Convention pour le climat : 3 biais et des explications aberrantes

Il aurait été souhaitable que le Comité de Gouvernance de la Convention affiche la même prudence que les scientifiques du GIEC dans la partie vraiment scientifique des rapports, pas dans les résumés pour décideurs.

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Climate change source https://unsplash.com/photos/ycW4YxhrWHM

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Convention pour le climat : 3 biais et des explications aberrantes

Publié le 23 octobre 2019
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Par Michel Negynas.

Dès le départ, on sait que la Convention va souffrir de biais importants

Le panel des citoyens de la Convention sur le climat ne peut pas être représentatif, et les débats ne pourront pas être contradictoires.

La méthode pour « trouver » 150 citoyens représentatifs n’est pas vraiment décrite en détail.

Nous savons juste que 255 000 citoyens, tirés aléatoirement pour 85 % des listes de portables et 15 % des listes de téléphones fixes, ont été approchés avec des méthodes d’institut de sondage. Nous ne savons pas le nombre d’approchés qui se sont portés volontaires.

À partir de là, c’est le flou complet. On comprend que ces 150 citoyens ont été « désignés » pour respecter des critères de représentativité (sexe, 48 et 52%, six tranches d’âge, six catégories socio-professionnelles/niveaux de diplômes). Pour la répartition sur les territoires, c’est plus flou. Nous connaissons juste les statistiques finales par critère, ce qui ne veut rien dire.

 

Premier biais : le panel

Les citoyens volontaires sont a priori des personnes motivées par la question. Or, tous les récents sondages montrent que le sujet n’est pas du tout la priorité des Français. Seules ont répondu des personnes particulièrement motivées ; c’est-à-dire la minorité qui est fortement paniquée par le catastrophisme ambiant. Or les positions de chacun, tel que le débat est engagé, seront un compromis entre les contraintes à tolérer au regard de l’urgence ressentie et de l’ampleur de l’action.

Deuxième biais : la méthode

La méthode employée est plus ou moins la méthode généralement employée pour les sondages : la méthode des quotas.

Mais ici, le nombre des critères rend absurde un objectif de représentativité du panel. La composition des critères est impossible à respecter. Comment obtenir une femme CSP plus entre 50 et 60 ans, urbaine, ou ville moyenne, campagnarde ou d’outre-mer ? Comment traiter les doublons entre deux combinaisons ?

La démarche devrait être de trier l’ensemble des volontaires selon des combinaisons des critères, et à l’intérieur de chaque combinaison, d’effectuer un tirage au sort. C’est peut-être ce qui a été fait, mais cela parait impossible à finaliser si le seul objectif final est un nombre aussi petit que 150. Le nombre attribué à chaque combinaison de critères est forcément ridicule statistiquement. Nous ne connaissons d’ailleurs pas les algorithmes utilisés par l’institut Harris, en charge du procédé.

Quel serait le nombre minimum de citoyens pour un panel représentatif ? Certainement pas 150 personnes ! Les sondeurs savent parfaitement constituer ce genre de panel, qui se monte généralement à plusieurs milliers pour un degré de confiance élevé.

Comment constituer un vrai panel statistiquement représentatif : par la méthode statistique pure.

  • déterminer le nombre statistiquement représentatif, au moins un millier,
  • tirer au sort à partir des listes électorales ou des listes de la sécurité sociale,
  • rendre la participation obligatoire pour les tirés au sort.

Cette méthode impossible à utiliser dans un cadre normal, serait tout à fait possible dans un cadre institutionnel.

 

Troisième biais : l’information et l’antécédent législatif

Tous les organismes d’État soutiennent une vision catastrophiste du sujet. Dans cette situation on ne voit pas comment des experts apportant la contradiction pourraient intervenir. Il serait indispensable, en particulier, qu’il y ait un comité d’experts multi-disciplinaires (économiste, physicien, technologue, sociologue et surtout statisticien) pour évaluer la robustesse des faits ou des théories citées, ainsi que pour évaluer la faisabilité (technique, économique et sociale) des solutions proposées.

Sans chiffrages, en particulier économiques, l’exercice sera vain.

Par ailleurs, un certain nombre de paramètres sont déjà inscrits ou quasiment votés dans la Loi énergie : projet de Programmation Pluriannuelle de l’Énergie ayant déjà fait l’objet d’une consultation beaucoup plus structurée, et qui a été elle-même une mascarade, puisqu’aucun avis d’expert n’a été pris en considération. Cela limite furieusement les degrés de liberté.

