Retraites : un problème démographique avant d’être financier

Et si, au lieu de raisonner en termes économiques, la question des retraites n’était-elle pas avant tout une question de démographie ?

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Seniors Retraités (Crédits Patrick, licence CC-BY-NC-ND 2.0)

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Retraites : un problème démographique avant d’être financier

Publié le 12 février 2019
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Par Yves Montenay.

Le gouvernement a lancé le 31 mai 2018 une grande consultation pour préparer une réforme des systèmes de retraite. Parallèlement une vigoureuse campagne de presse a été lancée dans les réseaux sociaux et la grande presse, notamment dans Les Échos, pour promouvoir un système par capitalisation.

Techniquement ces deux projets apportent des perfectionnements au système actuel, mais n’abordent pas le vrai problème, à savoir fournir aux retraités non seulement de l’argent mais surtout des services.

Commençons par les objectifs du gouvernement, avant de passer à l’examen d’ensemble de la question.

Le plan gouvernemental

Ce plan, issu du programme présidentiel et confirmé devant la Cour des comptes le 22 janvier 2018, doit se traduire par une loi à déposer avant l’été 2019 pour être votée au 2e semestre.

Cette loi ne touchera pas à l’âge de départ (62 ans), ni aux revenus des retraités, aux pensions de réversion et à ceux qui prendront leur retraite entre maintenant et 2024.

Son objectif est d’atténuer la complication et les injustices des 42 (!) régimes actuels en instituant « une retraite égale à cotisations égales », ce que l’opinion considère comme un progrès vers l’équité.

Tous les droits acquis dans les régimes actuels sont garantis, et seront transformés en points : « à 62 ans, les assurés auront la liberté de choisir de partir à la retraite ou pas, en fonction du montant des points acquis » : affirmait ainsi le haut commissaire à la réforme des retraites Jean-Paul Delevoye le 8 octobre, s’appuyant sur une promesse du programme présidentiel.

Des points « de solidarité » seront attribués à la naissance du premier enfant, aux handicapés, aux chômeurs, à certains malades ou invalides et, point nouveau, aux aidants (ce dernier point répond partiellement à notre critique principale développée plus bas).

Les fonctionnaires vont être intégrés dans le nouveau régime et cotiseront sur leur traitement et leurs primes, ce dernier point pour accroître leurs droits. Mais les enseignants ou les infirmières ou les aides-soignantes des hôpitaux publics touchent peu de primes et risquent d’être perdants… Jean-Paul Delevoye a promis des compensations.

Les régimes spéciaux vont disparaître, et donc en principe leurs deux avantages : la pension basée sur le salaire des six derniers mois, et non sur les 25 meilleures années comme dans le privé et surtout les départs de 5 ou 10 ans avant l’âge légal pour les catégories « actives » : policiers, pompiers, conducteurs de trains, etc. Néanmoins « on pourra prendre en compte les spécificités de certaines situations ».

Les indépendants devraient en principe cotiser comme les autres à hauteur de 28 % de leur revenu, contre 20 ou 25 % actuellement. Là aussi il y a eu promesse d’y remédier.

Remarquons que l’adaptation à la démographie est un point encore flou : « l’âge pivot » de 63 ou 64 ans demandé par le MEDEF ( Les Échos du 8 octobre) pour les décotes et surcote, ou l’évolution de la valeur du point ne seraient finalement pas évoqués, même pour les partants à partir de 2025.

La CFDT a pris les devants (Les Échos du 10 octobre 2018) proclamant qu’il est hors de question de toucher aux droits acquis.

Pourtant il serait tout à fait possible de s’inspirer de l’exemple scandinave : en Suède cette adaptation à la démographie a été intégrée au système défini en 1990 par un coefficient qui reflète l’espérance de vie chaque génération : quand elle s’allonge, il faut partir plus tard pour conserver un bon niveau de pension.

Un collectif de hauts fonctionnaires a publié dans Le Monde du 26 octobre 2018 une tribune en sens contraire : « Réforme des retraites : les interrogations essentielles sont habilement écartées du débat ».

Ils y exposent que si les cotisations devaient toujours représenter environ 14 % du PNB jusqu’en 2070, alors que le nombre de retraités augmentera considérablement d’ici là, cela entraînerait une baisse de la proportion de la richesse nationale allant à chacun. Ce groupe demande donc d’augmenter cette part de la richesse via les cotisations pour ne pas pousser aux retraites par capitalisation, très inégalitaires.

Je dois dire que je trouve assez indécent cet appel à la paupérisation des jeunes, qui réagiront d’ailleurs probablement en émigrant !

Les problèmes fondamentaux des retraites sont ailleurs : la préférence des Français pour les loisirs, et la démographie. Les deux sont des problèmes extrêmement concrets et loin des pétitions de principe.

Premier problème : nous travaillons peu

Quand nous travaillons, nous faisons aussi bien que les autres pays développés. Mais nous travaillons beaucoup moins qu’eux. Je synthétise ici des nombreuses études de l’OCDE sur ce sujet.

Certes notre productivité horaire est voisine de celle de l’Allemagne et des États-Unis, et supérieure de 25 % à celle de l’Italie et du Royaume-Uni, et de 35 % à celle du Japon.

Mais notre PIB par habitant (43 000 dollars en 2017) est inférieur de 10 % environ à ceux du Canada et du Danemark, de 15 % à celui de l’Allemagne, de près de 20 % à ceux de la Suède et des Pays-Bas, de 30 % enfin à celui des États-Unis.

Pourquoi ? D’abord parce que notre taux d’emploi est particulièrement faible : 65 % quand, dans presque tous les autres pays, il se situe environ 10 points au-dessus. Cela vient partiellement du chômage des jeunes.

Certes les réformes en cours (droit du travail, formation professionnelle, apprentissage) visent à améliorer cela… mais à long terme.

Cela vient aussi de ce que nous partons à la retraite nettement plus tôt qu’ailleurs : 62 ans contre 65 à 67 ans chez nos principaux concurrents.

Ensuite, parce que, même pendant notre vie active, nous ne travaillons que 1 514 heures annuelles. C’est davantage qu’en Allemagne (1 356), où le temps partiel est très développé, mais nettement moins qu’en Suède (1 609), au Royaume-Uni (1 681), au Japon (1 710) au Japon, et aux États-Unis (1 780).

Finalement, le travailleur moyen américain travaille pendant sa vie professionnelle 27 % d’heures de plus que son collègue français, ce qui explique pour l’essentiel la différence de PIB par habitant, à productivité horaire égale.

Bref, toujours d’après l’OCDE, le recul effectif de l’âge de départ est une condition nécessaire au redressement de notre appareil productif et au rétablissement des finances publiques.

On ne peut avoir à la fois les loisirs et le pouvoir d’achat.

Et non seulement nous travaillons moins, mais nous devons entretenir de plus en plus longtemps un nombre croissant de retraités.

