Vaccin Covid-19 : un mirage dans le désert

Dans le climat hystérique d’aujourd’hui, le débat est escamoté. C’est à l’évidence un scandale de plus dans la longue série de couacs qui a émaillé depuis le début l’histoire de la Covid-19 dans notre pays.

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Vaccines by Matt Allworth (creative commons) (CC BY-NC-ND 2.0)

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Vaccin Covid-19 : un mirage dans le désert

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 19 février 2021
- A +

Par Paul Touboul.

Depuis le début de la pandémie Covid-19, il y aura bientôt un an, tout a été matière à dramatisation fondée sur l’image diabolisée de ce virus dont les effets sur l’espèce humaine seraient inédits, s’agissant de la mortalité induite comme du pouvoir à ressurgir dans l’avenir à tout moment.

Même si avec le temps ont émergé des données rassurantes, telle une létalité modeste, de l’ordre de celle de la grippe, et se cantonnant presque exclusivement aux sujets de plus de 80 ans, le tragique a continué d’alimenter l’action gouvernementale, relayé et amplifié par les médias.

Les cafouillages politiques

De plus les mesures prises telles que le confinement initialement, puis le couvre-feu aujourd’hui continuent de brouiller une saine vision des choses. L’ambiance sur le sujet est devenue électrique.

Au lieu de discussions ouvertes sur les options sanitaires possibles s’est imposée une voix officielle intolérante et déniant toute place à la controverse même appuyée scientifiquement. L’affaire s’est politisée et le fait de soulever des objections aux mesures en cours a été vue comme une opposition au chef de l’État et au gouvernement.

À y regarder de plus près, il apparait avec le recul que nos gouvernants n’ont eu de cesse au fil du temps de rattraper la gestion calamiteuse de la pandémie de mars- avril 2020 où se sont accumulés les déboires (manque de tests, de masques, sous-équipement des hôpitaux) auxquels ils ont ajouté la décision ahurissante de ne pas traiter dès le début les sujets contaminés.

Par la suite, l’entretien d’un climat anxiogène a fini par ancrer dans la population l’idée que l’on avait affaire à une maladie pas comme les autres, insaisissable, meurtrière, conduisant à inscrire dans cette optique la surmortalité des débuts et à faire oublier les éventuelles responsabilités.

Et une fois le pic épidémique passé, l’on en a rajouté en multipliant les tests de dépistage, en maintenant la population en haleine, en annonçant une nouvelle vague épidémique à laquelle il fallait se tenir prêt.

Bref, l’histoire continuait avec un gouvernement à la manœuvre, prêt à tout.

Par contre la révision de certains errements du début n’a pas été faite en raison du risque d’effet boomerang incontrôlable. Tel est le cas du traitement d’attaque des contaminés définitivement mis aux oubliettes.

Le mirage du vaccin

Alors, face à une virose qui n’en finit pas, à en croire les taux de contamination, est apparu le vaccin, tel une oasis dans le désert. Une protection aussi large que possible est ainsi mise en jeu périodiquement lors des grippes saisonnières.

Dans la situation actuelle il s’agit d’une circulation virale persistante considérée comme préoccupante mais sans véritable déferlante épidémique. Le nombre actuel de contaminés jugé critique concerne en grande majorité des sujets a-ou paucisymptomatiques.

Alors faut-il pour autant vacciner largement ? de préférence qui ? et de quels produits disposons-nous ? pourquoi en fin de compte ne pas laisser se développer progressivement une immunité collective ?

Rappelons que les vaccins diffusés en Europe depuis la fin de l’année dernière recourent à l’administration d’ARN messager porteur d’un spike du coronavirus dont la transcription à nos cellules est supposée déclencher la réaction immunitaire. Ils sont toujours officiellement en évaluation même si une autorisation anticipée de mise sur le marché leur a été délivrée par la FDA et les institutions européennes.

Le public n’a à leur sujet aucune véritable information et retient simplement les scoops lapidaires lancés sur les chaines d’information, en l’occurrence des taux d’efficacité de 94,5 ou 95 %.

Comme tout au long de cette crise, la fièvre monte, chacun sur les plateaux télé y va de ses opinions lancées à la cantonade et qui font fi d’une connaissance réelle du problème. Les discussions partent dans tous les sens et une fois de plus la moindre réserve sur l’opportunité d’une vaccination à grande échelle est cataloguée comme politiquement incorrecte.