L’exercice apparaîtra, en final, comme une façon de légitimer l’établissement de contraintes envers les citoyens, par ceux-là même qui les subiront.

Il y a en effet un grave problème de désinformation

 

Le « Socle d’information initial »

Les heureux tirés au sort de la Convention citoyenne pour le Climat devaient être informés soigneusement de ce pourquoi ils étaient là : sauver le climat. Ils ont donc à leur disposition un manuel, le Socle d’information initial :

« Ce document est mis à disposition des membres de la Convention citoyenne pour le Climat par son comité de gouvernance. Il a été réalisé par ses membres avec l’appui des animateurs d’Eurogroup Consulting, Res Publica et Missions publiques. »

 – Mission Publique est un cabinet conseil en organisation de systèmes de concertation : « Agissant au niveau local, national et international, nous enrichissons la construction des politiques publiques et des stratégies d’entreprises grâce à l’expertise des non-experts. »

On appréciera le concept nouveau « d’expertise de non-experts » :

  •  Res Publica est une ONG spécialisée sur l’aide au Burkina Faso
  •  Eurogroup Consulting est un cabinet de consultants privé de 1500 personnes, spécialisé en études d’organisations pour les entreprises et le secteur public.

Cela commence mal : quelles sont les références scientifiques de ces organismes ? N’avons-nous pas des scientifiques payés par nos impôts pour faire cela ? Et cela n’a pas dû être gratuit !

Ah, en fait, le document a été construit sous l’égide du Comité de gouvernance de la Convention, qui comprend trois experts sur le climat :

  • Jean Jouzel, qui a quitté ses laboratoires il y a bien longtemps…,
  • Anne Marie Ducroux, du CESE, consultante indépendante, représentante de la Ligue de Protection des Oiseaux, qui n’a pas dû, elle, fréquenter beaucoup de labos,
  • Michel Colombier, de l’lDDRI, ingénieur agronome, dont la thèse sur sa vraie expertise remonte à 1985.

L’effet de serre

Et en effet, ça commence très mal. Le premier chapitre, L’évolution du climat, ses causes humaines et ses impacts est un tissu de contre-vérités, d’affirmations sans preuves, de catastrophisme qui n’atteint même pas celui des Greenpeace et autres ONG…

J’ai analysé les premières pages, mais devant l’ampleur du travail de débogage à réaliser, je me suis concentré sur les premières affirmations :

« Depuis plus d’un siècle, les activités humaines ont modifié la composition de l’atmosphère et amplifié l’effet de serre empêchant la chaleur de la Terre d’être évacuée. »

Le titre est déjà faux ; nos émissions de CO2 n’empêchent pas la chaleur d’être évacuée, sinon, la Terre serait déjà une boule de feu ! La Terre reste en réalité toujours plus ou moins à l’équilibre thermique à un instant donné.

« La Terre reçoit en permanence de l’énergie du Soleil. Une partie de cette énergie est absorbée par la surface terrestre qui, en se réchauffant, émet un rayonnement infra-rouge. Une partie de ce rayonnement est réfléchie et renvoyée vers l’univers. Mais une autre partie est retenue par certains gaz présents dans l’atmosphère comme le dioxyde de carbone ou CO2 »

Le rayonnement émis par la Terre n’est pas « réfléchi », il est « émis »… Cette phrase ne veut rien dire… le « est réfléchi » est de trop… Par ailleurs, l’autre partie du rayonnement n’est pas « retenue » par le CO2, elle est absorbée puis réémise.

« Comme dans une serre où la chaleur est retenue par les parois et le toit en verre, sur Terre la chaleur reste emprisonnée, ce qui a pour effet d’augmenter la température moyenne sur la Terre et de bouleverser les équilibres climatiques. »

Cette affirmation a été démontrée fausse expérimentalement par Robert Wood en 1909 ! Le mécanisme de l’effet de serre conduit effectivement à une atmosphère terrestre plus chaude. Mais il est d’une grande complexité, et n’a rien à voir avec ce qui se passe dans une serre, où le réchauffement est simplement dû au fait que l’air de la serre ne peut se mélanger avec l’air extérieur.

« Les principaux gaz à effet de serre sont le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4) et le protoxyde d’azote (N2O). »

Le principal gaz à effet de serre est la vapeur d’eau, à au moins 60 %.

