« J’ai quitté Greenpeace pour revenir à l’écologie »

Un entretien entre Nathalie MP et le militant écologiste Patrick Moore, membre fondateur de Greenpeace.

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« J’ai quitté Greenpeace pour revenir à l’écologie »

Publié le 14 décembre 2017
- A +

Par Nathalie MP.

Co-fondateur de Greenpeace en 1971, directeur de Greenpeace International et haute figure de la lutte contre la pollution minière, le massacre des bébés phoques ou le nucléaire militaire, Patrick Moore a fini par se trouver en désaccord croissant avec ses collègues écologistes – sur le chlore, le nucléaire… – au point de quitter l’ONG avec fracas en 1986. 

Ayant eu la chance de le rencontrer la semaine dernière lors de son passage en France pour une tournée de conférences, je lui ai proposé de me raconter son aventure Greenpeace ainsi que ses conceptions relatives à ce qu’il appelle « sensible environmentalism » ou écologie raisonnée, par opposition à l’écologie de l’affrontement dans laquelle, selon lui, Greenpeace s’est enfermée par pure idéologie.

Ce sont nos conversations (directes et par email) que j’ai le plaisir de vous rapporter ici. Voici d’abord une petite notice biographique :

Patrick Moore
Principaux repères biographiques

– 1947 : naissance sur l’île de Vancouver au Canada (Colombie britannique) dans une famille active dans la pêche et l’exploitation du bois.

– 1969 : licence en biologie de la forêt.

– 1972 : Ph.D (doctorat) multidisciplinaire en écologie et sciences de l’environnement.

– 1971/1986 : co-fondateur de Greenpeace, il préside Greenpeace Canada puis dirige Greenpeace International. Il prend la tête de nombreuses campagnes fameuses de l’ONG.

– En 1984, il participe à la création d’une entreprise familiale de salmoniculture sur l’île de Vancouver qu’il préside jusqu’en 1991.

– En 1986, il quitte Greenpeace pour divergence croissante de vue sur de nombreux sujets (chlore, nucléaire…).

– En 1991, il crée Greenspirit, un cabinet de conseils en environnement durable, changement climatique, biodiversité et écologie auprès de gouvernements et d’entreprises.


Nathalie MP (NMP) :
Bonjour Patrick et merci beaucoup pour cet entretien. Commençons par vos études. Pourquoi la biologie ? Pourquoi un Ph. D. en écologie ?

Patrick Moore (PM) : La relation homme nature a marqué ma vie depuis le début. J’ai grandi à Winter Harbour (photo), un tout petit village canadien de l’île de Vancouver, en pleine nature, au milieu des lacs et des forêts, baigné de pluies et entouré de familles de bûcherons et de pêcheurs. Mes parents étaient eux-mêmes des enfants de pionniers qui s’étaient installés dans cet endroit perdu et sauvage pour y faire leur vie. On ne savait rien de l’écologie, mais on aimait la nature et on avait appris à l’habiter.

« La relation homme nature a marqué ma vie »

La mécanique m’intéressait également – dans le bûcheronnage, c’est important – mais les sciences naturelles m’attiraient encore plus. J’ai donc entrepris des études dans ce domaine, avec la chance de pouvoir bénéficier d’une formation pluridisciplinaire aussi bien en biologie (biochimie, génétique, science des sols, biologie de la forêt..) qu’en écologie pour mon Ph. D., ce qui m’a amené à suivre aussi des cours de droit et des cours d’économie de l’environnement.

NMP : Doit-on comprendre que votre engagement dans Greenpeace découlait ainsi directement de votre attirance pour la nature et de votre formation initiale en écologie et protection de l’environnement ?

PM : Oui, mais pas uniquement. Dans le nom « Greenpeace », il y avait « green » qui faisait effectivement référence à la nature et à l’environnement, mais il y avait aussi « peace » qui signifiait très clairement un engagement en faveur de la paix dans le monde.

