Qu’on arrête de prendre les entreprises pour des vaches à lait !

OPINION : pour le moment on se gargarise du nombre de faillites qui n’explose pas mais on se doute bien que le naufrage va arriver.

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alkainel - vache-agriculture(CC BY-NC-ND 2.0)

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Qu’on arrête de prendre les entreprises pour des vaches à lait !

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 29 août 2021
- A +

Par Jean Kircher.

Il ne vous a sans doute pas échappé que la crise hystérico-sanitaire qui sévit dans notre pays a mis à mal la bonne santé de nos entreprises. Pour le moment, on se gargarise du nombre de faillites qui n’explose pas, mais on se doute bien que le naufrage va arriver.

En attendant, nous entrepreneurs, PME, artisans, commerçants, restaurateurs non issus du monde financier nous sentons sensiblement méprisés malgré les miettes distribuées pour nous empêcher de couler tout de suite.

En effet, notre quotidien devient vraiment difficile suite aux différentes décisions que vous prenez du haut de votre tour d’argent. Vous n’êtes bien sûr pas vraiment conscient des conséquences de vos actes.

Je veux parler des multiples privilèges, passe-droits et autres petites démissions que vos délibérations successives avec les syndicats politisés provoquent dans le monde du travail.

Ainsi les possibilités innombrables pour nos salariés de se mettre en congé maladie à la moindre occasion :

  • congés de vacances non accordés,
  • poste de travail non conforme aux desideratas de l’employé,
  • remarque par le supérieur considérée comme désobligeante,
  • ennuis privés ou familiaux.

 

La démission quasi systématique des médecins pour arranger le pauvre travailleur exploité y est pour beaucoup. À tel point que les patrons recherchent ardemment les rares médecins conseil qui osent remettre en question le certificat de complaisance du médecin traitant.

Ainsi les congés paternité que certains employés père de nombreux enfants exploitent allègrement et arrivent à être absents de l’entreprise pendant un ou deux ans.

Ainsi les intégrations d’immigrés qui sous prétexte d’avoir travaillé comme plongeur dans un restaurant dans leur pays d’origine ont droit à une reconnaissance professionnelle d’équivalence dans un  métier parallèle chez nous, et sont donc payés au taux standard. Ils ne savent rien faire, et il nous faut au moins deux années pour les amener à notre niveau de qualification.

Ainsi les contrôles administratifs innombrables, notamment par l’inspection du travail pour vérifier que nous ne sommes pas des esclavagistes ou des fraudeurs.

Ainsi les nouvelles contraintes de RSE qui transforment nos salariés en lanceurs d’alerte.

Ainsi les obligations faites à nos commissaires aux comptes qui ont pour mission de remplacer vos propres fonctionnaires de contrôle fiscal et autres.

Ainsi nos banquiers qui nous pistent jusque dans nos moindres mouvements financiers privés afin de trouver les fraudeurs et détourneurs de fonds que nous ne sommes pas.

Toutes ces mesures votées et décidées par vous sont très favorablement accueillies par le monde des enseignants et des fonctionnaires ultra-privilégiés mais pèsent très lourd dans nos entreprises.

S’il faut ajouter l’immense difficulté à recruter et à faire accepter les valeurs de courage et de travail surtout aux petits génies sortant de vos écoles, nous sommes assez découragés d’entreprendre quoi que ce soit. Il nous faudra nous aussi nous mettre à rêver de devenir fonctionnaire.

Or, nous sommes les producteurs de richesses car nous transformons, créons et amenons de la valeur ajoutée productrice d’impôts et de taxes que vous dépensez sans les avoir gagnés.

Alors Mesdames et Messieurs les décideurs arrêtez de règlementer, de fliquer et de nous prendre pour des vaches à lait. Nous n’aurons bientôt plus de lait…

Voir les commentaires (24)

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Créer un compte Tous les commentaires (24)
  • « Nous n’aurons bientôt plus de lait… »
    Vous êtes vache!
    Privés de lait que vont devenir nos bureaucrates?

  • difficile de faire comprendre tout ça à des individus qui n’ont jamais rien créer de leur vie et qui vivent grassement sur le dos de ceux qui travaillent ;

    • ils comprennent très bien..ils ne font que profiter d’un système démocratique abusif où le nombre a la force de la loi. et où par ailleurs tout le monde s’effroce d’obtenir le maximum des autres..

      le syndicaliste CGTiste le plus dur change du jour au lendemain si il devient autoentrepreneur où se met à son compte..

      c’est pour ça d’ailleurs que dire la vérité face à des syndicalistes de la cgt est dangereux..ne pouvant vous répondre, ils vont vous faire taire par la violence.

    • C’est le cas d’à peu près tous les membres du gouvernement, Président, 1er ministre et ministre de l’économie en tête.

    • Et ta connerie elle crée des richesses ? Là avec le Covid les 20% de point de PIB de dépense publiques en plus elles ont été où ? Comme en 2008, à sauver votre petit cul d’entrepreneur prétentieux qui se prend pour « Dieu créateur unique de richesse et tous les autres sont des cons », parce que vous avez beau dire sans ce pognon public vous seriez peut être en ce moment même à fouiller dans les poubelles.

  • Beaucoup de salariés ne semblent plus faire le line entre le travail productif qu’ils effectuent et leur salaire …

    Evidemment si ils pensent que le salaire tombe miraculeusement, le rationnel est de bosser le moins possible..

    Avec l’exemple du public… ou le salaire ne s sort pas de la poche du patron..