Dire que ces derniers ont des droits acquis, c’est-à-dire ont cotisé dans le passé n’enlève rien au fardeau sur ces jeunes : depuis 1970, l’espérance de vie a augmenté de 7 ans alors que l’âge légal de départ a reculé de 5 puis 3 ans. Ces années supplémentaires à la charge des jeunes ont fait doubler les cotisations.

Les retraités d’aujourd’hui ont donc beaucoup moins cotisé que ceux de demain.

Les frapper de la CSG au bénéfice de la feuille de paye des jeunes n’est donc pas un scandale !

Rappelons que si nous sommes dans cette situation, c’est du fait de la campagne démagogique de François Mitterrand en 1981 pour la retraite à 60 ans, qui coûte environ 100 milliards par an à notre économie d’après Xavier Fontanet.

Le vrai problème n’est pas financier

Je remarque qu’on ne parle que des différents moyens de financer les retraites, en oubliant le plus important : les hommes et les femmes qui quittent la vie active ne seront souvent pas remplacés dans certains métiers, notamment paramédicaux.

Or, à quoi sert l’argent des retraites si l’on ne peut s’en servir pour se procurer ce dont on a besoin pour vivre ?

En effet, l’augmentation du nombre de retraités se conjugue à une baisse du nombre d’enfants depuis 1973. Cela diminue le nombre de ceux pouvant faire tourner l’économie et notamment servir les retraités, en plus d’eux-mêmes et de leurs enfants.

À âge de retraite constant, les compétences nécessaires aux retraités deviendront plus rares : une personne âgée coincée au 17e étage de son immeuble s’entendra répondre que le dépanneur est parti à la retraite.

De même pour le personnel des maisons de retraite (Les Ehpad face au casse-tête du recrutement d’aides-soignants) ainsi que celui de l’aide à domicile en milieu rural, tandis que la moitié des assistants maternels en exercice en 2016 sera partie à la retraite d’ici 2030.

Une image pour résumer : un retraité a besoin d’un boulanger, d’une infirmière et d’un réparateur d’ascenseurs. On semble croire que l’argent lui permettra de les trouver. Pour les plus riches, oui, mais au détriment de tous les autres.

Prenons le cas des infirmières. Elles prenaient autrefois leur retraite à 55 ans et devenaient introuvables. La solution a été de repousser leur date de départ à 57, 60 ou 62 ans suivant leur catégorie, moyennant une amélioration de leur situation financière. Une infirmière de 56 ans reste en pleine possession de ses moyens, et beaucoup ont anticipé cette évolution en passant du public au privé à leur retraite.

Le plus simple serait donc de généraliser cet exemple.

La capitalisation fait, elle aussi, l’impasse sur les hommes

Une partie des spécialistes disent avoir la solution : des fonds de pension et autres mesures financières. Ce n’est pas mon avis.

Les milieux financiers1 font campagne pour la retraite par capitalisation : ils plaident pour une épargne individuelle confiée à des fonds de pension à l’anglo-saxonne.

Les médias regorgent d’analyses expliquant qu’en plaçant son épargne dans un fonds rapportant 5 % par an, on s’assure individuellement, 45 ans plus tard, de pouvoir disposer d’une retraite égale à l’actuelle, mais pour des cotisations bien moindres.

Ses partisans rajoutent que ce serait un moyen d’économiser des milliers de milliards pour regagner en compétitivité et réduire la dette nationale.

Pour commencer, ce calcul est bien optimiste car il repose sur un rendement de 5 % en plus du taux d’inflation, donc sur une hausse continue du cours des actions et obligations et des taux d’intérêt réel moins faibles qu’aujourd’hui, ce qui est contradictoire, la hausse des taux faisant baisser les obligations. Mais c’est son moindre défaut.

En effet, la pyramide des âges mine le système par capitalisation de la même façon que celui par répartition, même si ce n’est pas aussi directement évident. Car pour que les titres gardent leur valeur et leur rendement, il faut que les entreprises aient suffisamment d’employés dans les bonnes spécialités, et des clients. Or le vieillissement et la diminution du nombre d’actifs sont généraux dans le monde, sauf en Afrique subsaharienne qui n’est pas pour l’instant un réservoir de personnel qualifié ou de clients argentés.

Les avantages de la capitalisation sont une certaine liberté (on investit ce que l’on veut et on s’arrête de travailler quand on veut… à préciser juridiquement toutefois), liberté en contrepartie d’un risque financier : la future pension dépendra des circonstances économiques et notamment boursières du moment. La vigoureuse campagne en sa faveur et la censure (je confirme ce terme) sur les mises en garde à ce sujet me semble nécessiter une réaction.

Outre sa promotion par des financiers intéressés, la retraite par capitalisation reflète la division idéologique droite-gauche. Elle est un mécanisme individuel, alors que la répartition un mécanisme collectif. Or la répartition est politiquement manipulable pour favoriser tel ou tel groupe. Mais symétriquement, la capitalisation peut souffrir d’une offensive idéologique, et donc de taxes, « contre les riches ».

Étant neutre politiquement, je me borne à rappeler que l’argent venant de la répartition ou de la capitalisation ne crée pas les hommes dont l’économie et les retraités ont besoin. Et que toute consommation des retraités est prise sur la production, donc sur les actifs, même si cela n’apparaît pas directement dans la capitalisation.

Augmenter la productivité ? Oui, mais…

Les allergiques à l’augmentation de l’âge de départ en appellent à l’augmentation de la productivité.

Oui, mais comment ? Ça ne se décrète pas ! Et même si on y arrive, cela n’ira pas forcément aux retraités.

L’augmentation de la productivité vient des entreprises, qui commencent par l’attribuer au personnel par des augmentations, aux actionnaires par des dividendes (ou par la hausse des cours de bourse) et surtout aux clients par des baisses de prix ou de moindres hausses sur les produits nouveaux.

Les pouvoirs publics en annulent une autre partie en édictant des normes sans cesse plus sévères. En restera-t-il pour les retraités ? Je suis sceptique.

D’autant que cette augmentation de la productivité devrait être massive, de 100 % en Allemagne d’ici 2050, comme nous le verrons.

Alors, puisque l’augmentation de la productivité ne suffit pas, et que l’on veut pas relever l’âge de départ, certains conseillent de favoriser l’immigration.

Faire venir des migrants ? Oui mais…

Puisque nous manquons d’actifs, faisons-les venir de l’étranger. Mais cela pose deux nouveaux problèmes : la disponibilité des qualifications demandées et l’intégration des nouveaux arrivants, ces deux questions étant étroitement liées.

En effet, les qualifications qui manquent en France manquent également à l’étranger. Il y a donc concurrence entre tous les pays du monde pour attirer certains profils. Les informaticiens, mais aussi le personnel médical, particulièrement nécessaire aux retraités.

De plus attirer des gens qualifiés pille les ressources humaines des pays de départ, ce qui pose d’autres problèmes à long terme pour leur développement et leur stabilité politique.