À l’époque de mes études, c’est-à-dire à la fin des années 1960 et au début des années 1970, nous étions dans une époque post Hiroshima marquée par la Guerre froide et la guerre du Vietnam. Comme beaucoup d’étudiants d’Amérique du Nord, j’étais moi-même très radicalisé contre la perspective d’une guerre nucléaire totale. En 1971, j’ai rejoint un petit groupe de Vancouver – une vingtaine de personnes au total – qui préparait un voyage de protestation contre les tests américains de la bombe H en Alaska.

« J’apportais une expérience concrète en activisme écologiste. »

De cet épique voyage, auquel j’ai participé, est né Greenpeace. Nous sommes devenus des « Rainbow Warriors », du nom d’une prophétie amérindienne selon laquelle « tous les peuples se rassembleraient pour sauver la Terre de la destruction lorsque le ciel deviendrait noir et les eaux empoisonnées ». Ce sera aussi le nom des bateaux emblématiques de l’activisme de Greenpeace. Les deux fondateurs seniors, Jim Bohlen and Irving Stowe, étaient des Quakers dont les principes directeurs reposaient sur la paix et l’humanisme.

Pour ma part, j’apportais effectivement au groupe une formation scientifique en biologie, mais j’apportais aussi une expérience concrète en activisme écologiste. Au moment où je commençais à réfléchir à mon sujet de thèse, j’ai eu l’opportunité de contrer les affirmations d’une entreprise américaine qui souhaitait obtenir les autorisations nécessaires pour évacuer les déchets d’une mine de cuivre à ciel ouvert dans une crique de l’île de Vancouver.

L’affaire attira l’attention sur moi et sur mon université, on me conseilla de changer de sujet de thèse, mais finalement j’obtins mon Ph. D. pour mes travaux sur « le contrôle de la pollution en Colombie britannique, exemple de l’industrie minière ».

« Le politiquement correct du moment voulait que l’ouest soit l’agresseur. »

NMP : Vous avez occupé des postes importants à Greenpeace de 1971 à 1986. Que pouvez-vous nous dire des activités de l’association à cette époque ?

PM : Avec le voyage en Alaska, nous avions pris goût à l’activisme anti-nucléaire. Aussi, nous avons rapidement tourné notre regard vers les essais nucléaires français à proximité de l’atoll de Mururoa dans le Pacifique.

À ce propos, vous savez qu’en 1985, les services secrets français couleront notre bateau à quai en Nouvelle-Zélande, faisant un mort parmi les membres de notre expédition.

En 1971, nous aurions pu nous occuper aussi des tests nucléaires chinois ou russes, mais la perspective de finir dans un goulag ne nous tentait guère. De plus, le politiquement correct du moment voulait que l’Ouest soit l’agresseur.

Parallèlement aux actions contre les essais nucléaires, contre les mines d’uranium à ciel ouvert et contre les engins militaires nucléaires, Greenpeace a lancé à l’époque des batailles fameuses parmi lesquelles on peut citer la campagne pour sauver les baleines et celle pour interdire le massacre des bébés phoques.

« Nous étions considérés comme des héros »

Après nos actions anti-nucléaires à Mururoa, la campagne pour sauver les baleines (dont la population avait décrû dans des proportions colossales depuis le début de la chasse vers le milieu du XVIIe siècle) nous permit d’acquérir une place de choix dans le cœur de l’opinion publique. Tout le monde aime les baleines.

Au cours de notre premier voyage de protestation, nous avons pu sauver huit baleines des griffes de pêcheurs russes au large de la Californie et nous sommes revenus avec un film qui fut diffusé partout. Nous étions considérés comme des héros et le monde entier nous acclama. Greenpeace était lancé !

NMP : Effectivement, l’impact médiatique est au cœur de la réussite d’une organisation comme Greenpeace. Voici une photo très célèbre où l’on vous voit lors d’une campagne contre le massacre des bébés phoques. Pouvez-vous nous raconter l’histoire derrière cette photo ?

