Les luttes technophobes, ou les habits neufs de l’anti-capitalisme

Les attaques modernes contre la science sont livrées d’abord contre notre civilisation et ses accomplissements.
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Les luttes technophobes, ou les habits neufs de l’anti-capitalisme

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 6 août 2019
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Par Vincent Bénard.

« Nous vivons dans un monde de plus en plus dangereux ! »« L’humanité court à sa perte ! », « Interdisons ceci ! », « Arrêtons de consommer cela ! »

Pas une journée sans que des messages vilipendant telle ou telle technologie, telle ou telle consommation, ne soient répétés à l’envi sur nos médias, par nos politiciens, par des personnalités médiatiques, parfois par certains scientifiques, au point que certains de ces messages sont devenus des vérités intangibles, contre lesquelles se poser en dissidence en vient à constituer une prise de risque personnelle parfois difficile à concevoir dans des pays qui se prétendent libres.

À la base de ces campagnes, un ingrédient essentiel : la peur.

Quel schéma peut on identifier lors de chaque campagne technophobe ?

Le schéma opérationnel des marchands de peur technophobe est à chaque fois le même :

  • Identifier une technologie à haut niveau de service rendu à l’humanité, généralement sous un rapport avantages/inconvénients ou avantages/risques très favorable ;
  • Monter contre ces technologies, en ne reculant devant aucune manipulation, aucun mensonge, un dossier visant à semer le doute dans la population quant à l’usage de cette technologie ;
  • Lancer une campagne diffamatoire contre la technologie en question et les entreprises qui en vivent ;
  • Diffamer les voix qui osent contredire les messages obscurantistes de ces campagnes et leurs mensonges ; notamment, les scientifiques sérieux osant dénoncer ces obscurantismes seront la cible privilégiée de campagnes diffamatoires ;
  • Obtenir des interdictions légales ou de fait.

Ce schéma opérationnel a été utilisé, parfois avec succès, parfois moins, contre les technologies suivantes :

Et cette liste n’est certainement pas exhaustive.

Faire peur : une stratégie payante

Il existe, pour toutes ces technologies et usages, une littérature académique abondante montrant de façon indiscutable leurs avantages, l’importance de leur service rendu, bien supérieure à leurs inconvénients et risques connus. Il existe aussi, souvent, une littérature académique montrant que l’emploi de ces technologies peut, sous certaines conditions, poser des problèmes. Toutefois, l’opportunité d’usage doit mettre en regard les avantages et inconvénients, sachant que l’ingéniosité humaine sait, quand les incitations sont bonnes, réduire les inconvénients et maximiser les avantages.

Mais voilà, tout usage d’une technique dans un but particulier recèle un niveau de risque non nul. Aussi ces risques sont-ils montés en épingle, quand ils ne sont pas purement et simplement imaginés, au mépris de tous les bénéfices apportés par ladite technologie, et des armées d’individus de bonne foi, intoxiqués par les discours catastrophistes, se muent en militants, parfois pacifiques, et parfois intolérants, de la cause anti.

Naturellement, toute cause doit avoir ses démons (les big oil pour le CO2, Monsanto pour les OGM, big pharma pour les vaccins, et ainsi de suite), et ses sauveurs : Al Gore, le GIEC, Nicolas Hulot, Gilles Éric Séralini, et de nombreux autres, revendiquent ce statut.

Quelles motivations ?

Le prétexte invoqué est le plus souvent écologique, mais les motivations des parties prenantes sont souvent autres, multiples, et pas nécessairement convergentes. Nous distinguerons deux types de motivations : intéressées ou idéologiques.

Parlons d’abord de l’intérêt personnel de ceux qui promeuvent, ou sont complices, de ces campagnes.

Certains y voient le moyen de sortir de l’anonymat à bon compte en vue, par exemple, de booster leur carrière politique, médiatique, ou scientifique.