Enfin l’exemple allemand ci-après montre qu’il faudrait des dizaines de millions d’immigrants par pays. Je vois mal un gouvernement se risquer à cela !

Bref, si l’immigration peut satisfaire certains besoins, elle n’est pas à l’échelle du problème.

Les cas allemand et anglais

L’Allemagne est un exemple instructif par son vieillissement accéléré, et l’importance de l’immigration.

Le vieillissement d’abord. C’est une question très documentée en Allemagne. Ce qui suit est une synthèse  de multiples études, dont l’une de l’IFRI.

En 2013, avant la vague migratoire récente, il y avait 44 millions de personnes d’âge actif pour 22 millions de retraités sur un total de 80 millions d’habitants.

En 2050, il y aurait environ 29 millions d’actifs pour 29 millions de retraités, à âge de départ en retraite constant, soit un tiers de retraités en plus pour un tiers de production en moins.

La conséquence mathématique directe est la nécessité d’une forte hausse de la productivité et du nombre d’actifs, donc de l’âge de départ et… de l’immigration

Le gouvernement allemand en a tiré les conclusions en remontant l’âge de départ à la retraite, qui va passer progressivement à 67 ans en 2029 et en ouvrant le pays à une immigration de plus de 2 millions de personnes depuis 2013.

Il est trop tôt pour savoir si cette immigration a été une réussite. Elle comprend un bon nombre d’Italiens (ce qui aggrave le problème de l’Italie), d’originaires des Balkans et de Syriens.

Une partie de la population, associations, églises, entreprises…, s’échine à faire progresser l’intégration culturelle et professionnelle (un quart des migrants serait au travail, il y aurait des conversions de l’islam vers le protestantisme…).

Mais une autre partie de la population exprime son mécontentement en votant pour l’extrême-droite, ce qui a mené le gouvernement à freiner les entrées.

Pourtant, accueillir 2 millions d’immigrés reste mathématiquement très insuffisant : pour retrouver la proportion actif/retraités de 2013, c’est une quinzaine de millions d’actifs supplémentaires qu’il faudrait accueillir et intégrer professionnellement d’ici 2050 !

Et il faudrait y ajouter leurs familles, ce qui nous mène à plus de 30 millions ! Il était donc effectivement plus sage d’augmenter l’âge de départ à la retraite.

Les Anglais ont une pyramide des âges moins catastrophique que celle des Allemands, en partie grâce à une immigration continue depuis longtemps (Antillais, Indiens et Pakistanais, Européens notamment Polonais…).

Mais ils sont néanmoins prudents : l’âge de départ va être relevé de 67 à 68 ans pour la génération née en 1970 et les retraites promises sont modestes, avec environ 800 euros par mois pour les personnes ayant cotisé au moins 30 ans.

Les Anglais cotisent donc à des fonds de retraite privés, et surtout épargnent pour devenir propriétaires, ce qui leur évitera un loyer durant leurs vieux jours.

Conclusion : transformons les vieux en jeunes !

L’âge de départ est une donnée fondamentale non seulement de l’économie, mais de la vie tout court. Si la réforme en cours va dans le sens de l’équité, elle ne résout pas la question démographique.

La plus simple est de « transformer les vieux en jeunes » en les conservant en poste plus longtemps ou en les reconvertissant vers un nouveau travail.

Il faut retarder le début de l’inactivité en augmentant l’âge de départ ou en facilitant un cumul emploi-retraite, ou encore en « libérant » l’âge de départ, avec bien sûr une pension d’autant plus importante que l’on partira plus tard.

Et ceux qui craignent l’immigration devraient donc en être de chauds partisans !

Finalement, seules les mesures démographiques peuvent répondre aux problèmes démographiques !

Comme l’a fait la Suède, qui s’est également organisée depuis longtemps pour rendre le travail de moins en moins pénible pour les sexagénaires.

Ces questions sont importantes et politiquement délicates… on comprend qu’elles soient mises de côté dans le projet actuel. Mais elles resurgiront inévitablement !

NB : ce texte est une nouvelle version d’un article publié le 20 janvier dans le numéro 741 la revue Population et avenir, et de ma conférence du 7 février pour cette association. Il a également vocation à nourrir le Grand débat sur ces questions.

Sur le web

  1.  Voir notamment la série d’articles parus dans Les Échos de mai-juin 2018, notamment par Xavier Fontanet, par Christian Saint-Étienne des financiers de la FNMF (Fédération nationale de la Mutualité française), du Centre technique des institutions de prévoyance et du président de la FFA (Fédération française de l’assurance).
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  • si on utilise la retraite pour gérer les éléments de ‘solidarité », le traitement social des vieux , etc.. on en sortira pas..
    La seule issue c’est la capitalisation des retraites complémentaires,
    et l’obligation pour les fonctionnaires de cotiser pour la prefon par exemple..
    Ainsi le futur se dessine ainsi
    Ceux qui ont peu travaillé ou pas assez cotisé ===>>> fond special de solidarité
    ceux qui ont une carrière complète , retraite secu + leurs retraites complémentaires par capitalisation..
    Pas de mesures de compensations familiales, pas de mesures de compléments « solidaires versées par les caisses de retraite..

    1 euro 1 point basta, pour le reste c’est du social

  • La solution n’est pas la demographie, car il faudra toujours plus d’entrants pour payer les sortants, cela s’appelle une pyramide de ponzi.

    • Oui, cela fait 40 ans que je parle de cette idiotie . Le problème des retraites nous était enseigné au collège fin des années 60 et début 70 par nos enseignants Hist/géo . Je me souviens qu’un prof de math nous avez fait travailler sur ce sujet … C’est dire la malhonnêteté des « politiques » et de leurs électeurs …

    • Oui et non. Le système de redistribution ne marche pas bien, mais une démographie en berne va toujours compliquer les choses. Une société en déclin démographique n’est pas dans une situation saine.

      Dans un système « naturel », la solidarité familiale assure la survie des anciens à condition qu’il y ait un rapport raisonnable d’actifs (« entrants ») vs. vieux.

      Le système de redistribution forcée cherche à remplacer la solidarité familiale par le léviathan. Mais il ne peut pas remettre en cause l’équation fondamentale; il faut plus d’actifs (entendus au sens du ménage complet) que de retraités.

      Les choses se compliquent aussi si l’on considère que les retraités jouent un rôle social, dans l’élevage des enfants notamment, à condition de ne pas se considérer comme les éternels ayant droit de la société.

      De toute façon la démographie est affaire privée. Je subodore qu’elle serait moins pourrie, en quantité et en qualité, si le bon peuple était moins abruti de prélèvements, cotisations et allocations diverses.