Donc, dans l’« explication » de l’effet de serre, tout est faux. C’est un peu fâcheux pour la crédibilité des organisateurs, mais après tout, ça n’a pas grande importance. La Convention n’est pas là pour faire de la physique.

Mais la suite est plus grave

« La communauté scientifique s’accorde aujourd’hui sur le fait que ces émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine sont responsables de l’essentiel du réchauffement climatique global observé depuis 1950. »

On constate un réchauffement de l’atmosphère depuis la fin du XVIIe siècle, et surtout depuis le milieu du XVIIIe siècle. L’affirmation ci-dessus suppose qu’un facteur naturel a réchauffé jusqu’en 1950, puis s’est miraculeusement arrêté, et dans la foulée, le CO2 a pris le relais… Ceci paraît extravagant, et n’a pas le moindre fondement factuel ; le réchauffement en 1930 avait le même rythme qu’en 1980.   (Ci-dessous reconstruction du Hadley Center, de la météo britannique)

« La température moyenne à la surface de la Terre a augmenté d’environ 1°C en seulement un siècle. Ce réchauffement rapide a été particulièrement visible ces dernières années : les années 2015, 2016, 2017 et 2018 constituent les quatre années les plus chaudes jamais enregistrées. »

Le réchauffement actuel n’est pas plus rapide que celui qui a été constaté en 1930. Et comme nous sommes dans une période de réchauffement, les « records » ne veulent rien dire de plus : par définition les dernières années sont les plus chaudes.

 « Pluies torrentielles augmentant les risques d’inondation, vagues de chaleur, canicules, submersions marines, sécheresses des sols dans certaines régions… En Europe, les incendies estivaux sont en hausse : le nombre de feux dénombrés en 2018 est nettement supérieur à la moyenne de la dernière décennie. La vague de chaleur, qu’a connue l’Europe du Nord en 2018, a eu des conséquences en Suède et en Finlande, où les feux de forêts – habituellement rarissimes – ont dévasté des milliers d’hectares. »

Ce paragraphe est particulièrement scandaleux : cette accumulation catastrophiste n’est absolument pas étayée par des faits, et le GIEC lui-même est extrêmement prudent et nuancé. Une vague de chaleur est un phénomène météorologique, pas climatique. Et les feux de forêt n’ont pas comme seules causes les températures. Il y a confusion entre phénomènes météorologiques et évolution du climat sur le long terme. Voir ce que dit vraiment le GIEC, chapitre III page 119 :

« Le niveau des mers monte à un rythme plus fort durant les dernières décennies. Un tiers de cette élévation est dû à la dilatation qui résulte du réchauffement des océans. L’essentiel du reste est dû à la fonte des glaciers continentaux et des calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique. En effet, les régions polaires perdent de la glace et cette perte s’est accrue depuis une vingtaine d’années. Entre 2006 et 2015, la masse de la calotte glaciaire du Groenland s’est réduite d’environ 280 milliards de tonnes par an (soit un cube de glace de près de 7 km de côté). L’océan s’acidifie sous l’effet l’absorption d’une partie du CO2 émis par nos activités. Cette acidification a des effets sur le milieu marin . »

Ci-dessous, l’examen des marégraphes, page 1147, montre qu’il n’y a pas accélération de l’élévation du niveau des mers :

https://www.ipcc.ch/site/assets/uploads/2018/02/WG1AR5_Chapter13_FINAL.pdf

Par ailleurs, ce qui importe pour les riverains, c’est le différentiel entre ce niveau et le niveau terrestre. Or les mouvements tectoniques sont souvent supérieurs à l’élévation marine. En outre, c’est l’érosion qui est importante pour les activités humaines, et c’est un phénomène qui n’a rien à voir avec le climat.

Concernant les glaces, si la calotte du Groenland a diminué, la plus importante et de loin, celle de l’antarctique, ne bouge guère. Le calcul cité ne fait qu’élever les océans de quelques millimètres. L’élévation du niveau des océans est principalement due à leur très lent réchauffement résiduel depuis la dernière ère glaciaire, qui induit une dilatation des eaux.