Certaines organisations non gouvernementales y voient clairement le moyen de convaincre la population de leur apporter des fonds, ou des États de leur apporter des subventions. Un exemple : certaines se sont même constituées un beau portefeuille grâce au commerce des droits d’émission de CO2 organisé sous l’égide des Nations Unies dans le cadre du programme REDD de protection des forêts primaires, souvent sans la moindre considération pour les populations locales. Inventer une cause environnementalement populaire peut donc se révéler extrêmement lucratif.

Certains capitalistes y voient encore des opportunités d’affaires : la peur fait vendre. Et comme le marché de la peur engendre souvent des marchés subventionnés, les prédateurs s’y accumulent comme des mouches. Un exemple caricatural parmi des milliers d’autres : la presse britannique révèle qu’un grand champ d’éoliennes off shore entrera bientôt en production et recevra sur sa durée de vie prévue deux fois plus de subventions (2,5 Md£) que l’investissement initial de ses promoteurs, de 1,2 Md£. Les subventions touchées représenteront plus du double, annuellement, de l’électricité vendue. On ne saurait mieux dire que le projet semble dessiné uniquement pour attirer les subventions ! Et tous les grands projets éoliens français, britanniques, ou allemands, sont montés sur des bases financières similaires, avec pour résultat que, dans tous ces pays très riches, l’augmentation du prix de l’énergie engendre un nouveau phénomène, la « précarité énergétique ». Mais les marchands de peur, pourtant si enclins à amalgamer leur discours avec de belles envolées sur un monde socialement plus juste, n’ont cure de ces pauvres qu’ils fabriquent. Sans la grande peur climatique, aucun de ces projets n’aurait vu le jour.

Les technophobes idéologiques

Mais ces comportements intéressés ne seraient rien sans une autre catégorie d’acteurs sur le marché des idées catastrophistes, les « technophobes idéologiques ».

En effet, beaucoup voient dans cette technophobie militante le seul moyen de mettre à mal un système qu’ils exècrent, le capitalisme, qu’il soit libéral ou de connivence. Les anti-capitalistes ont constaté que le communisme était condamné à échouer parce qu’il ne parvenait pas à suivre le progrès technologique des sociétés capitalistes : qui veut innover dans une société qui condamne la réussite individuelle et ne permet pas aux individus hors norme de retirer le fruit de leur ingéniosité ? Et du coup, les populations condamnées à la médiocrité des conditions de vie (ou de survie), dans les pays où s’applique un socialisme extensif, se prennent à rêver d’une évolution à l’occidentale : les modèles tentant de s’établir en opposition au capitalisme finissent toujours par s’écrouler, parce que même leurs dirigeants finissent par s’en lasser.

Alors les anti-capitalistes déguisés en bonnes consciences vertes ont compris que pour abattre le capitalisme honni, il faut jeter dans la population le doute sur nos plus grands progrès. Si les gens n’ont plus envie de progrès, s’ils en ont peur, alors un modèle anti-capitaliste peut émerger. D’où la multiplication des combats écolo- citoyens pour sauver le monde auxquels il devient impossible d’échapper. S’ils parviennent à dégoûter le peuple du progrès, voire à rendre le progrès légalement difficile, alors le moteur de nos sociétés s’arrête.

Mais ne nous y trompons pas, ces combats, s’ils venaient à être gagnés par leurs promoteurs, seraient perdus pour le reste de  l’humanité : les technologies susmentionnées se sont imposées sur ce qui existait précédemment justement pour leur rapport coût-bénéfices ou bénéfices/risques tout à fait remarquable, et les anti se moquent éperdument des effets dommageables que provoquerait leur abandon. L’exemple le plus parlant est sans doute celui du bannissement (de fait, et non de droit) du DDT dans les années 70 dans de nombreux pays touchés par la malaria, sous la pression d’États occidentaux relayant le discours alarmiste d’ONG vertes. Ce bannissement a provoqué une résurgence dramatique de la maladie dans les pays pauvres dans les années 70, et ce n’est que depuis les années 2000 que les progrès économiques enfin perceptibles dans ces pays ont permis de faire reculer à nouveau les foyers de cette maladie.