PM : En lisant un article du National Geographic, nous avions découvert comment les bébés phoques étaient massacrés chaque année par centaines de milliers au Canada.

« Je me suis retrouvé en prison avec une amende de 200 dollars »

Les autorités locales recevaient beaucoup de lettres de protestation et de pétitions, mais rien n’y faisait, et ce massacre durait depuis plus de 200 ans. On a tout de suite eu le sentiment que c’était un nouveau job taillé pour Greenpeace.

Sur cette photo de mars 1977, je suis assis sur un bébé phoque pour le protéger des chasseurs. Des officiers canadiens de la police de la pêche sont en train de m’arrêter car nous n’avions bien évidemment pas les autorisations pour survoler ou approcher à pied les zones de peuplement des phoques.

Il existait en effet une loi dédiée à leur protection, théoriquement pour éviter de les perturber, mais réellement pour que la chasse annuelle se passe sans témoins gênants. Seuls les chasseurs avaient des permis d’approcher.

Finalement, je me suis retrouvé en prison avec une amende de 200 dollars à payer tandis que la photo, spécialement calculée pour cet effet, s’est retrouvée dès le lendemain dans plus de 3000 titres de presse du monde entier. Nous avions prévu de faire cela car nous pensions que ce serait une bonne image pour toucher les médias et le public. Opération réussie !

NMP : En 1986, vous quittez Greenpeace pour fortes divergences de vue sur de nombreux sujets y compris le nucléaire. Quand et comment avez-vous compris que Greenpeace et vous étiez en train d’évoluer de façon complètement différente sur les nécessités environnementales ?

« J’étais loin de me douter que Greenpeace militerait contre les barrages hydro-électriques »

PM : Mon opposition générale à toute activité nucléaire relevait d’une situation politique très circonstancielle, celle de la Guerre froide et de la guerre du Vietnam.

Mais dès mes débuts à Greenpeace, je savais par mes études et par mon expérience personnelle dans une famille active dans l’exploitation du bois que les arbres étaient une ressource renouvelable abondante. Je savais que l’important n’était pas de se désoler de voir qu’on coupait des arbres pour fabriquer des meubles ou des maisons, mais de replanter derrière. J’étais loin de me douter que je consacrais alors toutes mes forces à bâtir une organisation qui en viendrait à lancer une campagne contre l’exploitation forestière.

De la même façon, j’étais loin de me douter que Greenpeace et d’autres organisations écologistes militeraient contre les barrages hydro-électriques qui produisent une quantité d’énergie renouvelable non négligeable.

« J’ai compris que la fibre humaniste de Greenpeace avait disparu »

Mais de fait, pendant mes 15 ans avec Greenpeace, un changement s’est produit : la motivation initiale qui concernait le bien-être des humains sur la Terre s’est peu à peu transformée en une croyance radicale selon laquelle ce sont les humains qui mettent la planète en danger.

Pour moi, de façon très concrète, le point de rupture est arrivé lorsque mes collègues directeurs de Greenpeace International ont adopté une campagne pour faire interdire le chlore au niveau mondial. Pour eux, le raisonnement était simple : certains composés du chlore tels que la dioxine sont toxiques, donc interdisons le chlore totalement et partout.

Quand je leur ai rappelé que l’addition d’un peu de chlore dans l’eau potable avait constitué l’une des plus grandes avancées de santé publique et que de nombreux médicaments sont basés sur la chimie du chlore, ils ont manifesté une indifférence telle que j’ai compris que la fibre humaniste de Greenpeace avait disparu et qu’il était temps pour moi de partir.

Contre les OGM et le riz doré

Environ dix ans plus tard, les OGM ont commencé à faire leur apparition. En particulier, le riz doré, une variété de riz enrichi en β-carotène, permet de compenser les graves carences en vitamines A qui affectent 250 millions d’enfants dans le monde selon l’OMS. Chaque année, 250 000 à 500 000 deviennent aveugles, la moitié d’entre eux mourant dans les douze mois après la perte de la vue.

