Un an de Gilets jaunes : mais que sont les élans de liberté devenus ?

Un an de Gilets jaunes ou quand le ras-le-bol fiscal des débuts s’est effondré à toute vitesse dans la « convergence des luttes ».

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Les Gilets jaunes by Patrice Calatayu(CC BY-SA 2.0)

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Un an de Gilets jaunes : mais que sont les élans de liberté devenus ?

Publié le 19 novembre 2019
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Par Nathalie MP.

Il y a un an, le samedi 17 novembre 2018, des dizaines de milliers de Gilets jaunes excédés par la « traque aux automobilistes » menée sans relâche par le gouvernement déboulaient nombreux et résolus dans notre actualité. Massés autour des ronds-points ou défilant dans nos villes, ils étaient bien décidés à faire savoir ce qu’ils pensaient de la hausse des taxes sur les carburants inscrite dans le budget 2019. Quatre milliards d’euros en plus, voilà ce que le gouvernement voulait prélever !

C’était vraiment une excellente initiative que celle de manifester massivement contre la hausse d’une taxe. Surtout en France où la pression fiscale est spectaculairement plus élevée que partout ailleurs, et surtout sur les carburants, produits d’usage courant et quotidien dont l’État s’approprie environ 60 % du prix payé par le consommateur :


Et c’était vraiment une excellente question que celle posée dès le mois d’octobre 2018 à Emmanuel Macron par la désormais célèbre Jacline Mouraud dont la « petite vidéo coup de gueule » a en quelque sorte mis le feu aux poudres du ras-le-bol fiscal :

« Mais qu’est-ce que vous faites du pognon ? »

L’initiative comme la question avaient en effet l’incommensurable mérite de jeter un pavé extrêmement dubitatif dans la mare ronronnante et coûteuse du modèle social auquel nous, Français, serions si attachés : toujours plus d’argent prélevé, la classe moyenne, celle qui habite hors des centres-villes et qui doit prendre sa voiture pour travailler, pas épargnée… et si peu de résultats !

Des dépenses publiques toujours plus élevées

Du ras-le-bol fiscal de départ, les doléances sont rapidement passées aux fins de mois difficiles et au chômage qui nous colle à la peau, mais elles ne disaient au fond qu’une seule chose :

Comment se fait-il que la prospérité française soit à ce point anémique et que tant de personnes se sentent en état de précarité alors qu’on parle du pays où les dépenses publiques, les prélèvements obligatoires et la dette publique sont parmi les plus élevés du monde et où la redistribution est plus radicale que partout ailleurs ?

Telle est la vraie, telle est la seule leçon à retenir de la révolte des Gilets jaunes : dans sa forme initiale spontanée, elle souligne bruyamment l’échec de notre modèle social fondé sur la dépense publique et la redistribution. Au passage, elle souligne la colossale mauvaise foi (ou la stupide raideur idéologique, au choix) de tous ceux qui persistent à se réclamer doctement de Keynes pour accéder puis se maintenir au pouvoir en promettant « toujours plus » à leur clientèle électorale.

Le fait est que la France tenait là une occasion unique de se poser des questions véritablement existentielles. Après 45 ans de déficits ininterrompus et répandus dans tous les recoins de ses comptes publics, c’était bien le moins.

Mais elle ne se les posera pas. Elle n’ira pas jusqu’à la conclusion pourtant évidente qui aurait dû lui sauter au visage avec éclat : notre modèle social intouchable forme en réalité une redoutable machine à créer de la pauvreté et du chômage à force d’impôts toujours plus élevés, redistribués dans une dépense publique tout aussi débridée, faussement solidaire, idéologique, insoutenable et prodigieusement inefficace.

Au lieu de cela, le lien entre baisse souhaitée des impôts et baisse nécessaire des dépenses publiques a été promptement éludé pour laisser le champ libre à tout ce que le pays compte d’anticapitalistes de gauche et de droite, unanimement remontés contre un Emmanuel Macron jugé coupable de pratiquer avec sadisme cet épouvantable néolibéralisme mondialisé qui détruit la planète, ruine les vrais gens et fait des cadeaux aux riches.