  • Le problème n’est pas économique ou démographique, il est moral. Sachant que rien n’est éternel, le système de répartition cessera un jour d’exister. Lorsque ça se produira, des gens auront cotisé pour rien. C’est àa le problème. C’est un montage Ponzi où il y a forcément des cocus.
    Je tiens aussi à préciser que mon arrière grand père avait sous investis dans sa ferme pour économiser et ne pas couter à ses enfant pendant sa retraite. Moralité avec le retraite par répartition les enfants se sont retrouvés avec une ferme sous équipée et le devoir de payer quand même la retraite des vieux. Eux aussi ont été fait cocus.
    Le système Pétain-Madoff pour reprendre l’expression d’H16, c’est vraiment de l’escroquerie institutionnalisée. Ca permet avec les modalités de la répartition de favoriser telle ou telle clientèle politique, Ca encourage la fraude, le travail au noir etc… C’est vraiment de la bouse comme système.

  • Merci pour cette réflexion très large.
    J’ai quelques doutes quant à « une retraite égale à cotisations égales », sachant que M. Delevoye est entouré de fonctionnaires…
    Un élément n’a pas été abordé, c’est celui de l’éducation. S’il est utile évidemment de reculer l’âge de l’inactivité, il serait sans doute possible et souhaitable d’avancer celui de l’activité. On a décrété le bac pour quasiment tout le monde, et méprisé des métiers qui ne necessitent pas des études longues. Résultat, des jeunes qui traînent désespérément dans des études pour lesquelles ils ne sont pas faits. Certains accumulent les cursus sans aucun projet professionnel… Tout cela a aussi des conséquences en retardant l’arrivée de ces jeunes dans le monde du travail.

    • La question de l’allongement des études (souvent bidons) est effectivement cruciale et les tendances actuelles ne vont pas dans le bon sens, les arrivistes du MEN ont pour mission d’accroitre tous les cursus avec l’argent du contribuable en vue de plaire à leur hiérarchie (de gauche).
      Les motifs débilitants ne manquent jamais :
      – un jeune diplômé trouvera le travail que l’on n’a pas créé pour le peu diplômé (bacpro).
      – un jeune dans la rue peut devenir délinquant, il vaut mieux le conserver précieusement dans les salles de cours pour mettre de la diversité dans ce dernier…

      • L’objectif clair est la réduction du chômage. Si tous les étudiants sont pris à la fac sans sélection, c’est parce que sinon les refusés se retrouveraient probablement au chômage. Et ce n’est pas qu’ils ne deviennent pas chômeurs quand même, mais juste plus tard. C’est une solution d’attente pour maquiller les chiffres et occuper les jeunes. En plus ils peuvent redoubler plein de fois! C’est ainsi qu’on masque l’échec de l’orientation au lycée.

  • « …nous devons entretenir de plus en plus longtemps un nombre croissant de retraités », il faudrait ajouter que nous devons entretenir de plus en plus longtemps un nombre croissant d’ étudiants, un nombre croissant d’hommes politiques, un nombre croissants d’immigrés qui sitôt arrivés en France deviennent des « cas sociaux », un nombre croissant de chômeurs… Bref le problème des retraites est un problème global.
    Mais quand laisserons-nous tranquilles les retraités qui en ont marre d’être sollicités de tous côtés par une publicité agressive, qui en ont marre que leur pension soit considérée comme une variable d’ajustement à toutes les dérives financières de nos gouvernants depuis 40 ans ?

    • Vous etes serieux en disant que les retaites sont la variable d ajustement des derives financieres ?

      Outre le fait que les retraites actuels sont ceux a qui ont doit l etat pitoyable de la France (qui a vote Mitterrand et Chirac ?), c est la partie de la population qui a ete le plus choye par nos dirigeants a part Macron (les mauvais esprit diront que c est a cause de leur poids electoral)

      On arrive a un niveau delirant ou un retraite a un niveau de vie superieur aux actifs (qui les poaient tous les mois) et ou le poids des pensions est nettement superieur en France par rapport aux autres pays europeens (20 % en plus qu en RFA par ex) http://www.oecd.org/fr/els/pensions-publiques/44963125.pdf

      PS: par pitie ne me sortez pas l image du pauvre retraité a vecu la guerre. Le gros des retraités n etaient pas né en 45 et seuls ceux qui sont ne avant 1942 ont du faire la pacification en algerie (et ca ne concernait que les hommes). Un retraite de 65 ans aujourd hui est ne en 1954, n a jamais travaille plus de 40 h par semaine et avait 4 semaine de conge (ca c est depuis 1968, il avait a l epoque 14 ans)

      • le poids public des retraites est important car pas de fonds de pension CQFD et ne montre aucun privilège bien au contraire

      • vous devriez vous documenter avant d’ecrire pareille contre vérité et d’utiliser des liens racontant n’importe quoi comme argument une étude d’un institut mondial sur les régimes ds retraites dans le monde fait par Business Insider en 2018 donne des chiffres précis sur la valeur des pensions, je ne vais citer ici que les pays européens qui sont dans le classement des 20 pays les meilleurs je vais commencer par le dernier de ce classement pour aller vers la tète c’est qui le dernier? comme c’est bizarre !
        16. France, 59,6
        15. Royaume-Uni, 61,4
        13. Allemagne, 63,5
        12. Irlande, 65,8
        8. Suisse, 67,7
        6. Suède, 72,0
        5. Finlande, 72,3
        4. Norvège, 74,7
        2. Pays-Bas, 78,8
        1. Danemark, 78,9
        le chiffre attribué a chaque pays est le montant de la pension par rapport au salaire de référence .
        quand on pense que le Chili est mieux classé que nous , par contre Les USA sont juste derrière nous !
        alors vos histoire de dates de gros de petit de guerre de 100ans etc etc oubliez et faites des recherches avant d’écrire n’importe quoi !votre PS est a vomir et d’une rare bêtise !

        • completement ridicule de comparer le montant de pensions aux USA ou en suisse avec la France.
          D un cote vous avez un Systeme de capitalisation et de l autre un Systeme par Repartition (partiel en suisse car le premier pilier est comme chez nous : Repartition). Autrement dit, les pensions en France sont preveles sur les actifs (aka c est des impots) alors qu aux USA c est versé a partir des performance des placement des fonds de pensions

          sinon si je vous comprend bien, vous militez pour une augmentation massive des pensions des retraites francais, et donc des impots de la partie productive des francais (qui au final sera celle qui paiera) … je pense que vous devriez plutot commenter dans un autre journal 😉

          PS: dans mon cas personnel j aurai plutot interet a saigner les actifs vu que j approche de l age de la retraite. Mais l equite me pousse a dire que c est l inverse qu il faudrait faire

          • la comparaison est factuelle même si elle ne vous plait pas! elle est faites sur des chiffres non sur des mots et représente ce que les retraités ont en poche en fin d’activité, sur ce plan nous sommes les derniers en Europe !

          • Le principe de comparer des choses différentes est d’en tirer des enseignements sur ce qui marche et ce qui ne marche pas, et d’inciter à aller vers ce qui marche (je n’ai pas dit ce qui est en marche !).