Le vaccin Pfizer à l’étude

Pour la bonne information de chacun il importe de se référer à une récente publication du New England of Medicine du 31 décembre 2020 (vol. 383 no 27 2603-2615). Elle est intitulée « Safety and efficacy of the BNT162b2 mRNA Covid-19 vaccine ». En d’autres termes il s’agit du rapport établi par Pfizer à propos d’une évaluation préliminaire de son vaccin anti-Covid.

Le suivi médian a été de deux mois ce qui limite la population d’étude à un peu plus de 37 000 sujets répartis après randomisation en deux groupes d’environ 18 000 chacun, l’un recevant le vrai vaccin et l’autre un placebo.

Le vaccin, ou son placebo, a été administré en deux injections intramusculaires séparées l’une de l’autre de 21 jours. L’action à l’encontre d’une infection par le SARS-Cov-2 a été évaluée à partir du septième jour suivant la deuxième injection.

Ainsi le vaccin était censé n’exercer sa pleine efficacité qu’au terme d’un délai de 4 semaines après la première injection. Les effets secondaires ont été aussi colligés.

Le résultat central s’agissant d’efficacité se résume dans ces deux chiffres : 9 cas de Covid-19 dans le groupe vaccin contre 172 dans le groupe placebo, ce qui correspond à une efficacité vaccinale de 95 %.

Par contre le nombre de contaminations apparues avant le terme de 4 semaines est de 41 chez les vrais vaccinés contre 103 chez les témoins, donnée certes qui couvre la période précédant la pleine efficacité du vaccin mais n’en est pas moins à mettre au passif du traitement.

Autre réserve limitant la généralisation des résultats : la population des plus de 75 ans, qui, on le sait, sont les victimes privilégiées du coronavirus, ne représente dans ce travail que 4,5 % des cas. Les effets secondaires, douleur au point d’injection, fatigue, maux de tête ont concerné plus de la moitié des vaccinés, la fièvre 0,2 % des cas, les adénopathies 0,3 %. Il y a eu 2 décès contre 4 sous placebo.

En clair le vaccin Pfizer n’est pas la panacée. Certes, l’efficacité n’est pas mise en doute, mais si l’on prend en compte les cas d’infection survenus avant que le vaccin ait donné toute sa mesure les résultats sont moins flamboyants. Surtout on peut s’étonner qu’un suivi de deux mois ait été jugé suffisant par les autorités compétentes pour autoriser une utilisation à large échelle.

Quid du maintien de l’efficacité à plus long terme, quid de la protection vis-à-vis des variants, autant de questions sans réponse. Sans compter, on le sait d’expérience, que des effets indésirables peuvent survenir des mois ou des années après.

En outre l’utilisation inédite à des fins vaccinales d’ARN messager méritait un surcroît de prudence et non cette plongée dans l’inconnu à laquelle les États se sont livrés. Certes les données rapportées ne concernent que le vaccin Pfizer. On peut néanmoins s’en inspirer dans le regard porté sur des produits analogues comme les vaccins Moderna ou Astra-Zeneca.

Alors que conclure ?

En premier lieu que l’on ne dispose pas avec les vaccins à notre disposition de solution miracle à la virose Covid-19. Les inconnues concernant leur véritable efficacité dans la crise actuelle, l’absence d’évaluation à moyen et long terme, justifient au mieux un usage raisonné prenant en compte l’ampleur des dangers liés à l’exposition au virus.

Même si dans la publication de Pfizer la population des plus de 75 ans est très peu représentée, c’est pourtant à elle qu’une politique de vaccination doit s’adresser en priorité, le risque vital élevé primant sur les doutes quant aux effets indésirables à distance des produits disponibles. La même assertion s’applique aux sujets atteints de maladies chroniques débilitantes.

Par contre, le problème d’une généralisation à l’ensemble de la population demeure non résolu. La situation sanitaire actuelle l’impose-t-elle ? On peut en douter s’agissant d’une présence virale à la marge qui certes reste bien implantée mais sans jusqu’alors la moindre trace d’un authentique tsunami, menace il est vrai brandie chaque jour dans les médias en relai de l’information gouvernementale.