Enfin, ces technophobes idéologiques ne savent que trop bien que l’énergie est la clé de la croissance de notre richesse par habitant. Trouver des prétextes pour forcer l’humanité à se détourner des énergies les plus prometteuses en termes de rapport coût-avantages (nucléaires et fossiles) et promouvoir des alternatives technologiquement non efficientes du point de vue de tout ingénieur sérieux est sans aucun doute leur meilleure trouvaille.

Et nombre d’entre eux défendent des politiques visant à la décroissance forcée, sans égard pour les souffrances vécues par les populations victimes de phases de décroissance économique forte non désirées. On pourra encore citer le tome 3 des rapports du GIEC, celui qui évoque les « solutions » pour lutter contre le (très exagéré) réchauffement climatique, qui préconise ouvertement la décroissance des pays riches, une croissance limitée des pays émergents, et un contrôle étatique renforcé sur toute activité privée, au nom « de la planète » et « du climat », bien sûr.

La technophobie politique cache un dessein plus large

À travers ces combats anti-technologies, c’est bel et bien la pérennité de la civilisation occidentale qui est attaquée. Et peu importe, pour certains, le prix que l’humanité ait à payer pour atteindre ce but ultime. Après tout, les partisans du nazisme ou du communisme estimaient eux aussi inévitable que des vies soient éliminées, et la vie des autres sévèrement encadrée, pour faire émerger un ordre nouveau.

Les néo-technophobes reproduisent en grande partie leurs schémas de pensée. Ils ne sont que le nouvel avatar de l’anti-capitalisme. D’ailleurs, les techniques de propagande contre les technologies à haute valeur ajoutée sont les mêmes que celles utilisées contre le libéralisme, la mondialisation du commerce ou le capitalisme en général.

Ce sont toujours les mêmes schémas que nous voyons apparaître… Toujours. À la liste de technologies à abattre ci-dessus, et par dessus tout, ajoutez le capitalisme. Chaque combat contre une technologie à haute utilité n’est qu’une bataille, la guerre est livrée d’abord contre notre civilisation et ses accomplissements.

Annexe :

En illustration de ce qui précède, voici, pour quelques-unes des technologies citées dans l’article, quelques articles synthétisant les débats en cours.

(Article initialement publié le 9 juin 2018)

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  • oui..je pense aussi que ce schéma se répète. mais je ne pense pas que ce soit planifié, ou pensé…les gens sont d’abord anticapitalistes ou pour être plus précis contre les échanges libres entre les gens …et adhèrent à ces idées.. pour ceux que je connais en tous les cas…

    reste à savoir où l’idée de vouloir interdire les échanges libres entre les gens trouve son origine…très présent chez les gens éduqués…à mon avis dans la frustration de ne pas occuper les places élevées dans la société qui leur reviendraient de droit.

    La conviction d’etre l’élite que mérite la société..

    • Le simple désir de commander à son prochain, pour sa satisfaction propre et non pour celle du dit prochain.

      • Certes, mais dans ce cas c’est toute la société qu’il faut remettre en question et se diriger vers l’anarchisme.

    • bien sur que si cela est parfaitement pensé et orchestré par certains . l’exemple de wwf organisation qui se drape de la vertu des grands protecteurs de l’environnement, mais qui espère surtout toucher des milliards grâce à un programme ONUsien appelé REDD sert a une caste qui utilise tous les idiots idéogogo utiles a leur causes pour s’enrichir . La perfidie de certains n’a pas de limite .
      je ne parle pas de jadot ou autre rivasi qui ne sont que dans l’idéologie et la bêtise humaine mais de certains comme algore et autre dirigeant plus ou moins cachés dans les gros business des ENR voir dirigeant d’énorme ONG comme green peace ou wwf déjà cité

