Convention Climat : un poison pour l’État, les écolos et la démocratie 

L’histoire retiendra soit une trahison d’un idéal de démocratie directe, soit la tentative de contournement d’un régime représentatif. Dans les deux cas, la démocratie n’en sort pas gagnante.

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Convention Climat : un poison pour l’État, les écolos et la démocratie 

Publié le 13 février 2021
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Par Michel Negynas.

Le président Macron a fait du « sauvetage » du climat un support pour exister sur le plan international. L’accord référent n’est il pas l’Accord de Paris ?

L’écologisme macronien

Mais on sent bien que pour lui les questions environnementales sont des sujets parmi d’autres, avec un fort relent électoral. Il est jeune, mais toutefois pas suffisamment pour avoir connu Science Po telle qu’elle est maintenant : un organe de propagande pour écologistes radicaux post-modernistes.

À beaucoup de détails, on subodore qu’il ne maîtrise pas tous les tenants et les aboutissants de la question, sur le plan technique, peut-être par manque de conseillers technologiquement compétents, et sur le plan sociétal par manque d’intérêt sans doute. À sa décharge, il n’est pas le seul.

Dans la droite ligne du Grand débat suscité par la crise des Gilets jaunes, il s’est engagé en 2020 dans une Convention sur le climat sans se rendre compte qu’il était sur un terrain complètement différent.

Les Gilets jaunes n’étaient pas structurés, leur message était suffisamment flou et incohérent pour qu’on puisse en tirer ce qu’on voulait. Avec le Climat, nous sommes dans un monde écologiste hyper organisé, avec son avant-garde radicale rompue aux mécanismes des débats publics, et déjà largement représentée dans les organes décisionnels, ou au moins consultatifs, de nos institutions.

Ainsi, le Président n’a pas prêté suffisamment attention à l’organisation de la Convention et aux nominations des principaux leaders. L’un des garants de la bonne tenue des débats et de la représentativité des propositions était un militant notoire, et le Président semble n’avoir réalisé que depuis peu à qui il avait affaire.

Dans une interview accordée à Brut vendredi 4 décembre, il s’est emporté lorsque les journalistes ont évoqué les critiques des membres de la Convention. Il a ainsi déclaré :

Je suis vraiment très en colère contre des activistes qui m’ont aidé au début et qui disent maintenant « il faudrait tout prendre »[…] Je n’ai pas de leçons à recevoir ! […] Personne n’en a autant fait, depuis dix ans ! […] On a arrêté des projets que tout le monde laissait traîner, Notre-Dame-des-Landes, la Montagne d’or, EuropaCity […] J’ai 150 citoyens, je les respecte, mais je ne vais pas dire, ce qu’ils proposent, c’est la Bible ou le Coran.

C’est trop tard ; on ne peut, par nature, pactiser avec les activistes, encore moins les utiliser. Le plus on leur en donnera, le plus ils en demanderont, car leur vision du monde n’est tout simplement pas compatible avec la nôtre.

La Convention climat

Nous avons souligné sur Contrepoints les biais inhérents à la constitution de cette convention : pseudo tirage au sort, non neutralité des organisateurs, opacité et orientation du choix des conférenciers

Le contexte plus général des « objectifs pour le climat », totalement inatteignables et surréalistes, a renforcé sans doute aussi le côté hors-sol des débats et des propositions.

La Convention climat a donc accouché de 149 propositions, la plupart étant les tartes à la crème habituelles des activistes du climat. En fait, si Cyril Dion avait dès le départ écrit lui-même les propositions, elles ne seraient guère différentes…

Ce n’est pas étonnant, puisque les citoyens « tirés au sort » ont d’abord été fortement « travaillés » par tout ce que la France compte de climatologues catastrophistes. L’effet de groupe, le sentiment de participer à un évènement historique, le sens des responsabilités chez des gens terrorisés par « l’urgence » ont conduit à la surenchère.

Le seul problème, c’est qu’aucune des propositions n’a fait l’objet d’étude de faisabilité, tant juridique, que technique, économique et surtout sociétale. Malgré cela, le Président a promis de les reprendre « sans filtre ».