« Ces changements impactent les sociétés humaines et les écosystèmes. Ils causent des dégâts sur les infrastructures, des difficultés d’accès à l’eau et à la nourriture, des déplacements de population, une surmortalité, le développement de certaines maladies ainsi que la diminution de la biodiversité. Par exemple, 20 à 30 % des espèces animales et végétales sont menacées d’extinction. Ces impacts sont plus forts pour les populations et les pays les plus défavorisés, souvent plus vulnérables ou plus exposés aux événements extrêmes. »

Ce paragraphe, également catastrophiste, est, là encore, complètement infondé. Aucun « réfugié climatique » n’a jamais été enregistré : il n’existe pas de statut pour cela, et la difficulté pour le caractériser (une migration ou un déplacement de population n’a jamais de cause unique) alimente le scepticisme des experts. L’accès à l’eau et à la nourriture, quand il fait défaut, est le résultat de mauvaises gestions des pays en voie de développement, souvent liées à la corruption. Une température élevée n’implique aucunement une surmortalité : c’est le froid qui tue le plus. Par ailleurs, une température plus élevée n’implique pas moins de précipitations. Cela dépend des conditions locales. Le Sahara était plus vert il y a 8000 ans, période plus chaude que maintenant.

Quant à la biodiversité, elle est attaquée par la chasse, la contrebande d’animaux, l’occupation des territoires. Et aucune maladie n’a jusqu’à présent été provoquée par le réchauffement. La malaria sévit aussi bien en Afrique qu’en Sibérie.

Un catastrophisme militant, tout sauf une information objective

La plupart des références que j’ai prises sont tirées des rapports du GIEC ou d’organismes officiels. Il aurait été souhaitable que le Comité de Gouvernance de la Convention affiche la même prudence que les scientifiques du GIEC dans la partie vraiment scientifique des rapports, pas dans les résumés pour décideurs. L’utilisation du conditionnel aurait été la moindre des choses.

Cet exposé est à peu près le même que celui du film d’Al Gore, Une vérité qui dérange, qui a été jugé comme un outil de propagande par la Haute Cour de Londres en 2007 estimant que certaines affirmations sont fausses, et qu’elles ne résultent que d’un contexte alarmiste et d’exagération. Il est clairement dans la ligne de Greta Thunberg : faire paniquer les citoyens de la Convention, pour leur faire proposer des mesures tenant plus à la collapsologie qu’à de vrais programmes de progrès.

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  • Evidemment , mais il faut sauver le ‘soldat de gauche’ ! pour ce faire on a besoin de croyants rien d’autre.

    Le communisme qui sous tendait les motivations planétaires des QI a 2 chiffres étant disparu , le clergé a du réagir et inventer un nouveau catéchisme.. apres « l’internationale » qui devait sauver le genre humain,
    voici les mêmes repeints en vert , qui promettent la vertu ou l’apocalypse.

    Peu importe les contre vérités scientifiques, peu importe la désignation hautement arbitraire de cette assemblée, peu importe les approximations des « mantras »..

    L’important est de réunir des croyants autour d’un projet de frugalité générale qui permettra de dégager des capitaux obtenus par la taxe , des postes de décisionnaires dans l’appareil d’etat directement liés aux
    politiques sociaux démocrates qui ont échoué partout en europe.
    Peu importe les contre vérités scientifiques au regard des « croyants » toute velléité de remise en cause du dogme est jugée comme  » hérétique »
    C’est comme çà que de grandes idéologies ont amené les peuples dans la folies de gens comme Hitler , Staline ou pol pot
    La puissance se construit sur la connerie des peuples , c’est bien connu

    • Ça s’arrêtera quand on aura de nouveau des hivers comme dans les années 70-80, avec des températures très négatives à Paris pendant un mois.

      • Même dans cette situation, les écolos, seront capable de vous affirmer les yeux dans les yeux que c’est du aux émissions de CO2 humains 🙂

        • Ils l’ont fait l’année dernière pour la vague de froid en Amérique du nord, qu’ils ont attribué au réchauffement. Ces gens sont capables de toutes les conneries!

        • C’est d’ailleurs ce qu’ils faisaient dans les années 70, avec une caisse de résonnance moins importante à l’époque. On y craignait un nouvel âge glaciaire, causé (bien sûr) par les émissions humaines d’aérosols.

      • ils ont déjà commencer, dès que le temps se refroidit ils parle de dérèglement climatique au lieu de réchauffement…

  • Je ne comprends pas qu’on donne la parole et qu’on demande leur avis à des personnes qui n’ont aucune expertise, aucune connaissance du sujet.
    On est dans la démagogie dans toute son horreur d’une part. Et quel gaspillage d’argent public d’autre part.

    Je suis scandalisée.

    • Mais c’est précisement le but recherché, que personne n’ait de connaissance concrete va permettre d’influencer cette commission fantoche.