Compte-tenu des prétentions humanistes de Greenpeace, on pourrait facilement s’imaginer que l’ONG a soutenu avec enthousiasme cette nouvelle technologie. Il n’en est rien.

Elle a au contraire toujours menacé d’arracher les plants expérimentaux et lance campagne sur campagne pour discréditer le riz doré ainsi que les scientifiques qui travaillent sur le sujet. L’an dernier, 109 Prix Nobel dont 40 en médecine, ont demandé dans une lettre ouverte que Greenpeace cesse ses calomnies sur un produit qui pourrait sauver des milliers de vies chaque année.

Inutile de dire que ce genre d’affrontement écologiste purement idéologique à fort relent d’extrême gauche et d’anticapitalisme me conforte dans ma décision de départ.

Pour une écologie équilibrée

Le fait que la terreur entretenue à propos des émissions de CO2 (responsable du non moins terrible réchauffement climatique selon les écologistes) s’accompagne de campagnes virulentes contre l’énergie nucléaire (non-émettrice de CO2) constitue une incohérence de plus qui m’éloigne à tout jamais de l’écologie radicale qui prévaut aujourd’hui dans la plupart des ONG environnementales.

NMP : Comment concevez-vous l’action écologique ?

PM : J’ai quitté Greenpeace avec la ferme intention de construire une écologie qui sache trouver un équilibre entre les besoins environnementaux, les besoins économiques et les besoins sociaux. C’est cela, le développement durable.

Aussi, je privilégie une approche consensuelle entre les différentes parties prenantes pour résoudre les problèmes environnementaux qui surgissent plutôt que la confrontation stérile préconisée en général par les ONG de type Greenpeace.

Un écologiste sensé base ses raisonnements sur la science et la logique, pas sur le sensationnalisme, la désinformation et la peur. Et il ne reste pas aveugle aux besoins en nourriture, en énergie et en ressources naturelles de 7 milliards d’hommes pour construire notre civilisation.

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  • Greenpeace est devenu une organisation gauchiste, anti capitaliste.

    • Ni l’un, ni l’autre.

      Mais une entreprise dont le but est de faire prospérer ses affaires et assurer sa pérennité.

      • Si, l’un et l’autre car ce sont des communistes reconvertis après la chute de l’URSS. Mais ils n’ont pas abandonné leur idéologie débile!

  • c’est quoi l’écologie ?

    • Dans le role du pédant( style Achille Talon et sa célèbre encyclopédie superficiel du savoir): du grecque oîkos la maison, logos , le discours (raisonné). Donc ce qui se dit de la maison raisonnablement… Un enquête sur l’état de notre milieu . Pour moi pas de problème . Mais comme pour le « social » quand on ajoute un « isme » à l’écologie on rejoint d’emblée le crétin-isme…

    • L’écologie est le rapport triangulaire entre les individus d’une espèce, l’activité organisée de cette espèce et l’environnement de cette activité. L’environnement est à la fois le produit et la condition de cette activité, et donc de la survie de l’espèce. Ce n’est pas l’écologisme politique, qui en est une perversion…

    • @ jacques lemiere

      C’est écrit en toutes lettres dans l’article: « une approche consensuelle entre les différentes parties prenantes pour résoudre les problèmes environnementaux qui surgissent plutôt que la confrontation stérile »

      Comme tout parti « extrémiste » dont l’idéologie aboutit à l’absurde, les « verts » extrémistes imaginent la « Nature » que l’ Homme s’ingénierait à détruire comme si il n’en faisait pas « intégralement » partie!

      La « Nature », un mot dont je n’ignore pas le sens mais que je trouve complètement absurde et ridicule!

      De deux choses, l’une!
      – Où la « nature » existe et l’Homme en fait partie à 100% – ou le terme n’a plus aucun sens!