Ce qu’il a plus ou moins fait, sauf que ses services ont quand même du faire le ménage pour proposer des articles de lois confrontés aux réalités. Cyril Dion a aussitôt lancé une pétition pour protester contre une version édulcorée des propositions : une trahison selon lui.

L’embarras du gouvernement

L’étalage de mesures punitives, voire liberticides, le retour  de l’écotaxe, tombent plutôt mal dans la conjoncture actuelle. Le gouvernement marche sur des œufs ; ainsi, la plupart des propositions ont été édulcorées, sans que cela n’enlève complètement leur caractère négatif pour le citoyen moyen.

Le résultat est un tollé des associations écologiques, qui crient à la trahison, et sera sans doute une attaque en règle par les parlementaires et certains secteurs de la société civile.

Sur un plan technique, devant les protestations de manque d’ambition, le gouvernement a promis une étude montrant que ces mesures, et d’autres déjà prises, pourront remplir l’objectif de réduction de 50 % des émissions de CO2 entre 1990 et 2030… l’exercice s’annonce extrêmement problématique.

En outre, la promesse d’un référendum sur une modification de la Constitution, renforçant l’exposition de certains acteurs à des poursuites juridiques est tout de même un pari risqué.

Le bilan pour l’écologisme

Il est très mitigé. Ils ont obtenu des avancées juridiques aux portées plutôt symboliques (délit d’écocide).

Mais l’irréalisme des propositions ne peut qu’être mis en évidence de façon criante lors des débats parlementaires, surtout au Sénat. Les élus vont avoir à cœur de montrer qu’ils existent, quelles que soient les conventions citoyennes qu’ont leur met sur leur chemin. Même édulcorées, beaucoup de propositions auront du mal à passer comme on le verra en appendice.

Et l’organisation éventuelle d’un référendum sur l’environnement est un pari risqué aussi pour les écologistes. On sait que cela se transforme souvent en un vote pour ou contre le pouvoir en place.

En outre, la focalisation sur la loi met en évidence l’attitude des associations extrémistes et peut générer une prise de conscience de la part du public. Nul doute que c’est déjà le cas chez notre Président.

Et la démocratie dans tout ça ?

La « démocratie directe » et le « tirage au sort » viennent souvent d’un contresens sur la démocratie athénienne, amplement démontré par Paul Veyne.

« Si nous revenions  dans l’Athènes antique, nous y retrouverions non pas le demi idéal démocratique des pays occidentaux, mais le climat mental des partis politiques activistes » – Diogène, décembre 1983

La notion de citoyen à Athènes était très différente de la nôtre. Qu’une part de nos représentants au Parlement soit tirée au sort, afin d’apporter de la diversité dans le personnel politique, pourquoi pas ?

Mais la constitution de la Convention n’est pas un vrai tirage au sort : ses membres étaient volontaires (comme d’ailleurs les citoyens athéniens) ce qui en a fait, en définitive, de surcroît par le biais d’un conditionnement psychologique, un parti militant.

Un bilan finalement catastrophique

En définitive, il est douteux que l’opération de Convention citoyenne pour le Climat (qui était tout de même, vu du Président, un exercice de communication autant qu’une tentative de faire cautionner des mesures contraignantes par des citoyens) profite à qui que ce soit.

Le principe de réalité a joué et jouera encore contre la radicalité environnementale et ses militants. Mais les promesses du Président ont suscité une loi qui, ménageant la chèvre et le chou, ne peut que mécontenter tout le monde, voire déclencher des mouvements sociaux incontrôlables. La leçon des Gilets jaunes et de la taxe carbone n’a pas complètement été comprise.

L’histoire retiendra soit une trahison d’un idéal de démocratie directe, soit  la tentative de contournement d’un régime représentatif. Dans les deux cas, la démocratie n’en sort pas gagnante.