  • Je doute que les technophobes idéologiques soient les vrais moteurs. Ils ne sont que manipulés (ou cajolés) par des politiciens et hauts fonctionnaires avides de pouvoir. Le schéma est en effet simple : d’abord créer un sentiment de danger et ensuite se présenter comme le rempart contre ce danger. La conséquence est une avalanche de normes et de fonctionnaires ou d’agences pour les faire respecter, pour les durcir en permanence et bien sur pour en prendre prétexte pour lever des taxes. Le problème est bien que nos élites dirigeantes sont surdimensionnées et ont toujours besoin de trouver des prétextes supplémentaires pour ne pas être balayées comme toute élite dont la justification devient douteuse. Dans les pays occidentaux « éclairés », la noblesse a été balayée et la religion a été largement cantonnée. Notre classe politique pléthorique et notre « élite » de hauts fonctionnaires ne veulent pas subir le même sort. Le phénomène est assez ancien en France, regardez par exemple ce qui tourne autour du nucléaire. Son agence de régulation (ASN) ne fait que grossir et pourchasse des risques imaginaires (et néglige parfois les vrais risques !) et elle entretient soigneusement une nuée d’associations militantes douteuses qui infiltrent même des groupes censés être composés d’experts !

  • À mon sens, les phobies sont la conséquence plutôt que la cause de ces acharnements. Les intérêts que beaucoup trouvent à les entretenir sont assez évidents : industriels, politiciens et médias.
    Mais à la base, il y a idéologie, dogmes politiques et aspirations post-modernes qui refusent l’idée même de progrès et de société ouverte.
    Ça, c’est plus compliqué à analyser et, surtout, à démantibuler.

  • Si ce n’est pas déjà fait, ce serait bien de mettre en ligne sur Contrepoints les liens proposés par Vincent, notamment celui sur l’exagération climatique, intéressante synthèse du sujet.

  • J’ai bien peur que l’auteur ne succombe à la reductio ad hitlerum…
    De mon côté j’estime que l’article fait l’impasse sur une autre catégorie : les idéologues purs. Ceux ci ne visent pas spécifiquement la mort du capitalisme mais la fin de certaines technologies, comme le nucléaire ou la bagnole « fossile ». Rejetant la decroissance, ils affirment au contraire que d’autres technologies (ENR, VE…) seront encore plus pourvoyeuses d’emplois et de croissance que les actuelles.

    • je n’ai rien contre les gens qui sont contre une technologie, c’est leur droit le plus strict..mais ces gens là pensent aussi qu’ils ont le droit de forcer les autres à s’en passer pour des raisons qui semblent assez discutables … ils pensent effectivement qu’une société peut se construire sur un arbitraire collectif ..il suffit de considérer des concepts comme la surconsommation , la surpêche , la surpopulation…la sur-richesse même… soit…dans le vague pourquoi pas, c’est assez inoffensif… appliqué dans le monde réel ça fait froid dans le dos. à terme c’est la populace qui fait ce que lui dit une élite autoproclamée.

    • « Rejetant la décroissance »…
      Les idéologues purs ne savent même pas que quand on crache en l’air, ça vous retombe sur le nez.

    • « d’autres technologies (ENR, VE…) seront encore plus pourvoyeuses d’emplois et de croissance que les actuelles. »

      Sûr que si on remplaçait les pelleteuses par des petites cuillères, on pourrait créer des millions d’emplois pour construire les routes… Mais il n’est pas certain que le salaire de 1 euro par jour de travail conviendrait aux nouveaux employés. A moins que réduire les Français à ce revenu ne soit le but ultime des décroissants ?

  • Bonsoir à tous,
    Ces gens nous rejouent la nième version du « Si la demande augmente encore, je vais manquer de silex à tailler » … qui pouvait trotter dans la tête de l’artisan de l’âge de la pierre taillée …
    Visions malthusiennes et haine du progrès technologique vont ensemble pour chanter les vertus d’une « décroissance » parfaitement inapplicable.
    Ce qui est assez lamentable, c’est que ni politiques ni journalistes ne s’emparent du sujet pour chanter une autre chanson, qui commence évidemment par une augmentation massive de l’allocation collective de fonds à la Recherche pour sortir de notre trappe anti-croissance actuelle …
    https://www.linkedin.com/pulse/science-technologie-richesses-et-progr%C3%A8s-construisons-pierre-tarissi/
    Amitiés,

    Pierre

  • Ne redoutons pas les nouvelles technologies, notamment l’intelligence artificielle qui a le vent en poupe.