      Et c’est bien ce problème qui a apporté la confusion et a provoqué le divorce P.Moore-Greenpeace: un grand fauve a le droit de tuer un mammifère en Afrique, en Asie ou en Amérique mais un homme ne pourrait pas tuer un chevreuil pour le manger?

      Ce n’est pas parce que l’homme se pense plus important ou plus intelligent que les autres mammifères que la « Nature » lui donne raison!

      Tous les progrès de la biologie animale montrent que le « sonar » existait chez des mammifères marins avant leur découverte humaine d’il y a à peine quelques décades, qu’on commence à peine à comprendre la communication « animale » et peut-être « végétale » sans être sûr qu’elle ne soit pas aussi « bactérienne »!

      Heureusement, nous savons que nous ne savons encore presque rien car comme dans un désert de sable, chaque sommet d’une bute atteint nous montre un nouvel horizon pas encore découvert!

      Tout (ou presque) reste encore à découvrir!

      Toute science a déjà un passé mais elle a aussi un bel avenir!

      • oui…mais si on cherche une definition de l’écologie politique..avec la vague idée que cette idéologie aurait un but…assurer le bonheur des hommes ou je ne sais quoi… on a ça..https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cologie_politique

        beaucoup de prise de conscience, d’autorisation à penser…
        et l’idée sous jacente que tout e dégradation de l’environnement a pour vraie cause la globalité du système.. On u un appel à une remise à plat à une transformation..une révolution en somme..mais sans but… juste parler.
        C’est ce qui m’étonne beaucoup…il faut tout changer en somme..mais on ne sait pas pour faire quoi… On se dit que révolution écologique faite..on pourrait en refaire une…

    • L’équilibre de la nature! Que nos soi-disant écologistes contemporains refusent de respecter!

  • Merci pour cet interview d’un type bien qui redonne de l’espoir en l’homme et le futur de l’écologie.

  • Une écologie qui ne serait pas gauchiste et anticapitaliste n’a pas de sens ni de raison d’exister. L’écologie est naturellement prise en compte par les acteurs économiques sans besoin d’intervention publique car elle va de leur intérêt et leurs profits bien compris. Les quelques tarés qui détruisent sciemment l’environnement finissent généralement en procès et en faillite. Ils disparaissent rapidement.

    Les pays les plus pollués sont les pays socialistes pour la bonne raison qu’il n’existe pas la sanction du marché pour les réguler. Mais cela ne dure qu’un temps, le temps que le boomerang de la réalité leur revienne dans la figure.

    Le développement durable, ce sont d’abord et avant tout les bénéfices. Sans bénéfice, il est vain d’espérer le développement durable. Si l’écologie empêche les bénéfices, elle condamne durablement la nature. Si l’écologie désolvabilise et appauvrit les populations, elle condamne durablement l’environnement. C’est notamment le cas en France avec la CSPE et la taxe carbone qui alourdissent considérablement les factures d’énergie, sans autre raison que financer des moulins à vent parfaitement inefficients, polluants, et offrir des tribunes faciles à des politiciens qui ne savent faire qu’une chose, exprimer leur pouvoir de nuisance aux dépens de leurs contemporains.

    • Ce n’est pas l’écologie qui pose problème, mais l’écologiSME, qui en est la perversion par des politicards sans scrupules et des illuminés…

      • non ce sont les écologistes qui posent problème à savoir des gens qui disent non en se référant à des idées creuses.Etre écologiste est fondamentalement être contre faire des trucs… Vous trouverez toujours plus « ecologiste  » que vous.

        • vous trouverez aisément sur le net des vidéos d’écologistes démontrant que les pv et les éoliennes sont extrêmement polluants…
          ce sont des gens qui embrassent une idée comme la surconsommation sans la référer à rien…m^me si vous commencez à trouver des idées comme la durabilité..la consommation de planète…

          • parce qu’on est toujours l’écolo de quelqu’un…parce qu’on peut toujours dire que c’est sa propre idée de l’écologie qui prévaut..