Pour un libéral, il y a vraiment de quoi s’étrangler de rire. Après tout, ce ne sont jamais que 17 petits milliards d’euros qui ont été relancés dans la machine pour dénouer la crise ! Quant au déficit public censé rester en deçà de 3 % du PIB selon nos engagements européens, c’est « un débat d’un autre siècle », estimait récemment le Président de la République ! Voilà qui devrait faire plaisir dans pas mal de cases de l’échiquier politique. Et même avant cela, il fallait avoir une curieuse conception du libéralisme pour être capable d’imaginer un seul instant que la France soit affectée le moins du monde par ce terrible mal !

Retour à la haine des riches

Il n’empêche. Très vite, le retour de l’ISF et la haine du riche ont pris le dessus ; très vite, les revendications sont devenues typiquement « vénézuéliennes » (on sait pourtant comment cela finit) ; très vite, les manifestations du ras-le-bol fiscal ont été dissoutes dans l’émeute et la casse des symboles de « l’oligarchie et de la luxure » – pour reprendre la phraséologie quelque peu approximative de Sophie Tissier, l’une des figures des Gilets jaunes.

Très vite, la véritable guérilla urbaine qui s’est jouée à l’ombre des Black Blocs a vu les Gilets jaunes les plus acquis à l’idée qu’il faudrait mettre un terme aux dégâts de l’État-providence esquiver les coups et rentrer chez eux. Très vite, pour ceux qui restaient et les nouveaux qui arrivaient, il n’a plus été question que de « convergences des luttes » pour défendre notre glorieux modèle social selon les méthodes déjà utilisées par François Ruffin et Frédéric Lordon à l’époque des « Nuits debout ».

C’est ainsi qu’en juillet dernier, les Gilets jaunes réunis à Montceau-les-Mines pour leur troisième assemblée des assemblées (ou ADA) avançaient dans la formulation des grands principes du mouvement en se définissant comme des « anticapitalistes » ouverts aux revendications portées par les syndicats et, plus généralement, toute organisation en lutte :

« À chaque fois que les revendications seront communes, allant dans le sens d’en finir avec la misère, la précarité, la casse sociale, ou pour gagner de nouvelles conquêtes nous serons là. »

C’est ainsi que le 21 septembre 2019, la convergence s’est faite avec la Marche pour le Climat, opération visant à exiger de M. Macron, qui s’évertue pourtant à « make our planet great again », qu’il consacre beaucoup plus d’argent – l’argent des contribuables, faut-il le rappeler ? – aux enjeux écologiques et climatiques. Le tout à l’ombre d’un slogan faisant habilement « converger » lutte sociale et protection de l’environnement selon la rhétorique férocement anticapitaliste des écologistes les plus radicaux :

« Fin du monde, fin du mois, mêmes coupables, même combat. »

Et c’est ainsi que les quelque 600 représentants des Gilets jaunes présents lors de la quatrième ADA qui s’est tenue au début de ce mois à Montpellier ont pratiquement plébiscité leur présence active lors de la journée de grève contre la réforme des retraites1 programmée par les syndicats de la SNCF et de la RATP et plus généralement par la CGT, la FSU, FO et Solidaires pour le jeudi 5 décembre prochain :

« L’heure est à la convergence avec le monde du travail et son maillage de milliers de syndicalistes qui, comme nous, n’acceptent pas. »

Tout ça pour ça.

Il y a un an, surgissait des entrailles du pays le sentiment de plus en plus prégnant qu’on y paie une montagne d’impôts, certains contribuables plus que d’autres, sans jamais constater d’amélioration sur le plan de la prospérité économique. Surgissaient l’envie de changer le système ainsi que l’aspiration à vivre par soi-même sans se voir perpétuellement persécuté par un État maladivement bureaucratique et spoliateur…

Et puis plus rien.

Ou plutôt, retour express aux bonnes vieilles habitudes de notre exception française : des Gilets jaunes, les mêmes ou d’autres, se sont mis à exiger toujours plus d’aides et toujours plus de subventions, des revenus garantis, des diplômes garantis, des emplois garantis. Comme il est plaisant de rester les obligés du bon vouloir de l’État quand il suffit de pousser régulièrement un petit coup de gueule sur fond de Black Blocs pour obtenir plus !

Récupération du mouvement

Cela va coûter de l’argent ? Facile, il suffit de taxer les riches, les GAFA, les profits, les dividendes du CAC 40, Bernard Arnault, Nutella et Monsanto. C’est d’ailleurs dans cette voie, celle que nous suivons sans succès depuis plus de quarante ans, que s’est engagé le gouvernement sans vraiment réussir à éteindre totalement le feu de la contestation.