    Celle-ci pourra rapidement nous débarrasser de tous ces parasites qui s’accrochent à leur statut: notaires avocats, juristes, hommes de lois, conseillers de tous poils… Bref la technologie va nous débarrasser de tous ces corps de métier scotchés à leurs avantages et nous les facturent chèrement, là où l’IA saura piocher plus judicieusement dans de larges bases de données pour nous renseigner efficacement , rédiger des actes validés par techno blockchain, s’adapter aux bonnes jurisprudences à la vitesse de l’éclair.

    Même cet article pourrait déjà être mieux construit par l’intelligence artificielle et mieux documenté.

    La révolution est en marche et vous avez raison de vous opposer à l’obscurantisme de tous ces opposants qui s’accrochent à leurs prébendes comme une moule à son rocher

  • C’est surtout le problème des subventions et de ceux qui en profitent (politiques).

  • notre société d’abondance pars en sucette.. trop riche, trop gavée
    çà pleurniche a tous les étages..
    gosses de riches!

  • A propos d’EnR, j’ai lu récemment que le patrimoine de la famille royale britannique avait fait un sacré bond, grâce à ses placements judicieux dans des sociétés d’EnR.
    Merveilleux, des plus values (potentielles) grâce à l’argent des gueux, habilement détourné par les pouvoirs publics dont la famille royale connait parfaitement les rouages.
    C’est d’un rare cynisme.

    • une famille royale c’est une famille qui vit de son royaume..
      rien a voir avec les aventuriers qui pillent le peuple a l’issue des elections

    • Le prince Philip est le président émérite et un des fondateurs de WWF, donc pas étonnant qu’elle est investie dedans!

    • Comme Al Gore. Il sait dans quoi il a investi massivement avant de se lancer dans l’activisme vert.

  • Je lis souvent (ou du moins je lisais quand c’était la mode) les mots : « pas de liberté sans responsabilités. »
    Ces gens qui s’engagent contre DDT ,Glyphosate, énergies fossiles classiques, nucléaire, etc… le font librement en prenant leurs responsabilités vis-à-vis du monde, de la planète, de la société (appelez cela comme vous voulez) et selon leurs convictions.
    Je ne vois que des gens libres qui fuient les discours officiels, les pressions des lobbys etc… (en tombant parfois dans d’autres discours formatés, d’autres lobbys. Tout comme les camarades climato-sceptiques, les fanas du chimique, les complotistes du 11 septembre, etc)
    Donc c’est une démarche libérale.

    Et l’histoire du DDT, faut être culotté.. Mais bon.. le jour où je lirai sur CP qu’une interdiction ou un truc un tout petit peu écolo (ou simplement de bon sens) sera bien vu (et traité honnêtement), je verse 10 euro. (quoique.. non… pas de RGPD, pas de sous)

    • Toujours vos poncifs dus à votre ignorance crasse! L’interdiction du DDT, suite à une campagne des écologistes, causent tous les ans 435.000 morts, spécialement des enfants.
      Toutes les 2 minutes, un enfant meurt du paludisme. Et chaque année, plus de 200 millions de nouveaux cas de cette maladie sont notifiés affirme l’OMS sur son site. Mais on sait que la haine des écolos pour l’homme fait que cela ne les émeut pas!
      Alors votre bon sens ce n’est que de la bêtise ignoble!