      • Ce serait bien si l’écologie pouvait seulement exister, au sens d’un mode d’action politique sain. Malheureusement, il n’existe que l’écologiSME, qui consiste à imposer à autrui, par le truchement de l’Etat, le respect de prétendues vertus qu’on se garde bien d’appliquer à soi-même. Ce sont les fameux écolos qui se baladent en 4*4 ou se payent des virées en hélicoptère, parce qu’ils le valent bien, tout en interdisant la circulation du vil peuple dans leurs quartiers de prédilection. Ou encore, ce sont les saints parmi les saints, sauveurs de l’humanité, qui inscrivent le glyphosate sur la liste des produits possiblement cancérigènes… après avoir palpé d’épaisses enveloppes. Des dons aux bonnes œuvres, sans aucun doute.

    • J’aimerai bien que vous ayez raison, mais on peut citer tout un tas de pays parmi les plus libéraux du monde ou les acteurs économiques ne prennent absolument pas en compte les problématiques environnementales. Si une sanction survient (par l’état sous forme de procès ou les clients qui se tournent vers la concurrence), c’est toujours trop tard puisqu’il faut que le mal soit déjà fait pour qu’une de ces conséquences advienne.
      Mon impression est que la corruption est davantage un facteur de pollution que le socialisme, mais, celui-ci entraînant massivement celle-la, on peut effectivement faire ce raccourci.
      Pour le reste, vous avez totalement raison. Opposer écologie et développement économique est une aberration. Le développement économique est un prérequis à la capacité à prendre conscience des problématiques environnementales, et à passer à une vision de développement à long terme.

      •  » Si une sanction survient (par l’état sous forme de procès ou les clients qui se tournent vers la concurrence), c’est toujours trop tard puisqu’il faut que le mal soit déjà fait pour qu’une de ces conséquences advienne.  »

        Le mal sera au minimum fait une fois mais pas deux ou de façon éternel.

      • Dans un régime collectiviste, l’Etat et/ou le Parti Unique est le pollueur. Il ne va pas se faire un procès à lui-même. Une petite purge interne, peut-être, de temps en temps… Bref, dans ce régime, il n’existe rien en mesure de réguler quoi que ce soit.

        Là où on constate les plus fortes atteintes à l’environnement, c’est généralement qu’il n’y a pas de droits de propriété attachés. Dans l’article, l’exemple des baleines massacrées en pleine mer est doublement révélateur du défaut de propriété de la mer et du défaut de propriétaire des baleines. Pour combler le vide, des ONG tentent de développer à grand peine une espèce de copropriété collective à grand renfort de communication artificiellement compassionnelle, concept juridique bâtard sans consistance ni avenir car il ne résistera pas à la corruption endémique de ceux qui s’autodésignent en charge de le faire respecter. Pour réellement sauver les baleines à long terme, il convient de leur attribuer des propriétaires privés qui les défendront pour de bon, à tout prix, parce que c’est leur intérêt.

        Dans un régime de marché libre, les droits de propriété concurrents permettent naturellement la régulation, sans besoin d’intervention publique. Dans un tel régime, être écologiste, c’est-à-dire préconiser l’intervention publique pour protéger l’environnement, n’a pas de sens, sauf à vouloir détruire la liberté, supprimer les droits de propriété et finalement interdire la régulation. Détruire la liberté revient immanquablement à détruire la nature.

        Enfin, oui, on pourrait dire que les problématiques environnementales exacerbées (pour ne pas dire exagérées jusqu’à l’hystérie chez certains) sont une forme de luxe, un problème de riches. Sans bénéfice, pas de développement durable possible. Si on sacrifie l’économie à une écologie mal comprise, c’est-à-dire anti-économique, on aboutira à l’effet inverse, à la ruine de l’environnement.

    • @ Cavaignac
      Pas du tout d’accord avec vous!
      L’écologie est « née », a émergée dans la seconde moitié du XIX ième siècle et a mis bien du temps à convaincre les politiciens de la prendre en compte.