Après un an de Gilets jaunes, l’élan de liberté des débuts s’est évanoui, dûment étouffé par la force de l’habitude et la récupération du mouvement par tous les étatistes du pays. Mais il existe. Les premiers Gilets jaunes en sont la preuve même s’ils ne le savent pas. Il ne tient qu’à nous de le faire revivre !

Sur le web

  1. J’ai mes raisons libérales de penser que la réforme des retraites est une mauvaise réforme, mais ce ne sont évidemment pas celles de la CGT et consorts.
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  • Exactement ! Faudra quand même changer la couleur du gilet. Et éviter de dire que l’on est turbo-néo libéral.

  • la phase un du phénomène gilet jaune a été un raz le bol général contre l’augmentation des taxes qui asphyxient tout le monde..y compris avec le motif
    « sauver la planete  » qui ne convainc que les QI a 2 chiffres citadins « boboisants »

    la surprise a été totale , non pas dans l’action , mais dans le support et l’adhésion de
    70% des français!!!

    ALERTE AU CRASH ! les syndicats(complices objectifs de l’etat opéré par les fonctionnaires) biaisés, les « intermédiaires disqualifiés , les idéologies a la ramasse..
    une vraie revolution sire!
    reaction? le noyautage.. par la gauche .. le discrédit par les black blocks.. rien ne marche.; panique a bord!! on lâche du lest.. recuperation par la gauche ultra , puis les verts , puis les socialistes.. et en avant pour la rengaine les processions a pancartes
    et fin du mouvement, enfin les gens ont pigé la manip.. se servir des gilets pour appuyer les revendication de la gauche cassoulet..

    Mais la frustration qui a déclenché ce mouvement est toujours là.. elle s’exprimera dans les urnes.. vous verrez

    • Les urnes donneront quoi ? Macron vs Marine. L’EU vs France ? Mon seul espoir c’est les autres pays de l’EU. La Hollande et les pays du nord. L’Allemagne ne lâchera pas sa population en cas de grave problème (deutsche bank par exemple, ou récession). C’est inévitable qu’à un moment le problème de l’EU soit soulevé. A priori la banque centrale (Hollande et Angleterre) disent ouvertement que le système financier/bancaire est mort. Ils peuvent continuer à faire semblant à la BCE pour couvrirait la médiocrité de la France, mais les autres pays ne le supporteront pas très longtemps. Donc ça va exploser mais probablement pas forcément en France. Pays des Bisounours où la bière et la saucisse coulent à flot. D’autant plus qu’en France rien n’indique qu’il y a un débat ou une prise de conscience qu’il existe un monde autour de nous. Nos problèmes viennent selon les médias et la politique du monde capitaliste. De la mondialisation à outrance et du turbo-libéralisme. Nous sommes déjà les derniers communistes du monde, en cas de crise globale cela va se renforcer davantage. Nous ne pouvons pas sortir la flèche; enfonçons là !

    • ¿ «l’adhésion de 70% des français!!!» ?
      … Ça ce sont les poussins qui le disent !

    • Objectivement, à moins qu’il y aie un taux d’absention/blanc record (genre plus de 50%), avec un 2ème tour Macron / Le Pen, le résultat sera le même…

      • j’en serais pas si sur

        • J’ai hâte de voir le changement d’opinion et de vote aussi. Juste pour voir la réaction de la bien pensante sur le fonctionnement de notre démocratie (un peu comme les démocrates perdant des dernières élections américaines et le « notre système ne fonctionne plus ! ») 🙂

  • Ce n’est pas compliqué: l’Etat a intérêt à étouffer/diaboliser toute contestation de son pouvoir et de ses délires fiscaux, et à encourager toute revendication qui renforce sa mainmise sur le pays.

  • Ce qui peut surprendre dans la situation ainsi rendue, c’est que nonobstant certaines considérations, nous avons vu naître, avec l’arrivé des marcheurs une population de gens TELLEMENT plus intelligent au point qu’ils s’étaient senti obliger de s’en confesser dans les médias et que 2ans et demi plus tard, grâce à leur supériorité intellectuelle, nous encore plus dans le caca que nous ne l’étions avant. C’est beau l’humilité.