    Toutes les tracasseries…ce sont aussi eux qui les « paient » .et collectivement ( chômeurs inclus!) …

    Il y avait auparavant la notion de tire au flanc…le mec qui en faisait le moins possible était vite repéré par ses collègues qui devaient faire son boulot..

    il ya aussi le fait que pour beaucoup de le diplôme signifie competence devant être reconnue..

    et cela est pure hypocrisie, les salariés se mentent à eux même car à la seconde où le salarié travaille en indépendant avec un client, tout se remet en place…

  • He oui, c’est assez désespérant, c’est devenu l’inverse de Zola!
    Pour revenir aux salariés, honnêtement je me pose sérieusement la question à bosser tout seul ou avec seulement des auto-entrepreneurs… C’est le cas de pas mal de gérant de TPE (bâtiment) qui ont juste l’impression de faire 70/80 heures pour payer les charges, alors qu’en étant seul, je prendrais le boulot que je suis en capacité de produire et serai beaucoup plus rentable.
    Bref, ça devient vraiment démoralisant de nager à contre courant pour se sortir un salaire même pas 2 x supérieur au gars qui bosse le moins bien alors que tu bosses 3 x plus en ayant 3x moins de week-end et de congés.
    Je comprends mieux pourquoi la France est le pays champion des entreprises sans salariés

  • Excellente analyse, excellent diagnostic, on attend la réponse sensée de la Cgt, du PS, et d’EELV. On va attendre longtemps, ils sont en campagne ……

  • Quand la vache ne produit plus de lait, on l’abbat et on la mange. En France on a dejà bien reduit le cheptel.

  • C’est plus grave que ça. A part quelques vrais truands particulièrement lucides, beaucoup de nos chers politiques et hauts fonctionnaires (ce sont souvent les mêmes) croient sincèrement œuvrer à … à quoi au juste ?
    C’est pourtant simple, pour savoir si ton travail est utile, demande toi qui serait prêt à payer pour que tu le fasses.

  • Quasiment plus de faillites?
    Normal!
    Avec la crise sanitaire, les URSSaf et autres caisses ont temporairement cessées leur recouvrement. Ces recouvrements ont progressivement repris pour éviter certaines prescriptions. Cela jusqu’à après mai 2022 ( devinette à 2 balles : pourquoi?).
    A cela vous ajoutez le début des remboursements des PGE en avril 2022….
    Attendez-vous à ce que cela tangue pour le 2nd semestre 2022 pour les entreprises……

    • @el marco rassurez vous , il vont encore tirer sur la corde , ils vont nous faire du Messier en fin de règne . Tant qu’il y a des gogos pour acheter notre dette … Evidemment on sait où ça mène , mais bon , ils sont allés tellement loin , pas de retour possible , n’est ce pas ?

  • @kwatz pas au départ , n’étant pas libertarienne je pense que le régalien est nécessaire. Le problème est qu’avec le temps , l’état tel une pieuvre s’infiltre dans tous les domaines de la société, se mêlant de tout et pompant tout. C’est le cas depuis que le monde est monde. L intéressant est la façon dont les différents pays se débarrassent -ou pas- de la grosse pieuvre. Nous avons la chance d’avoir un pays sans autre ressources que d’hommes, les parasites n’ont que faire d’un pays comme le nôtre une fois ruiné.

  • Je vais mettre cela sous le couvert de votre aigreur, probablement justifiée, de petit patron accablé de taxes (et surtout de règlementations), mais ne tombez pas dans le panneau de la stratégie du « diviser pour mieux régner ».

    Quelques points concernant les enseignants que vous semblez mépriser un plus haut point :
    – Ce métier est ouvert à tout le monde. Si c’est bien le pont d’or que vous évoquez, rien ne vous empêche de passer le concours. Surtout sachant que contre notre jeunesse que vous considérez totalement abrutie, vous êtes certain d’avoir le concours 😉
    – Ce sont nos enseignants, rémunérés en dessous de la moyenne de l’OCDE je le rappelle, qui éduquent vos enfants pendant que vous allez travailler pendant de très longues journées de travail.
    – Ce sont nos enseignants qui doivent assumer le renoncement de toute une génération de parents à assumer la charge de l’éducation de leurs enfants (oui oui si nos enfants sont feignants et incultes comme vous le dites, je me demande qui les a élevés, sinon votre génération).

    En résumé, un peu d’humilité vous fera le plus grand bien. Et sachez que je compatis totalement au désarroi de ces petits patrons et indépendants 🙂

    • « Quelques points concernant les enseignants que vous semblez mépriser un plus haut point : »

      Au contraire, maltraiter et mal payer les enseignants, les chercheurs et les « infirmières » c’est un truc des socialistes.
      Les enseignants français employés de l’état le plus gros et le plus dépensier au monde sont à la 21ème position de l’UE sous la Slovénie et le Portugal.
      .
      France socialiste:
      -Salaire moyen des enseignants: 2’680 euros (4’991 à l’université)
      -État 64% du PIB.
      .
      Suisse libérale:
      -Salaire des éboueurs: 4’169 euros.
      -Salaire des enseignants: 7’500 euros (15’897 euros à l’université)
      -État 35% du PIB.
      .
      « Ce métier est ouvert à tout le monde. »

      En 2021 avec un état complètement en faillite c’est une mauvaise idée. Aux salaires et conditions minables, il faudra rajouter le fait de ne toucher que des miettes de retraite.

  • Les commentaires sont fermés.

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