On pourrait tout aussi légitimement imaginer la fin prochaine de la virose. Alors, en pareil cas, vacciner aussi une population qui n’a pas à craindre pour sa vie et même, dans sa majorité, n’aura que peu ou pas de symptômes, a tout d’un pari exorbitant compte tenu que le rapport bénéfice-risque du vaccin demeure mal connu.

Par conséquent la prudence doit être de rigueur et l’imposition gouvernementale laisser place à une prise de décision individuelle éclairée par une information fondée sur l’état des connaissances. Malheureusement dans le climat hystérique d’aujourd’hui, le débat sur le sujet est escamoté et c’est à l’évidence un scandale de plus dans la longue série de couacs qui a émaillé depuis le début l’histoire de la Covid-19 dans notre pays.

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  • Vous avourez que l’état avance prudemment sur le sujet, il vaccine les plus vieux et le résultat est là… Heu… non, y a pas de stats pourtant ça fait déjà 2 mois, des millions de personnes vaccinées dans le monde… Et nos braves professeurs de nos prestigieux hôpitaux téléguidés par je ne sais qui hantent les plateaux télé pour délivrer une bonne dose de peur supplémentaire.

    • Aux dernières nouvelles l’ue sous l’impulsion de notre président va céder 10% de ses stocks à l’afrique.. Surtout la France, Z’ont tellement peur que les vaccins chinois et russes raflent le marché.. Les européens attendront leur dose, enfin, les français.

      • Pas de problème, je l’attendrai jusqu’à la saint Glinglin.

      • Sans compter que dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres un aide même considérable pour le donateur…est ridiculement faible ramenée à la population de l’Afrique (et dans d’autres domaines vraiment nulle compte tenu de la démographie).
        Il est fort probable également qu’elle « profite » qu’à la « classe politiquement et/ou ethniquement supérieure ».
        Au moins celle-ci ne finira pas dans les coffres Suisses.

  • Bien cerné le cœur du problème: une administration qui décide de façon autoritaire de ce qui est bien pour nous et continue un jeu grotesque où une maladie statistiquement peu dangereuse justifie un pseudo état de guerre.

  • Bravo pour le « sujet asymptomatique » et haro sur ce « patient asymptomatique » comme entendu ad nauseam sur nos médias diffuseurs de foutaises.

  • Lu sur twiter: le covid19, c’est la seule maladie pour laquelle on t’emm.. un max quand tu ne l’as pas, et qu’on ne soigne pas quand tu l’as.

  • Il semble que le « vaccin » Pfizer ne soit pas si anodin que cela.
    Voir: http://www.nakim.org/israel-forums/viewtopic.php?p=276314
    Si cette étude est confirmée, je me félicite tous les jours de m’être abstenu. Au fond, si on n’est pas obèse, ni diabétique, ni hypertendu et qu’on prend tous les jours de la vitamine D et du zinc (10 mg/jour) pour booster ses défenses immunitaires et qu’on a pu se procurer du Plaquénil et de l’azythromicine au cas où, on peut dormir tranquille, quel que soit son âge. En revanche, on est toujours en résidence surveillée la moitié du temps et bientôt surveillé tout court avec les idées similaires à celles de la Chine, pays des libertés individuelles comme chacun sait.

    • Dans tous les cas, le vaccin n’enlève pas les restrictions sur les règles ! Toujours couvre-feu, masque et distanciation ! Donc autant ne pas se rajouter un paramètre chiant en plus (le vaccin) 😉

    • Arrêtez vos délires conspirationistes (j’ai lu le forum que vous citez, il parle d’une nouvelle « shoah » c’est vraiement ridicule), les données de la vaccination israélienne montrent clairement un effondrement des cas graves chez les personnes vaccinées. Notamment, les +60 ans sont devenus ultra minoritaires parmi les nouvelles hospitalisations car, contrairement aux plus jeunes, 80% des +60 ans israéliens ont reçu les deux doses.

  • Comme toujours avec le Pr Touboul, très bonne réflexion, raisonnée, mesurée, compétente. Ce qui manque terriblement aux journalistes alarmistes, aux politiques comme l’abominable Véran ou même aux Professeurs de médecine qui ont squatté les plateaux télés depuis un an.