      Après si ce panel est vraiment représentatif de la société française, la conclusion est connu d’avance :

      chasser les riches, toujours plus de socialisme, d’égalité et d’impots pour les autres. Et tout ça devrait permettre de sauver le climat par un coup de baguette marxiste.

      • c’est clair que le gars qui représentera le « pauvre » de notre société ne va pas demander plus de moyens aux entreprises pour qu’ils innovent sur le sujet ! 😀

    • On donne regulierement la’parole a des ignards pour choisir nos elus ,c’est ca la democratie..le probleme ici est le faible nombre de personnes consultées ,l’erreur de choix sera donc maximale surtout que les choisis ne font pas partie de la fine fleur de la société francaise mais les plus influençables ,ils ont choisi des bourreaux volontaires, des miliciens du climat.

    • Demandez à notre camarade Claude Henry de Chuesne (et d’autres) comment la démocratie directe fonctionnerait alors. Il (ou quelqu’un d’autre) avait parlé que un texte ne pourrait pas passer de la chambre au sénat sans avoir été approuvé par vote de la population. Tout le monde est expert dans tous les domaines c’est bien connu.

      • la democratie directe a un défaut , le nombre incalculable des mal-comprenants ils sont allés jusqu’a voter hollande , puis macron .. c’est dire!

        Le Qi a 2 chiffres c’est un marché, celui des communicants , des vendeurs de programmes, des faiseurs de rois.. des profiteurs de la manne publique

        La democratie est basée sur la connerie humaine, alors forcement
        vous devez payer et la fermer point

        • La démocratie directe consiste à voter les lois directement sans « représentants ».
          Les Suisses ont ainsi voté 700 fois en 30 ans.
          Et là, surprise : les gens votent plutôt « porte-monnaie », donc plus libéral puisque les corporations qui vivent sur le dos des autres sont minoritaires.

          Quant aux lois de connivence, c’est encore pire. En France, il suffit d’une vingtaine d’élus présent dans l’hémicycle pour voter une loi dont presque personne n’a entendu parler.

          • N’oubliez pas de préciser que « La participation aux votations populaires fédérales est en baisse depuis le début du 20e siècle mais son recul est marqué de forts soubresauts. Ainsi, dès 1990, les valeurs extrêmes étaient de 28% à 79%. La tendance à la baisse ne s’est cependant pas poursuivie au début du 21e siècle. La participation moyenne aux votations a même légèrement augmenté (de 42% dans les années 1980/1990 à 45%). »

            Prochaine fois que un totor dira que Macron n’a pas été élu démocratiquement, je ressortirai ces chiffres.

            • Aucun rapport entre une votation ou le peuple exerce un pouvoir législatif et fiscal direct en votant des lois et une élection à deux tours ou le peuple abandonne ce pouvoir pour 5 ans à un « représentant ».
              L’étymologie de « Démocratie » c’est « peuple pouvoir » et pas « chèque en blanc ».
              ..
              D’ailleurs avec 30% d’approbation moyenne Macron ne « représente » absolument pas le peuple sans même parler des manœuvres judiciaire durant son élection.

      • La démocratie nécessite des conditions indispensables: un haut niveau d’éducation, des médias pluralistes et un débat ouvert sur tous les sujets. Quelle que soit la « méthode » .pour donner la parole au peuple.

        • encore faut il que le peuple sache lire et u’il ne prefere pas regarder « danse avec les stars » ou « appartement a louer » ou « les marseillais a tapaouchnock »

          • ça fait partie de « un haut niveau d’éducation ». Y sommes-nous en France…? Il semblerait que ça soit de moins en moins le cas. Y avons-nous jamais été ?

          • Nous pourrions songer à dédommager/indemniser les citoyens pour le temps passé à réaliser ce travail législatif. S’il doit se prononcer sur toutes les lois, disons 7h par semaine. Une journée citoyenne au service du bien commun. Pourquoi pas via l’allocation de revenu universelle ? Sinon on en fait des fonctionnaires à temps partiel :-).
            Pour Danse avec les stars et autres trucs, n’oubliez pas que ce sont les entreprises privées qui portent ce genre d’émissions (temps de cerveau disponible).