        • Les chiffres proposés ici ne prouvent pas que le niveau des retraites soit si faible en France, vous reliez un indice à un niveau de vie, et vous utilisez des comparaisons internationales qui manquent cruellement de pertinence car on ne sait pas quelles bases fournissent chaque pays, quelles sont les modalités de prise en compte du salaire de référence, sachant qu’une part non négligeable de la population n’était pas salariée jusqu’à il y a peu, et que cette population prévoyait (ou non) sa retraite sur d’autres bases (placements immobiliers, revente du commerce).

      • CDG « Outre le fait que les retraites actuels sont ceux a qui ont doit l etat pitoyable de la France (qui a vote Mitterrand et Chirac ?), c est la partie de la population qui a été le plus choyé par nos dirigeants a part Macron (les mauvais esprit diront que c est a cause de leur poids électoral) »
        Je ne sais pas quel age vous avez, mais j’espère que maintenant grâce à vos votes extrêmement judicieux ce pays va s’élancer vers des jours radieux…
        Pierre Desproges disait : La différence entre un enfant et un adulte c’est que l’adulte ne croit plus au Père Noel par contre il vote…

  • Merci pour cet article, Enfin quelqu’un qui reprend le théorème de Sauvy :
    Nous cotisons pour la retraite de nos parents et c’est la génération de nos enfants qui paiera la notre !
    A la fin c’est bien la démographie qui commande (ratio actifs sur retraités et donc cout de la réparation et / ou valeur des actifs financier – équilibre acheteur / vendeur, l’étranger ne pouvant subvenir complètement ou avec beaucoup d’effet de bord ).
    Un bon système est donc basé sur la répartition pour l’étage de base (niveau défini légalement mais sur des système privés en concurrence), la capitalisation ne pouvant être qu’un complément (les taux à quasiment zero aujourd’hui rendent ce point incontournable et assure une retraite minimale à tous quel que soit la situation économique)

    • OUI pour un fonctionnaire qui ne produit rien, mais pas pour qq qui
      travaille dans le privé et qui produit toutes les richesses

    • Si la démographie commandait, il faudrait au moins une quinzaine de million d’actifs supplémentaires pour payer les retraites actuelles.
      Il faut éviter de citer Alfred Sauvy, un nataliste invétéré qui a pris tous les arguments possibles pour remuscler la France par rapport à l’Allemagne…

  • Foutage de gueule !
    Si nos millions de chômeurs depuis des décennies, bien présents dans le pays, (pas besoin d’aller en chercher ailleurs) , versaient des cotisations, les caisses de retraites serait a l’équilibre et le taux des cotisations par personnes plus bas !

    • Un autre facteur est évidement a prendre en compte , l’augmentation de l’espérance de vie nécessite proportionnellement une augmentation des sommes a verser. Nous n’avons d’autres choix que sur le « Mix » durée de cotisation , taux de cotisation , et date de début de la retraite, puisque nous ne connaissons pas la date de la fin. (Sauf si certains veulent introduire un paramètre Euthanasie, perso je préfère rester libre de mes choix).
      Le vrai problème du système c’est que lorsque l’on prend une décision sur les salaires , les populations concernées par les avantages et les inconvénients sont a peu prés les mêmes.
      Pour les retraites au moment de la décision les bénéficiaires et les « Payants » sont deux populations distinctes et disjointes.

      • Non les deux populations ne sont pas distinctes et disjointes, les retraités ont été des actifs qui ont cotisé longtemps et les actifs sont des futurs retraités qui hélas n’ont pas l’air de savoir qu’ils seront retraités un jour. Ce ne sont pas des populations disjointes, elles sont conjointes. C’est un flux…

    • et comment vous comptez faire cotiser les chomeurs ? a part une minorite qui ne veut rien faire, la plupart seraient ravi de travailler mais l economie francaise ne leur offre rien …

      • Le chômage ayant été choisi comme variable d’ajustement, il faut commencer par changer la politique de désindustrialisation, de braderie de nos savoir faire, du plombier polonais etc. etc. ..

  • La gravité du problème tient à son déni depuis plus de 50 ans de la part des politiques et des électeurs qui ont tous remis la « patate » de plus en plus brulante à la génération suivante…

  • Très bon article qui évoque l’aspect essentiel (enfin !), à savoir la démographie. Très bonne conclusion : »La plus simple est de « transformer les vieux en jeunes » en les conservant en poste plus longtemps ou en les reconvertissant vers un nouveau travail. »
    Si l’éduc. nat. avait su gérer son personnel en respectant ses compétences et ses connaissances et si le privé avait été prêt à payer lesdites compétences et connaissances, je ne serais pas parti en retraite avec soulagement ! Et ce, même si aujourd’hui, je continue à produire quelque modeste richesse bénévolement…

    • j ai en effet ete frappe en discutant avec mes ex camarades restés en France. A 50 ans, ils attendent qu une chose: pouvoir arreter de travailler et etre retraités.
      Et pourtant, ils ont des postes pas tres mal payes et pas franchement penibles.
      Et c est pas une exception: si vous annoncez dans une entreprise des preretraites, vous avez toute de suite la queue qui va se former pour en profiter …

      Il faut quand meme se demander d ou vient le probleme. Il y a evidement le fait que les retraites sont tres bein traites en France, et donc qu a la retraite vous allez gagner autant qu en allant travailler (vu que vous allez economiser vos frais pro) mais ca n explique pas tout.

      bullshit job, management pyramidal et par la peur (si t es pas content il y en a 10 qui attendent apres ton job). on ne resoudra pas le pb en simplmenet lachant plus d argent et sans une remise en question

      • C’est autant le sentiment que le travail n’apporte plus aucune satisfaction qui joue. Moins de perspectives, plus d’impôts les enfants à charge étant partis, peu de souplesse et, comme vous dites si bien, management pyramidal et par la peur.

  • Je rajouterais à la conclusion qu’une des solutions est aussi de privilégier la politique familiale pour que le taux de fécondité soit supérieur à 2 alors qu’il n’est plus que de 1.88

    • non c est une fuite en avant. il faudra toujours plus d enfant pour pouvoir payer les cotisations. et ca ne marche pas car a un moment vous allez surtout stimuler le nombre de chomeurs