      Maintenant que le souci environnemental est entré largement (pas complètement!) dans la mentalité actuelle, les partis « écologistes » ont de moins en moins de raisons d’être puisque tous les partis en tiennent +/- compte, sous la surveillance de la population soucieuse de la pollution subie depuis que les politiciens ne soignent plus l’augmentation du bien-être!

      Il fallait donc des écologistes, au départ, comme « lanceurs d’alerte »! C’est fait!

      La France a attendu le début des années ’70 pour se mettre à l’ouvrage qui se trouvait dans les bagages de D.Cohn Bendit (« homme » de ’68), venant en partie, d’Allemagne!

      Maintenant, si l’écologie est une dimension à prendre en compte, y compris politiquement (Mururoa et les essais de bombinettes françaises), l’écologie n’est pas une option politique, d’où les dérives plutôt à gauche en général bien moins justifiées! Pour le reste, façon M.Gai, … bof!

      • non…pas à mon avis…prendre en compte l’environnement on l’a toujours fait, et en somme on lui a toujours donnée un « prix »..

      • @mikylux
        Vous sévissez sur ce site depuis longtemps.. et vous n’avez rien compris au libéralisme.
        C’est désespérant.
        Relisez le post de Cavaignac qui est lumineux (comme d’hab).

        • on est pas obligé d’etre libéral…

        • @ gillib
          Ne désespérez pas!
          C’est inutile et vous vous faites du mal!

          Je suis désolé d’avoir l’audace de ne plus confondre les principes rigides de la théorie libérale française telle que répétés ici à satiété avec l’interprétation concrète constatée dans deux pays étrangers, aussi réels et concrets, où des « libéraux » (mais aussi politiciens) participent bien au pouvoir, au sommet, en collaboration avec d’autres politiciens aux idées différentes, expérience que n’a pas connu la France depuis … le début de la Vième république, me semble-t-il!

          M’est-il encore autorisé de préférer ce libéralisme imparfait mais concrètement pratiqué à une perfection théorique qui ne l’est pas du tout?

          • Non non!

            Le post de Cavaignac (14 déc. 10h48) est tout à fait juste, et vous l’interpellez « pas du tout d’accord! ».
            Relisez le post et vous ne verrez nulle part rigidité et dogmatisme.

            Juste des faits:
            -L’écologie est naturellement prise en compte par les acteurs économiques sans besoin d’intervention publique..
            -Les pays les plus pollués sont les pays socialistes pour la bonne raison qu’il n’existe pas la sanction du marché pour les réguler.
            -Le développement durable, ce sont d’abord et avant tout les bénéfices.

            ou encore:
            -Dans un régime collectiviste, l’Etat et/ou le Parti Unique est le pollueur. Il ne va pas se faire un procès à lui-même.
            -Là où on constate les plus fortes atteintes à l’environnement, c’est généralement qu’il n’y a pas de droits de propriété attachés.

            Et vous, vous nous parlez de politicaillerie franco-française au lieu d’argumenter point par point vos désaccords. Vous aurez du mal le post de Cavaignac est juste le rappel de quelques évidences.

  • On ne lui fait pas dire! C’est exactement ce qu’on reproche aux écologistes qui sont devenus des anti-humanistes qui considèrent que l’homme est LE problème. Que ne se suicident-ils pas pour débarrasser la Terre de quelques un!

  • Si je comprend bien la dernière phrase en gras : ET il ….civilisation.
    Parce que quelle civilisation hein ? il n’ y en aurait qu’ une ?
    Bon c ‘ est flou et « quand c’ est flou ya un loup
    Ce que je comprend c’est que si on est pas un écolo sensé on est un monstre , désolé je n’ aime pas qu’on me culpabilise pour me vendre des idées ou de la camelote ou me faire les poches .
    MORILLE Alain

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pesticides
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