        • L’élément qui me paraît le plus important est la pluralité de l’information.
          Si vous avez cette pluralité, reflet et réalité incarnée de la liberté d’expression, les gens peuvent se faire une idée du « pour  » et du « contre » que le sujet abordé, puis voter en toute connaissance de cause. C’est cela, la vraie démocratie.
          (on pourrait y ajouter bien sûr la démocratie directe, comme en Suisse)
          Or en France, il n’y a plus de pluralité des médias, en particulier à cause des subventions publiques qu’ils perçoivent, qui les rendent redevables au pouvoir. D’où une étonnante uniformité dans la présentation de l’information et les biais qui affectent cette dernière : sur le climat bien sûr (tous sont catastrophistes), sur l’islam et le « vivre ensemble » (tous sont favorables) ou encore l’immigration, sur Donald Trump, sur les USA en général, sur Israël présenté par tous comme le grand méchant loup, sur les sujets de société (mariage gay, PMA, etc.)…
          Stoppons les aides publiques aux médias, que ceux qui doivent mourir de leur belle mort trépassent, et que ne subsistent que ceux qui apportent une vraie plus-value (et plus-value signifie en général info véridique, en pratique, voir le succès du net et des réseaux sociaux), et nous retrouverons un semblant de démocratie.

      • La démocratie directe ce n’est pas demander l’avis de citoyens sur des non problèmes. On demande l’avis à des quidams gavés à la propagande depuis 10 ans.
        Bizarrement, pas de convention citoyenne sur l’immigration, sur les taxes diverses et variées, etc.

    • On leur demandera pas leur avis, ils devront juste répondre à la question : d’après vous le réchauffement climatique est très grave, épouvantable ou horrible?
      ces 150 péquins ne serve que de caution morale à nos gouvernants en mal de légitimité populaire.

  • , cette chose n’est pas la pour dire des verites scientifiques sur le climat mais choisir le fouet le glaive ou les chaînes pour rendre le peuple docile face a la spoliation de son travail.
    On connait deja ce qui sortira du chapeau , contraintes et fiscalite……par contre je ne sais pas si l’eolien et le solaire survivront , y pas besoin d’etre matheux pour savoir que tous ont subi le harcellement telephonique a ce sujet et que l’eolien est detesté par tout le monde, sans doute qu’ils se contenteront d’imposer le bio a toutes les sauces ,les paysans vont trinquer un maximum , plus des taxes punitives sur tout ce qui roule ,tout ce qui produit.

  • il y a un problème, c’est que parmi les citoyens choisis il y en un ou plusieurs qui dénoncent clairement les contre vérités.
    ce serait amusant.
    le passage sur la météo est évidemment particulièrement vicieux…

    MAIS voyez vous une armée de scientifique se lever pour déplorer ses inexactitudes moi pas.
    la majeure partie des chercheurs est complice. chercheur est devenu un métier comme un autre en somme..

    mais on a des conseils nutritionnels qui viennent de sortir …
    savez vous quel est le simple BUT de ses conseils?

    • Mais qui ont bien peu d’auditoire tant leur voix n’apparait pas dans les médias…

    • Le problème est que votre site est considéré comme climatosceptique par les militants écolos… 😉

      • Et l’on s’en flatte! De ne pas être des moutons bêlants que l’on mène à l’abattoir est une distinction honorifique!

      • la simple acceptation du CONCEPT de climatoscepticisme ??????? est un symptome de ce qui se passe..

        on a une destruction du langage.. la question de savoir si cela est délibéré ou pas.. crétins ou escrocs?

        en fait dans le texte on a la notion d’effet de serre…TOUT SAUF trivial.. la notion de gaz a effet de serre…qui en dépend..
        on a la multiplicité de sens du réchauffement climatique qui est parfois la part de l’homme ou parfois pas…

        et si il y a bien une signature des sciences perverties et politisées c’est la nécessaire corruption du sens qui empêche la critique… ( je pense à la redéfinition du racisme ou de la définition d’homme et de femme)

        • récemment les peoples qui soutiennent extinction rébellion ont admis leur hypocrisie..leur seule défense a été que leur mode de vie est contraint par le système…

          ils sont contraints par le fait qu’ils soient libres..
          nous sommes pas très loin du « pire »..

          il y a quelques mois il y avait un article sur contrepoint critiquant les prescriptions alimentaires…
          j’ai mis un commentaire comique « à l’époque de toutes façons c’est la lutte contre le changement climatique qui doit nous dicter ce qu’on doit manger »… et pan…il y a peu les gens qui ont dit que les prescriptions concernant la viande ne sont pas sanitairement fondées ont été critiqués A CAUSE que climat…

          l’obscurantisme est déjà présent .

