainsi les contrôles administratifs innombrables notamment par l’inspection du travail pour vérifier que nous ne sommes pas des esclavagistes ou des fraudeurs.

Ainsi les nouvelles contraintes de RSE qui transforment nos salariés en lanceurs d’alerte.

Ainsi les obligations faites à nos commissaires aux comptes qui ont pour mission de remplacer vos propres fonctionnaires de contrôle fiscal et autres.

Ainsi nos banquiers qui nous pistent jusque dans nos moindres mouvements financiers privés afin de trouver les fraudeurs et détourneurs de fonds que nous ne sommes pas.

Toutes ces mesures votées et décidées par vous sont très favorablement accueillies par le monde des enseignants et des fonctionnaires ultra-privilégiés mais pèsent très lourd dans nos entreprises.

S’il faut ajouter l’immense difficulté à recruter et à faire accepter les valeurs de courage et de travail surtout aux petits génies sortant de vos écoles, nous sommes assez découragés d’entreprendre quoi que ce soit. Il nous faudra nous aussi nous mettre à rêver de devenir fonctionnaire.

Or, nous sommes les producteurs de richesses car nous transformons, créons et amenons de la valeur ajoutée productrice d’impôts et de taxes que vous dépensez sans les avoir gagnés.

Alors Mesdames et Messieurs les décideurs arrêtez de règlementer, de fliquer et de nous prendre pour des vaches à lait. Nous n’aurons bientôt plus de lait…

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