  • ci joint le courrier envoyé au Président pour le Grand débat
    La « lettre aux Français » est bien longue… et pourtant, à aucun moment il n’est nommé le mot « famille » ! Vous me permettrez, alors, de vous témoigner toute mon indignation.
    Car la famille est bien actrice dans chacun des quatre grands domaines de la lettre aux Français, elle en est même souvent l’actrice principale. La classe moyenne de la société et sa partie la plus pauvre se composent presque totalement de familles.
    Elle est composée de consommateurs, elle est un agent économique incontournable.
    Depuis quelques jours, nous savons, sur le plan de la natalité, que le nombre d’enfants par femme est passé de 2 à moins de 1,88 en quatre ans, alors que le désir d’enfant demeure stable, à 2,3 environ. Cette baisse concerne toutes les catégories sociales. Il existe donc bien, dans notre pays, un signe de difficultés pour les familles.
    Il faut bien prendre conscience que ce phénomène de démographie devient de plus en plus grave (la solidarité intergénérationnelle joue un rôle majeur dans les retraites, l’assurance maladie, les activités professionnelles
    Et l’histoire du monde et des civilisations nous apprend que c’est la démographie d’une nation qui la rend puissante et riche.
    La famille est bien le ciment de notre société ! La mission du Président de la République est bien de rechercher le « bien commun » et durable de tous les Français.
    Quelques chiffres
    En 2013, les familles nombreuses étaient 1,7 million, représentant 18 % des familles avec enfants.
    Un tiers des enfants vivent dans une famille de 3 enfants ou plus. Les familles nombreuses recouvrent plusieurs réalités : 1 sur 6 est une famille recomposée et 1 sur 6 est monoparentale.
    Le modèle de la famille nombreuse reste une aspiration forte : 37,5% des personnes de plus de 15 ans interrogées souhaitent avoir 3 enfants ou plus.
    Une partie de la politique familiale est construite pour aider spécifiquement les familles nombreuses qui subissent une chute de niveau de vie importante due à la charge d’enfants : allocations familiales, complément familial, quotient familial, majorations de pensions de retraite, taxe d’habitation…
    Le niveau de vie de ces familles nombreuses est très inférieur à celui des autres familles avec enfants. Il baisse de 10 % entre les couples ayant 2 enfants à charge et ceux qui en ont 3. Le taux de pauvreté des ménages avec 3 enfants ou plus est de 21,1 % après redistribution, soit le même que les familles monoparentales avec 1 enfant.
    Statistiquement, les familles nombreuses se retrouvent majoritairement chez les plus pauvres, les enfants étant leur principale ressource par le biais des allocations, tandis que les familles aisées sont au contraire dissuadées d’avoir des enfants à cause de la baisse sensible de leur niveau de vie en l’absence presque totale d’aide compensatoire (minimum d’aide, maximum de cotisations). Ce n’est pas sans raison que Michel Godet soulignait « les effets pervers du ciblage social et des discriminations positives » et reprenait l’analyse d’Antoine Math : « des mesures ciblées sur les pauvres finissent par être de pauvres mesures ».

    Les mères de famille nombreuse sont conduites à réduire ou interrompre leur travail professionnel alors même que financièrement elles ont le plus besoin d’un deuxième salaire. Les dispositifs de compensation actuels pénalisent très fortement les femmes diplômées qui ont une carrière très rémunératrice puisque l’allocation de remplacement « PREPARE » est de 396,01€ pour toute personne interrompant totalement son travail, quel que soit son salaire. (En Suède, il est équivalent à 80% du salaire). La prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE) est, là encore, attribuée sous conditions de ressources. Le « travail » au foyer de la femme mériterait d’être reconnu et valorisé, ne serait-ce que pour les économies qu’il fait faire à la nation en termes de crèches mais aussi d’équilibre et de santé de la famille tout entière, résultats scolaires etc.

    Le lien entre pauvreté des familles et politique familiale a été établi dans le Bulletin de l’INSEE Populations et sociétés n° 512 : « Dans les pays pratiquant une politique familiale, la pauvreté relative des familles a décru, contrairement aux autres pays….. »

    Il faut noter aussi la diminution des familles nombreuses dans les milieux aisés. Or, il est nécessaire qu’il y ait des familles nombreuses dans tous les milieux. Mais plus on subordonne les aides aux plafonds de ressources, plus il est difficile aux classes moyennes ou aisées d’élever de nombreux enfants. Or ce sont elles qui cotisent et cotiseront le plus et qui créent le plus d’emplois. Il est important d’encourager et d’aider à la constitution de familles, et pourquoi pas, de familles nombreuses, indistinctement dans toutes les couches de population sans en exclure aucune.
    Ceci a un nom : la politique familiale universelle. En 2011, on pouvait dire que les cadres avaient davantage d’enfants en moyenne que les employés (2,3 contre 1,5). Or, les dernières mesures ont durement pénalisé les familles à haut et moyennement haut revenu, et les femmes cadres font un sacrifice beaucoup plus grand que les autres en interrompant leur carrière.

    Comme statistiquement les familles les plus pauvres sont les familles d’immigrés, en subordonnant de plus en plus la politique familiale aux conditions de ressources, c’est-à-dire en la transformant en politique sociale de redistribution, il n’est pas besoin d’être très grand clerc pour deviner les conséquences pratiques d’une telle politique. C’est la « préférence nationale » à l’envers !

    Une chose est certaine : le maintien démographique repose absolument sur les familles nombreuses. Si deux enfants sont nécessaires, mathématiquement pour remplacer les deux parents, les enfants de rang 3, 4, 5 et au-delà sont nécessaires pour remplacer les gens n’ayant qu’un ou pas d’enfant.

    Le quart de la population française n’a en effet pas de descendance. Le taux d’infécondité, c‘est-à-dire la proportion de femmes terminant leur vie féconde sans enfant était en 2012 de 11,7%. Ajoutons que c’est le cas de 15% des hommes. De plus, environ 18% des femmes n’ont qu’un enfant.

    Ce qu’il faut, c’est :
    – Restaurer la dignité des familles nombreuses et leur manifester la reconnaissance de la nation,
    – Déplafonner le quotient familial qui n’est pas un avantage fiscal mais le simple calcul du niveau de vie des ménages, base du taux d’imposition,
    – Etendre le quotient familial à la CSG,
    – Faciliter l’acquisition d’un logement pour les familles nombreuses dont les parents sont mariés,
    – Supprimer les conditions de ressources pour les allocations familiales, tenir compte dans le calcul des retraites de l’investissement des familles (et notamment des mères) dans les générations futures,
    – Permettre un libre choix de l’école répondant à la diversité des enfants,
    – Et surtout, valoriser, culturellement et financièrement, le travail des mères au foyer, vecteur inégalable de stabilité et d’épanouissement pour toute la famille.
    – Retraite des familles : ne plus soumettre à l’impôt les majorations de retraite, le maintien de la pension de réversion dans la réforme des retraites
    – Retenue à la source dans le cas de l’impôt sur le revenu : ne pas fusionner l’impôt sur le revenu avec la CSG
    – Mères de familles nombreuses : Leur donnerez-vous un statut et une reconnaissance de leur service ? ex. allocation d’éducation, point de retraite….
    – Davantage d’aides ayant trait à l’accès à la culture comme une carte famille nombreuse sur le modèle de celle de la SNCF

    • Vous semblez être un drogué de l’assistanat assuré avec l’argent des autres ou de l’argent qui tombe du ciel.
      En fait, il faut cesser la politique familiale française qui incite justement à avoir trop d’enfants pour pouvoir s’en occuper correctement, politique qui attire de plus l’immigration de ceux qui n’ont rien à proposer et qui cherchent l’assistanat.
      Les aides au 3è enfant ne devraient plus être, c’est le 1er enfant qu’il faut valoriser car c’est celui qui coûte le plus cher.
      Le principe de responsabilisation doit prévaloir, et pour ce qui est ensuite des couts sociaux des jeunes, avec un nombre plus réduit, on les suivra mieux…

    • la solution n’est pas d’avoir plus de familles nombreuses chez les immigrés mais plus d’enfants chez les autochtones(2/3), ce n’est pas le seul problème de l’argent dans ce cas mais un problème de société, la natalité baisse avec les libertés, avec le socialisme.