    • ils sont 31.000 contre 1.500 au GIEC, mais ils sont interdits de médias

      • si vous voulez…

        mais NON…jamais des gouvernements ne se sont autant référé à la science et jamais ils ne l’ont autant bafouée.

        faut il rappeler mes monuments de stupidité proférés par des politiques sur le sujet…

  • « L’exercice apparaîtra, en final, comme une façon de légitimer l’établissement de contraintes envers les citoyens, par ceux-là même qui les subiront. »
    Bon résumé !

  • Macron est un grand démocrate. Comme la démocratie représentative ne représente plus personne, il choisit des « citoyens » et les fait endoctriner (encore davantage que par les médias soumis) afin qu’ils puissent légitimer les orientations prises par avance.
    Ces personnes extrêmement fières d’avoir été sélectionnées, seront de véritables relais de l’idéologie, interrogés par tous les médias (l’expertise sans experts!).
    La volonté du président est fort simple: faire taire ou discréditer toute opposition. Heureusement qu’on a échappé au fascisme en 2017!

    • Un grand democrate aurait fait un referundum du genre , faut il agir sur le climat , oui ou non puis une liste d’actions salvatrices proposees avec leur cout et action et le choix oui ou non ou je ne sais pas.
      Par exemple suppression des moteurs a explosion ,cout 16 millions de chomeurs ,35 millions de morts de faim , – 0.000001 °C sur la’ planette

      • Je ne l’aurais pas qualifier de démocrate mais d’homme d’état respectueux du peuple, car derrière un démocrate se cache un socialiste qui en veut à notre argent, voyez du côté de Piketty surnommé le Piketout

      • sauf qu’agir sur le climat est une chose prétendre pouvoir le modifier à notre guise en est une autre…un tel référendum serait une idiotie de plus.

    • Maintenant on sait comment le Nazisme a gangrené l’Allemagne avant guerre! Nous assistons au même processus d’hystérie collective alimentée par une minorité fanatique!

      • je suis d’accord avec ce commentaire…oui ça présente des similarités..

        pour autant ce n’est pas ( encore) comparable au nazisme..
        le concept de surpopulation est (encore) abstrait.

      • À la limite, les Allemands avaient une bonne raison de se monter le bourrichon : le traité de Versailles, très dur envers l’Allemagne.
        Alors que nos contemporains n’ont pas de raison rationnelle de devenir des fanatiques (actifs ou suiveurs) de la « sauvegarde du climat » : ils ont juste accepté d’être décérébrés depuis 50 ans par l’EN et les médias de gauche, jusqu’à en abandonner la fierté de leur Histoire, de leurs racines, leur identité et à en devenir suicidaires.
        La passion pour la « sauvegarde du climat » ou pour le « multiculturalisme » destructeurs ne sont jamais que des façons de se suicider collectivement – comme l’analysait d’ailleurs peu ou prou Éric Zemmour…

  • Cette longue liste de falsifications éhontées est bien digne de nos politiciens qui en terme d’escroquerie sont des professionnels. Au moins nous voila prévenus. La science ils s’en foutent, elle n’est qu’un prétexte!

  • Je suis en gros d’accord avec l’article sauf en ce qui concerne les serres de jardinier: le réchauffement ne vient pas de ce que l’air est confiné à l’intérieur mais du fait que le verre est transparent aux longueurs d’onde visibles et opaque dans l’infra-rouge lointain. Or la terre, chauffée par la lumière du soleil qui traverse le verre, ré-émet dans l’infrarouge lointain qui est réféléchi par le verre, devenu opaque à ces longueurs d’onde. Un nouvel équilibre s’établit entre ce réchauffement et les pertes par conduction à travers le verre et la non-étanchéité de l’ensemble.

    • Lisez le wiki sur les serres.
      « Ainsi, paradoxalement, une serre ne fonctionne pas selon l’effet de serre tel qu’il est entendu de nos jours, c’est-à-dire suivant la théorie d’Arrhenius. C’est le blocage de la convection qui maintient la température constante significativement supérieure à celle de l’extérieur »

    • Mais non , sinon on aurait pas besoin de chauffer les serres si c’etait la perfection ..rien ne peut empecher le rayonnement thermique ,on le retarde seulement , un serre ne combat que la dissipation thermique eolienne.

    • A Gerald 555

      Bonjour.

      Comme écrit dans mon article, R Wood a prouvé expérimentalement que l’absorption des IR par le verre joue un rôle négligeable dans une serre (il a réalisé 2 serres miniatures, une avec du verre, l’autre avec un cristal non absorbant. )

      D’ailleurs, maintenant, les serres sont en plastique qui n’a pas les propriétés du verre , pas en verre.