 

Appendice : les points principaux des propositions de la Convention climat :

  • Obligation d’affichage d’un « score CO2 » sur les produits. Ceci est tout à fait dans la lignée d’une méthode favorite des radicaux : le name and shame. Que le calcul du  contenu CO2 d’un produit ou d’un service soit un sujet très technique et coûteux, inaccessible aux petits acteurs si on veut le faire correctement ne semble pas être un problème… gageons qu’il donnera lieu à d’intenses débats d’experts qui empoisonnerons pour longtemps les relations entre le gouvernement et les fédérations professionnelles.
  • Interdiction de la publicité pour les énergies fossiles : la Convention voulait l’interdiction pour les produits utilisant les énergies fossiles… Le gouvernement a édulcoré, anticipant des problèmes avec l’industrie automobile et ses emplois. Il reste à déterminer quelles énergies, et ce qui entre dans le cadre de la publicité…
  • Haro sur les transports : zones obligatoires « à faibles émissions » dans les grandes villes, surenchère des normes d’émission pour les véhicules par rapport aux objectifs européens, avec interdiction à la vente etc.
  • Éco taxe poids lourds : on y revient, mais le gouvernement, courage fuyons, semble refiler la patate chaude aux régions…
  • Interdiction de certains vols aériens si le trajet en train n’excède pas deux heures et demie. Vu des compagnies aériennes, il y a là une véritable entrave à la liberté d’entreprendre. D’autant que le texte prévoit aussi l’obligation de « compenser » les émissions… Où sera alors le gain ?
  • Interdiction de créer de nouveaux centres commerciaux sous prétexte de diminuer « l’artificialisation des sols ». Ce thème de l’artificialisation des sols est un marronnier récurrent de l’écologisme à tel point qu’un organisme institutionnel a été créé pour le suivre, car sa mesure n’est pas évidente. On y constate : que l’histoire de la disparition d’un département tous les dix ans est fausse, et que l’essentiel (68 %) est du à l’habitat… et on s’attaque aux centres commerciaux !
  • Interdiction de louer des « passoires thermiques » : c’est peut-être la mesure la plus anti sociale. Comme toutes les mesures de réglementation de l’habitat prises depuis des décennies, les principaux effets risquent d’être pervers. Soit on décourage les propriétaires bailleurs, avec finalement une baisse des logements disponibles, soit on les aide aux frais du contribuable, et c’est inéquitable. D’autant que cela représente de réhabiliter 500 000 logements par an… Et changer seulement un poste de perte (chaudière, ou fenêtres, ou isolation toiture) ne sera pas accepté.
  • Établissement d’un délit d’écocide dont on a déjà parlé ici.

 

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  • Comme la création de richesse est mesurée par le PIB, la destruction de capital ne contribue pas négativement mais les travaux inutiles et les réalisations qui ne fonctionnent pas y contribuent positivement. On peut donc démanteler des centrales nucléaires qui rendent le service pour quoi elles ont été construites et construire des projets pharaoniques d’éoliennes et de panneaux solaires qui ne rendront jamais le service voulu, sans compter les aimables plaisanteries d’isolation des bâtiments qui créeront certes un peu d’activité économique mais dont les hypothétiques économies d’énergies seront vite annihilées par l’effet rebond.
    Tout ceci fonctionne parfaitement… jusqu’à ce que l’argent se mette à devenir rare lorsqu’on se rend compte du rendement négatif de l’investissement, entre 2 coupures d’électricité…

  • Allemagne : effondrement de la production éolienne et solaire …. ha ben voui ! les panneaux solaires sont recouvert de neige et de glace et pas de vent pour les éoliennes ; résultat ? le charbon à la rescousse ….la stupidité et l’obstination pour les énergies vertes apparaît en pleine lumière ; merci à la météo….

    • Les allemands sont un peuple pour qui l’organisation, la discipline et l’efficacité sont des vertus cardinales. Quand ils décident une grosse connerie comme l’Energiewende, forcément ça donne des résultats grandioses.

  • C’ est surtout désastreux pour l’ écologie, qui s’ apparente de plus en plus à de la religion, et qui devrait être hors des combats politiques mais exprimée comme une simple conscience, une sensibilité à la beauté du monde, une éducation. Au lieu de cela, elle est devenue un enjeu politique chargé d’ hypocrisie, d’ excès, de trahison, teinté de rouge.