  • Le problème posé par la retraite n’a évidemment rien à voir avec la question démographique.

    La démographie n’intéresse que l’Etat obèse qui a désespérément besoin d’une démographie croissante dynamique pour financer sa cavalerie financière.

    Au niveau individuel, ce qui importe est l’augmentation de la richesse par tête, donc de la productivité par tête. Dans un raisonnement économique sain, la démographie est neutre.

    La retraite n’échappe pas à cette évidence. Le problème de la retraite est conceptuel. Un système collectiviste comme la répartition n’a aucune chance de survie. Il est inéluctablement condamné à la faillite. La répartition abaisse les retraités en charge, en poids morts pour la collectivité, en zombies économiques dévorant la vie économique.

    Seule la retraite par capitalisation permet de favoriser la croissance de la productivité par tête. La capitalisation élève les retraités en agents productifs, au service de la collectivité jusqu’à leur dernier souffle, et même au-delà par les bienfaits de l’héritage.

    • Personnellement, je ne comprends d’ailleurs pas que l’on mette à plat retraite par capitalisation et retraite par répartition, en arguant du fait que c’est bien la richesse produite par les actifs durant la retraite qui assure cette dernière.
      On confond ainsi deux principes de prélèvements et deux logiques totalement antinomiques, au nom du résultat final.

      • Ne pas percevoir la différence fondamentale existant entre répartition et capitalisation est le résultat de l’absence de compréhension des principes élémentaires de l’économie.

        La capitalisation ne prélève pas sur l’économie. Elle y contribue. Elle la fait. Elle en est un acteur important. La capitalisation est un des moteurs de l’économie. Avec la répartition, le moteur est inversé : il freine l’économie.

        La répartition est un agent destructeur de l’économie, comme n’importe quelle institution collectiviste.

  • une grande partie des problèmes de retraites vient de plusieurs facteurs
    destruction de l’industrie lourde française ( on achète notre acier ailleurs)
    différence ds régimes de retraite qui s’assument dans le même pot , le privé ,alors que tout devrait être aligné sur les mêmes conditions d’obtention .
    le taux de chômage élevé et qui f actuellement ne cesse de croître contrairement aux chiffres qu’on nous annonce
    les retraites complémentaires par capitalisations se feront jour c’est obligatoire.
    qu’on relance la machine et la production , au lieu d’acheter nos tenues militaires au Maroc et en Tunisie, nos véhicule pour l’armée en Angleterre, nos armes en Allemagne alors que nous avions st Etienne,Tulle .. etc
    tombons a un taux de chômage inférieur a 5% et les problèmes ne seront plus a voir sous le même angle.
    mais avec des abrutis qui essaient de colmater le chômage en créant des postes fonctionnarisés se sera l’échec a coup sur , quand allons nous rejoindre la Grèce?

    • je vous suggere de lire la Theorie des avantages comparatifs (https://fr.wikipedia.org/wiki/Avantage_comparatif)
      vous comprendrez que la solution c est pas le protectionnisme mais d avoir des secteurs de pointe ou nos produits sont demandes a l etranger

      parce que fabriquer des trellis pour prendre votre exemple, c est pas franchement un secteur d avenir. autant le laisser au maroc et investir dans l IA ou le spatial …

      • s’il n’u avait que les treillis il y a tout le reste 4200 fermetures de pme de plis de 10 personnes en 18 mois vous avez un poireau dans la tète vos théorie socialos je m’ne tamponne le coquillard !
        l’étranger se fiche de nos industries de pointe ils préfèrent embaucher nos meilleurs éléments pour les mettre en oeuvre chez eux ,j’ai un exemple parmi tant dautres la fille d’un ami polytechnicienne est parti au USA salaire le double par rapport a la France les taxes et charges 25% de moins , et oui on exporte des bacs +10 a la grande satisfaction des pays qui les reçoivent pour importer des bacs -10 qui ne nous rapporterons jamais rien ! et nos secteurs de pointe ? la France de concorde est loin, très loin!
        quand a l’IA ou le spacial il faut des devises et on est fauchés 2012 milliards de dette soit 99.82% du pib quel bilan ,et elle ne cesse de se creuser, les investisseurs vont ailleurs ! tout va bien dans le monde Macron !

        • +1000
          On n’aura de secteurs de pointe que quand y travailler permettra, en France, de s’enrichir autant que si on était à l’étranger.

        • Bravo ! Et idem pour celle de mes filles qui a eu son doctorat dans une matière scientifique : elle fait son post-doc aux États-Unis et va y rester, plutôt que de finir prof en collège ou d’attendre une place au CNRS dans 10 ans payée à peine au-dessus du SMIC ! Le privé n’a plus la capacité d’embaucher des gens trop instruits : il faudrait les payer trop cher par rapport à ce qu’il produit.

      • La theorie des avantages comparatifs ne fonctionnent pas avec certains pays: La Chine (avion, TGV, aerospatial, informatique, telephonie, AI ….) La chine se developpe sur tout.

        Quand en France on a 10 000 nouveaux ingenieurs par/an, la Chine en produits 1 millions, 1 million de cerveaux, ca reflechis plus que 10 000.
        Et la Chine possede du nord au sud, a peu pret tous les climats, elle peut tout faire.

        • La théorie des avantages comparatifs ne peut fonctionner avec un pays dirigé par un parti communiste, où les pseudo-entreprises sont corrompues par subventions budgétaires ou injections monétaires, éliminant la concurrence interne, et finalement la capacité de coopération favorisant une saine division du travail à l’échelle internationale.

          La Chine est l’archétype du seul cas où le protectionnisme pourrait être justifié.

          1 million de cerveaux mal formés ne fonctionnent pas mieux que 10000 cerveaux bien formés. Les humains ne sont pas interchangeables (même erreur qu’avec la théorie farfelues des 35h).

          • Vous faites erreur, 1 millions de cerveaux, ou l’appat du gain existe fonctionne mieux que 10 000 cerveaux dans un pays egalitariste.

  • Le problème est le même qu’avec tous les autres sujets bouillants en France. Ceux qui sont concernés savent très bien dans quelle m*rd* on est, mais refusent qu’on touche à leur privilège parce qu’on leur a promis il y a 30 ans.
    Et tant pis si ils refilent la merde aux autres, même à leurs propres (petits) enfants!!