    • Vous avez tord et vous répétez les bêtises classiques sur le fonctionnement d’une serre. L’auteur a parfaitement raison; l’augmentation de température à l’intérieur d’une serre est bien due à l’absence de phénomène de convection et de non mélange avec l’air extérieur du fait des parois. Le fait que les dites parois soit opaques (par exemple en verre) ou transparentes joue extrêmement peu. C’est ce qu’à justement montré R.Wood en fabricant une serre avec des parois transparentes (chlorure de sodium je crois) aux infrarouges et en constatant que la montée des températures était quasi identique à celle constatée avec des parois opaques aux IR.

  • Bravo pour ce post M. Michel Negynas
    M. Thierry Pech secrétaire de Terra Nova, ex rédacteur d’Alternatives Economiques, auteur du « Temps des riches », un socialiste qui a écrit un summum d’erreurs dont mes annotations contradictoires auraient pu tenir aussi dans un bouquin. Donc T. Pech est co-président de cette Convention, les socialistes sont partout et nous manipulent d’ailleurs la suggestion d’une Banque pour le climat vient d’un autre collègue de T. Pech, Pierre Larrouturou en association avec Jean Jouzel ://www.liberation.fr/planete/2019/05/07/bientot-une-banque-europeenne-pour-le-climat_1725116
    Comment s’opposer à ce machin dénommé « Convention Citoyenne Pour le Climat « https://www.conventioncitoyennepourleclimat.fr/les-travaux-de-la-convention/,
    dont l’article 1er est : »CHAPITRE 1 – L’évolution du climat, ses causes humaines et ses impacts » ? La cause est déjà entendue alors que le GIEC écrit au conditionnel ses rapports, ils y sont/seraient 1.500 scientifiques contre 31.000 suspicieux et/ou opposants.
    Va t’on en arriver à exaspérer tout le onde ?

  • Un tiers de cette élévation est dû à la dilatation qui résulte du réchauffement des océans.

    Non, à cause de la gravitation. Cela se voit bien près de la Réunion. La colonne d’eau se dilate, mais ne se répand pas comme cela à des km. Ces experts pépères sont dans le n’importe qu’eux quoi.

  • Tous ce cirque n’a qu’un but : légitimer la mainmise de l’état sur la société et justifier l’augmentation des taxes.
    La climatologie n’est pas une science c’est juste des statistiques. On prend des mesures du passé qu’on passe à la moulinette pour obtenir des valeurs futur. ça marche bien quand on maitrise tous les paramètres mais c’est très loin d’être le cas pour le climat dont les mécanisme nous échappent encore à 90%.
    Bref, c’est de la propagande avec une vernis de science pour faire jolie.

  • Merci les gilets jaunes ! Manifester et revendiquer dans la confusion et sans nombre ne fait que renforcer les décisions politiques interventionnistes. Et comme c’est le sport national…

  • On appel cela des idiots utiles, ça tombe bien il y en un réservoir inépuisable en France

  • La première réunion de la Convention citoyenne pour le climat » (CCPC) c’est presque CCCP… s’est tenu le premier WE d’octobre et Alternatives Economiques s’est empressé d’écrire : »Face aux experts qui se sont succédé au Conseil économique, social et environnemental (Cese) pour leur présenter l’état des connaissances sur le climat et les leviers pour limiter son dérèglement, les 150 citoyens ont multiplié les questions pour s’approprier les faits scientifiques et identifier les blocages face aux transformations à engager. » Quels experts ? des noms ? Qu’ont-ils dits ? Où sont leurs documents ? Que l’on puisse se faire une idée.
    https://www.alternatives-economiques.fr/anne-bringault/convention-citoyenne-climat-creait-surprise/00090727

  • Le premier compte rendu de la CCPC est disponible https://www.conventioncitoyennepourleclimat.fr/wp-content/uploads/2019/10/Messages-cle%CC%81s-de-la-premi%C3%A8re-session-de-la-Convention.pdf
    Édifiant. Personne ne va donc poser la question que se posent 31.000 scientifiques dans le monde sur l’existence d’impact des GES et du CO2 émis 800 à 1.000 ans après un réchauffement.
    La doxa CCPC passe outre, c’est bien normal puisque les 150 participants ont été choisis pour leur sensibilité à la cause.

  • Les commentaires sont fermés.

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