    • En résumé, ce dont à accouché cette convention instigué par notre président visionnaire, c’ est une charia.

    • euh , pour moi, l’ecologisme est désastreux.. sauf à ce qu’on m’en donne enfin une définition qui ne l’implique pas..

      • sinon quoi..ça va faire comme le communisme, quand on marchera sur les morts, on entendra mais c’était pas ça l’ecolgisme..

        • Effectivement, il y aura toujours l’abruti de service pour le clamer haut et fort comme pour le communisme; plus de 100 millions de morts au cours du XX siècle, de la Chine à Cuba. Mais bon, la preuve par l’exemple ne semble pas en émouvoir certains.

  • we will brake your will…

  • A supposé qu’on arrive à réduire voir éliminer tout notre co2…… Et que tous les pays réussissent aussi… Ça changerait le climat ? Non. Alors il faudra faire bcp plus en ayant bcp moins de gens sur terre…. Un virus peut sans doute aider.

  • Le pire dans tout ce fratras d’écologisme, c’est que, pour l’essentiel, cette idéologie repose sur des bases scientifiques totalement fausses. Par exemple, le CO2 est responsable du réchauffement, ce qui est faux, ou que le nucléaire est dangereux (comparez les morts par accident de la route et de morts par accident nucléaire!)

    • A ce sujet, il serait intéressant d’avoir des statistiques sur le nombre de personnes tuées ou gravement blessées par des éoliennes ou des panneaux solaires. J’ai entendu parler de quelques cas mais cela ne fait pas une statistique.

    • le geic ne dit pas que le CO2 est responsible du « réchauffement » par exemple il dit des choses comme si on en croit les modèles climatiques, il ya une très forte probabilité que l’activitéhumaine soit la cause d’au moins 50% du réchauffement observé depuis l’ après guerre…

      moi je n’en sais foutre rien, mais je suis bien incapable de dire que c’est faux, par contre je suis aussi incapable de même comprendre d’où ils tirent leur « foi » dans leur ensemble de modèles..

      j’a joute en outre que je suis persuadé vous ne dites pas ce que vous croyez…

      en général les détracteurs du rôle du CO2 si on les pousse ne disent pas aucun effet ils disent effet faible..

      pas d’effet radiatif DU TOUT? si on ajoute que l’activité humaine , c’est aussi des aérosols l’ usage des sols..il suffit de lever les yeux au ciel pour voir les sillage des avions et de « voir un effet sur l’lalbedo.. donc dire rien .. à l’evidence l’homme agit sur le climat..

      la question centrale est la capacité à quantifier… pas un jugement qualitatif …

      e je suis tout autant incapable de comprendre d’où vient cette conviction…j’observe que quand la critique du giec de veut « scientifique elle insiste sur les hypothèses nécessaires sur les calculs.. mais ne peut pas les réfuter véritablement.

      pourquoi ne pas dire « je ne sais pas » , je sais bien entendu que pour convaincre le public être péremptoire « paie », avec l’exemple récent des débats surréalistes sur le covid.. le problème avec le covid est que les affirmations peuvent être vite infirmées…

      • J’aime votre réaction. Oui, le CO² EST un gaz à effet de serre. Mais aussi le méthane (20 fois plus « efficace »). Et le nombre de bovins qui rotent du méthane grimpe de manière importante, mais personne n’en parle. Les bientôt 8 milliards d’individus sur cette pauvre planète émettent chacun environ une tonne de CO² par an rien que par leur respiration, quant à leur consommation….et donc bien plus qu’il y a 60 ans quand nous n’étions que 2 milliards…Mais personne n’en parle
        Par contre la concentration de CO² dans l’atmosphère à augmenté de 100 ppm (parties par million) depuis 50 ans.
        Et LA question est : une si faible augmentation d’une si faible quantité de CO² peut elle raisonnablement nous amener un cataclysme ????
        J’assume de ne pas y croire.
        Les optimum romain et médiévaux du climat ainsi que le « petit âge glaciaire » ont été pour les uns,un bienfait et pour l’autre terrible vu les moyens techniques de nos ancêtres (17ème/18ème siècles)
        J’assume de penser que la (dé)raison de cet emballement mondial sans précédent est éminemment politique :
        – casser le capitalisme mondial un bonne fois pour toute
        – ruiner les pétro monarchies et les régimes corrompus qui vendent du pétrole.