  • Résumé : les Gilets Jaunes ont un cerveau de canari.

  • Bien d’accord, sauf sur la conclusion. Tout laisse penser que si par miracle on pouvait faire revivre les premiers gilets jaunes et leur esprit, ils vireraient tout pareil en trois mois. Ils n’ont pas voulu ou été capables de faire des propositions concrètes de liberté et de responsabilité la première fois, ils ne les feraient ni ne les soutiendraient la deuxième. Ils se contenteraient à nouveau de râler, certes pour d’excellents motifs, et d’attendre dans le politiquement correct ou incorrect de la contestation qu’ « on » leur amène des solutions.

    • +1
      je te rejoins. faut être réaliste, il n’y a plus rien à faire. On a transformé une révolution libérale (même si peu en étaient conscients) en merdier marxiste/keynesien en moins d’un mois.
      C’en est à désespérer de notre peuple

      • La capacité de récupération des « forces de progrès et toujours efficaces ! Le manque de culture économique de nos concitoyens joue beaucoup. Il n’y a plus de « culture libérale » diffuse en France .
        La culture de l’état version marxiste ou keynésienne ou colbertiste ,ajoutée à « l’entreprise de connivence », servie par les médias et les universités(bravo Gramsci) est devenue le reflexe pavlovien .

    • Tout à fait : si les GJ avaient été un mouvement libéral de fond, il se serait traduit dans les urnes, par exemple aux européennes. Ou un politicien iconoclaste à la Trump aurait pu se lever (iconoclaste car défiant le paradigme de l’État-providence, du progressisme, du sans-frontiérisme si en vogue dans les médias et le boboland) et il remplirait les salles de meeting. Il n’en est rien : tout se passe comme si les Français étaient résignés, désabusés, impuissants (car n’ayant en fait rien compris aux enjeux, dans leur majorité – merci le lavage de cerveau marxiste effectué depuis 50 ans dans ce pays, par l’EN et les médias notamment).
      Inch’Allah ! Comme disent ceux qui aimeraient bien faire de la France déboussolée un nouveau califat.

  • Je vous rejoins sur le fait qu’il y a eu un élan spontané, au départ, contre les hausses de taxes et la limitation à 80 km/h (qui n’est jamais qu’une taxe déguisée).
    Après ce qui est vraiment inquiétant, c’est que la quasi-totalité de la population est convaincue que Macron est libéral ! Y compris les cadres, pas mal de chefs d’entreprise, etc. qui constituent la base de son électorat.
    Quarante ans à laisser la parole médiatique à des dogmatiques pontifiants, à laisser l’EN en général et les profs d’économie en particulier enseigner à nos enfants que le capitalisme c’est mal (j’exagère à peine) et à subir une classe politique hallucinante de veulerie et de démagogie, et on en est là.
    Et là où ça ne me fait pas rire, c’est que, du coup, proposer des réformes libérales devient complètement inaudible en France.

    • «La limitation à 80 km/h (qui n’est jamais qu’une taxe déguisée)»
      (Faut !)… Ça fait peut-être économiser 0.5 litre aux 1000km

      « contre les hausses de taxes »
      Comment peut-on baisser les taxes et impôts s’il faut augmenter les aides sociales, le nombre de fonctionnaires et les services publiques ?
      « ON » oublie souvent que tout ce qui est gratuit ou partiellement subventionné, au final il y en qui le payent (et pas ceux qui en profitent). exemple: Les contribuables de province participent aux transports en commun de la région parisienne, est-ce normal ?

      • «La limitation à 80 km/h (qui n’est jamais qu’une taxe déguisée)»
        (Faut !)… Ça fait peut-être économiser 0.5 litre aux 1000km

        C’est une taxe déguisée, ne vous déplaise, dans le sens où cela permet de faire entrer un beau paquet de millions dans les caisses de l’État, le caractère impitoyable et le grand nombre des radars aidant.
        Heureusement, les Français ont dit non, car trop c’est trop : près de 60% des radars ont été détruits depuis le début du mouvement des GJ.

      • Le 80 n’a jamais permis de consommer moins , les bagnoles sont construites pour rouler a 90 ..le but est donc les pv l’augmentation de la consommation et foutre la pagaille…les gilets jaunes..depuis tout va bien ..enfin on verra le 5 dec si la foule aura peur de perdre un œil ou deux …

  • Bravo Nathalie pour cet article. La France (Titanic) va, hélas, vers la faillite qui résoudra beaucoup de nos problèmes.