  • A en croire la presse, on n’est plus menacé par le « Coronavirus » mais par le « Variant ».

    Alors pourquoi vacciner contre le « Coronavirus ».

    Oui, je joue sur les mots. Mais le fond du problème est là : on a besoin de vaccins à large spectre capables d’anticiper les mutations. La vaccination présente probablement un rapport bénéfice sur risque supérieur à un pour les individus mais la question est différente pour le contrôle de l’épidémie. Quand on parle de « passeport vaccinal » et de vaccin expérimentaux, on acte de fait des points de vue discutables (avant même de les imposer de façon totalitariste).

    Les schtroumph bricoleurs scientistes de la politique ont encore frappé.

    • Je viens de trouver sur YT une conférence qui explique que même dans les sciences dures comme la physique, il y a un problème : on ne progresse plus réellement depuis les années 70 dans la mesure où on n’arrive pas à valider de nouvelles hypothèses.

      Les nouvelles hypothèses sont basées sur des critères subjectifs de beauté, de simplicité et des consensus de chercheurs du fait de l’augmentation exponentielle du nombre de chercheurs. Au final quand on démontre que l’une de ces hypothèses est fausse par l’expérience, ce sont des centaines de milliers de sous hypothèses et de publications scientifiques qui sont invalidées.

      Outre les hypothèses basées sur des critères subjectifs et les consensus, le problème de fond est qu’on cherche à simuler, calculer au lieu de s’attacher à la base de ce qui fait le progrès de la science : constater une anomalie dans un résultat attendu, chercher la théorie qui permet d’expliquer l’anomalie et valider que cette théorie ne génère pas plus d’anomalies.

      Depuis un an que le monde s’est arrêté pour cause de virus, je n’ai vu que des anomalies entre les essais et leur résultats attendus par rapport aux résultats réels.

    • Tiens ?

      Un variant Californien maintenant au dernières nouvelles !

      On se paye notre tête en proportion biblique (genre 7 plaies d’Egypte) ou ne ne maîtrise rien de rien ?

  • Entendu encore aujourd’hui à la radio sous forme de « pub » : « Pour arrêter la propagation du virus et nous sortir de cette crise, la seule solution : se faire vacciner ».
    Tout est dit…

    • Oui, le gouvernement finance outrageusement les médias traditionnels avec sa propagande de peur répétée jusqu’à la nausée.

  • On peut ajouter que le vaccin ne résout… rien !
    Car les 95 % de « protection » ne protège que contre les « cas graves » selon les résultats des tests.
    Pas du tout d’attraper le virus et semble-t-il pas plus de ne pas être contagieux.
    Ce qui veut dire qu’être vacciné de permet absolument pas de vivre « comme avant ».
    C’est pourtant ce que les multiples reportages montrant des personnes âgées heureuses d’être vaccinées et déclarant que « enfin, on va pouvoir revoir nos petits-enfants » !
    Quand on voit ce niveau zéro de connaissance du vaccin, on se demande si les vaccinateurs ont bien recueilli un consentement vraiment « éclairé » !?
    Ajouter à cela le fait que les mutations du virus rendent la protection illusoire au bout de quelques mois.
    Et que le rythme des vaccinations (2,5 millions de première injection en 50 jours) conduit à vacciner tous les Français en… 4 ans (70 x 50 / 2,5 = 1 400 jours), on peut donc conclure (sans aucune étude « randomisé », mais par simple règle de trois) que la « solution » du vaccin ne résout donc RIEN.
    Alors que chercher et valider des protocoles de traitement précoces permettant d’éviter que les personnes contaminées voient leur situation s’aggraver, cela traite le sujet en évitant la saturation des hôpitaux.

  • « Tel est le cas du traitement d’attaque des contaminés définitivement mis aux oubliettes ».
    Merci pour votre article qui montre que l’heure n’est plus aux tergiversations après cette dure épreuve ayant commencé il y a déjà un an.
    Quid de l’incontournable stratégie : « tracer,tester,isoler,soigner », mise à mal par la seconde vague de l’épidémie ?

    https://www.sudouest.fr/2020/10/30/tester-tracer-isoler-ne-pas-recommencer-les-memes-erreurs-8022060-4696.php

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