  • La propagande -finançée par les états- , le « name and shame », le « Schubsen » tellement forts, que la servitude n’est plus volontaire, elle est enthousiaste!

    90% aprouvent l’esclavage sanitaire sans parler du vert…

    • 90%..??? …sans doute 90% approuvent l’idée qu’il faudrait forcer « les autres » à se conformer à des mesures efficaces..ce qui est TRES different.

      • vous avez sans doute raison, mais le résultat est le même!

        comme je l’ai déjà écrit, si vous demandez à un quidam si l’euro qu’il a dans la poche sera mieux utilisé par l’état, il répondra le plus souvent non!
        mais si vous demandez à ce même quidam si l’euro que vous avez dans votre poche etc. etc., il répondra oui!

        c’est dans la brêche ouverte par cette contradiction que s’engoufre la tyrannie…

  • cela va mal finir…

  • Je recommande à tous de lire ou relire  » miroitements » un roman ou nouvelle du regretté Pierre Boule (la planète des singes) qui décrit comment un président écolo fait installer une centrale de panneaux solaires dans le sud de la France, et la série de catastrophes écologiques qui s’en suit: oiseaux qui crottent sur les miroirs qu’il faut laver avec des produits détergents, oiseaux qu’il faut faire fuire, invasion de moustiques due à la disparition des oiseaux…
    On fonce dans ce scenario

    • Installer des panneaux ou des éoliennes dans le pays devrait être le cadet de nos soucis tant que cela ne fait qu’ameliorer la diversité de notre mix énergétique.
      Beaucoup plus inquiétante en revanche est cette manie de vouloir régenter la totalité de nos vies par le règlement et la taxe : interdiction de louer des logements un peu trop énergivores, interdiction de vaquer dans les centre-villes dans un vieux véhicule, taxes à la revente sur certains logements, interdiction de prendre l’avion dans certains cas, etc. Ce catalogue à la Prevert de mesures coercitives risque bien vite de reléguer nos libertés de nous déplacer ou de consommer au rayon des souvenirs. Mesures qui toutes traduisent une évidente tentation totalitaire de décroissance et de défiance absolue envers le progrès technique. Ce Grand Bond en Avant qui se dessine progressivement ne devrait pas être moins mortel pour nous et pour l’économie que son aïeul maoïste…

  • Il faut rappeler aussi que c’est sur la base d’une lettre de mission du gouvernement que le CESE a organisé ce simulacre de concertation citoyenne.
    Que contenait cette lettre de mission ? Résoudre la Crise des Gilets jaunes ?Non. Formuler des propositions pour réduire les émissions de CO2 de 40 % à horizon de 2030 !
    Il y avait là sans doute une certaine dose de cynisme de la part du gouvernement et d’Edouard Philippe, particulièrement ébranlés par une crise dont ils étaient directement à l’origine, à dire en quelque sorte : « eh bien puisque vous ne voulez pas de ma taxe carbone, trouvez-moi des alternatives, et on verra si vous êtes plus malins que moi… ».
    Avec une telle condition initiale, il était donc plus qu’évident qu’on allait déboucher sur les mêmes âneries que que celles que les pouvoirs publics mettent sur la table depuis 10-15 ans, âneries qui sont toutes plus liberticides les unes que les autres, et qui confondent souvent, c’est aussi en cela que ce sont des âneries, émissions de CO2 et pollution…
    Voilà pourquoi on s’est retrouvé dans la situation ubuesque où l’on est passé du 80 km/h et d’une taxe carbone à la trajectoire trop pentue, à 150 mesures irréalistes et vaines dont le 110 km/h sur autoroutes.
    Dans cette affaire, le Pouvoir s’est mis lui-même dans la nasse, à cause de décisions irréfléchies (taxe carbone trop forte et 80 km/h) qu’il a tenté de déminer par une décision (cette CCC) encore plus stupide.
    Quand ça veut pas, ça veut pas !

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