  • article brillant de clarté. merci beaucoup Mme MP.

  • Et oui, nous sommes un peuple d’assistés râleurs : toujours prêts à dire qu’il faut tout changer mais jamais prêts à accepter un quelconque embryon de début d’esquisse de réforme.

    Comment blâmer nos politiques dans ces conditions ? Ceux qui poussent des réformes, quelles qu’elles soient, sont impopulaires, ceux qui n’en poussent pas sont impopulaires aussi!

    Il est tellement plus simple de rendre les autres responsables de nos situations personnelles plutôt que de chercher en soi les leviers pour les améliorer !
    Il est tellement plus simple de s’offusquer de la fortune de B. Arnault que de se dire « j’ai presque tout le savoir de l’humanité à portée de clic, gratuitement, à moi d’en faire quelque chose »

    • Le plus gros poste de de dépenses est celui des aides sociales… Peut-être, en tant que réformes impopulaires, faudrait-il limiter dans la durée celles-ci… RSA limité à 6 mois dans une période de 10 ans (durée portée à 1 an pour les mères isolées) et avoir cotiser (c-à-d avoir participé à la collectivité) pendant au moins 5 ans. Droits à la sécu et aux AF uniquement si on a cotisé pendant 5 ans soi-même ou l’un des parents.
      Quant à l’éducation, pour trouver le moindre poste il faut BAC+2, aujourd’hui il y a plus de 80% de bacheliers c’est bien ! Mais est-ce utile dans les années 50/60 il n’y en avait que 15 à 20% la France marchait-elle moins bien ? L’éducation nationale semble avoir pour objectif de ne former que des directeurs… Et pour les autres Jobs il restent sans postulant ou « on » trouve des caissières BAC+5 en mathématiques au smic et à l’inverse « on » paye la prestation d’un coiffeur (CAP BAC-2) au même tarif que celle d’un médecin (BAC+9) … des exemples débiles mais des réalités !
      Et le contrôle de l’État, n’empêche pas les conneries (le Carlos chez Renault salaire mensuel équivalent à dis ans du salaire d’un technicien de surface) Il faut des différences de rémunération mais il y a des abus ! Et ce n’est pas nécessairement les actionnaires, les entreprises ont besoins de leur fric et de leur garantie financière et ça doit de payer et plus que le livretA car il y a pas mal de risques.

      • La salaire de Goshn est du niveau des salaires des patrons des grandes entreprises internationales. Vous voudriez qu’il travaille à 10x le SMIC mensuel?? C’est quoi votre « normalité »?
        Les actionnaires ont accepté de payer C.Goshn à ce prix et cela ne regarde qu’eux car ce sont eux les proprios de Renault et non les salariés. Il faudrait un jour sortir de ce mantra communiste.
        Pour trouver quelqu’un qui accepte de prendre à la tête d’une entreprise en mauvais état dans un pays marxisant avec un droit du travail étouffant, des charges sociales majeures, pour essayer de la redresser tout en étant suffisamment burné pour renvoyer dans les cordes des gouvernants socialisants, vous croyez pouvoir vous dispenser d’une grosse cagnotte pour le faire venir?
        Certes, vous avez toujours la possibilité de placer un énième énarque issu du troupeau de ceux qui font régulièrement la navette entre une pantoufle du public et une charentaise du privé mais c’est ce type de recette qui a finit par couler Renault!

        • non le probleme de ghosn c’et que l’etat est actionnaire

        • Ce que vous dites est excellent, et la façon dont vous le dites est délicieux. « pays marxisant », « suffisamment burné », « navette entre une pantoufle du public et une charentaise du privé », j’adoooore !

    • @hellodelu ,bonjour, je serais partiellement d’accord avec vous à ceci prêt que se sont 40% de la population qui payent pour les 60% QUI ENCAISSENT sans contre parti de quelle ordre que ce soit puisqu’ils y ont droit. A nous autres il nous reste juste encore le droit de fermer notre gueule. Peut-être les choses différeraient si enfin les tellement plus intelligents décidaient de solliciter précisément cette population que j’évoquais hier dans un post. C.A.D. briser la dynamique où se sont toujours les mêmes qui signent le chèque et les mêmes qui n’ont jamais assez de moyens. + la science fait des progrès et plus le nombre de « malades » augmente. Cherchez l’erreur.
      cordialement.