      • Ah Virgile. La bave de votre rage coule toujours non loin de mes saines réflexions.
        Vous devriez alors savoir que  » De nos jours, le DDT est toujours utilisé dans les pays – principalement tropicaux – pour lutter contre le paludisme et le typhus (et de manière générale, toute maladie transmise par des moustiques). Son utilisation est principalement limitée à l’intérieur des bâtiments, par son inclusion dans des produits ménagers, et des pulvérisations sélectives, ce qui limite considérablement les dommages écologiques par rapport à son utilisation antérieure en agriculture. » (extrait de wikipédia).
        Dans cette extrait (vous donnant tort), il est pointé 2 faits importants qui n’ont pas l’heur de vous plaire et surtout de ne pas coller avec votre doctrine :
        1) développement de résistance au DDT par les moustiques. Fait avéré depuis bien longtemps (extrait d’un document de l’ANSES « A partir de la fin des années 1940, on observe des cas de résistance des mouches au DDT, et des moustiques au DDT et à la dieldrine dans les années 1950. L’emploi des organochlorés baissa après les années 1970, suite au constat de leur persistance dans l’environnement, mais aussi compte tenu de leur toxicité pour les écosystèmes voire l’homme. »). Il est noté également que les organochlorés ont été remplacés peu à peu par des organophosphorés en raison de leur moindre persistance dans l’environnement
        2) les méfaits du DDT sur l’environnement et la santé humaine. Vous ne m’ôterez pas de l’idée qu’une substance destinée à tuer un être vivant a peu de chance d’être neutre pour un autre être vivant. Et si l’environnement est impacté (à long terme en plus), l’écosytème en prend un coup et l’équilibre naturel aussi (mais là je vous parle chinois sans doute).
        Suis-je pour l’interdiction du DDT ? Non pas du tout. Suis-je pour une utilisation très prudente de cet insecticide ? Oui.
        Un article de Libération parlant du DDT et qui prend en compte votre interprétation des faits : https://www.liberation.fr/week-end/2004/05/29/le-ddt-insecticide-utile-a-petite-dose_481371

        • Je ne suis pas toujours d’accord avec vous, loin de là, mais sur ce coup-ci je ne vois rien à redire – sauf éventuellement sur votre point 2, qui ignore (volontairement ?) que le métabolisme d’un moustique n’est pas celui d’un humain – et il en est de même pour les plantes par rapport au glyphosate. Il est donc tout à fait possible d’avoir un produit qui est mortel pour une espère et anodin pour une autre.
          À titre d’illustration, essayez de donner du paracétamol à un chat, si vous y arrivez il ne vous remerciera pas…

          • Il est vrai qu’en écrivant ce point 2, je savais ouvrir le flanc aux critiques et vous avez raison. En lisant un peu plus sur le DDT, celui-ci agit sur les canaux sodiques type 8 qui n’existent pas chez l’homme.. Cependant, comme il est prouvé qu’une résistance est apparue et se développe, il me semble tout à fait probable que certains humains soient potentiellement sensibles à ce produit.
            Le DDT est une « bonne » solution, mais pas la meilleure solution.
            Une longue persistence dans le sol est hautement problématique quand on connait l’importance des insectes dans le cycle de la nature. Le DDT permet une victoire à la Pyrrhus.

    • … Des gens libres qui veulent m’imposer leurs idées et me faire banquer pour les mettre en œuvre.
      OUI aux gens libres qui bouffent du végan bio équitable, produisent leur énergie verte dans leur jardin, et se font une vasectomie pour limiter la surpopulation.
      NON à ceux qui veulent imposer leurs modes de vies et credo aux autres en usant de la puissance publique.
      ’nuff said.

    • Toujours d’aussi mauvaise foi, à venir polluer ce blog en vous prétendant libéral. A l’américaine peut-être.
      Le problème du DDT n’est pas sa dangerosité, mais son coût faible qui le rend accessible à des pays pauvres. Les solutions idéales selon vous leur sont inaccessibles. Or, le DDT n’est plus utilisé que DANS les locaux d’habitation, pulvérisé sur les parois, ou sur des moustiquaire.

      Or même cette utilisation est interdite par les nazis SA Verts qui sous la forme de lobbies font pression sur les gouvernements pour conditionner l’aide à l’interdiction totale du DDT. Totale, comme un pays totalitaire.

      Voilà ce que nous devenons grâce à l’action de ces c.r.é.t.i.n.s verts.

      Quand au reste, pour la question du progrès, quelle franche rigolade …

  • Tant qu’il a y a des clients a qui vendre de la peur il y aura des vendeurs de peur..meme si les peurs de nos ancetres n’ont plus de fondement avoir peur fait partie du genre humain , sans une peur l’homme n’est pas un homme entier. La peur est plus facile a vendre qu’un kg de bananes !