    • Les sacrifices, on peut les consentir quand c’est pour se sortir de la m… . Mais si c’est pour que les autres puissent vous y laisser, alors que soi-même on a fait sa part pour ses propres retraités, ça coince.
      On a l’impression que les jeunes sont incapables, au moment où ils préconisent de laisser tomber les vieux, de se poser la question de qui paiera leur propre retraite quand ils seront vieux et de changer le système en conséquence.

  • Que le problème des retraites soit un problème démographique dans un pays où il y a environ 3 millions de chômeurs dont un proportion énorme de moins de 25 ans + un peu moins de 2 millions de personnes au RSA, me laisse sans voix !
    Il me semble que si nos systèmes sociaux n’étaient pas aussi généreux, une grande partie de ces gens d’une part travailleraient et cotiseraient, remplissant les caisses de l’état, d’autre part, n’auraient plus besoin de ces cohortes d’aides sociales et donc coûteraient moins ou plus du tout à l’état.
    Pluss de rentrées financières, moins de dépenses, donc le problème serait (au moins en partie) réglé.
    Quand à faire venir des immigrés, les pays d’origine de ces personnes comptent beaucoup, même si le sujet est interdit. Les européens de l’est, les asiatiques, les indiens, les turcs sont culturellement durs à la tâche, s’adaptent à n’importe quel travail et apportent du dynamisme à un pays (voir l’Allemagne qui n’avait jusqu’à récemment pas n’importe quelle immigration), d’autres immigrés ne s’adaptent pas du tout et vident les caisses de l’état pour des causes qui restent à analyser.
    Sur le fond, intellectuellement, dans cette histoire de démographie, il y a quelque chose que je ne comprends absolument pas. Je dois être trop bête.

  • excellent article, la démographie est vraiment le critère fondamental et les pays de l’Est comme la Pologne ou la Hongrie l’ont compris, eux qui reviennent à des politiques natalistes pour éviter d’alourdir le déséquilibre existant.
    Il est également très juste de ne pas opposer répartition et capitalisation. La capitalisation dynamise les investissements mais n’est pas non plus sans danger, notamment quand un fond est mal géré ou géré de façon trop risquée. Il y a eu des faillites fonds aux USA comme au Royaume Uni. L’optimum est sans doute une combinaison des deux…. mais le passage de l’un à l’autre suppose une double charge sur la génération de transition. Dans les deux cas on est profondément dépendant du soubassement demographiques

    • « Il y a eu des faillites fonds aux USA comme au Royaume Uni. L’optimum est sans doute une combinaison des deux…. »
      Certes, mais les faillites sont quand même rares et toute gestion rigoureuse consiste à ne pas mettre ses œufs dans le même panier.
      Par contre la faillite du système de retraite par redistribution est inéluctable et dans ce cas, les gens (en France) ont tous leurs œufs dans le même panier!

  • Dans un vrai système libéral, les éléments improductifs doivent être supprimés. Un retraité est improductif, souvent malade et coûte un pognon de dingue au système. La solution est simple, on ne cotise pas pour une retraite car on ne doit pas en avoir, on travaille jusqu’a plus soif et on consomme à mort car pouvoir d’achat plus important. Imaginez ! çà pousserais les gens à créer et gérer leurs propres affaires pour ne pas être euthanasiés. Quelle booste pour l’économie ! hein ! Voilà une bonne gestion du cheptel humain. Libéralisme qu’en tu me tiens !

    • Votre connaissance du libéralisme n’a d’égale que votre connaissance de la grammaire.

    • @Yvo
      Dans un système socialiste, c’est malheureusement ce qui va se passer, car pour le pouvoir, les retraités représentent un coût, donc un manque à gagner. Sauf que, la productivité baissant drastiquement, « on » finira bien par « travailler jusqu’à plus soif », non pas pour »consommer à mort » mais simplement pour tenter de survivre.

  • L’auteur parle comme un livre… et pourtant il occulte quelques points essentiels.
    Oui, je suis d’accord, la démographie et l’immigration sont de gros points noirs sur l’économie du pays et donc des retraites.
    Rallonger la durée du travail (comme certains le préconisent) est un autre point noir… L’idée serait intéressante si et seulement si, chaque individu avait un travail (nous en sommes très loin). Lorsque l’on ajouter un an de travail à un individu, c’est un an de chômage à celui qui devait le remplacer.
    Par ailleurs, les retraités n’ont jamais été décisionnaires. A l’origine du problème des retraites, de la dette (de l’économie en général), on trouve simplement des incompétents qui se succèdent à la tête de l’état. Je ne vois pas pourquoi les retraités devraient « payer » les absurdités et autre ânerie décidées par les politiques.
    Le problème essentiel est que les cotisations n’ont en fait, jamais été adaptées. Mais que faisaient donc les économistes et les politiques ? Rien apparemment… vu la dette et la situation actuelle. Alors que leur assiette est toujours pleine de soupe, ils viennent gentiment en prendre dans celle des retraités.
    Oui, il va falloir payer encore pour l’incompétence continuelle de nos dirigeants successifs.
    – Commençons par :
    – Baisse du chômage en mettant fin à l’immigration et à la main d’oeuvre étrangère
    – augmenter les cotisations à tous les étages
    – durcir les contrôles sur le travail clandestin
    – et surtout… apprendre dès le primaire et poursuivre sur le secondaire, à gérer un budget et donc épargner.

  • Article désespérément technocratique, qui, même s’il contient une part de vérité (ce sont toujours les producteurs du moment qui font vivre les non producteurs du moment), passe complètement à côté de l’essentiel, qui est l’absence de liberté, avec son immense cortège d’exploitation, de gaspillage, et, par conséquent, de freins à l’exercice du génie humain.
    Aujourd’hui, les producteurs ne doivent pas seulement entretenir les retraités qui ont travaillé dans le passé, mais aussi toute une cohorte de parasites et de contre producteurs dont l’unique activité consiste à empêcher ceux qui produisent de le faire.
    Les politiques hostiles au capitalisme menées en France et ailleurs s’ajoutent à la « redistribution » pour empêcher l’épargne et la formation de capital, conditions nécessaires (mais non suffisantes) au maintien ou à l’augmentation de la productivité.
    En résumé, des producteurs de moins en moins nombreux parce que découragés et incités à passer dans le camp des non producteurs et des contre-producteurs, seule manière d’échapper à la prédation, de moins en moins productifs, ne peuvent qu’assurer un niveau de vie de plus en plus faible à tout le monde, jusqu’au jour où tout le monde n’aura plus d’autre choix que de travailler ou mourir.
    Pour aggraver le tout, la classe politique s’attaque résolument aux derniers bastions de la prospérité que sont l’énergie facile à produire, acheminer et utiliser et la relative liberté des échanges internationaux.
    Ça ne peut pas marcher.

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