    • @ HelloDeLu : c’est vrai que les Français (du moins la majorité car il en est, minoritaires, qui sont conscients des problèmes et du fait qu’on ne peut vouloir le beurre et l’argent du beurre) sont en bonne partie responsables de leurs problèmes, mais cela ne dédouane pas pour autant une classe politique corrompue comme rarement (qui s’en met plein les poches sur notre dos), démagogue comme jamais, et incroyablement lâche quand il s’agit de tenir un langage de vérité aux Français.

  • Encore un bon article, merci!

  • Voir dans le mouvement des gilets jaunes un « élan de liberté », je pouffe.
    Non, il y avait effectivement un salutaire ras le bol fiscal, mais chacun pour sa gueule, et si c’ est possible ne changez rien pour le voisin. C’ est le tableau dramatique qui s’ en est très rapidement dégagé, sans que l’ Etat d’ ailleurs n’ ait à forcer quoi que ce soit.
    J’ ai lu ce matin (à jeun) un billet de l’ inénarrable Jacques Attali, pour me donner un peu de hargne et attaquer la journée, qui du haut de sa superbe nous donne SON analyse du temps passé et LA solution à tous ces maux:

    https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/le-vrai-probleme-francais-1147879

    Oui, je sais, c’ est à pleurer.

    • Mais, didonc, ca n’est issu d’un billet qu’il a déjà publié il y a 5 ans, lui même inspiré d’un article sorti il y a 10 ans, qui a trouvé sa genèse dans un de ses livres très originaux imprimés il y a 20 ans ? :o)

    • Ce bonhomme est d’ une indécrottable suffisance… il est trop mignon de nous expliquer du haut de son Olympe comment il faut faire pour s’en sortir… alors qu’il fait partie de ceux qui nous ont mis dans la merde avec leurs idées brillantissimes à l’époque de miterrand. Encore un pas payé au résultat.

    • Dirigée par cette éminence grise doué d’aussi peu de bon sens qu’il est prétentieux … ce pays est bel et bien foutu.
      En exil depuis 12 ans ainsi que mes trois fils… dans un pays qui respire la liberté d’entreprendre : la Thaïlande.

    • @STEPHANE j’admire votre stoïcisme . Débuter la journée avec Attali faut le vouloir .Chapeau .

  • Le rêve idiot et stupide qui veut faire croire que c’est en appauvrissant les Riches qu’on va pouvoir enrichir les Pauvres.!

    • Sur les impôts ils sont fiers de nous montrer qu’en volant un peu Jacques, Pierre augmente considérablement son niveau de vie. Bien, soit. Ils oublient cependant l’inexorable appauvrissement de l’ensemble de la population: Jacques et Pierre. A la fin de cette histoire il ne restera que des pauvres. Ou alors des riches qui copinent avec le pouvoir. Cela n’étant pas trop propice à une société épanouie et apaisée….

    • @Michel p c’est exactement cela. en fait le jour où ,c’est presque déjà réelle, il n’y ara lus de riches, il y aura encore toujours autant de pauvres.

  • Vous avez raison. Les vrais gilets jaunes ne sont pas ceux de l’exécutif, des syndicats et des écolos.

  • Excellent article, qui dit tout, merci Nathalie MP

  • Les neuneus qui veulent des taxes mais que pour les autres sont de retour!

  • @Hellodelu, bonjour pourriez-vous intellectuellement envisager une ou des alternatives à vos jugements monolithiques. PPour ma gouverne je suis ravi qu’il y ai des B.ARNAULT, CARLOS GHOSN et autres, de ceux qui, créer de la richesse, et qui salarient mes concitoyens, sauf quand elle sert à payer les Homards de nos élites de goooooooooche ou de droooooooooite (le train de vie du sénat) ainsi que les délires de cette si chère morue du 55 fb. Le budget de l’Elysée pour 2020 a augmenté de 2 000 000 d’Euros. En fait samedi dernier un couple de manifestants (filmé) en conversation reçoit une bld en plein dans l’oeil. Place d’Italie tout le matériel de chantier à été laissé (à dessin) sur place alors que la manif à été déclarée. Merde . Je vous souhaite énormément de bonheur.

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