    • J’ai parfois l’impresssion que moins les gens sont croyants, plus ils sont crédules. Surtout quand on ajoute une bonne dose d’inculture, en larticulier scientifique.

  • Et Elise Lucet est le bras armé de cette campagne obscurantiste, elle se charge de la première partie, faire peur!

  • Identifier une technologie à haut niveau de service rendu à l’humanité, généralement sous un rapport avantages/inconvénients ou avantages/risques très « défavorable? »

  • Le problème est l’idéologie, la technophobie comme la croyance aveugle que toute nouveauté est un progrès en soi.
    Certains discours de prudence (qu’il faut distinguer de l’alarmisme) peuvent être justifiés.

    • Pour innover , il faut sortir du cadre connu! et l’inconnu pose toujours problème aux plus peureux/pessimiste (par nature ou incapacité a pouvoir comprendre/réfléchir ) .Pour certains «  »trouillard » » cela leur crée même des paniques incontrôlable les rendant dramatiquement idiot pour ne pas dire complètement con à en devenir nuisible ! Pourtant le progrès ne peut que passer par les innovations. L’électrification de paris a produits des manifestations anti électricité avec des affrontement violent et des morts, idem pour l’arrivé de la voiture….Et les deux ont été responsable de milliers de mort par la suite tout en étant de formidable progrès pour l’humanité!
      Heureusement qu’il y a des obstinés de l’innovation pour se battre contre les passéistes anti progrès pour le bien et la prospérité de l’humanité. La nouveauté pour les « anti » en tout genres est la capacité/possibilité pour tous de communiquer, se fédérer (même pour les plus idiots et à 2 de qi) et en finalité de nuire un peu plus fortement aux bon développement de l’humanité!

      • Bravo pour ce formidable plaidoyer anti-libéral. C’est quoi le résumé « soumets-toi aux innovations ou crève » ?
        Quid si je veux rester peinard dans mon coin de campagne sans avoir la 5G, sans appareils connectés, sans être fliqué à tout bout de champs par l’Etat ET les sociétés privées ? Si je ne veux pas que ma maison, mon lopin, ma propriété privée soit visible par tous les satellites (je sais qu’on peut demander le retrait à Google Maps) ».
        Innovation n’est pas progrès forcément. Pouvoir cuire son riz en 8 minutes au lieu de 10, c’est un progrès seulement si le riz est aussi bon, aussi nutritif, aussi tout que l’ancien.
        Rappelez vous quand tout le monde voulait avoir la photo de son squelette aux rayons X, avec des doses beaucoup trop fortes ! Ahh le progrès.
        Suis-je contre le progrès ? Non pas du tout. Suis-je contre les innovations ? Pas forcément. Je suis pour la liberté des gens et leur bien-être.

        • @Amahuit et Dernier
          Dans une société libérale, vous pourriez très bien rester l’écart de ce qui vous déplaît (exemple 5G) et vous pourriez parfaitement renoncer aux « innovations » que vous jugez néfastes (exemple riz cuit en 8 mn au lieu de 10). C’est l’État socialiste qui vous force à consommer ce que vous ne voulez pas, et qui, si vous êtes vraiment récalcitrant, vous force à payer pour ses pseudo innovations que vous n’utilisez pas. Regardez comme les dirigeants des départements imposent « la fibre pour tous » financée par les contribuables (alors que cette technologie est déjà dépassée), comment les hommes de l’État vous imposent de changer de voiture, de changer de chaudière, de remplacer vos fenêtres, de financer leur propagande, massacrent vos paysages avec leurs éoliennes et centaines d’autres exemples dont je vous épargnerai la liste.
          D’une manière générale, face à l’innovation, la démarche socialiste a toujours été la même :
          1) la rejeter
          2) une fois qu’elle a été adoptée par un certain nombre de gens et qu’elle est jugée positive, l’imposer à tous, avec l’argent des autres (ce qui était précédemment décrié devient « un droit à »).
          Aujourd’hui, pour les raisons qui sont très bien expliquées ici par Vincent Bénard (fabuleuse aptitude du socialisme à générer la pénurie), ils combattent certaines innovations sans être exempts de contradictions car les vieilles habitudes décrites en 1) et 2) ont la vie dure. La pseudo « transition énergétique » ne se doit-elle pas d’être soi disant « solidaire » ?

        • anti liberal?? redescendez un peu . Les innovations n’ont jamais été « anti libéral par elles même. C’est ceux qui nous les imposent ou veulent nous les interdire qui le sont ! Et là effectivement j’attaque plus ceux que l’on voie le plus en ce moment a savoir ceux qui refusent toutes innovations par peur infondée et sclérosante. les pro pénible de la collapsologie ! La ont a de vrais anti libéral ! Et oui il faut prendre des risques dans la vie si ont veut avancer ! et oui les «  »trouillards » » sont des pénibles qui bloques tout et vont réussir a nous faire reculer si on ne les remets pas très vite a leurs place ! (commencer pour le monde agricole en France qui est mon domaine de compétence professionnel mais il ne faut pas le dire surtout…!) Manger bio !!!!(ironie)

          • Vous dites « et oui les « »trouillards » » sont des pénibles qui bloques tout et vont réussir a nous faire reculer si on ne les remets pas très vite a leurs place ! »
            Nan mais oh… c’est qui qui veut imposer hein ? Vous vous prenez pour le Sachant qui détient les clés du Bonheur ?
            Le monde agricole a besoin de technologies bien sûr, car cela peut grandement aider à réduire les intrants chimiques.
            Perso, je parle plus des balances connectées, des matelas connectées, des barbecues connectées, des langes de bébé connectés ! Oui, ces produits existent (lancement des Pampers fin 2019). Oui les gens ont le choix de les acheter ou pas, mais au contraire de Guy et sa prose anti-socialiste primaire ci-dessus, c’est la pression sociale et des entreprises au travers de la pub qui « déclassent » les gens qui ne s’inscrivent pas dans le sacro-saint progrès. Ya qu’à vous lire ! Selon vous, les gens qui refusent les inno (quelques soient les raisons) sont sclérosants, collapsologue, anti-libéraux, trouillards, pénibles. Merci pour eux !

            Dans votre approche, il n’y a pas de réflexions, pas de moments où la société fait des choix. Car oui, ya des avancées technologiques qui doivent impliquer des choix. Les OGM, la modification génétique des embryons, la biométrie.
            Quand l’Etat viendra vous demander votre ADN pour le garder dans une banque de données qui pourra servir aux assurances, car bon, pour bien évaluer les risques, faut avoir des infos, et que ça servira pour vous identifier de manière sûre en biométrie vous allez dire « ouiiii quelle bonne idée ! Utilisons cette technologie » .
            Vous êtres prisonnier du progrès, vous ne le choisissez plus, il vous précède, il vous conditionne, sans lui vous n’avez plus nul part où aller. Vous n’êtes plus humain à cause de la technologie, vous êtes devenu objet existant uniquement par des upgrades successives. Fuite en avant vers une illusion, une chimère rassurante car inaccessible. Vous ne serez jamais accompli.

            • @Ama1er – Amabys – Amater alias Amaxxx et pas le Dernier
              Puisque vous pensez qu’il est si facile manipuler les gens avec de « la pression sociale » soutenue par la « publicité » pour leur faire faire ce que vous voulez, pourquoi êtes-vous si attaché au monopole de la violence de l’État sur son territoire pour leur imposer vos vues ?

        • Vous n’aurez pas la 5G dans votre trou. Et si vous êtes allergiques aux ondes, cessez de venir déblatérer ici.

          Soyez cohérent.

          • Je suis cohérent puisque je ne refuse pas certaines avancées technologiques. Allez habiter dans un pays libéral et cessez de vous plaindre de la France, soyez cohérent.

  • Excellent analyse, très éclairante.

  • Les commentaires sont fermés.

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